Publié le 28 Février 2011
Rencontre politique et culturelle avec les élus communistes
Une cinquantaine de personnes ont pris place, ce jeudi 24 février, au réfectoire Ambourget pour ce qui constituait le point de départ du lancement de la campagne des communistes à l'élection cantonale de mars prochain. Avant d'aborder spécifiquement leurs propositions pour cette échéance, les représentants du Front de Gauche et du PCF ont rendu un hommage appuyé aux populations arabes qui, ces dernières semaines, ont renversé dans leurs pays des régimes dictatoriaux. D'une manière générale, cette soirée s'est ouverte autour des peuples en lutte pour leur indépendance et/ou leur survie. Ainsi, deux poèmes consacrés à la Palestine et une chanson chilienne évoquant les Mapuches ont teinté l'ambiance de nostalgie et d'espoir au rythme d'une sorte de guitare appelée Ajayu, qui signifie Esprit.
La politique locale a ensuite repris ses droits. Quelques données chiffrées ont été livrées au public. La Seine-Saint-Denis ce sont 1,5 millions d'habitants dont 35% ont moins de 25 ans. La densité est de 6322 habitants au km². Le budget du conseil général est de 1,7 milliards d'euros. La dette de l'instance départementale se situe à 886 millions d'euros. Enfin, les transferts de charges, liés à la décentralisation, et non compensés par l'Etat sont estimés à 640 millions d'euros. Le micro a ensuite circulé librement dans la salle laissant à chacun la possibilité de s'exprimer. L'emploi (usine PSA, remise en cause du Bac STI), l'intercommunalité et ses problèmes de gouvernance, les transports (meilleure déserte des quartiers) ou la vétusté du collège Christine De Pisan ont ainsi été au cœur des discussions .
Si l'adversaire désigné est clairement la droite et l'extrême-droite, le bilan du président socialiste au conseil général, Claude Bartolone, a néanmoins été jugé peu convaincant. Hausse de la fiscalité (+18% entre 2009 et 2010), recours à des financements privés pour rénover les collèges, non remboursement de la carte Imagine'R, passage de 15 à 40 euros pour la carte Améthyste, abandon d'un certain nombre d'aides (au permis de conduire, chèque ordinateur). De même, la création supposée de 3500 crèches dans le département cache une réalité plus contrastée dans la mesure où ce sont davantage des structures comme le multi-accueil ou la garde à la carte qui sont offertes aux parents plutôt qu'une solution complète du lundi au vendredi.
Les candidats communistes ont conclu la soirée en estimant que l'élection cantonale n'était pas une municipale en miniature. Si une abstention record est évoquée pour ce scrutin, le Front de Gauche et le PCF entendent néanmoins saisir l'opportunité de cette échéance pour se compter et peser tant que possible sur les choix à venir du département, en particulier en stoppant le processus qui consiste à rogner sur les mesures sociales. Dans cet esprit, et contrairement aux élus d'Europe Ecologie ayant fait le choix de démissionner, les élus communistes ont affiché leur ambition de continuer à jouer leur rôle au sein de l'exécutif municipal pour les trois ans à venir, ce qui exclut de fait un scénario à la Noisy-le-Sec.





Alors que les taux des crédits viennent de reprendre leur ascension, ceux qui achètent une résidence principale pour la première fois ont un ballon d'oxygène : ils peuvent bénéficier du "prêt à taux zéro plus" ou "PTZ+", lancé par le gouvernement au début de l'année 2011. Contrairement à l'ancien prêt à taux zéro, il n'est pas soumis à un plafond de ressources. Son calcul relève d'un savant cocktail de paramètres : la localisation du logement, sa performance énergétique, son statut (neuf ou ancien), le nombre de personnes dans la famille. Le nouveau PTZ est censé aider en priorité ceux qui cherchent à se loger dans les zones où le prix du mètre carré est le plus élevé. Fera-t-il toutefois des miracles à Paris ou en Ile-de-France ?
En outre, le PTZ+ est plus intéressant dans du logement neuf, c'est-à-dire construit ou acquis en vue d'une première occupation. Or, il y en a très peu à Paris : 200 seulement étaient disponibles fin 2009. En outre, ils coûtent encore plus cher que les logements anciens. Ces derniers sont souvent mal classés énergétiquement (E à G), ce qui diminue le coût du prêt. Un célibataire souhaitant emprunter 200 000 euros pour l'achat d'un studio dans de l'ancien pourra prétendre à un PTZ+ de 12 400 euros seulement, si l'appartement a une mauvaise étiquette énergétique. Si l'appartement était bien classé (de A à D), il pourrait prétendre au double, soit 24 800 euros. Si l'appartement était neuf et classé basse consommation, il aurait droit à 49 600 euros.










