Publié le 21 Avril 2011

Après la messe, c'est la police qui s'est rendue à l'église Saint-Jean, dans le quartier de la Rose-des-Vents à Aulnay-sous-Bois, mardi matin. Les fonctionnaires se sont mis à la recherche d'indices pour trouver celui ou ceux qui, dans la nuit de lundi à mardi, ont détérioré la cloison de la sacristie, cassé deux croix en bois qui s'y trouvaient et déchiré les photos au mur, celles des papes Jean-Paul II et Benoît XVI. Si les dégâts découverts mardi au petit matin ne perturbent pas la pratique du culte, ils ravivent le profond émoi provoqué par un récent cambriolage."S'en prendre à une église, c'est honteux !" souffle Francisca, habitante des Merisiers, croisée mardi alors qu'elle venait répéter pour la chorale à l'église Saint-Jean.

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A l'autre bout de la place, assis devant un café, quelques trentenaires ont peine à croire que le lieu de culte puisse être cambriolé ou dégradé de la sorte. Au diocèse de Seine-Saint-Denis, on rapporte quelques larcins dans les églises du département, mais rien d'aussi particulier que ce cambriolage survenu il y a moins de deux semaines.  C'était dans la nuit du 5 au 6 avril, comme le mentionne une affiche jaune scotchée sur la grille d'entrée. "Portes enfoncées, troncs pillés, micros volés, tabernacle éventré"... Depuis cette date, plus rien, pas même l'argent des cierges n'est laissé sur place, comme l'explique Patrick Morvan, le prêtre responsable de la paroisse Saint-Sulpice et de l'ensemble des églises d'Aulnay-sous-Bois.

"Si leur but est de voler, ils perdent leur temps. Dès la fin de l'office, on rembarque tout ! précise le curé. Cette fois, on ne sait pas par où ils sont entrés, on n'a pas trouvé trace d'effraction, précise le religieux. Peut-être ont-ils déverrouillé une porte lors de la messe du dimanche..." C'était le dimanche des Rameaux, et il y avait foule dans cette église qui peut accueillir quelque 600 personnes. "Au-delà des dégâts matériels et du vol, c'est le respect des personnes et des lieux sacrés qui est bafoué, souligne le père Morvan, alors qu'on essaye au jour le jour de tisser tous ensemble des liens de compréhension."

Source : Carole Sterlé. Le Parisien du mercredi 20 avril 2011

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Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 21 Avril 2011

Un drôle de cocktail se prépare au CAP, la salle de concerts d'Aulnay-sous-Bois. Pendant les vacances, vingt jeunes chanteurs de la veine rap des quartiers de la ville font leurs armes sur scène avec des musiciens venus du slam, du rap, mais aussi du rock. Avec Kohndo, un ex de la Clica, un groupe parisien des années 1990, en résidence au Cap, D'de Kabal, le rappeur-slameur de Bobigny, a accepté d'être de l'aventure. Ces ateliers, qui se terminent demain, aboutiront à "Be Live", un concert qui se jouera au Cap, le soir de la Fête de la musique, le 21 juin.

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"Il y a des moments de grande émotion" Kohndo, artiste en résidence

C'est au tour de Serya, la vingtaine timide, de se lancer. Le jeune homme scande ses textes accompagné d'une guitare, d'une batterie et d'un clavier. Dans la salle, le rappeur Kohndo, 36 ans, écoute, intervient, corrige. Autour de lui, les autres rappeurs amateurs suivent attentivement l'exercice en attendant leur tour. Depuis le 11 avril, ils ont pris le rythme de ces répétitions intenses. "Je voulais faire se rencontrer des univers différents, casser les barrières entre les genres, faire jouer sur une scène des gamins qui ont plus l'habitude de chanter dans leur hall ou d'improviser des enregistrements sur leurs ordinateurs, aux côtés de musiciens aguerris" explique le directeur de la salle, Stéphane Moquet.

"L'idée est de s'enrichir les uns les autres", confie Kohndo. "Je viens du hip-hop. Je suis imprégné de ses messages d'amour, de paix et d'unité", insiste le chanteur. Au Cap, il délivre ses conseils sans compter. "J'apprends aux jeunes à maîtriser leur souffle, placer leur voix, dire leur texte, détaille-t-il. Sur scène, la plupart découvrent leur rapport à l'autre, à la musique, à leur propre corps. Ce n'est pas évident de franchir le fossé. Et là, le défi est relevé. Il y a des moments de grande émotion", assure-t-il.

C'est encore un autre plaisir que vivent les musiciens en accompagnant ces artistes en herbe. "Je me sens toujours bien avec des jeunes. Ils sont enrichissants par leur regard neuf et leur approche simple de la musique", sourit David, le guitariste. Pour lui, tous les genres musicaux ont leur place et ont quelque chose à dire. " Le rap n'est pas a priori mauvais et le jazz ou le rock a priori bons parce qu'ils seraient plus complexes. Parfois on se rend compte que c'est dans le minimalisme que les choses les plus fortes ressortent."

Source : Marie-Pierre Bologna. Le Parisien du jeudi 21 avril 2011

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Publié dans #Culture

Publié le 21 Avril 2011

fire1Sans doute la loi des séries. Après l'incendie du quartier Mitry, c'est au tour d'un immeuble de l'OPH du Vieux -Pays d'être en proie aux flammes. En effet, la nuit dernière, aux alentours de 2h30 du matin une cage d'escalier du troisième étage a pris feu. L'origine criminelle ne semblerait faire aucun doute.

fire2.JPGHeureusement les résidents ont réagi très rapidement en appelant les pompiers qui ont maitrisé l'incendie en quelques minutes. Les occupants des 4ème et 5ème étages ont ainsi pu être évacués vers 3h00. L'essentiel est qu'il n'y ait que des dégâts matériels. Ils sont toutefois importants comme en témoignent les photos prises sur place.

fire3Les locataires de l'immeuble étaient ce matin en état de choc, mais se sont regroupés pour aller  porter plainte au commissariat.

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Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 20 Avril 2011

Episode 6 : presse, commerce et politique

La presse populaire représente les commerçants tantôt avec bienveillance, tantôt avec agressivité. Elle rend compte de mouvements sociaux qui naissent dans la profession dans les années 1880. A cette époque, les employés de commerce revendiquent un jour de repos hebdomadaire. Dans Le Petit Journal en 1907, les boulangers grévistes sont traités de "saboteurs". Le journal affirme alors que le développement du machinisme garantira "la tranquillité du patron et la sécurité des clients".

Progressivement, les employés et petits commerçants de sensibilité "socialiste" s'orientent vers la droite nationaliste ou le catholicisme social. Le mouvement des commerçants, avant 1914, s'inquiète de la croissance du socialisme et du syndicalisme ouvrier. Il se rapproche alors du grand patronat, réclame des réformes qui les aident à être plus compétitifs. Après la Première guerre mondiale, les difficultés économiques expliquent certains charges violentes contre le petit commerce dont on dénonce l'âpreté.

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En 1908, L'Assiette au beurre consacre un numéro spécial au petit commerce. Une crémière arrogante refuse de faire crédit à une femme du peuple : on devine que l'employée d'origine populaire a réussi son ascension sociale, s'est installée à son compte, est devenue prospère et méprise les petites gens.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient visiter l'exposition Halles, étals et bazars : 150 ans de commerce en Ile-de-France, rendez-vous au Musée de Nogent-sur-Marne 36, boulevard Gallieni à Nogent-sur-Marne. Tél 01 48 75 51 25. Mardi, mercredi, jeudi, dimanche de 14h à 18h et samedi de 10h à 12h et de14h à 18h. Jusqu'au 29 mai 2011.Entrée libre.

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Publié dans #Commerce

Publié le 19 Avril 2011

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Source : G.B. Le Parisien du 19 avril 2011

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Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 19 Avril 2011

Ce matin je suis tombé sur ce petit encart dans Le Parisien. Six grands films à 3 euros à l'Espace Jacques Prévert d'Aulnay-sous-Bois. Une bien chouette initiative il est vrai.

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Le petit problème est que nous sommes aujourd'hui le 19 avril et que quatre des six films en question ont déjà été programmés ! En effet, Gainsbourg vie héroïque et The Ghost Writer étaient projetés les lundi 11 et mardi 12 avril, le nom des gens les mercredi 13 et jeudi 14 avril et rien à déclarer les jeudi 14 et vendredi 15 avril.

Cette annonce arrive donc un peu tard ! Nous pardonnerons bien volontiers à notre journal local cette petite étourderie sans doute due à une volonté appuyée de relancer le cinéma français qui passe un sale printemps avec des chiffres de fréquentation catastrophiques, comme décrit en page 30 du quotidien.

Ceci dit, et j'ai bien vérifié le programme, il reste quand même encore 2 films à voir pour 3 euros :

Des hommes et des dieux le jeudi 21 avril à 18h et le vendredi 22 avril à 20h45

Fighter en vo sous-titré le jeudi 21 avril à 20h45, le vendredi 22 avril à 18h15 et le samedi 23 avril à 18h15 puis 20h45.

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Culture

Publié le 18 Avril 2011

Il leur restait encore trois nuits à passer dans le gymnase Ormeteau à Aulnay. Samedi, au lendemain de l'incendie de leur immeuble, les quelque 90 familles du 12, rue des Aulnes n'avaient pourtant qu'une hâte : rentrer dans leurs appartements. Elles devront pour cela attendre que les parties communes du bâtiment, endommagées vendredi matin par un feu qui est parti du local à poussettes, au rez-de-chaussée, soient réparées.

Encore sous le choc

C'est peut-être un court-circuit du système électrique qui est la cause de ce sinistre. Il n'a pas fait de blessés, mais il a particulièrement touché la cage d'escalier et entraîné la détérioration de près d'une vingtaine de portes palières ou coupe-feu. Une enquête de police est en cours.

 

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Samedi matin, dans le gymnase mis à leur disposition par la ville, nombre de sinistrés sont encore sous le choc, désemparés : "Heureusement que ça a eu lieu le matin, sinon il y aurait eu des blessés graves" commente un père de famille. "C'est très bien ce qui a été mis en place ici, mais j'ai hâte de rentrer chez moi au plus vite", s'inquiète un homme âgé de 40 ans diabétique, qui doit prendre de l'insuline à dose régulière. "J'espère que ma fille de 8 ans va accepter de rentrer chez nous. Elle a eu très peur pendant l'incendie et sa frayeur n'a toujours pas disparu", raconte une maman, pressée elle aussi de retrouver ses affaires.

Dans la salle, des employés de la ville tentent de réconforter les familles et distribuent café, thé, croissants, brioches ou pains au chocolat. Midi et soir, un repas est servi à ceux qui le souhaitent. Des animateurs des centres sociaux proposent aussi des activités et jeux aux petits. Six grandes tentes ont été installées dans un coin par la Croix-Rouge. "Cela permet un peu d'intimité", souligne l'adjoint de permanence, Ahmed Laouedj, chargé de la vie associative. Outre l'hébergement dans le gymnase Ormeteau, douze familles avec des enfants en bas âge ont obtenu des nuits d'hôtel jusqu'à mardi. D'autres ont préféré aller chez des amis ou des proches. Un bébé prématuré a été pris en charge par les médecins d'urgence.

Hier soir, les services techniques de la ville ont remis leur rapport : une dernière visite de l'immeuble a établi que sa structure n'a heureusement pas été endommagée par le feu. Mais sa remise en conformité, les travaux de remplacement des portes, du système de désenfumage, comme le nettoyage, s'annoncent lourds.

"Nous avons mobilisé des entreprises et les services de la ville qui seront à pied d'œuvre lundi, précise Ahmed Laouedj. Une réunion avec les résidants aura lieu en soirée. En attendant, les chambres d'hôtel et le gymnase resteront à disposition. Nous espérons qu'ils pourront rentrer chez eux mardi."

Source : Marie-Pierre Bologna et Véronique Maribon-Ferret. Le Parisien du lundi 18 avril 2011

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Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 18 Avril 2011

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Est-ce le fruit de mon imagination ? J'avais pourtant cru que la traditionnelle rencontre des blogueurs d'Aulnay-sous-Bois, la neuvième du nom, était programmée ce samedi 16 avril au soir... Certes, le lieu mythique dans lequel elle est habituellement organisée a troqué son nom mystérieusement exotique de Monico pour un très classique et sans surprise Café du Centre. Néanmoins c'est armé d'un fort enthousiasme que je me préparais à croiser de nouveau de visu celles et ceux qui, derrière leur écran, animent à leur manière la vie locale à travers différents blogs, dont notre maire Gérard Ségura est si friand comme chacun sait (Humour !).

J'ai encore en mémoire ma première blogobulle qui a ressemblé exactement à ce que j'ai pu lire ici.

A ma grande surprise, samedi soir en arrivant sur les coups de 21h45 à cet incontournable rendez-vous, il n'y avait cette fois-ci pas un seul représentant des blogs.

J'ai même senti flotter dans l'air le fantôme de celui qui est l'initiateur de ce type de rendez-vous. Avant-hier, il n'était pas seul.  Tous les Casper de blogosphère semblaient s'être également invités...

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 18 Avril 2011

Le Centre de Danse du Galion nous annonce la tenue d' une répétition publique du spectacle Vertige d'elle, le mardi 19 avril 2011 à 15h30. Conseillé à partir de 12 ans. Entrée libre. Réservation souhaitée. (01 48 68 80 65).

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Dans Vertige d'elle, trio danse hip-hop dont la création est prévue fin 2011, la chorégraphe Claire Moineau s'inspire du texte "Les séparées" de l'auteur Pierre Notte que celui-ci a écrit tout particulièrement pour ce projet. Pierre Notte (plusieurs Molières, artiste associé du Théâtre du Rond Point) relève le défi d'écrire pour la danse avec comme sujet l'homosexualité féminine, thème que Claire lui a imposé.

"Il s'agira de quelqu'un qui n'est pas là.

D'un être parti, exactement. Il ne s'agira que de cela.

Il y aura trois voix de femmes. Trois désirs et trois corps de femmes.

C'est une histoire.

L'histoire simple qui les conduit, l'une et l'autre à se trouver chacun l'une de l'autre à l'exact bout du monde."

 

L'enjeu de la rencontre entre Claire et Pierre est de trouver des passerelles entre texte et danse, entre passion et séparation, entre manque et désir.

Dans sa nouvelle pièce Claire Moineau souhaite réaliser un travail sincère sur l'intime en espérant lever le tabou sur ce sujet de société.

 

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Culture

Publié le 17 Avril 2011

Aulnay-sous-bois, vendredi. Il était environ 9h30 lorsque l’alerte a été donnée : une épaisse fumée commençait à se dégager de l’entresol de l’immeuble du 12, rue des Aulnes, dans le quartier Mitry, à Aulnay. Les secours sont intervenus rapidement et ont réussi à évacuer les habitants, tous sains et saufs.

 

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Mais il a fallu pour cela mobiliser pas moins de 140 pompiers, venus de 16 casernes avec une quarantaine de véhicules de secours. Ils ont empêché toute propagation des flammes et l’absence de communication directe entre le sous-sol sinistré et la partie habitée de l’immeuble a permis d’éviter le pire.

Mais une très forte chaleur et surtout d’épaisses fumées se sont propagées très haut dans la cage d’escalier, jusqu’au 7e étage de ce bâtiment qui en compte 12, obligeant les pompiers à évacuer les personnes par de grandes échelles.

Une nouvelle expertise attendue

Les appartements n’ont pas été touchés, toutefois, aucun résidant n’a pu réintégrer les lieux. Une équipe technique et un architecte se sont rendus sur place et ont demandé le bouclage de cet immeuble ancien jusqu’à une nouvelle expertise lundi matin. « L’escalier a chauffé », explique Ahmed Laouedj, adjoint au maire chargé de la vie associative, qui s’est rendu sur les lieux.

Ce dernier, déplorant « l’absence du syndic » de cette copropriété, a organisé, avec Guy Challier, adjoint au maire en charge de l’urbanisme, l’hébergement des familles qui n’ont pu être accueillies par des proches. Epaulée par la Croix-Rouge, la ville a ouvert le gymnase Ormeteau où plus d’une centaine de personnes s’apprêtaient à passer la nuit avant-hier soir. Les restaurants municipaux ont été également réquisitionnés pour pouvoir servir des repas à ces familles privées de toit jusqu’à dimanche. Une dizaine de familles avec des bébés ont par ailleurs été dirigées vers un hôtel de la ville. L’immeuble évacué sera surveillé durant tout le week-end.

Source : EMV. M-F et E.S - Le Parisien du 16 avril 2011

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 15 Avril 2011

SOCIETE. Ils disent « kiffer » pour aimer, « niquer » pour faire l'amour, et sont persuadés que les femmes - leurs mères et leurs sœurs exceptées - n'apprécient que le sexe brutal. Enquête.

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Les « meufs » elles aiment ça, elles en redemandent, ces « lops » (NDLR : « salopes » en verlan). » Classe de BEP d'un lycée d'enseignement professionnel au cœur d'un quartier difficile des Hauts-de-Seine. Cartographie de la classe : une fille, quinze garçons. Moyenne d'âge : entre 15 et 17 ans. Thème du débat : les tournantes sont-elles ou non des viols collectifs ? Youssef parle fort, très fort. Les autres écoutent à peine. Insultes, vociférations, rires gras, cris, chahut. Nadia, l'unique fille, refuse « qu'on lui manque de respect ». Son voisin de table lui lance, presque menaçant : « Arrête, bouffonne, t'adores ça qu'on te ravage la « scnecke » (NDLR : le sexe féminin)… » Soudain, le professeur plonge son auditoire dans un silence perplexe en lâchant : « Et si vos sœurs prenaient part à une tournante, ça vous ferait quoi ? » Un jeune frappe dans sa main : « Je la tue ! Sur ma mère, je la saigne ! » Les autres acquiescent. Malaise général.

D'un côté, les mères et les sœurs, emprisonnées entre la culture machiste des bandes et la tradition musulmane, sont des icônes idéalisées, dominées et désexualisées, prisonnières de la famille, auxquelles l'on interdit jusqu'au droit à la féminité. De l'autre, les filles faciles, objets sexuels, femmes résiduelles sans identité familiale, qui ne seraient donc ni les mères ni les sœurs de personne, des « chaudasses », des « putes » que l'on peut faire tourner à loisir dans les caves. Dans les deux cas, on les désigne par l'insulte, indissociable de la terminologie des jeunes dès lors que l'on parle féminité. « Il faut décrypter ces insultes. Elles ont un sens très important et une vraie symbolique », explique Xavier Pommereau, psychiatre, chef de service de l'unité médico-psychologique de l'adolescent et du jeune adulte au centre hospitalo-universitaire de Bordeaux.

 « Les mères et les sœurs sont dans toutes les bouches, surtout dans l'invective. Dans un univers où l'insulte est un mode de communication, cela montre leur importance, leur place prépondérante dans l'affectif. C'est aussi le cruel constat du manque d'un père. » Le père, acteur social clé, reste effectivement absent des insultes : si le « nique ta mère » est fort usité, au point d'avoir donné son nom à un célèbre groupe de rap, il n'existe pas, à ce jour, de « nique ton père ». Xavier Pommereau poursuit : « Le père est celui qui fait loi. Dans les banlieues difficiles, il y a une dévalorisation complète de la place et du statut du père, qui doit être comprise par le reste du corps social comme une absence de confrontation aux règles et aux limites. Parce que le père, c'est l'autorité. »

Frédérique Hédon, médecin sexologue, n'hésite pas à aller beaucoup plus loin : « La tournante n'a rien de sexuel, et le seul plaisir que ces acteurs en retirent est celui procuré par la violence pure, via la domination, la négation d'autrui et la territorialité bestiale de la bande. » Ainsi, on fait « tourner » une fille que l'on s'approprie en l'instrumentalisant comme une cigarette, un joint, une bouteille d'alcool ou une voiture volée.. « Affectivement, ils sont au fond du gouffre », constate Jean-Claude, psychologue au sein d'une structure d'accueil pour mineurs délinquants. Il côtoie chaque jour ces membres des bandes, violeurs en groupe que la loi a rattrapés et sanctionnés. Mais le besoin d'amour, bien réel et présent, n'en est que plus fort. « S'il ne peut s'exprimer, ce capital affectif va bifurquer vers la reconnaissance par la crainte », analyse Frédérique Hédon.

 « En banlieue, tout est plus qu'ailleurs. On y aime plus, avec une énergie, une rage et une solidarité que tu ne trouves plus en ville », explique Karima, une Marocaine de 20 ans native de la cité Galion 3 000 à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. « Il faudrait impérativement qu'ils puissent sortir du cercle vicieux dans lequel il tourne : « Puisque vous me reconnaissez uniquement comme délinquant, c'est ce que je vais être » », s'alarme Marie Choquet. Epidémiologiste à l'Inserm, elle dénonce une société qui stigmatise, catégorise les jeunes des banlieues plutôt que de vraiment les entendre, les écouter.

« Le sexe ? Un loisir résiduel »

Ce refus de fustiger les jeunes des cités en les réduisant à leurs déviances sexuelles est aussi partagé par Jean-Jacques Rassial. Ce psychanalyste parisien est l'un des rares praticiens français à suivre en thérapie les jeunes auteurs de viols collectifs. Sa lecture très personnelle des tournantes ne fait pas l'unanimité tant elle peut paraître politiquement incorrecte et pessimiste. Elle n'en est pas moins intéressante : « Les jeunes ont introduit dans la tournante la morale hygiéniste qu'on leur a inculquée, puisqu'ils utilisent des préservatifs. Mais ce n'est plus de la sexualité, valeur à laquelle ils ne croient plus et qui n'est plus un lieu d'investissement. Le sexe est devenu, pour eux, une distraction secondaire, un loisir résiduel, pas très propre et dangereux à cause des maladies. »

 Le psychanalyste Jean-Jacques Rassial diagnostique une possible généralisation de ces « pratiques avant-gardistes » à l'ensemble de la jeunesse : « Les tournantes ne sont qu'une illustration, extrémiste et criminelle, d'une morale sociale qui a renoncé à une sexualité basée sur la réciprocité. » Ces agressions sexuelles relèveraient donc de notre responsabilité collective : si l'amour va si mal en banlieue, sans doute est-ce parce l'on ne sait plus très bien aimer ailleurs : en ville, au bureau, en famille, et peut-être jusque dans nos propres vies…

Source : Jean-Baptiste Drouet www.paris-normandie.fr

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Divers

Publié le 15 Avril 2011

Aulnaylibre ! l'avait évoqué par une note intitulée l'OPH d'Aulnay-sous-Bois, le paradis des directeurs ? (ici). Cette fois-ci c'est la CNL, association représentant les locataires, qui l'écrit dans sa lettre du mois d'avril 2011 : l'OPH en ébullition.

Dans cette missive, dont vous pouvez prendre connaissance ci-dessous, la CNL s'interroge sur la réelle efficacité de la réorganisation de l'OPH et notamment sur la dérive de la masse salariale suite à l'embauche de cadres et responsables...  

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L'OPH en ébullition

Nous avons quelques interrogations sur la réelle efficacité dans la réorganisation de l'OPH qui va coûter aux locataires, et se répercutera dans les hausses du loyer :

                - Embauche de cadres, de responsables

                - Réorganisation des services

                - Changement de logo

 

Est-il utile, au vu de la taille de notre organisme de 2 484 logements, d'avoir 4 directeurs ? Cela entraine une augmentation de la masse salariale. Pendant ce temps sur le terrain, la lenteur des travaux est ressentie... Suite à un incendie de hall en décembre 2010 au 17 rue du 8 mai 1945, 3 mois sans intervention à ce jour, toujours en état de délabrement, les locataires subissent. C'est inacceptable ! Des travaux de réfection de peinture, halls et cages d'escaliers au Vieux-Pays sont toujours en attente. L'entretien des travaux courants attendus par les locataires se fait au ralenti.

 

La CNL se prononce pour une gestion maîtrisée, une masse salariale conforme à la taille de notre organisme, des travaux de gros entretien et amélioration de l'habitat sur fonds propres, l'urgence de travaux au quotidien, le contrôle des charges et contre toute augmentation de loyers.

 

Source : la lettre de la CNL Avril 2011

 

Stéphane Fleury 

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Logement

Publié le 15 Avril 2011

Episode 5 : publicité, la foire aux miracles !

La publicité commerciale dans les journaux naît en 1836. Trente ans plus tard, dans certaines publications, un tiers de l'espace est consacré aux annonces. A la fin du XIXe siècle, la publicité peut représenter un tiers des recettes, mais elle commence à privilégier l'affiche et le catalogue. Avec la radio, dans les années 1920 et la télévision dans les années 1960, la publicité mettra au point l'association entre un slogan oral et visuel.

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Les publicités parues dans la presse populaire à fin du XIXe siècle garantissent des miracles immédiats. La Sève capillaire fait pousser en 8 jours moustache et barbe splendides, le Pétrole Meiller stoppe la chute des cheveux, le chimiste Pozel garantit "beauté et jeunesse éternelles" : disparition de la barbe et des triples mentons, seins raffermis. Des méthodes enseignent l'accordéon en quelques jours et l'anglais en un mois.

Une génération plus tard, l'Illustration, à côté de publicités destinées à un public bourgeois vantant l'élégance et le tourisme, perpétue cette veine magique. Les plantes de l'abbé Hamon s'adressent aux "malades désespérés" et guérissent absolument tout ("Très nombreuses attestations"). La Magnésie Bismurée arrête en cinq minutes les maux d'estomac les plus tenaces. La Cire Aseptine gomme le vieillissement du visage et lui redonne toute sa fraîcheur naturelle.

A suivre Partie 6 : presse, commerce et politique.

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Commerce

Publié le 15 Avril 2011

Premier groupe pop rock français révélé par le label participatif BuzzMyBand, The Enjoys sortent leur premier opus.

A la simple évocation du nom de leur groupe (de l'anglais enjoy qui signifie "s'amuser"), The Enjoys donnent le ton et affichent leurs ambitions : faire plaisir et se faire plaisir.

Formé de Hugo, Achille, Flavien et Aurélien, qui se sont rencontrés durant leurs études au Conservatoire régional de Paris puis à l’École nationale de musique d’Aulnay-sous-Bois, The Enjoys ont troqué violons et flûtes pour guitares et batterie, "Pour se détacher des codes stricts du classique, et jouer de la musique librement", comme ils aiment à le rappeler.

Quelque part entre les BB Brunes et les Dutronc père et fils , The Enjoys viennent de sortir leur premier opus éponyme, co-produit par le site BuzzMyBand et les internautes fans.

Voici quelques extraits vidéos du combo pour se mettre dans l'ambiance : un teaser, un titre acoustique et un clip...

Enjoy !

 

 

Source : Premiere.fr 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Culture

Publié le 14 Avril 2011

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Demain matin débute à partir 10h au parc Ballanger la fête des fleurs 2011. Le programme des animations et expositions interactives s'annonce particulièrement alléchant...

Pour rappel, cette manifestation se déroule vendredi 15, samedi 16 et dimanche 17 avril de 10h à 18h.

ANIMATIONS

Parcours d'orientation dans le parc sous forme de quizz
Atelier de plantation dans des pots à décorer
Parcours en poney pour les enfants
Espace de jeux anciens : course en sacs, parcours en échasses
Spectacle « côté jardin »
Buvette avec l'association - Renaissance Rose des vents

 

EXPOSITIONS INTERACTIVES

Exposition des massifs de tulipes et leurs histoires fabuleuses
Village de structures et pergola en bambous avec mises en scènes de fleurs
Les bulbes d'été
La grande famille des pavots
Les animaux du parc
Grands décors à partir des réalisations des écoles d'Aulnay-sous-Bois

 Entrée Gratuite - Parking à proximité

Source : aulnay-sous-bois.com

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 14 Avril 2011

Une des choses les plus agréables lorsque vous animez modestement un blog c'est d'en rencontrer les lecteurs. C'est toujours une expérience très sympathique de mettre un visage derrière un clic. Que cela soit pour entendre les critiques  ou les compliments d'ailleurs. Tout ceci pour écrire que je remercie Annie, une aulnaysienne toujours en quête d'informations, de réponses à ses questions, qui nous transmet régulièrement des documents pouvant servir d'inspiration à de nouvelles notes.

arbregare1Cette fois-ci j'ai donc reçu, au même instant qu'un autre blog d'ailleurs, puisqu'Annie a bien compris que l'essentiel est que l'information circule librement et le plus largement possible, deux photos de l'abattage des arbres de la Place de la Gare, intervenu lundi matin.

arbregare2 A Aulnay-sous-Bois, comme chacun sait, on a l'habitude de couper du bois. Rue Séverine ou à la cité Arc en ciel par exemple... Les motifs sont divers mais en général c'est à la suite de maladies.  Néanmoins, parfois, on laisse planer le doute. Ce fut le cas pour les désormais fameux quatre tilleuls de l'Arc en ciel, notamment. A un moment donné on a laissé entendre aux habitants que ces arbres  étaient en mauvaise santé alors que c'était totalement faux.

En vérité, les tilleuls  n'allaient pas si mal que cela. Information confirmée à l'époque par Alain Amédro, alors encore adjoint à l'urbanisme et l'environnement, ainsi que de la part d' agents du service des espaces verts croisés pendant la bien-nommée fête de l'arbre. L'objectif de cette petite manipulation était bien entendu de faire avaler un peu plus facilement aux riverains l'abattage des arbres en vue du projet immobilier actuellement en cours de réalisation à la cité Arc en ciel.

tilleulscoupesCertes, entre l'homme et l'arbre il faut parfois choisir. C'est un spécialiste du développement durable qui me l'a écrit. Mais la fin ne justifie pas toujours les moyens. Ces manières de procéder sont abominables et de nature à détourner le citoyen et/ou électeur des affaires publiques. Coupez les liens de la confiance et vous verrez qu'il est quasiment impossible d'à nouveau les tisser.

De là découlent la suspicion,  la méfiance, la réaction, la colère, la manifestation et sans doute même l'abstention...

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 14 Avril 2011

Mercredi je suis tombé sur une brève dans Direct-Matin à propos des transports et du métro de demain. On y apprenait que la RATP et Alstom ont lancé Metrolab, un laboratoire où des ingénieurs vont imaginer l'avenir du métropolitain. Les travaux de cette équipe de recherche devraient notamment permettre de développer le fameux super-métro du Grand Paris, une boucle de 155 km déployée dans la région d'ici à 2025.

Considéré comme étant plus régulier, accessible 24h/24 et pouvant acheminer plus de voyageurs, ce système de transport en commun automatique sera également amené à répondre  à l'évolution démographique mondiale. "D'ici à 2015, plus de 500 villes dans le monde dépasseront le million d'habitants", relève ainsi le président d'Alstom Transport. A Paris, à l'instar de la ligne 14, l'automatisation de la ligne 1 dès l'an prochain donnera une vision concrète d'un métro automatique à grande capacité, sur un trajet accueillant chaque jour près de 750 000 voyageurs entre Vincennes et la Défense.

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En illustration de l'article, il y avait cette photo ci-dessus présentant une esquisse d'un métro aérien à l'allure futuriste. Cette question d'une possible ligne aérienne n'est pas anodine pour Aulnay-sous-Bois. En effet, sur le tracé de l'Arc Express notre ville n'a pas été oubliée et  une station  devrait être créée aux alentours du carrefour de l'Europe. Or, l'éventualité qu'un tronçon de ligne passe en aérien au dessus de la RN2 a été un moment envisagée, cette option permettant notamment des économies de coûts. Mais qu'en est-il réellement ?

Mardi soir, lors de la séance de rattrapage du conseil municipal, dont les rangs étaient particulièrement clairsemés, ce sujet a été abordé, ce qui nous permet aujourd'hui d'apporter quelques réponses. Ainsi, et il semblerait qu'il y ait un consensus général sur la question, les élus ne veulent pas d'une option aérienne qui aurait pour  principal effet d'isoler davantage la partie nord de la ville. De même, ils ne souhaitent pas que le tracé du super-métro pèse comme une épée de Damoclès sur la future mosquée,  dont les préparatifs d'aménagement le long de la RN2 sont en bonne voie.

 Affaire à suivre...

Stéphane Fleury

 

Source photo : DirectMatin du 13 avril 2011

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Transports

Publié le 14 Avril 2011

Alain Boulanger, conseiller municipal, nous a transmis une lettre adressée à Madame la Commissaire Enquêteur, dans le cadre du processus de modification du plan local d'urbanisme (PLU) engagé depuis le lundi 11 avril.

Dans sa missive, le président de l'association CAPADE Sud pointe du doigt "le déficit d'information relatif à l'avis d'enquête", expliquant que "sur l'ensemble des 50 panneaux administratifs, seuls 5 font office de panneaux officiels. Est-ce bien suffisant ? s'interroge-t-il ?

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Pour mémoire, l'an passé, également lors d'une modification du PLU, M. Boulanger avait soulevé le même problème et obtenu un allongement de l'enquête publique... Nous verrons s'il en sera de même cette fois-ci...

Vous trouverez ci-dessous l'intégralité de sa lettre :

Madame,

Lors de la précédente enquête publique portant sur une modification du PLU, j'ai déjà eu à faire apprécier le déficit d'information relatif à l'avis d'enquête.

Au premier jour de l'enquête, cet avis n'est apposé sur aucun des panneaux administratifs prévus aux informations officielles, dont le nombre a été réduit à sa plus simple expression.

Dans la grande majorité, ces panneaux n'assurent plus que l'affichage des événements organisés par des associations et de la photo du maire à l'exclusion de tout autre élu.

 

Pour rappel, cette photo est restée en place pendant toute la campagne des cantonales à laquelle il était candidat. Il lui était interdit Oxygène mais apparemment pas les panneaux administratifs.

 

Nous avons bien entendu, de la part des Services, que l'avis n'avait pas nécessairement à faire l'information sur le ou les quartiers concernés à toutes fins "d'intéresser" un public le plus large possible.

 

De surcroît, sur l'ensemble des 50 panneaux administratifs, seuls 5 font office de panneaux officielles. Est-ce bien suffisant ?

 

Visiblement la municipalité confond information et communication au point qu'un excès de "com" sur le quartier Princet-Ambourget à une période concomitante aurait pu induire en erreur certains aulnaysiens.

Quand on veut mobiliser sur un dossier, les moyens de la ville ont montré un vrai savoir-faire. Lorsque l'on ne se donne pas les moyens, le résultat est immédiat quant à l'inquiétude qui se manifeste voire jusqu'à la suspicion.

 

Je souhaite que cette forme de jurisprudence édictée par votre collègue, vous engage à reporter votre enquête d'une durée permettant un déroulement satisfaisant.

 

Vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie d'agréer, Madame, mes salutations distinguées.

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 13 Avril 2011

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Ce matin je suis tombé sur cette brève dans le Parisien : Saint-Denis a fait un grand toilettage de son site Internet. Principale nouveauté, une Web TV, alimentée par des vidéos du service de la communication, mais aussi par d'habitants volontaires. Elle compte déjà une centaine de reportages. Une photothèque est riche de 200 000 images d'archives sur la ville. Parmi les nouveaux services, on peut remplir en ligne des formulaires pour contacter les élus, louer une salle municipale, commenter les événements et recevoir une newsletter mensuelle.

Ils ont bien de la chance à Saint-Denis ! Et à Aulnay-sous-Bois on commence quand ? Des volontaires pour animer une Web TV ?

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Stéphane Fleury, volontaire pour animer une Web TV sur Aulnay...

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Technologies

Publié le 13 Avril 2011

Episode 4 : de la coopérative au centre commercial

Outre les magasins de proximité, les marchés et les grands magasins, le commerce d'Ile-de-France est régi par divers réseaux de distribution.

Les succursales et coopératives sont des magasins mis en réseaux par des entreprises de gros : Félix Potin (1844), Casino (1898), Viniprix (1932). Dans les années 1970, les super et hypermarchés seront fatals à ce type de distribution.

felixpotin.jpgFélix Potin ouvre son premier magasin à Paris en 1844. Il applique  la même logique que les grands magasins : inspirer la confiance du client avec des prix fixes et affichés. Potin vend à bon poids, achète lui-même des produits de qualité et applique une marge bénéficiaire réduite. Le magasin du boulevard Sébastopol (1860) est la première grande surface d'épicerie sur deux niveaux. Le développement de l'entreprise s'inscrit dans le contexte des travaux d'Haussmann : les magasins proches de la Gare Saint-Lazare attirent les provinciaux et les banlieusards débarquant du chemin de fer.

 Les magasins populaires représentent un nouveau type de commerce, né de la crise des années 1930. Ils vendent, au départ, des articles à prix unique (classés par prix) et en grande série, à l'opposé du commerce traditionnel dont la gamme de prix est variée.  Uniprix est lancé par Les Nouvelles Galeries en 1928, Prisunic par Le Printemps en 1931, Monoprix par Les Galeries Lafayette en 1932. Souvent situé près du centre ville, ce type d'enseignes connait un grand succès auprès des classes populaires.Les supérettes, tels Franprix ou, autrefois, Familistère et Félix Potin sont des magasins à large dominante alimentaire, dont la surface s'étend de 120 à 400 mètres carrés.

Le supermarché propose des produits alimentaires de grande consommation. D'origine américaine, il s'impose en Europe dans les années 1950. Les premiers clients sont désorientés par le principe du libre service ! En région parisienne, le véritable premier supermarché date de 1958 (Rueil-Malmaison). Au départ, ce type d'établissement ne mise pas particulièrement sur une politique de prix bas, mais Carrefour s'inspirera des principes d'Edouard Leclerc (vente au prix de gros).

L'hypermarché vend des produits alimentaires et non alimentaires. Généralement situé en périphérie de la ville, le premier d'entre eux est le Carrefour de Sainte-Geneviève-des-Bois (1963). Lié à la démocratisation de l'automobile, il dispose d'un parking de 400 places et d'une station service. C'est la première fois que, sur 2 600 mètres carrés, un magasin propose un aussi large assortiment sous le même toit. 5 000 clients le fréquentent le premier samedi d'ouverture. En Ile-de-France, suivront Super Suma à Montfermeil (1967), Cora à Garges-lès-Gonesse (1969), Continent à Ormesson (1972).

thiaisccLe centre commercial regroupe généralement des commerces de détail, des grands magasins et un hypermarché. L'achat s'y veut festif : climatisation, escalators, musique, animation. Sa surface dépasse souvent 40 000 m². Le premier d'entre eux, en Ile-de-France, est Parly 2 au Chesnay, près de Versailles (1969). Rosny 2 est inauguré en 1973, un an avant Créteil Soleil. En Val-de-Marne, à Thiais, La Belle Epine est le plus grand centre commercial d'Europe.

A suivre Partie 5 : publicité, la foire aux miracles !

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Commerce

Publié le 12 Avril 2011

Aulnay-sous-Bois, Gérard Ségura la machine à gagner les élections

Il flottait, parait-il, sur Aulnay-sous-Bois un parfum de mécontentement. On aurait soi-disant beaucoup promis aux quartiers Nord et peu tenu. La zone pavillonnaire devait, elle aussi, se révolter contre son bétonnage programmé. De ce point de vue, le second tour des élections cantonales du 27 mars offrait, semble-t-il, l'occasion unique d'envoyer un message clair et net au maire de la ville. Une sorte de double avertissement. Le premier pour lui rappeler que l'arrivée au pouvoir de sa majorité en 2008 n'avait tenu qu'à 204 voix et le deuxième pour lui faire comprendre que s'il s'obstinait à n'écouter sciemment qu'une partie de ses administrés, certains d'entre eux finiraient bien peut-être par le lui faire payer tôt ou tard...

GSONEMORETIME.JPGAu vu  des résultats du scrutin, force est de constater que Gérard Ségura sort renforcé. Certes son score n'est pas faramineux loin s'en faut, mais il a été réélu dans un fauteuil. C'était prévisible, mais à aucun moment il n'a été mis en danger. Si rien n'est jamais figé dans le marbre, il semblerait que l'abstention s'installe comme un phénomène pérenne. Qui miserait sur un possible sursaut citoyen pour les prochaines échéances électorales, à l'exception peut-être des présidentielles ? Dés lors le gain d'une élection se jouera sans doute avant tout  sur la capacité d'un parti à mobiliser au maximum son électorat tout en misant sur le fait que l'adversaire soit moins fort dans ce domaine, quelles qu'en soient les raisons.

Dans ce contexte, Gérard Segura a l'air d'une véritable machine à gagner les élections. Pour l'avoir observée (pas espionnée je précise pour les esprits qui fantasment un peu trop sur la toile) à l'œuvre en quelques endroits et occasions j'ai eu l'impression d'une véritable toile d'araignée tissée à force de patience. Une sorte d'armée, à l'effectif impressionnant, quadrillant le terrain sans relâche. Avec méthode, détermination, en direction d'un seul et unique objectif : la victoire. Dans ce domaine il semblerait que le maire et conseiller général ne souffre aucune concurrence.

Aucune concurrence sérieuse... Tout au moins de nature à le mettre en péril dans l'optique de 2014 par exemple...

A suivre : 2014 année charnière ou qui pour battre Gérard Ségura ?  

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 12 Avril 2011

La préfecture organisait le jeudi 7 avril des états généraux de l'emploi en Seine-Saint-Denis. Depuis le début de la crise, le chômage des jeunes du 93 a augmenté de 26 %.

Grandes et petites entreprises, services de l’Etat, chambres consulaires, associations, missions locales… A l’appel du préfet, Christian Lambert, tous se sont réunis à Bobigny pour des états généraux de l’emploi en Seine-Saint-Denis. Il faut dire que la reprise se fait attendre dans le département. Avec un taux de chômage de 11,2%, le 93 reste bien au-dessus des moyennes régionale (8,2%) et nationale (9,2%).

forumemploi

Et c’est la situation des jeunes qui inquiète particulièrement, même si le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a légèrement reculé en un an (- 2,6% entre février 2010 et 2011). Cette diminution est sans doute liée à la reprise de l’activité intérimaire. « Mais depuis novembre 2008 et le début de la crise, le chômage des jeunes a augmenté de 26%. On estime qu’ils sont 40000 sans emploi dans le département », rappelle Martine Catinaud, directrice départementale du travail.

Bientôt des postes de prospecteurs d'offres d'emploi

La situation reste donc très préoccupante et pas uniquement pour les plus jeunes. Hier (le 6 avril), les demandeurs croisés à la porte de l’agence Pôle emploi d’Aulnay-sous-Bois exprimaient tous leur inquiétude face à un marché de l’emploi très morose. En février 2011, le nombre de demandeurs d’emploi était de 87920* dans le 93. Il a donc progressé de 5,4%* en un an (contre 3% au niveau régional). La hausse est particulièrement sensible chez les plus de 50 ans (+ 13%), mais aussi chez les femmes (+ 6,4%). « Il s’agit d’un effet de rattrapage, indique un statisticien de la Direction interrégionale du travail. Au début de la crise, la dégradation a été plus sensible dans le secteur de l’industrie et de la construction. Maintenant, elle touche davantage le secteur tertiaire, où les femmes sont plus nombreuses. »

De nouvelles initiatives devraient être annoncées, après la signature la semaine dernière d’une convention — la première en France — pour développer l’apprentissage en Seine-Saint-Denis. Cette fois, de grands groupes comme L’Oréal, Eurocopter ou Celio vont notamment discuter de l’idée d’un parrainage entre entreprises pour développer l’alternance. Les services de l’Etat vont de leur côté confirmer la création de postes de prospecteurs pour le compte des missions locales. Un dispositif déjà expérimenté l’an dernier pour mutualiser les offres d’emploi collectées auprès des entreprises.

 * Il s’agit du nombre de demandeurs en catégorie A n’ayant exercé aucune activité durant le mois précédent.

Source : Gwenael Bourdon. Le Parisien du 7 avril 2011.

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 12 Avril 2011

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Emmanuel Oponga, professeur au Centre de Danse du Galion, propose aux 8-12 ans de découvrir les bases de la danse hip-hop. Avis aux débutants et aux amateurs !

Cela se passe aujourd'hui de 14h à 15h30 au Centre de Danse du Galion, Galerie Surcouf. Renseignements au 01 48 68 80 65.

Une autre séance est également prévue le mardi 19 avril 2011 de 14h à 15h30.   

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Culture

Publié le 12 Avril 2011

Sabra Kerrouche a réussi son pari, samedi soir à Aulnay-sous-Bois, en dévoilant sa marque de prêt à porter All People et sa collection printemps-été devant une salle Chanteloup pleine à craquer. Un succès auquel ont notamment assisté des représentants du groupe Randstad et de la municipalité d'Aulnay, dont Ahmed Laouedj, adjoint à la vie associative, qui espère lui donner un coup de pouce financier.

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Mais à quatre heures du défilé, samedi après-midi, la jeune styliste de 25 ans est au bord de la crise de nerfs. Pendant que les musiciens du show répètent un titre d'Amy Winehouse sous la houlette de sa copine Coumba, avec qui elle chante et a créé l'association Black Roots Sensation. Sabra donne des conseils à ses mannequins d'un soir, tous bénévoles, fixe les derniers boutons sur une veste tout en répondant au téléphone aux retardataires et aux invités. Celle qui a remporté l'an dernier le premier concours Cité style, lancé par les sociétés Bershka, JCDecaux et Randstad, est "déjà fatiguée". "Elle est courageuse, confie son père, Nourredine. La semaine, elle travaille à la Poste, au centre de tri de Roissy et, le soir, elle va dans son atelier confectionner ses vêtements. Ce défilé, elle le finance avec son salaire. Son prix, c'était un beau coup de main, mais elle galère."

Sabra Kerrouche "l'hyperpointilleuse"

Assise  à sa machine à coudre, Sabra positive :"j'ai quand même reçu une bourse de 3 000 Euros, avec lesquels j'ai pu acheter du nouveau matériel, des tissus, et organiser un premier défilé, explique l'Aulnaysienne, qui a étudié dans une école de couture industrielle. Et puis j'ai fait un stage très enrichissant en Espagne, au siège de la marque Pull & Bear. Reste qu'organiser des défilés cela coûte cher, et j'aimerais bien garder de l'argent pour ouvrir ma boutique à Paris."

Pas de doute, l'hyperpointilleuse" Sabra - dixit ses copains - sait ce qu'elle veut... Comme son nom l'indique All People habille tout le monde. "C'est du prêt-à-porter, pas du luxe, précise Sabra. J'aimerais créer une marque comme H&M. Pour ce défilé, je n'ai pas de critères physiques. Les mannequins sont de toutes les origines et tous issus des quartiers populaires, la plupart d'Aulnay." C'est le cas de Priscilla, grande brindille de 17 ans qui "aime la mode et tout ce que fait Sabra". Vladimir, 22 ans, vient lui de Mitry-Mory (Seine-et-Marne). Il va défiler vêtu d'un jean et d'un tee-shirt aux coupes originales. "Porte le plus gangster, lui dit Sabra en ajustant son pantalon. Voilà comme ça, t'es stylé !" approuve la créatrice avant de remettre la tête dans sa machine à coudre.

Source : Eric Bureau, Le Parisien du lundi 11 avril 2011

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 11 Avril 2011

L’Aulnaysien Mohamed Bouleghcha (28 ans ; 16 victoires, dont 4 avant la limite, 2 nuls, 5 revers) a conquis les ceinturons vacants des poids coq IBF-International et WBA-Intercontinental en battant confortablement par décision unanime (118-108, 116-109, 118 107) le Colombien Michael Arango (31 ans ; 32 succès, dont 25 expéditifs, 3 nuls, 10 défaites), samedi soir à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

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Sur ses terres, Bouleghcha s’est montré sous son meilleur jour hier soir. Appliqué et bien en jambes, le protégé de la paire Nasser Lalaoui - Marcel Denis a affiché ostensiblement son envie de vaincre dès l’entame. Le coup d’œil aiguisé et pris la mesure de son vis-à-vis lors des quatre premiers rounds, pour ensuite se détacher en plaçant les coups les plus nets et les plus précis.

Arango, très truqueur, est resté dangereux jusqu’à la fin. Le Colombien à chercher à blesser Bouleghcha avec sa tête, dans le premier épisode, et a été sanctionné par l’arbitre de deux points de pénalité un peu plus tard dans le combat. « J’ai pris beaucoup de plaisir ce soir » nous a confié le sieur Mohamed Bouleghcha. On peut juste regretter le manque de frappe du côté du boxeur français d’origine marocaine qui, après avoir disputé un Championnat d’Europe en 2007 et de l’Union européenne en 2009, vise à présent le monde. L’ancien roi de France des coq pourrait étrenner ses ceintures le 11 juin au Maroc.

 

Dans un autre combat chez les rémunérés, Brahim Bariz (Aulnay) et Damien Martin (Saint-Malo) ont fait match nul, en huit rounds de trois minutes. Match généreux des deux super-légers. Martin remporte les premiers épisodes, par son travail en puissance. Bariz parvient par la suite à rééquilibrer les débats, avant de finir le plus fort. Martin aurait pu mériter la victoire, grâce à sa plus grande puissance de frappe.

 

Source : http://www.ffboxe.com

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Soyons sport.