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Publié le 3 Janvier 2015

bourse-travail-blanc-mesnil.jpgLe cœur gros, les militants de la CGT passent un dernier coup de balai dans la salle de la Bourse du travail du Blanc-Mesnil. Depuis jeudi, plus aucune organisation syndicale ne peut occuper ce petit bâtiment situé au 158, avenue Charles-Floquet, jusque-là prêté par la municipalité.

En septembre, le nouveau maire (UMP), Thierry Meignen, a en effet décidé de récupérer ces locaux (avec une salle de réunion et des bureaux) pour en faire la future maison du quartier Eiffel. Furieuses, les quatre principales organisations syndicales — la CGT, FO, la CFDT et la FSU — appellent à un rassemblement unitaire lundi à 12 h 30 devant la Bourse du travail.

La nouvelle majorité municipale UMP-UDI, élue en mars après près de quatre-vingts ans de gestion communiste de la ville, avait déjà voté, peu après son élection, la fin de la subvention de 80 000 € à la Bourse du travail, entraînant par là même le licenciement de ses deux salariées. En septembre, elle a franchi un nouveau pas en récupérant le bâtiment. Les militants avaient jusqu'au 31 décembre pour quitter les lieux. « Le 31 décembre au matin, le jour du réveillon, le maire a fait changer les serrures en présence de la police municipale ! s'insurgent les syndicats. Il nous a jetés à la rue et montre ainsi son mépris vis-à-vis du monde du travail et des salariés. » Attaqué, Thierry Meignen rappelle que « la délibération a été votée en conseil municipal. Je la mets en œuvre. Et il n'est pas question que nous subventionnions d'une manière ou d'une autre la CGT. »

« Une vision dogmatique », aux yeux des syndicats, qui entendent aborder cette question lors de leur réunion avec le préfet de Seine-Saint-Denis, programmée mardi. « Pour nous, ce sont les valeurs de la démocratie et de l'engagement pour le progrès social qui se retrouvent malmenées », martèlent en cœur la CGT, FO, la CFDT et FSU.

Hier, au fond de la salle de la Bourse du travail, les cartons de documents s'entassaient aux côtés des sacs poubelles. « On en a jeté plus de 100 ! » témoigne, écœurée, Fatima, l'ancienne attachée de direction de la Bourse du travail, désormais au chômage. « Depuis la fermeture, le téléphone n'arrête pas de sonner. On menait ici un travail important pour les salariés du secteur privé », renchérit un de ses camarades, qui rappelle que la Bourse du travail existait depuis 1967.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 3 Janvier 2015

voituresbruleesLe nombre de voitures brûlées lors du passage à la nouvelle année est encore important en Seine-Saint-Denis, mais il est moins élevé que les années précédentes. Une centaine de voitures au total ont été endommagées par les flammes depuis la nuit de la Saint-Sylvestre.

Un peu plus de quatre-vingt-dix voitures ont brûlé dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, dont une trentaine par propagation des flammes, auxquelles il faut ajouter une dizaine d'autres voitures, dans la nuit de jeudi à hier. Il reste difficile de faire la distinction entre les incendies volontaires relevant des « violences urbaines », et de ceux qui auraient eu pour but de masquer une escroquerie à l'assurance. Peu d'arrestations ont eu lieu. Il n'y a pas eu de blessés. Quelque 800 policiers (dont trois compagnies de CRS) ont été mobilisés dans le département pour assurer le maintien de l'ordre le soir du 31, dispositif maintenu le lendemain, dans une forme un peu allégée.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 2 Janvier 2015

voituresbruleesC'est une particularité en Seine-Saint-Denis. Le dispositif de maintien de l'ordre déployé pour la fin de l'année est prévu pour deux soirs. Ainsi, hier, sur les quelque 800 policiers mobilisés (dont trois compagnies de CRS) au soir de la Saint-Sylvestre, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, 650 sont restés sur le terrain hier soir.

Il faut dire que les années précédentes ont démontré qu'il y avait matière à maintenir des forces de l'ordre une nuit de plus. Ainsi, l'an passé, une trentaine de voitures étaient parties en fumée la nuit du 1er au 2 janvier. Cette singularité sera peut-être amenée à disparaître, si le calme relatif de la première nuit se confirme.

Quelques projectiles sur un toit. Précaution oblige, des messages de prévention avaient été, cette année encore, diffusés aux bailleurs pour les inviter à faire enlever les épaves et ne pas laisser les poubelles dehors. Le survol par hélicoptère a permis de saisir des projectiles amassés sur un toit, mardi. Mercredi soir, l'hélicoptère était disponible en cas d'urgence, mais n'a pas été sollicité.

Une soixantaine de voitures incendiées. Pas de communication officielle hier, mais selon nos sources, le nombre de voitures incendiées est en baisse : une soixantaine (hors propagation à d'autres voitures), soit près de deux fois moins qu'en 2012. Bien malin celui qui peut faire la part entre les tentatives d'arnaque à l'assurance et les violences urbaines. Un homme a été surpris affairé auprès de sa propre voiture.

Six mineurs arrêtés. Les seules arrestations pouvant être liées à des violences urbaines ont eu lieu à Montfermeil, où trois adolescents sont accusés d'avoir voulu mettre le feu à une poubelle. Ils devaient rester en garde à vue hier soir, le temps de recueillir des vidéos pour vérifier les accusations. A Stains, trois adolescents ont été arrêtés pour des jets de mortier sur des policiers, mais ils ont été relâchés, faute de preuves.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 31 Décembre 2014

monoxyde-de-carbone.jpgDrame lié au monoxyde de carbone à Drancy où un chauffage défaillant a bien failli coûter la vie à un père de famille, lundi soir. Ce dernier avait installé dans la soirée un chauffage artisanal au charbon pour chauffer une des pièces de son logement, situé rue Charles-Gide.

Peu après, se sentant fatigué, il est allé s'allonger sur son lit. Ne le voyant pas revenir, sa femme s'est inquiétée. L'homme gisait, inconscient. Son épouse a aussitôt alerté les secours. A l'arrivée du Samu, l'homme était dans le coma. Il a été transporté dans un caisson à l'hôpital de Garches (Hauts-de-Seine). Son état est jugé très sérieux, mais ses jours ne seraient plus en danger. Sa femme et leurs quatre enfants ont eux aussi été intoxiqués par les émanations de monoxyde de carbone, mais moins gravement. Ils ont également été hospitalisés.

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz très dangereux qui se dégage lors de la mauvaise combustion de gaz, de bois, de charbon, de pétrole... Sans odeur, il se substitue à l'oxygène dans le sang et provoque des intoxications qui peuvent être très graves, voire mortelles. Les premiers signes sont des vertiges, des maux de tête, des nausées puis une paralysie musculaire, une perte de connaissance.

En cas de suspicion d'intoxication, il faut immédiatement aérer les locaux, arrêter les appareils à combustion, évacuer les lieux, appeler les secours en composant le 15 ou le 18. Après les graves intoxications de ce début de semaine, la préfecture rappelle les consignes de prudence : faire vérifier et entretenir ses installations de chauffage et de production d'eau chaude, respecter le mode d'emploi des appareils à combustion comme les chauffages d'appoint, les groupes électrogènes, les appareils à gaz, ne jamais utiliser de façon prolongée un chauffage d'appoint à combustion, ne pas boucher les aérations, ouvrir ses fenêtres au moins dix minutes par jour pour changer l'air. . Chaque année, le CO entraîne une centaine de décès en France.

Source : Le Parisien

 

 

 

 

 

 

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Publié le 28 Décembre 2014

canal-ourcq-bobigny.pngLe corps d'un homme a été repêché ce dimanche matin dans le canal de l'Ourcq, au niveau de Bobigny. C'est un pêcheur qui a aperçu le corps en train de flotter et qui a alerté les secours. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme aurait séjourné longtemps dans l'eau. Il n'était pas identifiable Le cadavre a été transporté à l'Institut médico-légal à Paris où une autopsie doit permettre de connaître les causes du décès. 

 Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 26 Décembre 2014

coups-de-feu.jpgC'est dans le centre commercial Parinor, d'Aulnay (93), dans l'effervescence des courses de Noël, que le tireur présumé a été retrouvé. Soupçonné d'avoir ouvert le feu sur l'appartement d'un voisin, à Goussainville, l'été dernier, il a été interpellé par les policiers d'Aulnay-sous-Bois qui effectuaient un contrôle lundi soir à Parinor.

M., 36 ans, est installé devant sa télévision, dans le salon de son appartement du rez-de-chaussée de la cité Ampère. Nous sommes en début de matinée, le 8 août. Il somnole quand trois coups de feu claquent. Le résidant, qui parlera de bruits assourdissants lorsqu'il déposera plainte, se réfugie dans sa salle de bains, sans être touché par les projectile

Deux vidéos et une empreinte génétique 

Quand la police effectue sur place les premières constatations, elle note deux impacts de balle dans le salon, un troisième dans la chambre. Les coups de feu ont été tirés depuis la rue, peut-être à partir d'une voiture, à travers les volets roulants en plastique, toujours percés aujourd'hui. Les balles de calibre 9 mm fichés dans le mur ont pu être extraites et expertisées.

C'est en visionnant les caméras de vidéosurveillance de la ville que les enquêteurs de Gonesse ont pu lancer leurs investigations. La seule voiture qui circulait dans le secteur ce jour-là, c'était une Renault Clio qui, à l'image, prend visiblement la fuite dans l'avenue Albert-Sarraut. La voiture est filmée jusqu'à son arrêt devant un café, deux kilomètres plus loin, à côté de la gare RER. Deux hommes en descendent, entrent dans le bar de la Poste, pendant qu'un passager prend le volant et quitte les lieux.

Cette séquence vidéo a été déterminante pour les policiers qui se sont intéressés à la voiture. Tout autant que la suivante, fournie cette fois par l'installation vidéo du café. Il y a l'image, mais aussi le son : « Je viens de mettre trois balles à un mec » lance celui qui conduisait la Clio au moment des faits à l'intérieur de l'établissement. Le suspect est alors identifié, mais il reste introuvable. Agé d'une trentaine d'années, il fait alors l'objet d'un mandat de recherche.

L'enquête se poursuit et les policiers retrouvent la Clio dont l'habitacle révèle la présence de résidus de tirs. Des traces de poudre sont également découvertes sur des gants dans lesquels l'ADN du tireur a pu être extrait. Une empreinte génétique correspondant au suspect.

Ce dernier a fini par être retrouvé dans la foule des clients préparant Noël lundi soir. Un cadeau pour les policiers de Gonesse qui ont pu placer l'homme en garde à vue dans le cadre de leur dossier. Déféré mardi devant un juge d'instruction de Pontoise, il a été placé en détention provisoire à Villepinte. L'instruction devra désormais déterminer le mobile des coups de feu. L'auteur présumé aurait nié toute implication dans les faits. La victime avait expliqué auparavant avoir eu de bonnes relations avec son voisin.

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Décembre 2014

mari-violent.jpgUn homme de 43 ans a été condamné lundi à un an de prison ferme pour avoir frappé sa femme à La Courneuve, en fin de semaine dernière. Elle avait déjà tenté d'alerter la police, mais ne parlant pas français, cette femme tamoule n'était pas parvenue à se faire comprendre. Vendredi, elle a réussi à appeler les secours tandis que son mari la frappait avec ses poings et une cuillère en bois.

« Pour sauver mon enfant, je dois le quitter », a expliqué cette femme à la barre par la voie d'un traducteur, rappelant que son mari devenait violent lorsqu'il buvait. Déjà condamné pour meurtre et des blessures involontaires, le mari, boulanger, a présenté ses excuses et dit sa volonté de revivre avec sa femme. En vain. Le tribunal le contraint en outre à une mise à l'épreuve pendant deux ans, avec l'obligation de se soigner, de travailler et l'interdiction formelle d'entrer en contact avec la mère de son enfant. A défaut de quoi, il pourrait retourner en prison.

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Décembre 2014

DrogueSaisie-LUn procès en comparution immédiate peut coûter cher aux prévenus. C'est ce qui est arrivé à deux jeunes de Saint-Ouen, Sofiane et Moussa, 22 et 27 ans, condamnés lundi à Bobigny à deux ans de prison ferme pour un trafic dans un hall d'immeuble, boulevard Victor-Hugo à Saint-Ouen.

Depuis une dizaine de jours, les enquêteurs du commissariat de Saint-Ouen avaient dans le collimateur le trafic dans un immeuble du boulevard Victor-Hugo. En prenant d'assaut le bâtiment, mercredi dernier, les policiers ont vu détaler deux hommes dans les étages. Une porte a claqué, elle ne s'est rouverte qu'après plusieurs minutes sur trois hommes : Sofiane, Moussa et le locataire de l'appartement, invalide à 80 %.

Entre-temps, du cannabis avait été jeté par la fenêtre. Des policiers, restés dehors, ont réceptionné la centaine de grammes de résine et un couteau à cran d'arrêt. C'est Sofiane qui a jeté la drogue par la fenêtre. Il se défend d'en être le propriétaire. « On était sept dans l'appartement » soutient Moussa, laissant entendre que les policiers ont falsifié la procédure. « Nous, on était juste venu là fumer une cigarette. » Quant à l'argent trouvé sur eux -- 310 € et 425 €, alors qu'ils sont tous deux sans emploi officiel -- il proviendrait d'un ami ou de la famille.

« Vous savez, intervient la présidente Sophie Bardiau, ici on traite suffisamment d'affaires de trafic de drogue et, en général, les appartements sont tenus par des mères de famille insoupçonnables ou des personnes fragiles sur un plan psychologique, handicapés ou très jeunes, ça reste assez classique. Alors, il sert à quoi cet appartement dans le quartier ? » Sofiane réfléchit : « A rien... De temps en temps il y a du monde, mais on ne peut pas dire que c'est connu ».

Le locataire -- absent au procès -- a déclaré aux policiers que les deux prévenus avaient pris l'habitude de venir couper leur shit chez lui. Puis un mystérieux visiteur l'aurait menacé de représailles s'il ne changeait pas sa version. Lundi, une déclaration de dernière minute a été produite par la défense, quelques lignes manuscrites du fameux locataire, assurant cette fois qu'il avait dit n'importe quoi aux policiers parce qu'il était sous l'emprise de médicaments. Une seconde déclaration, signée de son voisin, confirme bien que son voisin prend des médicaments. « Tiens, c'est la même écriture(NDLR  : sur les deux attestations) », souligne la présidente.

Les casiers chargés des deux prévenus n'ont pas volé à leur secours non plus. Sortis de détention en juillet tous les deux, ils y sont retournés lundi. « Quand on retourne longtemps en prison, on passe l'envie de recommencer », pense Mathieu Debatisse, pour le parquet, regardant droit dans les yeux les prévenus. Il avait réclamé quatre années d'emprisonnement dont un avec sursis mise à l'épreuve. Les condamnés peuvent faire appel.

Source : Le Parisien

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Publié le 19 Décembre 2014

seine-saint-denis.jpgParler du budget de l'année suivante au mois de décembre. Rien de très original dans la grande majorité des collectivités. Mais en Seine-Saint-Denis, avec des comptes souvent dans le rouge et un équilibre très difficile à trouver, la séance du conseil général consacrée au vote du budget avait plutôt lieu ces dernières années en février ou en mars. Cette fois-ci, retour à « la normale ».

Hier matin, pendant près de quatre heures, les élus se sont consacrés aux orientations financières à choisir de 2015. Et si le président PS Stéphane Troussel assure que cette séance de décembre permettra de « mettre en place plus rapidement les projets », certains élus de l'opposition y voient surtout une manière de bousculer le calendrier avant les élections départementales de mars 2015.

Preuve de l'approche du scrutin : l'UDI et l'UMP ont tenu à s'exprimer d'une seule voix pour faire bloc face à un PS vivement critiqué par le Front de gauche.

Priorité aux crèches et aux collèges

La majorité a tout de même fait voter son budget 2015 avec une courte majorité (16 voix pour, 10 abstentionnistes FG et 13 contre dont les 11 élus de droite et 3 FG). Qu'y trouve-t-on ? Tout d'abord des économies réalisées grâce « aux efforts pour maîtriser les dépenses de fonctionnement », explique Stéphane Troussel. Exemples : - 25,5 % de frais pour la publicité et les relations publiques entre 2012 et 2015, - 33 % sur les frais postaux et la télécommunication... Ensuite une hausse des aides d'Etat en matière de solidarité (elles sont passées de 30 M€ en 2013 à 100 M€ prévues en 2015) « même si elles restent encore loin du compte ».

Du coup, les impôts ne bougeront pas. Stéphane Troussel se réjouit enfin du récent accord trouvé avec les banques pour sortir « du piège des emprunts toxiques ». « Tout cela va nous permettre de financer toutes les politiques de solidarité, d'assumer des politiques de santé comme la lutte contre la tuberculose ou en faveur de la vaccination, précise-t-il. Cela va également nous donner les moyens de maintenir les politiques culturelles alors même que certaines villes coupent brutalement ces budgets. »

Mais les deux grands chantiers 2015 du conseil général seront consacrés avant tout à la petite enfance, qui bénéficiera de 80 MEUR pour créer de nouvelles places en crèche et améliorer les lieux d'accueil, ainsi qu'au plan ambition collèges 2020 qui vise à rénover ou reconstruire 90 collèges du département.

Pour l'opposition, qui a voté contre, « il est évident que ce budget est irréel et hors du temps ».

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 18 Décembre 2014

rat.jpgVoilà l'un des soucis majeurs des mairies. Celui qui fait s'arracher les cheveux des bailleurs, organiser deux ou trois réunions par semaine à Rosny, lancer des projets de réhabilitation de quartiers à Bobigny, multiplier les campagnes de dératisation ici et là... Cette année, les nombreux chantiers en cours et la douceur de l'automne ont facilité la prolifération de rats dans le département. Ou du moins leur visibilité.

A Montreuil, où l'on reconnaît être particulièrement impacté dans certains quartiers, une cellule rats a même été mise sur pied à la fin de l'été dernier. « Nous avons eu de nombreux signalements de présence de rats et nous avons donc mis en place cette cellule qui permet de mieux coordonner tous les intervenants », précise Anne-Laure Borie, la responsable du service communal d'hygiène et de santé, dont dépend la fameuse cellule spécialisée.

Une ligne téléphonique pour signaler les rongeurs

Car si la ville prend en charge la dératisation des rues et des bâtiments communaux, la communauté d'agglomération Est Ensemble s'occupe des égouts, le conseil général des voies départementales, les bailleurs sociaux de leurs résidences... A chaque fois, il faut suivre des obligations strictes : pas de produits raticides dans les parties communes des locaux des bailleurs sociaux car ils risqueraient par exemple d'être ingérés par des enfants. Idem dans les écoles ou dans les bâtiments communaux, où il faut donc profiter des périodes de fermetures...

Après plusieurs réunions de mises en route, la cellule rats se réunit désormais une fois tous les six mois. Mais William Grando, le Monsieur Rats de la ville envoie des mails régulièrement pour caler les interventions préventives -- chaque printemps et chaque automne -- ainsi que les opérations curatives, chaque mois, organisées à chaque fois dans trois ou quatre quartiers de la ville.

« Si nous recevons des signalements de riverains, nous incluons alors le quartier dans l'opération du mois qui vient, poursuit Anne-Laure Borie. Mais nous ne distribuons plus de produits raticides. » Sur le site Internet de la mairie, le planning de dératisation est consultable par les habitants. Mais ces derniers peuvent également contacter le 01.48.70.65.80 pour signaler la présence de rats.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 17 Décembre 2014

DrogueSaisie-LDeux hommes originaires de Creil (Oise) ont été interpellés, hier matin, dans un logement du centre de Pantin. C'est la police judiciaire de Creil qui est intervenue, sur commission rogatoire, avec l'appui des forces de police locales. Quelques 100 kg de cannabis ont été retrouvés à l'intérieur du domicile et 50 autres kilos dans une voiture. Une instruction judiciaire est ouverte dans cette affaire de trafic de drogue de grosse ampleur. Les deux trafiquants sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire creilloise.

Source : Le Parisien

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Publié le 17 Décembre 2014

gare-drancy.jpgLes interdictions tombent, mais les incertitudes demeurent. Au lendemain de l'annulation par le tribunal administratif de Montreuil de l'arrêté préfectoral du 6 mars 2013, élus et collectifs de riverains de la gare de triage de Drancy restent vigilants. C'est cet arrêté qui avait mis sur la table la question de la dangerosité de ce site majeur du fret francilien, où transitent chaque année plus de 15 000 wagons transportant des matières dangereuses, au cœur des villes de Drancy, du Blanc-Mesnil et du Bourget.

La préfecture avait pris cet arrêté à la suite des études de risques menées par Réseau ferré de France (RFF). Celui-ci avait entraîné, dans la foulée, la rédaction d'un « porter à connaissance » interdisant toute nouvelle construction dans un périmètre de 620 m autour de la gare, soit 30 % du territoire de Drancy et 20 % de celui du Blanc-Mesnil !

« La conséquence immédiate de la décision du tribunal administratif est l'annulation du porter-à-connaissance », estime Alain Ramos, président du Corigat (Collectif des riverains de la gare de triage). Une décision qui devrait soulager bon nombre d'habitants, qui ont vu la valeur de leur bien dégringoler ou parfois les chantiers de construction ou d'agrandissement de leur pavillon stoppés net.

Mais tout ceci risque bien de n'être que provisoire. La préfecture assure qu'elle engagera « une nouvelle démarche visant à prendre un nouvel arrêté permettant d'encadrer l'activité du site en matière de sécurité et tenant compte des dernières évolutions relatives à l'analyse des risques ». Qui dit nouvel arrêté dit aussi nouveau porter à connaissance, et donc nouvelle interdiction à construire. Celle-ci pourrait même être étendue. Le rapporteur public du tribunal administratif a en effet considéré l'étude de dangers de RFF comme « incomplète », notamment « sur le périmètre retenu qui aurait dû inclure le faisceau nord de la gare », précise le Corigat.

Dans l'attente de ce nouvel arrêté, la délivrance de permis de construire pourra reprendre. Mais la question de la dangerosité du site, elle, reste entière. « Il y a toujours 15 000 wagons par an transportant des matières dangereuses, plus 400 de chlore et 400 de déchets nucléaires. Il faut que le prochain arrêté propose des solutions pour en réduire les risques, faute de quoi cette annulation n'aura servi à rien. Nous demandons à être associés à sa rédaction. Nous veillerons à ne pas être mis devant le fait accompli comme en 2013. La mobilisation citoyenne se poursuit », martèle Alain Ramos.

« C'est retour à la case départ. Sur le fond on n'a pas avancé. Et pendant ce temps-là, des dizaines d'habitants ont été spoliés », regrette Hacène Chibane, conseiller d'opposition (PS) à Drancy.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 17 Décembre 2014

julien-odoul.jpegDécidément, Julien Odoul a du mal à se situer politiquement. L'ex-secrétaire du groupe UDI au conseil général de Seine-Saint-Denis vient effet d'intégrer le cabinet de Marine Le Pen, après avoir commencé sa carrière au PS. Un coming out que n'ont pas du tout, mais alors pas du tout, apprécié les élus du centre.

« Je suis un patriote et j'aime la France, justifie Julien Odoul. On voit bien aujourd'hui qu'aucun parti ne répond aux attentes des Français. Cela a pris du temps car il s'agit d'un long cheminement mais je sais que j'ai fait le bon choix. » Julien Odoul, 28 ans, a déjà un passé politique bien chargé puisqu'il a commencé son militantisme au PS en mars 2006... avant de quitter le parti 9 mois plus tard. Il devient alors le collaborateur du député-maire UDI d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), André Santini, mais c'est sous l'étiquette du parti radical valoisien (PRV) qu'il se présente aux élections législatives de 2012 dans le Val-de-Marne. Il récolte 2,5 % des voix. Le groupe UDI du conseil général de Seine-Saint-Denis le récupère à ce moment-là.

La gauche se déchaîne

« J'ai appris la nouvelle de son passage au FN par la presse, je n'en reviens toujours pas, s'étrangle Stéphane Salini, patron du groupe UDI au conseil général. Il ne m'en a jamais parlé et je trouvais même qu'il se situait sur notre aile gauche. Quand il est parti, il m'avait juste expliqué qu'il allait travailler au ministère des Armées. Visiblement ce n'est pas le cas. Bien entendu, nous n'avons aucun point commun avec le FN. » La gauche s'est déchaînée suite à cette annonce. « A l'évidence, les digues entre la droite dite républicaine et l'extrême droite sont en voie de s'écrouler en Seine-Saint-Denis », écrit Emmanuel Constant, patron du groupe PS, dans un communiqué.

Quand on rappelle à Julien Odoul qu'en 2011, il avait déclaré, dans un article de l'Express : « Le centre véhicule toutes les valeurs qui sont les miennes », le jeune homme élude. « Mes propos ont été déformés par le journal et puis, à l'époque, j'étais le collaborateur d'André Santini dont j'admirais beaucoup le travail. » Julien Odoul ne veut pas en dire plus sur son rôle exact auprès de la leader d'extrême droite. Quand à une éventuelle candidature à une élection sous l'étiquette FN, il ne ferme pas la porte. « Je ferai ce que Marine Le Pen aura décidé pour moi », jure-t-il.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 15 Décembre 2014

hakanLa famille et les proches de Hakan, 44 ans, sont plongés dans l’inquiétude depuis sa disparition, dimanche, à Clichy-sous-Bois. Cet homme est handicapé. « Il parle français et turc et peut répondre quand on l’appelle mais il ne peut pas faire de grandes phrases », explique une amie de la famille. Sa disparition a été signalée au commissariat de la ville. Il mesure 1,65 m et au moment de sa disparition, portait un jean bleu, une casquette noire avec une veste noire rayée d’un trait blanc, des baskets blanches et bleues. Toute personne ayant des informations à son sujet peut appeler la police.

Source article et photo : Le Parisien

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Publié le 13 Décembre 2014

Le camp rom situé rue Charles-Michels, à Saint-Denis a été évacué hier. Environ 300 personnes, dont de nombreuses familles, vivaient dans ce bidonville implanté depuis juin, non loin de la gare. La mairie, invoquant des problèmes de salubrité et de sécurité, avait pris un arrêté d'évacuation que les associations avaient tenté en vain de dénoncer cet automne devant le tribunal.

Cet été, c'est là qu'un enfant de ce camp, âgé de 4 ans, avait été heurté par un 4 x 4 rue Charles-Michels. C'est aussi dans ce camp que la famille de Darius, le jeune homme tabassé en juin à Pierrefitte, a échoué un temps avant d'être relogée par les services de l'Etat. Environ 3 000 Roms vivent dans des bidonvilles en Seine-Saint-Denis.

Source article : Le Parisien / Vidéo : Aulnaylibre !

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Publié le 9 Décembre 2014

blogsausset1.JPGÀ l’occasion de la date anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 de « séparation des églises et de l’État », l’Union départementale des DDEN (délégués départementaux de l’éducation nationale) de Seine­Saint­Denis et une cinquantaine d’élèves d’une école publique de Villepinte ont planté un « arbre de la laïcité » dans le parc départemental du Sausset, en présence de Stéphane Troussel, Président du Conseil général.

En accueillant cet acte symbolique dans l’un de ses parcs, le Conseil général entend rappeler l’importance de la laïcité, principe fondamental de la République et encourager le vivre­ensemble. En Seine­Saint­Denis plus qu’ailleurs, il s’agit de promouvoir une laïcité protectrice pour les jeunes, innovante, concrète qui ne vise pas à exclure.

Source : http://www.seine-saint-denis.fr/

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Publié le 9 Décembre 2014

MaxenceDécidément, le parti d’extrême droite ne sait pas vraiment comment gérer le cas de Maxence Buttey, cet élu de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) qui a annoncé récemment sa conversion à l’islam.

Le jeune homme de 22 ans vient en effet d’apprendre par mail que le bureau départemental du 
FN lui retirait sa fonction de responsable de circonscription. Et il n’en revient pas. «Je n’ai jamais été consulté, ni appelé, on m’apprend ça par mail, ce ne sont pas des méthode, tempête-t-il auprès du Parisien.fr. Quant au motif, il est bidon puisqu’il est écrit: "Perte de confiance". Qu’est ce que ça veut dire? J’ai vu Jordan Bardella, le secrétaire départemental du FN la semaine dernière, il ne m’a rien dit.» 

Maxence Buttey en est sûr: c’est sa conversion à l’islam qui lui vaut cette sanction. L’élu FN avait déjà été suspendu en octobre pour, officiellement, avoir diffusé une vidéo sur les aspects prophétiques du Coran. «Prosélytisme,» avaient alors tonné les responsables du bureau exécutif. 

Une semaine plus tard, sous la pression médiatique, sa suspension était levée. Mais depuis, Maxence a bien senti qu’il n’était pas le bienvenu partout. «Il y a, au sein du FN, beaucoup d’islamophobes. Je ne les juge pas, c’est un fait, analyse-t-il. Ce n’est pas le cas de 
Marine Le Pen et de nombreux responsables nationaux qui savent faire la différence entre la vie privée et la vie publique. En revanche, dans le département, certains n’y arrivent pas. Depuis l’affaire de la vidéo, je n’ai rien dit, rien fait pour mettre en avant ma religion. Je fais mon travail d’élu, j’arpente le terrain. Bref on ne peut rien me reprocher. On me sanctionne donc bien pour mes convictions religieuses.»

Source : Le Parisien

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Publié le 8 Décembre 2014

sirigu.jpgLe gardien de but du PSG Salvatore Sirigu a été victime dimanche soir d'un vol à la portière. L'international italien s'était arrêté à un feu de l'avenue Jean-Jaurès, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) quand deux hommes se sont approchés de sa voiture, une Porsche 911 noire aux vitres teintées. Ils ont brisé la vitre de la portière droite, côté passager, et dérobé un sac resté sur le siège. Salvatore Sirigu a porté plainte quelques minutes plus tard auprès du commissariat, qui se charge de l'enquête. Le sac, appartenant à un membre de sa famille, ne contenait a priori que des effets personnels sans grande valeur. 

Source : Le Parisien

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Publié le 5 Décembre 2014

couriers-dile-de-france-lp_545x460_autocrop.jpgUn conducteur de bus de la ligne 11 des CIF (Courriers d’Ile-de-France) a été violemment agressé par une dizaine de personnes jeudi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) alors qu’il effectuait son service. Il se trouvait à l’angle des rues Auguste-Poullain et Gabriel-Péri et se dirigeait vers Goussainville (Val-d’Oise) quand son bus a été percuté par une voiture à l’arrière. Il est immédiatement descendu pour faire un constat.

« Mais, les occupants ont cherché à se soustraire au constat », raconte un de ses collègues, membre du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail). « Le conducteur a donc sorti son téléphone portable pour prendre en photo la plaque d’immatriculation et le véhicule. C’est à ce moment-là qu’une dizaine de personnes l’ont roué de coups et lui ont volé son portable. »

Profitant de la pagaille générale, les occupants du véhicule impliqué dans l’accident ont pris la fuite. Le chauffeur de bus, qui souffre de nombreuses contusions, a été pris en charge par les urgences hospitalières. Il est très choqué et est en arrêt de travail.

Source : Le Parisien

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Publié le 5 Décembre 2014

dealers-drogue.jpgLes deux agresseurs sont arrivés à moto par la rue Bachelet, dans le centre de Saint-Ouen. Il était 23 heures, mercredi soir. Le passager a fait feu sur deux hommes. Un tir d’arme automatique en rafale a atteint l’un deux. Il s’agit de Mohamed G., un Audonien âgé de 24 ans connu pour trafic de stupéfiants. Le jeune homme ne serait pas un simple revendeur de cannabis, mais détiendrait plusieurs points de deal à Saint-Ouen, dont celui de la rue Bachelet. Situé à deux pas de la place du 8 mai 1945, c’est l’un des « pas-de-porte » les plus actifs de Saint-Ouen. Le secteur est d’ailleurs classé en zone de sécurité prioritaire (ZSP), en raison de l’importance du trafic.

Huit douilles retrouvées sur place

Malgré l’installation des caméras de vidéosurveillance en mars, les transactions se poursuivent. Enclavé dans un dédale de rues, ce site donne toujours du fil à retordre aux forces de l’ordre qui se font rapidement repérer lors de chaque intervention. Blessé à un genou, la victime a été transportée à l’hôpital Bichat, à Paris (XVIIIè). Sur place, la police a recensé huit douilles tirées par l’arme automatique. Les deux agresseurs sont activement recherchés. La police judiciaire est chargée de cette affaire qui ressemble à un nouveau règlement de comptes.

Source : Le Parisien 

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Publié le 3 Décembre 2014

Le tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny a rendu lundi soir son délibéré concernant le camp rom de la Folie, situé à Bobigny. Le campement devrait être évacué en juillet 2015. L'aménageur Sequano, qui doit construire sur ce terrain une partie de la future ZAC Ecocité, a en effet demandé l'évacuation du site il y a plusieurs mois déjà.

Selon les associations de défense des Roms, près de 250 personnes vivraient dans ce camp. Avec celui des Coquetiers, évacué en octobre, le camp de la Folie est le deuxième gros campement illégal de Bobigny. Le maire UDI, Stéphane de Paoli, avait fait de l'expulsion des camps roms illégaux l'une de ses priorités lors de sa campagne pour les municipales.

Source article : Le Parisien / Vidéo d’illustration : Aulnaylibre !

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Publié le 1 Décembre 2014

93-Police.jpgLe département manque toujours de policiers, et les syndicats de gardiens de la paix le font savoir. A l'occasion des élections professionnelles, qui s'ouvrent ce lundi jusqu'au 4 décembre, chacun y va de son calcul et de ses propositions. Car ce scrutin, moment propice aux revendications, est aussi l'occasion de... se compter. Par rapport aux dernières élections, en 2010, 200 policiers de moins voteront sur le département, tous grades et toutes directions confondus, selon le syndicat de gardiens de la paix Alliance. Cela représente près de 5 % des effectifs du 93. Selon ce syndicat, majoritaire en Seine-Saint-Denis, il manquerait 250 policiers dans le département. Pour l'Unité SGP Police, majoritaire lui au plan national, il en faudrait encore plus : « 800, pour assurer un fonctionnement satisfaisant dans le département. »

« On nous annonce 81 sorties d'école affectées en Seine-Saint-Denis en janvier mais ça ne suffira pas, regrette Sébastien Bailly, délégué d'Alliance 93, syndicat qui vient de diffuser un tract intitulé : « Le 93, miséreux de la police nationale ». Une dizaine de commissariats ne verront pas l'ombre d'une nouvelle recrue. L'an dernier déjà, l'inquiétude était forte, après la mutation de 200 fonctionnaires hors du département, dont certains ne seraient pas remplacés. Le gel des postes dans la police, décidé sous 
Nicolas Sarkozy, et le non-remplacement des départs en retraite se font encore sentir. La campagne de recrutement menée par le gouvernement socialiste pour renflouer ces effectifs, année par année, ne suffit pas.

« On ne s'en sortira pas si on n'affecte pas rapidement 250 policiers sur le département pour répondre aux contraintes des opérations et aux attentes des habitants, il faut absolument être en capacité de renforcer les brigades de police secours. » Il cite en outre onze commissariats qui tournent avec moins de cent policiers titulaires (Livry, Gagny, Le Raincy, Rosny, Drancy, Pantin, Epinay, Le Blanc-Mesnil, Bondy, Neuilly-sur-Marne, Noisy-le-Grand). Le syndicat propose également que les commissariats de Sevran et Noisy-le-Sec deviennent de plein exercice pour mieux répondre aux attentes de la population. Il a sollicité l'intervention du préfet en ce sens au mois d'octobre.

Le syndicat Unité SGP Police estime qu'il manquerait encore plus de fonctionnaires pour travailler convenablement : « Nous avions déjà un déficit de 300 postes depuis 2009. Il manque encore 500 postes supplémentaires. Il faudrait une vingtaine de fonctionnaires de plus par commissariat », indique Arnaud Leduc, secrétaire départemental adjoint SGP 93. Au quotidien, le travail d'enquête s'en ressent. A fortiori dans un département où la délinquance ne connaît pas de répit. Les policiers croulent sous les dossiers. Le SGP recense une moyenne de « 500 affaires par enquêteur dont une dizaine devrait être traitée en urgence tous les jours ». Cette accumulation nuit forcément au bon fonctionnement de la justice. « Plusieurs centaines de dossiers seront prescrits car ils ne seront pas traités dans les délais légaux ». Il n'hésite pas à dire que « le travail d'initiative n'a plus sa place. Même les brigades anticriminalité (BAC) ne peuvent plus faire leur travail ».

Ce déséquilibre est encore plus criant dans les zones de sécurité prioritaires (ZSP) créées en 2012 pour lutter contre l'économie souterraine. « Les ZSP n'ont été qu'un effet d'annonce », dénonce Erwan Guermeur, délégué SGP. Les effectifs de Saint-Denis doivent se déployer sur ces zones de trafic, malgré un déficit de vingt-cinq policiers sur le commissariat. A l'approche des fêtes de fin d'année, les exigences montent d'un cran. Consigne est donnée de redoubler de vigilance aux abords des commerces. Sollicitée, la préfecture de police ne s'est pas exprimée.

Source : Le Parisien

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Publié le 29 Novembre 2014

Gros coup de com’ à la mairie de l’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ce samedi, le maire EELV Michel Bourgain a posé en sous-vêtements avec une vingtaine d’élus devant l’hôtel-de-ville. L’objectif : dénoncer la baisse des dotations octroyées par l’Etat à la ville. A l’Ile-Saint-Denis, la baisse devrait être de 750 000 € d’ici 2017, soit presque 10 % du budget annuel de la commune.

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Les autoproclamés « plumé-e-s » de l’Ile-Saint-Denis feront grève le 10 décembre, à l’instar du maire PC Azzedine Taïbi de Stains le 19 novembre dernier. Ce samedi, devant la mairie de cette commune de 7 000 habitants, 22 élus sur 29 ont ôté leurs vêtements en criant «Assez, assez d'austérité ! Y'en a marre d'être plumé !». Les photos avant-après.

plumes1.jpgSource : Le Parisien

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Publié le 27 Novembre 2014

DrogueSaisie-L.jpgPlus de seize kilos de drogue ont été saisis à Villemomble (Seine-Saint-Denis) mercredi soir lors de perquisitions dans le quartier des Marnaudes. Cette découverte intervient après un mois et demi d’enquête menée par les policiers du Raincy. Ceux-ci ont mis la main sur seize kilos de résine, un peu d’herbe et cannabis et un demi-kilo de cocaïne. Huit personnes ont été interpellées, six étaient toujours en garde à vue ce jeudi.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 25 Novembre 2014

bus-ratp.jpgUn chauffeur de bus a renversé mardi un adolescent de 13 ans à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le blessant grièvement, avant d'être pris à partie par des membres de la famille et molesté, a-t-on appris de sources concordantes. L'accident s'est produit à Villepinte peu avant 14 heures, a précisé une source policière. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'adolescent «traversait la chaussée en dehors des passages protégés» lorsqu'il a été percuté par le bus.

«Le chauffeur a alors été pris à partie par la famille de la victime et plusieurs jeunes du secteur», a-t-elle poursuivi. Le syndicaliste a affirmé que le machiniste avait reçu de nombreux coups, ce qu'une source proche de l'enquête ne pouvait confirmer, et avait dû s'échapper par la fenêtre du bus.

De nombreux chauffeurs ont exercé leur droit de retrait

L'adolescent a été hospitalisé «dans un état grave» à l'hôpital Necker, où il a été conduit en urgence, escorté par des motos de police. Il souffre d'une hémorragie cérébrale et d'un pneumothorax, a indiqué une source à la compagnie de bus. Souffrant de contusions, le chauffeur a quant à lui été pris en charge à l'hôpital Robert Ballanger d'Aulnay-sous-Bois.

Après ces faits, de nombreux chauffeurs ont exercé leur droit de retrait, craignant «des représailles sur d'autres bus», a déclaré Jamal Benkissaou, le secrétaire du CHSCT des Courriers d'Île-de-France, la compagnie qui exploite cette ligne dans la banlieue nord de Paris. En conséquence, le trafic était «fortement perturbé» mardi soir sur neuf lignes de ce réseau en Seine-Saint-Denis, selon les CIF.

«Les risques de représailles sont perceptibles»

Sur place à Villepinte, «la situation est revenue au calme» dans l'après-midi, a déclaré le directeur des Courriers d'Île-de-France, Jean-Olivier Ehkirch. «Notre seule préoccupation, c'est l'état de santé de la victime, et celle du conducteur», a-t-il assuré.

Les machinistes devaient eux décider mardi soir de continuer ou non à exercer leur droit de retrait. «La situation est tendue sur le terrain et les risques de représailles sont perceptibles (...) Elle «risque de se dégrader si l'état de santé du piéton» empire, redoute Benkissaou.

Source : http://www.20minutes.fr/

 

 

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