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Publié le 25 Novembre 2014

femmes-battues-violences-conjugales_425778.jpgAujourd'hui, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence contre les femmes, trois initiatives ont lieu en Seine-Saint- Denis.

Femmes sans voile à Aubervilliers. La première de ces manifestations est associative. Le collectif Femmes sans voile sera présent à 11 h 45 en centre-ville d'Aubervilliers. Ce collectif créé le 8 mars par des femmes d'origine maghrébine, à Aubervilliers, a décidé de se constituer pour faire entendre la voix de ces femmes de leur communauté qui estiment que le voile perpétue une discrimination sexuelle. Elles distribueront des tracts devant la brasserie Au Chien qui fume (situé 193, avenue Victor-Hugo) et échangeront avec les habitants.

Un court-métrage sur 
Internet. Par ailleurs le conseil général dévoilera de son côté sur son site Internet le court-métrage choc intitulé « Ligne de protection », qu'il a réalisé autour du téléphone portable d'alerte. Par une simple touche, ce téléphone permet à des femmes en très grand danger de prévenir la police que leur agresseur tente de les approcher. Cette aide, mise en place il y a cinq ans, a permis à 172 femmes d'en bénéficier. Fait nouveau, ce téléphone, destiné dans un premier temps aux seules victimes de violences conjugales, peut désormais être attribué à des victimes de viol.

Le film est en ligne sur le site du conseil général : www.seine-saint-denis.fr/ ligne-de-protection.

Une exposition à Bagnolet. Le maire (PS) Tony Di Martino inaugure aujourd'hui, à 17 h 30, l'exposition « l'Une et l'autre », dans laquelle sont présentées une centaine de photos réalisées par 25 femmes en détresse, hébergées par l'association Aurore (présente dans toute l'Ile-de-France), sous la houlette des photographes Sarah Moon et Flore-Aël Surun.

L'exposition est présentée dans la salle des pas perdus de l'hôtel de ville, jusqu'au 4 décembre, du lundi au vendredi de 9 heures à midi et de 13 h 30 à 17 heures, et le samedi de 9 heures à midi.
Entrée libre.

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Novembre 2014

Restos-du-coeur.jpgPrès de 50 000 personnes, dont 3 000 bébés d'un âge allant jusqu'à 18 mois bénéficient des distributions de paniers des Restos du coeur dans le département. « Depuis cinq ans, ce nombre ne cesse d'augmenter. Ce sont 25 % de personnes en plus sur cette période, et 10 %, par rapport à l'an dernier », alerte encore et toujours Charles Lasbax, lprésident des Restos du coeur 93.  

Pour faire face à cette nouvelle augmentation, ce seront, cette année, 10 % de repas en moins distribués. Une décision qui émane de l'association nationale. Cette baisse correspond aux repas servis dans le cadre des « dotations majorées » des Restos, qui permettaient aux personnes en très grande précarité d'obtenir 12 repas par semaine au lieu de 6 en temps normal.

En tout, maraudes compris, l'association a tout de même budgeté cette année encore de quoi distribuer pas moins de 4,2 millions de repas (à 2 €  le repas), dans les 32 antennes du département -- dont deux accueils spécifiques pour les bébés --, ainsi que la nuit dans la rue.

« Nous avons du mal à absorber cette nouvelle augmentation de la fréquentation car nous sommes contraints de nous diversifier en proposant désormais aussi de l'aide à la personne : une aide juridique, aux devoirs, en français... », précise le responsable.

Source : Le Parisien

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Publié le 22 Novembre 2014

Un nouvel incident a eu lieu hier à la gare de triage de Drancy. Hier, vers 15 heures, plusieurs passants ont observé une apparente collision à faible allure entre deux locotracteurs, due à une erreur d'aiguillage et ayant provoqué la sortie des rails d'une locomotive. Des équipes de sécurité de la gare se sont rendues sur place. « L'incident est sans gravité, les wagons hydrocarbures étaient vides et n'ont subi aucun dommage ni sortie de rails. Ils ont été débranchés pour permettre la remise en service des locotracteurs. Cet incident de traction ne présente aucun caractère de danger, c'est pour cela que la procédure d'alerte n'a pas été déclenchée », indique-t-on à la préfecture.

trains-drancy.jpg 
Les riverains inquiets

Malgré ces déclarations rassurantes, ce nouvel incident n'a pas manqué de raviver l'inquiétude des riverains de la gare, à cheval sur les communes de Drancy, Blanc-Mesnil et Le Bourget. « Nous n'avons même pas été prévenus, alors que deux wagons transportant des hydrocarbures sont entrés en collision. S'il y avait eu du gaz, cela aurait pu être grave ! », indique-t-on à la mairie de Drancy. La ville s'inquiète notamment du fait que la préfecture n'ait pas évoqué ce grand wagon blanc, qui apparaît pourtant sur les premières photos des riverains.

Le Collectif des riverains de la gare de triage (Corigat) déplore cet incident qui, selon lui, « met en cause deux pousseurs et deux wagons dont un est dédié au transport d'acide nitrique ». Il exige « l'arrêt du transit et du stationnement des wagons transportant des matières dangereuses et toxiques sur le site ». Le collectif sera devant la mairie du Bourget, lundi à partir de 9 heures. pour « poursuivre sa campagne d'information sur les dangers et les risques potentiels que représente la présence de 15 000 wagons transportant des matières dangereuses et toxiques dont près de 400 de chlore et 400 wagons de déchets nucléaires sur le site de la gare de triage ».

Source : Le Parisien

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Publié le 21 Novembre 2014

dogs.jpgLa loi de juin 2008 oblige les propriétaires de chiens dangereux à les déclarer. Les chiens de catégorie 1 dits « d'attaque », comme les pitbulls, nécessitent un permis de détention, doivent être obligatoirement stérilisés, sont interdits dans les transports en commun et dans les locaux ouverts au public. Les chiens de catégorie 2 dits « de garde et de défense » comprennent notamment les American Staffordshire et les Rottweilers, ils doivent être muselés et tenus en laisse sur la voie publique et dans les transports.

La préfecture de Seine-Saint-Denis a recensé, d'après les déclarations des propriétaires, 229 chiens dangereux en 2013, contre 365 en 2011. 42 sont des chiens d'attaque (contre 47 en 2011) et 187 des chiens de défense (318 en 2011). Le bilan 2014 sera effectué en début d'année prochaine.

Source : Le Parisien

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Publié le 17 Novembre 2014

Amar.jpgIl s'est levé, iPad et téléphone sous le bras et écharpe tricolore remballé, et a déposé le tout par terre, au milieu de la salle du conseil municipal. Amar Amrane, adjoint (UDI) à la santé au Blanc-Mesnil, s'est vu retirer sa délégation jeudi soir. Un vote a confirmé l'arrêté pris par le maire (UMP) Thierry Meignen le 16 octobre dernier. « Je vous rends ma dotation. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs, j'en suis fier », a lancé le docteur Amrane, selon qui son éviction est « politique » : « on ne peut pas développer un autre courant de pensée dans cette majorité. » « M. Amrane a trahi l'ensemble des colistiers, c'est pour ça que je lui retire sa délégation », a répondu Thierry Meignen. Amar Amrane avait déposé la marque « le Parti des Blancmesnilois », qui était le nom de la liste de Thierry Meignen lors des élections municipales, sans prévenir le maire.

Source : Le Parisien

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Publié le 16 Novembre 2014

magot.jpgSurprenante découverte, ce dimanche matin, au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Un singe errant a été aperçu sur un muret pas très loin de l’autoroute. Ce n’était pas une hallucination mais bel et bien un animal, sorti d’on ne sait où, qui  a fait peur aux riverains. La police a fait appel aux pompiers qui ont réussi à le capturer. Son propriétaire n’a pas encore été identifié. 

Source : LeParisien.fr

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Publié le 16 Novembre 2014

De la tour Eiffel, à Montfermeil. Jusqu'au 30 novembre, le musée du quai Branly fait escale à Montfermeil et Clichy-sous-Bois. Le musée parisien, dédié aux arts et aux civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques se fait connaître à travers des objets, des présentations et des ateliers pour tous les âges. Hier, au domaine Formigé, les premiers visiteurs ont pu questionner en direct et sans tabou des conservatrices et restauratrices de bijoux chinois et peintures aborigènes.

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Source article : Le Parisien / Photo : http://75.agendaculturel.fr/musee-du-quai-branly

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Publié le 15 Novembre 2014

NS.jpgIl débarquera dans la matinée, à Aulnay-sous-Bois, pour une réunion publique d'une heure trente maximum. Nicolas Sarkozy, candidat à la tête de l'UMP, prendra la parole devant des militants de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, de Seine-et-Marne, rassemblés à l'espace Pierre-Scohy (d'une capacité de 2000 personnes). Le maire UMP d'Aulnay, Bruno Beschizza, chargé de prononcer quelques mots d'introduction, assure que le public viendra de façon spontanée : « Il n'y a pas d'organisation militaire ! ». C'est le premier déplacement de l'ancien Président de la République en Seine-Saint-Denis depuis son meeting de l'entre-deux-tours au Raincy.

Xavier Lemoine soutient Hervé Mariton

Sans surprise, concernant la présidence du parti, Nicolas Sarkozy est le favori des maires UMP dans le département... Du moins de ceux qui ont accepté de donner leur choix parmi les trois candidats (Nicolas Sarkozy, Hervé Mariton, Bruno Le Maire). Seuls quatre sur onze rendent public leurs intentions de vote. Il s'agit de Bruno Beschizza, de Claude Capillon, maire de Rosny-sous-Bois et Christian Demyunck, maire de Neuilly-Plaisance qui, tous trois, roulent pour Sarkozy. Christian Demuynck a d'ailleurs été à l'origine des Apéro Sarko lancés sur le département il y a quelques semaines (le dernier s'est tenu hier soir à Pierrefitte).

Xavier Lemoine, maire de Montfermeil et membre du Parti chrétien démocrate à l'intérieur de l'UMP, soutient, lui, Hervé Mariton.

Pour les autres élus, le mystère demeure. Ainsi, Philippe Dallier, maire des Pavillons-sous-Bois, annonce respecter un devoir de réserve. « Je suis président départemental par intérim et on nous a demandé de faire preuve de neutralité, je suis les consignes », justifie-t-il. Patrice Calméjane, maire de Villemomble, souhaite prendre son temps. « Je veux lire l'ensemble des programmes des uns et des autres avant de me décider », assure-t-il. Pierre-Yves Martin, à Livry-Gargan, ne donnera pas le nom de son champion tout comme Thierry Meignen, au Blanc-Mesnil. Quant à Michel Teulet, maire de Gagny, André Veyssière, maire de Dugny et Martine Valleton, maire de Villepinte, ils n'ont pas donné suite à nos appels.

Les militants UMP désigneront leur président par vote électronique le 29 novembre. Si nécessaire, un second tour se déroulera le 6 décembre.

Source : Le Parisien

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Publié le 13 Novembre 2014

C'est un record depuis quinze ans. Sur le marché de l'immobilier d'Ile-de-France, près d'un acheteur sur dix est italien, chinois, algérien ou portugais, selon les derniers chiffres de la Chambre des notaires de Paris-Ile-de-France. Une hausse statistique en trompe-l'oeil, selon Thierry Delesalle, notaire parisien : « Si les étrangers qui investissent dans la pierre n'ont jamais été aussi présents sur le marché de l'immobilier francilien, c'est aussi parce que les Français achètent moins. Ça ne change rien sur la tendance de fond depuis plusieurs années : les étrangers, eux, restent confiants dans la pierre, notamment parisienne. » Heureusement qu'ils sont encore là, note d'ailleurs le professionnel : « Ils soutiennent un marché sans relief. »

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8,3 % des acquéreurs dans la région sont des étrangers

« C'est le taux le plus important depuis 1996 pour les achats d'appartements anciens », note Thierry Delesalle. En 2013, cela représente 7 420 ventes dans la région sur un total de 91 540 acquisitions. « Ces acheteurs sont très majoritairement, à 86 %, des résidents en France. » On est donc très loin de l'image restrictive du riche émir achetant dans les beaux quartiers parisiens. Ce sont pour la plupart des gens qui vivent et travaillent déjà en France, et qui veulent s'acheter leur logement.

Portugais, Chinois, Algériens : le trio gagnant

Les Chinois se sont positionnés sur le marché francilien depuis 2007, reléguant les Britanniques au sixième rang. A Paris, les Chinois sont toujours là, mais ce sont les Italiens qui dominent le marché, avec les Américains en troisième position. « Nous sommes là très clairement dans des achats spéculatifs », précise Thierry Delesalle. Contrairement au reste de l'Ile-de-France, à Paris les acheteurs étrangers sont en majorité non-résidents et achètent des biens plus onéreux. « Leur budget est d'environ 410 000 €, soit 23 % de plus que celui des étrangers résidents. »

Des motivations différentes

Selon les nationalités, les notaires relèvent des parcours d'achat différents. « L'Italien est un amoureux de la capitale, il achète pour avoir un pied-à-terre à Paris et pouvoir le louer aux touristes quand il n'y est pas. Les Portugais s'orientent vers des biens à rénover, en banlieue, et n'hésitent pas à se lancer dans des travaux qui peuvent être lourds. Les Chinois investissent à Paris pour leur logement, après avoir acheté leur fonds de commerce. Avec souvent un financement qui leur est propre. Il y a très peu de dossiers de crédit... » La fameuse tontine, l'entraide familiale ou communautaire, reste très prisée.

Ils achètent surtout... en Seine-Saint-Denis

Le 93 enregistre le plus fort taux d'acquéreurs étrangers avec 13,4 % l'année dernière. Et ils habitent déjà à 97 % dans le département lorsqu'ils achètent. En Seine-Saint-Denis, ce sont les Chinois, Algériens, Portugais et Sri-Lankais qui forment le gros des investisseurs. Dans les autres départements franciliens, ce taux oscille entre 5,7 % dans les Yvelines (historiquement le département, avec l'Essonne, qui compte le moins d'acheteurs étrangers) et 9,9 % dans le Val-d'Oise.

Source : Le Parisien

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Publié le 13 Novembre 2014

chauffard.jpgSix jours après l'accident qui a coûté la vie à un père de famille à Aubervilliers, la police est à la recherche de témoignages ou d'indices pour retrouver l'automobiliste. L'accident s'est produit jeudi 6 novembre, vers 6 h 20, à la hauteur du 187 de l'avenue Jean-Jaurès, à Aubervilliers. La victime se rendait à son travail. Il s'apprêtait vraisemblablement à traverser la route lorsqu'il a été fauché. Il a pu dire deux mots à une passante avant de succomber. Les enquêteurs de la brigade accident d'Aubervilliers recherchent toute personne pouvant apporter des éléments à l’enquête.

Tout renseignement peut être communiqué 24 heures sur 24  au 01.48.11.17.00.

Source article : Le Parisien / Image d'illustration : LeFigaro.fr

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Publié le 10 Novembre 2014

Le mouvement lycéen a pris de l’ampleur ce lundi en Seine-Saint-Denis. Au moins six établissements ont été bloqués, selon la direction académique: Cachin et Blanqui à Saint-Ouen, Suger, Paul-Eluard, Bartholdi et l’ENNA à Saint-Denis. Des incidents ont eu lieu dans le centre-ville de Saint-Denis. Le mouvement fait suite à la mobilisation, la semaine dernière, de plusieurs lycées à Paris et en banlieue pour dénoncer les violences policières, à la suite de la mort du militant écologiste Rémi Fraisse à Sivens (Tarn). A Saint-Denis, Paul-Eluard avait déjà été bloqué jeudi et Suger vendredi. 

4280809_jgbontinck-7759635855921905005-new_640x280.jpgDivers débordements sont à déplorer lors de ces blocages. Plusieurs poubelles ont été enflammées devant l’entrée du lycée Suger. Le feu a noirci la façade et endommagé les grilles et les fenêtres. Au moins deux véhicules de pompiers se sont rendus sur place pour maîtriser l’incendie. 

Un feu a également été signalé devant le lycée Cachin, à Saint-Ouen. Alors que des cours avaient débuté normalement à 8 heures ce lundi matin, les poubelles qui avaient été regroupées devant l'établissement ont été incendiées vers 10 heures. Les pompiers ont assez vite maitrisé le feu. La direction a toutefois choisi d'évacuer le lycée et de le fermer jusqu'à mercredi matin. «Des équipes mobiles de sécurité de l’académie sont sur place pour accompagner la direction des établissements», précise la direction académique, selon laquelle « il n’y a pas que des lycéens aux abords des établissements bloqués». 

poubellesbrulees.jpgSelon nos informations, environ 150 jeunes venus de plusieurs lycées ont convergé vers 10 heures vers le centre-ville de Saint-Denis pour rejoindre le centre commercial Basilique. Sur leur passage, ils ont endommagé des voitures. Arrivés sur place, ils ont tenté de pénétrer, en vain, dans le magasin Carrefour, dont le rideau de fer avait été baissé préventivement. Ils s'en sont pris ensuite à un magasin Go Sport.

La station de métro Basilique de Saint-Denis a dû être fermée entre 11h30 et 12h15, tandis que la N1 a dû être coupée. Le calme est revenu en fin de matinée, alors qu'environ 200 policiers et gendarmes mobiles étaient déployés. 

 Source : LeParisien.fr

 

 

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Publié le 10 Novembre 2014

marijuana-tremblay.pngRien ne distingue ce pavillon des autres dans le quartier tranquille du Vert Galant, à Tremblay-en-France. C'est pourtant là que la police a découvert samedi soir près d'un millier de plants de cannabis. Selon la préfecture de Seine-Saint-Denis, il s'agit de l'une des plus importantes saisies de marijuana cultivée en intérieur jamais réalisée en France.  

Sans qu'aucun voisin ne se doute de rien, la maison et la dépendance attenante avaient été transformées en véritable ferme de culture. Pour favoriser la pousse des plants, le ou les producteurs avaient installé des lampes de forte puissance et un système sophistiqué d'extraction d'air.

Hier, dans le quartier, la nouvelle a provoqué la stupéfaction. « C'est calme, ici, témoigne un habitant. Je n'aurais jamais imaginé que je vivais à côté d'une ferme de cannabis ! »

Samedi soir, c'est pourtant un riverain qui a donné l'alerte : « Un voisin a prévenu la police après avoir vu de la lumière dans la maison, indique le parquet. Il pensait qu'un cambriolage était en cours ».

En arrivant sur place, les policiers ont aperçu un homme sur le toit du pavillon. « Il a essayé de s'enfuir, mais la police a réussi à l'attraper », raconte un voisin, témoin de l'intervention. C'est en entrant dans la maison que les fonctionnaires ont ensuite découvert l'immense serre. Le suspect, placé en garde à vue, était toujours interrogé hier soir par les enquêteurs du service départemental de police judiciaire (SDPJ).

Source : Le Parisien

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Publié le 6 Novembre 2014

policier-saint-denis.jpgHier matin, à 6 h 45, le conducteur de l'Audi A3 qui avait mortellement blessé un policier en renversant sa moto a été interpellé à son domicile de Saint-Denis, ainsi que le passager présent à ses côtés. Ils ont été placés en garde à vue.

Mardi matin, ce gardien de la paix, âgé de 28 ans, circulait sur sa moto, avenue du Colonel-Fabien, à Saint-Denis, quand il a été percuté par une Audi noire. Le chauffard a pris la fuite. Le fonctionnaire de police qui regagnait le commissariat de Stains où il est affecté devait décéder des suites de ses blessures peu de temps après. La voiture a été retrouvée dans la journée avenue de Stalingrad, abandonnée sur le parking d'une supérette, à moins d'un kilomètre de la collision mortelle.

Le conducteur n'avait pas le permis

L'
enquête a été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. L'identification du conducteur lui a donné du fil à retordre. En effet, la puissante berline avait été louée auprès d'une société située dans le XVIe arrondissement par une tierce personne. Le véhicule entre-temps avait changé de main. Et le tout dernier conducteur, celui qui a renversé le policier, n'avait pas de permis de conduire. L'enquête se poursuit. L'audition des deux suspects permettra de déterminer si le conducteur a percuté délibérément le motard ou s'il s'agit d'un tragique défaut de maîtrise du véhicule. Cette dernière hypothèse semble privilégiée. Au moment de l'accident, le gardien de la paix était en civil et il pilotait sa moto personnelle, une Ducati. Son décès a causé un vif émoi au commissariat de Stains où ce fonctionnaire stagiaire était en poste depuis moins de deux mois. L'auteur présumé, déjà défavorablement connu des services de police pour des délits routiers et des affaires de stupéfiants, encourt dix ans de prison pour cet homicide involontaire aggravé par un délit de fuite et un défaut de permis de conduire.

Source : Le Parisien

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Publié le 4 Novembre 2014

saint-denis.jpgUn policier a trouvé la mort ce mardi midi, à Saint-Denis (Seine-Saint-denis), avenue du Colonel Fabien, après avoir été fauché par un automobiliste. Le fonctionnaire de police, un gardien de la paix âgé de 28 ans, circulait à moto lorsqu'il a été renversé. Il partait prendre son service à Stains, où il avait été affecté très récemment. Le véhicule, à bord duquel se trouvaient quatre personnes, a pris la fuite avant d'être retrouvé vide à quelques centaines de mètres des lieux de l'accident dans une cité de Saint-Denis. Il s'agirait, selon les informations du journal Le Parisien, d'une voiture louée à Paris, dans le XVIe. Une enquête a été confiée à la PJ de Seine-Saint-Denis pour déterminer, notamment, s'il s'agit d'un accident de la circulation ou d'un acte délibéré. 

Source : Le Parisien

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Publié le 2 Novembre 2014

« Il y a des endroits d'une exceptionnelle beauté. Vivre sur ce parc sera exceptionnel. » Marc Rozenblat, directeur général de CDU, spécialisé dans les grands aménagements immobiliers, se fait lyrique et n'a aucun doute : le parc Georges-Valbon de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) sera « la naissance de la métropole » parisienne. Pas moins. En compagnie de Roland Castro, l'architecte à l'origine du concept, Marc Rozenblat a présenté hier l'ambitieux projet de « Central Park du Grand Paris ».

manhattan-courneuve.jpg

Les 417 ha de nature seront aux yeux des partenaires privés le coeur battant du Grand Paris. L'idée est de transformer -- pardon, de « réinventer » -- le parc actuel, en l'entourant d'une frise urbaine d'immeubles. La particularité du site de promenade est d'être aujourd'hui peu accessible sans voiture. L'objectif de Roland Castro est de construire 24 000 logements pour 90 000 habitants. Ce qui permettrait de donner aux six villes* alentour une « façade sur le parc », pour reprendre une autre expression des concepteurs.

La large promotion menée ces derniers jours autour du Central Park s'explique par le fait que l'Etat va retenir début 2015 quinze projets franciliens (en plus des cinq déjà choisis) dans le périmètre d'opération à intérêt national (OIN). Ce cadre offrira des conditions particulières et augmente les chances de voir les aménagements se réaliser. « On veut mettre un peu de pression sur l'Etat », confirme en souriant Marc Rozenblat, qui souhaite faire partie des « quinze ».

Des logements accessibles à tous selon les concepteurs

« Pour un tel projet, on se considère davantage comme auteur que comme architecte », estime Roland Castro. Les constructions se feront sur 110 ha dont 70 sont classés en zone Natura 2000, qui protège la faune et la flore. Cette restriction n'arrête pas les concepteurs, qui proposent en échange de modifier la forme du parc, en lui associant une coulée verte vers le Val-d'Oise. Et c'est là qu'intervient François-Xavier Monaco, directeur du cabinet LesEnR, spécialisé dans les questions de développement durable : « On s'appuie sur le tracé d'un projet abandonné d'autoroute pour relier le parc aux grandes plaines agricoles, après Sarcelles. » La menace d'un bétonnage dans un département déjà bien urbanisé, il l'écarte également : « On ne construit pas en opposition à la nature. On fait entrer la nature en ville. »

Reste le 
financement. Les partenaires proposent la création d'une structure de portage pour lever des fonds. Ils évaluent à 5 Mds€ les différentes recettes, notamment foncières et fiscales. L'aménagement (voirie, réseaux...) est estimé à 500 M€. Les risques de gentryfication, autrement dit l'éviction des classes les plus populaires, sont également une question sensible. « Le pôle urbain sera accessible à tous. C'est un des éléments fondamentaux », garantit le directeur de LesEnR. « On n'a pas fait un repoussoir, mais un attracteur », conclut Roland Castro.


* La Courneuve, Saint-Denis, Stains, Dugny, Le Bourget (toutes dans le 93) et Garges-lès-Gonesse (95).

Source : Le Parisien

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Publié le 2 Novembre 2014

« Cette église est celle des gens ordinaires. Dans le quartier, on ne la voit même pas. Mais, à l'intérieur, il y a toute une vie. La lumière la traverse, les vitraux sont magnifiques. » Pour évoquer l'église de Tous les Saints, située à Bobigny, soeur Marie-France se fait lyrique. Hier, elle a traversé l'Ile-de-France pour revenir où elle a longtemps vécu, dans la cité du Pont-de-Pierre, et assister à la messe de la Toussaint. A l'issue de l'office, une plaque a été dévoilée sur la façade de l'édifice, désormais labellisé « Patrimoine du XXe siècle » par le ministère de la Culture. Une reconnaissance pour la centaine de fidèles de cet édifice, bâti en 1967 par Gustave Stoskopf. L'architecte a également construit les autres immeubles de la cité, la cathédrale de Créteil (Val-de-Marne), les grands ensembles du Mont-Mesly dans la même ville ou du quartier Beauregard à Poissy (Yvelines).

bobigny 
Des vitraux abstraits aux couleurs vives

Ce bloc de béton et de briques rouges, couvert de colonnades en façade, peut paraître inesthétique à certains. « Elle n'a pas de clocher pour ne pas dépasser les autres bâtiments et rester ouverte sur le quartier », rappelle une paroissienne. L'intérieur, plus accueillant, étonne par ses vitraux abstraits aux couleurs vives, réalisés par Max Ingrand. Ce maître verrier, l'un des plus réputés de France, avait rencontré le père Louis Bousigues, le curé de l'époque, en captivité pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa fille a dévoilé hier la plaque sur la façade de l'église.

Source : Le Parisien

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Publié le 1 Novembre 2014

MaxenceLe front national a annoncé hier avoir levé la suspension de Maxence Buttey. Ce conseiller municipal de Noisy-le-Grand, converti à l'Islam en juillet, avait été suspendu à titre provisoire après avoir envoyé une vidéo aux cadres départementaux du FN. Ils lui ont reproché son « prosélytisme ».   Maxence Buttey, 22 ans, a été reçu hier par le bureau exécutif du FN, réuni en commission des conflits, pour s'expliquer sur cette affaire qui a fait grand bruit. Jordan Bardella, secrétaire départemental du FN 93, avait décidé de le suspendre de ses responsabilités au bureau départemental, la semaine dernière. « La religion est un choix privé, que je respecte, mais qui ne doit pas entrer dans la sphère de nos activités politiques, expliquait-il alors. La vidéo prosélyte envoyée par Maxence est inacceptable. »

L'affaire était remontée au niveau national. « Il a eu un comportement prosélyte dans l'enceinte du parti », avait jugé le vice-président du FN, Florian Philippot. « Sa religion n'est pas l'affaire du parti, car nous défendons la laïcité. Mais là, on a quitté le domaine de la conviction personnelle et de la foi. Un parti politique n'est pas le lieu pour cela », a-t-il poursuivi, renvoyant la décision à la commission des conflits. Hier, Maxence Buttey a donc pu s'exprimer devant celle-ci. Le jeune élu « a pu confirmer son engagement comme élu municipal du Front National à défendre les idées de son mouvement, notamment la lutte contre le communautarisme et la promotion de la laïcité », écrit le FN dans un communiqué.


« Il lui a été signifié, ainsi qu'à l'ensemble des protagonistes de ce dossier, que l'envoi de vidéos à caractère religieux dans le cadre de fonctions militantes n'était pas acceptable », précise le FN, qui a levé sa suspension « après ce rappel des devoirs qui incombent à un élu du Front National ». Jonathan Bardella, le secrétaire départemental du FN 93, a pris acte de la décision des instances nationales sans renier son choix de suspendre Maxence Buttey. « Le bureau exécutif du FN a pris sa décision concernant M. Buttey. J'ai fait de mon côté ce qui me paraissait juste et justifié », a-t-il indiqué sur Twitter.

Resté injoignable hier, Maxence Buttey était hier soir l'invité du Grand Journal sur Canal +. Il est revenu sur sa conversion. Sensibilisé à l'islam par un camarade de fac il y a trois ans, il avait franchi le pas en se convertissant cet été, après avoir beaucoup échangé avec la communauté musulmane de Noisy-le-Grand et son imam lors de la campagne pour les municipales. Hier soir, il a à nouveau dressé un parallèle entre l'islam et le FN, « tous deux diabolisés ». Il a expliqué que la vidéo adressée aux cadres du parti visait à « casser l'image du musulman jihadiste ». Toujours membre du FN, Maxence Buttey, pourra donc repartir en campagne, peut-être dès les élections départementales de mars prochain.

Source : Le Parisien

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Publié le 31 Octobre 2014

jcl.jpgLa démission d'Aude Lagarde ne lui a pas suffi. Jacky Majda, militant centriste parisien, avait dénoncé lundi le cumul « illégal » entre les fonctions d'adjointe au maire et d'assistante parlementaire d'Aude Lagarde, épouse du député-maire UDI de Drancy. Reconnaissant qu'il y avait « un doute » juridique sur la compatibilité des deux fonctions, Jean-Christophe Lagarde avait annoncé dans la foulée la démission de sa femme de son poste de collaboratrice à mi-temps à l'Assemblée. Il entendait ainsi couper court à la polémique qui enflait à Drancy et en interne à l'UDI, en pleine campagne pour la présidence du parti.

Mais Jacky Majda demande maintenant le remboursement du salaire perçu à l'
Assemblée nationale par Aude Lagarde, qu'il estime à « plusieurs dizaines de milliers d'euros ». Avant-hier, il a porté plainte auprès du procureur de la République de Bobigny contre le couple pour prise illégale d'intérêts.

« Cela m'est totalement indifférent, je ne veux pas commenter les actes de cet individu viré de l'UDI car il avait présenté une liste dissidente aux municipales à Paris », a réagi Jean-Christophe Lagarde. Selon lui, la loi de 2004 « n'interdit pas » ce cumul et ne contraindra pas le couple à rembourser. « Je fais confiance à mon 
avocat sur ce point », indique-t-il.

Aude Lagarde aurait gagné environ 1 400 € par mois depuis 2002 pour ce poste d'assistante parlementaire à mi-temps, cite « de mémoire » Jean-Christophe Lagarde. Des revenus qui s'ajoutent à ceux des mandats qu'elle occupe : 2 927 € comme conseillère régionale ; selon les délibérations votées par les assemblées locales, 1 115 € comme vice-présidente de l'agglomération Aéroport du Bourget ; et 3 823 € en tant que 6 e adjointe à Drancy, chargée des retraités et des affaires sociales. Seuls deux autres adjoints touchent plus qu'elle, les 11 autres émargeant à 1 562 €. Jean-Christophe Lagarde gagne quant à lui 7 654 € mensuels pour ses trois mandats (député, maire et vice-président d'agglo).

« Avec plus de 15 000 € de revenus pour le couple, il faut que les sommes touchées illégalement par Aude Lagarde soient remboursées », martèle Jacky Majda. « Aude Lagarde touche 9 000 €, c'est plus qu'un ministre ! Ce n'est pas sérieux », approuve Hacène Chibane, conseiller municipal PS.

Des critiques qui font bondir Jean-Christophe Lagarde. « Déjà, les chiffres sont inexacts, la plupart des revenus sont des salaires bruts. Ensuite, Aude fait partie des trois adjoints les mieux payés car ce sont ceux qui passent le plus de temps à la mairie. Cela se passe comme ça dans toutes les villes. Ma femme travaillait dans le passé, elle a des compétences reconnues, des diplômes et pourrait gagner plus dans le privé, en ne travaillant pas le week-end. C'est loin d'être la seule personne en France à occuper plusieurs mandats. Tous nos revenus sont publics et légaux, nous payons nos impôts. Cette polémique est stérile. »

Source article et photo : Le Parisien

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Publié le 29 Octobre 2014

La fédération 93 du Front national a tenu samedi son assemblée générale et une conférence de presse au Blanc-Mesnil. A l'extérieur de la salle du centre aéré Sud, avenue Paul-Vaillant-Couturier, une poignée de militants de gauche observaient de loin, mécontents. « On se pose des questions, indique Anne-Marie Delmas, conseillère municipale EELV. Le maire supprime la Bourse du travail, soi-disant pour respecter son engagement de ne pas subventionner d'associations à caractère politique. Et il met une salle gratuitement à la disposition d'un parti politique qui n'est même pas représenté au conseil municipal. »


Mêmes reproches du côté d'Alain Ramos (Mouvement des progressistes), autre opposant de gauche au maire UMP, Thierry Meignen. « Nous condamnons cette décision qui est une première dans l'histoire récente de notre ville, hors période électorale », écrit Alain Ramos, dénonçant la « duplicité » du maire, qui « proclame qu'il ne fait pas de politique et qu'il veut dépolitiser la gestion de la ville, alors que l'ensemble de ses choix indique le contraire ».

Des critiques balayées par Thierry Meignen : « Je donne systématiquement et gratuitement des salles à tous les partis qui les demandent : PC, PS, Verts, UDI... C'est la démocratie. Je viens par exemple de prêter une salle à Lutte ouvrière, qui n'a pas non plus de représentant au conseil municipal du Blanc-Mesnil. Le FN est un parti qui vient d'obtenir deux sénateurs, qui a des conseillers régionaux, municipaux, des maires... J'aurais été bien en peine de leur refuser une salle, d'autant que ce n'était pas pour un meeting politique, mais pour leur assemblée départementale. On me l'aurait reproché », estime Thierry Meignen.

Source article : Le Parisien / Vidéos de la conférence de presse : Aulnaylibre !

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Publié le 28 Octobre 2014

JCLagarde.jpgAUDE LAGARDE a-t-elle été employée illégalement comme assistante parlementaire de son mari, le député-maire (UDI) de Drancy, Jean-Christophe Lagarde ? C'est l'accusation portée hier par Jacky Majda, militant centriste parisien, suspendu de l'UDI depuis mars dernier après avoir mené une liste dissidente aux municipales dans la capitale.  

Jean-Christophe Lagarde employait en effet jusqu'à hier sa femme en tant qu'assistante parlementaire, comme il l'a lui-même confirmé dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), en début d'année. Aude Lagarde occupe par ailleurs un mandat d'adjointe à la mairie de Drancy, depuis 2008. Un cumul illégal, selon Jacky Majda, qui cite la loi du 13 août 2004 : « Les agents salariés du maire ne peuvent être adjoints si cette activité salariée est directement liée à l'exercice du mandat de maire. » Or, selon certains textes, comme une note de l'Association des maires de France (AMF) du 8 août 2013, « est considéré comme agent salarié du maire l'attaché parlementaire d'un député-maire ».

Incompatible avec son mandat d'adjoint ? 

« C'est assez scandaleux qu'à Drancy, où il y a 1 600 adhérents à l'UDI, le maire soit obligé de prendre comme maire adjointe sa femme, à qui il a déjà cédé son mandat de conseiller régional en 2004 », dénonce Jacky Majda, qui réclame au maire de Drancy de « rembourser les contribuables des sommes gagnées par M me Aude Lagarde de façon illégale ».

« Je découvre totalement cette histoire, nous a indiqué hier Jean-Christophe Lagarde. Un parlementaire a le droit de recruter son épouse, le 
président de l'Assemblée nationale le fait aussi. Quant à savoir si c'est compatible avec un mandat d'adjoint, j'ai demandé à mon avocat de vérifier. Comme il y a un doute, mon épouse démissionne aujourd'hui même (Ndlr : hier) de sa fonction de collaboratrice à temps partiel. »

Selon l'élu, la loi de 2004 n'interdit pas le cumul des fonctions d'adjoint et d'assistante parlementaire, car cette dernière « n'est pas employée directement par le maire sur ses fonds personnels, mais par l'Assemblée nationale sur des fonds qui lui appartiennent », précise Jean-Christophe Lagarde. Pour autant, des jurisprudences de 1992 et de 1997 interdisent ce cumul. Face au « doute » sur cette « incompatibilité éventuelle », Aude Lagarde démissionne donc de l'Assemblée mais « continuera de travailler de façon bénévole ». « Nous ne faisons pas cela pour l'argent », conclut Jean-Christophe Lagarde, tout en excluant de rembourser les indemnités perçues.

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Octobre 2014

Roms-St-Denis.pngOn entend des cris et le gardien semble débordé. Hier, de 16 heures à 20 heures, une cinquantaine de Roms ont occupé le hall de l'hôtel de ville de Saint-Denis en demandant à être reçus par le maire (PC) Didier Paillard. Ils le seront le 4 novembre. Leur objectif : obtenir la suspension des arrêtés d'évacuation concernant un campement situé rue Charles-Michels, non loin de la gare, occupé depuis environ quatre mois, et un hangar situé porte de Paris, rue Ambroise-Croizat, et investi par les Roms depuis plus d'un mois. Cet après-midi, le tribunal administratif de Montreuil doit trancher sur ces deux affaires.

Selon l'association la Voix des Roms, il serait possible d'obtenir l'annulation des arrêtés d'expulsion. D'après elle, 600 personnes vivraient sur ces deux sites. La mairie, quant à elle, estime qu'ils seraient plutôt 300. « Les Roms demandent à ce que le maire retire les arrêtés d'expulsion et qu'il cesse ce type de procédures à Saint-Denis, explique Saïmir Mile, membre de la Voix des Roms. Nous, en tant qu'association, nous demandons surtout que ces démarches ne suivent pas le même chemin que la gestion compliquée qu'il y a eu avec le camp des Coquetiers à Bobigny. »

A la mairie, on reste sceptique concernant un rétropédalage administratif. « Nous sommes d'accord sur le fait qu'il n'est pas possible d'avoir des bidonvilles à Saint-Denis et nous espérons une politique régionale pour les résorber, explique-t-on au cabinet. Mais concrètement, le maire ne peut pas revenir en arrière. » En clair : un jugement a validé ce mois-ci l'arrêté d'expulsion du camp de la rue Charles-Michels. La procédure est donc lancée.

Quant au hangar, le maire a déposé un arrêté car le site « posait des problèmes de salubrité et de sécurité », précise le cabinet. Ce dernier assure que Didier Paillard ne reviendra pas sur sa démarche et qu'il attend la décision du juge.

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Octobre 2014

samu-illustr-afp.jpgDavantage d'accidents mais aussi de blessés. Les derniers chiffres de la sécurité routière, que vient de rendre publics la préfecture de Bobigny, ne sont pas bons en Seine-Saint-Denis. Sur la période allant du 1er janvier au 30 septembre 2014, et en comparaison avec la même période en 2013, seul le nombre de tués est en légère baisse : 30 en 2014 contre 31 l'an dernier.  

Pour tout le reste, les indicateurs sont au rouge : le nombre d'accident a augmenté de 4,6 % (de 2 146 à 2 245), celui des blessés de 1,8 % (de 2 551 à 2 596) et celui des hospitalisés de 5,5 % (419 à 442). En regardant dans le détail, les pouvoirs publics estiment qu'ils doivent, davantage encore, cibler leurs actions envers deux publics particulièrement vulnérables : les piétons (10 morts) et les conducteurs de deux-roues motorisés (14 morts). Ces deux catégories représentent les trois quarts des décès. En revanche, aucun cycliste ni chauffeur de poids lourds n'a été tué sur la route durant cette période.

Les responsables de la sécurité routière sont d'autant plus déçus de ces résultats que plusieurs campagnes de prévention ont été menées durant l'année, notamment à l'intention des jeunes conducteurs de motos comme ses trois actions d'alternative à la sanction sur le thème « Jeunes permis motocyclistes, soyons vigilants ». En lien avec le procureur du tribunal de Bobigny, une opération de sensibilisation des usagers de deux-roues motorisés, titulaires de permis récents et venant d'être verbalisés, a été réalisée sur le circuit Carole à Tremblay où les auteurs de petites infractions pouvaient choisir entre s'acquitter d'une amende ou suivre un 
stage de sensibilisation aux bonnes pratiques. Par ailleurs, dix-neuf actions inscrites au plan départemental d'action et de sécurité routière ont été réalisées et vingt et une autres sont en cours d'achèvement, pour un montant de 75 600 € de crédits engagés autour des cinq thèmes de l'addiction, la vitesse, les deux-roues motorisés, les jeunes et le partage de l'espace public.

Côté répression, la préfecture se félicite de sanctions plus lourdes. Par exemple, le samedi 30 août 2014, un contrôle vitesse mis en place sur l'A86 a permis l'interception d'un motard enregistré à 213 km/h à un endroit limité à 90 km/h. Le conducteur était porteur d'un bracelet électronique suite à une condamnation pour conduite sans permis ! Jugé en comparution immédiate il a été condamné à trois mois de prison ferme. Pour la seule CRS autoroutière Nord - Ile-de-France, les conduites en état alcoolique constatées de janvier à septembre 2014 en Seine-Saint-Denis ont augmenté de 72 % (94 en 2013, 162 en 2014), tandis que les infractions relatives aux stupéfiants passaient de 6 à... 32, soit + 433 %. Dernier chiffre : près de 263 400 infractions pour vitesse excessive ont été constatées sur le secteur depuis le 1er janvier... soit près de 1 000 par jour.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Octobre 2014

montreuil-peche.pngElle sort une liasse de billets minutieusement rangée dans une enveloppe. A l'intérieur, près de 400 « pêches » (400 EUR), le nom donné à la monnaie locale de Montreuil, en circulation depuis cet été. La librairie Folie d'encre fait partie de la dizaine de commerces de la commune à jouer le jeu de la pêche depuis le début. « On a accepté immédiatement mais je dois avouer que je pensais au départ que ça ne verrait jamais le jour, glisse avec un sourire Amanda, la nouvelle responsable de la librairie. Mais finalement, nous avons en moyenne deux clients qui paient en pêche chaque semaine. C'est déjà pas mal. »

Qui sont-ils ? Des militants altermondialistes pour la plupart, qui font le choix de la monnaie locale par idéologie. Quelques curieux aussi, comme cette dame qui souhaitait être prise en photo au moment de la transaction. « Pour moi, c'est avant tout un engagement local, poursuit Amanda. Après, j'ai un peu l'impression de jouer au Monopoly, il y a un côté ludique. Le problème, c'est que je ne sais pas quoi faire de mes pêches. Soit je les échange à l'association et je perds 5 % de leur valeur, soit je m'en sers pour acheter autre chose dans un commerce qui les accepte. Mais honnêtement, il n'y en a pas encore assez. »

Même constat chez Saperlipopette, un dépôt-vente de vêtements pour enfants. « Il faut laisser au concept un peu de temps pour s'installer, constate Fanny, qui a 70 pêches dans sa caisse. Certains commerçants ne voient pas quel est leur intérêt et ils ne se lancent pas. Par exemple, comment fait un restaurateur s'il ne peut pas payer ses fournisseurs en pêches ? Il est bloqué car il ne peut pas les remettre dans le circuit. Il faut encore réfléchir à certains aspects... » Car pour le moment, si de nombreux commerçants de Montreuil ont accepté par principe la démarche, ils sont encore trop peu à afficher sur la devanture de leur boutique le logo « Ici, on a la pêche ».

Source : Le Parisien

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Publié le 25 Octobre 2014

Maxence.jpg« Je ne sais pas trop comment ça va être pris, car tout le monde n'est pas forcément au courant. » Maxence Buttey se doute que son annonce ne va pas passer inaperçue : le jeune homme vient de se convertir à la religion musulmane.

Un choix qui ne regarde pas le grand public... mais peut être ses électeurs car, à 22 ans, il est conseiller municipal 
Front national à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). « J'ai découvert cette religion grâce à un camarade de classe, sur les bancs de la fac de médecine, à 19 ans, raconte- t-il. Nous avons beaucoup parlé, et j'ai été amené à m'interroger. J'étais catholique mais, en relisant la Bible, je me suis aperçu de toutes les incohérences. En lisant le Coran de manière approfondie, j'ai compris que cette religion est plus ouverte. »

Il rate le concours d'entrée en médecine et s'oriente vers un 
BTS de gestionqui ne l'intéresse pas, avant de tout plaquer pour faire du droit à Paris. Maxence veut s'engager pour son pays. Il dit trouver dans le programme du FN à la présidentielle de 2012 de nombreuses similitudes avec l'islam : « Les deux sont diabolisés et très éloignés de l'image que les médias en donnent. Comme l'islam, le FN défend le plus faible. Le parti dénonce les taux d'intérêt exorbitants de la dette de notre pays. Et l'islam est contre la pratique de l'usure. »

Dans le cadre de sa campagne pour les municipales, il est amené à rencontrer la communauté musulmane. Il croise l'imam de Noisy, parle beaucoup avec lui et décide de se convertir en juillet dernier. Maxence a conscience de son parcours atypique. « Bien sûr que certains de mes électeurs seront déçus par mes choix. Mais je suis prêt à leur expliquer que l'islam a vocation à réunir tous les hommes et les femmes », se justifie- t-il. C'est pourquoi le jeune élu a du mal à croire à la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. De même qu'il estime qu'il y a beaucoup de flou autour de l'affaire Merah. « Je suis contre le niqab, contre l'exclusion, jure-t-il, cette religion n'appelle pas à couper des têtes comme le pratique l'organisation Etat islamique. » Buttey préfère ne pas trop s'étendre sur le jihad.

En revanche, il a envoyé, il y a quelques jours, une vidéo vantant l'aspect visionnaire du Coran aux cadres du bureau départemental du FN. Une démarche que n'a vraiment pas appréciée Jordan Bardella, le secrétaire du parti. « La religion est un choix privé, que je respecte mais qui ne doit pas entrer dans la sphère de nos activités politiques, insiste-t-il. La vidéo prosélyte envoyée par Maxence est inacceptable. C'est pourquoi j'ai décidé de le suspendre de ses responsabilités au bureau départemental. »

Source : Le Parisien

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Publié le 23 Octobre 2014

Roms-Paris.jpgIl a convoqué les médias en hâte. Au lendemain de l'évacuation du camp rom des Coquetiers, à Bobigny, le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, a tenu à se justifier et à mettre les choses au clair, hier, alors qu'une partie des Roms concernés ont échoué mardi soir à Paris, où la mairie a dû ouvrir un gymnase.

Mardi après-midi, le bidonville de Bobigny où vivaient depuis plusieurs années 200 à 400 personnes, selon différentes estimations de la préfecture et des associations, a été évacué par les forces de l'ordre. Une expulsion programmée et anticipée par la préfecture, qui expliquait que deux diagnostics sociaux avaient été réalisés. Ainsi une trentaine de familles dont les enfants étaient scolarisés ont obtenu un relogement dans des foyers Adoma. Une dizaine d'autres, dont l'un des parents a un revenu fixe, devait recevoir une proposition de relogement en HLM dans le département. Les autres enfin devaient être hébergées à l'hôtel.

Mais voilà, hier soir, 57 Roumains et Bulgares -- dont 27 enfants -- s'apprêtaient à passer une deuxième nuit dans un gymnase de Paris, à deux pas de la gare du Nord. « Je n'ai plus aucun rôle à jouer, lâche le préfet du 93. Nous avons évacué le camp, pris en charge de nombreuses personnes, dépensé 320 000 € pour le placement de nombreux ménages en foyer, les autres ont le droit de circuler librement. Je ne me sens pas redevable. Et si je n'ai pas de conseil à donner à la Ville de Paris, je ne suis pas certain qu'ouvrir un gymnase soit une solution. » S'il est si cinglant, c'est parce que le bras de fer entre Paris et la préfecture du département s'est intensifié depuis la veille.

RomsRepubliqueLe préfet aurait ainsi reçu un appel musclé de la part du cabinet d'Anne Hidalgo, la maire PS de Paris. Le motif : pas question que la capitale prenne en charge ces Roms venus de Seine-Saint-Denis. Les associations présentes auprès des Roms assuraient hier que Paris maintenait la pression pour obtenir des solutions auprès de la préfecture du département. « Ce serait normal car Paris ne peut pas subir les évacuations de tous les terrains d'Ile-de-France », estime Christophe Louis, directeur de l'association les Enfants du canal. Réponse du préfet de Seine-Saint-Denis : « Cela n'a pas posé problème à la mairie cet été lorsqu'ils ont renvoyé 4 000 biffins de notre côté du périphérique. » Ambiance.

Quoi qu'il arrive, l'avenir des 57 Roms reste encore flou, aucune solution n'ayant été apportée pour les jours prochains. Parmi ces personnes, une femme enceinte de sept mois, un bébé de 3 mois et de nombreux enfants scolarisés notamment à Bobigny. Or, justement, la scolarisation des enfants a poussé la préfecture du département à se mobiliser depuis trois semaines pour trouver des foyers d'accueil aux familles concernées. « Celles qui étaient présentes sur le camp lors des diagnostics sociaux et dont les enfants sont inscrits à l'école ont eu des propositions », assure le préfet délégué à l'égalité des chances, Didier Leschi.

« Tout a été fait bien trop vite », critique Andrea Caizzi, du collectif Romeurope 93. A-t-il pu y avoir des failles dans la préparation ? « Peut-être, reconnaît-on en préfecture. Mais il y a des injustices partout. Il faut faire avec. » En clair : la Ville de Paris n'a plus qu'à gérer le problème.

Source : Le Parisien

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