93 infos

Publié le 28 Novembre 2015

De faux policiers volent une cargaison de consoles de jeux vidéo sur l’autoroute A3 à hauteur d’Aulnay-sous-Bois

Le préjudice s’élève à plus de 100 000 €. Vendredi soir, alors qu’il roulait sur l’autoroute A3 à hauteur d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), un chauffeur poids lourd a été interpellé par de faux policiers qui l’ont dépouillé de son camion et de son chargement aux alentours de 18h30.

Abandonné par les voleurs à Nantouillet (Seine-et-Marne) vers 20h30, le chauffeur de 41 ans avait d’abord été menotté par ces faux agents de police en civil et placé à l’arrière de leur berline noire équipée d’un gyrophare. L’un des faux policiers avait alors pris le volant du camion qui transportait vingt palettes de consoles de jeux vidéo ainsi que des jeux. Le chauffeur, qui travaille pour une société de transport de l’Essonne, devait livrer son chargement en Seine-Saint-Denis. La police judiciaire de Seine-Saint-Denis a été chargée de l’affaire.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Novembre 2015

La meilleure baguette du 93 est chez le boulanger de La fournée gourmande à Livry-Gargan !

Gourmands, prenez note ! Mercredi soir, au Campus des métiers de Bobigny, le boulanger de « La fournée gourmande » située 18, avenue Consul-Général-Nordling à Livry-Gargan, Christophe Marie, a été sacré grand gagnant du concours de la meilleure baguette et de la meilleure brioche du département.

Dans la catégorie « salarié », c’est Philippe Girard, de la boulangerie Eric Bleuzé, installée au 28, avenue Gabriel-Péri à Noisy-le-Grand, qui décroche la palme de la meilleure baguette. La boulangerie de la commune est également saluée dans la catégorie meilleure brioche « salarié », cette fois-ci confectionnée par Marc Boumeddane.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Novembre 2015

Plus de 10000 collégiens du 93 vont recevoir le chèque réussite de 200 euros

Plus de 10 000 dossiers ont été déposés au conseil départemental du 93 pour obtenir le chèque réussite de 200 €, destiné aux élèves de 6e scolarisés dans les collèges publics de Seine-Saint-Denis. Certains dossiers, encore incomplets, peuvent être complétés jusqu’au 30 novembre par les familles qui avaient jusqu’à ce mardi soir pour déposer leur première demande.

Plus de 7 300 chèques ont déjà été envoyés. Ils se composent de 10 bons d’achat de 20 € permettant d’acheter des fournitures scolaires, des livres et du matériel numérique, utilisables dans les commerces partenaires de Seine-Saint-Denis*. Ce chèque réussite n’a pas pu être distribué dès la rentrée car la mesure avait été suspendue, suite à un recours de l’opposition de droite qui réclamait l’élargissement aux élèves du privé. Le tribunal administratif a finalement validé la délibération fin septembre.

* Liste des commerces sur chequereussite.seine-saint-denis.fr

Source : Le Parisien

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Publié dans #Education, #93 Infos

Publié le 25 Novembre 2015

Mosquée d’Aubervilliers, locaux de Servair à Roissy, les perquisitions se multiplient dans le 93 après les attentats de Paris

La mosquée d’Aubervilliers, les locaux de Servair à Roissy, l’appartement d’un grossiste en cocaïne à Rosny-sous-Bois ou encore d’un habitant de la cité Cordon à Saint-Ouen, toutes ces adresses ont fait les frais des perquisitions administratives, l’une des mesures exceptionnelles prises sous le régime de l’état d’urgence.

En Seine-Saint-Denis, comme ailleurs c’est la préfecture qui a la main sur ces opérations menées à toute heure du jour ou de la nuit, sans l’accord d’un magistrat. A Aubervilliers, les investigations dans le mosquée de la Fraternité la semaine dernière visaient à vérifier une supposée dérive radicale.

«Trafic de drogue ou d’armes, tout est lié»

A l’aéroport Charle-de-Gaulle, les objectifs aussi étaient liés à des soupçons de fondamentalisme. En revanche les perquisitions menées à Rosny-sous-Bois ne ciblaient pas un foyer islamiste mais celui d’un trafiquant. Au total 18 kilos de drogue ont été saisis en divers endroits, ainsi que des armes et de l’explosif. «Nous ne ciblons pas uniquement des objectifs religieux mais tout ce qui peut être une source de financement ou d’approvisionnement du terrorisme. Trafic de drogue ou d’armes, tout est lié, explique ce policier. On tape tous azimuts.»

Mais pas au hasard. C’est le préfet qui évalue les priorités et sélectionne le lieu et l’heure de la perquisition, en se basant sur des affaires déjà en enquête. «Trois à quatre perquisitions administratives sont réalisées en moyenne tous les jours», précise-t-on en préfecture.

Le résultat de ces mesures d’exception n’est pas encore visible. Elles ne donnent pas systématiquement lieu à des suites judiciaires. Ainsi le président de l’AMA, l’association qui gère la mosquée de la Fraternité à Aubervilliers a été été remis en liberté sans poursuite après sa garde à vue.

Source : Le Parisien

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Publié le 23 Novembre 2015

1200 personnes fichées S dans le 93

Sur quelque 10 000 personnes qui font officiellement l’objet de fiches S en France, 1 200 vivent en Seine-Saint-Denis. « Cela fait 10 % de la moyenne nationale », relate un fonctionnaire. Ces personnes fichées S, en référence à Sûreté de l’Etat, ont attiré à un moment l’attention ou la vigilance des services de sécurité. Il s’agit de personnes signalées pour radicalisation, mais pas seulement, puisque ces signalements concernent aussi des activistes politiques, d’extrême droite ou d’extrême gauche, et même les hooligans des stades.

Ce fichier qui conduit notamment aux perquisitions en série depuis les attentats du 13 novembre, et aux assignations à résidence, est alimenté quotidiennement par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon un degré de dangerosité allant de 1 à 15. Combien sur ces 1 200 signalements sont signalés pour radicalisation religieuse ? Qui sont ces personnes ? « Le but est de surveiller ces personnes sans qu’elles le sachent » explique une source de l’Intérieur. « Signaler la présence d’une fiche S c’est aussi alerter l’entourage de la personne concernée de ne plus le contacter ou de prendre des précautions qui nuisent au travail de renseignement », renchérit un magistrat. Mais en cas de contrôle un peu long à l’aéroport les soupçons peuvent s’éveiller (lire ci dessous).

Inquiétude à l’aéroport

A l’aéroport de Roissy, site sensible, le sujet alimente la psychose. « Les salariés se regardent de travers et craignent pour leur sécurité », relate un responsable syndical. L’hypothèse d’exercer un droit de retrait a même effleuré certains esprits. « Des salariés fichés S ? C’est possible, si la personne est maintenue en activité, c’est que le degré de dangerosité a été évalué », rassure une source aéroportuaire. La préfecture dément l’information selon laquelle des salariés auraient été licenciés à cause d’une fiche S. Mais pas de retraits de badge pour autant.

Aucun badge permettant de travailler en zone réservée n’a encore été retiré depuis les attentats du 13 novembre. Pas même suite à la découverte jeudi « d’éléments de prosélytisme avancé et des signaux faibles de radicalisation» ainsi que d’objets volés, retrouvés dans des casiers de salariés de Servair. La perquisition chez ce sous-traitant d’Air France, qui fabrique les plateaux-repas, n’a pour l’heure donné lieu à aucune sanction administrative. Ce lundi la société a indiqué qu’elle se réservait le droit de déposer plainte. Et depuis le mois de janvier, 10 personnes se sont vues retirer le fameux laissez-passer, dont deux étaient soupçonnés d’avoir été en lien avec les frères Kouachi, auteurs des attentats du 7 janvier.

Il avait posté sa fiche S pour se vanter sur Facebook

Diffuser des informations relatives à la Sûreté de l’Etat peut mettre en péril le travail effectué par les services de renseignements. Les autorités en étaient convaincues, bien avant les attaques du 13 novembre. Au tribunal correctionnel de Bobigny, le 6 octobre, un jeune homme originaire de Chelles (Seine-et-Marne) a été condamné à 4 mois de prison ferme suite à la diffusion de sa fiche S.

Le jeune homme faisait l’objet d’une surveillance. Ils ont peu goûté de voir diffusée, sur Internet, sa fiche S, assortie du commentaire « ils ont peur ces chiens, rien ne nous touche ». Les caméras de surveillance de l’aéroport de Roissy ont permis de découvrir rapidement comment il se l’était procurée.

Trouvant que le contrôle de son passeport à l’aéroport prenait trop temps, il avait demandé à sa sœur de photographier l’écran du policier de la Police aux frontières. Et pendant ses vacances en Thaïlande, il s’était envoyé la photo, finalement diffusée sur l’un de ses comptes Facebook.

«A l’audience, il a expliqué qu’il n’avait rien à voir avec un jihadiste, juré qu’il buvait de l’alcool et fréquentait des prostituées, rapporte une source judiciaire. Il a expliqué aussi que son fichage devait être lié à sa dernière détention à Fresnes, où il avait partagé la cour de promenade de jihadistes.Il y avait aussi des photos de lui en armes, il a dit que ça avait été pris en Thaïlande et qu’il les avait diffusées pour se la péter auprès de ses amis ».

Mais il a été condamné à 4 mois de prison avec mandat de dépôt, peine assortie d’une interdiction de sortie du territoire, pour transmission frauduleuse de données contenues dans un système de traitement de données personnelle de l’Etat. Les juges ont estimé à l’inverse qu’il s’était radicalisé, au regard d’éléments que le prévenu a niés. Il avait été condamné dix-neuf fois auparavant, mais pour des outrages, principalement et des violences conjugales. Deux mois de sursis ont été prononcés contre la sœur, qui a pris la photo.

Source : Le Parisien

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Publié le 21 Novembre 2015

Message de fermeté du préfet du 93 aux responsables musulmans

Une semaine après les attentats, le prêche du vendredi a nécessairement pris une tonalité particulière dans les quelque 120 mosquées et salles de prières de Seine-Saint-Denis. Certains imams du département s’étaient au préalable entendus pour délivrer un message commun : le respect de la vie. « Nous avons lu le communiqué devant tout le monde, et parlé avec colère. Il y a eu tant de morts », glisse ce responsable cultuel d’Aulnay.

Sans doute les responsables religieux avaient-ils encore en tête les paroles du préfet Philippe Galli. Ce dernier a réuni jeudi soir les responsables musulmans à Bobigny. L’occasion d’abord de leur signifier la détermination de l’Etat à agir contre « la radicalisation et le prosélytisme », ce qui peut passer par l’intervention des forces de l’ordre dans les lieux de prière. Dès mardi, d’ailleurs, une perquisition administrative visait une mosquée d’Aubervilliers.

Mais Philippe Galli a surtout adressé aux responsables religieux une série d’injonctions inédites, un cran au-dessus du discours tenu par le représentant de l’Etat après les attentats de janvier (il avait alors réuni les représentants religieux à deux reprises). « Mes attentes face à la communauté musulmane sont fortes et j’attends des réponses claires », annonce-t-il désormais. Car les tueries du 13 novembre ont visé « toute la communauté nationale ». Les imams sont invités à être clairs sur ce point face aux fidèles. « L’excuse du blasphème ne pourra plus être évoquée par certains pour justifier l’inqualifiable. »

Mais il y a plus. Des caches ont été identifiées à Bobigny, puis Saint-Denis. Là encore, Philippe Galli appelle les responsables religieux à prendre en compte cette situation, à « dénoncer ces complicités qui font le lit du terrorisme et qui jettent le discrédit sur toute la communauté », et à lutter contre « les messages de mort et les messages de haine au sein de la communauté, surtout auprès des jeunes », Le message semble plutôt bien passé auprès des responsables présents, qui ont pu prendre la parole. « C’était un moment d’échange important, estime Yacine Hilmi, qui traduit les prêches de l’imam, à Sevran. Tout le monde a pu faire part de ses préoccupations, de la peur des amalgames. »

« Je suis d’accord avec tout ce qu’a dit le préfet. On va faire ce qu’on peut, avec nos moyens, pour lutter contre le terrorisme, même si on ne sait pas qui est derrière Daech », explique un associatif aulnaysien, inquiet de la sécurité des mosquées. « Il faut que l’Etat nous protège. La police est simplement passée nous voir, pour nous dire de l’appeler en cas de besoin. »

L’imam de la mosquée Olivier de la paix à Bagnolet n’a pas assisté à la réunion. « Nous n’avons pas attendu les consignes du préfet pour prendre nos responsabilités car on le sait, la terreur peut toucher tout le monde », confie Abdelkhader Ounissi. Lui aussi a délivré ce vendredi « un message fort de paix et de solidarité ».

Source : Le Parisien

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Publié le 20 Novembre 2015

Aulnay-sous-Bois : Hasna Ait Boulahcen n’est pas morte en femme kamikaze

Hasna Ait Boulahcen, cousine de l'organisateur présumé des attentats de Paris dont le corps a été retrouvé dans les décombres de l'appartement de Saint-Denis visé mercredi par un assaut policier, n'est pas morte en kamikaze, précise désormais la police.

Les enquêteurs ont d'emblée dit qu'une personne retranchée s'était fait exploser, pensant dans un premier temps qu'il s'agissait d'une femme. Mais c'est en fait un homme qui s'est fait sauter en kamikaze.

Trois personnes sont mortes dans l'assaut: l'organisateur présumé des attentats Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Ait Boulahcen, et un homme encore non identifié. Les enquêteurs ont d'emblée dit qu'une personne retranchée s'était fait exploser, pensant dans un premier temps qu'il s'agissait d'une femme. Mais c'est en fait un homme qui s'est fait sauter en kamikaze, selon la source policière.

Après Abdelhamid Abaaoud et sa cousine Hasna Ait Boulahcen, un troisième corps a été retrouvé sur les lieux de l'assaut de Saint-Denis mené mercredi. Il n'a pas encore pu être identifié. Trouvé dans les décombres de l'appartement, il s'agit de «fragments de corps appartenant selon toute vraisemblance à un homme», a précisé le parquet. Les enquêteurs s'attendaient à retrouver ce corps, comme l'avait révélé l'un d'eux au journal Le Parisien.

Abdelhamid Abaaoud, le jihadiste belge supposé d'avoir organisé les attaques, avait été identifié dès jeudi. Par ailleurs, les enquêteurs sont toujours à la recherche de Salah Abdeslam, l'un des auteurs présumés des attentats.

Source : Le Parisien

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Publié le 16 Novembre 2015

Deux écoles pleurent leur instituteur à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). David Perchirin, 41 ans, professeur des écoles, se partageait entre les groupes Jules-Verne et Jean-Jaurès où il enseignait à des CE2. Vendredi soir, il assistait au concert des Eagles of Death Metal au Bataclan, en compagnie de quatre amis.

Trois seulement ont réussi à échapper au carnage. David, qui résidait dans une commune voisine, était un nouveau venu. D’abord dans l’enseignement, puisqu’il avait rejoint l’Education nationale depuis deux ans seulement. Il faisait aussi ses premiers pas cette année dans les deux établissements bagnoletais.

Ancien élève de Sciences-po Rennes, promotion 1994, David avait été journaliste jusqu’à il y a trois ans. Il a ensuite passé le concours pour devenir professeur des écoles. Il a commencé à enseigner en école primaire en septembre 2014 en Seine-Saint-Denis. Il entamait donc sa deuxième année scolaire en tant qu’enseignant. Dès l’officialisation de son décès, samedi en fin de matinée, l’inspectrice de secteur est venue à la rencontre de ses collègues traumatisés. Les parents d’élèves ont été également informés.

Lundi, ce sera au tour des enseignants d’aborder le drame avec les enfants. Des cellules psychologiques seront installées dans chacune des deux écoles.

Source : Le Parisien

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Publié le 16 Novembre 2015

Samy Amimour, originaire de Drancy, parmi les terroristes du Bataclan à Paris

Le voisinage de Samy Amimour, dans un petit immeuble de Drancy (Seine-Saint-Denis), est «sous le choc». Vers 6 heures ce lundi matin, tous ont été réveillés en sursaut par les forces de l'ordre, venues perquisitionner le domicile de celui qui a été identifié comme l'un des kamikazes de la fusillade du Bataclan vendredi soir.

Samy Amimour, 28 ans, né le 15 octobre 1987 à Paris, est originaire de Drancy. Mis en examen le 19 octobre 2012 pour association de malfaiteurs terroriste, il avait violé son contrôle judiciaire à l'automne 2013 et un mandat d'arrêt international était délivré contre lui, a précisé le parquet. Trois personnes de son entourage familial se trouvent en garde à vue depuis ce lundi matin.

Marié en Syrie

La porte de son domicile, au 3e d'une petite résidence de 4 étages, est désormais condamnée. Choqués, certains voisins ne sont toutefois pas surpris de sa radicalisation. Certains savaient même qu'il était parti en Syrie et qu'il avait déjà été arrêté. Il y a quelques semaines, l'AFP avait rencontré sa famille lors d'un reportage en Seine-Saint-Denis. Cette dernière avait expliqué que Samy Amimour y était encore au moins à l'été 2014. Peu à peu, leurs espoirs de le voir rentrer en France s'étaient récemment encore réduits, Samy Amimour s'étant marié sur place.

Source : Le Parisien

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Publié le 16 Novembre 2015

Patricia San Martin, déléguée de la CGT communaux de Sevran, morte avec sa fille au Bataclan

Elles étaient allées en concert en famille. Patricia San Martin, 61 ans, sa fille Elsa, âgée de 35 ans, ont été assassinées ensemble au Bataclan. Seul le petit garçon d’Elsa, présent lui aussi, a survécu. « Patricia s’est exilée pour fuir le régime d’extrême droite de Pinochet et vient de mourir tuée par des fanatiques religieux dans son pays d’accueil, c’est une tragédie », commente Baptiste Talbot, secrétaire général de la fédération CGT des Services publics, ami depuis 20 ans.

Fonctionnaire de la ville de Sevran, Patricia était connue comme la représentante de la CGT. « Elle ne lâchait rien » décrit Stéphane Gatignon, maire (DVG) depuis le début des années 2000. Initialement bibliothécaire, elle avait enfilé la casquette syndicale pour défendre les intérêts des salariés. « Elle était passionnée et convaincante, c’est une page de presque 20 ans qui se tourne, je n’arrive pas à y croire », reprend son camarade syndicaliste.

Patricia San Martin était aussi la nièce de l’ambassadeur du Chili au Mexique. Ce lundi midi, la ville de Sevran lui rendra un hommage particulier lors de la minute de silence organisée devant le pôle administratif.

Source : Le Parisien

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Publié le 15 Novembre 2015

Rassemblement lundi à midi à la mairie d’Aulnay-sous-Bois en hommage aux victimes des attentats de Paris

En raison de l’état d’urgence, les rassemblements sont interdits en Ile-de-France. Une exception : lundi à midi pour la minute de silence en hommage aux victimes tuées et blessées par les terroristes, dans le cadre du deuil national.

Dès ce dimanche, sur les sites Internet des villes du 93 qui ont été mis à jour, les municipalités appellent les habitants et les salariés à se rassembler devant ou dans la mairie. A Clichy-sous-Bois, ce sera dès 11 h 45 à l’Orangerie. A Sevran, la ville appelle le personnel et les habitants à se réunir devant le pôle administratif Paul-Eluard avec un hommage particulier à Patricia San Martin, employée à la ville de Sevran, et à sa fille Elsa, toutes deux décédées à Paris.

Par ailleurs, Coubron annonce un moment de recueillement et de soutien aux familles des victimes samedi prochain, le 21 novembre, à 11 heures sous les Halles.

Source : Le Parisien

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Publié le 12 Novembre 2015

Du djihad au proxénétisme : la déradicalisation ratée d’Abou la Saumure en Seine-Saint-Denis

« Au moins, je suis sûr qu’il n’est pas en Syrie. » La mère de Geoffrey préfère que son fils dorme en prison plutôt que l’imaginer sous les bombes dans les rangs de Daesh. Lundi, c’était la première fois depuis sa condamnation en mai dernier qu’elle le revoyait. A travers un parloir de Fleury-Mérogis (Essonne). « Il a la barbichette. Je pense qu’il s’est à nouveau radicalisé. Mais il me dit “T’inquiète maman, tout va bien se passer” », raconte Liliane, 75 ans, à la sortie de sa visite. Cette mère adoptive a recueilli Geoffrey à l’âge de quatre mois. « Je l’ai baptisé, élevé comme chez nous en Normandie », se défend-elle.

Sauf qu’à l’adolescence, Geoffrey, 24 ans aujourd’hui, se désintéresse de l’école. Absentéisme, échec scolaire, régulièrement convoqué chez les policiers… Le jour de son CAP carreleur, le jeune adulte ne se présente pas à son examen. « Il ne voulait pas, il disait que ça ne servait à rien », poursuit sa mère. D’échecs en déboires, il est incarcéré à la prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis) pour des faits de trafic de stupéfiants. C’est derrière les barreaux qu’il se radicalise au contact de salafistes.

Trois ans ferme pour proxénétisme

« Je l’ai récupéré avec le bouc. Son tapis de prière toujours sous le bras et habillé en djellaba », raconte Liliane. A Pantin, à sa sortie de prison en septembre 2014, il déserte le domicile familial et retrouve ses « mauvaises fréquentations ». Sa mère, dépassée, fait appel à une avocate qui le signale au numéro vert anti-djihad mis en place par le gouvernement. Geoffrey est pris en charge par une cellule de « déradicalisation ». Avec d’autres jeunes revenus de Syrie et leurs parents, ils se retrouvent dans un appartement d’Aulnay-sous-Bois. « J’ai vu le changement. Il avait mis son tapis de prière dans un placard. Il avait à nouveau une petite amie », se souvient sa mère.

Réelle conversion ou technique de dissimulation ? « Je pense qu’il avait réellement mis de côté tout ça. Le problème, c’est qu’il est retombé dans des délits de droit commun. Il a mis des filles sur le trottoir. Il s’est fait prendre et est reparti en prison », raconte une éducatrice qui l’a suivi pendant plusieurs mois. Geoffrey est condamné en mai dernier à trois ans ferme pour… proxénétisme. Ce qui lui vaut aujourd’hui, de la part des proches de ce dossier, le quolibet d’« Abou la Saumure », en référence au proxénète Dodo la Saumure, relaxé dans l’affaire du Carlton.

Manque de soutien à la sortie de la cellule

« S’il est en passe de se radicaliser à nouveau en prison, c’est à cause du manque de moyens à la sortie de sa prise en charge par nos services », estime Sonia Imloul, responsable de la Maison de la prévention et de la famille en Seine-Saint-Denis, structure par laquelle est passé Geoffrey, mais fermée aujourd’hui pour des questions budgétaires. « Personne ne lui a proposé un travail, un accompagnement social… Tout le travail fait avec lui n’a servi à rien », regrette Liliane.

Illustration d’une « déradicalisation » manquée, Geoffrey devrait sortir de prison dans un an et demi. « Dans quel état ? Je ne peux plus payer les avocats », confie sa mère. Cette vieille dame, arrière-grand-mère par ailleurs, dit entretenir toujours un lien fort avec son fils. « Il n’a que moi. Ce qui l’empêche de partir en Syrie, c’est qu’il revient toujours vers moi. Mais je ne vivrai pas éternellement. »

Source : http://www.20minutes.fr

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Publié le 9 Novembre 2015

L’avenir de la planète va se décider lors de la conférence sur le climat au Bourget !

C'est une ville qui se bâtit dans la ville. Du 30 novembre au 11 décembre, la commune du Bourget — 15 238 habitants au 1er janvier — accueillera, à l'occasion de la 21e Conférence sur le climat (COP21), pas moins de 50 000 participants dont 25 000 délégués de gouvernement et représentants d'ONG et de la société civile !

Pendant quinze jours, le monde entier aura les yeux rivés sur ce petit bout d'Hexagone situé le long de l'autoroute A 1, à deux pas de l'aéroport d'affaires du Bourget. Hier, alors que s'ouvrait à Paris la « pré-COP » avec une soixantaine de ministres de l'Energie et de l'Environnement, un avant-goût de la déferlante a été donné, avec la visite de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et futur président de la COP21.

1 500 policiers et gendarmes assureront la sécurité

Suivi d'une nuée de journalistes, français et étrangers, le ministre a arpenté, à pied et en bus, les 18 ha du parc des Expositions, s'attardant plus particulièrement sur la salle plénière, tout en bois, encore en chantier. C'est là que se réuniront les représentants de 195 Etats et l'Union européenne.

« Le premier jour sera réservé [...] aux chefs d'Etat et de gouvernement, a rappelé Laurent Fabius. Nous avons déjà plus de 100 réponses positives. Vont intervenir le président des Etats-Unis, le président de la Chine, le président de la Russie, le Premier ministre de l'Inde, bien sûr le secrétaire général des Nations unies, le président français et beaucoup d'autres ».

Pas moins de 1 500 policiers et gendarmes assureront la sécurité sur le site et ses abords. Depuis le 5 octobre, 3 000 personnes travaillent jour et nuit pour monter et aménager les halls. « Nous avons 45 jours pour tout monter. Pour l'instant, nous sommes dans les temps », rassure Pierre-Henri Guignard, secrétaire général en charge de la préparation de l'événement. Le site du Bourget abritera un centre de tri, signe parmi d'autres du souci environnemental entourant la manifestation.

Pour en faire un événement « neutre en carbone », des voitures électriques seront mobilisées, et la restauration favorisera les circuits courts... Reste la question de la circulation. Si les organisateurs font tout pour favoriser les transports en commun, en offrant notamment un passe Navigo à 20 000 des participants, les Bourgetins, et plus largement les Franciliens, redoutent des journées noires sur la route.

Source : Le Parisien

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Publié le 9 Novembre 2015

Incendie dans une école et deux bus municipaux brulés dimanche à Sevran

L'établissement n'ouvrira pas ses portes aujourd'hui à Sevran. Mesure de sécurité après un début d'incendie survenu hier dans une cage d'escalier de l'école élémentaire Villon, située dans le quartier Cité-Basse. L'incendie, rapidement maîtrisé par les pompiers, n'a pas causé de dégâts irrémédiables mais il rend impraticable un escalier.

« Il mène aux classes situées à l'étage. En l'état, tout noirci, les enfants ne peuvent pas l'utiliser. Sur l'avis des pompiers, nous fermons l'école pour remettre les lieux en état », indique Elsa Wanlin, maire adjointe (PS) de Sevran, en charge de l'éducation. La mairie a pris des mesures pour accueillir une petite partie des élèves au centre de loisirs voisin. « Mais on ne pourra pas recevoir tout le monde ! C'est une solution pour les parents qui n'ont pas le choix », prévient Elsa Wanlin. Avec 352 élèves, l'établissement est l'un des plus importants de la ville.

Le feu a pris dans l'après-midi, aux alentours de 16 heures, au niveau de la cage d'escalier. Selon de premiers éléments, ce début d'incendie serait volontaire. Un ou des intrus auraient mis le feu à des papiers trouvés dans une poubelle de l'école. Une autre tentative, restée vaine, a eu lieu à l'autre bout de l'établissement. Peu de temps après, deux personnes ont été interpellées. Elles devaient être entendues dans la soirée par les enquêteurs de la sûreté territoriale chargés de l'affaire.

Coïncidence ou non, un autre incendie, bien plus spectaculaire, s'est produit à peu près au même moment dans un tout autre quartier, celui de Primevères-Savigny. Les deux véhicules étaient garés sur un terrain du centre technique municipal. Le brasier a dégagé une épaisse fumée, visible de loin. Là encore, l'hypothèse criminelle est privilégiée.

Fort heureusement, les véhicules détruits n'étaient plus en service car ne correspondant plus aux normes en vigueur. La commune s'apprêtait à s'en séparer.

Source article : Le Parisien / Image d'illustration

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Publié le 2 Novembre 2015

Nuit de violence dans des bus et tramways du 93

La soirée de samedi a été particulièrement agitée dans les transports en commun du nord du département. Plusieurs bus et tramways ont été la cible de jets de projectiles. A partir de 22 heures et jusqu’à minuit, c’est le T8 qui a été caillassé entre les arrêts Cesar et Villetaneuse Université.

Au moins une vitre a été cassée. Après de nouveaux jets de pierres peu après minuit au niveau de Delaunay-Belleville, à Saint-Denis, l’ensemble des rames du T8 sont rentrées au dépôt, par mesure de précaution, a-t-on appris auprès de la RATP.

« Deux rames ont été dégradées et un collègue a été blessé à l’œil. Il vient de sortir de l’hôpital », indique Alexis Louvet, élu CGT au CE de la RATP. Même cas de figure pour le T5 (Saint-Denis - Garges-Sarcelles), qui a été caillassé à Pierrefitte vers 22 h 20. Après des bris de vitres, le service a été totalement interrompu.

a situation a été tout aussi chaotique pour les bus. Pris pour cible à Mairie de Stains à 23 h 10 (caillassages et jets d’œufs), le bus 255 (Porte de Clignancourt-Garges) a vu son terminus avancé à Saint-Denis Université. Les terminus ont été déplacés ou les trajets déviés aussi sur les lignes 148 (Bobigny-Le Bourget) et 248 (Drancy-Aubervilliers), également à cause de jets de projectiles vers 22 h 55, ainsi que sur la 143 (Rosny-La Courneuve). Sur cette ligne, un chauffeur s’est fait voler sa caisse sans toutefois être blessé, indique Karim Rouigel, secrétaire général du syndicat SAP RATP.

Sur le 253 (Saint-Denis-Garges), après des violences entre usagers au Clos Saint-Lazare à Stains, la ligne a été limitée dès 21 heures, puis totalement interrompue à 23 heures. Enfin, sur un bus du noctilien N 44 (Gare de l’Est-Garges-Sarcelles), une porte arrière a été caillassée et brisée.

Le service est redevenu normal ce dimanche. La RATP a déposé plainte pour ces incidents, qui n’ont pour le moment donné lieu à aucune interpellation ni intervention de police et n’ont pas fait de blessé, selon la préfecture.

Difficile d’expliquer pour le moment un tel enchaînement de violences dans les transports. Selon Alexis Louvet, « ces violences pourraient être liées au 10e anniversaire des émeutes. C’est le ressenti des agents. » La préfecture rappelle, elle, que des moments de tensions similaires avaient déjà été observés l’an dernier pour la nuit d’Halloween.

« Ces violences sont inacceptables, mais elles étaient prévisibles car rien n’est fait pour améliorer la situation des quartiers populaires », estime Alexis Louvet. L’élu CGT dénonce aussi un manque de moyens humains à la RATP. « Il manque 1 300 machinistes receveurs à la RATP. Les agents sont isolés sur le terrain, c’est la porte ouverte à l’insécurité ». A l’appel des syndicats CGT, Unsa, FO et Sud, les machinistes de la RATP seront en grève le 18 novembre pour demander des renforts.

Source : Le Parisien

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Publié dans #93 Infos

Publié le 30 Octobre 2015

Le bidonville rom situé à proximité du Parc des expositions du Bourget, qui doit accueillir à partir du 30 novembre la conférence internationale sur le climat, COP21, a été évacué hier matin. L'expulsion s'est déroulée dans le calme.

Cette évacuation fait suite à l'arrêté municipal pour dangerosité pris par le maire, Vincent Capo-Canellas, le 15 octobre.

Une centaine de personnes, appartenant à la communauté rom, vivaient depuis environ six mois sur ce campement installé sur un terrain appartenant à la direction des routes d'Ile-de-France et situé entre le rond-point Lindberg et l'autoroute A 1.

Source article : Le Parisien / Vidéo d’illustration : Aulnaylibre !

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Publié le 29 Octobre 2015

TWINGO, FORD FIESTA, Mégane… Selon la dernière étude de l’association 40 Millions d’automobilistes, les voleurs de voitures ne semblent pas attirés par le luxe. On retrouve bien dans ce classement, que nous vous révélons département par département, quelques bolides comme les BMW X5 ou X6, mais ce sont les berlines de gamme moyenne qui sont très prisées par les malfrats.

Une tendance qui peut s’expliquer par les réseaux qui se professionnalisent de plus en plus avec, en bout de chaîne, la revente de pièces détachées, notamment sur Internet.

Le Top 5 des voitures les plus volées dans le 93 en 2014

Ce qui intéresse les voleurs, c’est le chiffre d’affaires rapide, et donc des véhicules de très grande diffusion. Rien de tel pour cela qu’une Twingo ou une Mégane. Exemple de ces réseaux très bien structurés : la filière de Pomponne, en Seine-et-Marne. En mars, les policiers tentent de contrôler trois voitures qui roulent en convoi. L’un des conducteurs est interpellé et mène les enquêteurs à la tête d’une organisation à qui on impute 34 vols de véhicules à Paris, en Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, dans le Val-d’Oise et le Val-de-Marne. Plusieurs voitures désossées avaient été retrouvées dans un garage à Pomponne (77).

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Octobre 2015

Emotion à Clichy-sous-Bois lors de la commémoration de la mort  de Zyed et Bouna

« Voilà, ça fait dix ans. Il y a dix ans se produisait un drame.

Un drame national. » C'est d'une voix tremblante d'émotion que Siyakha Traoré, 31 ans, a pris la parole ce mardi soir, à Clichy-sous-Bois. Cela faisait longtemps que la foule n'avait pas été aussi dense autour de la stèle portant les noms de son petit frère, Bouna, et de Zyed Benna.

Ce mardi, plusieurs centaines d'habitants, d'élus, de militants se sont rassemblées à 18 heures, au moment précis où, il y a dix ans, les deux adolescents de 15 et 17 ans mouraient électrocutés dans le transformateur EDF où ils s'étaient réfugiés pour échapper à la police. Le drame avait déclenché trois semaines d'émeutes en banlieue. Des bougies ont été allumées sous le portrait des défunts, symbolisant « le moment où toutes les lumières de la ville s'étaient éteintes », a souligné Samir Mihi, porte-parole des familles. Une coupure de courant générale avait immédiatement suivi le décès des adolescents.

La présence du ministre de la Ville a sans doute ajouté à la solennité du moment. Avant la cérémonie d'hommage, Patrick Kanner a passé un moment avec les familles Benna et Traoré, ainsi qu'avec les soeurs de Muhittin, seul rescapé du drame, loin des caméras et des journalistes.

« Cette solidarité, cette gentillesse, c'est ce qui nous a permis de rester debout »

Puis, devant la stèle, les grands frères de Zyed et Bouna ont chacun prononcé quelques mots, la gorge nouée. « Pendant dix ans, on s'est battu pour que leur mort serve à quelque chose. On voulait prouver aux jeunes, à tous les jeunes de banlieue qu'il ne fallait pas se faire justice soi-même. Il reste beaucoup à faire pour que les habitants des quartiers soient considérés comme des citoyens à part entière », a lâché Adel Benna, 39 ans.

Siyakha Traoré a rendu hommage à la foule des habitants et des amis : « Cette solidarité, cette gentillesse, c'est ce qui nous a permis de rester debout. » Quelques instants auparavant, l'allée menant au collège Robert-Doisneau a été baptisée du nom des deux adolescents. « Il est très important que les futurs élèves de 6e, qui n'étaient pas nés en 2005, connaissent ces noms et ces prénoms », a souligné le maire PS de Clichy, Olivier Klein.

Parmi les jeunes Clichois venus en nombre, Maryam, Lina et Sana ne sont pas prêtes d'oublier : « C'était des jeunes de notre ville, on ne veut pas les effacer de notre mémoire. » « C'est un épisode tragique, il doit entrer dans l'histoire de France », estime de son côté Ayoub, 15 ans, tout jeune militant du collectif AC Lefeu. En mai dernier, deux policiers, jugés pour non-assistance à personne en danger, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Rennes.

« C'est peut-être un manque de fraternité qui a conduit à cette tragédie », estimait ce mardi soir Patrick Kanner, devant la foule silencieuse.

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Octobre 2015

Un enfant de 6 ans oublié dans un bus par des animateurs d’un centre de loisirs à Montfermeil

Alexandre, 6 ans, a passé lundi soir près d’une heure, seul, dans le noir, dans un bus stationné sur un dépôt à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Les animateurs du centre de loisirs Jules Verne, avec qui il était parti en sortie, l’y avaient oublié ! Furieuse, sa mère a porté plainte mardi matin au commissariat local.

La mairie a de son côté immédiatement ouvert une enquête administrative. « Dès que nous aurons les conclusions de cette enquête, nous prendrons les sanctions qui s’imposent », indique Xavier Lemoine, le maire (LR).

Les animatrices ont assuré qu’elles avaient bien compté les enfants

Lundi, à 18 heures, le papa d’Alexandre se présente comme tous les soirs au centre pour récupérer son fils. « D’habitude, quand il nous voit, Alexandre court vers nous. Mais, là, il n’était pas là ». Inquiet, son père questionne les animatrices. « Elles lui ont d’abord répondu qu’il avait dû partir avec une autre personne. Mais, pour nous, ce n’était pas possible vu que personne d’autre que nous ne va jamais le chercher », poursuit sa maman.

Ce jour-là, les enfants du centre Jules-Verne ont, avec des enfants d’autres centres de loisirs de la ville, effectué une sortie à la Maison de la nature à Asnières (Hauts-de-Seine). Ils s’y sont rendus en bus et sont revenus un peu avant 18 heures, toujours en bus. « Mon mari a demandé aux animatrices si elles étaient bien sûres qu’il était rentré au centre. Elles lui ont assuré qu’elles avaient compté les enfants et qu’il n’en manquait aucun. » De plus en plus inquiet, le père d’Alexandre alerte la police et, à sa demande, les animatrices téléphonent au chauffeur du bus.

«Il était paniqué. Il pleurait.»

C’est ce dernier qui retrouvera l’enfant… dans le bus. « Il était paniqué. Il pleurait. Le soir, il m’a dit qu’il avait eu tellement peur qu’il pensait ne jamais me revoir », témoigne sa maman encore sous le choc. D’après son récit, Alexandre se serait endormi pendant le trajet. Au retour, le bus aurait déposé les enfants dans leurs centres de loisirs respectifs. L’arrêt Jules Verne était la dernière station. Alexandre n’a pas entendu ses camarades sortir et les animatrices ne se sont rendu compte de rien. Le chauffeur de bus non plus.

Furieux, les parents d’Alexandre ont porté plainte et alerté la mairie. « Si ça s’est passé comme ça, c’est qu’il y a des failles dans la surveillance. Cela s’est heureusement bien terminé pour mon fils. Mais, cela aurait pu tourner au drame. Dans ces cas-là, on imagine le pire ».

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Octobre 2015

150 réfugiés viennent d’arriver en Seine-Saint-Denis

Il s'appelle Asil. Un prénom prédestiné pour ce jeune Afghan de 23 ans : il rêve d'obtenir ce statut de demandeur d'asile qui lui permettrait de rester quelque temps en France et d'espérer s'y insérer. En attendant l'aboutissement de cette démarche, Asil est hébergé depuis quatre jours dans d'anciens bureaux de la rue Alphonse-Leydier, à Romainville.

Il s'agit d'un des trois sites réquisitionnés par l'Etat dans le département (avec Noisy-le-Sec et Le Raincy) afin de participer au plan national d'accueil des réfugiés, lancé en pleine crise migratoire.
« Environ 150 réfugiés sont hébergés dans le département depuis vendredi », précise Didier Leschi, préfet délégué à l'égalité des chances en Seine-Saint-Denis. Le département avait promis de prendre sa part, dans la mesure de ses moyens, à l'accueil des migrants. Les premiers sont donc arrivés entre vendredi et hier. 54 réfugiés sont logés à Romainville, 9 à Noisy-le-Sec (il n'y en a pas encore au Raincy) et les autres dans trois villes qui disposaient déjà de centres d'accueil : une trentaine au centre d'hébergement d'urgence CASP de Pantin, une quinzaine au foyer Adoma Toussaint-Louverture à Saint-Denis. Les autres ont rejoint le centre Adoma de Neuilly-sur-Marne, dans les anciens locaux de l'Association pour la formation professionnelle, qui accueille déjà des Erythréens et des Soudanais depuis juin.

Ces premiers migrants du 93 viennent en fait du lycée désaffecté Jean-Quarré (Paris XIXe), qui a été évacué la semaine dernière. « La plupart sont Afghans. Il y a aussi quelques Erythréens, Libyens et Syriens, indique Didier Leschi. Ils ne resteront là que le temps de statuer sur leur demande d'asile. Elle sera traitée dans les deux mois maximum. Ensuite, ils ont vocation à aller dans d'autres lieux en province. Il n'y aura pas d'orientation de façon permanente dans les logements sociaux du département. Nous ne pouvons être qu'un lieu de transit, de premier accueil. » Pour lui, « beaucoup ne veulent pas rester en France et viennent juste y faire leur demande d'asile ».

Ce n'est pas le cas d'Ahmadzai, 24 ans, qui a fui les combats de la province de Nangarhâr, en Afghanistan, où les talibans s'opposent à l'Etat islamique, jetant des milliers d'hommes dans les rues. « Je veux rester en France. Ici, c'est bon, il n'y a pas de bagarre », bredouille-t-il dans un français approximatif, appris dans la rue depuis son arrivée en France, il y a un an. « J'ai dormi huit mois à la gare de l'Est, explique-t-il. C'était difficile. » Il a ensuite rejoint le lycée Quarré, ouvert cet été, et dont la population a gonflé pour atteindre environ 1 300 migrants, jusqu'à son évacuation le 23 octobre. Désormais, il attend d'obtenir l'asile, qui lui donnera le droit de travailler ou de bénéficier de certains minima sociaux comme le RSA. Dans le centre d'hébergement d'urgence de Romainville, géré par l'association Aurore, il dort dans une des chambres de sept couchages, peut prendre quelques repas et subsiste avec environ 320 € par mois de l'allocation temporaire d'asile. « C'est mieux ici. Je n'ai plus de famille en Afghanistan. Et si j'y retourne, ce sera fini pour moi... », grimace-t-il, en se passant le pouce sous la gorge.

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Octobre 2015

1710 chômeurs de moins en un mois dans le 93

1 710 chômeurs de moins en un mois en Seine-Saint-Denis. Soit une diminution de 1,4 % entre fin août et fin septembre. Cette baisse spectaculaire concerne les demandeurs d'emploi de catégorie A (n'ayant pas du tout travaillé).

Il reste 120 630 demandeurs d'emploi dans cette catégorie. Si l'on prend en compte les catégories A, B et C (y compris ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois), on atteint 164 060 personnes, soit 0,3 % de moins qu'en août. A noter que la baisse concerne toutes les catégories, sauf les 50 ans et plus pour lesquels l'évolution est stable. En Ile-de-France, le chômage a baissé de 1,2 % en septembre.

Source : Le Parisien

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Publié dans #93 Infos, #Emploi

Publié le 26 Octobre 2015

La police caillassée après un accident de moto à Clichy-sous-Bois

Des heurts sérieux se sont produits dimanche soir vers 18 h 45, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à la suite d’un accident de la circulation boulevard Emile-Zola entre une moto et une voiture. Les pompiers qui intervenaient auprès du motard blessé ont été pris à partie par une cinquantaine de jeunes qui ont tenté de s’interposer pour dégager le deux-roues et son conducteur.

La tension n’est pas retombée avec l’arrivée de la police. D’autres jeunes ont rejoint l’attroupement qui s’était formé à proximité, sur le parking Anatole-France. Divers projectiles ont été lancés sur les secours et la police. Une source proche de l’enquête indique que les forces de l’ordre ont dû faire usage « à quinze reprises de l’armement collectif (gaz lacrymogène, etc.) pour désencercler les assaillants ».

Peu de temps après, d’autres incidents ont éclaté dans le quartier des anciennes tours de la Forestière qui borde le boulevard Emile-Zola. Des projectiles de toutes sortes, pavés, oignons congelés, bouteilles en verre et tasses, ont été jetés sur la police depuis les tours.

Le pilote du deux-roues, une moto non homologuée, qui circulait sans casque, a réussi à s’enfuir. La conductrice de la voiture accidentée a été prise en charge par les secours.

Ces incidents interviennent dans un contexte particulièrement sensible. Il y a dix ans exactement, le 27 octobre 2005, deux jeunes de Clichy, Zyed et Bouna, poursuivis par la police mouraient électrocutés dans un transformateur. Le drame avait déclenché plus de trois semaines d’émeutes dans les banlieues.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Octobre 2015

Un homme défenestre sa femme et tente de la poignarder au Blanc-Mesnil

Une jeune femme de 25 ans est toujours entre la vie et la mort. Dimanche soir, vers 19 h 45, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), rue Guillaume-Apollinaire, son compagnon âgé de 28 ans aurait tenté de la tuer en la poussant du 7e étage.

Il est ensuite descendu armé d’un couteau dans le but de l’achever.

Mais il n’a pas eu le temps de passer à l’acte. Des témoins se sont interposés et sont parvenus à maîtriser l’agresseur. Le déroulement des faits reste encore flou. Déjà, dans l’appartement, il aurait déjà essayé de la poignarder avant qu’elle ne chute par la fenêtre. L’homme a été interpellé par la BAC. La jeune femme, toujours en vie, a été transportée à l’hôpital sous escorte moto.

Source : Le Parisien

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Publié le 25 Octobre 2015

La RATP veut recruter encore plus dans le 93

Toujours plus de partenariat. C’est un peu le mot d’ordre que viennent de lancer en cœur la présidente directrice générale de la RATP et le président socialiste de Seine-Saint-Denis.

La semaine dernière, au centre bus d’Aubervilliers, Elisabeth Borne et Stéphane Troussel ont, en effet, signé une charte de partenariat pour poursuivre voire augmenter encore les formations et les emplois au sein de la Régie dans le département.

« En 2014, la RATP a embauché 700 hommes et femmes en Seine-Saint-Denis, soit 25 % des emplois pourvus cette année-là », se félicite Elisabeth Borne. Et ça va continuer, promet-elle. « Ici, comme ailleurs, mais peut-être encore plus en Seine-Saint-Denis, la RATP souhaite promouvoir l’égalité des chances. C’est notre mission de service publicde proposer des opportunités à de nombreux jeunes sortis du système scolaire sans qualification », poursuit-elle.

« Le dispositif passerelle emploi — en place depuis près de dix ans avec la RATP, NDLR — n’est pas qu’une ligne budgétaire. C’est utile. Ce n’est pas qu’une politique publique qui s’affiche. Il s’agit de s’occuper de vos vies et de vos parcours », s’enflamme Stéphane Troussel à l’attention des jeunes conducteurs de bus et de tram qui ont bénéficié de cette aide.

« La formation m’a aidée à m’imposer dans un bus »

Ils ont été sélectionnés par Pôle emploi ou la mission locale, ont été formés par des associations telles que Jérémy et Assofac, essentiellement pour des remises à niveau en français, et travaillent désormais pour la RATP. Dix-huit hommes et deux femmes sont venus témoigner de leur nouvelle vie.

Yahya, 22 ans se dit « heureux ». « Tout va bien », assure celui qui, avec son niveau scolaire de 1re pro, avait d’abord essayé de monter son propre restaurant, lequel n’avait pas marché. Aujourd’hui, il est fier de porter l’uniforme vert foncé de la RATP.

« Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont aidés », sourit Icham. Cet ancien électricien de Pantin s’est retrouvé au chômage avant de suivre une formation de trois mois via Jérémy et de passer le permis D de chauffeur de transport en commun. Julie, elle, est devenue machiniste-réceptionniste à Saint-Denis. « La formation a été salutaire pour moi. Cela m’a aidée à m’imposer dans un bus. Ce n’était pas gagné. Je suis très timide », confie la jeune femme, qui reconnaît ne pas se sentir encore à l’aise lorsqu’elle s’y trouve seule la nuit.

Source : Le Parisien

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Publié dans #Emploi, #Transports, #93 Infos

Publié le 25 Octobre 2015

2000 expulsions pour impayés chaque année dans le 93

La préfecture de Seine-Saint-Denis fait mentir la perception de certains maires en matière d’expulsions locatives. Azzedine Taïbi, maire FG de Stains estime qu’il y a eu une explosion des expulsions depuis dix ans. Mais statistiques à l’appui, Didier Leschi, préfet délégué à l’égalité des chances, démontre que si le nombre d’expulsion ne régresse pas, il se stabilise.

En 2014, 1 835 expulsions ont été réalisées avec le concours de la force publique. Depuis le début de l’année 2015, on en est à 1900*. Mais Didier Leschi précise que, depuis trois ans, l’essentiel des expulsions se déroule de fin juin à début septembre. « Nous expulsons davantage en dehors de la période scolaire », indique le préfet.

Le nombre d’assignations en justice a baissé

De leur côté, les bailleurs ont considérablement réduit leurs assignations en justice à la suite d’impayés. De 7 492 en 2014, elles sont tombées à 4 500. Ces procédures n’aboutissent pas automatiquement à des expulsions. Des garde-fous sont installés pour repousser la date fatidique. Même si la justice donne son feu vert, le concours de la force publique n’est pas forcément accordé. Des sursis sont couramment accordés. Cette année, la moitié des assignations ont débouché sur des jugements d’expulsions, pour les autres, une solution a été trouvée. Autre subtilité : « si le concours de l’a force publique est accordé, il n’est pas forcément réalisé », précise Didier Leschi.

L’Etat a versé 8,4 M€ aux bailleurs du 93 pour compenser les impayés

L’été dernier, Bintou, 50 ans, mère de deux grands enfants a été expulsée de son logement à Stains. Mais quatorze ans s’étaient écoulés avant que la décision de justice soit mise en œuvre, le 3 juillet dernier. Le premier jugement d’expulsion remontait à 2001. Entre-temps, « I3F, le bailleur, et l’Etat ont étudié le dossier cinq fois en commission », indique la préfecture. « Un protocole a été signé. La locataire s’engageait sur un minimum de versement. » Il n’a pas été respecté. A plusieurs reprises, la locataire a bénéficié d’un sursis jusqu’en juillet 2014. Ayant épuisé toutes les solutions, I3F a déclenché la procédure d’expulsion, début 2015. Le feu vert a donc été donné par la préfecture six mois plus tard.

Les longues années de sursis à expulsion auront un coût pour la collectivité. C’est à l’Etat d’indemniser le bailleur qui ne peut pas recouvrer ses loyers. Le bailleur est, en effet, en droit de réclamer une indemnisation à l’Etat pour « non-concours de la force publique ». En 2013, la préfecture de Seine-Saint-Denis a versé 12 M€ aux différents bailleurs et 8,4 M€ en 2014. « La Seine-Saint-Denis consomme le tiers de l’enveloppe nationale », indique le préfet qui souligne la nécessité d’intervenir plus en amont avant que la dette enfle. Ensuite, le Trésor public est censé réclamer ces sommes aux locataires mauvais payeurs. Peine perdue car la plupart sont insolvables.

* Sur un total de près de 300 000 logements en location (social et privé) en Seine-Saint-Denis

Source : Le Parisien

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