Publié le 15 Décembre 2009

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Coup de folie en ce samedi 11 décembre, je décide d'aller inaugurer mon vélo flambant neuf. Cela doit bien faire 16 ans que je n'ai pas pris place sur une selle, mais voilà la décision a été prise d'enfin équiper toute la famille en bicyclettes. Comme un besoin, comme une envie de circuler autrement. Et en ce petit matin force est de constater que je ne me suis pas trompé. Malgré une petite brise glacée, un bonnet et des gants et tout de suite c'est la grande impression de liberté... Je parcours la ville à l'inspiration, sans destination précise, à la recherche d'un regard neuf et inattendu.

Il est encore tôt et pourtant la circulation me parait déjà dense. Aux feux rouges, derrière les pots d'échappement, ce n'est pas franchement le bonheur. Une impression désagréable m'arrive par les narines. Je me demande si l'air vicié que je respire des voitures n'est pas de nature à éliminer les bienfaits théoriques occasionnés par cette pratique sportive... Autre constat désarmant, l'absence de pistes cyclables. Sur les grands axes la cohabitation avec l'automobile est des plus chaotiques et aux feux j'ai la méchante envie de monter sur les trottoirs pour m'extirper des fumées. Pas de doute, la ville d'Aulnay Sous Bois n'a absolument pas été conçue pour les deux roues. Certes, il y a le canal de l'Ourcq, mais bon dans la ville c'est pas top.

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J'adore cette magnifique piste cyclable du pont de la croix blanche qui symbolise bien la place de l'utilisateur de vélo dans cette ville. Entre les voitures et les bus c'est vraiment la grande aventure... Quand je pense aux quelques villes du nord que j'ai pu traverser, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne je ne peux m'empêcher de penser que décidemment nous avons raté quelque chose. Quelqu'un travaille-t-il sur ce sujet à la Mairie ou est-ce déjà une cause perdue ? Gardons espoir toutefois car j'ai quand même croisé quelques collègues en vélo. En se regardant, c'est tout de suite une imperceptible envie de sourire presque de rigoler parce qu'il faut une bonne dose d'humour, de folie ou d'inconscience pour utiliser ce moyen de transports dans la ville.

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En revanche, en s'écartant des grands axes, il n'y a toujours pas de pistes cyclables, mais l'absence de voiture vous fait passer un joli moment de liberté à vélo, en flânant au gré du vent. Sur la photo ci-dessus rue Jacques Duclos, c'est pas de chance la piste cyclable fait office de parking... Je vous le dis, pour rouler à vélo à Aulnay Sous Bois il faut avoir l'âme d'un aventurier...

Je termine par un petit coup du pub ( je n'ai pas eu de remise pour ça je le précise ) pour les Cycles Tilly anciennement situés avenue Anatole France et qui maintenant ont déménagé rue Jules Princet. La boutique est super, les vélos d'enfer, et les gens vous accueillent dans un commerce de proximité où on prend le temps de s'occuper de vous. C'est un peu plus cher que chez Décathlon mais vous avez l'impression de ne pas repartir avec un vélo mais avec votre vélo.

Voilà, c'était mon début de semaine tous à vélo... A très bientôt sur les routes de notre chère cité...

Stéphane Fleury.

  

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 14 Décembre 2009

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Paris a son Velib' et la ville est plus belle à vélo, Caen a son V'eol et la ville est plus facile, alors en passant un peu par hasard rue Jules Valles à Aulnay Sous Bois, j'ai bien crû tomber sur la première station de vélo accessible de notre ville. A mesure que je m'approchais de l'endroit, ma certitude grandissait. Pas de doute, le logo officiel de la ville est bien visible pensais-je, je ne me suis pas trompé. Un A comme Aulnay dont le pied sert de base à un arbre qui fait office de Sous Bois. Je prends une jolie photo où dans le fond j'aperçois deux vélos que j'appelle instantanément Vélo'lnay. Je trouve que ça sonne bien.


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En voyant les engins, je me dis que la ville n'a pas mégoté. Super roues renforcées, carénage à l'avenant avec lumière intégrée, un design bleu turquoise des mers du sud du meilleur effet, et en plus fonctionnels avec une petite valise arrière bien pratique pour transporter ses affaires. En plein sommet de Copenhague, je me dis qu'enfin notre ville a pris les devants pour offrir une alternative crédible à l'automobile et que nos élus Verts servent à quelque chose. J'allais partir le coeur léger lorsque j'ai vu ce qui était écrit sur la petite valise... Domino's pizza. Ah oui ok d'accord, méprise totale. Suis-je naïf. Avec les 38000 voitures que compte la ville d'Aulnay Sous Bois et sachant que ce chiffre croît de 1% tous les ans, avec des pistes cyclables d'une discrétion à toute épreuve, il faudrait vraiment être fou pour créer un tel réseau sur notre ville... ou peut-être tout simplement fou pour rouler à vélo à Aulnay Sous Bois... 

Stéphane Fleury  

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 11 Décembre 2009

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Tonight's the night ! Ze place to be ! Enfin, bref, ce soir à 21heures est programmée au Monico, le bar branché et connecté en face de la gare côté sud, la cinquième nuit de la blogosphère aulnaysienne. Ce rendez-vous est ouvert à toutes et à tous. Rédacteur, commentateur, lecteur ou simple curieux... Juste le plaisir de se rencontrer et de se taper un bon moment de discute ensemble importent.

You're more than welcome ! Vous êtes attendus !

The night never sleeps... La nuit ne dort jamais...

Stéphane.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 10 Décembre 2009

grand métroMalgré les critiques, les députés ont voté pour le projet porté par Christian Blanc. Il prévoit la création d'un métro automatique de 130 km autour de Paris.

L'opposition de la gauche et les réserves d'élus UMP franciliens n'ont pas empêché les députés d'adopter hier le volet transports du chantier du Grand Paris.

Le projet : Un métro automatique de 130 kilomètres en rocade qui reliera le centre de Paris (via la ligne 14), les principaux pôles urbains ( Saclay, la Défense, Saint-Denis, Aulnay, Descartes-Noisy...), le TGV et les aéroports, soit une quarantaine de gares. Il circulera à 60 kilomètres/heure, 24 heures sur 24, transportant 40000 personnes en heure de pointe. Les travaux pourraient débuter fin 2013 pour une mise en service des premiers tronçons en 2017.

La méthode : Le projet est mené par la Société du Grand Paris, établissement public où l'Etat est majoritaire. Elle conduira les opérations d'aménagement et de construction autour des futures gares, où elle dispose d'un droit de préemption et d'expropriation. Le chantier doit contribuer à la création d'un million d'emplois en quinze ans.

 

Les critiques : L'ensemble du projet est jugé "technocratique" par la gauche en raison du faible poids des collectivités locales, coûte 35 milliards, dont 21 milliards d'euros pour le seul métro automatique. Le principal mode de financement retenu est l'emprunt, mais le rapporteur du budget et député UMP Gilles Carrez a pointé plusieurs insuffisances. Il a également émis des réserves sur le tracé, qui privilégie les déplacements travail-travail au détriment du domicile-travail, pourtant jugé prioritaire par les Franciliens.

Les députés ont adopté le projet de loi par 299 voix contre 216 malgré des critiques à droite. S'il ne repasse pas devant l'Assemblée, le texte sera examiné au Sénat en février puis promulgué en mai. Le débat public pourrait avoir lieu entre septembre et décembre 2010. Après les transports, l'Etat devra s'atteler aux grands projets d'urbanisme, sur lesquels ont travaillé dix équipes d'architectes. Un Atelier international du Grand Paris verra le jour.

Source : Vincent Michelon sur Metrofrance.com

Sur cette question je relaie l'article paru sur MonAulnay.com ici.

Le point très intéressant c'est évidemment qu'avec le Grand Paris, l'état sera maître de l'urbanisme dans un périmètre de 1km autour de chaque gare. Si le projet de gare voit le jour à Aulnay, l'impact sur l'urbanisme sera majeur.

En réunion publique au Quartier de l'Europe, a été évoqué le tracé du Grand métro. Il y aurait une fourche au Bourget avec deux directions : d'un côté vers Roissy en longeant l'usine Citroën, de l'autre vers l'est en direction de Sevran, Clichy Sous Bois, Montfermeil et le Val de Marne. La station d'Aulnay prévue se situerait au niveau du rond point de l'Europe du côté du magasin But.

Stéphane Fleury 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 7 Décembre 2009

Nous continuons notre série consacrée à l'urbanisme. Toujours le même objectif : donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain.

Episode 5 : la zone
UG du PLU d'Aulnay Sous Bois.

La zone UG c'est donc la zone pavillonnaire. Si vous cliquez sur le site de la ville,
ici, vous apprenez que 44% du territoire aulnaysien est composé de zones pavillonnaires.  C'est sans doute la raison pour laquelle j'entends souvent dire que ce qui caractérise la ville d'Aulnay Sous Bois c'est son tissu pavillonnaire.

Ce tissu est présent aux quatre coins de la ville, au sud évidemment, mais également au nord. La première partie passera en revue et en cartes le différentes zones pavillonnaires de la ville situées au nord de la gare. 



Ci-dessus, quartier rose des vents, en face du parc Robert Ballanger, rue Michel Ange.

 



Cette fois-ci en face du parc du Sausset, en descendant l'avenue Raoul Dufy pour aller croiser la RN2.

 

Ici au nord du quartier du Gros Saule.

 




Là un fort tissu pavillonnaire dans le quartier Vieux Pays. On reconnait, au milieu, la rue Maximilien Robespierre. En haut à gauche, on aperçoit comme un petit carré sans habitation. C'est le terrain de la rue des Saules. En pleine zone UG. J'ai dû mal à comprendre pourquoi on tient absolument à nous construire du collectif à cet endroit. En réunion publique à Chanteloup-Pont de l'union le discours que j'ai entendu c'était plutôt : préservons les zones pavillonnaires, évitons de faire comme dans les zones UD où des immeubles poussent au milieu des pavillons sans respecter l'harmonie architecturale.

En réunion publique à Nonneville je n'ai entendu parler que de préservation et de protection des zones pavillonnaires, de circulation à réduire pour en garantir la tranquillité et de jardins qu'il fallait bien entretenir pour la beauté du quartier. C'est bizarre, lorsque les riverains de la rue des Saules tiennent ce discours on sort tout de suite l'artillerie lourde. On nous parle d'égoïsme, de crise du logement, de densification nécessaire. Mais pas à Nonneville. Pas une seule fois au cours de cette réunion publique dans un quartier sud et pavillonnaire de la ville, je n'ai entendu ces mots : crise du logement sans précédent, densification, logement social, égoïsme. Pas une seule fois. Visiblement c'est à chaque quartier son discours : à Nonneville c'est la douceur de vivre en zone pavillonnaire en se demandant comment trouver du compost ou comment économiser de l'eau en arrosant son jardin, pour la rue des Saules c'est il faudra construire. Et oui le Sud... et le Nord... ne semblent visiblement pas logés à la même enseigne.

Attention, que l'on ne se méprenne pas. Je n'attaque pas les gens du sud et leurs préoccupations. Je les respecte comme il se doit. Je pointe simplement du doigt la différence de traitement entre eux et nous, c'est tout.

Maintenant revenons à la rue des Saules et faisons une projection folle... Imaginons qu'à terme l'objectif soit de dynamiter ( c'est une image ) la zone UG d'une ligne qui irait du chemin du moulin de la ville jusqu'à la rue Maximilien Robespierre. On commence par la rue des Saules et par grignotages successifs on fait tout le reste... C'est n'est qu'une projection folle...

 


 


Une autre zone pavillonnaire massive, celle du quartier Balagny.


    

Enfin dernière zone pavillonnaire d'importance, celle située dans le quartier hôtel de ville, au nord est de la voie ferrée.

Pour l'anecdote la voie ferrée a l'air d'être classée en zone UG pavillonnaire comme semble l'indiquer le plan ci-dessous du mini PLU. Bien que je ne sois pas expert ès urbanisme, je doute fort que l'on construise des pavillons sur la voie ferrée !


 

 


Pour terminer, quelques lignes sur la hauteur maximale des constructions en zone UG pavillonnaire. La règle générale dit : la hauteur de façade est limitée à 6 mètres et la hauteur maximale de la construction est limitée à 10 mètres.

Il y a quelques dispositions particulières. En zone UGa, hauteur maximale de façade limitée à 5,50 mètres et hauteur maximale de la construction limitée à 7,50 mètres. En zone UGb, hauteur maximale de façade limitée à 8 mètres et hauteur maximale de la construction limitée à 11 mètres. En zone UGe, la hauteur maximale de la construction est limitée à 4 mètres.

UGa, UGb et UGe sont des subdivisions de la zone UG qui ne répondent pas aux mêmes règles, d'où l'intérêt vraiment de se procurer le mini PLU pour savoir où vous êtes situés.

L'article 10/2.4 est intéressant aussi. Il stipule que pour les constructions et installations nécessaires aux services publics ou d'intérêt collectif, la hauteur maximale de la construction est portée à 14 mètres. Il semble donc que dans ce cas on puisse aller jusqu'à 14 mètres, même en zone UG pavillonnaire, mais nous y reviendrons dans un article spécifique consacré à la rue Maximilien Robespierre.

A suivre, la partie 2, consacrée aux zones pavillonnaires du sud de la ville.

Stéphane Fleury

Source Plan : Mini PLU Plan local d'urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Juillet 2009. Echelle 1/6000éme.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 5 Décembre 2009

Juste quelques mots pour les plus distraits... ou les autres. J-6 avant notre rendez-vous de la blogosphère aulnaysienne prévu au bar le Monico en face de la gare (côté sud) vendredi prochain 11 décembre 2009 à partir de 21h... Que ce soit pour quelques minutes, quelques heures ou jusqu'au bout de la nuit, vous êtes toutes et tous les bienvenus pour partager ce moment avec nous...

Stéphane Fleury.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 4 Décembre 2009

Voici le témoignage d'un délégué de quartier qui a souhaité s'exprimer sur Aulnaylibre ! Nous relayons aujourd'hui son écrit.


Je souhaite relayer l'article très réaliste du 16 novembre de monsieur Fleury sur les "j'aime les réunions de quartier libres". En effet, pour être délégué dans un autre quartier que je ne nommerai pas afin de ne pas attiser le feu, je pourrais faire strictement les mêmes remarques. D'ailleurs nos réunions passent totalement inaperçues et ne sont même pas dans l'agenda de monaulnay. Mais je n'en tiens pas les rédacteurs pour responsables.

Lorsque les réunions de quartier furent remises en place à la rentrée de septembre 2008, nous étions encore dans l'euphorie d'un changement important pour Aulnay ( même si le recours était toujours en cours) et c'est avec plein d'espoir que je me proposais de participer à ces rencontres de quartier sous la bannière du nouveau slogan à la mode sur Aulnay : LA DEMOCRATIE LOCALE ET PARTICIPATIVE. Et en plus des déclarations de l'adjoint chargé de cette démocratie qui en promettaient beaucoup, dont entre autres : "l'époque où les mairies décidaient seules est révolue" ou bien "informer la population, se concerter et élaborer avec elle les projets de ville" ... pour être bref.

Dans mon quartier, peu de participants, dont des élus inscrits en tant que simples aulnaysiens du quartier mais presque toujours absents ( heureusement, il n'y a pas d'indemnités à verser...). Avec enthousiasme, nous nous mettions au travail devant les nombreux problèmes, soucis... de notre secteur en pleine mutation que nous souhaitions évoquer. Il est certain que sur la base du bénévolat pour les délégués, ces réunions n'ont jamais été un exemple d'une grande rigueur au niveau des horaires, au niveau des présences et absences, au niveau des prévisions de dates de réunions non décidées ensemble et prévenues quelques jours avant, au niveau de l'organisation des débats souvent à bâton rompu sans personne pour les mener efficacement ( c'est un métier ). Malgré tout, les comptes rendus parfois difficiles à se procurer devaient certainement s'accumuler au fur et à mesure des séances, mais dans quel but ? Où sont-ils ? On ne sait pas. Peut-être dans le tiroir du fond d'un bureau de la démocratie locale, peut-être à l'Hôtel de Ville, peut-être à Aulnay ?

Une année de passée et aucun résultat, aucune réponse, aucune concrétisation de quoi que ce soit. Et on repart dès la rentrée 2009, en recommençant de nouveau à "bavarder" et de nouveau sur les mêmes remarques déjà évoquées. Trop c'est trop, même si les espoirs s'étaient déjà émoussés au cours de l'année 2009. Je ne peux qu'en tirer les conclusions suivantes, certainement bien affutées par ses dirigeants, mais il faut préciser que ces réunions sont obligatoires légalement pour notre ville et non, ainsi que certains doivent le penser, une faveur accordée à ses habitants : la démocratie a ses limites !

Au panier le fameux slogan, si même il a vécu un temps soit peu, le temps du recours ? Peut-être, mais je ne m'en souviens plus. L'objectif de ces réunions de quartier est très simple : il est d'apporter des informations sur les décisions et réalisations, sur le fonctionnement de tels ou tels services ou des justifications sur la politique menée... alors que tout est déjà ficelé, il n'y a plus aucune discussion à avoir, c'est fait et nous devons être satisfaits, car en même temps il ressort que de toute façon, c'est la meilleure orientation possible, et que s'il y a un "bug" c'est de la faute des prédécesseurs. L'assurance du premier magistrat déteint sur son entourage, mais il faut être solidaire...

Car chaque délégué a pu le constater, des intervenants, souvent les mêmes circulent dans nos réunions pour apporter la bonne parole. Ils  récitent leur texte, avec du matériel, parfois une batterie d'appareils audiovisuels qui ne peut qu'impressionner. Mais les réunions étant limitées par le temps, on a bien enregistré et on ferme ! 

Quelques exemples :
- le pôle gare, avec des explications sur des décisions déjà prises. Où est la trace d'une participation quelconque d'un aulnaysien en réunion de quartier ?
- la sécurité, où l'on vous détaille le plus souvent le service de la police municipale, ses effectifs, ses activités... pour en arriver à signifier aux délégués que si la délinquance est toujours présente, si l'insécurité règne à Aulnay, c'est de la faute du manque de moyens, il faut du personnel en plus, mais non un problème possible d'hommes, de gestion à revoir... Donc il n'y a pas grand chose à faire...
- les commerces, avec une intervenante, élue naturellement qui en fait vient décrire les objectifs municipaux. Place aux petits commerces le plus souvent, mais en 20 mois rien n'est concrétisé le moins du monde. Combien de commerces, malgré cette soi-disant volonté restent vides ou sont fermés régulièrement. L'ancienne municipalité souhaitait redonner vie aux quartiers d'Aulnay en perdition. Depuis échec total, combien de petits commerces ont disparu ?

Ainsi on donne l'impression aux délégués de quartier qu'ils ont leur mot à dire, qu'ils participent au fonctionnement de leur ville, qu'ils sont impliqués dans la vie de leur ville et qu'ils représentent une force d'action au sein de leur ville... et ça marche ! Que nenni.

Et l'on me dira que la politique ce n'est pas de la manipulation ? J'en suis personnellement attristé !

Eric, un délégué de quartier.

     

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Démocratie de proximité

Publié le 3 Décembre 2009

Voilà ! Il fallait bien que cela arrive un jour. Aulnaylibre !, le blog qui parle en toute liberté de notre ville et de ses habitants, le blog proche de chez vous, 100% garanti sans étiquette politique, 100% sans langue de bois, 100% libre, publie aujourd'hui son 100éme article. Que de chemin parcouru depuis le 21 février dernier et cette photo d'une machine sondant le terrain de la rue des Saules alors qu'on nous certifiait qu'il ne se passait rien ! Je remonte le temps en quelques dates : le 7 mars et notre rencontre avec Gérard Ségura sur le marché du Vieux Pays où le projet de la rue des Saules est qualifié de "petit projet", le 11 mars où avec une poignée de riverains nous rencontrons enfin Alain Amédro en charge de l'urbanisme et que nous comprenons que s'il ne se passe rien il y a quand même un plan élaboré avec un architecte ! Et enfin le 27 mars, une réunion publique, pas une réunion publique du quartier Vieux Pays Roseraie Bourg, mais une réunion publique organisée autour d'un seul et unique sujet : le projet de la rue des Saules.

Ce soir là, nous sommes 150 dans la salle. Soit presque la moitié de l'ensemble des délégués de quartier de toute la ville d'Aulnay Sous Bois. En groupe de travail sur la rue des Saules, nous sommes 60 personnes autour des tables, soit 3 fois plus que n'importe quelle réunion de conseil de quartier Vieux Pays Roseraie Bourg, soit 15 fois plus que le groupe de travail consacré à l'aménagement de la place de la poste et de l'église St-Sulpice. Il faut bien prendre la mesure de ce qui s'est passé dans le quartier, grâce à vous, grâce à nous. A la fois, moment citoyen très fort, tentative d'instaurer un dialogue serein et confiant avec les élus si c'est encore possible, et enfin révélateur que le citoyen n'est pas qu'une machine programmée pour glisser un bulletin de vote lors des échéances électorales mais bien un acteur de sa ville au quotidien, cette expérience restera quoi qu'il arrive une expérience citoyenne phénoménale.

Quoi qu'il arrive. Et oui, rien n'est encore réglé et la rue des Saules reviendra sur le devant de la scène dans quelques semaines, voire même quelques jours... Nous nous ferons évidemment largement l'écho de ce qui va se passer sur Aulnaylibre ! L'audience du blog est en constante augmentation, +48% de visites entre septembre et novembre, tout cela grâce aux lecteurs, aux copains de la blogosphère aulnaysienne, au bouche à oreille, et évidemment sans doute grâce au travail de terrain... Distribution de publicité dans les boîtes aux lettres, rencontre directe avec les aulnaysiens sur les marchés, dans la rue... Dans les jours et les semaines à venir, nous allons intensifier nos actions, monter en puissance, aller sur le terrain pour ressentir la ville... Tous les moyens seront bons pour informer, pour apporter un regard un peu moins lisse et consensuel, pour replacer les habitants d'Aulnay Sous Bois au centre des débats en cours dans la ville... Sur les questions d'urbanisme et sur le projet de ville du futur, par exemple...

En regardant quelques données de visite, j'observe que des internautes arrivent sur Aulnaylibre ! en tapant sur google : plan local d'urbanisme aulnay sous bois, modification plu aulnay sous bois, quartier balagny aulnay sous bois, projet urbanisme aulnay sous bois, rue des saules, projet rue coullemont, zone ua aulnay. Alors, je me dis que cet endroit sert à quelque chose et j'en suis satisfait.

Merci à toutes et à tous, lectrices, lecteurs, riverains de la rue des Saules ou d'ailleurs... A très bientôt. Je rappelle quelques coordonnées de contact : aulnaylibre@yahoo.fr   / tél : 06 81 95 11 50.

Très cordialement.
Stéphane Fleury. 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Divers

Publié le 2 Décembre 2009

Nous nous lançons dans une série consacrée à l'urbanisme. L'objectif est clair. Il s'agit de donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?

Episode 4 : La zone UD du PLU d'Aulnay Sous Bois (Partie 3).

Nous terminons cette longue partie consacrée à la zone UD du plan local d'urbanisme en passant au crible les différentes parties de la ville situées au sud de la gare.



D'abord le secteur déjà connu dans l'hyper-centre autour de la place du Général Leclerc avec le cercle de la rue de Pimodan amené à être densifié. Sont concernées, dans l'ordre, une partie des rues Salengro, Henri Barbusse, Paul Vaillant Couturier, Maxime Gorki et Séverine. Enfin une partie sud du boulevard de Strasbourg est également amenée à se densifier. 



Tout proche de ce secteur, mais cette fois à l'est de la route de Bondy, la zone UD s'étend jusqu'à la place Jeanne d'Arc, la place Camélinat et le rond point Henri Dunant. 



La zone UD continue encore un peu plus à l'est en suivant la rue Arthur Chevalier en direction du canal de l'Ourcq.



Plus au sud, cette fois-ci, au croisement des avenues d'Aligre, de la Croix Blanche, de Nonneville, et des Pavillons Sous Bois, encore un secteur en zone UD.



Et enfin pour terminer, un peu plus à l'est du secteur précédent, en longeant l'avenue de Nonneville, un nouveau secteur UD en croisant l'avenue du Clocher et le boulevard Emile Zola.

Voilà, à peu prés, l'ensemble des zones UD de la ville passé en revue en trois parties. La zone UD, comme la zone UA du reste, font peser une sorte de menace pour toute personne persuadée de vivre dans un tissu pavillonnaire alors qu'au sens du plan local d'urbanisme ce n'est plus le cas. Une personne s'est d'ailleurs exprimée hier soir à la réunion publique de Nonneville en disant que sans doute beaucoup d'aulnaysiens ne savaient pas dans quelle zone ils se situaient. Cette méconnaissance peut évidemment avoir des conséquences fâcheuses. En revenant de la réunion de Nonneville j'ai vu qu'un autre pavillon de l'avenue Coullemont était sur le point d'être démoli. Les transactions semblent se poursuivre sur un dernier pavillon, l'occupant souhaitant troquer son bien contre un appartement.

De toutes façons, la situation instable qui règne en ce moment dans la ville d'Aulnay Sous Bois autour des questions d'urbanisme devrait inciter tout acheteur à beaucoup de prudence... Coïncidence ou pas, je discutais samedi dernier avec un riverain de l'Arc en Ciel qui m'expliquait qu'une trentaine de maisons étaient actuellement en vente dans ce secteur, comme si une partie des gens avaient décidé de quitter le quartier... Et oui, instabilité, incertitude, manque de projection et de vision sur le projet de ville du futur, autant d'éléments qui freinent ou devraient freiner fatalement les envies d'acheter dans notre commune. D'autres habitants pourraient également aspirer à quitter la ville en quête d'endroits plus stables...

Quoi qu'il en soit, un conseil si je puis me permettre, regardez bien dans quelle zone du plan local d'urbanisme (PLU) vous vous situez, ou même si vous souhaitez acheter... Ce n'est peut-être pas ce que vous croyez...

Prochain épisode. La zone UG, soit la zone pavillonnaire.

Stéphane Fleury

Source Plan : Mini PLU Plan local d'urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Juillet 2009. Echelle 1/6000éme.


 


 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 1 Décembre 2009

Mise au vert. Je précise pour les mordus de politique, ceux qui ne décrochent jamais et qui traquent dans mes écrits la moindre parcelle partisane (ils se reconnaîtront), que je ne suis pas aller m'encarter chez les Verts, non j'ai juste profité de la brise tiède qui soufflait sous le soleil sur les coups de 14Heures pour aller faire un tour au Parc du Sausset. Sans mentir, ça doit bien faire quatre ans que je n'y avais pas mis les pieds. J'avais un souvenir diffus de l'étang mais guère plus. Désormais j'y retournerai plus souvent car l'endroit est magnifique et idéal pour s'aérer l'esprit...

Je me suis rendu à la Maison du Sausset. Bien que la pancarte indiquait des heures d'ouverture le dimanche de 11 à 17 Heures, j'ai trouvé portes closes. Des gardes à moto sont venus spontanément à notre rencontre pour expliquer que cette Maison était gérée par du personnel privé, alors parfois ils viennent et parfois ils ne viennent pas... Tiens donc, mais passons.

Le Parc du Sausset fait 200 hectares et on y trouve des vignes, des ruches, pléthore de jeux pour les enfants dont le labyrinthe végétal (fermé cet hiver) ... et puis aussi des étendues d'eau : marais et l'étang de Savigny qui est un site classé Natura 2000   . En effet, et le hasard a bien fait les choses, nous sommes tombés sur des membres de l'association du Centre Ornithologique Ile-de-France, le Corif, venus avec une longue vue nous montrer et nous expliquer en quoi ce lieu est un endroit privilégié pour les oiseaux. A la fois ressource de nourriture, espace de repos pendant les migrations et lieu de reproduction, cet étang et les marais abritent diverses espèces qui changent au fil des saisons. J'avoue que j'ignorais la richesse et la diversité que pouvait offrir ce parc. Un cormoran bagué aux Pays-Bas vient régulièrement ici depuis 10 ans, par exemple.

Bol d'air et de couleurs.

Stéphane Fleury

  





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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 30 Novembre 2009

Nous nous lançons dans une série consacrée à l'urbanisme. L'objectif est clair. Il s'agit de donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?

Episode 4 : La zone UD du PLU d'Aulnay Sous Bois (Partie 2).

Après avoir décrit en détail la zone UD en partie 1, cette partie 2 passe en revue et en carte les différentes zones UD situées au nord de la gare d'Aulnay Sous Bois.



Ci-dessus la rue Jacques Duclos qui conduit au carrefour de l'Europe en zone UD. On voit bien la logique qui consiste à grignoter petit à petit sur le tissu pavillonnaire de zone UG.

 

 

Même logique cette fois-çi rue de Mitry. Toujours ce grignotage systématique sur le zone UG pavillonnaire.

 

Idem pour la rue Jules Princet. Toujours cette avancée de la zone UD sur la zone UG pavillonnaire.

 


Autre exemple cette fois-ci rue Jean Charcot.



Et pour finir, l'un des dossiers les plus brûlants actuellement en zone UD. Celui de la cité Arc en Ciel. D'après ce qui a été dit lors de la réunion publique Tour Eiffel - Balagny - La Plaine ce vendredi 27 novembre, il semblerait que la porte du dialogue soit à nouveau ouverte entre élus PS/PC d'un côté et élus Verts/riverains de l'autre. Affaire à suivre donc...

Voilà donc pour les principales zones UD situées au nord de la gare d'Aulnay. La chose à retenir c'est cette sorte de grignotage inéluctable sur la zone pavillonnaire. Et comme la zone UD offre des possibilités de constructions collectives de grande envergure, on peut imaginer tous les scénarios catastrophes possibles si l'on ne prend pas soin de mettre en adéquation architecturale le tissu pavillonnaire avec le tissu collectif.

Stéphane Fleury

Source Plan : Mini PLU Plan local d'urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Juillet 2009. Echelle 1/6000éme.
  

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 27 Novembre 2009

















Comme indiqué ci-dessus nous sommes rue Legendre, une des nombreuses rues perpendiculaires à la rue Maximilien Robespierre. Située en zone pavillonnaire, cette rue d'apparence paisible ne semble pas se démarquer plus particulièrement d'une autre dans notre ville. Et pourtant au numéro 16 matérialisé sur la photo de droite, se trouve un terrain vide, très bien entretenu cependant. C'est le genre d'indice qui signifie qu'il y a de fortes chances que ce terrain appartienne à la Mairie.

 

En téléphonant à la direction des études urbaines 3 rue Charles Dordain, je n'ai reçu que des réponses plutôt floues concernant ce terrain. Pas moyen de savoir s'il avait été préempté et quelle était sa destination ( logement, équipement, espace vert...). En revanche, en allant directement demander à la direction de la réglementation des constructions au premier étage porte 135 du centre administratif de la Mairie la réponse a été claire et nette. Ce terrain appartient effectivement à la Municipalité et il a été préempté pour faire du logement.

 


















En allant un peu plus loin dans cette rue, entre les numéros 60 et 68 exactement, se trouve un autre terrain, immense celui-là, simplement occupé par quelques garages. D'après le bureau 135, ce terrain appartient à un particulier. Cela dit, il reste une cible intéressante pour toute Municipalité souhaitant constituer des réserves foncières, quelles qu'en soient les destinations.

Je vois déjà les critiques arriver. Pourtant, contrairement aux apparences, l'objet de cette note n'est pas de créer une psychose autour de la question d'urbanisation au centre des débats qui agitent notre ville en ce moment, mais plutôt de montrer l'état d'un quartier à un instant t et d'expliquer que parfois des élus bien intentionnés sortent de leur chapeau des esquisses, des plans, des études d'architecte qui peuvent en changer fondamentalement le visage. Et ceci au nez et à la barbe des premiers concernés, à savoir les habitants du quartier eux-mêmes.

Alors j'entends partout parler de consultation, de concertation, de dialogue. Hier soir, en réunion publique dans le quartier Savigny-Mitry, j'ai même entendu dire qu'il fallait prendre le temps de parler à la population pour présenter les projets et réfléchir ensemble, élus et habitants afin de prendre les meilleures orientations possibles... Ce sont de belles paroles, mais la réalité ne se juge pas sur des paroles, mais sur des faits.

Et les faits ne sont pas toujours là pour inspirer confiance. Rue des Saules, je n'ai rien à redire. Le dialogue et la rencontre entre habitants et élus ont eu lieu. Rien n'est réglé, mais au moins notre action aura servi à établir les connexions entre nous. Nous jugerons sur le résultat final. L'Arc en Ciel. Alors là ce sont les Verts qui pourtant font partie de la majorité municipale qui se battent contre le projet porté par les élus PS et PC... Oui ils se battent, le verbe n'est pas trop fort, puisqu'ils ont déposé un recours gracieux contre le permis de construire... A Balagny, même histoire, puisque les écologistes ont organisé une rencontre publique avec les habitants sur le lieu de la construction future d'une quarantaine de logements pour montrer leur désaccord.

Il faut bien mesurer l'impact que ces événements peuvent avoir à l'échelle de la population. L'Arc en Ciel et Balagny démontrent de manière flagrante que même au sein de la majorité municipale le consensus n'existe pas sur les questions d'urbanisme. Et après cela, on prétendrait que les habitants des quartiers devraient accepter que l'on construise tout et n'importe quoi, au nom de la densification inéluctable, parce que cela vient de l'exécutif en place alors que celui-ci n'affiche même pas son unité sur la question et ceci aux yeux de tous.

Tant qu'un certain flou sera entretenu sur les orientations urbanistiques de la ville, tant qu'un plan local d'urbanisme ambitieux ne sera pas sérieusement discuté, mûri, avec tous les acteurs nécessaires à la réflexion, élus, associations et plus largement la population, la confiance ne sera pas installée et chaque projet décidé dans l'urgence ou sans la concertation préalable des habitants concernés ne fera que tendre la situation et crisper la population sur tout ce qui a trait à l'urbanisation d'Aulnay Sous Bois.

Stéphane Fleury 



 
 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 26 Novembre 2009

Nous nous lançons dans une série consacrée à l'urbanisme. L'objectif est clair. Il s'agit de donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?

Episode 4 : La zone UD du PLU d'Aulnay Sous Bois (Partie 1).

Je vais passer un peu de temps sur cette zone parce que la zone UD c'est un peu la grande inconnue. Au sens strict, on la définit comme la zone intermédiaire entre la zone UA de forte densité et la zone UG pavillonnaire.

La zone UA, la plus dense, permet des hauteurs de 20 à 23 mètres, la zone UD se situe à 15 mètres de hauteur en règle générale.



Ci-dessus, une petite représentation des zones successives. Il faut imaginer la ville en un dégradé de densité. Tout prés des grands axes (boulevard de Strasbourg, route de Bondy) la zone maximale de densification zone UA, puis un peu plus loin des grands axes la zone UD et enfin plus loin encore les pavillons en zone UG.

Le principal souci de la zone UD est qu'elle permet aux promoteurs de réaliser des opérations immobilières de grande envergure. La plus tristement célèbre concerne l'avenue Coullemont où des pavillons, dont certains aux qualités architecturales indéniables, ont été littéralement abattus pour faire des immeubles et ceci malgré le combat courageux des riverains constitués en association. Alors certes à la place d'une barre de 60 mètres de long vont peut-être se construire deux bâtiments séparés de huit mètres, mais le mal est fait...

Le principe est particulièrement vicieux. Un promoteur peut viser un endroit dans la ville classé UD au niveau du PLU, mais les habitants du quartier ne le savent pas. A la limite même, ils se croient en zone pavillonnaire UG parce qu'ils habitent des pavillons. Un promoteur achète un premier pavillon en y mettant le prix fort ... Une fois la première vente conclue, il achète les autres pavillons à proximité, mais là à un prix moindre parce que de toute façon s'il construit un immeuble de 5 étages collé à votre pavillon votre maison ne vaudra quasiment plus rien. Le promoteur est donc en position de force et vous finissez par vendre. Ensuite le grignotage s'opère et c'est un quartier entier qui est défiguré... C'est le cas avenue Coullemont indubitablement.

Alors certes il y a la crise, à laquelle l'immobilier et la construction n'échappent pas. Mais dés que les affaires reprendront, qui sait si ce manège ne reprendra pas dans un autre endroit de la ville classé en zone UD. De toute façon il ne faut pas se leurrer, si l'on revient à la carte du haut tout ce qui figure en zone UD fera tôt ou tard l'objet d'une densification. Les maisons disparaîtront au profit d'habitat collectif. Il faut construire, c'est la dure loi de la densification, parait-il...

Cela a commencé et continuera au niveau des rues de Pimodan et Roger Salengro par exemple. Voir le plan  ci-dessous.

 

Le gros trait noir délimite les contours de ce qu'on appelle un périmètre d'études. Il a fait l'objet d'une délibération lors du conseil municipal du 22 octobre 2009. Que dit la délibération numéro 36 ? Que le plan local d'urbanisme porte une attention particulière au développement des capacités résidentielles. A cet égard, le secteur rue Roger Salengro/Pimodan/Strasbourg constitue un enjeu d'importance, en pleine centralité urbaine et commerciale. Il doit permettre la création de nouveaux logements en lieu et place des pavillons actuels et des petits immeubles en copropriété susceptibles d'être mutables à court terme.

Dans le périmètre vous voyez des numéros de parcelles (9, 11, 12 etc...). Et bien la parcelle numéro 12 d'une superficie de 440m² a déjà fait l'objet d'une préemption et le propriétaire actuel en est l'Etablissement Public Foncier d'île de France (EPFIF). L'EPFIF a conclu le 14 octobre 2008, pour une durée de 5 ans, une convention d'intervention foncière d'impulsion et de veille avec la commune d'Aulnay-sous-Bois.

La délibération 36 poursuit sur l'objectif de ce périmètre d'études : le site comporte un tissu pavillonnaire à usage d'habitation et est inscrit pour sa partie sud au zonage UA du PLU, tandis que sa partie nord relève du zonage UD. Ce point là est très intéressant... On parle de tissu pavillonnaire mais au niveau du plan local d'urbanisme cette zone n'est plus une zone pavillonnaire, ce qui signifie que les futures constructions seront tout sauf des pavillons.

Plus loin on apprend que le programme de l'opération immobilière envisagée à terme est entièrement dédié au logement. La convention d'intervention foncière fixe un taux global de 30% de logements sociaux.

J'achève ici la première partie consacrée à la zone UD... On voit les risques et les malentendus possibles. On se croit dans un tissu pavillonnaire alors qu'en fait ce n'est pas vrai au niveau du plan local d'urbanisme. Et je ne suis pas sûr que beaucoup d'aulnaysiens sachent bien dans quelle zone ils se situent. Et ce point là me pose problème notamment lorsque des personnes doivent quitter leur habitation, à l'instar de l'avenue Coullemont, sans pouvoir se défendre...

Alain Amédro, notre élu de l'urbanisme et des espaces verts disait de l'avenue Coullemont dans un numéro d'Oxygène : " c'est un beau gâchis".

Espérons qu'il n'y ait pas d'autres gâchis ailleurs. Un certain nombre d'associations y veilleront en tout cas. Nous continuerons sans relâche cet effort d'information dans la ville, sur les blogs, sur les marchés, partout, pour que notre ville de demain ne se fasse pas sans la consultation et la concertation la plus large possible de la population aulnaysienne.



Pour être presque exhaustif sur le secteur, voici une photo prise rue Roger Salengro. Un immeuble collé à un pavillon, l'exemple type d'une aberration architecturale totale et je n'imagine pas ce que ressentent ou ce qu'ont ressenti les habitants de ce pavillon...

A suivre : les autres zones UD de la ville d'Aulnay Sous Bois.

Stéphane Fleury

Source Plan : Mini PLU Plan local d'urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Juillet 2009. Echelle 1/6000éme. Délibération n°36 du conseil municipal du 22/10/2009. 




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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 24 Novembre 2009

Pendant longtemps nous avons manqué d’Oxygène , notre hebdomadaire municipal ; en effet la distribution en était désastreuse. Il a fallu de nombreuses relances, des déplacements en mairie, des formulaires à remplir en indiquant à chaque fois la même adresse pour qu’enfin Oxygène soit distribué à peu près régulièrement dans notre quartier.

 

Mais maintenant , à chaque fois que je l’ouvre, je retiens ma respiration. Dans chaque numéro il y a  des incohérences. C’est à se demander si les articles sont relus ou si ce sont des analphabètes qui traitent les informations.

 

Les trois derniers numéros n’ont pas manqué à leur réputation. Dans l’un d’eux on pouvait trouver sur la même page, l’une en dessous de l’autre deux dates identiques – même jour, même heure - pour deux réunions publiques différentes, dans deux quartiers différents.

Dans l’autre, on nous donnait rendez-vous à une date imaginaire : le vendredi 23 novembre.

De quelle année ? il doit bien y avoir ou y avoir eu un vendredi 23 novembre, mais cette année nous avions soit le vendredi 20 novembre, soit le lundi 23 novembre. Un peu déroutant pour préparer son planning.

 

Mais le pompon revient quand même au numéro  59 où je me vois obligée de recopier la phrase, malgré ma répugnance à l’écrire :

 

« 10M :  c’est ce que devrait coûtait à la ville la supression de la taxe professionelle » !!!!!!!!!!

 

Mon ordinateur est rouge de honte.  Si la rédaction d’Oxygène emploie des stagiaires, elle doit  les choisir vraiment jeunes, car ce sont des fautes de grammaire et d’orthographe d’école communale.

 

Nous finançons Oxygène avec l’argent de nos impôts et j’ai comme un goût  amer  en y pensant : c’est de l’argent jeté par les fenêtres. A moins qu’on commence à vouloir récupérer une partie des subventions perdues en réduisant le budget alloué à notre hebdomadaire, qui lui-même se voit dans l’obligation de réduire ses effectifs ?

 

Demain c’est mercredi et j’ai comme une angoisse :  j’ai peur de manquer d’air en recevant mon  oxygène.

 

Pour info, la phrase correcte est :

« 10M : c’est ce que devrait coûter à la ville la suppression de la taxe professionnelle »


Anne-Marie Lobbé 

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Rédigé par Anne-Marie Lobbé

Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 23 Novembre 2009

Nous nous lançons dans une série consacrée à l'urbanisme. L'objectif est clair. Il s'agit de donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?

Episode 3 : La zone UA du PLU d'Aulnay Sous Bois.

La zone UA c'est la zone dense par excellence. Les constructions peuvent atteindre des hauteurs de 20 à 23 mètres. On parle généralement dans ce cas de R+7 (Rez-de-chaussée plus 7 étages).



Sur la carte ci-dessus vous voyez en orange l'ensemble de la zone UA. En partant du nord vers le sud, cela va de l'avenue Anatole France jusqu'à la gare en croisant les rues Jean Charcot et Jules Princet. De l'autre côté de la gare, la zone UA se poursuit en longeant la route de Bondy et le Boulevard de Strasbourg... On voit le cercle de la place du Général Leclerc.

 


Ci-dessus un plan rapproché de la partie nord de la zone UA. Juste pour vous situer, vous pouvez localiser les trois écoles ( zone US) du nord au sud : l'Ogec de l'Espérance (collège privé) au 17 rue Camille Pelletan, au milieu l'école publique Anatole France et enfin encore l'Espérance Primaire et Lycée au 35 avenue Anatole France.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il reste encore des pavillons en zone UA. L'exemple le plus célèbre à ce jour se situe rue Fernand Herbaut/Impasse des marronniers.




Ci-dessus un plan rapproché de la partie sud de la zone UA. On reconnait à droite (zone UV) le parc Dumont collé (zone US) au C.M.E.S Louis Pasteur du 8/10 avenue Coullemont.

Voilà donc pour la zone UA. Désormais vous aurez je pense une vision plus précise de quoi il s'agit et où cela se situe. Prochain épisode la zone UD.

Stéphane Fleury.

Source Plan : Mini P.L.U. Plan local d'urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Juillet 2009. Echelle 1/6000éme.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 21 Novembre 2009

Doodle populi, doodle dei. Le prochain rendez-vous de la blogosphère aulnaysienne aura très certainement lieu le vendredi 11 décembre 2009 à 21Heures au Monico. Alors faîtes un noeud à votre mouchoir, mettez quelques cailloux dans votre poche, faîtes une croix dans votre agenda ou bien créez un événement dans votre organiseur temporel...  Tous les moyens sont bons pour ne pas oublier... Je ferai une dernière annonce officielle une semaine avant, au cas où...

Intercommunalité, marché bio, bungalow, RER B, Malick Sidibé...  Et pour la déco vous êtes plutôt Valérie Damidot ou Jérôme Charré ? Vastes sujets !

Je déplore l'absence programmée d'Arnaud... à charge pour lui d'organiser l'avis à la population VI s'il ne peut pas se libérer...

A très bientôt donc. Please join us !

Stéphane


Photo : Malick Sidibé.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 20 Novembre 2009

Nous nous lançons dans une série consacrée à l'urbanisme. L'objectif est clair. Il s'agit de donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?

Episode 2 : Les différents zonages du PLU d'Aulnay Sous Bois.

Si jamais vous avez joué à Simcity sur ordinateur, vous savez que pour faire croître votre ville et pour ce faire attirer de la population qui, à travers la fiscalité contribuera à votre budget et donc au financement des investissements futurs, il faut un savant dosage entre les zones d'habitat, d'industrie, de commerce, d'équipement (école, bibliothèque, pompiers, police...), de voirie, d'espace vert et lieux de loisirs etc... afin d'offrir aux habitants de votre cité les meilleures conditions de vie possible.

Bien que cela ne soit pas un jeu, il faut s'imaginer la ville d'Aulnay Sous Bois comme un espace composé de différentes zones. Dans le jargon du Plan Local d'Urbanisme cela s'appelle le zonage. Notre ville est donc divisée en zones qui répondent chacune à des règles précises en matière d'urbanisme. Il est important de bien savoir dans quelle zone on se situe, parce qu'on peut très bien vivre en pavillon et se croire en zone pavillonnaire alors qu'au sens du PLU sa zone n'est plus pavillonnaire et peut faire l'objet de constructions collectives.

Alors construire du collectif dans la zone pavillonnaire pourquoi pas ? Bien que la logique voudrait de construire plutôt des pavillons pour conserver le caractère architectural du quartier en préservant la volumétrie, l'implantation des constructions et la perception des jardins. Enfin on peut toujours en discuter à condition que l'on ne nous ponde pas des projets de construction dans le dos. La démocratie locale montre parfois ses limites lorsque l'opposition des riverains se fait trop grande. Alors de grâce consultation et concertation de la population des quartiers concernés pas seulement en paroles mais dans les faits... L'absence de débat avec les habitants ne fera que tendre davantage la situation autour des questions d'urbanisme.

Revenons maintenant aux différents zonages de notre ville.

Zone UA : Le centre ville dense et animé. 

Zone dense du centre ville, où l'habitat collectif continu est dominant, et regroupant les principaux pôles d'attractivité et d'animation de la ville. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de renforcer les fonctions urbaines, en encourageant la constructibilité et en permettant la création de fronts urbains continus. Le réaménagement de la gare et de ses abords constitue le moteur de cette zone.

Zone UD : Les franges des espaces de centralités.  

Zone de densité intermédiaire avec de petits centres de quartier. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de constituer un tissu urbain mixte à dominante d'habitat collectif, formant transition entre le centre (UA) et les espaces pavillonnaires (UG).

Zone UG : Le tissu pavillonnaire. 

Ensemble des secteurs pavillonnaires où l'habitat individuel est dominant. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de préserver la morphologie urbaine (volumétrie, implantation des constructions, perception des jardins) et valoriser l'ambiance de ces quartiers tout en permettant l'entretien et l'adaptation du bâti.

Zone UC : Les opérations de grands ensembles.

Secteurs d'ensembles d'habitat collectif de grande taille implantés sur de vastes unités foncières. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de permettre la gestion de ce tissu urbain spécifique, avec des règles de constructibilité plus restreintes notamment en termes de hauteur, et son évolution (réhabilitation du bâti et des espaces libres notamment, tout en préservant les éléments végétaux de qualité).

 

Zone UI : Les espaces d'activités.

 

Espaces d'activités économiques, principalement localisés au nord et nord-ouest de la commune. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de s'adapter au mieux aux conditions économiques pour maintenir un tissu économique riche, avec des règles d'urbanisme adaptées à chaque site. Des regroupements de zones d'activités et un traitement adapté des espaces publics visent à moderniser l'image de ces secteurs.

Zone US : Les grands sites d'équipements.

Cette zone regroupe les emprises foncières importantes qui accueillent ou qui sont destinées à accueillir des équipements de service public ou d'intérêt collectif (scolaires, culturels, administratifs...). L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de permettre l'évolution et l'amélioration de ces équipements tant dans leurs capacités et conditions d'accueil que dans leur fonctionnement quotidien. Il s'agit également de favoriser la liaison de ces équipements avec le tissu urbain environnant et veiller à leur intégration paysagère.

Zone UV : Les espaces de sports, loisirs et plein air.

Cette zone regroupe les emprises foncières importantes qui accueillent ou qui sont destinées à accueillir des espaces verts ou des espaces de loisirs, de sport ou de plein air. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de préserver la vocation paysagère et naturelle des espaces.

Zone N : La zone naturelle.

Grands parcs situés au nord de la commune (parc Ballanger et parc du Sausset) et abords du canal de l'Ourcq, ayant une fonction récréative et de promenade. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de préserver la vocation paysagère et naturelle des espaces.

Zone A : La zone agricole.

Et oui il y a une zone agricole à Aulnay. C'est une zone très réduite à l'extrémité nord de la commune. L'objectif du PLU de Janvier 2008 est de maintenir la vocation agricole de ces espaces et une continuité territoriale en cohérence avec les espaces situés sur la commune de Gonesse.

Voici donc résumées l'ensemble des zones. Vous connaissez l'adage : nul n'est censé ignorer la loi. A Aulnay Sous Bois on pourrait dire : nul n'est censé ignorer son zonage au PLU. Cela peut éviter quelques mauvaises surprises ! Parlez-en aux habitants de l'avenue Coullemont
.

Vous pouvez trouver des informations utiles sur les projets de constructions, sur les préemptions, sur les zonages ( il existe une carte d'Aulnay Sous Bois qui s'appelle le mini-plu qui permet de voir l'ensemble des zones de la ville ) à la direction des études urbaines 3 rue Charles Dordain ou bien à la direction de la réglementation des constructions au 1er étage porte 135 du centre administratif de la Mairie. L'idéal est de se déplacer parce que par téléphone on assiste parfois à des phénomènes de rétention d'information ou on obtient des informations différentes en fonction des endroits, mais j'y reviendrai...

J'observe que des internautes tapent sur google : urbanisme, plu, zones, rue des saules et arrivent jusqu'à notre blog. J'espère donc que ces infos vous seront utiles.

Sinon vous pouvez toujours poser vos questions en nous joignant au 06 81 95 11 50.

Stéphane Fleury.

Source PLU Zonage : Plan Local d'Urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Rapport de présentation, résumé non technique. Janvier 2008.


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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 19 Novembre 2009

Nous nous lançons dans une série consacrée à l'urbanisme. L'objectif est clair. Il s'agit de donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?  

Episode 1 : Qu'est-ce qu'un PLU ?

Le plan local d'urbanisme (PLU) est le nouveau document créé en remplacement du plan d'occupation des sols (POS) par la loi solidarité et renouvellement urbain de décembre 2000. Le PLU se distingue du POS sur deux points essentiels. D'abord, il est clairement pensé dans une logique de projet global pour la ville toute entière. Ensuite, il est élaboré en concertation avec l'ensemble des habitants et de tous ceux qui exercent une activité à Aulnay.

Ce projet global, définissant les intentions générales de la Ville quant à son évolution, doit être fondé sur le principe du développement durable qui demande de répondre aux besoins des générations présentes sans préjudice pour les générations futures. Cette approche propose de nouvelles pistes de réflexion pour l'évolution de la ville car il s'agit de considérer ensemble et de manière équilibrée, le développement économique, le respect de l'environnement et des ressources naturelles, la satisfaction des besoins des habitants en logements, services, équipements, déplacements.

Le PLU est composé principalement :

- d'un rapport de présentation comprenant un diagnostic d'ensemble à partir duquel sont déterminés les enjeux et les grandes orientations de la politique d'urbanisme de la Ville.

- d'un projet d'aménagement et de développement durable (PADD) qui résume la vision de la ville telle qu'elle devrait être dans le futur pour le bien-être de ses habitants et la protection de l'environnement.

- d'un règlement précisant dans quelles conditions la construction de bâtiments est autorisée dans les différentes parties de la ville.

- des plans qui complètent le règlement et facilitent son application en délimitant les secteurs concernés par ses différents articles

- d'annexes informatives notamment sur les servitudes qui s'appliquent sur le territoire communal.

Voilà donc pour les grands principes généraux du PLU. Imaginer la ville de demain, en définir les contours en concertation avec les habitants et penser la ville dans sa globalité pour en assurer le développement le plus harmonieux possible. Ce sont donc de louables intentions qui toutefois, parfois, se heurtent à des exceptions de taille. La plus notable et la plus connue à ce jour est celle de l'aménagement d'un terrain rue des Saules dont voici le plan prévu à l'époque. Oh certes, il s'agissait d'esquisses, de premiers coups de crayons. Néanmoins, ce plan ne respectait aucune règle du PLU puisque cette zone d'habitation est classée UG pavillonnaire et n'est absolument pas prévue pour un tel aménagement. Depuis le projet a été officiellement abandonné par le maire lors d'une réunion publique en mars dernier, mais cet épisode doit inciter à la prudence.

Depuis, on déclare en réunion publique le 9 Novembre dernier que l'intention de la Municipalité n'est pas de bétonner. Nous ne demandons qu'à le croire. Maintenant il y a les paroles et les faits. La rue des Saules est un précédent à méditer. Il faut donc rester vigilant. 

Source PLU : Plan Local d'Urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Rapport de présentation, résumé non technique. Janvier 2008.

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 18 Novembre 2009

Lorsque j'étais plus jeune, j'avais profité d'une invite via le magazine l'Histoire pour me rendre à une visite guidée des archives nationales à Paris. Moment très riche où l'histoire des hommes défile devant vos yeux. Mais évidemment il y a plus que cela. En parcourant l'hôtel Soubise c'est un peu de la mémoire collective que vous vous appropriez. L'un des classiques de cet endroit est le journal autographe de Louis XVI et particulièrement la date symbole du 14 juillet 1789 pour laquelle le futur roi guillotiné a annoté ces quatre lettres : rien...

Louis XVI n'avait-il rien à écrire sur la prise de la Bastille ou bien rien signifiait-il qu'il n'avait fait aucune prise à la chasse, l'un de ses passe-temps favoris ? Peu importe finalement. Rien donc. Si, à l'instar de Louis Capet, je tenais un journal, c'est probablement ces quatre lettres qui résumeraient le mieux l'impression laissée par notre conseil de quartier Vieux-Pays Roseraie Bourg après notre réunion de lundi soir. Rien.

Comme un air de déjà vu, un éternel recommencement... Le tour de table pour se présenter, les discussions sur notre mode de fonctionnement, et la fameuse liste des questions réponses qui est la même depuis des mois. En mon for intérieur, je me disais que deux immeubles de huit étages pouvaient bien être construits sur le terrain de la rue des Saules que nos questions sans réponses seraient toujours là sur la liste...

Inertie, pour ne pas dire immobilisme total digne d'une statue de pierre. Au moment de définir l'ordre du jour de la réunion suivante c'était le silence total autour de la table... Personne ne semblait en mesure de proposer quoi que ce soit. Alors Grégoire Mukendi, notre adjoint de territoire, a bien tenté de sortir un truc. Il a appelé cela "le mieux vivre ensemble". Vaste thème qui va bien nous occuper jusqu'à la fin des temps en attendant que nous puissions tous vivre au pays des bisounours. Et pourtant, il parait que nous sommes dans le top 2 des meilleurs quartiers. D'autres conseils de quartier fonctionnent à cinq ou à six personnes... Diantre ! ... Je crois que je vais me faire inviter à quelques conseils d'autres quartiers pour voir un peu comment cela se passe. Sans a priori, juste pour observer et comprendre.

Que l'on ne se méprenne pas... Je n'ironise pas sur les personnes. Je respecte le service de la démocratie locale avec lequel j'entretiens de très bons rapports. J'ai le plus grand respect pour tous ceux qui essaient de faire vivre cet endroit, mais je juge sévèrement le système qui nous fait croire que nous pouvons VRAIMENT être force de proposition sur des dossiers fondamentaux. Après plus d'un an de fonctionnement et malgré quelques avancées de bon sens sur les problématiques de circulation notamment, les gros dossiers, ceux qui fâchent, s'enlisent plus vite qu'une roue dans le sable du désert.

Quid de l'association de la rue Jules Princet ? Silence radio. Les principaux artisans de ce projet ne sont d'ailleurs pas venus, ce qui à ma connaissance est une première, comme si déjà ils savaient que leur projet ne verra jamais le jour. Et ne parlons pas de la rue des Saules... C'est le sujet tabou... Chut attention ça brûle !

La grande nouveauté a été l'arrivée d'invités provenant de la Roseraie et qui vont s'inscrire comme délégués pour créer un groupe de travail autour de l'aménagement du parc de la Roseraie et la potentielle ouverture de ce qu'on appelle " la sente". Déjà, leur détermination à ce que ce passage ne soit pas rouvert a semblé donner quelques poussées d'urticaire à certains. Personnellement, j'ai apprécié leur énergie et leur envie de ne rien lâcher, dans laquelle je me suis reconnu.

La fin de la soirée a été passée à évoquer les soucis que connaissent les abords de l'école du bourg 1. Des "marginaux", pas méchants pourtant d'après ce qui s'est dit autour de la table, semblent causer quelques désagréments : jets de bouteilles en verre dans la cour de l'école, déjections et chahut au moment des sorties des classes. On a demandé au conseil de quartier de proposer quelque chose... Les toilettes gratuites ? Pourquoi pas ? Parce qu'entre 15 centimes et rien finalement gratuit c'est mieux... L'installation de poubelles pour qu'ils déposent leurs canettes ? Pourquoi pas ?

Les réinsérer ? Parce que les obliger à aller ailleurs ce n'est que déplacer le problème... Pourquoi pas ? Monsieur Mukendi a précisé qu'il était en charge de l'insertion sociale et professionnelle et qu'il existait des médiateurs de quartier. Cela tombe bien donc.

Ceci dit, est-ce le rôle du conseil de quartier de se substituer à la Police Municipale qui connait les noms de ces "marginaux" mais n'a pas de réel motif pour les interpeller ou les faire partir ? Est-ce le rôle du conseil de quartier de se substituer au conseil d'école du bourg 1 et des représentants des parents d'élèves FCPE qui sont déjà sur le coup ? Est-ce enfin le rôle du conseil de quartier de décider de leur réinsertion ? Et s'ils désirent vivre en marge de la société, ai-je en tant que délégué de quartier l'expertise ou même le droit de me prononcer sur ce qui est bon pour eux ? Je ne crois pas.

Allez, chiche, la prochaine fois j'aurai la concision de Louis XVI et j'écrirai sobrement : Rien.

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Démocratie de proximité

Publié le 16 Novembre 2009

Juste avant la tenue du conseil de quartier Vieux-Pays Roseraie Bourg, prévue ce soir à 20Heures, il me parait opportun de reproduire le texte prononcé par Hervé Suaudeau, notre secrétaire de conseil, en ouverture de la réunion publique en présence du maire, qui s'est déroulée le lundi 9 novembre à 20Heures. Ce discours a semblé surprendre la salle, qui s'attendait sans doute à une réunion dirigée exclusivement par les élus. Il n'en reste pas moins pertinent et pose finalement les bonnes questions sur le devenir de nos conseils de quartier.

Vous pouvez lire l'intégralité de ce texte en cliquant
ici.

J'en profite pour faire quelques remarques au passage. Lorsque l'on déclare pendant la réunion publique que cette rencontre du 9 novembre a été organisée à l'initiative de notre conseil de quartier, ceci est totalement faux. Je suis délégué de ce quartier et à aucun moment je n'ai été informé de cette réunion, pas plus que les autres délégués. La majorité l'a appris à travers une annonce dans Oxygène le 4 novembre sans bien savoir de quoi il s'agissait exactement. Non seulement nous n'avons pas été consultés sur la date de cette réunion, mais en plus l'ordre du jour a été décidé sans la moindre concertation avec les délégués, qui sont pourtant les principaux animateurs des conseils. Du coup, pour meubler, il a fallu dans l'urgence organiser une sorte de discussion publique avec tous les présents dans la salle, genre émission débat à la Jean-Luc Delarue, sur la place de l'Eglise Saint-Sulpice et sur l'aménagement des voiries autour du magasin Shopi.

La réunion publique sur le quartier du Gros Saule à laquelle j'ai pu assister le vendredi 13 était, elle, beaucoup plus structurée et les thèmes présentés par l'adjoint de territoire ( au moins lui était présent contrairement à Monsieur Mukendi pour notre quartier ) ont permis de donner une image très précise et concrète des problématique du quartier. A côté, nous sommes passés pour des amateurs.

Alors, évidemment, on peut se réjouir d'avoir fait quelques nouvelles recrues suite à cette réunion publique du 9. Mais à quoi bon finalement si les réunions de la démocratie participative ne débouchent sur rien de concret ou si rien de réellement fondamental n'y est décidé. Si l'on cherche à museler les conseils c'est la mort de la démocratie locale. Si on lui laisse des miettes genre les stops, les lignes blanches, les coussins berlinois ou les bancs, les conseils vont finir par mourir d'ennui ou par manque d'ambition. Si enfin, on prend bien soin d'occulter des sujets majeurs, qui eux touchent de manière profonde à la vie des quartiers, je pense à l'association rue Jules Princet et à la Rue Des Saules en particulier, sur lesquels nous piétinons et je crois comprendre pourquoi, parce que ce sont des sujets qui fâchent, la démocratie locale se limitera à un outil d'application au sens strict d'un programme électoral n'admettant ni la contradiction, ni l'opposition, ni même la discussion.

L'inefficacité ne se limite pas qu'à notre conseil de quartier. A quoi ont-ils servi pour la cité Arc en Ciel, la rue Fernand Herbaut, Balagny et maintenant le complexe ciné pop corn cheeseburger qui s'annonce au quartier de l'Europe ?

A terme c'en est fini de la belle diversité des opinions, des différents points de vue, de la libre expression, en un mot du débat.  Alors comme cela, on souhaite reprendre en main les conseils de quartier, rappeler qu'ils ne sont qu'un organe consultatif et qu'aucune décision ne sera prise en dehors de la Mairie. Au Gros Saule, quelqu'un à dit du conseil de quartier : on travaille sur des problématiques, on essaye de proposer des solutions que l'on présente à la Mairie dans le secret espoir d'être entendu... A ce rythme là ce sera plus efficace d'aller directement à Lourdes.

Si j'étais médecin, je me pencherais au chevet de la démocratie locale, ce malade pas vraiment imaginaire... Je lui dirais de bien se surveiller histoire de passer l'hiver et de revoir un printemps...

Stéphane Fleury  



 





  

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Démocratie de proximité

Publié le 14 Novembre 2009

Comme un Eire de déjà vu... sauf que là c'est moi qu'y m'y colle... Moi, le petit nouveau, l'inconnu... qui lance l'invitation pour le cinquième rendez-vous des internautes d'Aulnay Sous Bois...

Pressure Shot, j'espère que vous serez là, amis de la blogosphère, amis lecteurs ou simples curieux...

Pour prendre rendez-vous il faut cliquer
ici et le tour est joué.

Attention, ce cinquième rendez-vous n'aura pas lieu à Monaco mais au Monico, en face la gare.

L'hiver sera-t-il chaud ? Etes-vous plutôt Jacques Prévert ou ciné pop corn ? Et les conseils de quartier ils servent encore à quelque chose ? Enfin une bloggeuse à Aulnay ! ... Les sujets ne manquent pas, mais l'essentiel n'est pas là... Ce qui compte c'est de pouvoir se retrouver pour partager un joli moment de discute...

Alors à très bientôt toutes et tous au Monico !

Stéphane.

  

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 12 Novembre 2009

Nous partagions donc un moment citoyen convivial lorsque soudain comme surgi de nulle part passe entre les mains un tract du Parti Socialiste d'Aulnay Sous Bois intitulé : Enfin de l'ambition pour Balagny ! Le tract n'a pas été formellement distribué, il est sorti comme ça, presque sous le manteau. Sans doute quelques militants socialistes sont-ils venus mesurer la mobilisation générée par cette invitation des Verts d'Aulnay. Il faut admettre que exceptés les élus et les habitués qui suivent la vie politique locale, il n'y avait pas grand monde et pas beaucoup d'habitants du quartier. La faute à une communication insuffisante ou inadaptée, le manque d'intérêt des riverains sur la question ? Je n'en sais rien.

 

Mais revenons plutôt au tract du PS qui défend le projet des 40 logements, ce qui est son droit le plus strict. Du reste, les socialistes avancent des arguments dont certains sont sans doute pertinents et permettraient de débattre si du moins l'occasion en était donnée. En effet, à la lecture du tract il semble que la porte du dialogue soit irrémédiablement fermée. Attachons-nous un instant au choix des mots employés. Le tract stigmatise le conservatisme et la rigidité naturelle des opposants au projet tel qu'envisagé actuellement par l'OPH. Sous prétexte que les Verts ne sont pas d'accord on affirme qu'ils sont rigides. En communiquant ainsi on démontre de manière flagrante sa propre rigidité puisque de fait on considère que seul son point de vue est le bon et que tous les autres sont forcement dans l'erreur. 

 

Il suffit donc de mettre un miroir en face de ce tract du PS local pour lui renvoyer le reflet de sa propre rigidité. Ce qui est dérangeant dans cette manière de communiquer c'est cette sorte de dictature de la pensée unique qui part du principe que seule sa vision des choses est la bonne et que même l'éventualité de pouvoir penser différemment n'est pas possible. Certains le matin dans leur bol de lait ne doivent pas mettre du chocolat en poudre mais plutôt du ciment, histoire d'avoir les idées en béton, dures comme les murs qu'ils érigent pour empêcher celles des autres d'arriver jusqu'à eux.

 

Certes, alors, il faut construire. Sans doute. Du logement social. Certainement. Mais les choix à venir en matière de développement urbain qui vont définir les orientations et donc décider du visage futur de notre ville méritent une discussion large et ouverte entre les élus, les associations et la population. Combien faudra-t-il d'avenue Coullemont, de cité Arc en Ciel, de rue Fernand Herbaut, de rue des Saules, de Balagny avant que le débat ne s'engage ? Même la majorité municipale vole littéralement en éclats autour des questions d'urbanisme (affaire Cyndi Vargin, recours des Verts contre le permis de construire de la cité Arc en Ciel et maintenant Balagny) alors que l'équation ne comporte que trois inconnues : construire certainement, mais pas n'importe quoi, n'importe où et n'importe comment.

Confisquer le débat citoyen sur ce sujet sensible c'est empêcher les habitants d'Aulnay Sous Bois d'être consultés, concertés et associés aux décisions qui les concernent pourtant directement. Le devenir de leur quartier, le devenir de leur ville. Il existe pourtant, parait-il, un outil qui s'appelle la démocratie participative et des conseils de quartier dans lesquels des idées et des points de vue différents peuvent s'exprimer. En principe. Car voilà, et j'y reviendrai plus tard avec un autre article, que l'on s'attaque même à cet espace de liberté. On prétend nous mettre au pas, en rang, bien alignés, marchant au son d'une musique à la rythmique unique.

Et si la mélodie jouée ne me plaît pas ? Je fais quoi ? Je me tais et supporte en silence... ou bien j'essaie de faire entendre ma différence pour pourquoi pas changer quelques notes à la partition. Après tout, il y a toujours des moyens de se faire entendre. Des blogs, des pétitions, des tracts, créer une association, regrouper un ensemble d'associations et puis il y a la rencontre directe avec les habitants, sur les marchés, dans la rue, n'importe où. Il n'y a pas de limite au champ des possibles. 

Les murs finissent toujours par tomber. Ce n'est qu'une question de temps et de volonté. La liberté se conquiert et se défend.

Stéphane Fleury.    

       



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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 9 Novembre 2009


Ce n'est pas un hypothétique espace vert, mais bel et bien un espace vert. De l'herbe, des arbres, et même des bancs, le tout situé en bordure de l'autoroute A3 et du quartier Balagny, bref c'est un poumon de verdure entre le bruit des voitures et les immeubles de brique rouge environnants.


Surligné en vert, voici un triangle abritant diverses espèces d'arbres, ceux de la première photo, et devinez quoi ? Et bien c'est exactement à cet endroit que l'OPH a décidé de construire ô divine surprise ... des immeubles. Deux ou trois... Décidemment c'est vraiment pas de bol ! Un coup ce sont des immeubles en pleine zone UG pavillonnaire (Rue des Saules) , l'autre fois des immeubles dans une zone UD composée uniquement de pavillons de logements sociaux (Arc en Ciel) et cette fois-ci à Balagny c'est un peu la passe de trois, la cerise sur le gâteau, le trophée des champions, c'est carrément sur un espace vert ! Dans la série osons il fallait oser tout de même !



Alors évidemment Alain Amédro aimerait sauver cet espace vert et qu'à la place du scénario envisagé par l'OPH, celui de la photo ci-dessus où le triangle de verdure doit faire place aux deux ou trois immeubles, on puisse travailler en collaboration avec les gens du quartier sur un projet alternatif. Le 5éme adjoint municipal qui s'occupe à la fois des questions urbanistiques et environnementales a rappelé samedi l'attachement des verts à la justice sociale. Son action n'est donc pas dirigée contre le logement, mais dans son optique l'urgence de construire ne justifie pas qu'on le fasse n'importe où et n'importe comment et en tout cas pas sans une vraie concertation avec la population.

 

 

Or, il se trouve qu'à proximité immédiate il y a des boxes, pas spécialement en bon état du reste, et qu'avec la modification du PLU survenue récemment, il est possible de construire dessus. Alain Amédro a donc demandé à l'OPH de bien vouloir travailler sur un autre projet pouvant à la fois offrir le même nombre de logements tout en préservant les arbres et l'espace vert.


Ci-dessus, les propositions des verts concernant un autre aménagement possible de cette zone. Le triangle de verdure est préservé. Cela fait dix mois que monsieur Amédro demande à ce que l'OPH étudie ces projets alternatifs sans que l'on semble daigner l'entendre.


    
Symboliquement les verts ont inauguré un panneau clairière de Balagny histoire de marquer le coup de cet événement, qui, il faut l'avouer, fut un beau moment de politique, où des élus viennent spontanément sur le terrain à la rencontre de la population pour échanger, dialoguer, expliquer en toute convivialité comment on peut envisager le devenir de notre ville... Ce type de rencontres est à renouveler à n'en pas douter.

Dans la seconde partie, j'évoquerai le tract distribué par les militants socialistes, lors de cette rencontre à Balagny. 

D'autres infos sur la démarche des verts sur ce sujet sont disponibles en cliquant ici.

Stéphane Fleury

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 30 Octobre 2009

Le parc Dumont était un des lieux incontournables du week-end dernier à l'occasion de la Fête de l'arbre. Très belle fête, colorée, intéressante, divertissante, ludique et éducative.

Mais quelle ne fut pas ma surprise de constater que ma méthode de cultiver et de fleurir les parterres avait fait école. En effet, une magnifique branche d'arbre fruitier fleurie ornait un des arbres du parc.

Des fleurs ! En cette saison !! Comment est-ce possible ? Eh bien, très facilement... Elles étaient en plastique et très ressemblantes.

Vous ne me croyez pas ? En voilà la preuve.


Robert Ferrand.

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Rédigé par Robert Ferrand

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 29 Octobre 2009

Il y a quelques semaines, en prenant les transports en commun un matin, je tombais sur un court article paru dans un journal gratuit intitulé : "le frelon d'Asie menace...". En parcourant les lignes je découvrais qu'au Blanc-Mesnil un nid de ces frelons asiatiques avait fait son apparition. L'info a même fait les titres du vingt heures deux jours plus tard. Il faut dire que la menace est sérieuse, puisque cette espèce est un prédateur redoutable des abeilles, dont on sait qu'elles sont déjà grandement fragilisées...

En faisant quelques recherches sur le web, le constat semble sans appel. Partout dans le monde, le taux de mortalité apicole atteint des records. Les chiffres donnent même le tournis. De la fin de l'année 2006 à la fin de l'hiver 2007 : perte de 60% des colonies aux USA et jusqu'à 90% dans certains Etats, 40% des ruches se sont vidées au Québec, 25% des colonies sont décimées en Allemagne, idem à Taiwan, en Suisse, au Portugal, en Grèce et dans de nombreux pays d'Europe.

Les symptômes que présentent les abeilles sont multiples : malformations, troubles du système nerveux, désorientation, troubles du comportement. Certaines ne retrouvent pas leur ruche et d'autres en sont refoulées parce que non reconnues par le reste du groupe. Les causes sont complexes et il semble difficile de désigner avec certitude un responsable unique. Néanmoins, l'activité humaine, notamment à travers une industrialisation mal contrôlée et l'usage de produits chimiques dans l'agriculture, n'arrange sans doute rien à l'affaire.

Du reste, et c'est presque l'ironie de la situation, ce frelon d'Asie est parvenu en France à la suite de l'importation de poteries en provenance de Chine. Arrivée fin 2004 dans le Sud Ouest, cette espèce semble se propager au nord et au sud. Henri Clément, président de l'Union Nationale de l'Apiculture Française (UNAF) déclarait d'ailleurs que l'arrivée de ce type de frelon en île de France n'était pas prévue aussi rapidement. Depuis 2004, on estime que le frelon asiatique a tué des centaines de milliers d'abeilles en France. Il est vrai qu'il suffit de cinq ou six frelons pour décimer une ruche entière d'abeilles.

Quand on pense à disparition d'abeilles on pense tout de suite à disparition du miel, mais les conséquences vont évidemment bien au-delà car c'est la chaîne qui relie l'animal au végétal qui se trouve déréglée. Pas d'abeilles signifie pas de pollinisation donc disparition de certaines espèces végétales et donc disparition de certaines espèces animales. En résumé, c'est l'écosystème qui est menacé.

Le traitement partiel de l'info par ce journal gratuit m'a agacé, parce qu'il semblait désigner un coupable idéal, le frelon asiatique en l'occurrence, parlant d'invasion et d'éradication nécessaire, alors que cette espèce n'est qu'un facteur aggravant d'un phénomène dramatique dans lequel la responsabilité de l'homme est évidemment flagrante. Du reste, le monde animal n'a pas franchement prospéré depuis que l'homme est à la tête de la chaîne alimentaire.

Pour illustrer ce sentiment, j'ai un souvenir précis. C'était un dimanche matin, tout prés du marché de la gare d'Aulnay. Des hauts parleurs hurlants annonçaient la présence d'un cirque dans les parages. Pour attirer le chaland, des lions en cage étaient là, subissant à la fois le bruit d'une musique stridente entrecoupée de "mesdames et messieurs, spectacle extraordinaire !" et la foule des hommes venus les observer comme des bêtes curieuses.

Devant ce spectacle j'avais la nausée. Bizarrement, j'ai croisé le regard d'une personne inconnue et j'ai compris que nous pensions la même chose, à savoir que bien que nous ne soyons pas dans des cages, nous étions sans doute nous-mêmes aussi un peu prisonniers... C'est à ce souvenir que j'ai repensé en prenant le RER B ce matin là. Entassés dans le wagon, j'observais tous ces visages inconnus, rarement souriants, comme anesthésiés, se rendant je ne sais où, probablement au boulot, presque en automates.

Je me demandais si dans notre système basé sur la performance et la rentabilité, il y avait encore la place pour être heureux et épanoui. Parfois les chaînes sont invisibles et il est difficile de mettre des mots sur les maux. La souffrance est d'autant plus grande. J'ai regardé par la fenêtre du train, pour tenter de m'accrocher à quelque chose pour me rassurer, mais je n'ai rien trouvé pour chasser mes doutes... Même pas une abeille...

Stéphane Fleury

sources à propos des abeilles : www.science.gouv.fr ; www.cite-sciences.fr ; www.vivez-nature.com

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement