Publié le 27 Novembre 2009

















Comme indiqué ci-dessus nous sommes rue Legendre, une des nombreuses rues perpendiculaires à la rue Maximilien Robespierre. Située en zone pavillonnaire, cette rue d'apparence paisible ne semble pas se démarquer plus particulièrement d'une autre dans notre ville. Et pourtant au numéro 16 matérialisé sur la photo de droite, se trouve un terrain vide, très bien entretenu cependant. C'est le genre d'indice qui signifie qu'il y a de fortes chances que ce terrain appartienne à la Mairie.

 

En téléphonant à la direction des études urbaines 3 rue Charles Dordain, je n'ai reçu que des réponses plutôt floues concernant ce terrain. Pas moyen de savoir s'il avait été préempté et quelle était sa destination ( logement, équipement, espace vert...). En revanche, en allant directement demander à la direction de la réglementation des constructions au premier étage porte 135 du centre administratif de la Mairie la réponse a été claire et nette. Ce terrain appartient effectivement à la Municipalité et il a été préempté pour faire du logement.

 


















En allant un peu plus loin dans cette rue, entre les numéros 60 et 68 exactement, se trouve un autre terrain, immense celui-là, simplement occupé par quelques garages. D'après le bureau 135, ce terrain appartient à un particulier. Cela dit, il reste une cible intéressante pour toute Municipalité souhaitant constituer des réserves foncières, quelles qu'en soient les destinations.

Je vois déjà les critiques arriver. Pourtant, contrairement aux apparences, l'objet de cette note n'est pas de créer une psychose autour de la question d'urbanisation au centre des débats qui agitent notre ville en ce moment, mais plutôt de montrer l'état d'un quartier à un instant t et d'expliquer que parfois des élus bien intentionnés sortent de leur chapeau des esquisses, des plans, des études d'architecte qui peuvent en changer fondamentalement le visage. Et ceci au nez et à la barbe des premiers concernés, à savoir les habitants du quartier eux-mêmes.

Alors j'entends partout parler de consultation, de concertation, de dialogue. Hier soir, en réunion publique dans le quartier Savigny-Mitry, j'ai même entendu dire qu'il fallait prendre le temps de parler à la population pour présenter les projets et réfléchir ensemble, élus et habitants afin de prendre les meilleures orientations possibles... Ce sont de belles paroles, mais la réalité ne se juge pas sur des paroles, mais sur des faits.

Et les faits ne sont pas toujours là pour inspirer confiance. Rue des Saules, je n'ai rien à redire. Le dialogue et la rencontre entre habitants et élus ont eu lieu. Rien n'est réglé, mais au moins notre action aura servi à établir les connexions entre nous. Nous jugerons sur le résultat final. L'Arc en Ciel. Alors là ce sont les Verts qui pourtant font partie de la majorité municipale qui se battent contre le projet porté par les élus PS et PC... Oui ils se battent, le verbe n'est pas trop fort, puisqu'ils ont déposé un recours gracieux contre le permis de construire... A Balagny, même histoire, puisque les écologistes ont organisé une rencontre publique avec les habitants sur le lieu de la construction future d'une quarantaine de logements pour montrer leur désaccord.

Il faut bien mesurer l'impact que ces événements peuvent avoir à l'échelle de la population. L'Arc en Ciel et Balagny démontrent de manière flagrante que même au sein de la majorité municipale le consensus n'existe pas sur les questions d'urbanisme. Et après cela, on prétendrait que les habitants des quartiers devraient accepter que l'on construise tout et n'importe quoi, au nom de la densification inéluctable, parce que cela vient de l'exécutif en place alors que celui-ci n'affiche même pas son unité sur la question et ceci aux yeux de tous.

Tant qu'un certain flou sera entretenu sur les orientations urbanistiques de la ville, tant qu'un plan local d'urbanisme ambitieux ne sera pas sérieusement discuté, mûri, avec tous les acteurs nécessaires à la réflexion, élus, associations et plus largement la population, la confiance ne sera pas installée et chaque projet décidé dans l'urgence ou sans la concertation préalable des habitants concernés ne fera que tendre la situation et crisper la population sur tout ce qui a trait à l'urbanisation d'Aulnay Sous Bois.

Stéphane Fleury 



 
 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 26 Novembre 2009

Nous nous lançons dans une série consacrée à l'urbanisme. L'objectif est clair. Il s'agit de donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?

Episode 4 : La zone UD du PLU d'Aulnay Sous Bois (Partie 1).

Je vais passer un peu de temps sur cette zone parce que la zone UD c'est un peu la grande inconnue. Au sens strict, on la définit comme la zone intermédiaire entre la zone UA de forte densité et la zone UG pavillonnaire.

La zone UA, la plus dense, permet des hauteurs de 20 à 23 mètres, la zone UD se situe à 15 mètres de hauteur en règle générale.



Ci-dessus, une petite représentation des zones successives. Il faut imaginer la ville en un dégradé de densité. Tout prés des grands axes (boulevard de Strasbourg, route de Bondy) la zone maximale de densification zone UA, puis un peu plus loin des grands axes la zone UD et enfin plus loin encore les pavillons en zone UG.

Le principal souci de la zone UD est qu'elle permet aux promoteurs de réaliser des opérations immobilières de grande envergure. La plus tristement célèbre concerne l'avenue Coullemont où des pavillons, dont certains aux qualités architecturales indéniables, ont été littéralement abattus pour faire des immeubles et ceci malgré le combat courageux des riverains constitués en association. Alors certes à la place d'une barre de 60 mètres de long vont peut-être se construire deux bâtiments séparés de huit mètres, mais le mal est fait...

Le principe est particulièrement vicieux. Un promoteur peut viser un endroit dans la ville classé UD au niveau du PLU, mais les habitants du quartier ne le savent pas. A la limite même, ils se croient en zone pavillonnaire UG parce qu'ils habitent des pavillons. Un promoteur achète un premier pavillon en y mettant le prix fort ... Une fois la première vente conclue, il achète les autres pavillons à proximité, mais là à un prix moindre parce que de toute façon s'il construit un immeuble de 5 étages collé à votre pavillon votre maison ne vaudra quasiment plus rien. Le promoteur est donc en position de force et vous finissez par vendre. Ensuite le grignotage s'opère et c'est un quartier entier qui est défiguré... C'est le cas avenue Coullemont indubitablement.

Alors certes il y a la crise, à laquelle l'immobilier et la construction n'échappent pas. Mais dés que les affaires reprendront, qui sait si ce manège ne reprendra pas dans un autre endroit de la ville classé en zone UD. De toute façon il ne faut pas se leurrer, si l'on revient à la carte du haut tout ce qui figure en zone UD fera tôt ou tard l'objet d'une densification. Les maisons disparaîtront au profit d'habitat collectif. Il faut construire, c'est la dure loi de la densification, parait-il...

Cela a commencé et continuera au niveau des rues de Pimodan et Roger Salengro par exemple. Voir le plan  ci-dessous.

 

Le gros trait noir délimite les contours de ce qu'on appelle un périmètre d'études. Il a fait l'objet d'une délibération lors du conseil municipal du 22 octobre 2009. Que dit la délibération numéro 36 ? Que le plan local d'urbanisme porte une attention particulière au développement des capacités résidentielles. A cet égard, le secteur rue Roger Salengro/Pimodan/Strasbourg constitue un enjeu d'importance, en pleine centralité urbaine et commerciale. Il doit permettre la création de nouveaux logements en lieu et place des pavillons actuels et des petits immeubles en copropriété susceptibles d'être mutables à court terme.

Dans le périmètre vous voyez des numéros de parcelles (9, 11, 12 etc...). Et bien la parcelle numéro 12 d'une superficie de 440m² a déjà fait l'objet d'une préemption et le propriétaire actuel en est l'Etablissement Public Foncier d'île de France (EPFIF). L'EPFIF a conclu le 14 octobre 2008, pour une durée de 5 ans, une convention d'intervention foncière d'impulsion et de veille avec la commune d'Aulnay-sous-Bois.

La délibération 36 poursuit sur l'objectif de ce périmètre d'études : le site comporte un tissu pavillonnaire à usage d'habitation et est inscrit pour sa partie sud au zonage UA du PLU, tandis que sa partie nord relève du zonage UD. Ce point là est très intéressant... On parle de tissu pavillonnaire mais au niveau du plan local d'urbanisme cette zone n'est plus une zone pavillonnaire, ce qui signifie que les futures constructions seront tout sauf des pavillons.

Plus loin on apprend que le programme de l'opération immobilière envisagée à terme est entièrement dédié au logement. La convention d'intervention foncière fixe un taux global de 30% de logements sociaux.

J'achève ici la première partie consacrée à la zone UD... On voit les risques et les malentendus possibles. On se croit dans un tissu pavillonnaire alors qu'en fait ce n'est pas vrai au niveau du plan local d'urbanisme. Et je ne suis pas sûr que beaucoup d'aulnaysiens sachent bien dans quelle zone ils se situent. Et ce point là me pose problème notamment lorsque des personnes doivent quitter leur habitation, à l'instar de l'avenue Coullemont, sans pouvoir se défendre...

Alain Amédro, notre élu de l'urbanisme et des espaces verts disait de l'avenue Coullemont dans un numéro d'Oxygène : " c'est un beau gâchis".

Espérons qu'il n'y ait pas d'autres gâchis ailleurs. Un certain nombre d'associations y veilleront en tout cas. Nous continuerons sans relâche cet effort d'information dans la ville, sur les blogs, sur les marchés, partout, pour que notre ville de demain ne se fasse pas sans la consultation et la concertation la plus large possible de la population aulnaysienne.



Pour être presque exhaustif sur le secteur, voici une photo prise rue Roger Salengro. Un immeuble collé à un pavillon, l'exemple type d'une aberration architecturale totale et je n'imagine pas ce que ressentent ou ce qu'ont ressenti les habitants de ce pavillon...

A suivre : les autres zones UD de la ville d'Aulnay Sous Bois.

Stéphane Fleury

Source Plan : Mini PLU Plan local d'urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Juillet 2009. Echelle 1/6000éme. Délibération n°36 du conseil municipal du 22/10/2009. 




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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 24 Novembre 2009

Pendant longtemps nous avons manqué d’Oxygène , notre hebdomadaire municipal ; en effet la distribution en était désastreuse. Il a fallu de nombreuses relances, des déplacements en mairie, des formulaires à remplir en indiquant à chaque fois la même adresse pour qu’enfin Oxygène soit distribué à peu près régulièrement dans notre quartier.

 

Mais maintenant , à chaque fois que je l’ouvre, je retiens ma respiration. Dans chaque numéro il y a  des incohérences. C’est à se demander si les articles sont relus ou si ce sont des analphabètes qui traitent les informations.

 

Les trois derniers numéros n’ont pas manqué à leur réputation. Dans l’un d’eux on pouvait trouver sur la même page, l’une en dessous de l’autre deux dates identiques – même jour, même heure - pour deux réunions publiques différentes, dans deux quartiers différents.

Dans l’autre, on nous donnait rendez-vous à une date imaginaire : le vendredi 23 novembre.

De quelle année ? il doit bien y avoir ou y avoir eu un vendredi 23 novembre, mais cette année nous avions soit le vendredi 20 novembre, soit le lundi 23 novembre. Un peu déroutant pour préparer son planning.

 

Mais le pompon revient quand même au numéro  59 où je me vois obligée de recopier la phrase, malgré ma répugnance à l’écrire :

 

« 10M :  c’est ce que devrait coûtait à la ville la supression de la taxe professionelle » !!!!!!!!!!

 

Mon ordinateur est rouge de honte.  Si la rédaction d’Oxygène emploie des stagiaires, elle doit  les choisir vraiment jeunes, car ce sont des fautes de grammaire et d’orthographe d’école communale.

 

Nous finançons Oxygène avec l’argent de nos impôts et j’ai comme un goût  amer  en y pensant : c’est de l’argent jeté par les fenêtres. A moins qu’on commence à vouloir récupérer une partie des subventions perdues en réduisant le budget alloué à notre hebdomadaire, qui lui-même se voit dans l’obligation de réduire ses effectifs ?

 

Demain c’est mercredi et j’ai comme une angoisse :  j’ai peur de manquer d’air en recevant mon  oxygène.

 

Pour info, la phrase correcte est :

« 10M : c’est ce que devrait coûter à la ville la suppression de la taxe professionnelle »


Anne-Marie Lobbé 

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Rédigé par Anne-Marie Lobbé

Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 23 Novembre 2009

Nous nous lançons dans une série consacrée à l'urbanisme. L'objectif est clair. Il s'agit de donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?

Episode 3 : La zone UA du PLU d'Aulnay Sous Bois.

La zone UA c'est la zone dense par excellence. Les constructions peuvent atteindre des hauteurs de 20 à 23 mètres. On parle généralement dans ce cas de R+7 (Rez-de-chaussée plus 7 étages).



Sur la carte ci-dessus vous voyez en orange l'ensemble de la zone UA. En partant du nord vers le sud, cela va de l'avenue Anatole France jusqu'à la gare en croisant les rues Jean Charcot et Jules Princet. De l'autre côté de la gare, la zone UA se poursuit en longeant la route de Bondy et le Boulevard de Strasbourg... On voit le cercle de la place du Général Leclerc.

 


Ci-dessus un plan rapproché de la partie nord de la zone UA. Juste pour vous situer, vous pouvez localiser les trois écoles ( zone US) du nord au sud : l'Ogec de l'Espérance (collège privé) au 17 rue Camille Pelletan, au milieu l'école publique Anatole France et enfin encore l'Espérance Primaire et Lycée au 35 avenue Anatole France.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il reste encore des pavillons en zone UA. L'exemple le plus célèbre à ce jour se situe rue Fernand Herbaut/Impasse des marronniers.




Ci-dessus un plan rapproché de la partie sud de la zone UA. On reconnait à droite (zone UV) le parc Dumont collé (zone US) au C.M.E.S Louis Pasteur du 8/10 avenue Coullemont.

Voilà donc pour la zone UA. Désormais vous aurez je pense une vision plus précise de quoi il s'agit et où cela se situe. Prochain épisode la zone UD.

Stéphane Fleury.

Source Plan : Mini P.L.U. Plan local d'urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Juillet 2009. Echelle 1/6000éme.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 21 Novembre 2009

Doodle populi, doodle dei. Le prochain rendez-vous de la blogosphère aulnaysienne aura très certainement lieu le vendredi 11 décembre 2009 à 21Heures au Monico. Alors faîtes un noeud à votre mouchoir, mettez quelques cailloux dans votre poche, faîtes une croix dans votre agenda ou bien créez un événement dans votre organiseur temporel...  Tous les moyens sont bons pour ne pas oublier... Je ferai une dernière annonce officielle une semaine avant, au cas où...

Intercommunalité, marché bio, bungalow, RER B, Malick Sidibé...  Et pour la déco vous êtes plutôt Valérie Damidot ou Jérôme Charré ? Vastes sujets !

Je déplore l'absence programmée d'Arnaud... à charge pour lui d'organiser l'avis à la population VI s'il ne peut pas se libérer...

A très bientôt donc. Please join us !

Stéphane


Photo : Malick Sidibé.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 20 Novembre 2009

Nous nous lançons dans une série consacrée à l'urbanisme. L'objectif est clair. Il s'agit de donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?

Episode 2 : Les différents zonages du PLU d'Aulnay Sous Bois.

Si jamais vous avez joué à Simcity sur ordinateur, vous savez que pour faire croître votre ville et pour ce faire attirer de la population qui, à travers la fiscalité contribuera à votre budget et donc au financement des investissements futurs, il faut un savant dosage entre les zones d'habitat, d'industrie, de commerce, d'équipement (école, bibliothèque, pompiers, police...), de voirie, d'espace vert et lieux de loisirs etc... afin d'offrir aux habitants de votre cité les meilleures conditions de vie possible.

Bien que cela ne soit pas un jeu, il faut s'imaginer la ville d'Aulnay Sous Bois comme un espace composé de différentes zones. Dans le jargon du Plan Local d'Urbanisme cela s'appelle le zonage. Notre ville est donc divisée en zones qui répondent chacune à des règles précises en matière d'urbanisme. Il est important de bien savoir dans quelle zone on se situe, parce qu'on peut très bien vivre en pavillon et se croire en zone pavillonnaire alors qu'au sens du PLU sa zone n'est plus pavillonnaire et peut faire l'objet de constructions collectives.

Alors construire du collectif dans la zone pavillonnaire pourquoi pas ? Bien que la logique voudrait de construire plutôt des pavillons pour conserver le caractère architectural du quartier en préservant la volumétrie, l'implantation des constructions et la perception des jardins. Enfin on peut toujours en discuter à condition que l'on ne nous ponde pas des projets de construction dans le dos. La démocratie locale montre parfois ses limites lorsque l'opposition des riverains se fait trop grande. Alors de grâce consultation et concertation de la population des quartiers concernés pas seulement en paroles mais dans les faits... L'absence de débat avec les habitants ne fera que tendre davantage la situation autour des questions d'urbanisme.

Revenons maintenant aux différents zonages de notre ville.

Zone UA : Le centre ville dense et animé. 

Zone dense du centre ville, où l'habitat collectif continu est dominant, et regroupant les principaux pôles d'attractivité et d'animation de la ville. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de renforcer les fonctions urbaines, en encourageant la constructibilité et en permettant la création de fronts urbains continus. Le réaménagement de la gare et de ses abords constitue le moteur de cette zone.

Zone UD : Les franges des espaces de centralités.  

Zone de densité intermédiaire avec de petits centres de quartier. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de constituer un tissu urbain mixte à dominante d'habitat collectif, formant transition entre le centre (UA) et les espaces pavillonnaires (UG).

Zone UG : Le tissu pavillonnaire. 

Ensemble des secteurs pavillonnaires où l'habitat individuel est dominant. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de préserver la morphologie urbaine (volumétrie, implantation des constructions, perception des jardins) et valoriser l'ambiance de ces quartiers tout en permettant l'entretien et l'adaptation du bâti.

Zone UC : Les opérations de grands ensembles.

Secteurs d'ensembles d'habitat collectif de grande taille implantés sur de vastes unités foncières. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de permettre la gestion de ce tissu urbain spécifique, avec des règles de constructibilité plus restreintes notamment en termes de hauteur, et son évolution (réhabilitation du bâti et des espaces libres notamment, tout en préservant les éléments végétaux de qualité).

 

Zone UI : Les espaces d'activités.

 

Espaces d'activités économiques, principalement localisés au nord et nord-ouest de la commune. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de s'adapter au mieux aux conditions économiques pour maintenir un tissu économique riche, avec des règles d'urbanisme adaptées à chaque site. Des regroupements de zones d'activités et un traitement adapté des espaces publics visent à moderniser l'image de ces secteurs.

Zone US : Les grands sites d'équipements.

Cette zone regroupe les emprises foncières importantes qui accueillent ou qui sont destinées à accueillir des équipements de service public ou d'intérêt collectif (scolaires, culturels, administratifs...). L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de permettre l'évolution et l'amélioration de ces équipements tant dans leurs capacités et conditions d'accueil que dans leur fonctionnement quotidien. Il s'agit également de favoriser la liaison de ces équipements avec le tissu urbain environnant et veiller à leur intégration paysagère.

Zone UV : Les espaces de sports, loisirs et plein air.

Cette zone regroupe les emprises foncières importantes qui accueillent ou qui sont destinées à accueillir des espaces verts ou des espaces de loisirs, de sport ou de plein air. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de préserver la vocation paysagère et naturelle des espaces.

Zone N : La zone naturelle.

Grands parcs situés au nord de la commune (parc Ballanger et parc du Sausset) et abords du canal de l'Ourcq, ayant une fonction récréative et de promenade. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de préserver la vocation paysagère et naturelle des espaces.

Zone A : La zone agricole.

Et oui il y a une zone agricole à Aulnay. C'est une zone très réduite à l'extrémité nord de la commune. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de maintenir la vocation agricole de ces espaces et une continuité territoriale en cohérence avec les espaces situés sur la commune de Gonesse.

Voici donc résumées l'ensemble des zones. Vous connaissez l'adage : nul n'est censé ignorer la loi. A Aulnay Sous Bois on pourrait dire : nul n'est censé ignorer son zonage au PLU. Cela peut éviter quelques mauvaises surprises ! Parlez-en aux habitants de l'avenue Coullemont
.

Vous pouvez trouver des informations utiles sur les projets de constructions, sur les préemptions, sur les zonages ( il existe une carte d'Aulnay Sous Bois qui s'appelle le mini-plu qui permet de voir l'ensemble des zones de la ville ) à la direction des études urbaines 3 rue Charles Dordain ou bien à la direction de la réglementation des constructions au 1er étage porte 135 du centre administratif de la Mairie. L'idéal est de se déplacer parce que par téléphone on assiste parfois à des phénomènes de rétention d'information ou on obtient des informations différentes en fonction des endroits, mais j'y reviendrai...

J'observe que des internautes tapent sur google : urbanisme, plu, zones, rue des saules et arrivent jusqu'à notre blog. J'espère donc que ces infos vous seront utiles.

Sinon vous pouvez toujours poser vos questions en nous joignant au 06 81 95 11 50.

Stéphane Fleury.

Source PLU Zonage : Plan Local d'Urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Rapport de présentation, résumé non technique. Janvier 2008.


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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 19 Novembre 2009

Nous nous lançons dans une série consacrée à l'urbanisme. L'objectif est clair. Il s'agit de donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?  

Episode 1 : Qu'est-ce qu'un PLU ?

Le plan local d'urbanisme (PLU) est le nouveau document créé en remplacement du plan d'occupation des sols (POS) par la loi solidarité et renouvellement urbain de décembre 2000. Le PLU se distingue du POS sur deux points essentiels. D'abord, il est clairement pensé dans une logique de projet global pour la ville toute entière. Ensuite, il est élaboré en concertation avec l'ensemble des habitants et de tous ceux qui exercent une activité à Aulnay.

Ce projet global, définissant les intentions générales de la Ville quant à son évolution, doit être fondé sur le principe du développement durable qui demande de répondre aux besoins des générations présentes sans préjudice pour les générations futures. Cette approche propose de nouvelles pistes de réflexion pour l'évolution de la ville car il s'agit de considérer ensemble et de manière équilibrée, le développement économique, le respect de l'environnement et des ressources naturelles, la satisfaction des besoins des habitants en logements, services, équipements, déplacements.

Le PLU est composé principalement :

- d'un rapport de présentation comprenant un diagnostic d'ensemble à partir duquel sont déterminés les enjeux et les grandes orientations de la politique d'urbanisme de la Ville.

- d'un projet d'aménagement et de développement durable (PADD) qui résume la vision de la ville telle qu'elle devrait être dans le futur pour le bien-être de ses habitants et la protection de l'environnement.

- d'un règlement précisant dans quelles conditions la construction de bâtiments est autorisée dans les différentes parties de la ville.

- des plans qui complètent le règlement et facilitent son application en délimitant les secteurs concernés par ses différents articles

- d'annexes informatives notamment sur les servitudes qui s'appliquent sur le territoire communal.

Voilà donc pour les grands principes généraux du PLU. Imaginer la ville de demain, en définir les contours en concertation avec les habitants et penser la ville dans sa globalité pour en assurer le développement le plus harmonieux possible. Ce sont donc de louables intentions qui toutefois, parfois, se heurtent à des exceptions de taille. La plus notable et la plus connue à ce jour est celle de l'aménagement d'un terrain rue des Saules dont voici le plan prévu à l'époque. Oh certes, il s'agissait d'esquisses, de premiers coups de crayons. Néanmoins, ce plan ne respectait aucune règle du PLU puisque cette zone d'habitation est classée UG pavillonnaire et n'est absolument pas prévue pour un tel aménagement. Depuis le projet a été officiellement abandonné par le maire lors d'une réunion publique en mars dernier, mais cet épisode doit inciter à la prudence.

Depuis, on déclare en réunion publique le 9 Novembre dernier que l'intention de la Municipalité n'est pas de bétonner. Nous ne demandons qu'à le croire. Maintenant il y a les paroles et les faits. La rue des Saules est un précédent à méditer. Il faut donc rester vigilant. 

Source PLU : Plan Local d'Urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Rapport de présentation, résumé non technique. Janvier 2008.

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 18 Novembre 2009

Lorsque j'étais plus jeune, j'avais profité d'une invite via le magazine l'Histoire pour me rendre à une visite guidée des archives nationales à Paris. Moment très riche où l'histoire des hommes défile devant vos yeux. Mais évidemment il y a plus que cela. En parcourant l'hôtel Soubise c'est un peu de la mémoire collective que vous vous appropriez. L'un des classiques de cet endroit est le journal autographe de Louis XVI et particulièrement la date symbole du 14 juillet 1789 pour laquelle le futur roi guillotiné a annoté ces quatre lettres : rien...

Louis XVI n'avait-il rien à écrire sur la prise de la Bastille ou bien rien signifiait-il qu'il n'avait fait aucune prise à la chasse, l'un de ses passe-temps favoris ? Peu importe finalement. Rien donc. Si, à l'instar de Louis Capet, je tenais un journal, c'est probablement ces quatre lettres qui résumeraient le mieux l'impression laissée par notre conseil de quartier Vieux-Pays Roseraie Bourg après notre réunion de lundi soir. Rien.

Comme un air de déjà vu, un éternel recommencement... Le tour de table pour se présenter, les discussions sur notre mode de fonctionnement, et la fameuse liste des questions réponses qui est la même depuis des mois. En mon for intérieur, je me disais que deux immeubles de huit étages pouvaient bien être construits sur le terrain de la rue des Saules que nos questions sans réponses seraient toujours là sur la liste...

Inertie, pour ne pas dire immobilisme total digne d'une statue de pierre. Au moment de définir l'ordre du jour de la réunion suivante c'était le silence total autour de la table... Personne ne semblait en mesure de proposer quoi que ce soit. Alors Grégoire Mukendi, notre adjoint de territoire, a bien tenté de sortir un truc. Il a appelé cela "le mieux vivre ensemble". Vaste thème qui va bien nous occuper jusqu'à la fin des temps en attendant que nous puissions tous vivre au pays des bisounours. Et pourtant, il parait que nous sommes dans le top 2 des meilleurs quartiers. D'autres conseils de quartier fonctionnent à cinq ou à six personnes... Diantre ! ... Je crois que je vais me faire inviter à quelques conseils d'autres quartiers pour voir un peu comment cela se passe. Sans a priori, juste pour observer et comprendre.

Que l'on ne se méprenne pas... Je n'ironise pas sur les personnes. Je respecte le service de la démocratie locale avec lequel j'entretiens de très bons rapports. J'ai le plus grand respect pour tous ceux qui essaient de faire vivre cet endroit, mais je juge sévèrement le système qui nous fait croire que nous pouvons VRAIMENT être force de proposition sur des dossiers fondamentaux. Après plus d'un an de fonctionnement et malgré quelques avancées de bon sens sur les problématiques de circulation notamment, les gros dossiers, ceux qui fâchent, s'enlisent plus vite qu'une roue dans le sable du désert.

Quid de l'association de la rue Jules Princet ? Silence radio. Les principaux artisans de ce projet ne sont d'ailleurs pas venus, ce qui à ma connaissance est une première, comme si déjà ils savaient que leur projet ne verra jamais le jour. Et ne parlons pas de la rue des Saules... C'est le sujet tabou... Chut attention ça brûle !

La grande nouveauté a été l'arrivée d'invités provenant de la Roseraie et qui vont s'inscrire comme délégués pour créer un groupe de travail autour de l'aménagement du parc de la Roseraie et la potentielle ouverture de ce qu'on appelle " la sente". Déjà, leur détermination à ce que ce passage ne soit pas rouvert a semblé donner quelques poussées d'urticaire à certains. Personnellement, j'ai apprécié leur énergie et leur envie de ne rien lâcher, dans laquelle je me suis reconnu.

La fin de la soirée a été passée à évoquer les soucis que connaissent les abords de l'école du bourg 1. Des "marginaux", pas méchants pourtant d'après ce qui s'est dit autour de la table, semblent causer quelques désagréments : jets de bouteilles en verre dans la cour de l'école, déjections et chahut au moment des sorties des classes. On a demandé au conseil de quartier de proposer quelque chose... Les toilettes gratuites ? Pourquoi pas ? Parce qu'entre 15 centimes et rien finalement gratuit c'est mieux... L'installation de poubelles pour qu'ils déposent leurs canettes ? Pourquoi pas ?

Les réinsérer ? Parce que les obliger à aller ailleurs ce n'est que déplacer le problème... Pourquoi pas ? Monsieur Mukendi a précisé qu'il était en charge de l'insertion sociale et professionnelle et qu'il existait des médiateurs de quartier. Cela tombe bien donc.

Ceci dit, est-ce le rôle du conseil de quartier de se substituer à la Police Municipale qui connait les noms de ces "marginaux" mais n'a pas de réel motif pour les interpeller ou les faire partir ? Est-ce le rôle du conseil de quartier de se substituer au conseil d'école du bourg 1 et des représentants des parents d'élèves FCPE qui sont déjà sur le coup ? Est-ce enfin le rôle du conseil de quartier de décider de leur réinsertion ? Et s'ils désirent vivre en marge de la société, ai-je en tant que délégué de quartier l'expertise ou même le droit de me prononcer sur ce qui est bon pour eux ? Je ne crois pas.

Allez, chiche, la prochaine fois j'aurai la concision de Louis XVI et j'écrirai sobrement : Rien.

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Démocratie de proximité

Publié le 16 Novembre 2009

Juste avant la tenue du conseil de quartier Vieux-Pays Roseraie Bourg, prévue ce soir à 20Heures, il me parait opportun de reproduire le texte prononcé par Hervé Suaudeau, notre secrétaire de conseil, en ouverture de la réunion publique en présence du maire, qui s'est déroulée le lundi 9 novembre à 20Heures. Ce discours a semblé surprendre la salle, qui s'attendait sans doute à une réunion dirigée exclusivement par les élus. Il n'en reste pas moins pertinent et pose finalement les bonnes questions sur le devenir de nos conseils de quartier.

Vous pouvez lire l'intégralité de ce texte en cliquant
ici.

J'en profite pour faire quelques remarques au passage. Lorsque l'on déclare pendant la réunion publique que cette rencontre du 9 novembre a été organisée à l'initiative de notre conseil de quartier, ceci est totalement faux. Je suis délégué de ce quartier et à aucun moment je n'ai été informé de cette réunion, pas plus que les autres délégués. La majorité l'a appris à travers une annonce dans Oxygène le 4 novembre sans bien savoir de quoi il s'agissait exactement. Non seulement nous n'avons pas été consultés sur la date de cette réunion, mais en plus l'ordre du jour a été décidé sans la moindre concertation avec les délégués, qui sont pourtant les principaux animateurs des conseils. Du coup, pour meubler, il a fallu dans l'urgence organiser une sorte de discussion publique avec tous les présents dans la salle, genre émission débat à la Jean-Luc Delarue, sur la place de l'Eglise Saint-Sulpice et sur l'aménagement des voiries autour du magasin Shopi.

La réunion publique sur le quartier du Gros Saule à laquelle j'ai pu assister le vendredi 13 était, elle, beaucoup plus structurée et les thèmes présentés par l'adjoint de territoire ( au moins lui était présent contrairement à Monsieur Mukendi pour notre quartier ) ont permis de donner une image très précise et concrète des problématique du quartier. A côté, nous sommes passés pour des amateurs.

Alors, évidemment, on peut se réjouir d'avoir fait quelques nouvelles recrues suite à cette réunion publique du 9. Mais à quoi bon finalement si les réunions de la démocratie participative ne débouchent sur rien de concret ou si rien de réellement fondamental n'y est décidé. Si l'on cherche à museler les conseils c'est la mort de la démocratie locale. Si on lui laisse des miettes genre les stops, les lignes blanches, les coussins berlinois ou les bancs, les conseils vont finir par mourir d'ennui ou par manque d'ambition. Si enfin, on prend bien soin d'occulter des sujets majeurs, qui eux touchent de manière profonde à la vie des quartiers, je pense à l'association rue Jules Princet et à la Rue Des Saules en particulier, sur lesquels nous piétinons et je crois comprendre pourquoi, parce que ce sont des sujets qui fâchent, la démocratie locale se limitera à un outil d'application au sens strict d'un programme électoral n'admettant ni la contradiction, ni l'opposition, ni même la discussion.

L'inefficacité ne se limite pas qu'à notre conseil de quartier. A quoi ont-ils servi pour la cité Arc en Ciel, la rue Fernand Herbaut, Balagny et maintenant le complexe ciné pop corn cheeseburger qui s'annonce au quartier de l'Europe ?

A terme c'en est fini de la belle diversité des opinions, des différents points de vue, de la libre expression, en un mot du débat.  Alors comme cela, on souhaite reprendre en main les conseils de quartier, rappeler qu'ils ne sont qu'un organe consultatif et qu'aucune décision ne sera prise en dehors de la Mairie. Au Gros Saule, quelqu'un à dit du conseil de quartier : on travaille sur des problématiques, on essaye de proposer des solutions que l'on présente à la Mairie dans le secret espoir d'être entendu... A ce rythme là ce sera plus efficace d'aller directement à Lourdes.

Si j'étais médecin, je me pencherais au chevet de la démocratie locale, ce malade pas vraiment imaginaire... Je lui dirais de bien se surveiller histoire de passer l'hiver et de revoir un printemps...

Stéphane Fleury  



 





  

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Démocratie de proximité

Publié le 14 Novembre 2009

Comme un Eire de déjà vu... sauf que là c'est moi qu'y m'y colle... Moi, le petit nouveau, l'inconnu... qui lance l'invitation pour le cinquième rendez-vous des internautes d'Aulnay Sous Bois...

Pressure Shot, j'espère que vous serez là, amis de la blogosphère, amis lecteurs ou simples curieux...

Pour prendre rendez-vous il faut cliquer
ici et le tour est joué.

Attention, ce cinquième rendez-vous n'aura pas lieu à Monaco mais au Monico, en face la gare.

L'hiver sera-t-il chaud ? Etes-vous plutôt Jacques Prévert ou ciné pop corn ? Et les conseils de quartier ils servent encore à quelque chose ? Enfin une bloggeuse à Aulnay ! ... Les sujets ne manquent pas, mais l'essentiel n'est pas là... Ce qui compte c'est de pouvoir se retrouver pour partager un joli moment de discute...

Alors à très bientôt toutes et tous au Monico !

Stéphane.

  

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 12 Novembre 2009

Nous partagions donc un moment citoyen convivial lorsque soudain comme surgi de nulle part passe entre les mains un tract du Parti Socialiste d'Aulnay Sous Bois intitulé : Enfin de l'ambition pour Balagny ! Le tract n'a pas été formellement distribué, il est sorti comme ça, presque sous le manteau. Sans doute quelques militants socialistes sont-ils venus mesurer la mobilisation générée par cette invitation des Verts d'Aulnay. Il faut admettre que exceptés les élus et les habitués qui suivent la vie politique locale, il n'y avait pas grand monde et pas beaucoup d'habitants du quartier. La faute à une communication insuffisante ou inadaptée, le manque d'intérêt des riverains sur la question ? Je n'en sais rien.

 

Mais revenons plutôt au tract du PS qui défend le projet des 40 logements, ce qui est son droit le plus strict. Du reste, les socialistes avancent des arguments dont certains sont sans doute pertinents et permettraient de débattre si du moins l'occasion en était donnée. En effet, à la lecture du tract il semble que la porte du dialogue soit irrémédiablement fermée. Attachons-nous un instant au choix des mots employés. Le tract stigmatise le conservatisme et la rigidité naturelle des opposants au projet tel qu'envisagé actuellement par l'OPH. Sous prétexte que les Verts ne sont pas d'accord on affirme qu'ils sont rigides. En communiquant ainsi on démontre de manière flagrante sa propre rigidité puisque de fait on considère que seul son point de vue est le bon et que tous les autres sont forcement dans l'erreur. 

 

Il suffit donc de mettre un miroir en face de ce tract du PS local pour lui renvoyer le reflet de sa propre rigidité. Ce qui est dérangeant dans cette manière de communiquer c'est cette sorte de dictature de la pensée unique qui part du principe que seule sa vision des choses est la bonne et que même l'éventualité de pouvoir penser différemment n'est pas possible. Certains le matin dans leur bol de lait ne doivent pas mettre du chocolat en poudre mais plutôt du ciment, histoire d'avoir les idées en béton, dures comme les murs qu'ils érigent pour empêcher celles des autres d'arriver jusqu'à eux.

 

Certes, alors, il faut construire. Sans doute. Du logement social. Certainement. Mais les choix à venir en matière de développement urbain qui vont définir les orientations et donc décider du visage futur de notre ville méritent une discussion large et ouverte entre les élus, les associations et la population. Combien faudra-t-il d'avenue Coullemont, de cité Arc en Ciel, de rue Fernand Herbaut, de rue des Saules, de Balagny avant que le débat ne s'engage ? Même la majorité municipale vole littéralement en éclats autour des questions d'urbanisme (affaire Cyndi Vargin, recours des Verts contre le permis de construire de la cité Arc en Ciel et maintenant Balagny) alors que l'équation ne comporte que trois inconnues : construire certainement, mais pas n'importe quoi, n'importe où et n'importe comment.

Confisquer le débat citoyen sur ce sujet sensible c'est empêcher les habitants d'Aulnay Sous Bois d'être consultés, concertés et associés aux décisions qui les concernent pourtant directement. Le devenir de leur quartier, le devenir de leur ville. Il existe pourtant, parait-il, un outil qui s'appelle la démocratie participative et des conseils de quartier dans lesquels des idées et des points de vue différents peuvent s'exprimer. En principe. Car voilà, et j'y reviendrai plus tard avec un autre article, que l'on s'attaque même à cet espace de liberté. On prétend nous mettre au pas, en rang, bien alignés, marchant au son d'une musique à la rythmique unique.

Et si la mélodie jouée ne me plaît pas ? Je fais quoi ? Je me tais et supporte en silence... ou bien j'essaie de faire entendre ma différence pour pourquoi pas changer quelques notes à la partition. Après tout, il y a toujours des moyens de se faire entendre. Des blogs, des pétitions, des tracts, créer une association, regrouper un ensemble d'associations et puis il y a la rencontre directe avec les habitants, sur les marchés, dans la rue, n'importe où. Il n'y a pas de limite au champ des possibles. 

Les murs finissent toujours par tomber. Ce n'est qu'une question de temps et de volonté. La liberté se conquiert et se défend.

Stéphane Fleury.    

       



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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 9 Novembre 2009


Ce n'est pas un hypothétique espace vert, mais bel et bien un espace vert. De l'herbe, des arbres, et même des bancs, le tout situé en bordure de l'autoroute A3 et du quartier Balagny, bref c'est un poumon de verdure entre le bruit des voitures et les immeubles de brique rouge environnants.


Surligné en vert, voici un triangle abritant diverses espèces d'arbres, ceux de la première photo, et devinez quoi ? Et bien c'est exactement à cet endroit que l'OPH a décidé de construire ô divine surprise ... des immeubles. Deux ou trois... Décidemment c'est vraiment pas de bol ! Un coup ce sont des immeubles en pleine zone UG pavillonnaire (Rue des Saules) , l'autre fois des immeubles dans une zone UD composée uniquement de pavillons de logements sociaux (Arc en Ciel) et cette fois-ci à Balagny c'est un peu la passe de trois, la cerise sur le gâteau, le trophée des champions, c'est carrément sur un espace vert ! Dans la série osons il fallait oser tout de même !



Alors évidemment Alain Amédro aimerait sauver cet espace vert et qu'à la place du scénario envisagé par l'OPH, celui de la photo ci-dessus où le triangle de verdure doit faire place aux deux ou trois immeubles, on puisse travailler en collaboration avec les gens du quartier sur un projet alternatif. Le 5éme adjoint municipal qui s'occupe à la fois des questions urbanistiques et environnementales a rappelé samedi l'attachement des verts à la justice sociale. Son action n'est donc pas dirigée contre le logement, mais dans son optique l'urgence de construire ne justifie pas qu'on le fasse n'importe où et n'importe comment et en tout cas pas sans une vraie concertation avec la population.

 

 

Or, il se trouve qu'à proximité immédiate il y a des boxes, pas spécialement en bon état du reste, et qu'avec la modification du PLU survenue récemment, il est possible de construire dessus. Alain Amédro a donc demandé à l'OPH de bien vouloir travailler sur un autre projet pouvant à la fois offrir le même nombre de logements tout en préservant les arbres et l'espace vert.


Ci-dessus, les propositions des verts concernant un autre aménagement possible de cette zone. Le triangle de verdure est préservé. Cela fait dix mois que monsieur Amédro demande à ce que l'OPH étudie ces projets alternatifs sans que l'on semble daigner l'entendre.


    
Symboliquement les verts ont inauguré un panneau clairière de Balagny histoire de marquer le coup de cet événement, qui, il faut l'avouer, fut un beau moment de politique, où des élus viennent spontanément sur le terrain à la rencontre de la population pour échanger, dialoguer, expliquer en toute convivialité comment on peut envisager le devenir de notre ville... Ce type de rencontres est à renouveler à n'en pas douter.

Dans la seconde partie, j'évoquerai le tract distribué par les militants socialistes, lors de cette rencontre à Balagny. 

D'autres infos sur la démarche des verts sur ce sujet sont disponibles en cliquant ici.

Stéphane Fleury

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 30 Octobre 2009

Le parc Dumont était un des lieux incontournables du week-end dernier à l'occasion de la Fête de l'arbre. Très belle fête, colorée, intéressante, divertissante, ludique et éducative.

Mais quelle ne fut pas ma surprise de constater que ma méthode de cultiver et de fleurir les parterres avait fait école. En effet, une magnifique branche d'arbre fruitier fleurie ornait un des arbres du parc.

Des fleurs ! En cette saison !! Comment est-ce possible ? Eh bien, très facilement... Elles étaient en plastique et très ressemblantes.

Vous ne me croyez pas ? En voilà la preuve.


Robert Ferrand.

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Rédigé par Robert Ferrand

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 29 Octobre 2009

Il y a quelques semaines, en prenant les transports en commun un matin, je tombais sur un court article paru dans un journal gratuit intitulé : "le frelon d'Asie menace...". En parcourant les lignes je découvrais qu'au Blanc-Mesnil un nid de ces frelons asiatiques avait fait son apparition. L'info a même fait les titres du vingt heures deux jours plus tard. Il faut dire que la menace est sérieuse, puisque cette espèce est un prédateur redoutable des abeilles, dont on sait qu'elles sont déjà grandement fragilisées...

En faisant quelques recherches sur le web, le constat semble sans appel. Partout dans le monde, le taux de mortalité apicole atteint des records. Les chiffres donnent même le tournis. De la fin de l'année 2006 à la fin de l'hiver 2007 : perte de 60% des colonies aux USA et jusqu'à 90% dans certains Etats, 40% des ruches se sont vidées au Québec, 25% des colonies sont décimées en Allemagne, idem à Taiwan, en Suisse, au Portugal, en Grèce et dans de nombreux pays d'Europe.

Les symptômes que présentent les abeilles sont multiples : malformations, troubles du système nerveux, désorientation, troubles du comportement. Certaines ne retrouvent pas leur ruche et d'autres en sont refoulées parce que non reconnues par le reste du groupe. Les causes sont complexes et il semble difficile de désigner avec certitude un responsable unique. Néanmoins, l'activité humaine, notamment à travers une industrialisation mal contrôlée et l'usage de produits chimiques dans l'agriculture, n'arrange sans doute rien à l'affaire.

Du reste, et c'est presque l'ironie de la situation, ce frelon d'Asie est parvenu en France à la suite de l'importation de poteries en provenance de Chine. Arrivée fin 2004 dans le Sud Ouest, cette espèce semble se propager au nord et au sud. Henri Clément, président de l'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) déclarait d'ailleurs que l'arrivée de ce type de frelon en île de France n'était pas prévue aussi rapidement. Depuis 2004, on estime que le frelon asiatique a tué des centaines de milliers d'abeilles en France. Il est vrai qu'il suffit de cinq ou six frelons pour décimer une ruche entière d'abeilles.

Quand on pense à disparition d'abeilles on pense tout de suite à disparition du miel, mais les conséquences vont évidemment bien au-delà car c'est la chaîne qui relie l'animal au végétal qui se trouve déréglée. Pas d'abeilles signifie pas de pollinisation donc disparition de certaines espèces végétales et donc disparition de certaines espèces animales. En résumé, c'est l'écosystème qui est menacé.

Le traitement partiel de l'info par ce journal gratuit m'a agacé, parce qu'il semblait désigner un coupable idéal, le frelon asiatique en l'occurrence, parlant d'invasion et d'éradication nécessaire, alors que cette espèce n'est qu'un facteur aggravant d'un phénomène dramatique dans lequel la responsabilité de l'homme est évidemment flagrante. Du reste, le monde animal n'a pas franchement prospéré depuis que l'homme est à la tête de la chaîne alimentaire.

Pour illustrer ce sentiment, j'ai un souvenir précis. C'était un dimanche matin, tout prés du marché de la gare d'Aulnay. Des hauts parleurs hurlants annonçaient la présence d'un cirque dans les parages. Pour attirer le chaland, des lions en cage étaient là, subissant à la fois le bruit d'une musique stridente entrecoupée de "mesdames et messieurs, spectacle extraordinaire !" et la foule des hommes venus les observer comme des bêtes curieuses.

Devant ce spectacle j'avais la nausée. Bizarrement, j'ai croisé le regard d'une personne inconnue et j'ai compris que nous pensions la même chose, à savoir que bien que nous ne soyons pas dans des cages, nous étions sans doute nous-mêmes aussi un peu prisonniers... C'est à ce souvenir que j'ai repensé en prenant le RER B ce matin là. Entassés dans le wagon, j'observais tous ces visages inconnus, rarement souriants, comme anesthésiés, se rendant je ne sais où, probablement au boulot, presque en automates.

Je me demandais si dans notre système basé sur la performance et la rentabilité, il y avait encore la place pour être heureux et épanoui. Parfois les chaînes sont invisibles et il est difficile de mettre des mots sur les maux. La souffrance est d'autant plus grande. J'ai regardé par la fenêtre du train, pour tenter de m'accrocher à quelque chose pour me rassurer, mais je n'ai rien trouvé pour chasser mes doutes... Même pas une abeille...

Stéphane Fleury

sources à propos des abeilles : www.science.gouv.fr ; www.cite-sciences.fr ; www.vivez-nature.com

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 26 Octobre 2009

C'est une évidence, mais parfois il faut savoir le dire ou l'écrire histoire de remercier toutes celles et tous ceux qui ont permis à la neuvième fête de l'arbre d'Aulnay Sous Bois d'être un événement haut en couleurs. Malgré la matinée pluvieuse de samedi, la fête a été belle. Merci !














L'arrivée du grand prix du parc Dumont et un avant-goût d'Halloween...




























Des belles couleurs et l'occasion de prendre un peu de hauteur...














La chasse aux pierres précieuses a été très fructueuse !

Sans vouloir porter ombre à cet événement remarquable dans sa conception, j'aimerais tout de même avoir une pensée pour les quatre tilleuls de la cité Arc en Ciel qui, derrière leurs grilles ont dû, en ce jour, se sentir bien seuls, comme déjà coupés du monde des hommes...

 

Stéphane Fleury.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 23 Octobre 2009


Juste un salut cordial et amical à tous les riverains de la rue des Saules, en cette veille de vacances scolaires... Nous allons très bientôt nous revoir...

Stéphane Fleury

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 22 Octobre 2009


C'est aussi simple que cela. Je vois le panneau rue des coquelicots et comme j'imagine que le nom des rues n'est pas donné au hasard dans notre bonne ville d'Aulnay Sous Bois, je me mets dans l'idée d'aller à la chasse aux coquelicots...


Je ne suis pas expert en botanique, mais la végétation que j'ai trouvée là-bas ne ressemblait pas vraiment à des coquelicots. Je suis tout de même resté épaté par le fait que des végétaux arrivent tout de même à pousser et à s'extirper du béton et du goudron. Dame Nature serait-elle finalement la plus forte ?


Pas de traces de coquelicots dans la rue des coquelicots, donc. Mais c'est vrai, nous sommes le 22 octobre, la saison des coquelicots est sans doute passée. C'est promis, je reviendrai au printemps, vérifier si les coquelicots poussent dans le goudron...


Stéphane Fleury

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 21 Octobre 2009

Nous l'avons vécu pour la rue des Saules, à travers l'union de riverains se regroupant massivement pour exprimer leur volonté d'être consultés et concertés sur un projet d'aménagement entraînant des modifications profondes dans leur cadre de vie. Désormais, nous le vivons à l'échelle de quartiers entiers à travers l'union de différentes associations créées autour des problématiques d'urbanisation ou d'environnement. C'est une expérience forte et passionnante que de rencontrer des aulnaysiens de tous horizons, réunis dans une volonté commune : débattre du futur de notre ville pour en relever les défis...

Voici le communiqué de ce collectif associatif :


Un collectif associatif, regroupant Aulnay Environnement, l'Association de sauvegarde de l'environnement de l'avenue Coullemont, l'Association de défense du cadre de vie des riverains de la rue F. Herbaut et de l'impasse des marronniers d'Aulnay Sous Bois, l'Association de défense des zones pavillonnaires d'Aulnay Sous Bois et les défenseurs de l'espace vert Arc en Ciel, s'est réuni le jeudi 15 octobre 2009 à Aulnay Sous Bois.

Il a décidé de mener une action commune pour empêcher par tous les moyens l'adoption de la modification du PLU en cours : recours gracieux au maire et recours au tribunal d'instance pour contester une modification abusive du PLU. Il demande :

- l'annulation des modifications concernant les éléments portant sur la zone pavillonnaire (UG), car il s'agit en fait d'une révision en profondeur des règles de construction en supprimant le C.O.S (article 14 du règlement supprimé) et facilitant la densification des parcelles, la division des logements et d'autres règles pour faciliter la densification.

- la tenue d'une enquête publique approfondie auprès des riverains concernés par l'augmentation en profondeur de la bande de constructibilité de 14 à 19 mètres (soit 35% de surface constructible en plus) dans la zone UD car ceci ne constitue pas qu'un simple aménagement des règles du PLU. Il en va de même pour les modifications de zonage comme à Balagny, UV devenant UC, qui ne sont pas acceptables sans les débats qu'imposent une révision.

Nous demandons une révision générale du PLU et l'ouverture d'un débat public large et ouvert sur le projet de ville. Nous sommes disposés à apporter tout le soutien utile à cette démarche nécessaire.

Stéphane Fleury


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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 20 Octobre 2009

L'Arc-En-Ciel tout de Vert Vêtu... (Partie 2)

Occultons donc les petites polémiques politiciennes, tous ces règlements de comptes entre "amis" pour revenir sur le fond et les propositions des Verts.

La première est intéressante et pleine de bonnes intentions : revoir les modes de concertation et de consultation des habitants. Les Verts prétendraient-ils que les outils de la démocratie locale sont mal utilisés ? Dans le cas de la cité Arc-En-Ciel c'est le moins que l'on puisse dire. On peut même aller jusqu'à écrire que ce dossier constitue le premier exemple d'un échec total de la démocratie participative au niveau local.

En effet, la première instance de consultation, à savoir le conseil de quartier, n'a pas mesuré ou pas voulu mesurer l'opposition au projet d'aménagement de 24 logements sur le terrain concerné. Allez parler avec les défenseurs du square Arc-En-Ciel et ils vous expliqueront que le soir où le projet a été présenté en conseil de quartier, on leur a fermé la porte au nez. Comme méthode de concertation et de consultation on a vu mieux.

La conséquence immédiate d'absence de débat en conseil de quartier, c'est le climat de tension extrême qui a régné tout au long de la réunion publique qui a suivi. Toute l'opposition au projet a pu se cristalliser en un seul soir en un seul endroit. A moins d'avoir eu des oeillères, tout le monde dans la salle n'a pu que constater la même chose, à savoir que le projet n'a absolument pas fait l'unanimité et qu'il méritait d'être encore débattu. A l'instar du conseil de quartier, on a fait semblant que la consultation et la concertation avaient eu lieu durant cette réunion publique. La suite on la connait... Un permis de construire déposé en plein milieu de l'été et trois recours en cours, celui des défenseurs du square Arc-En-Ciel, celui des Verts et celui de l'UMP.

Le plus étonnant dans toute cette histoire c'est que le débat n'ayant pas réellement eu lieu avec les habitants du quartier, il a continué d'une manière plutôt inattendue sur internet, avec comme point culminant la fameuse affaire "Cindy Vargin" où la 6éme adjointe PS Françoise BOVAIS-LIEGEOIS sous couvert d'anonymat s'en est prise directement au 5éme adjoint des Verts Alain AMEDRO parce qu'il montrait ouvertement son désaccord sur le sujet.

Fallait-il en arriver jusque là et donner de la politique locale une bien triste image ? Il n'est pas utile d'en rajouter, mais peut-être faudrait-il retenir la leçon et engager un vrai débat sur l'urbanisation dans notre ville en y associant tous les acteurs majeurs locaux et bien évidemment le premier d'entre eux... la population aulnaysienne. 

Si l'on continue dans cette voie en escamotant volontairement la concertation, la consultation, en allant jusqu'à même nier l'existence d'une opposition et cela même au sein du bureau municipal, il ne faudra alors pas s'étonner que les citoyens réagissent et s'organisent, que les connections se fassent entre les habitants des différents quartiers, les associations, pour réclamer un débat d'ensemble sur le devenir urbanistique d'Aulnay Sous Bois, pas projet de construction par projet de construction mais à l'échelle de la ville pour avoir enfin une vision globale et répartir l'effort de construction dont on dit partout qu'il est nécessaire. Cette approche globale est d'ailleurs partagée par les Verts.

Il faut bien mesurer ce qui se passe dans la ville, parce que cette méthode de fonctionnement qui consiste à confisquer le débat citoyen dés que la moindre opposition se profile à l'horizon ne pourra pas perdurer très longtemps...

Stéphane Fleury   

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 19 Octobre 2009

En principe, elles seront introuvables dans les magasins français à partir du 31 Décembre 2012. De quoi s'agit-il ? Des lampes à filament... C'est en effet à la suite d'une convention signée en 2008 entre l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, EDF, l'éco-organisme Recyclum et le ministère de l'Ecologie que cette disparition a été programmée : depuis le 30 juin 2009 les ampoules de 100 watts et plus ne sont plus disponibles, à la fin de cette année ce sera au tour des ampoules de 75 watts, puis le 30 juin 2010 celles de 60 watts pour terminer par celles de 25 watts le 31 Décembre 2012.

En attendant, sur les 180 millions d'ampoules vendues en France chaque année, 80% sont des lampes à filament. L'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie estime que le passage aux ampoules basse consommation permettrait aux français de réaliser une économie égale à deux fois la consommation annuelle en électricité des habitants de Paris. Sur le papier, voilà une belle action pour l'environnement. Sauf que, si les ampoules basse consommation durent plus longtemps (8000 heures environ), elles coûtent 5 à 8 fois plus cher que les ampoules à filament. De plus, la consommation en éclairage résidentiel de l'ensemble de la population française ne représente que 9% de la facture d'électricité. 

Alors... véritable geste écologique ou juteuse opération marketing ?

Stéphane Fleury 

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #Environnement

Publié le 16 Octobre 2009

En sortant de l'espace  jeux pour enfants du parc Dumont, se profile  à gauche, une grille où l'on devine un passage.... qui débouche en plein milieu de l'Avenue Coullemont.















Difficile d'échapper à la vue de cet immense espace désertique envahi par les mauvaises herbes et les tuiles rouges entassées sur le sol. Peut-être qu'en passant dans cette Avenue, les plus sceptiques se feront une idée plus précise de ce que peut représenter la destruction de pavillons.















Etonnamment, lorsque cela arrange, certains font  semblant de ne pas comprendre la notion de destruction d'un cadre de vie... Ils lèvent poliment le regard vers le ciel en disant : "tout de suite les grands mots !". Pourtant, quelques minutes en ces lieux, et tout cela prend un sens bien réel devant vos yeux et un silence désemparé vous étreint.

















Même le chat du quartier, qui viendra spontanément vers vous à la recherche d'une caresse, même le tournesol semblent chercher en vain les vestiges du temps passé.

Dans le supplément spécial PLU du numéro 33 d'Oxygène du Mercredi 15 Avril 2009, Alain Amédro, adjoint au maire chargé de l'urbanisme, des espaces verts, de l'environnement et du développement durable, déclarait en page 16 à propos de l'Avenue Coullemont : "il aurait mieux valu rendre impossible les conditions d'un tel gâchis".

Ce qui serait bien, ce serait de retenir la leçon afin d'éviter d'autres gâchis dans d'autres quartiers, si vous voyez ce que je veux dire...

Stéphane Fleury

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 13 Octobre 2009

Conseil de quartier à l'ordre du jour complètement chamboulé hier soir. Aucune des questions prévues n'a été évoquée. Presque à la dernière minute, nous avons eu l'annonce de la visite des services techniques, en les personnes de Messieurs Vella et Morel, rejoints un peu plus tard par Bruno Defait.

Ainsi, la soirée n'a permis d'aborder que l'unique thème des aménagements de voiries. Ceci dit, rien à redire sur la présentation de Monsieur Vella, très claire, agrémentée de plans pertinents, bref très professionnelle. Les discussions ont porté autour de la zone du magasin Shopi, très fréquenté dans le quartier. Réguler la circulation et le stationnement, redonner vie à la petite place ombragée, mal exploitée il est vrai, tels étaient les points de questionnement.

Ensuite, c'était au tour de la rue Auguste Blanqui. Pour terminer, a été présenté un projet d'installation de bancs publics longeant le quartier du Vieux Pays, du carrefour du Soleil Levant à la rue Camille Pelletan, l'objectif étant de faciliter le parcours des personnes âgées lors de leurs déplacements. Quelques brèves pour terminer : l'enfouissement des réseaux rue Aristide Briand pour faciliter le déplacement des personnes à mobilité réduite et enfin la réflexion autour de l'aménagement du carrefour du Soleil Levant pour sécuriser la traversée des piétons.

Cette présentation et les discussions autour, ont donc pris les deux heures allouées au conseil de quartier. Du coup, nous n'avons pas évoqué la réunion des co-présidents et secrétaires de quartiers, censée préciser les nouvelles modalités de fonctionnement de la démocratie locale. Pour en avoir touché un mot avec le service concerné, il semblerait que parmi les aulnaysiens, il y ait une confusion entre les réunions de conseil de quartier et les réunions publiques de quartier en présence du Maire.

Pour mettre fin à cette confusion, si j'ai bien compris, l'initiative de convoquer une réunion publique de quartier en présence du Maire incomberait désormais aux délégués des conseils de quartiers. Dans un premier temps, l'objectif de ces réunions publiques serait de présenter à Monsieur Ségura les résultats obtenus dans les différents conseils de quartier. Cela signifie-t-il que la fréquence des réunions publiques en présence du Maire va se réduire ? S'agit-il d'un moyen de mieux canaliser les mécontentements récurrents d'une partie de la population aulnaysienne, manifestés justement pendant ces réunions publiques ?

S'agit-il d'une nouvelle stratégie de communication ? Moins de réunions publiques, moins d'exposition, moins d'ennuis ? Par ailleurs, laisser la main aux conseils de quartiers ne risque-t-il pas de cloisonner les débats quartier par quartier justement, évitant ainsi la propagation d'une problématique de quartier (par exemple un projet de construction) à l'ensemble de la ville ? Rappelons que la représentativité des conseils de quartiers à Aulnay Sous Bois est déjà d'une portée limitée. 315 délégués au total dans la ville pour l'ensemble des 12 conseils de quartiers, soit une moyenne de 26 personnes par quartier sur une population de plus de 80000 habitants.

Voilà, en tous cas, beaucoup d'interrogations, sur le fonctionnement futur de la démocratie locale, qui méritent d'être soulevées dans la mesure où les réunions publiques, même si elles étaient parfois chaotiques pour le Maire et l'équipe Municipale, avaient au moins le mérite de mettre les pieds dans le plat des problèmes quotidiens des aulnaysiens.

Pour finir, on repousse d'un mois les discussions autour du projet de l'association du 57 rue Jules Princet.

De même, pas un mot sur la rue des Saules. A moins, que l'on ne soit en train de travailler sur un projet dans le dos des riverains... Mais ne sombrons pas dans la paranoïa. Il faut avoir la faiblesse de faire confiance à notre Maire. Comme il l'a indiqué devant 150 personnes un soir de Mars 2009 : "Rien ne sera fait sans l'accord de la majorité des habitants du quartier"... "Je suis le Maire d'Aulnay Sous Bois, il y a dans cette salle plus d'une centaine de personnes, je vous demande d'avoir la faiblesse de me croire"

Les habitants des rues des Saules, Camille Desmoulins, Marcel, l'Esprit, du Sausset, Clos d'Arçon,l'Ermitage, Beauregard peuvent dormir tranquilles sur leurs deux oreilles puisqu'ils ont la parole du premier des citoyens de notre ville, Monsieur Gérard Ségura... Et avoir la parole du Maire de la ville, n'est-ce pas ce qu'il y a de plus précieux...

Stéphane Fleury

 

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #Démocratie de proximité

Publié le 12 Octobre 2009

Samedi après-midi, j'ai à peine deux heures devant moi pour faire quelques courses. Comme je n'ai pas spécialement envie de rouler en dehors de la ville, je file direct au plus facile : le centre paris nord 2 ou maintenant O'Parinor. Cela fait des lustres que je n'ai pas mis les pieds en ce lieu sacrifié sur l'autel du dieu consommation. Depuis la fin des travaux, le parking bétonné de trois étages, les kilomètres de boutiques à vous donner le tournis, j'évite cet endroit comme la peste. Mais aujourd'hui l'emploi du temps est serré, alors il faut se faire violence. Comme il est 15Heures, heure que je considère de pointe, je m'attends à galérer pour trouver une place... mais en fait, non. Le gigantisme des centres commerciaux ne ferait-il plus recette ? A vouloir voir trop grand, la chute n'en sera-t-elle que plus rude ?

Toujours est-il que je fais mes courses à fond les manettes chez crafou et j'arrive à la caisse. Et là c'est la catastrophe. Foi de moi-même, je n'ai jamais vu autant de charriots pleins à craquer, alignés devant des files de caisses désespérément vides. Je tiens là un chouette cliché, me dis-je. Je prends quelques photos et dans la seconde un colosse de deux mètres s'approche de moi : Vous faîtes quoi ? Je prends des photos. Et pourquoi ? Pour immortaliser cette file de charriots longue comme un kilomètre en face de vos caisses vides. Vous n'avez pas le droit. Si vous n'êtes pas content, il faut aller voir le directeur. En attendant, vous devez détruire vos photos ou je confisque votre appareil. Je lui parle philosophie des lumières, liberté... Ce qui fait vaciller mon interlocuteur c'est l'intérêt que je commence à susciter aux alentours, et puis il réalise aussi que je suis un client. Un dernier appel dans son talkie-walkie pour prendre la température et il me laisse tranquille moi et mon portable.

Ce n'est pas tant la question de savoir si j'ai le droit de prendre des photos ou non (apparemment non si j'en crois les quelques personnes à qui j'en ai parlé) qui m'intéresse dans cette histoire, mais plutôt la réaction immédiate et excessive du vigile musclé censé m'impressionner. C'est étonnant cette constante qui fait que dés que vous agissez comme un grain de sable dans un pouvoir économique ou politique en apparence bien huilé, tout de suite on cherche d'une manière ou d'une autre à vous dissuader pour étouffer toute véélité de contestation ou d'opposition.

Pourtant, ce qui arrive à notre crafou local est sans doute assez simple à expliquer : baisse de chiffre d'affaires suite à une fréquentation moindre due à des prix jugés trop élevés le tout combiné à la crise qui favorise encore plus le discount. En réaction, crafou pour préserver ses marges et les dividendes des actionnaires doit limiter ses frais généraux et joue sur un des leviers les plus faciles et immédiats : la masse salariale. Résultat des courses, le client attend trois plombes à la caisse, les assistants desdites caisses en prennent plein les oreilles devant l'impatience du client, mais la rentabilité est préservée autant se faire que peu. Ce qui est étonnant, c'est que j'ai l'impression que chez crafou, on n'a pas du tout envie que cela se sache...

Les dirigeants de notre crafou doivent attendre avec impatience que notre chère cité franchisse le cap des 100000 habitants et que le Grand Paris mette ce centre commercial à portée de tout un chacun. Alors, la grande fourmilière pourra se remettre en marche et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes. En attendant ce jour "béni", si le positif est de retour chez crafou, personnellement, je ne suis pas prés de retourner dépenser le moindre centime dans ce magasin.

Stéphane Fleury


 

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #Divers

Publié le 7 Octobre 2009

Jeudi 1er Octobre 10Heures30 du matin. J'erre dans la maison mais j'ai comme du poil à gratter dans les chaussettes. Quelque chose me pousse irrésistiblement à aller regarder par la fenêtre à l'affût d'un truc qui ne tourne pas rond. Et effectivement, nous sommes en pleine matinée et tous les lampadaires de la rue du Sausset sont allumés. Des lampadaires allumés en plein jour ! Certes, le ciel est gris foncé mais dans le contexte actuel où les économies d'énergie, l'écologie sont au devant de l'actualité, je me dis que décidemment ce n'est pas normal et que ce matin quelqu'un a dû oublier d'appuyer sur le bouton. J'ai déjà assisté à des arrosages d'espaces verts publics dans la ville alors qu'il pleuvait des cordes, et voilà qu'on éclaire ma rue en plein jour.

Je prends quelques photos pour immortaliser l'instant. En tournant l'objectif vers les lampadaires, j'ai un reflet lumineux qui se distingue comme si les lampadaires, tels des cyclopes, allaient tirer un jet de flamme pour me désintégrer, un peu comme dans les vieux films de science-fiction aux effets spéciaux d'un autre âge. J'admets, j'ai l'imagination fertile. C'est bien beau tout ça, mais il faut que je fasse quelque chose. Mais quoi ?

J'appelle la Mairie ? Le 080093600 ? Mon instinct me dicte de tenter un tweet. Un tweet ? Un tweet c'est un message que l'on envoie via l'application twitter. Twitter est une sorte de messagerie géante, des personnes suivent vos messages, vous suivez les messages des autres, l'intérêt étant que l'information circule vite, par écrit, en photo ou en vidéo. On en a beaucoup parlé au moment des événements survenus à la suite des élections en Iran... Désormais même l'Elysée va bientôt lancer son compte twitter, c'est dire le buzz qui règne autour de cet outil.

Toujours est-il que je tente un tweet à 10Heures44 précises où j'informe que les lampadaires de la rue du Sausset sont allumés et qu'il serait peut-être bien d'appuyer sur le bouton. Hasard ou pas, à 11Heures08 précises, les lampes se sont éteintes comme par magie. Mon tweet aurait-il été intercepté....

Pour ceux qui auraient des doutes, consultez mes tweets 27 et 28 sur mon compte twitter : sfaithfleury.

Stéphane Fleury

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #Divers

Publié le 29 Septembre 2009

C'est une évidence, mais parfois c'est bien de l'écrire quand même, le forum des associations d'Aulnay Sous Bois est une manifestation remarquable. De stand en stand on découvre des personnes et des univers aussi différents qu'attachants, c'est comme un beau voyage...

Mais cette belle harmonie s'efface parfois devant des considérations plus primaires : celles de nos estomacs. Le vin d'honneur organisé pour l'occasion avait tout l'aspect d'une ruche bourdonnante. En observateur curieux, je me suis amusé à scruter attentivement ce phénomène et j'ai pu constater que certains avaient la fâcheuse habitude de rester scotchés auprés des tables. C'est sans doute pratique pour se servir à son aise, mais ce n'est pas très commode pour les autres.

A regarder comme ça le buffet du forum, j'avais l'impression de voir l'histoire de l'homme en miniature... Un petit nombre qui squatte les meilleures places, et un grand nombre obligé de jouer des coudes pour se frayer un chemin et avoir accès au festin... ou ce qu'il en reste. Une dame arrivée un peu en retard n'a pu que constater les dégâts... Plus rien à se mettre sous la dent, plus rien à mettre dans les verres...

 

Mes voisins et moi, nous avons pris nos coupes, nos quelques toasts arrachés avec bravoure et nous sommes partis dehors profiter du soleil. Comme assez rapidement il ne restait plus rien au buffet, nous sommes allés partager quelques accras et un peu de rhum au stand Haïti... C'était bien. A ce moment, je me suis dit intérieurement que j'avais quand même une sacrée chance d'avoir d'aussi chouettes voisins.

 

Stéphane Fleury

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Rédigé par stefanfaith

Publié dans #Fêtes et Cérémonies