93 infos

Publié le 20 Octobre 2014

Dans le cadre de ses échanges républicains, l’UAM-93 a eu le plaisir de recevoir le jeudi 9 octobre 2014, Mr François Fillon, ancien Premier Ministre.

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Les questions d’actualité et l’avenir de notre pays étaient au centre de cette rencontre, bien sûr un intérêt particulier a été donné à l’islamophobie et les attentes des musulmans de France.

L’ancien Premier Ministre était accompagné du Sénateur-maire Mr Philippe Dallier et de Mr Fayçal Menia élu d’Aubervilliers.

Source article image et vidéo : http://www.uam93.com/

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Publié le 19 Octobre 2014

Roms-Bobigny.jpg« Le campement rom des Coquetiers sous le coup d'une expulsion est un cas emblématique en région parisienne, parce qu'il abrite des familles qui ont cherché à s'intégrer et dont les enfants sont scolarisés », regrette Geneviève Garrigos. La présidente d'Amnesty International France s'est rendue hier matin au coeur de ce bidonville de 200 personnes. Situé à quelques centaines de mètres de la mairie, le terrain devrait être évacué mardi selon l'information qui revenait sans cesse sur place.

« On estime qu'il y a une cinquantaine de familles qui n'ont aucune proposition de relogement », ajoute Geneviève Garrigos, avant de placarder une grande affiche intitulée « pour le respect des droits et de la dignité des occupants des terrains ». Cette charte a été présentée mercredi dernier, à
Paris, par plusieurs organisations défendant les mal-logés et les droits de l'Homme.

« Il y a beaucoup d'enfants, souligne un Rom, parlant au nom de la petite communauté. Comment va-t-on faire à la rue ? Nous, les adultes, on peut se passer de manger un jour ou deux de suite, mais pas les enfants. »

Demain, à 10 heures, un rassemblement de soutien est prévu devant la préfecture, à Bobigny. Ce camp a connu un drame le 12 février, où une fillette de 8 ans est morte dans l'
incendie d'un baraquement.

Source : Le Parisien

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Publié le 18 Octobre 2014

montfermeil.jpgDes Musulmans qui prient dans la rue, encadrés par des policiers. Voilà bien longtemps que pareil scène n'avait pas eu lieu en Seine-Saint-Denis. Pourtant, ce qu'il s'est produit hier, avenue Jean-Jaurès à Montfermeil, durant près d'une heure était pour le moins prévisible. L'ACMM, association cultuelle qui gère le pavillon transformé en lieu de culte situé 65, avenue Jean-Jaurès, avait pourtant prévenu que cette prière du vendredi risquait d’être perturbée. Deux extensions illégalement construites en 2009 sont en cours de démolition. Et donc inaccessibles pour les fidèles. L'association espérait, le temps des travaux, un local de la mairie, avant de pouvoir installer des barnums à leur place. Dans nos colonnes, la semaine dernière, Xavier Lemoine (UMP-PCD) expliquait qu'il n'avait pas de local à proposer dans l'urgence.

Alors, une fois la grande salle de prière et la cour du pavillon remplies, l'association a fermé le portail. « Il n'y a plus de places », explique Farid Kachour, de l'ACMM, à ceux qui trouvent portes closes. Il est 14 h 5. « Vous avez pas des bâches, mon frère ? » « Ah non, on ne va pas vous donner des bâches ! », répond Farid Kachour. Qu'à cela ne tienne, le jeune fidèle part en récupérer dans le camion d'un ami. Les bâches immenses sont rapidement déployées, jusque sur la chaussée. Un plot de chantier est installé pour ralentir les automobilistes. Une voiture force le passage, d'autres font demi-tour. Un trentenaire assis sur la bâche hurle : « On était tranquille à l'intérieur, ils veulent qu'on fasse la prière dehors. Eh bien, on va la faire dehors ! »

14 h 14, les policiers municipaux arrivent à toute allure. Puis, six minutes plus tard, les policiers nationaux. Une, deux, trois voitures sérigraphiées. Des discussions ont lieu, mais les bâches restent dépliées. Trois retraités assistent au spectacle, debout sur le trottoir d'en face. Ils ne sont pas pratiquants, viennent de Gagny, Villemomble et Le Raincy, mais sont venus assister aux obsèques d'un de leur ami. « Visiblement, il n'y a pas de dialogue entre le maire et les musulmans à Montfermeil », analyse l'un d'eux. Une quatrième voiture de police arrive. Les policiers restent groupés à l'arrière. « C'est du racisme envers les musulmans ! », juge un retraité de 72 ans venu de Chelles (Seine-et-Marne) et qui change régulièrement de mosquée. Le prêche de l'imam s'entend depuis la rue. « On n'a que ce qu'on mérite, lâche un musulman de 40 ans qui, lui, vit à Montfermeil. Personne n'est allé voter (NDLR : en mars) ! Il fallait changer de maire, on était au courant de ce qui allait se passer.  »

14 h 40, les rangs des fidèles s'étoffent encore. On dénombre au moins deux cents hommes. La circulation est coupée dans les deux sens. 14 h 53, fin de la prière. Le portail vert s'ouvre. Ceux qui s'attardent sur le trottoir sont rappelés à l'ordre par l'agent de sécurité de la mosquée : « Un peu de respect s'il vous plaît, chacun rentre chez soi ! » Amine 22 ans, sort de la mosquée. Il voit les bâches repliées et comprend que d'autres ont prié dehors. « On va encore plus nous aimer avec ça ! se désole-t-il. Si on avait trouvé une entente avant, on n'aurait pas eu besoin de recourir à la justice et d'en arriver là. » La municipalité n'a pas donné suite à nos sollicitations. « Le préfet joue un rôle de médiation auprès du maire pour qu'il examine favorablement les demandes qui lui sont présentées dans cette période intermédiaire », précise-t-on au cabinet du préfet.

Source : Le Parisien

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Publié le 18 Octobre 2014

nicolas-sarkozy 4050119Nous le pressentions en l’annonçant dès le 16 octobre dans nos colonnes. Depuis tous les médias relaient l’information largement comme le journal Le Parisien ci-dessous. A l’invitation du maire Bruno Beschizza, Nicolas Sarkozy sera en meeting le 15 novembre 2014 à Aulnay-sous-Bois.

Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP le 29 novembre, pourra tester sa popularité en Seine-Saint-Denis. Bruno Beschizza, maire UMP d'Aulnay-sous-Bois, vient de l'inviter à tenir un meeting le samedi 15 novembre. Sa précédente réunion publique en Ile-de-France a eu lieu le 6 octobre à Vélizy (Yvelines). La dernière fois que Nicolas Sarkozy est intervenu en Seine-Saint-Denis, il était encore président de la République. C'était le 26 avril 2012, au Raincy, entre les deux tours.

Bruno Beschizza est un sarkozyste convaincu. Pour lui, la venue de son champion relève d'une symbolique forte. « C'est la plus importante ville gérée par la droite, depuis mars, dans le département et ce sera l'occasion pour lui d'aborder la thématique de la banlieue, se félicite le maire. Et cela ne remet pas en cause l'égalité avec les autres candidats puisque Bruno Le Maire a prévu de passer à Gagny le 22 octobre et Hervé Mariton est déjà venu à Villemomble le 9 septembre. »

Parallèlement, ses soutiens essaient de faire vivre les « apéros Sarko » en Seine-Saint-Denis. Trois ont déjà eu lieu à Neuilly-Plaisance, Gournay-sur-Marne et Noisy-le-Grand. « C'est parfois un peu délicat de les tenir dans des villes où les maires ne sont pas forcément en faveur de Nicolas Sarkozy, reconnaît Christian Demuynck, maire UMP de Neuilly-Plaisance, l'un de ses principaux soutiens. Mais nous avons tout de même prévu d'en organiser dans une dizaine de villes dans le département après les vacances de la Toussaint. »

Source : Le Parisien

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Publié le 17 Octobre 2014

crecheruedetoulouse.JPGStéphane Troussel, président PS du conseil général, a présenté, hier en séance, un plan d’investissement de 80 millions d’euros en faveur de la petite enfance. La droite critique.

Le sujet devrait faire l'unanimité. Mais, à six mois des futures élections départementales, même la thématique de la petite enfance devient un enjeu électoral. Hier matin, lors de la séance du conseil général, le plan 2015-2020 a été adopté par la gauche, l'UMP s'est abstenu et l'UDI a voté contre. Ce projet « ambitieux » pour les uns est jugé « opportuniste » pour les autres. Voici les principaux points de ce plan.

Création de 3 500 places d'accueil. Seulement un tiers des besoins d'accueil d'enfants de moins de 3 ans sont couverts dans le département, contre la moitié au niveau national. Fort de ce constat, 20 M€ vont être consacrés à la création de 2 500 places en accueil collectif et 1 000 en individuel. Dans le premier cas, il s'agit de financer la création de places portée par les communes, les associations, les entreprises... Concernant les places individuelles, le projet est de favoriser la création de maisons des assistantes maternelles (MAM) -- des sortes de mini-crèches -- qui permettent de regrouper plusieurs nounous en un seul endroit. Car la moitié des assistantes maternelles agréées de Seine-Saint-Denis n'ont pas du tout ou pas assez d'enfants à garder, souvent faute d'appartements adaptés. Il existe six MAM sur le département et une cinquantaine de projets sont recensés.

« Ce plan marque le premier pas vers la sortie du moratoire décidé en 2011, qui bloquait toute subvention du département sur des projets communaux, se félicite Stéphane Troussel, président PS du conseil général. Il va permettre aux familles de maîtriser leur vie en leur donnant confiance en l'avenir. » Ces 3 500 places s'ajoutent aux 4 800 créées entre 2008 et 2014. « On ne peut pas voter contre ce plan mais le présenter, comme par hasard, six mois avant les élections, la ficelle est un peu grosse », fulmine Jean-Michel Bluteau, patron du groupe UMP. « Qu'est-ce qui nous fait croire que la majorité tiendra parole, puisque le plan précédent, voté en 2008, a été arrêté trois ans après ? » interpelle l'UDI Stéphane Salini.

Rénover les crèches existantes. Le plan prévoit 40,5 M€ d'investissement pour des rénovations lourdes dans 12 crèches départementales (22,1 M€) et des travaux moins importants dans les 43 autres (18,4 M€), notamment sur les conditions d'accueil et de travail, l'accessibilité et les performances énergétiques. « Les chantiers menés permettront, en outre de créer 50 à 100 places en plus », se réjouit le président du conseil général. « Je ne vois pas en quoi ce plan est ambitieux, puisque le conseil général ne fait qu'entretenir son patrimoine », tacle Stéphane Salini.

Définir des villes prioritaires. Toutes les communes ne sont pas dans la même situation face au manque de places. Le plan a donc défini trois groupes en fonction des besoins. Ainsi, concernant l'aide à l'accueil collectif, les subventions du département seront de 6 500 € par place créée dans les treize villes du groupe 1 (Saint-Denis, Sevran, Drancy...), 5 000 € pour les quatorze du groupe 2 (Aulnay, Montreuil, Le Raincy...) et 3 000 € pour les treize du groupe 3 (Tremblay, Noisy-le-Grand, Saint-Ouen...). Même logique concernant l'accueil individuel en MAM, soit 300 €/m 2 pour le groupe 1, 200 € pour le groupe 2 et 100 € pour le dernier. « Ce n'est pas parce qu'il y a des élections en mars que l'on doit s'arrêter de travailler », martèle Stéphane Troussel. « Si nous gagnons en mars, j'abandonnerai ce plan pour un autre beaucoup plus ambitieux », promet Stéphane Salini

Source : Le Parisien

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Publié le 17 Octobre 2014

meignen-thierry-11042014-009 8494Premier Accroc dans la majorité municipale de Thierry Meignen, le maire (UMP) du Blanc-Mesnil. L'élu a pris hier un arrêté retirant sa délégation de fonction à Amar Amrane (UDI), adjoint en charge de la santé et du handicap. Le prochain conseil municipal, le 13 novembre, se prononcera sur la perte du statut d'adjoint de M. Amrane. Thierry Meignen lui a retiré sa délégation pour « refus d'appliquer le programme de l'équipe municipale et déloyauté ».

Le maire accuse notamment Amar Amrane d'avoir voulu « fragiliser les centres municipaux de santé », alors que la majorité s'était engagée à les rénover. Thierry Meignen reproche à son adjoint aux « méthodes brutales » d'avoir voulu « supprimer le dictionnaire Vidal » et d'avoir « tenté d'empêcher le remplacement d'un allergologue et d'un ORL » dans ces centres. Il soupçonne au passage le docteur Amrane, par ailleurs médecin urgentiste à la clinique du Blanc-Mesnil, d'avoir fait passer « son sens des affaires » avant « son sens de l'intérêt général ».

« C'est affligeant ! J'ai voulu supprimer les Vidal pour mettre en place une version 
Internet en plus du papier, et c'est moi qui ai conseillé de recruter les deux médecins », répond Amar Amrane, échange de mails à l'appui. « Je suis pour la modernisation des centres, c'est moi qui ai rédigé la partie santé du programme du maire ! »

amar-amrane.jpgAutre accusation portée par Thierry Meignen : « Amar Amrane a déposé dans mon dos le nom de ma propre liste, le parti des Blanc-Mesnilois, afin de m'empêcher d'utiliser ce nom avec lequel j'ai fait toute ma campagne ». Cette marque a en effet été déposée à l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) le 4 août par M. Amrane. Un communiqué de soutien à Gaza a été publié au nom de ce parti, sans en informer Thierry Meignen. Le maire a décidé de porter plainte pour « dépôt frauduleux de la marque ».

« J'avais manifesté pour Gaza et on me l'avait reproché de manière très véhémente. Je paye aussi mon indépendance politique et mon soutien à Yves Jégo pour la présidence de l'UDI », estime Amar Amrane, dénonçant au passage l'influence du député-maire UDI de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, lui aussi en lice pour la présidence du parti et proche de Thierry Meignen.

Source : Le Parisien

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Publié le 16 Octobre 2014

A l'approche des futures élections départementales, qui se dérouleront en mars prochain, la séance du conseil général de la Seine-Saint-Denis de ce matin risque fort d'être animée. Surtout qu'il y sera question du nouveau grand projet de la majorité : le plan d'investissement pour la petite enfance. Présenté six mois avant les futures échéances, il s'attire déjà les foudres de l'opposition, qui voit là une forme d'opportunisme pur et simple.

Cantons93.JPGCar, au vu des résultats des dernières élections municipales et européennes, le département pourrait poursuivre sa mue colorée. Après être passé du rouge au rose en 2008, il pourrait bientôt virer au bleu. Les tractations ont déjà commencé avec des nouvelles règles du jeu liées à la réforme du découpage des cantons dans le département, combinée à celle des conseils généraux, qui deviendront des conseils départementaux.

La droite rêve de la présidence
Une situation inimaginable il y a encore un an est devenue tout à fait envisageable. Se basant sur les chiffres des municipales, la droite ambitionne de remporter au moins 10 cantons... sur 21. De là à se dire qu'un seul canton supplémentaire suffirait pour gagner... voilà un pas que Jean-Michel Bluteau, 
président du groupe UMP au conseil général, se sent tout à fait prêt à franchir. « Les impôts en hausse tout comme le chômage, la société divisée... Tout cela, les gens n'en veulent plus, souligne-t-il. Ils l'ont dit lors de municipales, ils vont le confirmer lors des départementales. »
A l'UDI aussi on voit se profiler ces élections avec gourmandise. « Les habitants ont clairement envie de changement, ils ne veulent plus subir la politique d'austérité de cette majorité, tacle Stéphane Salini, le patron du groupe UDI au conseil général. Et quand on sait que le PS a voulu tuer le PC dans ce département, on se demande comment ils seront capables de s'entendre. » Reste maintenant aux deux formations de droite à s'accorder sur l'ensemble des candidats. Avec la présidence en ligne de mire. L'UMP, avec 11 maires contre 7 pour l'UDI, s'estime mieux placée.
La gauche veut encore y croire
Méthode Coué ? En tout cas, la gauche assure qu'elle a encore des chances de garder son bastion. Stéphane Troussel, président PS du conseil général, se veut confiant et combatif. « Nous avons un bon bilan avec la construction des nouveaux collèges, les aides financières du fonds de péréquation ou encore le plan ambitieux pour la petite enfance, soutient-il. Et puis chaque scrutin est particulier. Quant à la droite, qui n'a aucun projet, elle devrait plutôt se préoccuper de l'abstentionnisme et de la percée du FN. »
Si l'UDI et UMP semblent très proches d'un accord pour prévoir des listes communes, ce ne sera pas le cas entre le PS et le PC. « Nous allons présenter des candidats dans tous les cantons », promet Hervé Bramy, membre de la direction départementale du PC qui n'a pas oublié l'intention de Claude Bartolone, l'ancien patron du département, « d'éradiquer » les communistes. « Le PS n'est plus une force hégémonique en Seine-Saint-Denis. Et puis, nous sommes en désaccord avec sa politique d'austérité. » Le PS devra composer également avec EELV, qui affiche beaucoup plus d'ambitions qu'actuellement (NDLR : 2 élus dont un a remplacé Claude Bartolone, démissionnaire). « Notre représentation actuelle est une anomalie, car nous pesons beaucoup plus que cela, et nous espérerons obtenir 7 ou 8 élus », assure Aurélien Berthou, secrétaire départemental.
Le FN pense obtenir des élus

Le FN pourrait présenter des candidats dans tous les cantons. C'est l'ambition de Jordan Bardella, le nouveau secrétaire départemental. Le jeune homme reconnaît une mauvaise campagne aux municipales (trois élus Front national à Noisy-le-Grand et Rosny-sous-Bois) et assure être mieux préparé cette fois-ci. « Nous avons été la première force politique du département aux élections européennes, se félicite-t-il. C'est un signe fort que nous voulons transformer. C'est pourquoi nous avons deux objectifs : être présents au second tour dans un maximum de territoires et emporter au moins un canton. »

 Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 11 Octobre 2014

bobigny.jpgVoilà de quoi raviver les discussions dans les foyers et les cafés de Bobigny. Après l'affaire du tract dénonçant les liens de parenté d'une adjointe avec l'un des membres du Gang des Barbares, à la suite de l'entretien musclé enregistré par Sabrina Saïdi dont l'affaire est encore entre les mains du procureur, après les salaires inadaptés au profil de jeunes récemment embauchés, voilà un nouveau dossier ennuyeux sur la pile de la municipalité. Hier, l'hebdomadaire « Marianne » affirmait dans ses pages que Stéphane de Paoli percevait une allocation de 1 851 € net par mois en plus de son indemnité de maire de 4 500 € net, la plus élevée des maires du département.

Et si bénéficier d'une allocation de la part de Pôle 
emploi n'est pas illégal puisque le maire touche une indemnité et non un salaire, elle a néanmoins suscité de vives réactions de la part de l'opposition. « Quand on annonce dans une réunion que 33 % des habitants de la ville vivent en dessous du seuil de pauvreté, je trouve cela indécent de cumuler ces deux revenus », dénonce Romain Bentegeat, secrétaire de section du Parti socialiste de Bobigny.

Stéphane de Paoli a tenu à réagir, hier soir, dans un communiqué. Il y affirme qu'à la suite d'une décision prise en septembre (plus de six mois après le conseil d'installation), il « ne figure plus sur les listes des demandeurs d'emploi sollicitant une indemnisation. Licencié de son emploi au début de sa campagne électorale, il a consacré l'essentiel de son temps jusqu'en mars à son engagement citoyen. »

Mais le communiqué remet de l'huile sur le feu pour, dit-il, répondre à « l'acharnement ». Afin de répliquer face aux critiques sur les salaires élevés de certains employés récemment embauchés à la mairie, le communiqué liste les salaires de l'ancienne équipe et notamment celui de la maire PCF Catherine Peyge qui, selon les informations, cumulait « 7 881,21 € brut par mois ». Voilà de quoi raviver les tensions en interne, entre les employés municipaux, alors que la CGT organise une assemblée générale lundi pour « discuter des salaires ». Ambiance...

Source : Le Parisien

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Publié le 4 Octobre 2014

montreuil.jpgSur le trottoir qui fait face à la Cour nationale du droit d'asile, Maria a du mal à retrouver ses esprits. Elle a encore la chair de poule a l'idée d'évoquer ce qu'elle a vu quelques minutes plus tôt. « J'avais rendez-vous pour un recours, on m'avait orienté au 2 e étage et j'attendais là, quand j'ai entendu crier une femme et des enfants, non, non, non. Après, on nous a fait sortir par l'issue de secours, et en bas, j'ai vu le monsieur, allongé par terre. Un monsieur africain, brûlé. » Avec la fumée, la police, les secours, elle a compris que cet homme s'était immolé par le feu et en tremble encore. Une trentaine de personnes ont été évacuées, et toute la cour était sous le choc. L'homme qui s'est immolé était hier encore en vie, mais grièvement blessé. Il s'agit d'un ressortissant tchadien qui, selon nos informations, serait arrivé en France en passant par la Libye.

« Il s'est présenté à l'accueil, voulait des renseignements pour faire réexaminer son dossier, relate Pascal Girault, secrétaire général de la CNDA. Le service d'accueil lui a expliqué la procédure à suivre et à ce moment, pour une raison que je ne saurais expliquer, il s'est aspergé d'essence et a mis le feu à ses vêtements. » La demande de ce Tchadien avait été rejetée par la cour en février. Il y a bien un portique de contrôle à l'entrée du bâtiment, mais on ne demande pas aux visiteurs de vider leurs bouteilles d'eau. L'attente peut d'ailleurs être longue. Le parquet a demandé au commissariat de Montreuil de mener une enquête pour recherche des causes des blessures.

83 % des recours rejetés

Aux portes de la cour, hier, ce geste désespéré faisait surtout écho à la détresse de ceux qui échouent ici. Sur le bâtiment de 4 étages, 350 agents et une centaine de magistrats se côtoient. Près de 600 étrangers arrivent chaque jour de toute la France, pour demander des renseignements, prendre connaissance d'une décision de justice ou plaider leur cause, avec un avocat, après un refus de l'Ofpra (Office français pour la protection des réfugiés et apatrides).

« Ils sont tous dans une situation de stress et d'inquiétude, du fait de leur parcours personnel », admet Pascal Girault. « Les gens qui viennent savent que c'est un peu leur dernière chance de rester en France », insiste un salarié d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada), en province. Et les bonnes surprises sont rarissimes : 83 % des recours sont rejetés. « Et l'usine a rejet ne fait que s'accentuer », déplore Gilles Piquois, avocat. Toutes les audiences interrompues hier seront reprogrammées dans les meilleurs délais.

Source : Le Parisien

 


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Publié le 3 Octobre 2014

93.jpgTitulaire d’un master, chômeur et habitant du «neuf-trois»? Vous pourriez bien recevoir un appel de Pôle emploi, à l’origine d’une campagne de démarchage téléphonique pour recruter des instits en Seine-Saint-Denis. Handicapé par sa mauvaise image, le département peine à recruter des fonctionnaires. L’initiative lancée pour la rentrée, inédite en France, est révélatrice d’un problème récurrent dans l’une des collectivités les plus pauvres. A deux pas de Paris, l’école comme les autres services publics ont le plus grand mal à attirer des enseignants, des policiers, des infirmiers ou des juges.

«Le déficit est structurel. C’est une situation ubuesque qui se reproduit d’année en année», se désole Rodrigo Arenas Munoz, président départemental de la FCPE, première fédération de parents d’élèves. «Le 93 n’attire pas les foules. C’est dommage», confirme Christian Riand, responsable CGT de l’hôpital Avicenne, à Bobigny. Problèmes de transports, de logement ou simplement mauvaise réputation: à la rentrée 2014, 95 postes de profs de maths y étaient vacants, faute de candidats, contre zéro dans le département voisin du Val-de-Marne, selon Mathieu Logothetis, du syndicat enseignant Snes-FSU.

«Le 93 fait peur à tout le monde», reconnaît Delphine, affectée depuis la rentrée dans un lycée d’Aulnay-sous-Bois. Cette prof d’économie de 24 ans, venue à contre-coeur, est «plutôt rassurée» après un mois de cours: «les craintes sont en partie basées sur des généralisations. Tous les établissements ne sont pas à la même enseigne». La disette touche également les policiers. «On a relativement peu de candidats et la plupart des gens affectés dans le département sont des jeunes policiers qui n’ont qu’un seul objectif, repartir», reconnaît Mohamed Douhane, du syndicat d’officiers Synergie. Un turn over qui complique le travail dans les commissariats.

- «Du mal à franchir le périphérique» -

Faute d’effectifs suffisants, l’organisation du tribunal de Bobigny, le deuxième de France, tourne elle aussi «au véritable casse-tête», déplore son président Rémi Heitz. «Quand un poste se libère, il y a très peu de candidats. Les magistrats ont du mal à franchir le périphérique», témoigne un ancien magistrat de Bobigny, qui évoque la charge de travail, «très importante», mais aussi le cadre de travail, dans un département souvent réduit à ses cités difficiles. «La conséquence, c’est que beaucoup de postes sont occupés par des jeunes qui sortent tout juste d’école», explique-t-il. «Ils se forment pendant deux ans et puis partent vers d’autres juridictions. Du coup, il n’y a pas de retour sur investissement.»

Comment inverser la tendance? Dans l’éducation, plusieurs initiatives ont été prises pour rendre plus attractive l’académie, où la pénurie de profs nuit à des enfants déjà défavorisés. Depuis 2010, une aide de 6.000 euros est versée, sous conditions, aux enseignants qui emménagent dans le département. Pour aider les nouveaux profs à trouver un toit, des partenariats avec des bailleurs privés et publics ont été signés notamment à La Courneuve et Saint-Denis, correspondant «à plus de 250 logements», précise Alain Justeau, directeur de cabinet adjoint du rectorat.

Côté police, des efforts ont été faits pour favoriser l’avancement des fonctionnaires qui acceptent de venir. Ou bien leur attribuer en priorité les primes de résultats exceptionnels. Au-delà des questions matérielles, beaucoup de fonctionnaires plaident aussi avec passion la cause de «leur» département, un «laboratoire» où de nombreuses expérimentations, pédagogiques, judiciaires ou sociales sont lancées.

Dans la police, «en cinq ans dans le 93, on en découvre autant qu’en 20 ans dans certains commissariats de province», souligne Mickaël Dequin, du syndicat SGP-FO, qui constate que le département est aujourd’hui «davantage demandé» en sortie d’école. Enseignante d’histoire-géo, Marie a opté pour un collège du département depuis la rentrée, après avoir travaillé dans un établissement aisé. La Seine-Saint-Denis, «je l’ai choisie un peu par militantisme. J’ai l’impression d’être utile», sourit la trentenaire. «Ici, le boulot de prof prend tout son sens.»

Source AFP via http://www.liberation.fr/

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Publié le 28 Septembre 2014

SergeAurier.jpgSerge Aurier a détrôné Amara Simba. Peut-être pas dans le coeur des supporteurs parisiens, mais, dans sa ville de Sevran, c'est chose faite. « Nous avons décidé de rebaptiser les stages de football que nous organisons pendant les vacances scolaires pour les enfants des quartiers. Auparavant, Amara avait accepté de prêter son nom mais, comme Serge est originaire de Sevran et que c'est au cours d'un de ces stages que nous l'avons découvert, il était logique qu'ils portent son nom », explique Afid Djadaoui, éducateur sportif dans cette municipalité de Seine-Saint-Denis et lui-même ancien footballeur.

Pour prouver qu'il n'agit pas comme un simple prête-nom, le défenseur parisien est venu en personne, fin août, baptiser ces nouveaux stages. Il faut dire qu'il navigue en terrain connu. Entre le quartier Savigny où il a grandi, la cité des Sports où il a tapé ses premiers ballons et les sandwicheries où il lui arrive encore de manger un grec, Aurier a tous ses repères à Sevran.

Avant de trouver un 
logement à dix minutes du camp des Loges, c'est naturellement qu'il s'est installé dans son appartement de cette ville de banlieue souvent réduite à son trafic de drogue et à ses règlements de comptes. « Quand il jouait à Lens, il retournait à Sevran dès qu'il avait quelques jours de repos. Et, tous les hivers, il venait assister au tournoi en salle organisé par la ville », raconte Djamel Femmami, élu de la commune qui conduisait Serge Aurier aux entraînements et aux matchs lors de son unique saison au FC Villepinte en 2005-2006.

 
« Je me souviens d'un match contre le PSG, où nous avions gagné et où il avait inscrit les quatre buts. A partir de là, tous les recruteurs le pistaient, mais c'est Lens qui a emporté le morceau grâce notamment à Marc Westerlope (NDLR : aujourd'hui au centre de formation du PSG) », raconte Femmami. Malgré ses exils lensois et toulousain, Aurier a toujours conservé un lien indéfectible avec Sevran.

Lors du premier match de la saison du PSG à Reims, il a même invité le maire de la ville, Stéphane Gatignon, à venir assister à la rencontre. Le néo-Parisien, né en Côte d'Ivoire et débarqué en France à l'âge de 7 ans, n'a pas oublié les nombreux soutiens apportés par l'édile quand il était jeune. En tant qu'amateur de football et grand fan du PSG depuis le début des années 1980, Gatignon a suivi pas à pas la carrière du défenseur de 21 ans. «  Aujourd'hui, je suis heureux que Serge ait signé au PSG, explique le maire de Sevran, qui s'était fait connaître lors de sa grève de la faim devant l'Assemblée nationale en 2012. Des joueurs comme lui, issus de la banlieue, contribuent fortement à cette identité globale de métropole parisienne dont le club est un des fondements. Grâce à lui, on peut dire qu'à Sevran : Ici aussi, c'est Paris ! »

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Septembre 2014

dia.pngPoint de bons payeurs en dehors de la ville royale. A Vincennes (Val-de-Marne), c'est l'adage tout personnel appliqué par le patron d'un supermarché Dia. Jeudi, en fin d'après-midi, Agnès, une mère de famille du Pré-Saint-Gervais, en a fait les frais.

Alors qu'elle venait de récupérer ses enfants, scolarisés dans la commune, Agnès s'est arrêtée pour faire ses courses dans cette enseigne toute proche. Mais à la caisse, surprise : « Au moment de régler la note, j'ai sorti mon chéquier et ma carte d'identité, parce que je n'avais que ça sur moi et qu'aucun écriteau ne précisait que ce mode de paiement n'était pas accepté. La caissière s'est tournée vers son responsable et lui a demandé : C'est un chèque du 93, qu'est-ce que je fais ? Et lui de répondre : On les prend plus, y a trop de problème avec le 93. J'étais sidérée », explique-t-elle.

A ses côtés, son fils de 10 ans grignote déjà un paquet de viennoiseries, choisi dans le magasin. « Le patron nous a demandé de reposer les courses. Le petit a dû rendre ses chaussons aux pommes, fulmine Agnès. C'était humiliant. Là, j'ai pris la pleine mesure de ce qu'était la discrimination. »

Dans la supérette, où aucune affichette ne mentionne cette subtilité, le gérant assume ces « conditions à [...] ». « Tous les mois, j'ai entre 10 et 15 chèques impayés, qui me font perdre 200 à 500 €, et j'ai constaté qu'il ne s'agissait pas de clients d'ici », argue-t-il, précisant qu'il ne refuse pas ce mode de paiement qu'aux personnes du 93 mais à « tous les non-résidants de la ville. » Pourquoi ne pas faire une croix sur les chèques tout court ? « Cela me priverait de mes clients vincennois honnêtes », tranche-t-il.

Surprenante, la mesure n'est pourtant pas en contradiction avec la loi... ou presque. Sur le site www.servicepublic.fr, le portail de l'administration française, on apprend ainsi que si le commerçant accepte les chèques, « il peut imposer des conditions, comme un montant minimum d'achat [...], la présentation d'une pièce d'identité, etc. » Mais dans ce cas, « il se doit d'en informer sa clientèle de manière apparente ».

Pour Agnès, pas question d'en rester là. « Mon fils a été choqué. Des copains à lui étaient dans le magasin, il a eu honte et je ne veux pas qu'il croie que ce type d'agissements est normal ! Mais au commissariat de Vincennes, on a refusé ma plainte pour discrimination. On est dans le pur cliché », s'insurgeait hier soir la maman, qui tentera ce week-end sa chance au commissariat des Lilas (Seine-Saint-Denis) et a aussi alerté hier la Haute Autorité de lutte contre les discriminations.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Septembre 2014

Villepinte.pngLe parc de la poudrerie, situé sur Sevran, Livry, Vaujours et Villepinte, vit décidément des semaines sombres. Hier après-midi, des gardiens de l'espace forestier ont fait une triste découverte. Il était environ 16 heures lorsqu'ils ont aperçu le corps sans vie d'une femme, vêtue d'une tenue de sport. La défunte gisait derrière des buissons, en lisière du bois de la Tussion -- une partie du parc -- situé à Villepinte. La police a alors été prévenue ainsi qu'un médecin.

Le rapprochement a été fait assez vite avec Maryline, une Sevranaise d'une cinquantaine d'années, vivant dans le quartier des Sablons, portée disparue depuis dimanche dernier. L'avis de recherche, diffusé par la police, mentionnait une certaine fragilité psychologique. Ses proches, qui ont donné l'alerte, s'étaient même rapprochés des agents du parc, pour savoir s'ils ne l'avaient pas aperçue. C'est finalement un tatouage qui aurait permis de faire le rapprochement avec la disparue. Hier soir, toutefois, il n'y a pas eu de confirmation officielle de l'identité de la défunte.

L'hypothèse du 
suicide était évoquée hier soir

Pour l'heure, rien ne permet d'établir formellement les causes du décès, et seules des hypothèses ont été formulées. Celle du suicide était envisagée hier soir vers 19 heures.

La présence de policiers, avec l'installation d'un périmètre de sécurité dans ce parc, a évidemment suscité beaucoup de questions, ravivant le souvenir de Gwendoline. Cette jeune femme de 22 ans est morte dans ce même parc, lardée de coups de couteau, le 8 septembre après-midi alors qu'elle faisait son footing dans les allées boisées. Son agresseur avait été interpellé quelques minutes seulement après les faits, par la brigade équestre. Depusi, ce père de famille de 34 ans a été écroué pour assassinat. Il n'a pas expliqué son geste. Plusieurs centaines de personnes s'étaient réunies à la mémoire de la jeune femme dans le parc, lors d'une course, le samedi, puis d'un rassemblement, le dimanche.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Septembre 2014

bagnolet.jpg« Je savais que la situation financière était grave mais je ne m'attendais pas à un désastre d'une telle ampleur », souffle le maire socialiste de Bagnolet, Tony Di Martino. Les conclusions de l'audit indépendant réalisé par Partenaires finances locales ont été rendues mercredi soir au cours d'un conseil municipal extraordinaire qui a duré près de cinq heures. Verdict : Bagnolet est au bord de la faillite.

Selon l'expert en finances locales, qui a présenté le rapport devant les élus et le public, l'endettement de la ville atteint les 109 MEUR, constitué pour partie d'emprunts à risque dits « toxiques ». Concrètement, sans hausse d'impôts locaux ni licenciement de personnel, il faudrait quatre-vingts ans à la commune pour se désendetter. « Or, au-delà de quatorze ans, une collectivité de cette taille est considérée comme insolvable. En 2016, c'est la faillite », a-t-il expliqué.

Le paradoxe d'une commune riche

A ce bilan 
financier accablant, le spécialiste ajoute s'être heurté à un problème de sincérité des comptes administratifs, à la non-disponibilité d'archives et à l'absence de flux financiers qu'auraient dû générer les transferts de compétences de la ville à la communauté d'agglomération d'Est ensemble. La création d'Est ensemble en 2011 aurait en effet dû diminuer les dépenses de personnel. Des effectifs, toujours selon l'auditeur, trop importants pour une ville de cette taille : « La ville a titré de façon très anticipée des recettes liées aux ventes d'équipements publics qui ne se sont pas faites. Un optimisme qui a pesé lourd sur sa trésorerie. »

Ces mauvais résultats sont d'autant plus frappants que Bagnolet est riche, grâce aux entreprises qu'elle accueille sur son territoire. Elle dispose de recettes réelles par habitant supérieures à celle de villes de même taille (+ 27,6 %). L'analyste a noté qu'en 2009 les finances s'étaient redressées à la faveur d'une hausse des impôts locaux qui restent à des taux inférieurs à la moyenne des villes de même taille.

Selon l'expert, le mauvais bilan actuel s'explique en partie par la volonté « affichée » par l'ancien maire (PC) Marc Everbecq de renégocier la dette en 2011, ce qui s'est traduit par le versement d'une pénalité trop lourde de 6 M€.

Un programme d'équipements « déconnecté des réalités »

Sur 2008-2013, un programme d'équipements « déconnecté des réalités », selon l'expert -- les dépenses somptuaires de l'hôtel de ville (24,5 % des investissements entre 2008 et 2013) et du groupe scolaire Joliot-Curie (25 % de l'investissement) -- a conduit à un recours massif à l'emprunt. L'épargne qui aurait pu servir au désendettement a été utilisée pour ces grands travaux.

Du coup, dès 2013, les finances sont entrées dans le rouge. « Le risque de déséquilibre budgétaire est élevé dès 2015 », alerte l'analyste. Et ce, sans compter l'effort de 11 milliards demandé par l'Etat aux villes et la baisse prévisible de ses dotations. « Cela correspond pour Bagnolet à une hausse de 5 % de fiscalité directe. Il va falloir faire preuve de rigueur pendant tout le mandat », préconise l'auditeur.

Dans les rangs de la majorité PS, qui s'est engagée à ne pas augmenter les impôts locaux, on accuse le coup. L'heure est au règlement de comptes, et le premier visé dans l'opposition est l'ancien 1er adjoint PC Laurent Jamet. « Au total, ce sont 14 M€ de recettes non recouvrées et votées comme un seul homme par l'ancienne majorité communiste. Vous avez beau jeu de rejeter la responsabilité sur le seul ancien maire. Vous ne pouvez pas nier votre complicité », accuse le conseiller municipal en charge du budget, Olivier Taravella. « Nous regrettons mais nous avons voté la tenue de l'audit. Il y a eu un manque d'observation de l'autorité de tutelle », tente-t-il de répondre, conspué par une partie de la salle. « Demander des comptes est nécessaire. Je ne veux pas être comptable demain d'une situation dont je ne suis pas responsable », conclut Tony Di Martino.

Source : Le Parisien

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Publié le 25 Septembre 2014

parcLe corps sans vie d’une femme a été retrouvé ce jeudi après-midi dans un sous-bois du parc de la Poudrerie, à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Aucun signe apparent ne permet pour le moment d’établir la cause de sa mort. La défunte était vêtue d’une tenue de sport, comme les nombreux sportifs qui fréquentent ce parc, à cheval sur quatre communes (Villepinte, Sevran, Livry-Gargan, et Vaujours). 

C’est déjà dans ce parc, le 8 septembre dernier, qu’une jeune femme a été tuée. Son agresseur présumé a été interpellé dans la foulée et écroué pour assassinat.

Source : LeParisien.fr

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Publié le 24 Septembre 2014

Il y a deux ans, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, lançait la première zone de sécurité prioritaire (ZSP) dans des quartiers gangrénés par la drogue comme à Saint-Ouen. Malgré les arrestations et les condamnations, le trafic est toujours présent. A noter que le Gros Saule à Aulnay-sous-Bois est aussi placé en ZSP. Certains se souviennent peut-être encore de la visite de Manuel Valls il y a 8 mois en pleine campagne municipale dans ce secteur de notre commune

Les condamnations sont tombées comme un couperet : jusqu'à sept ans de prison, cinq années d'interdiction de séjour à Saint-Ouen et près de 300 000 € d'amende au total. Des sanctions allant au-delà des réquisitions du procureur, qui décrivaient des prévenus « vénéneux pour la ville ». Il y a deux semaines, quatorze hommes et une femme ont été jugés pendant trois jours devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour trafic de drogue en 2012 et 2013. C'était le « procès du Vieux Saint-Ouen » comme l'appellent les magistrats. Celui aussi de « petits » qui auraient « repris la Bastille » comme ils nommaient ce trafic juteux, qui rapportait 15 000 € par jour, soit 450 000 € par mois.

Coïncidence du calendrier, ce jugement du 12 septembre est arrivé deux ans presque jour pour jour après la création de la Zone de sécurité prioritaire (ZSP). Le 11 septembre 2012, Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, lançait la première ZSP à Saint-Ouen, avec en ligne de mire ce trafic de cannabis qui mine la vie des habitants jusque dans leur quotidien et endeuille des familles au gré des règlements de comptes. Après les brigades spécialisées de terrain (BST), les périmètres de sécurité renforcée (PSR) et les CRS 24 heures sur 24 en 2011, place donc à la ZSP.

Exemplaires, les récentes condamnations sont, pour les policiers de Saint-Ouen, un encouragement à poursuivre la lutte contre ce trafic qui a tout d'un serpent de mer. Mais il suffit de circuler dans les rues pour constater que le trafic continue.

Gênez le trafic à un endroit, il réapparaîtra ailleurs


guetteurs.jpgAu Vieux Saint-Ouen, les guetteurs sont toujours là. Moins visibles qu'en 2012, mais toujours aux aguets. Même dispositif de surveillance à la cité Cordon, où le veilleur est assis sur une chaise en plastique, au bord de la rue, face à l'entrée de la cité. Dans le quartier du 8-Mai-1945, pas une ruelle qui échappe à la vigilance des guetteurs. Et maintenant, même dans le quartier des Boute-en-Train, situé en plein coeur des Puces, on peut acheter de la drogue. Car Saint-Ouen n'échappe pas à l'effet « splash » : gênez le trafic à un endroit, il réapparaîtra ailleurs. Hors ZSP aussi, les dealeurs sont à l'oeuvre, au vu et au su de tous. Depuis deux ans, les douaniers mettent les acheteurs de cannabis à l'amende -- 60 à 120 € pour un détenteur d'après nos informations. Le nouveau maire (UDI), William Delannoy promet d'expulser les locataires qui prêteraient leur 
logement au trafic, les policiers se mettent en quatre, la justice condamne... Mais les CRS se font rares, et le commissariat, d'après nos informations toujours, a perdu des policiers : quinze en moins depuis un an. Alors, où est la priorité ?

« La ZSP, on n'y croit plus », lâche, résigné, Manuel*, qui vit au Vieux Saint-Ouen et que nous avions interrogé à la naissance de ce dispositif. Comme Karim*, Chloée*, Amandine* et Yvette*, Manuel avait accepté en octobre 2012 de tenir, avec nous, pendant cinq jours, un journal de bord un peu particulier. Celui d'habitants, parents ou non, avec ou sans profession, qui voient, côtoient, subissent les allées et venues d'acheteurs de cannabis, et les règles imposées dans leur immeuble ou leurs rues par les trafiquants de drogue. Deux ans plus tard, nous avons voulu leur redonner la parole pour savoir comment ils ont vécu ces deux années. Exaspérée par le trafic, Amandine a fini par quitter la cité Cordon pour un autre quartier de Saint-Ouen. Chloée, qui, en 2012, envisageait de partir, n'a pu être jointe. Manuel, Karim et Yvette vivent, eux, toujours à la même adresse.

* Les prénoms ont été changés.

Source article : Le Parisien / Vidéo : Aulnaylibre !

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Publié le 23 Septembre 2014

senateurs.jpgNeuf mois après les députés, les sénateurs ont levé le voile sur leur fameuse réserve parlementaire. Une obligation depuis la loi de juillet 2013 sur la transparence de la vie publique, que les sénateurs ont tardé à respecter, renvoyant la responsabilité sur le ministère des Finances. Bercy s'est finalement exécuté, en publiant le week-end dernier le montant de cette réserve.  

En général, chaque sénateur dispose de 120 000 € à 140 000 € par an à distribuer. Difficile, toutefois, de savoir ce que les parlementaires ont choisi de faire avec cette somme en 2013. Car le document de Bercy recense les subventions versées cette année-là, mais il s'agit souvent de sommes octroyées sur les réserves des années précédentes... Ces données permettent toutefois de se faire une idée des utilisations de ces subventions. Peu d'originalité dans le département : vos six sénateurs ont privilégié les aides aux communes (travaux dans des écoles, des gymnases...) ainsi qu'à des associations locales. Mais tous ne sont pas d'accord sur la nécessité de maintenir un dispositif qui fait polémique.

Favorable au système, Gilbert Roger (PS) indique avoir aidé cette année la ville de Pierrefitte, à hauteur de 80 000 €, et Bondy, ville dont il fut maire, pour 20 000 €, le reste de sa réserve allant à des associations. Mais aucune trace de ces versements, et pour cause : « Les sommes ne sont pas versées tant que les travaux ne sont pas effectués », explique-t-il. Ceci peut expliquer que, pour certains sénateurs comme Claude Dilain (PS), aucune subvention n'apparaisse dans le budget 2013. Ce qui ne veut pas dire que l'ex-maire de Clichy n'a pas utilisé sa réserve, au contraire : 150 000 € seront versées à des communes (Clichy, Montfermeil, Sevran et Coubron) pour divers travaux. Malgré ces dépenses, Claude Dilain prône la suppression de cette réserve.

Aline Archimbaud (EELV) a, quant à elle, choisi de subventionner essentiellement des associations. La sénatrice a versé 120 000 € à une dizaine de structures locales, comme l'association départementale des victimes de l'amiante (6 000 €), la société d'horticulture de Montreuil (8 000 €) ou l'association d'insertion Halage (10 000 €), cette année.

Eliane Assassi (PC) a utilisé sa réserve pour financer des travaux dans un stade de Villetaneuse (47 000 €), l'aménagement d'une place à Drancy (10 000 €), ou les travaux d'une maternelle... à Brionne, dans l'Eure (10 000 €). « Tout cela est contraignant. Je suis contre la réserve parlementaire, annonce-t-elle. C'est un facteur d'inégalité, car certains présidents de commission touchent des sommes colossales. »

La présidente du groupe 
communiste rejoint sur ce point... l'UMP Philippe Dallier. Pour le sénateur-maire des Pavillons-sous-Bois, qui a financé grâce à sa réserve un stade à Coubron, des courts de tennis à Montfermeil ou un square dans sa commune, ces aides sont « de l'ordre du symbolique ». « Les gens pensent que l'on se promène avec des billets plein les poches, cela crée des polémiques pour rien. »
Sans aller jusque-là, Vincent Capo-Canellas (UDI) pense qu'il « faudra se pencher sur la question dans un Sénat rénové ». En attendant, le maire du Bourget utilise ses 150 000 € pour des projets dans les communes (« Je fais tourner chaque année »), mais aussi pour des associations sportives et culturelles au Bourget. « Cela permet de donner des coups de pouce », conclut-il.

Source : Le Parisien

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Publié le 14 Septembre 2014

Une marche blanche s'est tenue ce dimanche en hommage à Gwendoline, la joggeuse de 22 ans poignardée à mort dans le parc de la Poudrerie à Sevran (Seine-Saint-Denis) lundi 8 septembre. Environ 1.000 personnes se sont réunies à l'endroit du drame, vêtues de blanc et des roses blanches à la main, pour parcourir les allées du parc et déposer des fleurs sous l'arbre où la jeune femme a été sauvagement assassinée. 

Marcheblanchesevran.jpgInterpellé, le meurtrier présumé de Gwendoline, Cédric D., 34 ans a reconnu les faits sans pouvoir les expliquer. Il est soupçonné d'avoir frappé la jeune femme à huit reprises avec un couteau. Il a été mis en examen et incarcéré. Il avait déjà été condamné il y a plusieurs années pour des faits de vol, usage de stupéfiants et exhibition sexuelle.

La victime, qui vivait au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) devait fêter ses 23 ans le 25 septembre. Depuis lundi, les témoignages de soutien affluent sur la page Facebook ouverte en hommage à la jeune femme.

Source : Le Parisien Photo : LP / Philippe Lavieille

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Publié le 14 Septembre 2014

Gwendoline.pngLa marche blanche, spontanée, devrait rassembler au moins 400 personnes ce matin, à 11 heures, au parc de la Poudrerie, à Sevran (Seine-Saint-Denis). C'est au détour d'une allée de ce grand espace calme et boisé que Gwendoline, 22 ans, a été sauvagement poignardée lundi, alors qu'elle faisait son jogging.

Le 
meurtrier présumé, soupçonné de l'avoir frappée à huit reprises avec un couteau, a été mis en examen et incarcéré. Cédric D., 34 ans, reconnaît les faits sans pouvoir les expliquer. Un crime atroce et gratuit qui laisse les habitués du parc sous le choc, mais aussi tous ceux qui ont croisé le chemin de Gwendoline, jolie jeune femme brune aux yeux verts, qui allait fêter ses 23 ans le 25 septembre.

« Je me souviens d'elle quand elle était petite, je l'ai gardée lorsqu'elle avait 3 ou 4 ans, raconte sa nounou de l'époque. Elle habitait au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) avec son père. On s'était perdus de vue ensuite. Je sais qu'elle était partie vivre en Normandie avec sa mère. J'ai revu des photos d'elle, elle a toujours le même sourire. C'est terrible. »

Près du Havre, à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime), où vit la mère de Gwendoline, et dans les villages alentour, l'émotion est très forte. Nombreux sont ceux qui se rappellent l'avoir vue grandir, sur les bancs du collège Calmette, puis au lycée. Depuis lundi, les témoignages affluent sur la page Facebook ouverte en hommage à la jeune femme, qui laisse derrière elle une grande soeur et un petit frère. « Ce matin en allant courir dans la campagne de Petiville où tu as passé une partie de ton enfance, mes pas, mon souffle et mes pensées se sont tournés vers toi », écrit une ancienne voisine.

Gwendoline avait rejoint son père en région parisienne pour y poursuivre ses études. Elle a décroché en 2012 un BTS de notariat au lycée Maurice-Ravel, à Paris (XX e), et cherchait depuis un emploi stable. « Je suis sans voix, écrit son ancienne prof de lettres en BTS. Ce fut une année d'une allégresse que je n'oublierai jamais. Sa joie de vivre était un régal. Mais que dire lorsque l'absurde frappe, dans toute sa violence ? »

« Après avoir obtenu son diplôme, elle rêvait de partir à l'étranger, d'être jeune fille au pair, poursuit une ancienne camarade de Maurice-Ravel. On rigolait souvent ensemble. C'était vraiment une très belle fille, très gentille, calme mais festive, avec pas mal d'amis. »

Plusieurs d'entre eux seront présents ce matin à la marche blanche, mais la famille proche, encore sous le choc, ne fera pas le déplacement. Les organisateurs, qui habitent Sevran, Livry-Gargan ou Vaujours et ont leurs habitudes dans ce parc fréquenté par de nombreux joggeurs, ont lancé spontanément un appel au rassemblement. Les élus des communes concernées se joindront à eux.

Dès hier matin, ils étaient déjà près d'une centaine à faire leur footing, ensemble, vêtus de tee-shirts blancs. « Je remercie tous les joggeurs présents ce matin d'avoir rendu hommage à Gwendoline. Je suis très touchée », a réagi Nathalie, la maman de la victime, sur Facebook. L'hommage, à la hauteur de l'émotion suscitée par le drame, se poursuivra aujourd'hui.

Source : Le Parisien

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Publié le 12 Septembre 2014

villepinte_640x280.jpgLe meurtrier présumé d'Afif Chebil, un étudiant tunisien dont le cadavre a été retrouvé mardi 2 septembre découpé dans des sacs poubelle à Villepinte en Seine-Saint-Denis, a avoué son crime

Le mobile reste pour l'instant mystérieux. C'est ce qu'a indiqué vendredi le ministère tunisien de l'Intérieur, le suspect a en effet été interpellé jeudi sur le sol tunisien, peu après une tentative de suicide. 

«Il a dit qu'il a tué Afif Chebil, qu'il l'a découpé avec une scie à disque. Pour le moment et jusqu'à maintenant, il n'a pas dit pourquoi», a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui. D'après une source proche de l'enquête en France, il pourrait avoir agi sur fond de différend financier ou bien de drame passionnel.

Une source proche de la famille de la victime affirme que le meurtrier présumé est originaire de la même ville que sa victime, M'saken, dans l'est de la Tunisie et habitait en France. Les proches d'Afif Chebil auraient désigné quelques jours après les faits ce suspect aux enquêteurs. Ceux-ci auraient ensuite trouvé des empreintes l'incriminant, mais l'homme a eu le temps de rentrer en Tunisie et a finalement «été arrêté sur la côte»  après avoir tenté de se suicider «en sautant d'une falaise», a affirmé cette source.

Une extradition est peu probable

La procédure judiciaire en cours en Tunisie n'empêche pas la justice de suivre son cours au parquet de Bobigny. Mais il y a désormais très peu de chances de voir un jour ce suspect jugé en France même si l'enquête concluait à sa culpabilité : «Ni la Tunisie, ni la France n'extradent leurs nationaux», a indiqué une source judiciaire.

L'affaire avait commencé le 2 septembre par la découverte par des passants, dans trois sacs poubelle déposés sur un trottoir de Villepinte d'un corps découpé en morceaux. Selon une source policière, il avait été égorgé avant d'être découpé à l'aide d'une scie à métaux.

Issu d'une famille de cinq enfants, Afif Chebil aurait fêté ses 20 ans dans un mois. Le jeune homme était arrivé en France le 27 août pour suivre des études de mathématiques et d'informatique à l'université Paris-VII (Paris Diderot). Pendant les quelques jours qu'il a passés en France, il résidait seul chez un ami de son père à Aulnay-sous-Bois, ville voisine de Villepinte.

Ses proches racontent l'avoir vu sur Skype pour la dernière fois à minuit le 31 août. «Il allait se coucher, il était tout à fait normal», selon son oncle, qui le décrit comme un jeune homme «instruit» et «pas particulièrement aventureux». 

Source : LeParisien.fr avec l'AFP

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Publié le 11 Septembre 2014

parc-poudrerie-sevranLe meurtrier présumé d'une joggeuse de 23 ans, tuée de plusieurs coups de couteau lundi dans un parc de Sevran (Seine-Saint-Denis), a été mis en examen pour «assassinat», a annoncé jeudi le parquet de Bobigny.

 Lors de sa garde à vue, cet homme de 34 ans «a reconnu les faits sans pouvoir expliquer son geste, indiquant qu'il ne connaissait pas la victime», a précisé le parquet dans un communiqué.

«Il a en outre admis s'être rendu au parc de la Poudrerie armé d'un couteau», a-t-il ajouté. Le parquet a requis son placement en détention provisoire.

Sept coups de couteau, dont deux mortels

La victime était en train d'effectuer son jogging lorsque cet homme, armé d'un couteau de boucher, l'a agressée dans un coin isolé du parc de la Poudrerie, à Sevran, protégé des regards par des sous-bois.

Selon une source policière, le meurtrier présumé lui a porté sept coups de couteau, dont deux mortels, à la carotide et à l'abdomen.

Le jeune homme, qui a tenté de prendre la fuite, a été interpellé à proximité du lieu de l'agression et un couteau a été retrouvé sur le trajet de sa course. Selon le parquet de Bobigny, il a été condamné il y a plusieurs années pour des faits de vol, usage de stupéfiants et exhibition sexuelle.

Source : LeParisien.fr

 

 

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Publié le 10 Septembre 2014

Afif-Villepinte.jpgQu'est-il arrivé à Afif Chebil ? Sur la dernière photo de son compte Facebook, datée du 30 août, le jeune homme apparaissait souriant aux côtés d'un ami à Aulnay-sous-Bois. « En pleine forme », précisait-il dans la légende.

Afif, 19 ans, était arrivé de Tunisie trois jours auparavant. Il s'apprêtait à entrer à l'université 
Paris-VII-Diderot, en maths-informatique, indique un de ses proches. Cependant, le 2 septembre, le corps du jeune homme était découvert, démembré et dissimulé dans des sacs-poubelles, dans le quartier du Vert-Galant à Villepinte. Une information judiciaire a été ouverte lundi. Le jeune homme aurait été égorgé.

Il a fallu quelques jours aux enquêteurs de la brigade criminelle pour mettre un nom et une identité sur ce corps. La famille de la victime, depuis la Tunisie, s'était inquiétée de ne plus avoir de nouvelles. « Il nous contactait deux ou trois fois par jour. Le dimanche (NDLR : 31 août), il nous a dit qu'il allait se coucher tôt pour être prêt à aller s'inscrire à l'université. On n'a plus eu de signe de vie ensuite », indique encore un proche parent. L'inquiétude a donc grandi d'heure en heure dans la maison familiale de M'saken, dans la région de Sousse (à 150 km de Tunis). Afif, avant-dernier d'une fratrie de cinq, connaissait déjà la région parisienne, il y avait brièvement séjourné en juin chez un ami de ses parents, à Aulnay. Il s'était alors familiarisé avec le
métro, avait visité le château de Versailles, les beaux quartiers de Paris, dont il avait posté quelques clichés sur sa page Facebook... Le 27 août, il était revenu à Aulnay, logeant seul cette fois, son hôte étant lui-même en vacances en Tunisie. Son entourage le décrit comme un bon étudiant, plein d'enthousiasme.

Malvoyant, il avait décroché son bac et avait entamé l'an dernier un cursus au sein de l'Ecole d'architecture et d'urbanisme de Tunisie. « Ce n'était pas un aventurier. Il était venu en France dans un but très noble : faire ses études, suivre un traitement pour ses problèmes de vue. Sa famille avait tout fait pour qu'il soit en sécurité, toutes les démarches avaient été faites », martèle ce proche, qui indique que le jeune homme devait obtenir un logement étudiant une fois accomplies les dernières formalités d'inscription à la fac. Il n'en a pas eu le temps.

La nouvelle de sa mort violente a suscité l'émotion des deux côtés de la Méditerranée. Cette émotion s'est beaucoup exprimée sur les réseaux sociaux. Deux rassemblements devraient avoir lieu vendredi, l'un à Tunis, l'autre devant l'ambassade de Tunisie à Paris, à l'appel de plusieurs associations. L'ambassade confirme avoir aidé la famille dans ses démarches pour signaler la disparition. Les parents d'Afif Chebil attendent désormais de pouvoir rapatrier le corps de leur fils pour l'inhumer aussi vite que possible.

Source : Le Parisien

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Publié le 9 Septembre 2014

parc-poudrerie-sevranLe meurtrier présumé d'une joggeuse de 23 ans, tuée de plusieurs coups de couteau lundi dans un parc de Sevran (Seine-Saint-Denis), affirme ne pas se souvenir des faits qui lui sont reprochés. Placé en garde à vue après son interpellation à proximité du lieu de l'agression, lundi vers 17 heures, le jeune homme n'a «pas donné d'explications» aux enquêteurs, assure une source proche de l'affaire.  Il dit avoir «vécu un trou noir», précise-t-on.

Âgé de 34 ans et originaire de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), le suspect souffrirait de troubles psychologiques. «Il a été examiné par un psychiatre» a indiqué la source proche de l'affaire, et le médecin a jugé son état «compatible» avec le maintien de la garde à vue. Sa garde à vue a été prolongée de 24 heures mardi soir. Selon une source judiciaire, il sera déféré mercredi soir en vue d'une mise en examen.

La victime, âgée de 23 ans, était en train d'effectuer son jogging lorsqu'un inconnu armé d'un couteau de boucher l'a agressée, dans un coin isolé du parc de la Poudrerie, à Sevran, protégé des regards par des sous-bois. Selon une source policière, le meurtrier présumé lui a porté sept coups de couteau, dont deux mortels, à la carotide et à l'abdomen. C'est une patrouille de la brigade équestre, entendant des 
cris provenant d'une allée, qui a découvert la jeune femme.

Le jeune homme, qui a tenté de prendre la fuite, a été interpellé à proximité du lieu de l'agression et un couteau retrouvé sur le trajet de sa course. Selon le parquet de Bobigny, il a été condamné il y a plusieurs années pour des faits de 
vol, usage de stupéfiants et exhibition sexuelle.

Source : LeParisien.fr

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 9 Septembre 2014

Corps-VillepinteLe corps démembré retrouvé le mardi 2 septembre dans des sacs poubelle déposés en pleine rue à Villepinte (Seine-Saint-Denis) est celui d'un étudiant tunisien qui venait d'arriver en France. La victime est un jeune homme de nationalité tunisienne, venu poursuivre ses études en France selon une source proche de l'enquête.

Le cadavre avait été découvert dans trois sacs poubelle déposés sur le trottoir d'une tranquille rue pavillonnaire à Villepinte. 

 Selon une source policière, un sac contenait la tête et les bras, un deuxième les jambes et le troisième le reste du corps. 

Début septembre, «la police française nous a appelés pour nous dire que c'était le corps de mon neveu», a confirmé l'oncle de la victime, Fakher Youssef, joint par téléphone par l'AFP en Tunisie. Le jeune homme, Afif Chebil, célibataire et issu d'une famille de cinq enfants, était originaire de M'saken, dans l'est de la Tunisie, et devait fêter ses 20 ans en octobre. Il était arrivé récemment en France pour suivre des études à l'université Paris VII (Paris-Diderot).

Après le bac, le jeune homme, qui avait des problèmes de vue, avait entamé des études d'architecture à Tunis, qu'il avait ensuite interrompues. «Il avait passé un concours pour étudier en France», a précisé M. Youssef. Après un premier séjour d'un mois à Paris en juin, il était revenu en France le 27 août «pour terminer son inscription à la fac et trouver un logement», a-t-il ajouté.

Ses proches racontent l'avoir vu sur Skype pour la dernière fois à minuit le 31 août. «Il allait se coucher, il était tout à fait normal», a expliqué Fakher Youssef, qui le décrit comme un jeune homme «instruit», «sage» et «pas particulièrement aventureux».

«On a tout à fait confiance dans la justice française pour qu'elle retrouve le meurtrier» mais «on aimerait que la procédure accélère un peu pour faire transporter le corps et l'enterrer en Tunisie», a dit son oncle.
La brigade criminelle de la police judiciaire parisienne est chargée de l'enquête.

Source : LeParisien.fr

 

 

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Publié le 3 Septembre 2014

FH.jpg« Il est là ! il est là ! » crie une maman, visiblement ravie d'apercevoir François Hollande. Coups de coudes pour se faufiler au premier rang, brandir un téléphone portable et filmer l'arrivée du chef de l'Etat, sourire aux lèvres. Hier matin, ils étaient une centaine de parents et d'élèves du collège Louise-Michel de Clichy-sous-Bois à être réunis dans la cour de récréation de l'établissement flambant neuf pour accueillir le président de la République et la nouvelle ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, en présence du président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone et du président PS du conseil général, Stéphane Troussel.  

« C'est une rentrée dont on se souviendra, murmure fièrement une mère à son fils. Ce n'est pas tous les jours qu'on a le président pour aller à l'école. » Moue dubitative du rejeton, visiblement peu impressionné par cette visite d'Etat. Ce qui l'inspire ce mardi matin ? Que François Hollande évoque dans son discours Louise-Misère, le surnom donné par les élèves à ce collège jusqu'ici vieillot et délabré. « Ce n'est pas une bonne appellation pour la réussite, poursuit François Hollande. Il faut que chacun puisse rêver d'excellence. » Reconstruit sur site dans le cadre du plan exceptionnel d'investissement (PEI) du conseil général, le collège Louise-Michel va désormais tenter de redorer son blason.

Dans les classes, la visite vise d'ailleurs à prouver que ce nouveau collège -- comme les onze autres établissements pris en charge par le PEI -- est 100 % moderne, voire futuriste. Dans une classe de 6e, Eliphe et ses camarades découvrent par exemple leur emploi du temps derrière des écrans d'ordinateurs ou des tablettes numériques. C'est ludique mais pas vraiment nouveau pour les collégiens. « Qui n'a pas de tablette à la maison ? » lance François Hollande, pensant qu'une majorité d'enfants vont lever la main. Mais Kévin est le seul à faire signe... Regards interloqués des officiels. A côté, dans une classe de sciences, on découvre l'imprimante 3D. Le cours du professeur de technologie, formé pour utiliser ce matériel moderne : fabriquer des petites figurines. Le président repart avec un mini-coq... ravi.

« Le collège de Clichy a un temps d'avance, martèle finalement François Hollande. C'est un modèle à suivre. » Les yeux brillants, Leïla semble très contente. La jeune fille a suivi tout le chantier de la destruction de son ancien collège Louise-Misère à l'inauguration du nouvel établissement. « C'est que du positif, murmure-t-elle timidement. On va pouvoir étudier dans un bel endroit. Ça me rend fière. »

Source : Le Parisien

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