Publié le 4 Février 2011

Photo 5.

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Prenez le boulevard Lefèvre (du nom du docteur officiant à Aulnay-sous-Bois vers 1880), qui pour la petite histoire fut débaptisé en 1936 au profit du  nom de Lénine avant de retrouver son appellation d'origine juste après la dernière guerre... jusqu'au croisement avec la rue Honoré-Sohier, aulnaysien fusillé par les Allemands en février 1942. Vous trouverez à la fois une plaque commémorative en hommage à ce dernier mais aussi un passage au nom plutôt mystérieux : la sente du berger.

sente.JPG

La sente du berger, c'est la réponse que j'attendais. J'y reviendrai plus tard avec une note spécifique...

Photo 6.

Situé rue Maximilien Robespierre (je fais l'impasse sur sa biographie !) , il s'agissait du Vélodrome. Bien qu'il y ait quelques supporters de l'OM clairement identifiés à Aulnay-sous-Bois, notre Vélodrome n'a pas grand chose à voir avec celui des marseillais. J'ai entendu une fois en réunion publique organisée par la mairie qu'il aurait besoin d'une bonne rénovation. C'est une idée qui se défend mais il faudrait plus de sous dans la cagnotte pour que cela arrive parait-il, enfin je veux dire pour parler en terme financier plus approprié, trouver une ligne dans le budget.

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Je termine sur cet endroit par une anecdote assez cocasse pour le coup. Le vendredi 11 juin 2010, lors de la retransmission au Vélodrome sur écran géant du premier match de coupe du monde de la France face à l'Uruguay, une pétition à signer était présentée à l'entrée. Le contexte était particulier puisqu'on était en pleine enquête publique sur la dernière modification en date du PLU. Cette pétition allait terminer quelques jours plus tard sur le bureau de la commissaire enquêteur une fin d'après-midi du 18 juin 2010. J'étais là aussi à ce moment précis.

Cette pétition de masse allait certainement valoir son pesant de cacahuètes dans la décision finale d'approuver sans la moindre réserve cette modification.  L'Histoire ne dira sans doute jamais si j'ai été assez facétieux pour la signer. En attendant, et c'est l'objet principal de mon propos, c'est un joli pied de nez à ceux qui pensent que le football n'est pas un sport très stimulant pour les neurones. A Aulnay-sous-Bois il sert de module d'introduction aux premiers fondamentaux d'urbanisme, ce qui n'est pas rien !

Stéphane Fleury (oui celui des blogs !)

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 3 Février 2011

Contre Nice, les banlieusards n'ont perdu que 0-1

Il faut se dresser sur la pointe des pieds pour deviner, derrière l'autoroute et les barres d'immeubles, la lumière orangée de Saint-Denis et son Stade de France. Pour les joueurs de la JA Drancy, sortis hier de la Coupe de France par Nice (0-1), ces lueurs resteront celles d'un mirage. Leur aventure s'est terminée en 8es de finale, dans le froid de La Courneuve, où les Drancéens ont trouvé une enceinte digne de l'événement (5000 personnes environ).

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Drancy était à la hauteur

Rempli de bonnets bleus aux couleurs du club, le stade Marville avait pourtant ce côté désuet propre aux exploits de la Coupe de France. un terrain où les rebonds sont parfois rebelles et où le panneau d'affichage vous pète entre les doigts en pleine rencontre. Un centre de Paisley repris par Mounier après un contrôle de la poitrine a pourtant brisé le rêve des joueurs de Malik Hebbar juste avant la pause (42e).

 

"Il n'a pas manqué grand-chose, regrette le coach des Franciliens, 15e de leur groupe de CFA. Ils ont été à la hauteur, ont joué au foot, montré ce dont ils sont capables. C'est tout ce qui compte". De cette aventure, il retient aussi "ces choses ressenties lors des mises au vert entre les joueurs". Des moments forts sur lesquels il faudra s'appuyer pour assurer le maintien en championnat. "On a créé un engouement dans la ville, c'est beau savoure Abdelrani Bekka, dix ans de présence au club. Mais bon, même si on est amateurs, et qu'on perd contre des pros, on aurait bien aimé aller plus loin. C'était faisable."

 

Source : Romain Scotto. 20 minutes Edition de Paris du 03.02.2011. Photo : A.Bibard/Fep/Panoramic

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Soyons sport.

Publié le 3 Février 2011

Il y a quelques temps j'avais fait une note (ici) sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) obligatoire.  Grosso modo l'objectif est de classer les habitations en fonction de leur consommation d'énergie sur une échelle allant de A à G soit du logement le plus économe à celui qui est le plus énergivore. Exactement comme pour la consommation énergétique d'une machine à laver ou d'un frigo.

Hier, dans ma boîte aux lettres, il y avait le magazine d'une agence immobilière listant les annonces de la Seine-Saint-Denis. J'ai pu constater que l'immense majorité d'entre elles fournissait cette information désormais obligatoire. J'ai eu alors l'idée de regarder d'un peu plus près dans quelle catégorie étaient classés les logements actuellement à la vente ou à la location. Ci-dessous voici l'échelle représentée en fonction des kilowattheures consommés par mètre carré par an.

etiquette energieSur 15 annonces à Aulnay-sous-Bois, 7 logements sont classés en catégorie D, 4 en E, 3 en F et 1 en G. Ce n'est pas très brillant. Mais cette tendance n'est pas spécifique à notre commune. En effet, si on étend le champ de l'analyse à l'ensemble des villes du secteur ( Bondy, Gagny, Drancy, Bobigny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, La Plaine St-Denis, Livry-Gargan, Les Pavillons-sous-bois, Villemomble, Bagnolet, Montreuil, Romainville, Neuilly Plaisance, Neuilly sur Marne, Noisy Le Grand, Pantin, Aubervilliers, Rosny-Sous-Bois, Saint-Denis, Sevran, Villepinte)  la situation n'est guère meilleure.

Ainsi sur 152 annonces au total (Aulnay-sous-Bois y compris) on obtient 1 logement classé en catégorie B, 7 en C, 41 en D, 55 en E, 29 en F et 19 en G. Evidemment ce n'est qu'un échantillon mais il semble confirmer de manière assez nette que nos villes ne sont pas durables ! Ce n'est pas une surprise ! Sur le 4ième de couverture du livre de Denis Clerc, Claude Chalon, Gérard Magnin et Hervé Vouillot intitulé pour un nouvel urbanisme la ville au cœur du développement durable figure ce qui suit et que je trouve plutôt juste.

Montrez-moi votre ville et je vous dirai qui vous êtes ! L'exercice serait aujourd'hui cruel pour notre société : nos villes sont dispendieuses, étalées, éclatées, irresponsables. Elles sont colonisatrices et féroces avec les campagnes qui les entourent, dangereuses pour l'air et l'eau qui les traversent et dures avec les personnes qui les habitent.

Le constat n'est pas tout à fait nouveau, mais les enjeux se précipitent : raréfaction des ressources énergétiques, réchauffement climatique entre autres accélèrent la mutation de notre société vers un développement durable. Mais comment espérer y arriver à l'échelle planétaire si chacune de nos villes continue sur sa lancée ?

En résumé, il y a un sacré travail ! Mais il n'est pas interdit de commencer maintenant !

Stéphane Fleury

Références du livre : Denis Clerc, Claude Chalon, Gérard Magnin, Hervé Vouillot. Pour un nouvel urbanisme, la ville au cœur du développement durable. Adels Revue Territoires. Editions Yves Michel.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 2 Février 2011

Le saviez-vous ? Une partie de la population d'Aulnay-sous-Bois est actuellement en cours de recensement. Entamée le jeudi 20 janvier 2011 , cette opération s'achèvera le samedi 26 février prochain. Si jamais vous faîtes partie du panel des heureux élus n'hésitez pas à nous faire un petit coucou... !

Le recensement, ce n'est pas seulement compter le nombre d'habitants vivant en France, c'est aussi suivre chaque année l'évolution de la population, des communes et plus généralement de la société. Que ce soit en matière de crèches, d'hôpitaux, de pharmacies, de logements, de transports publics, de rénovation de quartiers, d'infrastructures sportives, etc., les réponses sont essentielles pour aider les élus à mieux répondre aux besoins.

population               ( Evolution de la population d'Aulnay-sous-Bois entre 1968 et 2007. Source : Insee) 

En 2011, une partie d'Aulnay-sous-Bois est recensée. En effet, chaque année, une enquête est organisée par la mairie et l'Insee dans les communes de 10 000 habitants ou plus, auprès d'un échantillon de 8 % de la population. Ainsi, il se peut que vous soyez recensé cette année, alors qu'un membre de votre voisinage ne l'est pas.

Si vous êtes concerné, un agent recenseur se rendra à votre domicile à partir du 20 janvier 2011. Vous pourrez le reconnaitre grâce à sa carte officielle tricolore comportant sa photographie et la signature du maire.

Il vous remettra une feuille pour le logement recensé, un bulletin individuel pour chaque personne vivant dans ce logement et une notice d'information sur le recensement. Si vous le souhaitez, l'agent recenseur peut vous aider à remplir les questionnaires.

Lorsque ceux-ci sont remplis, ils doivent être remis à l'agent recenseur par vous-même, ou en cas d'absence, sous enveloppe, par un tiers (voisin, gardien, etc.). Vous pouvez aussi les retourner à la mairie ou à la direction régionale de l'Insee au plus tard le 26 février 2011.

Les quelques minutes que vous prendrez pour répondre aux questions sont importantes. La qualité du recensement dépend de votre participation. C'est avant tout un acte civique, mais aussi une obligation légale en vertu de la loi du 7 juin 1951 modifiée.

Toutes vos réponses sont confidentielles. Elles sont transmises à l'Insee et ne peuvent faire l'objet d'aucun contrôle administratif ou fiscal.

Pour savoir si vous êtes recensé cette année ou pour obtenir des renseignements complémentaires, contactez la mairie au 0800 77 99 33 (appel gratuit depuis un poste fixe) ou 01 48 79 65 59.

Pour trouver les réponses à vos principales questions sur le recensement de la population 2011 : www.le-recensement-et-moi.fr

Pour en savoir plus et consulter les résultats du précédent recensement : www.insee.fr

Source : http://www.aulnay-sous-bois.com/

  

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Démographie

Publié le 2 Février 2011

ballon.jpgCe soir la Seine-Saint-Denis du football aura les yeux rivés sur Drancy. La Jeanne d'Arc de Drancy, comme on l'appelle, qui évolue en CFA (4éme niveau national) affronte en effet aujourd'hui à 20 heures, au stade Marville de La Courneuve, l'OGC Nice actuellement classé 17éme de Ligue 1. L'enjeu : une qualification historique pour les quarts de finale de la coupe de France ! Ce matin dans le Parisien, Malik Hebbar, l'entraineur de la JA Drancy estimait que son club avait 40% de chances de passer et qu'il n'y avait aucun complexe d'infériorité à avoir. De fait, Drancy a déjà sorti, au tour précédent, Boulogne-sur-Mer évoluant pourtant deux divisions au dessus. Les Aiglons (le surnom des joueurs niçois) étaient d'ailleurs relativement prudents dans les colonnes de l'Equipe daté de ce jour estimant qu'il fallait se méfier de Drancy dans la mesure où dans ce genre de confrontation la valeur des équipes se trouve nivelée. En cas d'exploit le club de Drancy recevrait 272 500 euros de la Fédération Française de Football.

Le match n'est pas télévisé ce qui laisse présager une affluence de l'ordre de 5 000 spectateurs ce soir au stade. En attendant une telle aventure du côté du CSL d'Aulnay-sous-Bois nous garderons une oreille sur la rencontre en souhaitant le meilleur à nos voisins du 93...

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Soyons sport.

Publié le 1 Février 2011

Je ne suis pas un fin connaisseur du monde de la boxe mais, en lisant la note de Jean-Gauthier sur MonAulnay.com, j'ai quand même eu envie de jeter un œil samedi soir en direction du gala organisé salle Pierre Scohy. J'en profite au passage pour saluer l'initiative de la ville qui a retransmis en direct l'événement sur son site. Malgré l'handicap numérique qui est le mien en vivant dans le nord d'Aulnay-sous-Bois, j'ai pu observer combats et interviews de manière plutôt fluide.

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C'est ainsi que j'ai vécu en live la victoire de notre boxeur local Mehdi Bouadla aux points à l'unanimité du jury après huit rounds de virtuose. Ceci dit, plus la soirée avançait et plus je me suis mis à penser à Paul Amar. En son temps, ce présentateur de journal télévisé avait sorti des gants de boxe sur le plateau lors d'un débat politique entre Jean-Marie Le Pen et Bernard Tapie. C'était sa manière à lui d'exprimer que cela allait cognait.

Sa mise en scène lui valut d'être suspendu d'antenne. On lui reprocha notamment d'avoir montré ostensiblement un sac Décathlon et d'avoir manqué de respect à cette chose si importante que l'on nomme politique. Du reste,  Bernard Tapie s'était drapé dans une dignité offusquée déclarant que la politique c'était du sérieux !

Avec le recul je crois qu'effectivement Paul Amar avait tort. Finalement la boxe et la politique n'ont pas grand chose en commun. J'ai parfois l'étrange et désagréable impression qu'en politique il y a infiniment plus de coups bas...

Pour revoir la vidéo des gants de boxe cliquez ici.

Pour un compte-rendu complet sur la soirée de samedi cliquez .

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Humeur

Publié le 1 Février 2011

La maison de l'emploi (Meife) d'Aulnay lance un appel aux parrainages. Elle propose à des volontaires, en activité ou à la retraite, d'aider des chercheurs d'emploi dans leurs démarches. Il s'agit à la fois de leur transmettre un peu de leur expérience sur le monde de l'entreprise, de les conseiller dans la rédaction de CV et lettres de motivation, de les préparer à l'entretien d'embauche... La Meife a déjà recruté six parrains, et souhaite au moins doubler ce chiffre.

Renseignements auprès de la Meife, 1 rue Auguste-Renoir. Tél 01.48.19.36.00

Source : Le Parisien du 01/02/2011

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 31 Janvier 2011

Peu à peu, les villes du 93 rattrapent leur retard en remplaçant les bibliothèques vétustes par des médiathèques plus attractives,  comme celle qui a été  inaugurée samedi 29 janvier 2011 à Saint-Denis. Offrant un espace de 800 m², la nouvelle médiathèque Ulysse de Saint-Denis dispose d'un fonds de 18 000 livres, CD et DVD et d'une salle multimédia d'une dizaine de postes. La Seine-Saint-Denis compte désormais 79 bibliothèques et médiathèques, ce qui en fait le département le mieux doté de petite couronne selon la récente étude de l'observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France (MOTif).

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Une médiathèque n'est pas seulement un lieu où on emprunte des livres. C'est un lieu de vie où on vient consulter des ouvrages, surfer sur Internet, voir des expositions, des spectacles... Les nouveaux équipements attirent un public plus large. Ainsi, par exemple, en un mois seulement, la médiathèque Colette à Epinay a enregistré 26 000 prêts, alors que les deux anciennes bibliothèques qu'elle a remplacées comptabilisaient péniblement 35 000 prêts à l'année !

Après Epinay-sur-Seine en décembre, Saint-Ouen en 2009, Villepinte en 2008, trois médiathèques vont ouvrir dans les années à venir à La Courneuve, Stains et Pierrefitte. Et à Aulnay-sous-Bois c'est pour quand ?

Stéphane Fleury d'après l'article de Nathalie Perrier dans le Parisien du 29 janvier 2011

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Culture

Publié le 29 Janvier 2011

Les immigrés sont une excellente affaire pour l'Etat français : ils rapportent une grosse douzaine de milliards d'euros par an et paient nos retraites.

Les immigrés sont une très bonne affaire pour l'économie française : ils reçoivent de l'Etat 47,9 milliards d'euros, mais ils reversent 60,3 milliards. Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d'euros pour les finances publiques, qui ne représente pourtant que la part monétaire de transferts bien plus importants. Dans ce pays de 64,7 millions d'habitants, 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille. En France, on recense environ 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles.

Une équipe de chercheurs de l'université de Lille, sous la direction du Pr Xavier Chojnicki, a réalisé pour le compte du ministère des Affaires sociales une étude sur les coûts de l'immigration pour l'économie nationale. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif.

Les chercheurs ont remis leur rapport en 2009, au terme de trois ans d'études. Les 47,9 milliards d'euros que coûte l'immigration au budget de l'Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d'euros ; aides au logement 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliards ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.

De leur côté, les immigrés reversent au budget de l'Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d'euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards d'euros ; impôts et taxes à la consommation 18,4 milliards ; impôts locaux et autres 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d'euros. A ce solde positif de quelque 12,4 milliards d'euros il faut ajouter d'autres revenus pas toujours monétaires, mais d'une grande importance sociale et économique : les immigrés occupent l'immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas, et 90% des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la main-d'oeuvre étrangère.

Les immigrés sont de grands consommateurs : ils versent environ 18,4 milliards d'euros à l'Etat sur leurs dépenses personnelles, notamment en TVA. Ils ont modifié en profondeur le sport et les arts populaires français : la grande majorité des footballeurs de haut niveau sont issus de l'immigration, et les artistes d'origine immigrée, noirs et maghrébins, peuplent le Top 50 de la chanson populaire.

Juan Pedro Quinonero ABC Madrid, in Courrier international janvier 2011

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #La France - vue d'ailleurs...

Publié le 28 Janvier 2011

Hier soir s'est déroulée une réunion publique pour faire le point sur l'évolution des travaux de dépollution de l'ancienne usine d'amiante CMMP. On ne peut pas dire qu'elle ait permis de donner une visibilité totale sur une possible date de fin de chantier à laquelle est suspendue une réintégration des élèves du Bourg 2 dans leur ancienne école. Premier constat, il n'y a avait quasiment aucun parents d'élèves dans la salle. On peut expliquer cette situation en partie parce qu'aucune annonce n'avait été faite dans le cahier des enfants ce qui constitue une erreur de communication aussi étrange qu'inacceptable.

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La seule certitude du moment est que le chantier est bloqué. Apparemment pas pour des raisons techniques. En effet, un délai de trois mois et demi a été évoqué pour mener à terme les travaux de dépollution. Cette annonce a du reste provoqué un certain scepticisme dans la salle. Pour l'instant tout semble figé dans l'attente du rapport de l'expert judiciaire qui devrait remettre ses conclusions au plus tard le 15 juillet 2011.

Si la date de reprise des travaux à partir du 15 juillet se confirmait elle sonnerait probablement le glas d'une réintégration de l'école du Bourg 2 en septembre prochain. A ce sujet quelques parents d'élèves ont exprimé leur frustration d'être baladés d'années en années sans savoir si leurs enfants pourraient un jour revenir dans une école digne de ce nom.

Il faut dire que les algécos qui ont accueilli les enfants jusqu'à présent n'étaient pas programmés pour une durée d'utilisation aussi longue. Si cette solution provisoire  a eu le grand mérite d'éloigner tout le monde du poison que constitue l'amiante, il n'en reste pas moins que ces structures tombent désormais en lambeaux. Celle de l'école primaire semble mieux résister mais celle des maternelles place les parents d'élèves et les enseignants dans une situation proche de la crise de nerfs.

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L'adjoint à l'urbanisme Guy Challier qui présidait la réunion et le maire Gérard Ségura placé, quant à lui dans la salle, se sont voulus rassurants. Ils ont évoqué une expertise à venir pour évaluer l'état de l'algéco des maternelles et un possible remplacement de cette structure pendant l'été si nécessaire. Toutefois plus la soirée avançait et plus le chantier ressemblait à une équation comportant de multiples inconnues.

Nous savons que l'objectif est de rendre propre et totalement dépollué le terrain de l'ancienne usine d'amiante mais nous ignorons encore quelles méthodes seront utilisées, leur efficacité, le coût engendré, l'utilisation future éventuelle de cette parcelle, les rebondissements judiciaires toujours possibles, et donc finalement le délai réel nécessaire pour tendre vers ce but. De ce point de vue Gérard Voide, président du Collectif des Riverains et Victimes du CMMP, a réclamé un consensus large sur la manière dont la dépollution devrait être achevée.

Nous conclurons en écrivant que le déroulement du chantier a pour l'instant été totalement exemplaire. Il serait dommage alors que la fin se profile de le terminer sans certitudes et garanties. Cela semble un devoir pour les victimes, les malades et les générations futures...  

D'autres informations sur cette soirée sont disponibles en cliquant ici. 

Stéphane Fleury (un des représentants des parent d'élèves sur le groupe scolaire Bourg)

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Amiante

Publié le 28 Janvier 2011

Cela n'aura échappé à personne. Aujourd'hui le parc Robert Ballanger est exceptionnellement fermé toute la journée pour une chasse aux lapins. En effet, malgré l'introduction de furets le nombre de nos amis aux grandes oreilles est excessivement élevé cette année. Ainsi ce jour une chasse encadrée et sécurisée est donc organisée.

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L'occasion de constater qu'il est parfois préférable d'être un vilain petit canard plutôt qu'un gentil petit lapin !

Stéphane Fleury

Source : Oxygène n°116 du 27 janvier 2011

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 27 Janvier 2011

Voilà c'est fait. Aulnay-sous-Bois devrait donc disposer de sa station sur le réseau Grand Paris Express. Le tracé a en effet été présenté  hier par  la ministre des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet, le président du Conseil régional d'Ile de France Jean-Paul Huchon et le ministre de la Ville Maurice Leroy. Il constitue une synthèse entre le projet de l'Etat (Grand Paris) et celui de la Région (Arc Express).

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Claude Bartolone, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, s'est dit "très satisfait pour la région et encore plus pour le 93. L'image du département est définitivement réhabilitée. On n'est plus l'arrière-cour des Parisiens. Désormais on va porter en nous les aspirations de milliers de Franciliens. Avec ce projet, c'est 30 ans de retard que l'on rattrape".

Si chacun peut effectivement se réjouir de cette nouvelle qui devrait en principe améliorer grandement la rapidité et l'efficacité des transports franciliens, il reste toutefois quelques inconnues de taille : le calendrier et le financement.

Le calendrier prévisionnel tel qu'il est connu aujourd'hui prévoit le début probable des études de faisabilité du tracé pour l'été 2011. Le premier coup de pioche pourrait intervenir en 2013 si le projet ne prend pas de retard. La fin des travaux du plan de modernisation pourrait intervenir en 2020 et le Grand Paris Express devrait être terminé en 2025...

Côté finance, le Grand Paris Express pourrait coûter 32 milliards d'euros (12 milliards pour le plan de modernisation et 20 milliards pour le métro automatique). 9 milliards devraient être pris en charge par la Région, 9 milliards par l'Etat et 7 par des ressources fiscales (taxes sur les bureaux, location de locaux commerciaux...). Il n'est toutefois pas exclu que les Franciliens voient leurs impôts et le tarif des transports augmenter...

Stéphane Fleury synthèse rapide de quelques données du 20 minutes édition de Paris de ce jour.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Transports

Publié le 27 Janvier 2011

Une réunion publique aura lieu ce soir au sujet de l'expertise concernant le site amianté de l'ancien Comptoir des minéraux et des matières premières (CMMP), à Aulnay. La réunion portera aussi sur l'ensemble des procédures en cours. Des résultats d'expertise sont attendus pour le printemps. La dépollution des sols est prévue cette année. Deltaville, la société d'économie qui a racheté le terrain, sera présente.

 

Rendez-vous donc ce soir à 19h30, école du Bourg 1, 4 rue de Sevran.

 

A noter que cette fin d'après-midi est particulièrement chargée dans notre ville puisque les élus du groupe Verts - Aulnay Ecologie organisent leurs voeux à la même heure et dans le même groupe scolaire. Vous pouvez lire l'article paru ce matin sur ce sujet en cliquant ici.

 

 

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 26 Janvier 2011

Ce qui suit sonne comme un film d'anticipation... Paris et l'Ile de France inondés... Le scénario catastrophe est déjà envisagé... En voici les principales lignes... Rendez-vous en 2014 ! 

Stéphane Fleury

L'Ile de France est-elle à l'abri d'une crue modèle 1910 ? Avec une hauteur de 8,62 mètres, c'est la deuxième plus importante connue après celle de 1658 (8,81 mètres). Elle a une possibilité par siècle de se reproduire, d'où son qualificatif de centennale. Pascal Popelin ,président des Grands Lacs de Seine est affirmatif : "tout le monde a la certitude qu'un tel événement se reproduira sans que l'on sache quand." Daniel Canepa, préfet d'Ile de France renchérit "ce n'est pas une hypothèse, c'est une certitude".

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Les conséquences seraient considérables. La région parisienne s'est fortement urbanisée depuis cent ans. Elle regroupe 12 millions d'habitants. C'est ainsi que si 5% de sa superficie sont inondables, soit plus de 56 000 hectares, les zones qui seraient touchées sont urbanisées en moyenne à 40%. Mais ce pourcentage monte à 90% dans la petite couronne et à Paris.

Ce scénario se déroule dans un futur proche. En 2014 ou 2015. Après les précipitations exceptionnelles de l'automne qui ont saturé les nappes phréatiques et la vague de froid de décembre qui a imperméabilisé les sols, il pleut sans discontinuer sur le plateau de Langres et le Morvan. Les eaux de l'Yonne et de l'Aube viennent s'ajouter à celles de la Seine, puis celles de la Marne les rejoignent. Les lacs réservoirs, en amont de la Seine, qui ont rempli leur mission d'écrêtement des crues depuis plusieurs semaines, n'arrivent plus à réguler les débits du fleuve et des rivières. Les voies sur berge sont fermées dès que la cote de 3,20 mètres est atteinte. Mais la Seine franchit le cap fatidique des 5 mètres et les experts sont formels : nous sommes face à une crue centennale. Une cellule de crise est activée.

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L'eau monte toujours et 4500 patients de plusieurs hôpitaux de la ville, notamment Georges-Pompidou et l'Hôtel-Dieu, sont transférés. Le RER C est en partie fermé. Devant l'inexorable avancée de la crue, la RATP bouche les 477 entrées d'eau répertoriées sur son réseau. Dès 6,20 mètres, la Régie se résout à inonder certaines lignes de RER pour éviter leur implosion sous la pression des eaux, après avoir enlevé toute l'électronique. "Si on ne le fait pas il faudrait des mois pour les remettre en marche", insiste Pascal Popelin. Les gares de Lyon et d'Austerlitz sont touchées tout comme l'Assemblée nationale, plusieurs ministères, un bon nombre d'ambassades et la Maison de la radio.

Les automobilistes désertent les zones touchées pour tenter de se garer dans les bois de Boulogne et de Vincennes. Les ordures ne sont plus jetées dans la Seine comme en 1910 mais entreposées sur des bases aériennes dans l'attente de la reprise d'activité des usines d'incinération. L'alimentation en eau potable de certaines communes est compromise. Au total 2,7 millions de personnes en seront privées. Des dizaines de milliers de bouteilles d'eau potable sont acheminées depuis la province. A 7 mètres, il devient impossible de rester chez soi dans certains quartiers de la capitale et de la banlieue, l'armée évacue alors 50 000 sinistrés et 350 000 foyers sont sans électricité.

crue1.jpg

Les stations de pompage des réseaux d'assainissement fonctionnent à plein régime pour empêcher le refoulement des eaux usées chez les usagers, mais une fois atteinte la cote de 7,30 mètres, elles s'arrêtent. Alors les réseaux d'assainissement débordent et les eaux usées ne peuvent plus être évacuées. L'eau monte toujours. A 8,60 mètres, près de 2 millions de personnes n'ont plus d'électricité, donc plus d'internet, de téléphone, de télévision... Aucun règlement ne peut plus s'effectuer par carte bancaire. La distribution du gaz et le chauffage urbain sont également interrompus.

Après avoir atteint son maximum de 8,64 mètres, la Seine amorce sa décrue. Il faudra près de huit semaines pour qu'elle réintègre son lit. Le bilan est catastrophique. 508 communes ont subi directement l'inondation et 31 d'entre elles ont eu plus de la moitié de leur territoire noyé. 170 000 entreprises ont été touchées, dont 86 000 inondées, générant une paralysie régionale qui a affecté l'ensemble de l'économie française. Le coût des dégâts directs est estimé entre 17 milliards et 20 milliards d'euros. Il faut y ajouter les dommages aux réseaux (électricité, gaz, télécoms, chauffage urbain...).

Ce scénario est dans les cartons...

Source : Francis Gouge Le Monde pour Directmatin plus

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 26 Janvier 2011

C'était avant-hier soir et, pour la première fois, l'annonce de notre réunion mensuelle se trouvait carrément dans Oxygène, le vrai journal d'Aulnay-sous-Bois ! En page 16 du dernier numéro, le 115, on peut lire en effet : lundi 24 janvier à 20h00 Vieux Pays - Roseraie - Bourg. M. Mukendi (c'est notre adjoint de territoire). Salle du Bourg, 39 rue de Sevran. Ordre du jour : pot de nouvelle année offert par les délégués.

Si j'en crois la photo ci-dessous nous ne nous sommes visiblement pas trompés d'ordre du jour !

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Malgré le renfort de publicité du magazine contrôlé par l'exécutif municipal et la festive perspective d'un pot de l'amitié citoyen, nous n'étions seulement que 14. Dont 3 élus et 2 personnes faisant partie de la famille des élus. Il n'y a pas si longtemps nous étions 25 à 30 personnes minimum à  chaque fois et il y avait moins d'élus. Amer constat d'une constante érosion.

Il faut avouer que tout a été fait pour nous mettre au pas, notre conseil de quartier se montrant particulièrement actif et productif. Son seul tort est d'avoir été force de proposition sur de nombreux projets dont la mairie n'a malheureusement jamais voulu entendre parler ! Alors certains habitants ont fini par partir...

Mais d'autres ont fait le choix de s'accrocher !

En exclusivité , voici donc l'ordre du jour de notre prochaine réunion programmée le lundi 28 février :

1) Un point sur la rue des Saules

2) Un point sur la fracture numérique. Le nord de la ville est clairement défavorisé en terme de débit internet alors qu'il existe pourtant un relais au niveau du Parc Robert Ballanger. Problème il n'est pas équipé en ADSL ! Alors nous sommes reliés sur un émetteur éloigné situé au sud de la ville, ce qui nous pénalise en débit... Pas de bol !

3) Election d'un nouveau co-président. Notre co-président actuel a présenté sa démission en décembre dernier évoquant une certaine lassitude devant l'absence de réponses  à nos questions et le peu de résultats obtenus  par notre conseil de quartier.

4) Un point sur la circulation et le stationnement sauvage. Par exemple la zone 30 de la rue Maximilien Robespierre n'est pas respectée, générant des incivilités. La densification annoncée dans le secteur, notamment avec l'ensemble immobilier les jardins d'Aulnay, ne devrait pas arranger la situation. La zone de Bricoman, rue de Savigny, est signalée comme étant à risque car non éclairée. Une habitante signale s'être fait exploser la vitre à deux reprises au petit matin pour des tentatives de vol au niveau du feu rouge à la jonction avec la RN2... Nous apprenons aussi qu'une dame aurait été écrasée un mercredi midi à proximité de la rue Joseph Berger.

5) Un point sur le règlement d'urbanisme relatif à la hauteur autorisée des murs en zone pavillonnaire. Il semble que certains habitants du quartier aient fait le choix de se murer littéralement dans leur pavillon, brisant par la même le côté charme et convivial  de ce type d'habitat censé offrir des espaces ouverts et arborés... Une déléguée a vanté les jolies clôtures qui donnent l'impression d'un vrai espace de vie et de respiration... et espère à sa manière lutter contre les hauts murs de béton... Je n'ai pu m'empêcher de rappeler l'exemple de la cité Arc en ciel, étendue d'une soixantaine de pavillons avec des jardins et des clôtures de grillages verts qui offrent un espace ouvert... Et notre chère municipalité n'a rien trouvé de mieux que de construire au milieu un ensemble d'habitat collectif d'une hauteur de 4 étages... J'ai dit ça en fait des murs là ! Allez comprendre pourquoi, ça a jeté un froid...

C'est tout pour le moment...  

Stéphane Fleury, délégué de quartier itinérant...

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Démocratie de proximité

Publié le 25 Janvier 2011

Désenclaver. Le département, qui veut réduire son retard en matière de transports, s'est lancé dans une série de travaux qui doit le conduire au Grand Paris. A plus ou moins long terme, il s'agit de l'un des enjeux majeurs pour la région.

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Si "tout commence par les transports" comme l'affirme Claude Bartolone (président du conseil général de Seine-Saint-Denis (93)), l'impression générale est, qu'en la matière, rien ne se termine réellement. L'enclavement et le droit à la mobilité sont encore d'actualité dans ce département, à la fois le plus pauvre et le plus jeune de France métropolitaine, qui accuse un retard important dans ses infrastructures de transports. Redessiner le territoire, redéfinir les axes, tel que l'entend le Grand Paris, est l'un des enjeux majeurs à venir pour l'Ile-de-France, qui dans un même temps doit trouver des compromis entre les projets à long terme, quinze à vingt ans, et les besoins immédiats.

"Parce que nous accusons un retard de trente ans en terme d'investissements", martèle Claude Bartolone, le département veut faire de 2011 un grand chantier. A commencer par les tramways. Le T5, d'ici la fin de l'année, devrait relier Saint-Denis, Garges et Sarcelles (Val D'Oise). Le T1 sera prolongé jusqu'à Asnières et Gennevilliers d'ici à 2012. La même année devrait voir la ligne 12 arriver à la mairie d'Aubervilliers (le tunnelier a réalisé la jonction avec la Porte de la Chapelle le 12 janvier dernier). En 2013, le Tram'y, le T8, devrait relier Saint-Denis, Epinay-sur-Seine et Villetaneuse, en passant par l'université de Paris-XIII. En 2014, une partie de la Tangentielle Nord, voie ferrée reliant Sartrouville (78) à Noisy-le-Sec (93), doit également entrer en fonction. A cela s'ajoutera, en 2016, la prolongation du T1 jusqu'à Val-de-Fontenay, en passant par Montreuil.

"Nous sommes le département dans lequel les personnes utilisent le plus leur voiture, car l'essentiel du réseau est en radial et la demande se fait de plus en plus importante pour relier la banlieue à la banlieue", souligne le président du conseil général. Aujourd'hui, un habitant de Clichy-sous-Bois doit passer près d'1h30 dans les transports pour rejoindre l'aéroport de Roissy, situé... à 15km à vol d'oiseau.

"Je ne suis pas venu par hasard. C'est ici que se jouent les principales évolutions du Grand Paris" a déclaré Maurice Leroy(Nouveau Centre), ministre de la Ville et en charge du Grand Paris, le 6 janvier dernier. Venu apporter son soutien au tracé du futur Arc express, métro automatique de rocade en petite couronne, son arrivée semble marquer un nouveau pas dans le consensus entre l'Etat, la région et le département dans le cadre du Grand Paris. Reste la question du tracé de l'Arc express que soulève Hervé Bramy, adjoint au Blanc-Mesnil, regrettant qu'un seul tracé ait été présenté, sans qu'il ne soit réellement débattu avec les habitants.

Source : Adrien Chauvin in Le Monde pour Direct Matin

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Transports

Publié le 24 Janvier 2011

Les maladies provoquées par l'amiante .

Elles sont essentiellement de deux types : des fibroses et des cancers.

Les fibroses.

Les fibres d'amiante inhalées provoquent une réaction de défense de l'organisme avec apparition d'un tissu fibreux qui entraîne une rigidification au niveau des bronches, des plèvres, des alvéoles pulmonaires et du tissu pulmonaire dans les interstices entre les alvéoles. Ce tissu fibreux ralentit les échanges gazeux, d'où un déficit en oxygène, voire des conséquences au plan cardiaque. Les zones fibreuses ont tendance à fixer le calcium. Cette calcification les rend encore plus rigides et plus imperméables aux échanges gazeux.

Les fibroses pleurales

Les deux plèvres forment une double enveloppe autour du poumon : la plèvre viscérale (au contact de l'organe) et la plèvre pariétale (côté paroi extérieure). Les plèvres sont élastiques et coulissent l'une sur l'autre quand on expire et inspire. Lorsqu'une fibrose atteint l'une de ces plèvres, elle perd de l'élasticité et devient localement plus épaisse et plus rigide.

La fibrose pulmonaire

Quand la fibrose due à l'amiante atteint le parenchyme, c'est-à-dire le poumon, on parle d'asbestose. L'asbestose entraîne une insuffisance respiratoire, plus ou moins sévère, avec essoufflement rapide à l'effort et même au repos chez les personnes les plus gravement atteintes. Quand la fibrose rigidifie les petites bronches, elle les rend plus fragiles aux polluants et aux infections. Cette atteinte se traduit souvent par une toux plus ou moins chronique.

L'évolution des fibroses

Les atteintes par fibrose sont irréversibles et irréductibles aux soins. On peut soigner les complications et atténuer les conséquences ; on ne peut se débarrasser de la fibrose. Selon la quantité d'amiante accumulée dans les poumons, la maladie est évolutive ou tend à se stabiliser. Pour les expositions très fortes, une évolution pouvant être fatale peut survenir en quelques années. Pour les expositions faibles à moyennes, ce qui est le cas le plus fréquent aujourd'hui, les fibroses sont décelées de 10 à 40 ans après la première expositions, en fonction de la dose accumulée dans les poumons.

Les pleurésies

Elles s'accompagnent d'un épanchement de liquide entre les deux feuillets des plèvres. Elles peuvent récidiver ou non. Elles sont parfois le signe d'un mésothéliome et sont donc à suivre de près.

Les cancers

Le cancer broncho-pulmonaire

C'est le plus fréquent des cancers dus à l'amiante. Il est identique à celui du fumeur. Il peut apparaître de 10 à 40 ans après la première exposition. Les signes annonciateurs sont souvent la toux associée à un amaigrissement important et des douleurs thoraciques.

Le mésothéliome

A la différence du cancer broncho-pulmonaire, le mésothéliome est une maladie spécifique de l'amiante. Il peut survenir après des expositions faibles et de courte durée. Il apparaît en moyenne 35 à 40 ans après l'exposition. Ce cancer touche le plus souvent les plèvres (enveloppes du poumon), et plus rarement le péritoine (enveloppe des intestins), ou le péricarde (enveloppe du coeur).

C'est un cancer très grave, difficile à soigner. Le tabac ne joue aucun rôle causal dans le mésothéliome.

Autres cancers

Le cancer du larynx, déjà reconnu en Allemagne comme pouvant être causé par une exposition à l'amiante. Le cancer colorectal, qui apparait avec une fréquence anormalement élevée chez les ouvriers de l'industrie de l'amiante.

Prochaine question abordée : de la communication autour du chantier de l'amiante d'Aulnay-sous-Bois

Source : Amiante Guide pratique, maladies professionnelles dans l'Oise. ARDEVAP, CODERPA 60, ADVASUM

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Amiante

Publié le 22 Janvier 2011

Aulnay-sous-Bois,  un tract dans ma galette des rois !

En ce moment  je vois du tract partout.  C'est fou ! Dans la boîte aux lettres, à l'entrée de l'école, sur les marchés. C'est vrai on est en pleine période pré-électorale parait-il. Alors canton aime on ne compte pas ! Mais hier soir, en coupant ma dernière galette des rois de l'année, incroyable mais vrai au milieu de la frangipane devinez quoi ? Un tract ! Regardez la photo ci-dessous. Un truc dingue. Même dans les galettes !

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Bon allez ok j'admets c'est une blague ! Il n'y avait pas de tract dans ma galette... J'espère que l'humour n'est pas interdit en politique ! Et puis après tout cette photo est peut-être un heureux présage. Nous tenons là, sait-on jamais, le roi et la reine des prochaines cantonales...

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 21 Janvier 2011

Photo 3

Si  les photos 1 & 2 ont été à l'origine de confusions quant à l'identification des parcs concernés, la photo 3 n'a posé aucun problème. Il s'agit bien sûr du site de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois pris sur les hauteurs du Parc Robert Ballanger. Pour plus de détails sur cet endroit cliquez ici.

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Cette photo illustre une des caractéristiques notables d'Aulnay-sous-Bois à savoir que les principales zones d'activité économique ( industrielles, artisanales ou commerciales) sont situées au Nord de la ville, la seule exception étant la zone du secteur Chanteloup. La carte ci-dessous est de ce point de vue éloquente. En rose-gris les zones d'activité économique, en vert les grands parcs Robert Ballanger et du Sausset  et en jaune les grands ensembles ( 3000, cité de l'Europe...) concentrés dans un périmètre fortement marqué au Nord.

ZONEUINORDNORSOUESTRegardons maintenant sur la carte ci-dessous, simplement en comparaison, la partie Sud et le quartier Nonneville par exemple. A l'exception des zones denses autour du boulevard de Strasbourg il n'y a globalement que des pavillons (matérialisés en jaune clair). Autre endroit, autre cadre de vie. Ces contrastes impressionnants entre quartiers expliquent sans doute en partie les aspirations différentes voire contradictoires de la population aulnaysienne quant à l'évolution urbanistique de la ville.

NONNEVILLE

Qu'Aulnay-sous-Bois soit amenée à des mutations cela semble naturel. Les choses ne peuvent pas toujours rester figées dans le marbre. Mais pour faire évoluer les mentalités ne faut-il pas un brin de pédagogie ? Plutôt qu'une armada de tractopelles et de pelleteuses agissant comme les bras armés d'élus imposant leur vision de la ville brutalement sans tenir compte un minimum de l'existant et  de l'avis des habitants. Il y a pourtant parait-il dans notre belle Cité des outils de concertation répondant au doux nom de démocratie locale. Sont-ils seulement là pour amuser la galerie ?

Urbanisme, affaire à suivre...    

Photo 4

La photo 4 a posé quelques problèmes également. C'est un parc urbain du Sud de la ville. Il semble tellement petit que le site de la mairie n'en indique pas la superficie. Il s'agit donc du Parc Emile Zola. Il contient des chênes de l'ancienne forêt de Bondy et une belle aire de jeux pour les enfants apprend-on également sur le site de la mairie.

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Stéphane Fleury

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 20 Janvier 2011

Photo 1

Les enfants l'appellent le parc des animaux parce qu'il y a un cheval, un âne, un mouton, des chèvres et des volatiles en tous genres. Cet endroit propose des vues lointaines vers Paris ... Tour Eiffel, Tour Montparnasse et des plongées visuelles sur O'Parinor ou l'usine PSA Citroën. D'après le site de la mairie il est d'une superficie de 29 hectares et c'est le plus grand parc communal d'Aulnay-sous-Bois. Un incontournable du samedi et/ou dimanche pour nous les "Nordistes". Il s'agit donc du Parc Robert Ballanger.

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De tout ce que cet endroit a à offrir je retiendrai en particulier le bac à sable. Un lieu presque magique du vivre ensemble. Les enfants se passent les pelles et les seaux sans se préoccuper de ce qui appartient à qui. Et ainsi souvent de pâtés en châteaux de sable les parents se rencontrent et tout le monde partage le goûter ensemble. J'ai vécu plusieurs fois cette expérience et c'est un vrai bonheur ! Parfois faudrait arrêter de grandir !

Photo 2

La première fois que j'ai pu visualiser ce parc c'était en cliquant sur MonAulnay.com. La note de Jean-Marc parlait d'un parcours aérien. Cela a piqué la curiosité de quelques-uns à la maison... En parlant de maison justement cet endroit abrite la maison de l'environnement que l'on aperçoit au second plan en bois. D'après le site de la mairie elle est dédiée au développement durable et a été bâtie selon les normes HQE (haute qualité environnementale). Des expositions, ateliers, conférences-débats et ballades y sont proposés afin de réfléchir à la problématique environnementale. Vous trouverez le programme en cliquant ici. D'une superficie de 9000 m² il s'agit donc du Parc Faure.

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Ces deux photos illustrent à leur manière la dichotomie très forte entre le Nord et le Sud de la ville en termes de parcs et d'habitats. Parcs d'une superficie immense au Nord auprès d'un habitat de grands ensembles. Parcs en nombre réduit et d'une relative petite superficie en comparaison au Sud dans un habitat essentiellement pavillonnaire. Ce contraste devrait d'ailleurs s'accentuer si jamais le projet d'abattre le Galion se concrétisait... dans la mesure où un nouveau parc pourrait voir le jour à cet endroit... Affaire à suivre...

Stéphane Fleury   

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 20 Janvier 2011

Pas de doute la campagne pour les cantonales semble déjà lancée ! De fait, ce matin, en passant à l'école du Bourg 1 j'ai eu droit comme tout le monde à mon petit tract. Qu'il y ait des militants ou des élus dans la rue pour porter des idées  cela me semble faire partie de la vie politique normale mais de là à squatter l'entrée des écoles pour distribuer aux parents au milieu des enfants... Je ne sais pas vous mais personnellement j'ai trouvé cela quelque peu indécent. Je n'étais pas le seul visiblement.

D'autant plus lorsque le tract provient de la force principale de l'actuelle majorité municipale. Ne dispose-t-elle pas déjà des outils suffisants sur la ville pour faire passer ses messages sans avoir à solliciter les parents d'élèves dés le petit matin ? Question de point de vue j'imagine ... En attendant moi ce moment m'est resté sur l'estomac...

Ah oui au fait le message d'accroche du tract c'est Gérard Ségura avec vous. Je ne sais pas si c'est très marketing et à la limite je m'en fiche. Lorsque j'emmène mon gamin à l'école j'aime bien juste profiter de ce moment sans que l'on me casse les pieds avec la politique ! Il y a bien d'autres endroits qu'une école publique pour cela il me semble...

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 18 Janvier 2011

Dans la famille où sortir à Aulnay-sous-Bois je demande roulements de tambours... Le Monico. C'est écrit sur la devanture il s'agit d'un bar-brasserie-restaurant-salon de thé situé juste en face de la gare côté place du Général de Gaulle. Rien à voir avec l'Auberge des Saint Pères évidemment, c'est un autre monde... Celui des bloggeurs notamment qui s'y retrouvent à intervalles plus ou moins réguliers pour refaire le monde justement ! Ne négligez pas cet endroit car en ces périodes de fracture numérique Le Monico possède l'un des biens les plus précieux de nos jours : un accès Wifi gratuit. Ce n'est pas rien. Je me souviens encore de l'incroyable impossibilité de me connecter pendant des vacances passées aux alentours de Trégastel dans les côtes d'Armor. Certes la région possède plein d'autres atouts mais pour twitter c'est la galère !

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Le Monico m'a tout de suite fait penser aux petits bars espagnols qui ne payent pas de mine en décoration mais dont l'ambiance possède quelque chose d'assez difficile à définir avec des mots : une âme. On s'y retrouve pour partager un moment ensemble plutôt que de rester chez soi devant la télé ou un pc. L'ambiance a un je ne sais quoi de familial et chaleureux.

L'image ci-dessus est collector. Le Monico a désormais disparu pour faire place au café du centre, tout rénové. On ne va pas tarder à y croiser François Bayrou ou Hervé Morin si ça se trouve !

Je ne sais pas quand aura lieu la prochaine réunion de la blogosphère mais désormais elle ne se tiendra plus au Monico... C'est étrange mais ça fait presque tout bizarre...

Stéphane Fleury 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Où sortir à Aulnay

Publié le 18 Janvier 2011

Tout d'abord un grand merci à tous les participants qui ont bien voulu prendre le temps d'envoyer leurs réponses et particulièrement ceux qui ont tenu la cadence jusqu'au bout. J'avoue que les commentaires souvent humoristiques m'ont grandement donné le sourire.

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D'après les calculs cinq noms se distinguent dans le classement que je publierai symboliquement lorsque toutes les réponses auront été données... Je cite donc dans le désordre Martine B., Petit L., Xavier A., Alex et Hervé S. qui se reconnaitront !

De tout ce que j'ai pu lire en commentaire je retiendrai cette phrase : faudrait un jour que je songe à me balader à Aulnay ! Cela résume plutôt bien le sens de ma démarche. Offrir à travers quelques photos un regard sur l'incroyable diversité qui émane de notre Cité et dont nous n'avons peut-être pas tous conscience. Et par là même peut-être susciter l'envie d'aller voir au delà de sa rue ou de son quartier...

Après l'attaque de la BNP du Vieux-Pays j'ai souvent lu des "analyses" qui semblaient très soucieuses de l'image d'Aulnay-sous-Bois à l'extérieur. Sans vouloir négliger cet aspect des choses je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a également un travail énorme à effectuer à l'intérieur de la ville pour désenclaver les quartiers, tordre le cou aux aprioris et aux préjugés et ainsi tenter de donner un peu plus  d'unité à notre commune.

Le mieux vivre ensemble ne se décrète pas en paroles mais se fait. Je ne nie pas la complexité de la tâche mais l'exemple donné par certains partis politiques qui n'ont pas hésité à exacerber et accentuer les fractures entre les quartiers et les habitants sur des questions aussi fondamentales que l'avenir urbanistique et économique de notre ville est aussi choquant que catastrophique... Si même nos élus locaux ne sont pas capables de nous rassembler autour d'une ville apaisée dans un avenir commun c'est vraiment à désespérer...

Heureusement il reste des potentiels d'énergie positive à tous les coins de rue et aussi surprenant que cela puisse paraitre il finissent toujours par se rencontrer et se rassembler. On n'y peut rien c'est comme ça. La lumière finit toujours par l'emporter sur le côté obscur. Ce n'est qu'une question de temps...

En attendant, Aulnaylibre ! poursuit sa route, le plus souvent à vélo, dans l'espoir de nouvelles rencontres. Rien de plus simple. La première démarche c'est aller vers l'autre...

Stéphane Fleury, blogueur itinérant d'Aulnay-sous.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 17 Janvier 2011

La librairie folies d’encre a fait l’événement ce samedi 15 janvier en recevant Dali Touré. Cette jeune auteure de 16 ans aussi lumineuse que brillante, à la maturité et la sagesse étonnantes, en toute simplicité nous a offert une rencontre délicieuse.

 

À la fin de la lecture, des élus précédés du maire sont arrivés en délégation féliciter ce jeune talent. On peut se réjouir de l’intérêt des élus pour cet esprit libre.

Je me permets de citer ici un passage important qui pourrait éclairer ceux qui rétorquaient que le bonheur de vivre n’avait rien à faire dans l’ équation du PLU qui préoccupe cette ville.

Cicatrices Page 24

« Chez nous, les habitations étaient un peu trop dégradées et on ne les rénovait pas. La plupart de nos rues portaient le nom de peintres célèbres tandis que les bâtiments ressemblaient aux « œuvres » abstraites que nous pouvions faire à la maternelle. Nos bâtiments n’étaient presque jamais nettoyés. Les femmes de  ménage en avaient marre parce qu’il y avait des gens qui pissaient partout dans les escaliers. Et puis, « Nous ne sommes pas vos chiennes après tout ! », disaient-elles.

C’est vrai que la saleté ne nous dérangeait pas plus que ça. En effet, nous nous n’en plaignons pas vraiment mais c’est vrai que nous aurions préféré une plus belle ville comme j’aimais le faire dans mes dessins. »

 

Si seulement nous pouvions tous avoir été touché par la sagesse de cette jeune fille.

Et qu’ensemble nous œuvrions pour que notre ville ressemble aux rêves de nos enfants.

 

 Eve

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Rédigé par Eve

Publié dans #Culture

Publié le 17 Janvier 2011

Et si l’on supprimait la Légion d’honneur ?...

 

France 2, Envoyé spécial. Une émission de service public….

 

C’est à propos de la Légion d’honneur. Passionnant  reportage qui montre les vanités des hommes avides de distinctions ou de récompenses.

 

L’expression « Les hochets de la République » vient de Napoléon, l’inventeur de cette fameuse distinction. Et Dieu sait si Napoléon s’y connaissait en matière de maniement des hommes … surtout pour les conduire à la mort. Alors pourquoi ne pas récompenser les rescapés ou ceux qui pouvaient servir ce petit général, qui finalement se sacrera lui-même empereur. On se demande bien : pourquoi ?

 

Diablement intelligent (au moins d’un certain point de vue) il avait bien compris qu’avec quelques hochets on pouvait effectivement mener ou influencer des hommes « haut placés » mais tellement peu sûrs d’eux-mêmes qu’ils ont besoin de la reconnaissance des « autorités » pour se persuader qu’ils ont quelque mérites à faire valoir.

 

Mais pourquoi diable certains feraient-ils des pieds et des mains pour avoir cette fameuse rosette ?  Il paraît que la Légion d’honneur s’octroie et ne se demande pas. Mais il semble que l’on doive aussi, même si c’est de pure forme, la demander. On s’y perd un peu, dans cette dialectique subtile entre dominés et dominants, redevables ou affidés  et dispensateurs de la précieuse récompense… Comme des bons points ou des images qui récompensent des enfants !

 

A une  échelle plus petite, on retrouve aussi, très souvent, le même phénomène. Quelques leaders autoproclamés ou acclamés qui rassurent ceux qui manquent de confiance en eux ou ne se sentent peut-être pas assez sûrs pour exister par eux-mêmes. Et qui, alors, par intérêt ou par lâcheté,  préfèrent fermer leurs yeux devant des pratiques détestables et intolérables. Ou qui, peu à peu, finissent par accepter l’inacceptable.

 

L’histoire est pleine de phénomènes de ce genre. Combien de collaborateurs pour un résistant ? Combien ont le courage de témoigner, de s’indigner ou de se révolter pour cent qui se taisent ?

 

Imagine-t-on Jésus ou Bouddha recevoir la Légion d’honneur ? Les hommes qui ont marqué leur époque et au-delà l’humanité toute entière n’ont pas eu besoin de hochets pour exister. Ils n’étaient pas des suiveurs mais des éclaireurs. Ils ne suivaient pas les  autres mais frayaient leur propre chemin.  Ils déroutaient ou dérangeaient, mais poursuivaient leur route, sûrs de la lumière qu’ils portaient en eux.

 

 

Veritis.

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis