Publié le 12 Juillet 2014

« Monsieur le président de la République, je suis l'un des 3 000 ouvriers de l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay... ». Ainsi commence la lettre adressée par A Nhit Tsan à François Hollande, et publiée il y a quelques jours sur le site de L'Express.fr. L'ancien ouvrier, aujourd'hui en congé de reclassement espère que le chef de l'État interviendra en sa faveur, lui permettant de prétendre à une retraite qu'il estime bien méritée. 

psa-hollande.png 

Il y a deux ans tout juste, le 12 juillet 2012, le PDG de PSA, Philippe Varin, annonçait la fermeture de l'usine. A Nhit Tsan avait alors 59 ans, dont douze passés au sein de l'entreprise automobile. Il venait de se remettre d'un malaise cardiaque, qui lui avait valu d'occuper un poste adapté, au sein de l'atelier peinture. « J'étais à l'essuyage. Le montage, c'était devenu trop dur », glisse ce jeune grand-père, qui faisait quotidiennement le trajet entre son domicile parisien et l'usine d'Aulnay. « Je pensais qu'on lui proposerait une solution, mais il n'y a pas de pitié pour les vieux ouvriers », soupire son épouse Véronique, assistante maternelle.

A 61 ans, il veut prendre sa retraite

Aujourd'hui, quelques dizaines de salariés travaillent encore dans l'usine, en cours de démolition. Quelques autres ont opté pour un congé de reclassement d'un an, durant lequel ils touchent encore une partie de leur salaire. C'est le cas d'A Nhit Tsan.

Arrivé en France à l'âge de 23 ans, ayant ensuite connu des périodes de chômage, il ne peut faire valoir ses années de labeur au Laos, dont il a fui à la hâte les troubles politiques en 1976. Il lui faudrait travailler encore cinq ans pour prétendre à une pension à taux plein. « Qui lui donnera du travail, à son âge ? », lance son épouse. L'ancien ouvrier risque donc, à l'issue de son congé de reclassement en 2015, de se retrouver au chômage.

Du côté de PSA, on indique que l'ouvrier a été destinataire de trois « propositions de reclassement, dont deux en région parisienne », comme l'exigeait la procédure du plan social. « Il en a refusé une, au sein d'une société de location de voitures, et il n'a pas donné suite aux deux autres », glisse un porte-parole. Mais A Nhit Tsan exhibe les offres de mutation contenues dans sa lettre préalable à licenciement : des postes d'ouvrier à la chaîne à l'usine de Poissy (Yvelines), à Sochaux (Doubs)... Autant de tâches pour lesquelles il ne se sent plus la force nécessaire. « Je sais que je vais mourir un jour, mais je ne veux pas travailler chaque jour en me demandant si, le soir, je rentrerai chez moi », écrit-il à François Hollande. Le Laos, contrairement à d'autres États, n'a signé aucun accord avec la France permettant la prise en compte des carrières effectuées à l'étranger. À l'été 2013, A Nhit Tsan a écrit à la Caisse nationale d'assurance-vieillesse d'Ile-de-France, expliquant qu'il avait travaillé de 1969 à 1976 comme électricien frigoriste à Vientiane. Sa démarche n'a pas abouti. Sans trop y croire, il en appelle donc... au président. « Cette lettre, avoue Véronique, c'est un peu une bouteille lancée à la mer. »

Source article et image : Le Parisien

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Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 11 Juillet 2014

MdeOA-t-on passé sous silence, des mois durant, le couac des mariages célébrés par un conseiller municipal étranger à Aulnay ? La question est désormais clairement posée. Au sein de l'administration communale, certains affirment que l'ancien maire PS Gérard Ségura avait bel et bien été alerté sur l'irrégularité de ces mariages, et ce dès l'automne 2013. L'élu de son équipe, de nationalité portugaise, a alors bien cessé de marier des couples aulnaysiens. Mais aucune mesure ne semble avoir été prise à l'époque pour tenter de régulariser la situation.

Il apparaît pourtant aujourd'hui que les trente mariages célébrés par Mario de Oliveira (photo ci-dessus) peuvent être considérés comme nuls et sont attaquables durant les trente ans suivant la publication des bans. Car si les ressortissants européens ont bien le droit d'être élus dans une ville, ils ne peuvent en revanche remplacer le maire pour célébrer les mariages. Il faudra donc que les couples repassent devant un juge civil pour valider leur union.

Au moment où l'affaire a été rendue publique, à la fin du mois de juin, Mario de Oliveira avait affirmé qu'il découvrait cette irrégularité tout comme Gérard Ségura. « C'est simple, avait déclaré l'ancien édile, nous n'avons pas été avertis par les services municipaux que cet élu n'était pas en situation d'exercer les fonctions d'officier d'état civil. »

Il est contredit aujourd'hui par l'un de ses anciens directeurs adjoints qui, comme d'autres au sein des services municipaux, semble avoir été piqué au vif par les déclarations de l'ancien édile. Dans une note écrite, adressée au nouveau maire 
UMP Bruno Beschizza, Karim D. affirme avoir découvert, « à l'automne 2013 », que Mario de Oliveira n'avait pas la nationalité française et livre le récit suivant : « M me S. en informe, mais exclusivement oralement, sa hiérarchie et M. Ségura (NDLR : alors encore maire) en personne dans son bureau pour l'alerter tant de cette découverte que de ses conséquences [...] A partir de cette date, M. de Oliveira a été informé de l'impossibilité de célébrer des mariages malgré l'arrêté qui lui avait été indûment délivré. De fait, des dispositions en interne ont été prises pour qu'il soit rayé des plannings de célébration. »

« Peut-être que dans les hautes sphères, on savait, mais moi je n'étais pas dans la confidence », soutient Mario de Oliveira. Ce dernier avait été amené à célébrer des mariages lors de ses semaines d'astreinte (à tour de rôle, les élus de la majorité devaient être disponibles pour remplacer le maire dans ses diverses fonctions). L'ancien élu fouille dans ses souvenirs : « J'ai eu de nouveau une astreinte au 
printemps 2014, et effectivement je n'ai pas célébré les mariages. Je ne me suis pas posé trop de questions, peut-être que ça m'arrangeait... » Contacté à plusieurs reprises, Gérard Ségura ne nous a pas répondu.

Source : Le Parisien

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Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 9 Juillet 2014

franchise_le_fournil_des_provinces_pas_de_crise.jpegUn incendie a ravagé la boulangerie le Fournil de la gare, boulevard Gallieni, à Aulnay-sous-Bois, lundi soir. D’après les relevés du laboratoire de police scientifique, le feu est d’origine accidentelle, un court-circuit n’est pas exclu. Il a démarré à l’arrière du commerce, au niveau du laboratoire, et s’est propagé à la boutique et au logement supérieur de ce bâtiment de quatre étages. Les pompiers sont intervenus.

Source article : Le Parisien / Photo d’illustration

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Publié dans #Commerce

Publié le 9 Juillet 2014

grossaule.pngSource : Le Parisien

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Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 8 Juillet 2014

La loi du 10 juillet 1964 a imposé un nouveau découpage administratif de la région parisienne. Les départements de la Seine et de la Seine-et-Oise disparaissaient, laissant place à six nouveaux départements autour de Paris, dont la Seine-Saint-Denis. Cinquante ans après, qu'est devenu ce territoire ? Toute la semaine, le journal Le Parisien fait découvrir, en six épisodes, la petite et la grande histoire de ce département contrasté. Aujourd'hui, retour sur la création quasiment ex nihilo de la préfecture à Bobigny.

bobigny2.pngUne fois le département créé par la loi, il restait à lui trouver un siège. Un arrêté du 23 décembre 1964 confie à Henri Bouret, premier préfet de Seine-Saint-Denis, le soin d'édifier la nouvelle cité administrative. Dans le 93, le choix de la préfecture fut loin d'être évident. Le décret fixant à Bobigny le chef-lieu départemental ne date que du 25 février 1965. Entre-temps, des mois de tractations, que Georges Valbon, l'emblématique maire (PC) de Bobigny de 1965 à 1996 et président du conseil général de 1967 à 1982 et de 1985 à 1993, a résumé aux Archives départementales. « A l'origine, on a pensé à Saint-Denis, c'était logique, Saint-Denis la ville la plus ancienne, l'histoire était derrière elle, expliquait Georges Valbon. Seulement, le problème à Saint-Denis, c'est que dans le centre, il n'y avait pas d'emplacements, de grandes surfaces. La seule solution, c'était le parc de la Légion d'honneur ». Impossible. En outre, « le maire (PC) Auguste Gillot était contre » selon Emmanuel Bellanger, historien chercheur au CNRS.

Les maires de Stains et de Villemomble furent aussi démarchés. « Cela ne convenait pas. Finalement, Paul Delouvrier proposa Bondy. Mais le maire (socialiste) Maurice Coutrot était de ceux qui étaient contre cette décentralisation, il avait catégoriquement refusé l'installation de la préfecture sur sa commune », racontait Georges Valbon, avant son décès, en 2009.

Bobigny1.pngHenri Bouret demande alors au maire de Bobigny son avis sur sa commune. Après avoir consulté Jacques Duclos (alors député du 93 et patron du PC) et obtenu que l'aménagement de la ville soit confiée à la municipalité, Georges Valbon accepte d’accueillir la préfecture.

« Valbon a mesuré tout l'intérêt de défendre sa ville. Accueillir la préfecture fut un formidable levier de développement urbain. Bobigny a rejoint l'histoire des grands ensembles urbains de l'époque », analyse Emmanuel Bellanger.

Avant 1964, Bobigny n'était qu'une petite commune rurale. Les réserves foncières de la ville ont permis l'édification progressive de la cité administrative, par le biais d'une société d'économie mixte gérée par la municipalité, la SEMABRO. L'hôtel préfectoral est construit entre août 1968 et juillet 1971, par l'architecte Michel Folliasson, choisi par le ministère de la Culture. Le nouveau centre-ville de Bobigny voit cette pyramide dissymétrique remplacer les préfabriqués qui ont accueilli les services préfectoraux pendant six ans. Deux autres bâtiments imposants suivront, pour compléter la cité : celui de la trésorerie générale et de celui de la DDE (direction départementale de l'Equipement) et de la Ddass (direction départementale des affaires sanitaires et sociales). Entre 1981 et 1983, les Archives Départementales seront construites à quelques centaines de mètres.

Lors de l'inauguration de 1971, Georges Valbon présente au Président de la République Georges Pompidou une maquette des projets de transformation urbaine de Bobigny. La ville verra son visage bouleversé par cette nouvelle destinée préfectorale. « Ici, les champs, je les ai connus, sourit Marie-Chantal Chevalier, habitante de Villemomble de 62 ans, dont 39 passés à travailler à la préfecture. Quand je passais ici enfant, il y avait les maraîchers à la place de la préfecture. Les infrastructures ont beaucoup évolué. Le plus gros changement, ça a été l'arrivée du métro dans les années 1980 ».

Source : Le Parisien

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Publié dans #93 Infos

Publié le 8 Juillet 2014

Six jeunes, arrêtés la semaine dernière, seront jugés fin août. La police a changé sa méthode : elle utilise la vidéo pour immortaliser leurs infractions.

Et si les policiers d'Aulnay-sous-Bois avaient trouvé la parade aux rodéos à moto ? L'audience qui doit se dérouler fin août au tribunal correctionnel de Bobigny donnera un début de réponse.

rodeomoto

Six jeunes habitants d'Aulnay, tous originaires de la cité de l'Europe, y seront jugés pour mise en danger de la vie d'autrui. Ils sont suspectés d'avoir multiplié les rodéos et autres courses de motos non homologuées qui exaspèrent les riverains. Dès que les beaux jours arrivent, c'est un incontournable en Seine-Saint-Denis. Et un casse-tête pour les autorités comme pour les élus. Pétitions, projets de loi... les initiatives se multiplient, sans venir à bout de ce fléau. Les policiers ont l'interdiction de poursuivre ces motards prêts à tout pour leur échapper, au vu des accidents que les tentatives d'interpellation pourraient engendrer. Alors, faute de pouvoir les interpeller sur le vif, les policiers d'Aulnay les ont filmés.

« Face aux récriminations des riverains et aux alertes de la mairie, nous avons décidé de changer de méthode », confirme le commissaire d'Aulnay, Vincent Lafon. Des surveillances ont été organisées durant deux semaines avec l'appui de caméras, dans le but d'engranger le maximum de photos de ceux qui fanfaronnent, le plus souvent non casqués, au guidon de deux-roues.

Au petit matin, jeudi, les policiers sont passés à l'action. Ils ont sorti de leur lit ceux qu'ils avaient reconnus et les ont placés en garde à vue. Un sixième suspect, qui se savait recherché, s'est présenté de lui-même. Tous ces jeunes gens, âgés de 18 à 24 ans, ont été déférés le lendemain au tribunal et ils seront jugés fin août. Les photos seront-elles considérées comme des preuves incontestables ?

« La vidéo est un outil privilégié », juge de son côté le nouveau maire (
UMP) d'Aulnay, Bruno Beschizza. Cet ancien policier déplore d'ailleurs que sa ville de près de 83 000 habitants ne compte « qu'une trentaine de caméras de vidéosurveillance ». Il n'exclut pas d'augmenter leur nombre.

A la suite des arrestations de la semaine dernière, une demi-douzaine de deux-roues ont été confisqués et sont partis à la fourrière. En effet, dans la foulée des arrestations, des perquisitions ont eu lieu. Quatre scooters et deux motos ont été saisis. Plusieurs étaient dépourvus d'immatriculation alors qu'ils auraient dû l'être. Les engins étaient stationnés en sous-sol pour deux d'entre eux, les autres garés en extérieur. Deux engins étaient détériorés, vraisemblablement utilisés pour les pièces détachées.

Ces saisies redonneront peut-être un peu de quiétude aux habitants du secteur. Et de sécurité. La conduite sauvage de ces deux-roues peut en effet avoir aussi des conséquences bien plus graves. Le mois dernier, une fillette a été renversée à Aulnay par un motard qui roulait vite et sans casque. Elle traversait la rue Paul-Cézanne lorsqu'elle a été fauchée par un motard qui n'a pas jugé bon de s'arrêter et d'attendre les secours à son chevet. Elle est vivante mais a été transportée à l'hôpital Delafontaine à Saint-Denis, avec des blessures au visage, un traumatisme facial, des contusions au foie et aux poumons. Le chauffard, toujours recherché, encourt cinq années d'emprisonnement.

Source : Le Parisien

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Publié dans #Sécurité publique

Publié le 7 Juillet 2014

 

PETITION 

POUR LE RETRAIT DE L’ARRETE ANTI-MENDICITE A AULNAY-SOUS-BOIS 

« Luttons contre la pauvreté, pas contre les pauvres »

A Monsieur le Maire d'Aulnay-sous-Bois, 

IbFGdvwRFzdDyQf-556x313-noPad.jpgNous, citoyennes et citoyens d’Aulnay-sous-Bois, nous prononçons contre l’arrêté municipal anti- mendicité que vous avez pris le 29 Avril 2014.

Nous souhaitons vivre dans une ville solidaire envers les plus démunis et ne cautionnons pas la stigmatisation et le rejet de ceux d’entre nous qui n’ont que la mendicité pour survivre.

Depuis 1994, la mendicité ne constitue plus un délit. Depuis 2003, des arrêtés anti-mendicité répressifs et sécuritaires ont été pris notamment dans des villes touristiques et balnéaires de France. Ils ont été souvent contestés par la société civile locale et rejetés par la Justice parce qu'ils constituaient un excès de pouvoir ou parce qu'ils remettaient en cause les libertés individuelles.

Dans ce contexte de crise sociale et démocratique qui s’aggrave, nous voulons faire vivre l’un des piliers de notre devise républicaine : « Fraternité ».

Il faut combattre la pauvreté et non les pauvres. Pour cela, vous disposez, Monsieur le Maire, de moyens et êtes soumis à des obligations. C’est pourquoi, nous vous appelons à :

- Renforcer les moyens du Centre communal d’action sociale (CCAS) dont vous êtes le président

- Domicilier les sans-abris au CCAS, comme la loi vous y oblige, afin qu’ils accèdent aux minima sociaux et au droit commun

-Scolariser tous les enfants, sans exception, vivant sur le territoire de notre ville, conformément aux textes fondateurs de notre Ecole républicaine

-Développer les missions de médiation de notre Police Municipale auprès des personnes en grande précarité

-Engager une réflexion et des actions en faveur d’une politique locale dynamique de lutte contre la pauvreté et la grande précarité

Nous ne reconnaissons pas le trouble à l’ordre public causé par la mendicité à Aulnay-sous-Bois et encore moins son caractère agressif. Un tel arrêté risque d’augmenter la fragmentation sociale de notre ville qui a besoin de cohésion et d’apaisement.

Nous, citoyennes, citoyens, personnalités, associations, organisations syndicales, politiques, spirituelles, caritatives et religieuses, vous demandons solennellement de retirer votre arrêté.

Le 2 Juillet 2014

Site de la pétition :

https://www.change.org/fr/petitions/mr-le-maire-d-aulnay-sous-bois-pour-le-retrait-de-l-arrete-anti-mendicite-a-aulnay-sous-bois-2

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Publié dans #Sécurité publique

Publié le 7 Juillet 2014

La loi du 10 juillet 1964 a imposé un nouveau découpage administratif de la région parisienne. Les départements de la Seine et de la Seine-et-Oise allaient ainsi disparaître, laissant place à six nouveaux départements autour de Paris, dont la Seine-Saint-Denis. Cinquante ans après, qu'est devenu ce territoire ? Toute la semaine, le journal Le Parisien vous fait découvrir, en six épisodes, la petite et la grande histoire de ce département contrasté. Aujourd'hui, retour sur les décisions politiques ayant abouti à la création du 93. 

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Il fut surnommé le « Haussmann des banlieues ». Comme Paris avait son baron bâtisseur sous le Second Empire, la Seine-Saint-Denis a eu aussi, dans les années 1960, son préfet fondateur. C'est Paul Delouvrier, préfet de région et homme de confiance du général de Gaulle. « C'était une volonté de l'Etat, qui a pu imposer sa réforme malgré l'opposition quasi unanime des élus locaux », explique Emmanuel Bellanger, chercheur au CNRS et historien spécialiste du 93.

Au début des années 1960, l'Ile-de-France est composée de trois départements : la Seine, qui comprend Paris et 80 communes, la Seine-et-Oise et la Seine-et-Marne. Ce schéma hérité de la Révolution française va voler en éclats. « Le département de la Seine était devenu trop puissant. Et la Seine-et-Oise n'avait pas de cohérence : beaucoup de villes étaient pauvres et enclavées. Delouvrier voulait reconfigurer la région », détaille Emmanuel Bellanger.

La décision n'est pas sans arrière-pensées politiques. « Les communistes étaient sur le point de prendre la majorité dans le département de la Seine », rappelle l'historien. En les cantonnant à la Seine-Saint-Denis, le pouvoir gaulliste espère ainsi contenir leur influence. Le découpage vise aussi à garder le Val-de-Marne à droite, en y intégrant des communes comme Vincennes, Saint-Mandé ou Nogent. Peine perdue : il sera aussi aux mains du PC.

La proposition de Delouvrier est loin de susciter l'adhésion, tant chez les élus communistes de la Seine, qui craignent de perdre en ressources financières, que chez les socialistes ou gaullistes parisiens. Seuls quelques élus de Seine-et-Oise, comme le maire (PC) d'Aulnay Robert Ballanger, mesurent l'intérêt en termes de répartition des richesses. Au sein même du camp gaulliste, certains craignent de laisser un territoire aux mains des communistes, comme le ministre de l'Intérieur Roger Frey. Le général de Gaulle lui-même se charge de le convaincre : « Est-ce que vous imaginez que les communistes vont descendre par la rue de Saint-Denis pour aller prendre la Bastille ? Elle est déjà prise, Monsieur Frey. Il y aura des départements communistes ; et pourquoi pas, ils s'occuperont très bien de leurs affaires ».
16 communes de Seine-et-Oise seront rattachées à 24 communes de la banlieue Nord et Est de la Seine pour fonder l'actuelle Seine-Saint-Denis. Après la loi du 10 juillet 1964, il faudra attendre trois ans, et l'élection des premiers conseillers cantonaux, pour que le département devienne une réalité politique. Le parti communiste aura la majorité absolue jusque dans les années 1990 et dirigera le département jusqu’en 2008.

Dès sa création, le département reçoit son chiffre : le 93. « Il est porté avec une certaine fierté par les élus communistes, en écho à l'année révolutionnaire 1793. Ce n'est pas n'importe quel chiffre, assure Emmanuel Bellanger. Il restera dans leur esprit. »

Source : Le Parisien

 

 

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Publié dans #93 Infos

Publié le 7 Juillet 2014

rayon-supermarche-3194.jpgSamedi après-midi, un homme, qui tentait de braquer la supérette Leader Market, à Aulnay-sous-Bois, a aspergé de gaz lacrymogène la caissière qui lui résistait. Elle aurait refusé de lui remettre son fonds de caisse alors qu'il agitait une bombe aérosol sous son nez. Il a mis sa menace à exécution, mais l'employée ne lui a pas donné l'argent. Le braqueur est reparti bredouille.

Source : Le Parisien

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Publié dans #Commerce

Publié le 5 Juillet 2014

Une « décision historique ». Voilà comment le président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, qualifie le vote du conseil de surveillance de la Société de Grand Paris (SGP). Hier après-midi, à l'unanimité moins une abstention, le financement des futures lignes 16, 17 Sud et 14 Nord du métro du Grand Paris Express a été voté pour un montant de 3,490 MdsEUR. La ligne 16 du supermétro (voir tracé ci-dessous), qui doit relier Noisy-Champs à Saint-Denis-Pleyel à l'horizon 2023, permettra, selon les élus, de désenclaver le nord de la Seine-Saint-Denis. « C'est une belle victoire, assure Stéphane Troussel. Pour désenclaver certaines villes du Nord et de l'Est de la Seine-Saint-Denis, il était capital de développer des transports lourds. Cela rebat complètement les cartes pour favoriser l'économie et l'emploi des habitants. »

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Et s'il est si content de ce vote, c'est bien parce que les élus locaux ont eu peur, ces dernières semaines, qu'il passe à la trappe. « Dans ce genre de dossier, on n'est jamais à l'abri d'un coup de gomme surtout dans le contexte budgétaire actuel », précise Vincent Capo-Canellas, le maire (UDI) du Bourget (Seine-Saint-Denis). « Nous avons vu que le ministère de l'Economie voulait réaliser des coupes, précise Stéphane Troussel. Dans ces moments-là, les engagements financiers de l'Etat peuvent être repoussés et il fallait veiller à ce que le vote soit bien ancré à l'ordre du jour. »

Pour ce faire, les élus concernés par l'implantation de la ligne 16 se sont particulièrement mobilisés ces dernières semaines. Dans un courrier commun, huit maires des communes situées sur la future ligne 16 ont réaffirmé « l'impérieuse nécessité » de tenir le délai, pour le « désenclavement » de leur territoire de 300 000 habitants. Banco ! A Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Sevran, Le Bourget, Livry-Gargan, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) et Chelles (Seine-et-Marne), on poussait, hier après-midi, un soupir de soulagement. « La mise en place de la ligne 16 à Livry-Gargan va être un vrai plus pour les habitants, assure le maire (UMP) Pierre-Yves Martin. Mais il faut aussi voir les choses dans leur ensemble. Pour nous, l'ensemble des lignes du Grand Paris, et notamment la ligne 17, permettront de développer tout le territoire. »

Source : Le Parisien

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Publié dans #Transports

Publié le 5 Juillet 2014

3979535_2.JPGC'est parti pour deux mois de fête ! Jusqu'au 24 août, le canal de l'Ourcq fait la fête. Au programme : bals, croisières, fêtes, cinéma en plein air et... street art.

Après l'opération Inside Out de JR en 2013, la cathédrale du graff en 2012, le canal de l'Ourcq accueille à nouveau l'art urbain. Pas moins d'une trentaine d'artistes, de renommée souvent internationale, exposent le long du canal, de la Rotonde de Stalingrad (Paris XIX e) jusqu'à Aulnay-sous-Bois, en passant par Pantin : Artof Popof, Da Cruz, Le MoDuLe de Zeer, Marko 93, Jace. ..

Leur terrain de jeu ? Dix kilomètres de murs, façades et mobiliers urbains à détourner, pour le plus grand bonheur des promeneurs. « Les artistes avaient un seul mot d'ordre : jouer avec la ville », rappelle le comité départemental du tourisme, à l'origine de la 
manifestation. Mission accomplie : le Cyclop transforme chaque borne antivoiture en oeil globuleux, Le MoDuLe De Zeer ressuscite la cheminée Elis, Artof Popol crée un tracé de 7 km au sol...

Pour découvrir les oeuvres, empruntez les berges du canal à pied, à vélo (piste cyclable tout le long et location de vélos (à 
Paris dans le XIX e ou dans le parc de la Bergère à Bobigny), en bateau (navettes fluviales) ou avec un guide.

Renseignements sur le site de l'office de tourisme : www.tourisme93.com

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #93 Infos

Publié le 5 Juillet 2014

bac.jpg68,73 % de bacheliers en Seine-Saint-Denis. C'est le pourcentage de candidats reçus au premier coup au baccalauréat général pour le cru 2014. Sur les 4 602 candidats reçus dans le département à l'issue du premier groupe d'épreuves, 2 600 bacheliers des filières générales (soit 56,50 % d'entre eux) ont obtenu une mention. En Seine-Saint-Denis, le nombre de bacheliers admis au baccalauréat professionnel a grimpé de 7,1 points par rapport à 2013 avec 3 934 candidats admis (63,57 %). Forte progression aussi pour le bac technologique avec 10,4 points de plus par rapport à l'an dernier et 2 832 candidats admis (74,10 %).

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Education

Publié le 4 Juillet 2014

Hier soir s’est déroulée à la mairie d’Aulnay-sous-Bois la remise du diplôme d’honneur de la ville à Souaré Kouyaté, Alassane Niang et Oumar Togola pour leur acte de bravoure qui a permis de sauver la vie d’une adolescente piégée dans un appartement en feu du quartier de la Rose des Vents le dimanche 15 juin 2014. Nous vous proposons de revivre cette cérémonie à la fois sobre et émouvante avec une première vidéo présentant les trois héros.

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 4 Juillet 2014

passe-navigoC'est reparti pour un tour ! Les Franciliens pourront bénéficier de Passe Navigo dézoné cet été. Le Stif (syndicat des transports d'Ile-de-France) vient en effet de donner son feu vert au dézonage entre le 12 juillet et le 17 août, comme cela s'était pratiqué pour la première fois l'été dernier. A ces dates donc, les usagers détenteurs d'un Passe Navigo, quel que soit leur zonage (2, 3 ou 4 zones), pourront circuler en transports en commun sur l'ensemble de l'Ile-de-France (c'est-à-dire sur les 5 zones) sans payer plus. Comme l'an dernier également, les tarifs des forfaits mensuels de juillet et août pour les zones 1 à 5 sont réduits de 7,5 %.

Source : Le Parisien

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Publié dans #Transports

Publié le 4 Juillet 2014

Ce sera le dossier brûlant de la rentrée. Celui qui empoisonne déjà toutes les municipalités. Qui fait courir les services des mairies pour recruter in extremis des encadrants qualifiés. Qui fait grogner les parents d'élèves et les enseignants, mécontents de ce nouvel agencement des horaires. Et qui a même fait dire au maire d'une grande ville du département que son projet de l'été serait « de construire un abri antiatomique pour se protéger des parents et des profs à la rentrée ». N'en doutez plus : la réforme des rythmes scolaires est un vrai séisme.

Pendant l'année, les multiples consultations n'ont pas toujours réussi à mettre tout le monde d'accord. La direction académique, qui refuse de s'exprimer officiellement sur ce dossier, a même dû imposer un planning hebdomadaire à cinq villes, faute d'accord interne. Au final, on voit déjà le capharnaüm que cela risque d'être en septembre. Tour d'horizon des points chauds qui font des rythmes scolaires une réforme à deux vitesses en Seine-Saint-Denis.

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Un blocage politique. Le bras de fer a commencé très tôt. Pendant des mois, certaines villes -- la plupart de droite mais quelques villes de gauche également -- ont multiplié les courriers, les réunions et les manifestations afin de demander un report d'un an de la mise en place de la réforme.

Des coalitions autour du maire 
UMP de Rosny, Claude Capillon, et du député-maire UDI de Drancy Jean-Christophe Lagarde, ont tenté de maintenir la pression jusqu'au bout. En vain. Résultat : si dans certaines villes les services ont travaillé en coulisses pour caler les plannings et les futurs ateliers périscolaires (à Rosny le calendrier a été validé très trop par la direction académique), d'autres ont clairement perdu du temps. Exemple à Montreuil où le nouveau maire (FG) Patrice Bessac a accompagné jusqu'au bout les revendications des parents d'élèves et des enseignants et se retrouve pris de cours. Au final, le directeur académique a imposé son calendrier à la ville, les ateliers périscolaires ne seront pas mis en place avant novembre au plus tôt et la question de leur facturation n'est pas encore tranchée.

Ecole le mercredi ou le samedi matin. La règle, c'est l'école le mercredi matin. Cette matinée peut être transférée au samedi, si cela est justifié par projet spécifique. Dans les faits, la direction académique ne s'est pas opposée aux demandes provenant de trois villes de droite d'avoir classe le samedi matin au lieu du mercredi. Pour l'UMP Bruno Beschizza à Aulnay, il s'agit de « ne pas mettre en péril le tissu culturel et sportif » de la commune. Mais les parents d'élèves regroupés en collectif voient rouge : « Nos enfants seront doublement pénalisés, estime une maman. Non seulement ils n'auront pas droit à de véritables activités périscolaires, mais en plus ils devront se lever tôt une sixième matinée dans la semaine, sachant que beaucoup vont au centre de loisirs ou chez une nourrice le mercredi matin. » Hier, soutenus par le député 
PS Daniel Goldberg, ils ont été reçus en audience par le directeur académique à Bobigny. A Gagny et Montfermeil aussi des parents protestent contre l'école le samedi matin.

Des ateliers périscolaires... ou pas ! A force d'avoir attendu, ou bien par conviction politique, neuf villes du département ne mettront pas en place les ateliers périscolaires censés, selon le ministère de l'Education nationale, proposer aux écoliers des activités variées et à forte valeur ajoutée. A Drancy et à Bobigny, les élèves n'auront donc pas « d'ateliers macramés », selon les propos de Jean-Christophe Lagarde, mais des cours de soutien scolaires élargis. En plus de ces neuf villes, Aubervilliers et Saint-Denis mettent en place des ateliers payants dans les centres de loisirs. En clair : pas de Temps d'activité périscolaire (TAP) à proprement parler mais une invitation aux parents à inscrire leurs enfants au centre pour boucler une journée d'école. Enfin, à Montfermeil et Montreuil, on prévient que les ateliers seront mis en place « progressivement » car les villes n'ont pas encore eu le temps de les organiser.

Une réforme coûteuse pour les villes... L'Etat versera aux villes 50 € par élève scolarisé, qu'elles mettent en place ou non des ateliers périscolaires. Certaines percevront en plus une aide de la CAF (Caisse d'allocations familiales), si cette dernière juge les ateliers de qualité. Mais dans les mairies, on assure que ces aides ne prennent pas en charge la totalité des coûts jugés colossaux. Sans compter qu'elles ne seront probablement accordées qu'une ou deux années. A Neuilly-sur-Marne, on précise donc que les TAP seront gratuits tant que la commune touchera des aides de l'Etat. A Gournay, la seule ville où tous acteurs semblent être en accord avec la mise en place de la réforme, le maire sans étiquette Eric Schlegel reconnaît que celle-ci pèsera très lourd sur les finances. A Bagnolet, le maire PS Tony Di Martino a ainsi affirmé qu'il ne mettait pas en place de TAP dans sa ville trop endettée.

... et les familles ! Le portefeuille des familles risque aussi d'être mis à mal. Car avec l'école le mercredi matin (option choisie dans presque toutes les communes), de nombreux enfants iront certainement à la cantine ce jour-là. Autre nouvelle dépense pour les parents ? Dans sept communes de Seine-Saint-Denis, il faudra payer pour participer aux ateliers périscolaires. A chaque fois, les tarifs sont fixés en fonction du quotient familial. A Saint-Denis, par exemple, cela ira de 34 centimes à 1,98 € par jour, à Sevran, de 50 centimes à 1 €, à Coubron, de 4,57 € à 6,32 € (pour une demi-journée), à Villemomble, de 40 centimes à 2 €.

La chasse aux encadrants. Ce sera sûrement le point bloquant de la rentrée. Car de nombreuses villes commencent à peine les recrutements des encadrants. Déjà, l'an dernier, Aubervilliers, Bondy, L'Ile-Saint-Denis, Le Pré-Saint-Gervais et Romainville (les cinq villes à s'être lancées dans l'aventure avant les autres) avaient eu du mal à trouver un nombre d'animateurs formés suffisant. Cette année, ces communes cherchent d'ailleurs à renflouer les équipes. Partout ou presque, la course aux associations, aux animateurs diplômés risque d'être le casse-tête de l'été... et de la rentrée !

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Education

Publié le 4 Juillet 2014

949765-15633076-640-360.jpgCe soir, à partir de 18 heures, la Seine-Saint-Denis va vibrer et encourager les Bleus. Pour la Coupe du monde de football, des écrans géants ont été installés pour retransmettre le match contre l'Allemagne. A Montreuil, la place Aimé-Césaire accueillera ce soir les spectateurs à partir de 18 heures. Pour la première fois depuis le début des épreuves, Saint-Denis installera ce soir un écran géant, sur le parvis de la Basilique. De ce fait, la circulation des bus RATP sera modifiée toute la journée en centre-ville. Les véhicules ne pourront plus accéder aux rues Jaurès, du Cygne et de la Légion-d'Honneur à partir de 15 h 30. Le centre commercial Aéroville de Tremblay ouvrira gratuitement son cinéma EuropaCorp, celui de Luc Besson, aux amateurs. Tous les prochains matchs de la Coupe du monde seront projetés dans la salle obscure.

Source : Le Parisien

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Publié dans #Soyons sport.

Publié le 29 Juin 2014

seine-saint-denis-1-.jpgAprès un audit interne, le département a découvert une importante fraude qui durait depuis dix ans. Deux plaintes ont été déposées et quatre agents suspendus.

Près de 2,5 M€ abusivement versés depuis 2002 en Seine-Saint-Denis au titre de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) ou de la prestation compensatoire du handicap (PCH)... La facture est douloureuse pour le conseil général qui a fait cette amère découverte au détour d'un audit on ne peut plus classique.

Depuis 2010, le conseil général de Seine-Saint-Denis s'est doté de son propre service d'audit, en interne. Dix agents, rattachés à la direction générale, passent ainsi au crible tous les services du département. En novembre 2013, c'était au tour de la direction de l'allocation aux personnes âgées et aux personnes handicapées. La comparaison de fichiers a mis en lumière des discordances entre le nombre de dossiers instruits par la commission départementale, qui décide d'ouvrir des droits, et les ordres de paiement. Ainsi, des allocations auraient été versées sans que la commission ait eu à se prononcer. Après l'audit, c'est une 
enquête administrative qui a été menée depuis mars 2014 pour y voir clair et lever le doute sur d'éventuelles malversations internes.

« Les versements ont été suspendus, le temps que les allocataires fournissent des précisions », précise-t-on au conseil général. A moins d'un piratage de l'extérieur, les ordres de paiement avaient été validés par des agents du département. Trente-deux dossiers d'APA frauduleux ont été identifiés, portant sur 350 000 € indûment versés entre 2002 et 2014. La fraude à la prestation compensatoire du handicap est estimée à 2,1 M€, entre 2006 et 2014. Les bénéficiaires vivraient dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis. Ils recevaient sur leurs comptes des allocations qu'ils n'auraient pas dû percevoir comme ce jeune de 28 ans qui aurait touché l'APA.

Une plainte a été déposée le 18 avril au commissariat de Bobigny pour fraude aux prestations publiques, puis une autre, le 15 mai, auprès du procureur de la République, pour dénoncer la probable implication d'agents. Dès le lendemain, des sanctions administratives sont tombées : quatre employés du conseil général, hommes et femmes, sont à ce jour suspendus, à titre conservatoire. Ils risquent la révocation, et plus au niveau pénal, s'ils sont reconnus coupables de fraude. Ils auraient pu agir pour eux et pour le compte de tiers.

Comparées au volume 
total d'allocataires en Seine-Saint-Denis et au montant versé sur la même période par le département, ces sommes restent minimes puisqu'elles représentent 0,33 % des allocations (726 M€) versées à 81 000 bénéficiaires. « Mais ce qui est totalement insupportable, c'est que ce système, que l'on a découvert, remet en cause les valeurs de solidarité, d'honnêteté et de dévouement », déplore Stéphane Troussel, le président(PS) du conseil général. A la police judiciaire de poursuivre l'enquête.

Source : Le Parisien

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Publié dans #93 Infos

Publié le 29 Juin 2014

3959511_11-1-210159850_545x341.jpgL'Association musicale aulnaysienne pour les petits (Amapp), qui fait découvrir la musique aux enfants depuis 2007 à Aulnay-sous-Bois, organise aujourd’hui son spectacle annuel. Une centaine d'enfants vont monter sur la scène du Théâtre Jacques-Prévert. Accompagnés d'une formation de sept musiciens, ils présenteront le conte musical « Emmène-moi au cinéma ».Autour du personnage de Coco, un vieux réalisateur italien au caractère autoritaire, les enfants voyageront en chansons au coeur des oeuvres incontournables du cinéma, de Charlie Chaplin à « Harry Potter ».

Aujourd’hui à 15 h 30, Théâtre Jacques-Prévert, 134, avenue Anatole-France à Aulnay-sous-Bois. Entrée libre. Réservation conseillée au 01.58.03.92.75.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 27 Juin 2014

3956535_11-1-206751624_640x280.jpgLes couples passés par l'épreuve du mariage vous le diront. Le diable se niche dans les détails, et il faut tout régler, du menu à la couleur des robes. Mais qui aurait l'idée de vérifier si le maire ou l'adjoint chargé de célébrer l'union est bien français ? Ce détail n'en est pourtant pas un.

Ainsi, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), entre 2012 et 2013, trente couples au moins se sont dit oui devant un conseiller municipal de nationalité portugaise, membre de l'équipe de l'ancien maire socialiste Gérard Ségura. Or, si la loi permet bien aux ressortissants de l'Union européenne d'être conseillers municipaux, elle ne les autorise pas à remplacer le maire pour célébrer des mariages .

L'irrégularité vient d'être signalée par le nouveau maire (UMP) d'Aulnay, Bruno Beschizza, à la procureur de la République de Bobigny. Nul ne semble aujourd'hui être en mesure d'évaluer les conséquences de ce couac, qui semble inédit. Les mariages concernés peuvent-ils être annulés ? « C'est bien plus grave que cela. Si un juge est saisi, il peut considérer ces actes comme inexistants », affirme un avocat. « La question à présent est de savoir s'il y a un moyen de les légaliser », explique- t-on dans l'entourage du maire.

Pour l'heure, la municipalité s'est abstenue d'affoler les couples concernés. « Les personnes seront prévenues par les services de la ville, de l'Etat ou de la justice », indiquait jeudi soir en conseil municipal Bruno Beschizza.

Qui est responsable d'un tel raté ? L'ancien conseiller municipal tombe des nues. « Vous pensez bien que je n'étais pas au courant, sinon je n'aurais pas célébré autant de mariages », soupire Mario de Oliveira, membre du Parti radical de gauche qui a été élu de 2008 à 2013. Ce dernier explique qu'un tour avait été institué entre les élus pour se répartir les samedis passés à unir les tourtereaux. Ce que confirme l'ancien maire : « C'était une charge lourde, avec jusqu'à vingt mariages par week-end », explique Gérard Ségura, qui lui non plus ne semblait pas au fait de la loi : « C'est simple, nous n'avons pas été avertis par les services municipaux que cet élu n'était pas en situation d'exercer les fonctions d'officier d'état civil. » Les arrêtés de délégation provisoire, pris par le maire à chaque fois qu'il confie à un élu le soin de procéder aux mariages, ne semblent pas non plus avoir alerté les services préfectoraux, en théorie chargés du contrôle de légalité. L'affaire laisse un goût amer à Mario de Oliveira : « J'ai adoré célébrer les mariages et voir couler les larmes de joie. J'ai le sentiment d'avoir été un élu de seconde zone... »

Source : Le Parisien

 

 

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Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 25 Juin 2014

RMIls ont essuyé les plâtres. Cette année, cinq villes* du département (Aubervilliers, Bondy, L'Ile-Saint-Denis, Le Pré-Saint-Gervais et Romainville) ont testé la réforme des rythmes scolaires. Un an avant le gros des troupes qui découvrira la semaine de quatre jours et demi à la rentrée de septembre. Bilan ? Sur le terrain, les parents d'élèves que nous avons rencontrés sont globalement mécontents. Idem pour les enseignants et les animateurs qui ont trouvé le début de l'année scolaire particulièrement chaotique. Les problèmes récurrents : la fatigue des enfants, l'organisation compliquée pour les familles, les locaux en nombre insuffisants, des ateliers à deux vitesses, des animateurs pas toujours suffisamment formés... Des sujets de discorde qui ont provoqué tout au long de l'année des tensions, des mobilisations de parents et d'enseignants ainsi que des mouvements de grève, à Aubervilliers par exemple.

Dans les municipalités, le son de cloche est un peu différent. Même si elles reconnaissent toutes que les améliorations sont possibles à la rentrée prochaine, elles dressent un bilan plus satisfaisant de cette réforme jugée « nécessaire ». « Ce qui s'est passé dans nos écoles, c'est vraiment une plus-value pour les enfants », assure Gérard Cosme, le maire PS du Pré-Saint-Gervais, même s'il reconnaît qu'il est encore trop tôt pour mesurer le bénéfice de la réforme. « Sur l'organisation il y a eu une progression générale », assure-t-il.

Le remède miracle pour les maires ? La concertation avec les enseignants, les parents et les animateurs. Dans les cinq villes, des comités de suivi ont été mis en place pour corriger les erreurs au fil des mois. Le dialogue a parfois été difficile, il a cependant permis de maintenir un lien entre des acteurs qui n'avaient jusqu'ici pas l'habitude de travailler ensemble. « La commune a mis en place en novembre 2013 un suivi du dispositif avec les enseignants et les parents, qui a permis de progressivement tirer le bilan et de mettre en place des correctifs », explique-t-on à L’Ile-Saint-Denis.

A Bondy, 92% des primaires profitent des ateliers

A Aubervilliers, le nouveau maire communiste Pascal Beaudet a d'ailleurs repris totalement les discussions avec les équipes pour adapter la mise en place de la réforme sur la ville. Pas sûr néanmoins que cela suffise à mettre tout le monde d'accord...

Le vrai point positif de la réforme, avancé dans les mairies : les ateliers qui ont permis d'offrir à tous les écoliers de suivre des activités extrascolaires, ce qui n'était pas le cas auparavant. Exemple à Bondy où l'on souligne qu'en 2012, 80 % des enfants ne fréquentaient pas de structures sportives ou culturelles. « Aujourd'hui, 83 % des enfants scolarisés en maternelle sont inscrits sur les temps d'activités périscolaires et ce taux atteint 92 % en élémentaire, précise-t-on au cabinet de la maire socialiste. A Bondy, les activités proposées sont gratuites et le resteront. » Tant pis si à la sortie des écoles certains parents ne sont pas convaincus par la qualité des activités et s'interrogent de la valeur ajoutée qu'elles apportent pour les enfants.

« On ne peut pas mettre tout le monde d'accord dès la première année, reconnaît Olivier Catayée, le conseiller municipal délégué à l'Enfance de Romainville. Le passage à la semaine de quatre jours et demi est une réforme de fond et il faudra au moins trois ou quatre ans avant d'être complètement rodé. Nous avons juste pris un peu d'avance en nous lançant un an avant tout le monde. »
Source : Le Parisien

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Education

Publié le 25 Juin 2014

Vous trouverez ci-dessous une lettre du maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza annonçant qu’en cas d’application de la réforme des rythmes scolaires les écoles publiques d’Aulnay-sous-Bois ouvriraient le samedi matin. A noter qu’à ce sujet une réunion d’information est organisée le lundi 30 juin à 19h au gymnase Pierre Scohy.

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Publié dans #Education

Publié le 25 Juin 2014

a659550e16.jpgL'appel émane du collectif des RPE Aulnay, regroupement de parents, parmi lesquels des représentants de la FCPE. Il invite à une manifestation ce mercredi à 18 h 30, devant l'hôtel de ville d'Aulnay, où doit se tenir le conseil municipal. Dans un tract, le collectif reproche au maire UMP Bruno Beschizza de n'avoir pas organisé de réunion de concertation à la mi-juin sur les rythmes scolaires, comme il l'avait promis, et de n'avoir donné « aucune réponse » sur la mise en oeuvre de la réforme -- l'élu a déjà déclaré que la ville n'avait pas les moyens de financer les activités périscolaires. Le conseil municipal, qui commencera à 20 heures, abordera plusieurs points, dont l'abrogation d'une convention qui permettait au bailleur Plaine-de-France d'acheter des appartements au sein de la copropriété Savigny.

Source : Le Parisien

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Publié dans #Conseil municipal

Publié le 24 Juin 2014

lidl.jpgUn vol à main armé a tourné court, ce mardi matin à Aulnay-sous-Bois. Deux malfaiteurs cagoulés s'étaient cachés dans les buissons en attendant l'arrivée des premiers employés du Lidl, rue Alfred Sisley. Les trois premiers arrivés ont eu droit à une arme braquée sur eux et une bombe lacrymogène. Les agresseurs voulaient ainsi obtenir l'accès à un coffre pour prendre de l'argent. Ils ont dû déchanter puisque les employés n'avaient pas les codes d'accès. Les braqueurs sont repartis, sans violence, en prenant juste quelques paquets de bonbons au chocolat.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Commerce

Publié le 23 Juin 2014

affiche2A Aulnay, le nouveau maire UMP, Bruno Beschizza, ne veut pas prendre le moindre risque avec les feux d'artifice. C'est pourquoi il vient de prendre un arrêté en interdisant leur vente et leur transport entre le 19 juin et le 31 août. L'arrêté vise « à prévenir les troubles à l'ordre public et à la tranquillité publique » sachant que, toujours selon le texte, « les feux d'artifice sont principalement utilisés contre les forces de l'ordre et les biens publics ». L'arrêté ne vise pas seulement les fêtes du 14 Juillet, mais aussi les fêtes du Nouvel An, puisqu'il établit la même interdiction entre le 15 décembre 2014 et le 4 janvier 2015.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 18 Juin 2014

Leur bravoure a suscité l’émotion dans la ville. Dimanche, Kouyaté, Alassane et Oumar ont aidé une jeune fille à sauter du quatrième étage.

Depuis deux jours, Oumar, 18 ans, n'a quasiment rien mangé. Et pas beaucoup dormi non plus. « Je suis retourné. Je n'arrive pas à réaliser, je me dis que je vais me réveiller », confie ce jeune homme longiligne, le cou enserré dans sa minerve. Deux doigts bandés à la main gauche, des douleurs au dos, à la mâchoire, à la jambe. .. La liste des lésions est longue, après le choc qu'il a reçu dimanche.

3931131_11-1-178412232_545x341.jpgAvec deux amis, le lycéen a joué un rôle décisif dans le sauvetage d'une adolescente de 16 ans piégée par un incendie, dans la cité de la Rose-des-Vents. En se groupant au pied de l'immeuble, les jeunes ont convaincu la victime de sauter du quatrième étage et ont tenté d'amortir sa chute. Blessée et souffrant de graves brûlures, elle a survécu mais se trouve toujours dans un état sérieux (lire par ailleurs).

Le premier arrivé sur place, en milieu d'après-midi, c'était Alassane, l'aîné du groupe. « Dans la rue, il y avait plein de monde. Les gens pleuraient, hurlaient. Je l'ai vue, elle se tenait debout sur le rebord de la fenêtre, elle était paniquée », raconte cet employé municipal. Il connaît bien l'adolescente. « Je lui ai crié : Ne saute pas, ne saute pas ! Et j'ai demandé aux gens d'apporter des matelas... » Autour de lui, des habitants s'exécutent, mais pas assez vite. Au quatrième étage, le feu fait rage. Alassane constate, horrifié, que les vêtements de la jeune fille s'enflamment.

« J'ai demandé aux gens de venir nombreux. Il fallait empêcher qu'elle tombe sur la grille de métal au pied de l'immeuble. » Oumar et Kouyaté, accourus entre-temps, s'avancent sans hésiter. « C'était instinctif. Je me rends compte aujourd'hui que j'aurais pu mourir. Mais si c'était à refaire, je le referais », affirme Kouyaté, appuyé sur ses béquilles.

Le petit groupe encourage alors la jeune fille à se jeter dans le vide. « Elle a hésité quelques secondes, puis elle a sauté », raconte Alassane. De leurs corps, ils amortissent comme ils le peuvent la chute de l'adolescente. Alassane s'empresse d'éteindre les flammes rongeant les vêtements. « Elle était consciente, elle m'a demandé si c'était un rêve. J'ai essayé de la calmer », confie-t-il. Oumar ne se souvient de rien. C'est lui qui a encaissé l'essentiel du choc. « Il a perdu connaissance, j'ai cru qu'il était mort », avoue avec émotion Kouyaté, plus légèrement blessé, à la jambe.

Tous ont été rapidement pris en charge par les pompiers, arrivés sur place après la chute de l'ado. Alassane s'en est tiré avec quelques contusions, mais la scène, « comme dans un film d'horreur », le tourmente encore. Il culpabilise également un peu d'avoir fait prendre de tels risques « aux petits jeunes ». « Heureusement qu'il ne leur est pas arrivé quelque chose de plus grave », soupire-t-il.

Le récit de cet acte de bravoure a rapidement fait le tour du quartier, de la ville... Hier, le maire UMP, Bruno Beschizza, a reçu les héros du jour pour les féliciter et leur proposer son aide. « Mais on ne l'a pas fait pour être des héros », protestent-ils en choeur. Alassane veut rappeler que d'autres ont agi : « Deux voisins sont montés défoncer la porte de l'appartement. Ils pensaient que les petits frères étaient peut-être à l'intérieur. Mais la fumée était tellement épaisse qu'ils n'ont pas pu entrer. » « La plus courageuse de tous, c'est notre amie, qui a sauté du quatrième étage », estime Oumar.

Ce dernier a lui aussi de la ressource. Lundi matin, courbé par la douleur, le jeune homme est allé passer les épreuves d'histoire-géographie et de français de son baccalauréat électrotechnique.

Source : Le Parisien

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Publié dans #A vos quartiers !