Publié le 10 Janvier 2011

J’entends et je lis beaucoup de choses en ce moment, à propos de F. Mitterrand, à l’occasion du quinzième anniversaire de sa mort. Alors, il m’a paru nécessaire de livrer mon petit témoignage….

 

Petit témoignage à l’usage des plus jeunes générations…

 

Il se trouve que François Mitterrand a été un vieux compagnon pour moi.

 

Cela date de mon adolescence, durant laquelle j’avais lu et vigoureusement annoté un de ses ouvrages qui s’appelait « Ma part de vérité » (qu’il ne faut pas confondre avec « Ma part de veritis »).  C’était en 1969, juste après Mai 1968, qui a tant marqué notre jeunesse.

 

Mitterrand n’était pas encore au Parti socialiste. Il appartenait à un petit groupuscule qui s’appelait la Convention des Institutions Républicaines (C.I.R. qu’il ne faut pas confondre avec …cirer les pompes). Un de mes voisins, politicard en diable, qui appartenait à ce groupuscule lui a alors montré le livre que j’avais sérieusement annoté. Cela lui a plu. J’ai donc chez moi, une magnifique dédicace  « En bien cordial hommage… » de Tonton himself !

 

Et puis, il y eut en 1971 le fameux congrès d’Epinay, où avec l’aide de l’aile gauche du P.S., le CERES de Chevènement (où figurait déjà, je crois, Mélenchon) Tonton s’empara du Parti socialiste (car le P.S. se prend toujours à gauche !). Première tentative à la présidentielle ratée de peu en 1974, année durant laquelle il eut la joie d’être père d’une fille qu’il aima tendrement mais qu’il cacha au Bon Peuple car les mœurs étaient moins avancées à cette époque…

 

Deuxième tentative réussie en 1981 grâce à un petit coup de pouce de Chirac qui n’a jamais été à une trahison près, et à un slogan inventé par le déjà sémillant Séguéla : « La Force tranquille ». Je me souviens encore de cette explosion de joie populaire autour de la place de la Bastille, bien qu’il ait beaucoup plu ce soir là  (mauvais présage ?). Le vieux briscard de la politique, le savant manœuvrier qu’il était, le charmeur impénitent qu’il sera toujours, avait enfin son bâton de maréchal, puisqu’il occupait l’Elysée. Mais déjà Attali ne le quittait pas d’une semelle et l’ambassade américaine reçut des émissaires expliquant que les communistes n’étaient qu’une cerise sur un gâteau bientôt avalé (ce qui fut vrai d’ailleurs).

 

Bref, une autre bourgeoisie (celle des énarques et des grands commis de l’Etat) s’empara des affaires moyennant le processus des nationalisations qui n’avaient pour but que de permettre un accord électoral avec le P.C. mais surtout de procéder à une restructuration des grands groupes français dont certains étaient mal en point (par ex. la sidérurgie).

 

Et puis, le mur des réalités s’imposa assez vite, avec un déficit commercial supérieur à 100 milliards de francs (une paille par rapport aux déficits d’aujourd’hui), des dévaluations à répétitions, une inflation qu’il convenait de juguler, le tout se concluant par le fameux tournant de la rigueur de 1983. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ce mot est devenu tabou aujourd’hui ! Bref, les politiques proposent, mais l’économie dispose … et le peuple aussi d’ailleurs … à intervalles réguliers.

 

C’est ainsi qu’en 1986 Chirac devint le Premier Ministre de Mitterrand avec les privatisations de Balladur qui furent un grand succès et ne furent plus jamais remises en cause par la suite et même augmentées durant la période Jospin.

 

Et c’est alors que le Vieux  Lion reprit son bâton de maréchal avec sa Lettre aux Français et fut réélu en 1988 avec pour slogan « La France unie » (c’est marrant comme l’union est un mot fétiche en politique !) et pour programme le « Ni Ni » (une double négation ne faisant pas pour autant une affirmation…).

 

Comme il ne pouvait pas faire autrement, il nomma son meilleur ennemi Rocard, comme Premier Ministre, alors qu’il ne pouvait pas le saquer et qu’il congédia comme un laquais, trois ans plus tard. Mal lui en prit d’ailleurs puisqu’il nomma à sa place  E. Cresson (que certains nommaient la Pompadour), chose qui s’avéra une catastrophe à tel point qu’elle fut remerciée un an après.

 

Elle fut alors remplacée par ce pauvre Bérégovoy, qui bien qu’ayant fait tout ce qu’il put pour mettre la France en ordre de marche pour la libéralisation de l’économie et la mondialisation, fut défait au cours des élections législatives en 1993, le peuple étant comme on le sait, fort chatouilleux  et versatile. C’est ainsi que Balladur fut nommé Premier Ministre avec une deuxième cohabitation !

 

Mais c’est alors que les choses se gâtèrent quelque peu. Nous apprîmes, en effet, des choses que les gens du sérail savaient déjà mais que le Bon Peuple ignorait, car nous n’étions pas à l’époque d’Internet et des Wikileaks. Il apparût ainsi que le passé de notre cher François n’était pas aussi net que cela : décoration de la francisque sous Pétain, amitiés troubles avec Bousquet…

 

De là, le droit d’inventaire qui ne plut pas beaucoup à Tonton et aux Mitterrandolâtres, à tel point qu’il ne fit rien pour aider Jospin à lui succéder et qu’il fit tout au contraire pour favoriser Chirac au détriment de Balladur. De 1993 à 1995, son état de santé déclina peu à peu, à la suite du développement du cancer qu’il avait depuis  1981, mais qu’il tint soigneusement caché, en dépit de bulletins réguliers mais mensongers. J’eus d’ailleurs  l’occasion de le voir rue de Bièvre en Juillet 1995 et je fus alors frappé par le ton de cire de son visage qui annonçait sa fin prochaine.

 

Que conclure de tout cela ?

 

Si l’on se place d’un point de vue politicien, on peut dire chapeau l’artiste !

 

Si l’on se place du point de vue de l’intelligence et de la culture, la première pouvait être redoutable et la seconde très vaste…sauf en matière économique.

 

Si l’on se place du point de vue de la morale, disons, pour être gentil, qu’elle était plutôt de l’ordre du zigzag ou de la géométrie variable.

 

Si l’on se place d’un point de vue politique plus fondamental, Mitterrand n’a jamais cessé d’être un personnage ambigu.

 

Il ne faut pas oublier, en effet, qu’il fut d’abord un homme de la IV République, qu’il est, au fond, toujours resté. Sauf qu’après avoir dénoncé « le coup d’Etat permanent » de De Gaulle »  et les institutions de la V République, il se transforma lui-même, avec une très grande facilité, en une sorte de monarque républicain.

 

Au fond, je ne suis pas loin de penser que Mitterrand fut toujours un homme de droite qui prit les habits de la gauche avec sûrement un fond de sincérité mais surtout beaucoup de calcul politique… Car il ne faut pas oublier qu’il existait une haine recuite entre le Général De Gaulle et lui remontant à la période de la guerre, de sorte qu’à partir de 1958 son avenir politique devenait singulièrement compromis.

 

Dernière petite chose (si on peut dire) enfin. Ministre de l’intérieur de la IV République, durant la guerre d’Algérie, Mitterrand eut durant cette période quelque peu du sang sur les mains. En effet, il refusa de gracier un poseur de bombes qui, pourtant ne tua jamais personne. C’est une décision qu’il regretta toute sa vie. C’est aussi la raison pour laquelle, dit-on, il fut par la suite un partisan acharné de l’abolition de la peine de mort.

 

Paix à son âme !

 

Veritis.

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 9 Janvier 2011

Voilà c'est fini ! Enfin ! Les cinq derniers clichés du jour pris cet après-midi (sauf un) accompagné de mon fidèle vélo. Merci aux courageux qui se sont accrochés jusqu'au bout !

 

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                                                                      (Photo 22)

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                                                                      (Photo 23)

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                                                                       (Photo 24)

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                                                                      (Photo 25)

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                                                                      (Photo 26)

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 8 Janvier 2011

Avant dernier épisode ce soir... (Ouf !). Comme pour les feux d'artifice un avant goût de bouquet final avec 5 clichés au menu.

 

Même question... Où sommes-nous à Aulnay-sous-Bois ?

 

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                                                                      (Photo 17)

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                                                                      (Photo 18)

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                                                                      (Photo 19)

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                                                                       (Photo 20)

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                                                                      (Photo 21)

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 7 Janvier 2011

Préparer l’après PSA ?...

 

Récemment j’ai ouï dire que les effectifs de l’industrie automobile auraient diminué de moitié sur le sol français depuis  cinq ans ! Je ne sais pas si cela est vrai, peut-être qu’il s’agit de dix ans, mais peut importe, le problème n’est pas là. Ce que je sais en revanche, c’est que de plus en plus de voitures sont fabriquées en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Turquie ou dans d’autres pays…mais je ne peux pas tous les citer !

 

Alors, de fil en aiguille, je me pose forcément la question, même si on nous assure aujourd’hui du contraire : quid, pour notre commune et ses habitants, si soudain PSA décidait de mettre la clef sous la porte. Pure hypothèse assurément aujourd’hui. Mais demain ?

 

Il ne s’agit pas de faire peur. Mais de regarder froidement les choses en face et surtout anticiper. J’espère, bien sûr que cela n’arrivera jamais. Mais l’année 2011 sera sûrement plus difficile que 2010 en raison de la diminution des aides gouvernementales, outil principal du maintien du marché français en 2010.

 

L’industrie automobile a été une formidable locomotive de l’économie française depuis les années 70. L’outil automobile demeure encore irremplaçable dès que l’on veut faire quelques centaines de Kms et transporter une famille. Mais les usages évoluent : en centre-ville elle a largement reculé, les transports en commun progressent surtout si le service est amélioré (tram-train, tramway, rénovation du RER, Grand Paris, …) ; pour les distances plus longues on peut choisir le TGV ou l’avion « low cost » .

 

De plus, le coût futur de l’essence est incertain ; l’électrique est encore balbutiant ; les segments les plus dynamiques sont les véhicules haut de gamme (mais en plus faible quantité) et les véhicules d’entrée de gamme (assemblés à l’étranger). Il y a donc de quoi s’interroger.

 

Tout comme une ville doit réfléchir à 10 ou 20 ans, en matière de logements et d’aménagement de son espace, il me semblerait donc tout aussi indispensable qu’une ville réfléchisse aussi à 10 ou 20 ans en matière d’emplois et de vie économique et industrielle.

 

Cela passe donc bien sûr par une politique de relations suivies et de confiance avec les Grands Industriels de la commune. Mais cela passe aussi par une politique ambitieuse de développement et éventuellement de redéploiement de l’emploi industriel ou de services en attirant sur le territoire de notre commune les activités de demain liées à une plus forte valeur ajoutée ou à une plus grande technicité. Cela implique alors de valoriser les atouts de la commune, la qualité de ses services publics, de ses infrastructures…mais aussi de son habitat et de son environnement qui sont un des critères de choix dans les décisions d’implantation des entreprises.

 

Le Département de la Seine-Saint-Denis a globalement géré de façon calamiteuse depuis la fin des années 70, la perte de ses industries traditionnelles, ce qui a entrainé un retard de plus de 30 ans dans son développement économique dû à une absence d’anticipation et de réflexion. Ce n’est que tout récemment avec l’arrivée du stade de France et le développement de la Plaine St Denis, que les choses se sont peu à peu inversées. Cependant le département accuse encore aujourd’hui un retard très sévère fortement préjudiciable à sa bonne marche.

 

On pourrait donc souhaiter qu’une telle myopie ne perdure pas, notamment devant les nouveaux défis de l’industrie du début du XXI° siècle qui ne sont pas plus minces que ceux auxquels le Département n’a pas su faire face à partir des années 80.

 

Que dit le Département à ce sujet ? Et plus près de nous, notre Commune ? Quel plan d’envergure a été développé en ce sens et porté à la connaissance des habitants ?

 

 

Personnellement je n’ai rien entendu….

 

Mais peut-être n’est-il pas trop tard ? Il paraît que des élections approchent….

 

 

Veritis.

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 6 Janvier 2011

Les deux clichés du soir. Photos 15 et 16. Excellente fin de soirée à toutes et à tous !

 

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                                                                      (Photo 15)

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                                                                      (Photo 16)

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 6 Janvier 2011

Lors du billet précédent, nous avions évoqué la notion de carte au sens du mot map en anglais. Nous allons maintenant examiner le mot au sens de card, toujours en anglais.

 

Le phénomène des cartes s’est largement accru, au cours des vingt dernières années : carte de paiement, carte de crédit, carte d’une association, d’un club, carte de fidélité, carte d’identité, carte de séjour,… ; carte bleue, carte verte, carte orange… Tout y passe, à tel point que certains exhibent comme des trophées l’ensemble de leurs cartes comme autant de signes extérieurs de richesse qu’ils conservent précieusement dans ce que l’on nomme précisément un porte-cartes.

 

Tout se passe alors comme si l’ensemble de ces cartes permettaient d’accroître le territoire symbolique ou réel de chacun grâce au sentiment d’appartenance qui relie les possesseurs de la même carte. De l’identité à l’identification il n’y a qu’un pas que l’on peut franchir aisément ; de l’identification on peut alors glisser, si l’on n’y prend garde, vers la réduction ou l’exclusion.

 

Je me souviens d’un film magnifique intitulé « La vie des autres » qui connut un très grand succès en Allemagne, car il narrait par le menu, l’emprise liée à la surveillance policière qui sévissait, il y a à peine plus de vingt ans, en RDA. Tout cela bien sûr, au nom d’une ligne politique qui ne tolérait aucune nuance ou aucune déviance, qui contrôlait le moindre des faits et gestes de citoyens qui avaient le droit de penser…mais uniquement dans le sens du Parti. Il fallait donc avoir la carte, comme l’on dit, pour obtenir un travail ou un logement. Mais il fallait aussi et surtout avoir un cerveau bien « encarté » pour penser et agir selon les directives du Parti, au nom bien sûr du bien et d’une noble cause. Car, comme toujours, l’enfer est pavé des meilleures intentions !

 

Aujourd’hui encore, en Chine, en Russie et dans bien d’autres pays, vous pouvez croupir en prison si vous avez le tort de déplaire à tel ou tel dirigeant ou si vous souhaitez simplement dire ce que vous pensez. C’est la raison pour laquelle il faut se féliciter de l’attribution du prix Nobel de la paix au dissident chinois, Liu Xiaobo pour « ses efforts durables et non violents en faveur des droits de l’homme en Chine  » comme l’a indiqué le comité norvégien. On rappellera ici que cet opposant purge actuellement une peine de onze ans de prison pour « subversion du pouvoir de l’Etat ».

 

Mais il ne s’agit là que de combats d’arrière-garde. Tout comme pour l’Europe de l’Est, le vent de la liberté soufflera tôt ou tard de la steppe asiatique jusqu’à Pékin, poussé par un mouvement d’émancipation auquel conduira tôt ou tard l’élévation du niveau de vie de nos amis chinois.

 

Bienheureusement notre pays reste à l’abri de tels excès. Fruit d’une riche histoire de mouvements des idées et de luttes, la liberté est, en effet, un bien précieux qu’il convient de chérir et de préserver. Est-on certain pour autant que des phénomènes plus ou moins insidieux ne font pas partie de pratiques  locales encore en vigueur dans notre Bonne Démocratie ?

C’est ainsi que je me suis laissé dire que dans certaines  communes de notre beau pays de France il n’est pas rare que l’on embauche des « chargés de missions » dont je ne nie pas forcément l’utilité, mais dont on me dit aussi, ô étrange coïncidence, qu’ils possèdent  une « carte » d’une couleur identique ou similaire à celle de l’organe exécutif de la  commune.  On dit, en effet, assez souvent, que dans tel ou tel domaine, certains ont la « carte » et d’autres pas. Serait-ce la même chose pour la Fonction publique territoriale ?

 

On me dit aussi que certains sont mis au placard, qu’il existe des doublons, que les nouveaux venus ne sont pas forcément les plus mal lotis. Tout cela peut alors créer un sentiment de malaise, préjudiciable au bon fonctionnement d’une collectivité. Cela est d’autant plus vrai que les effectifs de la fonction publique territoriale ont largement augmenté depuis de nombreuses années. Je ne nie pas qu’il puisse exister des besoins nouveaux, mais le fonctionnement des systèmes bureaucratiques a fait l’objet de suffisamment d’études sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter sur le sujet.

 

Je comprends, par ailleurs, que n’importe quel exécutif puisse s’assurer de la loyauté et du devoir de réserve de l’administration qu’elle est chargée de diriger. Mais cela passe-t-il,  par une orientation partisane des principaux agents de l’administration territoriale ? Franchement,  je ne le crois pas. Il en va d’une certaine conception du service public à la française, gage de neutralité, d’une certaine conception de la démocratie où nulle discrimination ne doit être retenue en matière d’embauche que ce soit pour des raisons politiques, philosophiques ou spirituelles.

 

Ce que l’on demande à une administration c’est de l’efficacité, de la réactivité, une capacité d’initiatives et de propositions, une gestion parcimonieuse des deniers publics et un sens du service au public sans faille.  Les inclinations politiques de tout un chacun, de caractère privé, ne doivent pas être un obstacle à l’embauche, mais n’ont pas non plus vocation à se transformer en passeport obligatoire. Tant il est vrai que les mots sont amusants : parti, partiel et partial ont la même racine !

 

Je présume donc que tout cela est faux. Qu’il s’agit de ragots sans fondement, de suspicions illégitimes ou de pratiques abandonnées depuis fort longtemps.

 

Dans ce domaine comme dans d’autres, il appartient à chaque citoyen de se faire une idée par lui-même.

 

C’est ainsi que dans notre beau territoire de France, les électeurs sont invités à rebattre les cartes à intervalles réguliers…

 

 

Veritis.

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 6 Janvier 2011

De la carte et du territoire….

 

Je profite de l’actualité littéraire et du récent prix Goncourt attribué à Michel Houellebecq pour m’interroger, à nouveaux frais, sur ces notions de cartes et de territoires.

 

Dans ces ouvrages, M. Houellebecq dépeint une société en proie à la décadence et à une perte de ses repères. Il s’attache ainsi à décrire les mœurs d’une face sombre de l’humanité à l’égal de son personnage qu’il cultive de façon presque trop appuyée.

 

M. Houellebecq, écrivain du mal de vivre. C’est assurément pour cela que les jurés du prix Goncourt lui ont enfin attribué la fameuse récompense, tout en faisant la joie du gamin désemparé qu’il est resté. Car autant je reconnais les mérites de l’écrivain, autant le personnage qu’il est ou qu’il s’est fabriqué est aux antipodes de ce qui me paraît être « l’honnête homme du XXI° siècle ». Anti-héros certainement. Anti-modèle assurément. Ce n’est pas la première fois que la littérature met en exergue les difficultés ou la face sombre d’une époque en exprimant le malaise qu’elle peut véhiculer.

 

Mais, ce n’est pas de cela dont je veux parler ici. Le titre de l’ouvrage de M. Houellebecq n’est qu’un prétexte pour aborder ces fameuses notions de carte et de territoire.

 

Dans l’approche aristotélicienne, la carte et le territoire ont tendance à se confondre. La carte exprime le territoire. Il s’agit de segmenter, de classifier, de différencier, de nommer, de représenter…mais cela veut dire aussi : simplifier, approximer, retenir des critères, réduire, écarter et éventuellement éliminer.

 

Autant le territoire est complexe, divers, diffus, contradictoire, riche de diversités, autant la carte, par définition, arrange, modèle et simplifie, laissant de côté les nuances qui ne peuvent se réduire à une représentation trop simpliste. Ainsi et fort heureusement cette réalité échappe toujours à sa représentation.

 

Mais il existe aussi une approche non aristotélicienne : celle qui ne se contente pas d’une description, celle qui tend à rendre compte d’une globalité non pas par fragments mais en un seul bloc jaillissant d’un simple coup, avec la puissance imaginative, l’esprit visionnaire ou la synthèse fulgurante qui le caractérisent.

 

Il ne s’agit pas d’opposer l’une à l’autre, car elles ont toutes deux leur utilité. Il s’agit de reconnaître le moment où elles sont opportunes. Esprit de géométrie ou esprit de finesse ? Pascal (et ses « deux infinis ») les convoquait tous les deux, à l’appui de sa démonstration. Disons alors tout simplement que si toute carte est utile pour arpenter le territoire, il ne saurait, en aucun cas, se résumer à celle-ci.

 

Car tout comme la carte n’est pas le territoire, le mot n’est pas la chose. D’où bien des malentendus, des quiproquos, des disputes aussi vaines qu’inutiles. Pour autant, il faut bien utiliser des mots et réaliser des cartes.

 

De l’utilité donc des cartes…et de leurs limites

 

Le cabinet LIN a réalisé récemment une « carte mentale » de cinq communes du Nord-Est Parisien (Aulnay-sous-Bois, Sevran, Livry-Gargan, Montfermeil, Clichy-sous-Bois). Cette carte a mis en évidence des atouts et des faiblesses sur ce territoire qui représente à lui seul, près de la moitié de la superficie de Paris.

 

Parmi les atouts :

 

-          Des réseaux de communications satisfaisants ;

-          Des zones d’activités proches de grands pôles ;

-          Une population jeune ;

-          Des zones naturelles non négligeables.

 

Parmi les faiblesses :

 

-          Des zones enclavées ;

-          Une population insuffisamment formée ;

-          Des zones naturelles peu accessibles ;

-          Un territoire trop morcelé.

 

Ce travail a eu pour mérite de mettre des mots sur une réalité que tout le monde pouvait ressentir un peu confusément. De cela il en est ressorti quelques propositions pour donner à ce territoire plus de cohérence : meilleur maillage des transports, décloisonnement, accès facilité aux pôles de formation, création de nouveaux espaces culturels et sportifs, réalisation de trames vertes et de lieux de circulations douces, mise en valeur des lieux à proximité des nouvelles gares du métro automatique du Grand Est Parisien.

 

A mon sens, ce travail devrait se poursuivre par une sorte de focale plus spécifiquement dédiée au territoire de la seule commune d’Aulnay-sous-Bois.

 

A ce sujet, je voudrais rendre ici hommage à tout le travail qu’a réalisé depuis six ans, la personne en charge, au sein de notre commune, de l’Agenda 21, lequel travail a permis de réunir des fiches fort bien documentées servant de support de réflexion aux travaux qui seront conduits au cours du premier semestre de l’année 2011.

 

Encore faut-il, lors de l’établissement des solutions, bien saisir les nuances et les subtilités d’un territoire qui ne saurait être réduit ni à une caricature ni à une vision trop simpliste.

 

Nous aurons sûrement l’occasion d’en reparler.

 

 

Veritis.

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 5 Janvier 2011

Bonsoir !

 

voici les deux clichés du soir. Photos 13 et 14. Je signale au passage qu'il y a jusqu'à présent un seul et unique sans faute !

 

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                                                                     (Photo 13)

 

S1I14-copie-1.JPG                                                                      (Photo 14)

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 5 Janvier 2011

L'amiante est un sujet emblématique à Aulnay-sous-Bois. Principalement à cause du CMMP. Créé en 1938, le Comptoir des Minéraux et Matières premières en a broyé des milliers de tonnes pendant un demi-siècle au cœur d'une zone pavillonnaire, juste à côté de l'école du Bourg 2. Il a fermé ses portes en 1991. Aujourd'hui, la fin du chantier de démantèlement de l'ancienne usine tarde à venir, notamment du fait de l'étendue de la pollution du sol, laissant planer l'ombre d'un doute à la fois sur la certitude de voir un jour cet endroit totalement dépollué et aussi sur la pertinence de réintégrer des enfants dans l'ancienne école...

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Cette thématique n'a en tout cas pas fini de faire couler beaucoup d'encre... Aussi, Aulnaylibre ! a jugé utile d'effectuer un retour sur l'amiante en quelques questions. Celle du jour : où peut-on trouver de l'amiante ?  La réponse est claire comme en témoigne la liste ci-dessous : presque partout...    

Où peut-on trouver de l'amiante ?

L'amiante a longtemps été présenté comme un "matériau-miracle". C'est aussi un cancérogène redoutable, capable de tuer - à 30 ou 40 années de distance - les personnes qui inhalent ses fibres.

Il a connu une large utilisation au lendemain de la guerre en raison de ses propriétés d'isolant thermique et phonique, de sa résistance au feu et aux produits chimiques. Il ne coûtait pas cher et se travaillait facilement.

Il se présente sous de multiples formes

1. Amiante en fibres en vrac :

- Bourre d'amiante pour le calorifugeage de fours, chaudières, tuyaux, gaines électriques, chauffe-eau, frigos, navires, autos ou matériel ferroviaire, équipements industriels divers ;

- Flocage d'amiante sur structures métalliques, murs ou plafonds (protection incendie) ;

- Produits en poudre : mélangés aux enduits, mortiers, plâtres, colles... chargés à l'amiante ;

2. Amiante en feuille ou en plaque :

- Papier et carton d'amiante pour isoler de la chaleur les cheminées, fours, appareils de chauffage, instruments de laboratoire, appareils électroménagers (cuisinières, fers à repasser, grille-pain) ; pour faire des joints, protéger des surfaces lors de soudures et brasages (plomberie) ou des plans de travail (verrerie) ;

- Plaques de faux-plafonds ou de parements ignifuges, de portes et clapets coupe-feu.

3. Amiante tressé ou tissé :

-Corde ou tresse d'amiante : portes de fours, de poêles ou de chaudières ; applications de laboratoires et calorifugeage industriel ;

- Vêtements de protection contre la chaleur : gants, tabliers, coiffes, bottes, combinaisons (sidérurgie, pompiers) ;

- Joints et bourrelets (canalisations de chauffage, échappements de moteurs, ...) ;

- Couvertures anti-feu (incendie ou soudage en chaudronnerie), rideaux coupe-feu ;

- Filtres à air, à gaz, à liquides (vin, huile) ;

- Rubans d'isolement électrique (gaines) ;

- Presse-étoupe (vannes, chauffage, vapeur).

4. Amiante incorporé au ciment (fibrociment) :

- Plaques ondulées, tuiles, lauzes, ardoises, et autres panneaux de toiture ;

- Appuis de fenêtres, plaques de façades ;

- Cloisons intérieures et de faux-plafonds ;

- Conduits de cheminées, gaines de ventilation, descentes pluviales ;

- Tuyaux et canalisations d'eau ;

- Clapets coupe-feu et panneaux ignifuges ;

- Bacs de culture et éléments de jardins.

5. Amiante incorporé dans des liants divers (résines, bitume, ...) :

- Garnitures de freins et embrayages (autos, trains, treuils, ponts roulants, ascenseurs, d'escaliers mécaniques, moteurs divers ) ;

- Revêtements routiers (bitume chargé à l'amiante) ;

- Dalles de sol (Dalami), tuiles, bardeaux décoratifs (vinyl-amiante) ;

- Feuilles d'étanchéité de toiture au bitume, en rouleaux ou en éléments ;

- Sous-face de moquettes, revêtements de sols ;

- Joints divers (plomberie, chauffage, moteurs), où l'amiante est incorporé dans du caoutchouc, des métaux, des matières plastiques, ... ;

- Colles et mastics chargés à l'amiante ;

- Peintures chargées à l'amiante ;

- Isolants électriques à base de résines ;

- Eléments poreux de remplissage de bouteilles de gaz industriels (ex : acétylène).

Prochaine question abordée : les maladies provoquées par l'amiante.

  Source : Amiante Guide pratique, maladies professionnelles dans l'Oise. ARDEVAP, CODERPA 60, ADVASUM

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Amiante

Publié le 5 Janvier 2011

Séquence Nostalgie…

 

Albert Raisner (mais qui connaît encore Albert Raisner ?) nous a quittés à l’âge de 88 ans.

 

Animateur infatigable d’une émission de télévision qui s’appelait «Âge tendre et tête de bois », carrefour des yé-yé en même temps que Salut les Copains… Je vous parle donc d’un temps que les moins de 20 ans (que dis-je les moins de 40 ans !) ne peuvent pas connaître.

 

L’époque du début des années 60, celle qui succède au Rock and Roll des Elvis Presley, Chuck Berry ou Jerry Lee Lewis, plus douce, plus romantique ou plus « gnan-gnan » selon le goût de chacun a ainsi bercé la jeunesse des presque sixties d’aujourd’hui.

 

Le début de l’époque des idoles : Johnny Halliday (déjà) au carrefour du rock et des yé-yé, Eddy Mitchell et les chaussettes noires, Sylvie Vartan (La plus belle pour aller danser), Françoise Hardy (Tous les garçons et les filles de mon âge) et même Sheila (L’école est finie). L’émission quotidienne emblématique à 17h, sur Europe 1 : SLC, Salut les Copains.

 

Il y avait là de quoi alimenter notre imaginaire et notre capacité de rêverie qui allaient préfigurer nos amours adolescentes…C’était aussi le développement du transistor et l’apparition des premières télévisions en noir et blanc. C’était aussi un petit village à la campagne où tout le monde n’avait pas la télévision mais où régnait une entraide et une convivialité telles que les salons de ceux qui la possédaient se transformaient en mini salles de cinéma.

 

C’était aussi la préfiguration d’une certaine société de consommation, les spécialistes du marketing ayant bien vu là tout l’intérêt de capter le nouveau désir d’émancipation de la jeunesse et accessoirement …le portefeuille de leurs parents. Revues, posters, le fameux tourne-disques teppaz, les disques microsillons 45 ou 33 tours… Puis, sur cette base vinrent assez vite les premières surprises-parties, boums ou surboums qui n’allaient pas tarder à dévoiler nos premiers flirts et émois d’adolescents…

 

C’était aussi le temps de James Dean et de sa « Fureur de Vivre », le temps des blousons noirs, puis celui des mini-jupes et des vacances à Ibiza. Le temps d’une jeunesse insouciante qui avait envie de mordre la vie à pleines dents, qui débordait d’enthousiasme, d’espoirs et rêvait de voyages… et annonçait la rupture de Mai 68…

 

Chaque époque a ses repères, ses rites de passage, ses totems, ses épreuves et ses espoirs. C’est ainsi que se construisent les adolescents avant de devenir adultes. C’est ainsi aussi que les adultes peuvent conserver en eux un peu de leurs rêves d’adolescence !...

 

« Âge tendre et tête de bois » est, en tous cas, une expression qui convenait fort bien à cette époque. La tendresse des sentiments adolescents mais aussi le « bois » des têtes rudes qui rêvent de transformer le monde… Mais, à vrai dire, à tout âge, on devrait laisser leur place aux « âges tendres et têtes de bois » !

 

 

Veritis.

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 4 Janvier 2011

Aujourd'hui les photos 11 et 12. L'ensemble des photos sont accessibles en cliquant ici. Le jeu se termine à la fin de la semaine... Merci à celles et à ceux qui s'accrochent en continuant de donner leurs réponses en commentaires !

 

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                                                                    (Photo 11)

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                                                                       (Photo 12)

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 4 Janvier 2011

En novembre dernier, Aulnaylibre ! avait couvert les débuts du très controversé chantier de la cité Arc en ciel submergé par les eaux de la nappe phréatique toute proche... Les Shadoks avaient d'ailleurs immédiatement investi l'endroit et je vous le donne en mille... ils pompaient ! Ils n'étaient pas les seuls du reste...

Dimanche soir, sur les coups de 21h30, le chantier s'est cette fois-ci trouvé en proie aux flammes avec l'embrasement d'une ceinture de polystyrène endommageant un cabanon voisin. Malgré l'arrivée rapide des pompiers, les riverains ont craint que le feu ne se propage aux véhicules en stationnement et par ricochet aux habitations toutes proches. Heureusement, plus de peur que de mal.

arc1.jpg

Les habitants ont par ailleurs signalé que l'accès au chantier ne semblait absolument pas sécurisé puisqu'il n'est pas rare que certains s'aventurent à faire grimpette sur la grue.

arc2.jpg

Quoi qu'il en soit après l'eau, voici le feu... A quand les sauterelles ? En attendant bien évidemment le cinquième élément : Gérard Ségura et son béton...

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 3 Janvier 2011

Suite aujourd'hui de notre saga Aulnay-sous-Bois du Nord au Sud en photos. Aujourd'hui les clichés 9 et 10. Où sommes-nous dans notre ville ?

Pour rappel les photos 1& 2 ici, 3&4 , 5&6 ici et 7&8 .

S1I9.JPG

                                                                     (Photo 9)

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                                                                      (Photo 10)

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 3 Janvier 2011

Un petit supplément d’âme….

 

Voilà, un jour de plus et nous avons changé d’année et même de décennie…Avons-nous changé d’époque pour autant ? Assurément non…

 

Le monde est toujours aussi dur avec les faibles, mais aussi faible avec les puissants. L’utopie communiste a disparu, balayée par ceux qui étaient censés la défendre. L’argent règne en maître, aussi bien dans les esprits que sur les marchés. Le temps est ce qui manque le plus avec une sorte d’accélération dont personne ne sait où elle mène.

 

Pourtant l’espérance de vie augmente. Des centaines de millions d’êtres sortent de la pauvreté. La recherche avance et les frontières de la science reculent chaque jour. Des produits nouveaux facilitent la vie de chacun. Les mentalités évoluent, les distances diminuent, les barrières sont abolies.

 

Alors, que retenir de tout cela ? Qui a raison ? Les « déclinistes » qui prévoient toujours le pire ou les optimistes impénitents qui pensent que l’homme aura toujours la faculté de se renouveler ? Ceux qui pensent que l’idée de « progrès » est définitivement derrière nous ou ceux pour qui cette notion n’est pas encore morte pour peu qu’on lui donne un contenu différent ? Ceux qui croient que la « nature » humaine est immuable ou ceux qui ne désespèrent pas de la voir grandir ?

 

Depuis fort longtemps, nous avons coutume de dire que nous vivons dans un monde en crise. Or le mot grec krisis a deux faces : l’une qui signifie problème, épreuve, difficulté et l’autre qui veut dire également : opportunité, chance, renouveau. Lequel de ces deux sens finira-t-il par triompher ? Il est encore trop tôt pour le dire. Tout cela dépend de nous.

 

Depuis fort longtemps encore, certains disent que cela ne peut plus durer et pourtant cela dure encore : la corruption des esprits, l’avidité sans fin, le penchant narcissique envers le pouvoir et l’influence, la violence des rapports sociaux ou politiques, les menaces et les craintes qui les accompagnent.

 

Mais rien de tout cela n’est fatal. Car il existe aussi la générosité et l’humanité, toujours prêtes à ressurgir  en cas de difficulté. La satisfaction de rendre service et de donner un sens à sa vie. La simplicité de la vie au milieu de la nature. L’humilité des vrais gens qui savent bien que la vie est éphémère…et bien d’autres choses encore.

 

Alors que souhaiter pour 2011 ?

 

Tout simplement peut-être…un petit supplément d’âme !

 

Veritis.

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 1 Janvier 2011

Chers amis lecteurs,

 

Depuis bientôt trois mois et quelques trente billets, nous avons entretenu un courant d’échanges à propos de choses et d’autres qui concernent aussi bien notre bonne ville d’Aulnay que le vaste monde auquel elle appartient.

 

Je voudrais donc, tout d’abord, remercier Stéphane Fleury qui, en m’accueillant sur le blog d’Aulnaylibre !, a permis la tenue d’un tel échange.

 

Je souhaite également remercier, du fond du cœur, celles et ceux qui ont pris la peine de me lire, en espérant qu’ils ont pu y trouver quelque agrément, avec une pensée toute particulière pour celles et ceux qui m’ont adressé leurs commentaires, ce qui nous a permis d’engager un dialogue libre et fructueux.

 

Un merci enfin pour ceux qui ont bien voulu relayer mes billets en les publiant sur leurs propres blogs.

 

En 2011, je poursuivrai cet échange avec vous au gré de mes humeurs ou de mes réflexions sur tous types de sujets qui retiendront mon attention. Mon intention n’est pas d’asséner des vérités toutes faites, mais de participer avec vous à un processus de réflexion libre et ouvert, tant  il est vrai que le cheminement d’une pensée est souvent bien plus riche que le résultat auquel elle peut aboutir.

 

Je crois, en effet, dans un monde de plus en plus complexe, qu’il faut plus que jamais se méfier des schémas préétablis, des arguments simplistes ou des parti-pris sommaires. Cela n’empêche pas la vigueur de la réflexion ou l’âpreté des débats, bien au contraire. Car, il ne s’agit pas de se contenter, pour autant, d’un consensus plus ou moins vague masquant les enjeux de notre société.

 

Au surplus, comme vous l’avez montré abondamment, tout cela peut se faire avec respect et courtoisie, et même souvent avec un certain humour, ce qui permet de parler de choses plus ou moins sérieuses…sans se prendre trop au sérieux ! Soyez-en, ici, remerciés.

 

A n’en pas douter l’année 2011 sera encore riche de thèmes passionnants, à un niveau local ou plus global, que nous aurons plaisir à aborder ensemble.

 

En attendant, je tiens à vous adresser ainsi qu’à vos proches tous mes vœux les plus sincères à l’occasion de cette nouvelle année.

 

A bientôt.

 

Veritis.

 

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 31 Décembre 2010

Quelques citations ou aphorismes…à propos du Bonheur ( 3°partie)

 

« Personne ne peut me contraindre à être heureux à sa manière ( c’est-à-dire à la manière dont il conçoit le bien être des autres hommes) ; par contre, chacun peut chercher son bonheur de la manière qui lui paraît bonne, à condition de ne pas porter préjudice à la liberté qu’a autrui de poursuivre une fin semblable ( c’est-à-dire de ne pas porter préjudice au droit d’autrui), liberté qui peut coexister avec la liberté de chacun grâce à une possible loi universelle. »

Kant (1724-1804)

 

« Aussi longtemps que notre conscience est remplie par notre volonté, aussi longtemps que nous sommes livrés à l’impulsion du désir, avec ses espérances et ses craintes continuelles, aussi longtemps que nous sommes sujets du vouloir, il n’y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. »

Schopenhauer (1788-1860)

 

« Le bonheur n’est pas un but que l’on poursuit âprement, c’est une feuille que l’on cueille sur la route du devoir. »

Mill (1806-1873)

 

« L’être humain peut espérer de se perpétuer le plus longtemps possible sans s’autodétruire. Pour atteindre ce que vous nommez « bonheur », il doit arriver à ériger une société sans classe dominante, et où les inégalités naturelles sont compensées par un soutien social mutuel. »

Marx (1818-1883)

 

« A l’individu, dans la mesure où il recherche son bonheur, il ne faut donner aucun précepte sur le chemin qui mène au bonheur : car le bonheur individuel jaillit selon ses lois propres, inconnues de tous, il ne peut être entravé et arrêté par des préceptes qui viennent du dehors. »

Nietzsche (1844-1900)

 

« Le bonheur au sens relatif où il est reconnu comme possible, est un problème d’économie libidinale individuelle (une question de répartition de la libido entre moi et les objets, propre à chaque individu). Il n’y a pas là de conseil valable pour tout le monde ; chacun doit essayer lui-même de quelle façon il peut faire son salut. »

Freud (1856-1939)

 

« Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d’autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c’est encore d’être heureux. »

Alain (1868-1951)

 

« Le bonheur est en quelque sorte ce qui met un point d’arrêt à la fuite en avant du désir. »

Ricoeur 1913-2005)

 

« Il faut créer le bonheur pour protester contre l’univers du malheur. »

Camus (1913-1960)

 

« La joie comme vécu actuel, évident et intense, est en outre l’élément qui donne au bonheur sa substantialité. Le bonheur comme sentiment d’une vie qui s’accomplit dans l’accord avec soi-même, devient plus qu’un simple jugement, lorsqu’il est nourri et porté concrètement par des expériences actives et actuelles de joie effective. »

Misrahi (né en 1926)

 

« Le vrai bonheur ne dépend d’aucun être, d’aucun objet extérieur. Il ne dépend que de nous. »

Tenzin Gyatso ( Dalaï-Lama)

 

Sélection opérée à partir de l’ouvrage, La philosophie du bonheur en 365 citations, Janine Casevecchie, Editions du Chêne, toujours en vente à la Librairie Folies d’encre, Bd de Strasbourg, Aulnay-sous-Bois.

 

Adieu 2010 …. A Bientôt 2011 !

 

Et surtout : Vive le Bonheur !

 

Veritis.

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 30 Décembre 2010

Quelques citations ou aphorismes…. à propos du Bonheur ( 2°partie)

 

« Une vie de bonheur, n’est-ce pas la chose que tout le monde veut et que personne au monde ne refuse ? Mais où l’a-t-on connu pour le vouloir ainsi ? Où l’a-t-on vu pour l’aimer comme on l’aime ? Il vient assurément de Toi, ô mon Dieu. Comment ? Je ne sais. Il est en nous. On ne chercherait pas à être heureux, si on ne connaissait pas déjà le bonheur. »

Saint-Augustin (354-430)

 

« Le bonheur ne se perçoit pas sans esprit et sans vigueur. »

Montaigne (1533-1592)

 

« Le repos d’esprit et la satisfaction intérieure que sentent en eux-mêmes ceux qui savent qu’ils ne manquent jamais à faire leur mieux est un plaisir sans comparaison plus doux, plus durable et plus solide que ceux qui viennent d’ailleurs. »

Descartes (1596-1650)

 

« Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé ou à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et, si nous y pensons, ce n’est que pour en prendre la lumière pour disposer de l’avenir. Le présent n’est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. »

Pascal (1623-1662)

 

« Toute notre félicité et notre misère dépendent de la qualité de l’objet que nous aimons. Ainsi l’amour d’une chose éternelle et infinie nourrit l’âme d’une joie sans mélange et sans tristesse. »

Spinoza (1632-1677)

 

« Toute personne éclairée doit juger que le vrai moyen de s’assurer pour toujours de son vrai bonheur particulier, c’est de chercher la satisfaction dans les occupations qui tendent au bien général. Or, ce bien sincère, autant que nous pouvons y contribuer, est l’acheminement à la perfection des hommes, tant en les éclairant pour connaître les merveille de la souveraine substance qu’en les aidant à lever les obstacles qui empêchent les progrès de nos lumières. »

Leibniz (1646-1716)

 

« Afin que le sentiment du bonheur puisse entrer dans l’âme, ou du moins afin qu’il puisse y séjourner, il faut avoir nettoyé la place et chassé tous les maux imaginaires. »

Fontenelle (1657-1757)

 

« J’ai décidé d’être heureux, parce que c’est bon pour la santé. »

Voltaire (1694-1778)

 

« Le bonheur me suivait partout ; il n’était en aucune chose assignable, il était tout en moi-même ; il ne pouvait me quitter un seul instant. »

Rousseau (1712-1778)

 

« Toute l’économie de la société humaine est appuyée sur ce principe général et simple : je veux être heureux ; mais je vis avec des hommes qui comme moi veulent être heureux également chacun de leur côté. Cherchons le moyen de procurer notre bonheur en procurant le leur, ou du moins sans jamais y nuire. »

Diderot (1713-1784)

 

Sélection opérée à partir de l’ouvrage : La philosophie du bonheur en 365 citations, Janine Casevecchie, Editions du Chêne, disponible à la Librairie Folies d’encre, Bd de Strasbourg, Aulnay-sous-Bois.

 

 

Veritis.

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 29 Décembre 2010

Quelques citations ou aphorismes à propos du Bonheur…. (1° Partie)

 

« Le bonheur ne consiste pas dans la possession de troupeaux et de l’or. C’est l’âme qui est le siège de la béatitude. »

 

Démocrite (vers 460-370 av. J.C.)

 

« N’oublie jamais que tout est éphémère, alors tu ne seras jamais trop joyeux dans le bonheur, ni trop triste dans le chagrin. »

 

Socrate (470-399 av. J.C.)

 

« L’homme qui peut trouver en lui seul, ce qui peut mener au bonheur, sans qu’aucun élément de ce bonheur ne dépende de la chance ou de la malchance d’autrui, qui l’entraînerait dans ses propres vicissitudes, cet homme-là s’est assuré le meilleur système de vie. »

 

Platon (427-347 av. J.C.)

 

« Une hirondelle ne fait pas le printemps, non plus qu’une seule journée de soleil ; de même ce n’est ni un seul jour ni un court intervalle de temps qui font la félicité et le bonheur. »

 

Aristote (383-322 av. J.C.)

 

«  Il n’est pas possible de vivre heureux sans être sage, honnête et juste, ni sage, honnête et juste sans être heureux. »

 

Epicure (341-270 av. J.C.)

 

« Le contentement apporte le bonheur, même dans la pauvreté. Le mécontentement apporte la pauvreté, même dans la richesse. »

 

Confucius (551-479 av. J.C.)

 

« Il n’y a point de bonheur sur le chemin. Le chemin est le bonheur. »

 

Lao-Tseu (570-490 av. J.C.)

 

« Si le bonheur appartient à tout être à qui rien ne manque et qui est dans son genre accompli et complet, et si c’est là le propre de la vertu, ils en résulte certainement que tous ceux qui possèdent la vertu sont heureux. »

 

Cicéron (106-43 av. J.C.)

 

« Ô misérables esprits des hommes, ô cœurs aveugles ! Dans quelles ténèbres, parmi quels dangers, se consument ce peu d’instants qu’est la vie ! Comment ne pas entendre le bruit de la nature, qui ne réclame rien d’autre qu’un corps exempt de douleur, un esprit heureux, libre d’inquiétude et de crainte ?

 

Lucrèce (384-322 av. J.C.)

 

« L’homme heureux est donc celui qui a le jugement droit ; l’homme heureux est celui qui se contente du présent, quel qu’il soit et qui est un ami de son propre bien ; l’homme heureux est celui que la raison approuve et recommande en toute situation. »

 

Sénèque (4 av. J.C. – 65 ap. J.C.)

 

« Il ne dépend pas de toi d’être riche, mais il dépend de toi d’être heureux. »

 

Epictète (vers 50 – 125)

 

« En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux. »

 

Marc-Aurèle (121-180)

 

Sélection opérée à partir de La philosophie du bonheur en 365 citations, Janine Casevecchie, Editions du Chêne, disponible à la Librairie Folies d’encre, Bd de Strasbourg, Aulnay-sous-Bois.

 

 

Veritis.

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 28 Décembre 2010

Aung San Suu Kyi, Liu Xiaobo, Mikhaïl Khodorkoski

 

 

D’ici peu, l’année 2010 va s’achever. Traditionnellement les journaux, les magazines ou leurs lecteurs élisent « la femme ou l’homme de l’année ». Cet exercice a quelque chose d’un peu puéril, car pourquoi vouloir à tout prix classer les uns ou les autres, distribuer un palmarès, distinguer tel ou tel ?

 

Alors comment choisir ?

 

Les soldats français morts en Afghanistan pour un combat sans doute légitime mais dont l’issue apparaît  de plus en plus incertaine  dans un pays où le poids de la tradition et la logique  interne semblent dérouter à tout jamais les esprits occidentaux que nous sommes ?

 

Ces sept moines de Thibérine sauvagement assassinés depuis plusieurs années déjà mais dont le souvenir a ressurgi par la grâce d’un film de X. Beauvois qui a ému plus de trois millions de téléspectateurs ?

 

Ces chercheurs qui luttent d’arrache-pied contre le sida, le cancer, les maladies génétiques ou d’autres encore avec l’espoir de reculer l’horizon de la souffrance et de la mort ?

 

Ces bénévoles qui s’engagent auprès d’associations pour distraire des jeunes enfants atteints de maladies incurables, tenir compagnie à des personnes âgées ou apprendre à lire et à écrire à des personnes en difficulté ?

 

Assurément tous ceux-là et bien d’autres encore méritent une pensée particulière, non seulement à l’occasion de cette fin d’année, mais tout au long de ces années où ils ne ménagent pas leur peines pour faire reculer les frontières de l’obscurantisme, de la maladie, de la souffrance, de la solitude, de l’ignorance ou de la mort.

 

 

Mais, je voudrais ici rendre hommage et avoir une pensée toute particulière pour trois personnes différentes par leur pays d’origine et leur histoire personnelle mais réunies à travers un combat commun, celui de la liberté d’expression, qu’ils et elle ont payé ou payent encore durement par des années de prison ou de privation de liberté.

 

Aung San Suu Kyi

 

Née en 1945, à Rangoon (Birmanie), elle est la fille du général Aung San leader de la libération birmane qui a négocié l’indépendance de son pays en 1947 mais fut assassiné par ses rivaux la même année.

 

Le 18 septembre 1988, un coup d’état porte au pouvoir une junte militaire. Le 27 septembre 1988, elle participe à la création de la Ligue Nationale pour la Démocratie dont elle devient la première secrétaire générale. Elle est arrêtée le 20 juillet 1989, la junte lui proposant la liberté si elle quitte le pays, ce qu’elle refuse. Plus tard, elle sera mise en liberté surveillée jusqu’en juillet 1995.

 

En 1990, sous la pression populaire, la junte organise des élections qu’elle perd au profit de la Ligue Nationale pour la démocratie dirigée par Aung San Suu Kyi. Alors, la junte annule ces élections, ce qui suscitera une vive riposte internationale. Elle recevra le Prix Nobel de la Paix en 1991. En septembre 2000, elle est à nouveau mise en maison d’arrêt jusqu’au 6 mai 2002, puis est à nouveau emprisonnée, mise en maison d’arrêt en septembre 2003 et assignée à résidence jusqu’en mai 2009.

 

A quelques jours de sa libération, elle est, sous des prétextes fallacieux, mise en détention le 7 mai 2009, puis condamnée le 10 août 2009 à 18 mois de détention, ce qui la prive de tout moyen de participer à l’élection générale de 2010. Le 13 novembre 2010 cesse sa résidence surveillée après plus de 15 ans de privation de liberté sous une forme ou sous une autre.

 

L’un de ses discours les plus  connus, Freedom from fear, traduit en français, sous le titre « Se libérer de la peur » (Editions des Femmes, 1991), commence ainsi :

 

« Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent, et la peur des matraques pour ceux que le pouvoir opprime… »

« Dans sa forme la plus insidieuse, la peur prend la marque du bon sens, voire de la sagesse, en condamnant comme insensés, imprudents, inefficaces ou inutiles les petits gestes quotidiens de courage qui aident à préserver respect de soi et dignité humaine. (…) Mais dans un système qui dénie l’existence des droits humains fondamentaux, la peur tend à faire partie de l’ordre des choses. Mais aucune machinerie d’Etat, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de ressurgir encore et toujours, car la peur n’est pas l’élément naturel de l’homme civilisé ».

 

Sources : Wikipedia ; La République des Lettres (A.M. Lévy)

 

Un tel courage, une telle force suscitent bien évidemment l’admiration pour cette femme belle et frêle mais surtout déterminée.

 

Liu Xiaobo

 

Né en 1955 de parents intellectuels et communistes, il fait partie de la première génération qui accède à l’université en 1977 à l’issue de la « révolution culturelle ».Il obtient un doctorat ès lettres à l’université de Pékin en 1988 puis devient professeur chercheur invité en Norvège et aux Etats-Unis.  En 1989, il revient en Chine et participe aux manifestations de la place Tien’Anmen  à Pékin à l’issue desquelles il sera condamné à dix-huit mois de prison. Une fois libéré, il ne sera plus autorisé à publier et à prendre la parole en public.

 

Au milieu des années 1990, il commence à travailler pour le magazine Chine démocratique, mais en 1996, il est condamné à trois ans de camps de travaux forcés pour avoir critiqué le Parti communiste chinois.

 

Le 22 mars 2008, lors des troubles au Tibet, Liu Xiaobo participe à un appel pour demander au gouvernement chinois d’infléchir sa politique au Tibet et pour soutenir l’appel à la paix du Dalaï-Lama. La même année, il écrit l’ébauche de la charte 08, signée par plus de 10 000 personnes dont 300 personnalités éminentes. Cette charte a été conçue et écrite en s’inspirant de la charte 77 de Tchécoslovaquie, où au mois de janvier 1977, plus de deux cents intellectuels tchèques et slovaques ont formé une association de personnes unies par la volonté d’agir individuellement et collectivement pour le respect de l’humain et des droits civils.

 

Tard dans la soirée du 8 décembre 2008, Liu Xiaobo a été enlevé chez lui par la police. Il a été formellement arrêté le 23 juin 2009 avec comme motif : « incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat », puis condamné le 25 décembre 2009 à onze ans de prison pour subversion, ce qui provoque de nombreuses réactions internationales : ONU, Union Européenne, etc.

 

Le 8 octobre 2010, Liu Xiaobo a reçu le Prix Nobel de la Paix « pour ses efforts durables et non violents en faveur des droits de l’homme en Chine ». Près de 600 intellectuels chinois – universitaires, avocats et militants des droits de l’homme – ont signé une lettre ouverte demandant une démocratisation en Chine et la libération de Liu Xiaobo et des prisonniers de conscience.

 

Source : Wikipédia.

 

Autre type de dirigeants, mais méthodes similaires. Autre parcours, mais détermination tout aussi inébranlable. Autre Prix Nobel de la Paix mais réactions internationales toujours aussi vives.

 

Mikaïl Khodorkovski

 

Ce personnage n’a sûrement pas la « pureté » des deux premiers, mais il a, me semble-t-il, une personnalité tellement hors du commun, qu’elle mérite assurément respect et  considération. Comme ces deux prédécesseurs, il pouvait facilement fuir son pays mais a préféré, au risque de sa liberté, affronter le pouvoir en place.

 

Né en 1963, de parents ingénieurs chimistes dans une usine de Moscou, il fit de brillantes études qui lui ont permis de rejoindre l’institut d’économie Plekhanov, tout en menant en parallèle une activité militante intense au sein des Jeunesses communistes (Komsomol). Il était en outre membre du Parti communiste.

 

En 1995, il devient PDG et actionnaire important du groupe pétrolier Ioukos à la suite de la privatisation de cette compagnie réalisée sous B. Eltsine. Toutefois, comme beaucoup d’opérations réalisées à cette époque, on ne peut pas dire que cela s’est fait dans des conditions de transparence parfaite. Cependant, dès cette époque, M. Khodorkovski, développe sa compagnie, au point d’en faire un géant de son secteur puisque la compagnie sera estimée à 27 milliards de dollars en 2004.

 

Mais son tort est de vouloir se lancer en politique, en pensant qu’il faut se battre contre la corruption au sommet de l’Etat, ce qui déplait souverainement à W. Poutine, qui dés lors fera tout pour l’abattre. Ainsi l’accuse-t-on de « vol par escroquerie à grande échelle » et d’ « évasion fiscale », accusations qu’il conteste. Mais il est arrêté en octobre 2003, puis condamné en 2005 à huit ans de prison, à Tchita, à 7000 kms de Moscou, près de la frontière chinoise. Libérable en 2011, il redevient un adversaire gênant pour W. Poutine, dans l’optique des prochaines élections de 2012.

 

C’est la raison pour laquelle un nouveau procès s’ouvre à Moscou en mars 2009 pour « vol de pétrole ». Celui-ci tourne à la mascarade ce qui fait dire à Guido Westerwelle, chef de la diplomatie allemande : « La façon dont ce procès a été mené est particulièrement préoccupante et constitue un pas en arrière sur la route de la modernisation du pays » ou encore à Amnesty International : « Il y a des motifs politiques dans cette affaire, et une ingérence qui a rendu difficile une décision judiciaire équitable ».

 

Cette affaire est revenue sur les devants de l’actualité puisque le jugement sera connu ces prochains jours, le procureur ayant requis en octobre 2010, quatorze ans à compter de sa première arrestation en 2003, ce qui suscite un certain émoi dans les pays occidentaux.

 

Sources : Wikipédia, Le Monde.fr, Libération du 28/12/2010.

 

Birmanie, Chine, Russie. Trois pays différents. Trois dénégations de la liberté la plus élémentaire. Trois destins hors du commun.

 

Fort heureusement, notre pays échappe à ce type d’excès.

 

Probablement parce que chez nous, en raison de notre histoire et de nos traditions, la démocratie, même imparfaite, a précédé les développements de l’économie de marché, pour devenir un acquis intangible, socle indispensable de notre vivre ensemble.

 

Pour autant, notre pays n’est pas à l’abri, ici ou là, de pressions « amicales », de « petits arrangements » entre amis, de « violences » plus ou moins feutrées, de « luttes d’influences » plus ou moins féroces.  Ainsi va, dit-on, la vie en société, diront les plus réalistes.

 

Mais  au nom de ce soit disant  « réalisme », ne finit-on pas par oublier l’essentiel ?

 

Et si l’on faisait de cet « essentiel » le thème des années futures, en commençant bien évidemment par 2011 ?

 

 

Veritis.

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 27 Décembre 2010

A contre-courant des idées reçues, il y a parfois des manifestations qui nous laissent espérer une évolution intelligente de l’humanité. C’est la raison pour laquelle je voudrais relayer ici la lecture d’un article du journal Le Monde des 19 et 20 décembre 2010 que l’on doit à Harry Bellet.

 

Le 15 décembre dernier, le Mathaf, Musée arabe d’art moderne, dessiné par le Français Jean-François Bodin, a été inauguré à Doha, la capitale du Qatar. Le mot Mathaf signifie d’ailleurs musée en arabe.

 

Ce musée est le résultat de l’ambition d’un homme, Cheikh Hassan bin Mohammed bin Ali Al-Thani, lui-même artiste et vice-président du Qatar Museum Authority, qui collectionne depuis vingt ans les œuvres des créateurs du monde arabe.

 

Tradition, modernité et ouverture internationale : tel semble être le triptyque qui donne le ton à ce musée.

 

On note ainsi dans cette exposition un tableau du syrien Louay Kayyali (1934-1978), peint en 1961, où une jeune femme allaite son enfant. Le sein est vu de profil, assez stylisé, pas de quoi outrager même une ligue de vertu occidentale, mais surprenant dans le contexte pudibond des émirats. Pudibond mais pas intolérant….

 

Il leur arrive même de se moquer de leurs petits travers, comme  dans ce tableau de Faisal Laibi (né en 1947), qui représente une épouse agenouillée aux pieds de son mari, lequel fume tranquillement le narguilé tandis qu’elle lui ôte ses chaussures : l’œuvre est intitulée Relationship !

 

Interrogée par CNN, la jeune directrice du lieu, Wassan Al-Khudairi, âgée de 30 ans, admet que le Mathaf doit contribuer à faire reculer les frontières de ce qui semble acceptable dans la région.  On en trouvera un exemple frappant avec une vidéo d’Adel Abidin (né en 1973), qui montre une blonde volcanique, pulpeuse et fort peu habillée, chantant sur la scène d’un cabaret et dans l’intimité de sa loge.

 

Pourquoi tout cela est-il réjouissant ?

 

1.      Nous avions déjà en France, des esprits brillants et érudits, tel Malek Chebel qui prône un « islam des lumières », c’est-à-dire un islam qui renonce à sa part obscure pour mieux exhaler sa face lumineuse.  L’islam dont il parle est celui du partage : « Celui qui amène au monde l’algèbre, l’arithmétique, la parfumerie, une gastronomie brillante, une musique, une maison de la sagesse et qui s’occupe de cosmologie. Fondé sur la raison, l’échange et le travail, l’échange et le respect d’autrui. »

 

2.      Malek Chebel dans une autre partie de son œuvre (Encyclopédie de l’amour en Islam, Payot, 1995 ; Psychanalyse des « Mille et Une nuits », Payot, 1996 ; Dictionnaire amoureux de l’Islam, Plon, 2004 ; le Kama-sutra arabe, Pauvert, 2006 ; Dictionnaire amoureux des Mille et une nuits, Plon, 2010) lève le voile sur la culture propre à l’islam, sous l’aspect de la vie érotique, des rapports entre les sexes, des arts et autres raffinements de la culture orientale qui ont fasciné l’Occident depuis la découverte de l’Orient.

 

 

3.      Nous savons, notamment depuis W. Reich que tout ce que l’on refoule le plus est cela même qui rejaillit avec une force sauvage. Ainsi la haine de la chair a pour corollaire celle de l’esprit, marque de tous les fondamentalismes guerriers qui reposent sur une conception dualiste de l’humanité : d’un côté « les bons », de l’autre « les méchants » ; d’un côté « les purs », de l’autre «  les impurs ».

 

4.      L’art et la culture apparaissent une fois de plus comme des antidotes saisissants face à la violence, l’obscurantisme et le fanatisme. C’est la raison pour laquelle on ne peut que se réjouir d’une telle initiative.  Un Occident imbécile a pu mettre en valeur, pour des raisons mercantiles, une pornographie, heureusement en déclin aujourd’hui. Réjouissons-nous alors qu’un érotisme véritable et artistique puisse fleurir, dans le droit fil de traditions millénaires, en de nombreux points de la planète.

 

 

Veritis.

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 25 Décembre 2010

Un joyeux conte de Noël ! Mythes et réalités…

 

Il est né le divin enfant. Or, tous les enfants sont divins… pourquoi donc celui-ci en particulier ?

 

Parce qu’il était attendu… tout simplement ! Par qui ? Par ceux qui connaissent ces choses secrètes, tels ces rois mages venus d’Orient, venus fêter la naissance d’un enfant, à l’égal de tous les autres enfants, mais peut-être aussi à nul autre pareil…Les augures, les présages l’avaient prédit… Mais comme souvent, en pareille circonstance, ceux qui auraient dû s’en réjouir, ne le reconnaîtront pas. Tel est la loi du grand nombre sans doute,  mais aussi le destin de ceux qui échappent au plus grand nombre. Etrange non ?...

 

D’autant que sa légende était probablement, elle-même, écrite avant qu’il ne fût conçu. Encore plus étrange, non ?

 

Car il faut assurément une force particulière pour laisser une marque telle qu’elle en arrive à bousculer un calendrier au point que l’on dira par la suite : avant ou après !

 

Jusqu’à sa conception et sa mort, qui dit-on, auraient été extraordinaires ! Actes de foi ou de croyance diront certains. Pure invention diront d’autres. Et si l’on oubliait pour un temps enfantillages ou anathèmes pour revenir à l’essentiel, c’est-à-dire l’essence des choses sur laquelle chacun pourrait, peut-être, s’accorder ?

 

De sa conception d’abord.

 

Divine (mais toutes les conceptions ne le sont-elles pas ?) ou pas, personne n’a démontré à ce jour qu’une conception pouvait se produire par la vertu du Saint-Esprit. Alors, on confond aisément la vertu simple d’une mère, son innocence, y compris dans l’acte sexuel, avec je ne sais quel miracle…divin. Marie était assurément vierge de toutes pensés impures, de la notion de péché (d’autant que celle-ci n’est qu’une pure invention), mais cela ne bouscule pas pour autant les lois de la biologie qui s’imposent à tous.

 

De son adolescence ensuite.

 

Il y a une chose qui frappe dans la vie de Jésus. On ne sait pas ce qu’il advint de lui entre l’âge de treize ans et celui de trente ans. A priori, aucune trace. Etrange non ? Cela ne m’aurait pas troublé outre mesure, si à l’occasion d’un voyage en Inde, il y a de cela fort longtemps, je n’étais tombé sur quelques documents indiquant que selon, toute vraisemblance, Jésus avait foulé le sol du territoire indien et avait même étudié les écritures bouddhiques, notamment au monastère d’Alchi, situé au Laddakh, contrée que j’ai également eu la chance de visiter.

 

De sa maturité encore.

 

Des Esséniens, nous savons à la fois beaucoup de choses (à travers la découverte des manuscrits de Qumran) et finalement assez peu de choses.  Si ce n’est que Jean le Baptiste attendait Jésus lui aussi (Il faut que je m’efface, pour lui laisser toute sa place, aurait-il affirmé). C’est alors qu’après son baptême, Jésus se mit en route vers son destin.

Chose bien étrange encore : tout se passe comme si, de ce moment, sa vie était toute tracée. Son arrestation, sa crucifixion, sa résurrection…

 

De sa « mort » enfin.

 

Tout est affaire de symbole. Et celui-ci est probablement le plus fort de tous. Tout le monde ne rêve-t-il pas de vaincre la mort ? Assurément, pour une personne « extraordinaire » une mort ne peut être « ordinaire ». Et d’ailleurs, il n’existe aucune mort ordinaire…Alors, tout s’est passé effectivement comme si…sauf que l’histoire ne s’est pas finie pour autant. Car une étrange chose enfin demeure : qu’est devenu Jésus après sa résurrection ? Monté aux cieux, pourquoi pas ? Mais comment ne pas voir qu’il ne s’agit là que d’une pure métaphore ?

 

De ce qu’il advint par la suite.

 

Après avoir rempli sa mission, il y a tout lieu de penser que Jésus reprit sa route vers les Indes, à la recherche des douze tribus perdues d’Israël, ainsi que l’attestent certains écrits. C’est alors, semble-t-il, qu’il finit par s’établir dans cette si belle Vallée du Cachemire, dont le souvenir reste encore présent à ma mémoire. Il y mourut selon, certaines sources, à l’âge de 108 ans.

 

 

Alors pourquoi tout cela est-il passé sous silence ?

 

Probablement parce que cela remettrait en cause bien des dogmes, des légendes et des pouvoirs établis. Des trésors, des secrets sûrement encore trop précieux pour qu’ils puissent être dévoilés. Jusqu’à quand ?

 

Et si une sorte de Wiki Leaks s’emparait des secrets bien gardés du Vatican ?

 

Vous avez dit révolution ?

 

Veritis.

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 23 Décembre 2010

Un beau manteau blanc…

 

Ô joie, la neige est tombée sur toute la nuit

Au matin, elle était là comme un blanc manteau

Qui recouvrait les rues et le jardin qui suit

D’une vraie franche surprise. C’était très beau.

 

A Aulnay, les arbres chantaient de blanc vêtu

Pour sûr, les enfants riaient. Tous leurs visages

S’illuminaient car ils avaient vite accouru

Au bonheur de voir ce nouveau paysage.

 

On ne se lasse jamais de la nouveauté

Qui vous prend au débotté et, ce, pour toujours

Encore empreinte de cette douce beauté

Qui, au vrai, a pour nom, le plus doux des amours.

 

Ce matin, nous nous vîmes à la librairie

Pour feuilleter des livres, feuilles enneigées

Eclats de rire du fin fond de la prairie

Il est vrai que nous étions ici mélangés.

 

Plus rien ne pouvait, ô pour sûr, nous retenir

Nous avions bien gagné douce légèreté

Qui nous invitait, matin, à ne point finir

Cette rencontre qui a pour nom volupté.

 

Nous accompagnaient ces beaux flocons de neige

Qui tombaient en vive mais douce rafale

Sur nous deux et ton sublime manteau beige

En nous invitant à bien belle balade.

 

Veritis.

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 23 Décembre 2010

Voici les deux nouvelles photos du jour... placées sous le signe de la construction... Mais où sommes-nous à Aulnay-sous-Bois ?

 

Pour rappel Photo 1&2 ici, Photo 3&4 , Photo 5&6 ici.

 

S1I7.JPG

                                                                      (Photo 7)

S1I8.JPG

                                                                       (Photo 8)

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 22 Décembre 2010

Les deux nouvelles photos d'aujourd'hui. Pour la photo 5 ce passage porte un nom très particulier... 

 

Pour les retardataires... Les photos 1 et 2 sont accessibles en cliquant ici et les photos 3 et 4 en cliquant .

 

S1I5.JPG

                                                                      (Photo 5)

S1I6.JPG

                                                                     (Photo 6)

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Jouons un peu

Publié le 22 Décembre 2010

Une grande dame s’est éteinte…

 

Jacqueline de Romilly, académicienne et grande helléniste est morte à l’âge de 97 ans.

 

Première femme lauréate au Concours général (1930), première femme professeur au Collège de France (1973), première femme membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1975), deuxième femme élue à l’Académie française (1988) après M. Yourcenar, J. de Romilly s’est affirmée au fil des ans comme la meilleure représentante de l’hellénisme classique.

 

Après Jean-Pierre Vernant, autre figure de l’hellénisme et ancien résistant, c’est donc un peu de notre histoire qui disparaît : celle des Belles-Lettres, celle de la Grèce classique.

 

«  Les grands textes grecs, confiait J. de Romilly, nous placent à la source de notre culture. En les lisant, on voit se former la pensée rationnelle, la raison et plus encore la réflexion, la pensée critique, l’art de penser, la pensée elle-même. On voit naître la lumière et l’universel. » Pour elle, la culture classique était une école de liberté : par les Anciens, rappelait-elle, on apprend à s’exprimer, à manier les outils intellectuels, à maîtriser la confusion, à vaincre l’obscurité.

 

Je ne résiste donc pas au plaisir de partager avec les lecteurs d’Aulnaylibre quelques extraits de l’épilogue de son dernier ouvrage qu’elle fit paraître aux Ed. de Fallois (2010) sous le titre «  La Grandeur de l’homme au siècle de Périclès » :

 

« Il est temps de l’avouer, je suis très vieille, âgée de plus de 95 ans, et j’ai vécu au contact de ces auteurs grecs pendant au moins quatre-vingt ans ; et je dois dire, moi, à mon tour, l’espèce de force et de lumière, l’espèce de confiance et d’espérance que j’en ai toujours retirée. J’ai transmis la beauté de ces textes, et je suis sensible, à la fin de ma vie, au fait que beaucoup de mes élèves d’alors, tant d’années après, s’en souviennent et en ont tiré quelque enthousiasme. »

 

« Mais je dois dire aussi, naturellement, qu’il m’est cruel de voir aujourd’hui se répandre une tendance à s’en désintéresser ; cela est surtout grave parce que nous vivons une époque d’inquiétude, de tournants, de crise économique et - par suite – de crise morale. Il me paraît qu’aucune époque n’a eu davantage besoin de notre littérature grecque ancienne, du talent qu’ont eu les auteurs pour exprimer ces idées, pour nous offrir cet exemple de réussite, et pour s’émouvoir de diverses façons de toutes les merveilles que représente l’existence humaine, en dépit des difficultés et des désastres. »

 

On peut difficilement dire mieux tout ce que l’on doit à ces racines de notre civilisation. Athènes, berceau de la pensée philosophique occidentale. Athènes, berceau de la démocratie, sous toutes ses formes : représentative ou participative.

 

Alors on se prend à rêver de voir Socrate déambuler dans les rues d’Aulnay-sous-Bois, s’inviter aux réunions du Conseil municipal ou des Conseils de quartier ou de l’Agenda 21.  De voir Socrate se moquer des sophistes qui se délectant de leurs proclamations tonitruantes, sont prêts à enfourcher n’importe quelle rhétorique dans le seul but de se faire élire.

 

A vrai dire, de ce point de vue, les choses ont peu changé depuis 2 500 ans. Et c’est bien pourquoi, la lecture des textes anciens est incroyablement rafraichissante et d’une parfaite actualité.  Tout cela entraine donc, non point un manque d’intérêt envers la Res publica , mais assurément une plus grande capacité de compréhension et d’analyse de la chose publique. Et, en tous cas, plus de lucidité.

 

Que l’esprit vivifiant de la Grèce Ancienne nous accompagne donc lors des prochaines échéances électorales !

 

Veritis.

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis