C’est une des conséquences des baisses successives des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales et de la suppression de la taxe d’habitation. L’autonomie financière des communes repose désormais sur une seule ressource fiscale dynamique à savoir la taxe foncière. C’est dans ce contexte financier difficile que le maire Jean-Christophe Lagarde vient d’annoncer une augmentation de la taxe foncière de 6 points en 2026 à Drancy. Le taux actualisé de la ville devrait donc passer de 42,49 % à 48,49 %.
Pour rappel, et à titre de comparaison, le taux actuel de la taxe foncière au Blanc-Mesnil est de 39,17 %, 41,19 % à Sevran, 48,84 % à Villepinte et seulement de 30,69 % à Aulnay-sous-Bois. Au niveau départemental c’est Bobigny qui affiche le taux le plus élevé à 49,92 %.
Ci-dessous le message posté sur Facebook par Jean-Christophe Lagarde à ce propos :
Après 15 jours de travail acharné avec les services municipaux pour limiter les dépenses de la ville, permettant ainsi d’éviter 2,1 millions d’euros de dépenses courantes (en supprimant des choses que nous faisions jusqu’à présent), nous devons hélas nous résoudre à l’obligation d’augmenter nos impôts locaux.
C’est inhabituel à Drancy, et le sujet est aussi simple que frustrant !
Nos bases fiscales (calculées par l’État et communiquées le 27/3/26) ne progressent plus ; nous faisant perdre un million 1,8 million d’€, en euros constants.
Les dotations de l’État ou équivalent (52% de nos recettes) ne tiennent plus compte de l’inflation depuis des années (mais cette année c’est pire puisqu’il n’y a aucune revalorisation).
Et pendant ce temps nos coûts augmentent, comme ceux des citoyens (assurances, énergies, salaires et cotisations sociales décidés par le Gouvernement, matières premières, etc…).
Résultat de cet « effet de ciseaux » (recettes en berne et dépenses en hausse, même limitées à 1,6% malgré nos cotisations sociales en augmentation et malgré nos -1% des autres charges de gestion courantes… ), nous devons augmenter nos impôts locaux de 6 points de base pour une rentrée fiscale de +10,76% afin de compenser ces pertes.
En 22 ans, nous ne les avions augmentées que deux fois et baissés deux fois. Résultat, une hausse limitée à 0,32% par an sur cette période.
Après cette hausse, nous aurons augmenté les impôts de 0,76% par an sur 22 ans.
Mais, hélas, cette année le sort qui nous est réservé par le budget de l’État nous oblige à cette augmentation.
Finalement, pour lui c’est facile, il nous fait perdre l’argent et augmente nos dépenses.
Macron dit qu’ainsi il n’augmente pas les impôts mais nous oblige à le faire à sa place… Triste mais imparable.
J’espère que l’État ne continuera pas ainsi. Notre objectif étant de ramener en arrière la fiscalité locale à partir de 2029-2030 ; comme nous l’avions fait en 2021-2022