93 infos

Publié le 3 Septembre 2014

Corps-Villepinte.pngELLE N'EN REVIENT PAS. Cette habitante de Villepinte ne pouvait se douter, hier matin, que les sacs-poubelles qu'elle a aperçus devant la maison d'un voisin, dans le paisible quartier pavillonnaire voisin de la gare, contenaient... les restes d'un corps humain. « Je suis sortie vers 9 heures de chez moi, mais je dépêchais pour prendre le bus, et je n'ai pas fait attention, raconte cette riveraine du boulevard circulaire. Par contre, en revenant chez moi vers 11 heures, j'ai vu les sacs, de grands sacs noirs, posés sur le trottoir. J'ai juste pensé que les voisins venaient de sortir leurs poubelles... Et puis, dans l'après-midi, j'ai vu les policiers. Le voisin m'a dit qu'il y avait un corps. »

Et en effet, les sacs, au nombre de trois, contenaient bel et bien le corps démembré d'un homme. C'est un employé de la ville, intrigué par l'un des volumineux paquets, qui a ouvert l'emballage, découvrant un tronc humain. La police municipale, première à intervenir, a immédiatement alerté la police nationale. Les autres sacs, déposés à côté, ont été ouverts un à un. Les bras, les jambes et la tête de la victime se trouvaient à l'intérieur. « Toutes les parties du corps ont été retrouvées », assure une source judiciaire.

Selon nos informations, il s'agirait d'un homme blanc. Des examens vont être pratiqués pour tenter de déterminer son identité. Hier après-midi, les enquêteurs de la brigade criminelle de Paris sont restés sur place durant plusieurs heures, sous le regard curieux des enfants et adolescents rentrant de l'école, tenus à distance par un périmètre de sécurité. L'enquête permettra sans doute de déterminer si le corps démembré a pu être déposé ainsi, sur le trottoir, sans attirer l'attention, dans cette voie étroite bordée de pavillons. Cette portion de rue n'était pas sous vidéosurveillance, mais la police s'intéressait hier aux bandes des caméras situées non loin de là dans le quartier, qui pourraient livrer quelques images utiles.

Source : Le Parisien

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Publié le 31 Août 2014

Des tonnes de gravats jonchent le sol, avenue Jean-Jaurès à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Vers 7h30, ce dimanche matin, une terrible explosion a secoué le quartier provoquant l'effondrement d'un immeuble de quatre étages. Au moins un enfant de 8 ans et une personne âgée ont trouvé la mort. Onze personnes ont été blessées tandis que d'autres restaient encore coincées sous les décombres.  Le gaz pourrait être à l'origine de l'explosion.

rosny-8-st.jpgSource article et image : Le Parisien

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Publié le 29 Août 2014

fuite_gaz_-_reims.jpgNouvelle alerte à la gare de triage du Blanc-Mesnil-Drancy-Le Bourget. Dans la nuit de mercredi à jeudi, peu avant 3 heures, la sirène d'alarme a retenti à la suite d'une fuite de gaz carbonique survenue sur un des wagons à l'arrêt transportant 60 000 l de CO2 liquéfié.

C'est un agent de la 
SNCF qui a constaté ce dégagement de vapeur de CO2.Il a immédiatement alerté sa direction qui, conformément à la procédure prévue, a déclenché la sirène et le plan d'urgence interne marchandises dangereuses. La circulation a tout de suite été interrompue sur l'ensemble des voies du site, y compris sur le RER B. Elle n'a été rétablie qu'à 5 heures. Un périmètre de sécurité a été mis en place, dès 3 heures, dans un rayon de 100 m puis, quand le danger était moindre, à 5 heures, dans un rayon de 20 m. Les pompiers de Paris sont restés présents sur le site jusqu'à 6 heures.

Le débat sur la présence de matières dangereuses relancé

Selon la SNCF, citée par la préfecture, c'est « un changement de température à l'intérieur du wagon qui a entraîné la transformation du CO2 liquide en gaz, ce qui a déclenché la soupape de sécurité ». Pour la préfecture, « cet incident a été classé en événement de type 2 et n'aurait donc pas dû conduire au déclenchement du plan d'urgence ». En clair, il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Un point de vue que ne partagent pas les élus et encore moins le collectif des riverains de la gare de triage (Corigat). « Cet incident souligne une nouvelle fois la présence sur ce site de wagons transportant des matières dangereuses et toxiques », dénonce le collectif pour qui « il y a urgence à développer une politique d'information précise en direction de la population ».

Comme le Corigat, Jean-Christophe Lagarde, le député-maire UDI de Drancy, réclame de nouveau « l'arrêt du transit et du stationnement des wagons transportant des matières dangereuses et toxiques sur le site de la gare de triage ». « Il n'y avait peut-être pas de danger, note l'élu UDI. Mais si, au lieu de CO2, cela avait été un gaz mortel ? Vous imaginez, en pleine nuit... Cet incident montre simplement la permanence du danger sur ce site. »

Source article : Le Parisien / Image d'illustration

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Publié le 20 Août 2014

images--2-.jpgVous trouverez ci-dessous un article du Parisien paru ce matin qui évoque une opération plutôt intéressante puisque des producteurs du Lot-et-Garonne viendront demain vendre à prix coûtant des fruits et légumes dans 13 villes du 93. Malheureusement Aulnay-sous-Bois ne fait pas partie de la liste. On se demande bien pourquoi ? 

Comme chaque été au mois d'août, le PCF et le syndicat agricole Modef organisent une vente de fruits et légumes à prix coûtant en région parisienne. Demain, des producteurs du Lot-et-Garonne vont venir vendre directement leurs pêches, tomates, salades et autres melon à Paris et dans une trentaine de villes d'Ile-de-France, dont treize en Seine-Saint-Denis.« L'objectif est de mettre les fruits et légumes à la portée de tous », explique le Parti communiste. Les produits seront vendus moins chers, sans la marge prise par la grande distribution.

Voici la liste des points de vente demain en Seine-Saint-Denis.

Aubervilliers, à 17 h 30, quartier de la Maladrerie 156, rue Danielle-Casanova (angle allée Georges-Leblanc).

Bagnolet, à 10 heures, quartier Malassis place 17-Octobre 61 ; de 10 heures à 13 heures au Centre Sud 78, rue Robespierre devant  la Butte aux Pinsons et à midi, avenue Gambetta, dos à la mairie.

Bobigny, à 10 heures à l'Espace citoyen 160, rue Jean-Jaurès.

Drancy, à 17 h 30, cité Roger-Salengro.

Epinay, à 18 heures, section PCF, avenue de la Marne.

La Courneuve, à midi, à la Poste du centre-ville et à 17 heures, place de la Fraternité aux 4 000-Sud

L'Ile-Saint-Denis, de 17 h 30 à 20 heures, cité Thorez, salle Ghislaine-Durand.

Montreuil, à 17 heures dans le quartier de la Noue (barrière de l'Afule), place du Morillon et quartier Espoir (angle rues Capitaine-Dreyfus et Victor-Hugo).

Noisy-le-Sec, à 17 h 30 au local du PCF, 27, rue Henri-Barbusse.

Pantin, à 17 h 30, devant le Ciné 104, avenue Jean-Lolive et cité les Courtilières, devant la pharmacie.

Pierrefitte, de 15 heures à 17 heures, quartier Lavoisier ; de 17 heures à 19 heures, à la Fontaine-Rosée et de 19 heures à 20 h 30 dans le quartier des Poètes.

Saint-Ouen, à 18 heures devant la mairie et aux puces, en bas des tours  Bouts en train  et à 18 h 30 au Vieux-Saint-Ouen.

Tremblay, à 16 h 30 au centre-ville, cours de la République et à 17 h 30 dans le quartier du Vert-Galant, place du Bicentenaire.

 

Source : Le Parisien

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Publié le 20 Août 2014

40248769_11.jpg600  enfants du 93 quitteront ce matin la Seine-Saint-Denis pour une journée à la plage, à Ouistreham, en Normandie, avec bien d'autres oubliés des vacances. L'initiative, organisée chaque année par le Secours populaire, devrait permettre à 5 000 enfants de 6 à 12 ans, privés de vacances, de respirer l'air iodé, jouer dans le sable et faire trempette. Dans le 93, ils partiront d'Aubervilliers, Bobigny, La Courneuve, Epinay, Livry-Gargan, Noisy-le-Sec, Pantin, Pierrefitte, Saint-Ouen, Sevran, Tremblay, Villepinte. Ils seront accompagnés par 200 bénévoles. Une nouveauté : pour la première fois, les Jeux équestres mondiaux (le plus grand événement équestre au monde) s'associent à l'événement. Des démonstrations de dressage, de voltige, de saut d'obstacles et de horse-ball auront lieu sur la plage. Le Mémorial de Caen sensibilisera également les petits vacanciers à la signification du 70 e anniversaire du Débarquement allié.

Source : Le Parisien

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Publié le 14 Août 2014

treillis.pngImpossible de les manquer. Depuis lundi, 21 jeunes en treillis s'activent dans les rues d'Avricourt, un petit village de l'Oise. Entre l'entretien des espaces verts, la rénovation de l'église, des murs du cimetière ou encore d'une salle de classe, les va-et-vient sont incessants. Autant de tâches effectuées bénévolement, sous la coupe de l'association Laissez-les servir. « Nous sommes basés à Rosny-sous-Bois, explique son fondateur, Nourouddine Abdoulhoussen. Mais nous rayonnons dans toute l'Ile-de-France. »

Ainsi sont réunis dans cette commune de moins de 300 habitants des jeunes originaires de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, du Val-d'Oise, des Yvelines mais aussi de Paris. Tous en situation professionnelle ou scolaire plus que compliquée. L'objectif de ce séjour qui prend fin demain est de les remettre sur le droit chemin grâce à un encadrement militaire que connaît bien Nourouddine Abdoulhoussen, capitaine de réserve. D'où les tenues. Ainsi que le lever de drapeau quotidien et « la Marseillaise »...

Agés de 17 à 25 ans, certains sont venus de leur propre chef. Comme Gaëlle Jean-Louis, de La Courneuve. « Je veux m'engager dans l'armée pour rendre à la France ce qu'elle m'a apporté. Mais, avant cela, je désirais avoir une première expérience du même genre. » D'autres, en revanche, n'ont pas eu le choix. « Ma mère m'a mis devant le fait accompli. Elle voulait que je goûte à ce mode de vie pour son côté très strict. Je n'étais pas partant au départ. Mais je ne le regrette pas », sourit avec le recul Warren Doutau, de Guyancourt (Yvelines). Pas de regrets, car la méthode semble fonctionner. « On commence par leur apprendre des choses simples, comme le respect ou l'histoire, détaille Nourouddine Abdoulhoussen. Des choses qu'ils n'ont pas forcément apprises en banlieue. Et c'est bien plus facile de le faire dans un cadre comme celui-ci. Comment voulez-vous arriver en bas des escaliers, à Bondy par exemple, et leur imposer de telles règles ? »

Convaincu par le projet, le maire d'Avricourt a donc répondu favorablement à la demande de l'association de mettre à disposition la salle des fêtes pour que le groupe y établisse son camp en échange des travaux effectués dans sa commune. « Je ne savais même pas quoi leur demander en retour, sourit Roger Parzyut. Mais j'ai trouvé le projet trop pertinent pour refuser. » Ce ne sont pas Yannick et Anis de Tremblay qui le contrediront. Tous deux fréquentent depuis six ans l'association. « Nous avons eu de sérieux problèmes avec la justice, pour des violences notamment. Le capitaine nous a sortis de là. Et, grâce à ces séjours, aux règles qui y sont imposées, nous avons appris à nous cadrer, à maîtriser notre colère. Désormais, nous allons passer notre Bafa (NDLR : brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur) pour, à notre tour, devenir encadrants. » Le plus beau signe de reconnaissance aux yeux de Nourouddine Abdoulhoussen.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 11 Août 2014

car-crash.jpgMieux vaut voir le verre à moitié plein et constater qu'au premier semestre 2014, le nombre de tués sur les routes du département a nettement chuté. 9,5 % de morts en moins par rapport à la même période en 2013 (19 au lieu de 21). Un point positif qui prouve bien que la lutte envers les comportements à risques et conduites dangereuses porte doucement ses fruits, constate avec satisfaction avec la préfecture. Mais si l'on scrute le verre à moitié vide, on notera malheureusement que les accidents sont beaucoup plus nombreux. En six mois, ils ont augmenté de 9,8 %, passant de 1 424 l'an dernier à 1 564 pour les six premiers mois 2014. Quant aux blessés, ils sont 8,6 % plus nombreux qu'en 2013 (1 808 personnes blessées ce semestre contre 1 665 au premier semestre 2013).

Pour tenter de faire baisser ces mauvais chiffres, les services de police de Seine-Saint-Denis ont reçu pour consignes de renforcer et multiplier les contrôles. Conducteurs, soyez donc prudents ! Déjà, depuis le 1 er janvier, 491 automobilistes ont été interpellés lors d'opérations de police et 162 d'entre eux ont même été placés en garde à vue. Les motifs ? Des défauts de permis ou des permis invalides pour près de la moitié d'entre eux (222) mais aussi des alcoolémie supérieurs à la limite autorisée et l'usage de stupéfiants.

Bientôt de nouveaux radars sur l’A1, l’A104 et l’A86

Côté vitesse, pas moins de 625 permis ont été suspendus ou annulés ces six derniers mois à cause d'infractions. Les radars fixes -- il y en a 22 sur l'ensemble de la Seine-Saint-Denis -- ont flashé des conducteurs en excès de vitesse 95 390 fois entre le 1 er janvier et le 30 juin 2014. C'est nettement moins que sur la même période en 2013 (- 28 %) et il s'agit, neuf fois sur dix, de dépassement de moins de 20 km/h. Les forces de l'ordre du 93 sont aussi dotées de six radars mobiles, dont deux de nouvelle génération qui permettent le contrôle des vitesses dans le flot de circulation par des voitures banalisées.

Très bientôt, de nouveaux appareils vont être installés : des radars discriminants (qui distinguent les catégories de véhicules comme les poids lourds) sur l'A 1 et l'A 104 et des radars qui surveillent la vitesse moyenne sur l'A 86. Enfin, pratiquement chaque nuit, des motocyclistes de la compagnie territoriale de circulation participent à des contrôles avec leur groupe « radars nuit ».

Source : Le Parisien

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Publié le 11 Août 2014

Wael.pngPendant quatre mois, Wael Sghaier a sillonné les quarante communes de la Seine-Saint-Denis et tenu le blog de ses découvertes.

 « Bonjour, monsieur. Savez-vous où se trouve la mairie ? » Une simple question devenue un rituel chaque fois que Wael Sghaier arrive dans une nouvelle ville de son long périple... en Seine-Saint-Denis. Chemise bariolée, tignasse ébouriffée et sac de randonnée sur le dos, Wael Sghaier entamait ce jour-là l'avant-dernière étape de son expédition en banlieue. Objectif : Le Blanc-Mesnil. Pendant quatre mois, cet étudiant en tourisme a parcouru les quarante communes du département pour en dénicher les endroits les plus insolites ou les moins connus. De la guinguette de Neuilly-sur-Marne aux puces de Saint-Ouen, en passant par le cadre bucolique de Coubron, ce baroudeur de 28 ans n'oublie rien et a transcrit toutes ses péripéties (ou presque) en sons et en images dans un blog, « Mon incroyable 93 ». « Quand j'avais 14 ans, j'avais essayé de réaliser un guide du meilleur kebab avec mes potes, raconte-t-il, le sourire jusqu'aux oreilles. J'avais déjà ce goût pour le tourisme. »

14 heures. A la mairie, passage obligé par les archives. La responsable, Françoise Vasseur, blanc-mesniloise depuis trente ans, est incollable sur sa ville. « Saviez-vous que les Ogres de Barback ont fait leurs débuts ici, au Deux Pièces Cuisine ? » glisse-t-elle entre deux leçons d'histoire. Pendant plus d'une heure, ça parle d'architecture et de culture mais aussi de kebab (toujours) et du prix du café. « Vous êtes dans mon top 3 des archivistes, et j'en ai déjà croisé une trentaine ! » s'exclame Wael, ravi de cette nouvelle rencontre.

16 heures. Pour choisir son itinéraire, Wael fonctionne au coup de cœur. Aujourd'hui, ce sera la cité 212, aussi appelée résidence Germain-Dorel. Smartphone en main, il photographie les briques rouges, les arches et les statues de ce lieu tout droit sorti des années 1930 et classé monument historique. Après cette visite express, il achète du maïs grillé pour briser la glace avec les habitants et montrer qu'il n'est pas là pour leur causer des ennuis. « Même si j'ai grandi à Aulnay-sous-Bois, je ne ressens plus cette discrimination liée au 93, sans doute parce que je vis à Paris et que j'ai voyagé à l'étranger... explique-t-il avec lucidité. Ce voyage quasi initiatique est aussi une façon de me remettre les pieds sur terre. » Un brin de philosophie mais jamais de misérabilisme. Avec son Mister Happy tatoué sur le poignet droit, Wael s'efforce toujours d'être optimiste. « Je n'ai jamais eu envie de faire du tourisme de masse en Seine-Saint-Denis. Ce n'est pas un zoo ! » s'emporte cet incorrigible idéaliste.

19 heures. Sa journée se termine par une répétition des Blankok Brothers, un groupe local de country garage. Et le chanteur n'est autre qu'Axel, un de ses potes de collège. « Au moins, je n'ai pas trop à chercher pour dormir ce soir », plaisante Wael. Son « Incroyable 93 », Wael l'a bouclé en fin de semaine dernière à Bobigny, la ville-préfecture.

http://blog.tourisme93.com/ monincroyable-93

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Juillet 2014

Gare_de_Drancy_03.jpgSamedi après-midi, à 15 h 5, un homme de 22 ans, Smail, a trouvé la mort alors qu'un RER B entrait en gare de Drancy. Selon ses proches, il aurait été « aspiré par le vent » alors que le train passait. Mais pour la SNCF, il n'y a aucun doute : le jeune homme s'est suicidé à l'arrivée du train en se jetant du quai. « Ce n'est pas possible, clament ses amis. Il n'avait aucun problème et d'ailleurs il devait se marier en septembre. Pour nous, c'est un accident qui montre bien que la gare de Drancy devrait être équipée de parois pour sécuriser les quais. » Aucune enquête n'est en cours à la SNCF pour savoir s'il s'agit ou non d'un accident. Hier après-midi, le trafic a été interrompu et des navettes de bus ont été mises en place pour prendre en charge les passagers en direction d'Aulnay-sous-Bois et de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Source article : Le Parisien / Photo : Wikipedia

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Publié le 8 Juillet 2014

La loi du 10 juillet 1964 a imposé un nouveau découpage administratif de la région parisienne. Les départements de la Seine et de la Seine-et-Oise disparaissaient, laissant place à six nouveaux départements autour de Paris, dont la Seine-Saint-Denis. Cinquante ans après, qu'est devenu ce territoire ? Toute la semaine, le journal Le Parisien fait découvrir, en six épisodes, la petite et la grande histoire de ce département contrasté. Aujourd'hui, retour sur la création quasiment ex nihilo de la préfecture à Bobigny.

bobigny2.pngUne fois le département créé par la loi, il restait à lui trouver un siège. Un arrêté du 23 décembre 1964 confie à Henri Bouret, premier préfet de Seine-Saint-Denis, le soin d'édifier la nouvelle cité administrative. Dans le 93, le choix de la préfecture fut loin d'être évident. Le décret fixant à Bobigny le chef-lieu départemental ne date que du 25 février 1965. Entre-temps, des mois de tractations, que Georges Valbon, l'emblématique maire (PC) de Bobigny de 1965 à 1996 et président du conseil général de 1967 à 1982 et de 1985 à 1993, a résumé aux Archives départementales. « A l'origine, on a pensé à Saint-Denis, c'était logique, Saint-Denis la ville la plus ancienne, l'histoire était derrière elle, expliquait Georges Valbon. Seulement, le problème à Saint-Denis, c'est que dans le centre, il n'y avait pas d'emplacements, de grandes surfaces. La seule solution, c'était le parc de la Légion d'honneur ». Impossible. En outre, « le maire (PC) Auguste Gillot était contre » selon Emmanuel Bellanger, historien chercheur au CNRS.

Les maires de Stains et de Villemomble furent aussi démarchés. « Cela ne convenait pas. Finalement, Paul Delouvrier proposa Bondy. Mais le maire (socialiste) Maurice Coutrot était de ceux qui étaient contre cette décentralisation, il avait catégoriquement refusé l'installation de la préfecture sur sa commune », racontait Georges Valbon, avant son décès, en 2009.

Bobigny1.pngHenri Bouret demande alors au maire de Bobigny son avis sur sa commune. Après avoir consulté Jacques Duclos (alors député du 93 et patron du PC) et obtenu que l'aménagement de la ville soit confiée à la municipalité, Georges Valbon accepte d’accueillir la préfecture.

« Valbon a mesuré tout l'intérêt de défendre sa ville. Accueillir la préfecture fut un formidable levier de développement urbain. Bobigny a rejoint l'histoire des grands ensembles urbains de l'époque », analyse Emmanuel Bellanger.

Avant 1964, Bobigny n'était qu'une petite commune rurale. Les réserves foncières de la ville ont permis l'édification progressive de la cité administrative, par le biais d'une société d'économie mixte gérée par la municipalité, la SEMABRO. L'hôtel préfectoral est construit entre août 1968 et juillet 1971, par l'architecte Michel Folliasson, choisi par le ministère de la Culture. Le nouveau centre-ville de Bobigny voit cette pyramide dissymétrique remplacer les préfabriqués qui ont accueilli les services préfectoraux pendant six ans. Deux autres bâtiments imposants suivront, pour compléter la cité : celui de la trésorerie générale et de celui de la DDE (direction départementale de l'Equipement) et de la Ddass (direction départementale des affaires sanitaires et sociales). Entre 1981 et 1983, les Archives Départementales seront construites à quelques centaines de mètres.

Lors de l'inauguration de 1971, Georges Valbon présente au Président de la République Georges Pompidou une maquette des projets de transformation urbaine de Bobigny. La ville verra son visage bouleversé par cette nouvelle destinée préfectorale. « Ici, les champs, je les ai connus, sourit Marie-Chantal Chevalier, habitante de Villemomble de 62 ans, dont 39 passés à travailler à la préfecture. Quand je passais ici enfant, il y avait les maraîchers à la place de la préfecture. Les infrastructures ont beaucoup évolué. Le plus gros changement, ça a été l'arrivée du métro dans les années 1980 ».

Source : Le Parisien

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Publié le 7 Juillet 2014

La loi du 10 juillet 1964 a imposé un nouveau découpage administratif de la région parisienne. Les départements de la Seine et de la Seine-et-Oise allaient ainsi disparaître, laissant place à six nouveaux départements autour de Paris, dont la Seine-Saint-Denis. Cinquante ans après, qu'est devenu ce territoire ? Toute la semaine, le journal Le Parisien vous fait découvrir, en six épisodes, la petite et la grande histoire de ce département contrasté. Aujourd'hui, retour sur les décisions politiques ayant abouti à la création du 93. 

93-History.png

Il fut surnommé le « Haussmann des banlieues ». Comme Paris avait son baron bâtisseur sous le Second Empire, la Seine-Saint-Denis a eu aussi, dans les années 1960, son préfet fondateur. C'est Paul Delouvrier, préfet de région et homme de confiance du général de Gaulle. « C'était une volonté de l'Etat, qui a pu imposer sa réforme malgré l'opposition quasi unanime des élus locaux », explique Emmanuel Bellanger, chercheur au CNRS et historien spécialiste du 93.

Au début des années 1960, l'Ile-de-France est composée de trois départements : la Seine, qui comprend Paris et 80 communes, la Seine-et-Oise et la Seine-et-Marne. Ce schéma hérité de la Révolution française va voler en éclats. « Le département de la Seine était devenu trop puissant. Et la Seine-et-Oise n'avait pas de cohérence : beaucoup de villes étaient pauvres et enclavées. Delouvrier voulait reconfigurer la région », détaille Emmanuel Bellanger.

La décision n'est pas sans arrière-pensées politiques. « Les communistes étaient sur le point de prendre la majorité dans le département de la Seine », rappelle l'historien. En les cantonnant à la Seine-Saint-Denis, le pouvoir gaulliste espère ainsi contenir leur influence. Le découpage vise aussi à garder le Val-de-Marne à droite, en y intégrant des communes comme Vincennes, Saint-Mandé ou Nogent. Peine perdue : il sera aussi aux mains du PC.

La proposition de Delouvrier est loin de susciter l'adhésion, tant chez les élus communistes de la Seine, qui craignent de perdre en ressources financières, que chez les socialistes ou gaullistes parisiens. Seuls quelques élus de Seine-et-Oise, comme le maire (PC) d'Aulnay Robert Ballanger, mesurent l'intérêt en termes de répartition des richesses. Au sein même du camp gaulliste, certains craignent de laisser un territoire aux mains des communistes, comme le ministre de l'Intérieur Roger Frey. Le général de Gaulle lui-même se charge de le convaincre : « Est-ce que vous imaginez que les communistes vont descendre par la rue de Saint-Denis pour aller prendre la Bastille ? Elle est déjà prise, Monsieur Frey. Il y aura des départements communistes ; et pourquoi pas, ils s'occuperont très bien de leurs affaires ».
16 communes de Seine-et-Oise seront rattachées à 24 communes de la banlieue Nord et Est de la Seine pour fonder l'actuelle Seine-Saint-Denis. Après la loi du 10 juillet 1964, il faudra attendre trois ans, et l'élection des premiers conseillers cantonaux, pour que le département devienne une réalité politique. Le parti communiste aura la majorité absolue jusque dans les années 1990 et dirigera le département jusqu’en 2008.

Dès sa création, le département reçoit son chiffre : le 93. « Il est porté avec une certaine fierté par les élus communistes, en écho à l'année révolutionnaire 1793. Ce n'est pas n'importe quel chiffre, assure Emmanuel Bellanger. Il restera dans leur esprit. »

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 5 Juillet 2014

3979535_2.JPGC'est parti pour deux mois de fête ! Jusqu'au 24 août, le canal de l'Ourcq fait la fête. Au programme : bals, croisières, fêtes, cinéma en plein air et... street art.

Après l'opération Inside Out de JR en 2013, la cathédrale du graff en 2012, le canal de l'Ourcq accueille à nouveau l'art urbain. Pas moins d'une trentaine d'artistes, de renommée souvent internationale, exposent le long du canal, de la Rotonde de Stalingrad (Paris XIX e) jusqu'à Aulnay-sous-Bois, en passant par Pantin : Artof Popof, Da Cruz, Le MoDuLe de Zeer, Marko 93, Jace. ..

Leur terrain de jeu ? Dix kilomètres de murs, façades et mobiliers urbains à détourner, pour le plus grand bonheur des promeneurs. « Les artistes avaient un seul mot d'ordre : jouer avec la ville », rappelle le comité départemental du tourisme, à l'origine de la 
manifestation. Mission accomplie : le Cyclop transforme chaque borne antivoiture en oeil globuleux, Le MoDuLe De Zeer ressuscite la cheminée Elis, Artof Popol crée un tracé de 7 km au sol...

Pour découvrir les oeuvres, empruntez les berges du canal à pied, à vélo (piste cyclable tout le long et location de vélos (à 
Paris dans le XIX e ou dans le parc de la Bergère à Bobigny), en bateau (navettes fluviales) ou avec un guide.

Renseignements sur le site de l'office de tourisme : www.tourisme93.com

Source : Le Parisien

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Publié le 29 Juin 2014

seine-saint-denis-1-.jpgAprès un audit interne, le département a découvert une importante fraude qui durait depuis dix ans. Deux plaintes ont été déposées et quatre agents suspendus.

Près de 2,5 M€ abusivement versés depuis 2002 en Seine-Saint-Denis au titre de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) ou de la prestation compensatoire du handicap (PCH)... La facture est douloureuse pour le conseil général qui a fait cette amère découverte au détour d'un audit on ne peut plus classique.

Depuis 2010, le conseil général de Seine-Saint-Denis s'est doté de son propre service d'audit, en interne. Dix agents, rattachés à la direction générale, passent ainsi au crible tous les services du département. En novembre 2013, c'était au tour de la direction de l'allocation aux personnes âgées et aux personnes handicapées. La comparaison de fichiers a mis en lumière des discordances entre le nombre de dossiers instruits par la commission départementale, qui décide d'ouvrir des droits, et les ordres de paiement. Ainsi, des allocations auraient été versées sans que la commission ait eu à se prononcer. Après l'audit, c'est une 
enquête administrative qui a été menée depuis mars 2014 pour y voir clair et lever le doute sur d'éventuelles malversations internes.

« Les versements ont été suspendus, le temps que les allocataires fournissent des précisions », précise-t-on au conseil général. A moins d'un piratage de l'extérieur, les ordres de paiement avaient été validés par des agents du département. Trente-deux dossiers d'APA frauduleux ont été identifiés, portant sur 350 000 € indûment versés entre 2002 et 2014. La fraude à la prestation compensatoire du handicap est estimée à 2,1 M€, entre 2006 et 2014. Les bénéficiaires vivraient dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis. Ils recevaient sur leurs comptes des allocations qu'ils n'auraient pas dû percevoir comme ce jeune de 28 ans qui aurait touché l'APA.

Une plainte a été déposée le 18 avril au commissariat de Bobigny pour fraude aux prestations publiques, puis une autre, le 15 mai, auprès du procureur de la République, pour dénoncer la probable implication d'agents. Dès le lendemain, des sanctions administratives sont tombées : quatre employés du conseil général, hommes et femmes, sont à ce jour suspendus, à titre conservatoire. Ils risquent la révocation, et plus au niveau pénal, s'ils sont reconnus coupables de fraude. Ils auraient pu agir pour eux et pour le compte de tiers.

Comparées au volume 
total d'allocataires en Seine-Saint-Denis et au montant versé sur la même période par le département, ces sommes restent minimes puisqu'elles représentent 0,33 % des allocations (726 M€) versées à 81 000 bénéficiaires. « Mais ce qui est totalement insupportable, c'est que ce système, que l'on a découvert, remet en cause les valeurs de solidarité, d'honnêteté et de dévouement », déplore Stéphane Troussel, le président(PS) du conseil général. A la police judiciaire de poursuivre l'enquête.

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Mai 2014

seringue-drogue.jpgLa Seine-Saint-Denis va s'inspirer d'une expérience parisienne en matière de drogue et d'addictions qui pourrait bien révolutionner les pratiques. Une simple carte permet, sur un territoire donné, de croiser des informations des policiers, des bailleurs, des spécialistes des addictions, des acteurs qui, d'ordinaire ne se parlent pas.

L'idée ? Avoir une meilleure connaissance des addictions pour mieux y répondre. « On cherche à avoir un état des lieux précis de ce qui se fait sur le département en matière d'
actions, de trafic, de consommation », explique Jean-Marc Sénateur, sous-préfet et chef de projet Mildeca en Seine-Saint-Denis, du nom de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.

La démonstration a été faite la semaine dernière, à l'auditorium du Stade de
France, à l'issue d'une matinée consacrée à ce phénomène. « Vous connaissez Google, ou le GPS pour localiser un endroit précis, un événement ? Et bien ça fonctionne pareil », explique Anastasia Trouvé, qui a mis ses compétences de géographe au service de l'observatoire local des toxicomanies. Celui-ci a été créé il y a quelques années à Paris, par la Coordination toxicomanies, implantée dans le XVIIIe, avec le soutien de la Mildeca et de la Ville de Paris.

L'observatoire croise des données émanant de bailleurs, habitants, professionnels, collectivités, policiers..., avec les informations des spécialistes des addictions (agence de santé, association), mais aussi de l'Insee (institut national de la statistique et des études économiques), qui dispose, par exemple, de chiffres sur les scolaires...

La cartographie permet, par exemple, de savoir quel distributeur de seringues est le plus utilisé, combien de seringues il distribue, combien il en récupère et quel mois il est le plus sollicité.

En effet, les toxicomanes peuvent se procurer une seringue propre dans un automate prévu à cet effet, soit en ramenant une seringue usagée, soit en se procurant un jeton, dans un hôpital. Des jetons de couleur différente, selon les endroits de distribution, ont permis d'illustrer que l'installation d'un automate à un endroit précis ne suscite pas l'implantation d'un nouveau point de deal.

La méthode n'est pas nouvelle. Ici ou là, des initiatives sont déjà menées en Seine-Saint-Denis, mais pas partout et jamais encore à l'échelle du département. Dans la salle où les professionnels de tous horizons sont nombreux, l'intérêt est manifeste. Une professionnelle de Bondy a déjà planché sur le sujet mais se demande si la police communique facilement ses chiffres... « Il faut une volonté institutionnelle mais aussi effectuer un travail de conviction auprès des partenaires », admet Pierre Leyrit, directeur de la coordination Toxicomanies.

Le sujet est sensible et n'importe qui ne peut pas avoir accès à n'importe quoi. Savoir à l'immeuble près, quel numéro de rue est un point de deal peut présenter un intérêt certain, et pas seulement pour les policiers. « Nous sommes très sollicités par les agences immobilières, mais on est très précautionneux », ajoute Pierre Leyrit. La Cnil (commission nationale de l'informatique et des libertés) a son mot à dire et des conventions encadrent les partenariats.

En Seine-Saint-Denis, il faut encore définir le cahier des charges et l'opérateur à même de mener cette expérience. Mais le principe est acté pour 2015.

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Mai 2014

autoecole.jpgATTENTION, la circulation dans le nord de l'Ile-de-France risque d'être sérieusement perturbée ce matin. Les moniteurs d'auto-école de Seine-Saint-Denis ont prévu de mener une opération escargot sur l'A 86, pour protester contre la baisse du nombre d'inspecteurs du permis de conduire. « Les délais d'attente se rallongent et nos élèves vont passer leurs examens en province. Nos entreprises sont au bord de la faillite », dénonce Françoise Damideaux, gérante d'auto-école à Aulnay-sous-Bois (93). Selon elle, au moins 150 agences seront mobilisées, ce qui fera au moins autant de voitures sur la route.

Six à huit mois d'attente avant de repasser l'examen

L'opération escargot commencera dès 7 heures, sur le parking de la Direction départementale de l'équipement (DDE), à Rosny-sous-Bois (93), juste en face du centre commercial Rosny 2. Le cortège prendra ensuite la direction de la préfecture de Bobigny, via l'A 86. Ce tronçon d'environ 5 km devrait donc être fortement ralenti une partie de la matinée. Au passage, la jonction entre l'A 86 et l'A 3 devrait également être embouteillée, ce qui compliquera le trajet des automobilistes vers Roissy et Paris via l'A 3.

« Tous les ans, le nombre d'inspecteurs diminue, cela n'est plus possible. Ils étaient 29 en juin 2013, ils sont 19 aujourd'hui, dont seulement 10 sur le terrain, pour 279 auto-écoles dans le département. Les délais sont de deux mois en moyenne, et, pour ceux qui échouent, il faut attendre 6 ou 8 mois avant de repasser l'examen ! Nos élèves sont démotivés, et ceux qui ratent l'examen sont pénalisés par un surcoût financier. Les jeunes du département, déjà en difficulté, n'ont pas besoin de ça », poursuit François Damideaux.

Parmi leurs autres revendications, les auto-écoles proposent de réduire la durée de l'examen de conduite de 35 à 32 minutes, et que la surveillance des examens de code soit faite par des agents autres que les inspecteurs, pour leur dégager du temps. Les auto-écoles devraient être reçues tôt ce matin par le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, afin que le blocage de cet axe très fréquenté ne s'éternise pas. Dans l'attente de cette entrevue, la préfecture n'a pas souhaité apporter plus de précisions sur la sitation des inspecteurs du permis de conduire dans le département. « Le préfet réserve ses reponses aux auto-écoles », a-t-on simplement indiqué.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Mai 2014

FN-93.jpgLa liste d’Aymeric Chauprade est arrivée hier soir en tête dans 24 communes sur 40 dans le département, avec une nouvelle abstention record.

Des villes pilotées par l'UMP, le centre, les socialistes et même les communistes n'ont pas résisté. La victoire inédite du FN aux élections européennes hier soir a pris des allures de « vague bleu Marine » en Seine-Saint-Denis, dans un contexte marqué une fois encore par l'abstention record (quatre électeurs sur cinq ne se sont pas déplacés à Villetaneuse). La liste d'Aymeric Chauprade est arrivée en tête dans 24 villes sur 40, totalisant 20,7 % des voix. Et elle n'est devancée que de deux voix par l'UMP à Neuilly-Plaisance. Un raz-de-marée contrastant avec les européennes de 2009, où le FN n'avait dépassé les 10 % qu'à Vaujours.

C'est encore dans cette ville que le parti de Marine Le Pen fait son plus beau score... cette fois avec 33,9 % des voix. Il franchit les 20 % dans la quasi-totalité des communes de droite et du centre (26,4 % à Villepinte, 23,6 % à Aulnay-sous-Bois). Dépité, le patron de l'UMP 93, Philippe Dallier, explique : « En Seine-Saint-Denis, la forte poussée du FN est amplifiée du fait de l'importance des classes populaires qui semblent s'être détournées de la gauche de la gauche. » Et en effet, le parti de Marine Le Pen s'impose dans des villes PCF ou apparentées comme Tremblay (Front de gauche) avec 28 %, Stains et la Courneuve (scores identiques de 20,5 %), mais aussi à Sevran, Clichy, Bondy...

« Nos électeurs en Seine-Saint-Denis avaient une revanche à prendre après les municipales. Nous avions très peu de listes (NDLR : la formation n'avait réussi à boucler que deux listes), ils n'avaient pu s'exprimer », juge Gilles Clavel, responsable du FN dans le département. Ce dernier affirme avoir senti un véritable engouement dans la dernière ligne droite : « La semaine dernière, nous avons distribué 4 600 tracts en deux heures au marché de Drancy. »

Face à cette lame de fond, c'est le Front de gauche qui semble le plus résistant. « Nous sommes en tête à Bobigny, Bagnolet, et nous faisons un bon score à Saint-Ouen, des villes que nous avons perdues aux dernières municipales, ça maintient l'espoir », se console le chef du PC 93, Hervé Bramy.

Côté PS, en tête dans seulement 4 villes (les Lilas, Pantin, le Pré et Neuilly-sur-Marne), la fédération départementale se satisfait d'une « stabilité ». « On résiste », affirme Philippe Guglielmi, premier secrétaire fédéral. Son parti avait été le grand perdant des européennes de 2009 au profit, notamment, des Verts. Ces derniers, qui avaient fini 2e derrière l'UMP (21,7 %) avec 17,1 % il y a cinq ans, ne peuvent se consoler qu'avec Montreuil, où ils sont en tête avec 20,3 %.

Source : Le Parisien

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Publié le 20 Mai 2014

drogue-trafic.jpgIl y a eu les « pères de Stalingrad », en 2001 à Paris, ces rondes de pères de famille pour déloger le trafic de crack. Puis les barbecues géants de Saint-Ouen et les occupations de halls à Sevran, une dizaine d'années plus tard, afin de reconquérir les territoires occupés par les dealeurs. Ces initiatives fleurissent comme si les habitants avaient décidé de reprendre la main.

Samedi dernier encore, à Saint-Ouen, des artistes de rue « squattaient » des placettes habituellement tenues par les guetteurs. Entre parties de belote dans les halls d'immeubles ou pique-niques géants, ce phénomène prend parfois un tour original, comme à Montrouge (Hauts-de-Seine), où un habitant utilise la musique classique comme arme anti-trafiquants !

Cette reprise en main par les citoyens est encouragée par le bailleur 3F : « L'implication des habitants est essentielle pour que la majorité ne soit plus silencieuse, assure Didier Jeanneau, directeur général adjoint. Mais ces initiatives doivent faire partie d'un ensemble de solutions. Nous n'hésitons plus à expulser les locataires à l'origine des nuisances. Dans les quartiers où la pression est trop forte, nous allons tester l'installation de vigiles. »

Des initiatives saluées mais risquées

Le maire de Sevran, Stéphane Gatignon (EELV), confirme : « C'est bien que les habitants se prennent en main, mais cela dénote une sorte d'abandon des forces de l'ordre. » « D'autant plus, estime Michel Mittenaere, 
président de la Confédération nationale du logement, que ces solutions ne sont pas durables et risquent de générer des réactions plus violentes. »

Tous pointent la question de la consommation des stupéfiants : « Il faut prendre le problème à la source. La vente marche, parce qu'il y a des gens qui achètent », insiste Stéphane Gatignon. « La mobilisation citoyenne peut produire de bons résultats, confirme Michel Kokoreff, professeur de sociologie à Paris-VIII, spécialiste des questions liées à la consommation et au trafic de stupéfiants, que si elle est associée à une action policière durable. Et il faut reconnaître que la guerre contre la drogue est un échec. »

Source : Le Parisien

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Publié le 20 Mai 2014

Combien gagnent vos maires ? Beaucoup trop, estiment certains, qui comparent à leur propre feuille de paie. Pas tant que ça, réagissent d'autres, si l'on prend en compte la responsabilité qui leur incombe, le nombre de salariés de la commune qu'ils dirigent (c'est une vraie PME) et les heures passées, soir et week-end compris, à s'occuper de la gestion municipale.  

D'autant que tous les élus ne sont pas logés à la même enseigne. Il y a ceux qui dirigent de grandes villes, ceux qui cumulent plusieurs mandats, ceux qui choisissent de poursuivre leur activité professionnelle ou de l'abandonner et ceux, enfin, qui gagnent moins que le salaire moyen en France (1 890 € nets). Après les élections de mars dernier, tous les conseils municipaux ont voté les indemnités réservées aux maires et aux adjoints, en respectant les montants maximums définis par la loi. Notre tableau montre ce que perçoivent les quarante édiles de la Seine-Saint-Denis. Les maires, riches ou pauvres ? Tour d'horizon des indemnités des quarante édiles de la Seine-Saint-Denis.

93-maire-1.pngPetite ville, petite indemnité. Ce n'est pas en dirigeant une petite ville que vous gagnerez beaucoup d'argent. Le montant de l'indemnité est lié au nombre d'habitants. A Coubron et Vaujours, Ludovic Toro (UDI) et Dominique Bailly (UDI) perçoivent respectivement 1 713 € nets et 1 662 € nets mensuels. Moins bien que le salaire moyen des Français ! A l'Ile-Saint-Denis, Michel Bourgain (EELV) touche 1 100 € nets, l'équivalent du smic. Mais ne vous apitoyez pas pour autant car la plupart des élus des villes peu peuplées conservent leur activité professionnelle (et donc leur salaire). C'est notamment le cas de Ludovic Toro, qui poursuit son activité de médecin, mais aussi du maire (SE) de Gournay, Eric Schlegel, qui, avec ses 1 609 € nets d'indemnités a décidé de rester proviseur de son lycée de Noisy-le-Grand. Idem pour Thierry Meignen, le maire (UMP) du  Blanc-Mesnil -- pourtant une ville de plus de 50 000 habitants -- qui garde son cabinet de conseils, même si celui-ci est pour le moment « mis en sommeil ». Au Raincy, Jean-Michel Genestier (DVD), conserve son poste de directeur général de SNCF-Géodis et a décidé de consacrer ses week-ends à la gestion municipale. Quant à Gérard Cosme (PS), le maire du Pré-Saint-Gervais, il poursuit son activité de maître-chocolatier, « une tradition familiale » mais précise ne toucher aucun revenu provenant de cette activité artisanale.

Grosse ville, grosse indemnité ? Et bien non, pas toujours ! La preuve, le maire le mieux payé du département -- si l'on ne prend en compte que son indemnité de maire -- n'est ni celui de Saint-Denis ni celui deMontreuil, les deux villes les plus peuplées de Seine-Saint-Denis. Didier Paillard (PC) et Patrice Bessac (FG) touchent en effet respectivement 3 800 € nets et 3 200 € nets par mois. On est loin du recordman Stéphane De Paoli, le maire UDI de Bobigny, qui s'est octroyé gracieusement le maximum possible pour une ville préfecture de moins de 50 000 habitants à savoir... 4 500 € nets par mois. « Le maire a abandonné son activité de conducteur de travaux », justifie-t-on en mairie. Une indemnité légèrement supérieure à celle de Bertrand Kern (PS) à Pantin avec 4 466 € nets.

93-maire-2.pngL'heure est aux économies. Globalement, depuis les élections de mars dernier, on se serre la ceinture. La preuve : plusieurs maires ne sont pas au plafond de l'enveloppe dédiée aux indemnités des élus de leur commune. Exemple aux  Lilas où Daniel Guiraud (PS) affirme n'être qu'à 70 % du plafond ou à Sevran où Stéphane Gatignon -- dont la rémunération a pourtant légèrement augmenté -- reste à 18 ou 19 % en dessous de ce à quoi il pourrait prétendre. Certains ont joué la carte du gel des indemnités, comme à Romainville, Gournay, Montfermeil, Les Lilas ou encoreCoubron où les maires perçoivent la même rémunération que lors de la précédente mandature.

D'autres, comme à Clichy-sous-Bois, Gagny, L'Ile-Saint-Denis, Pantinou encore Saint-Ouen, ont choisi de réduire leurs indemnités. William Delannoy, le maire (DVD) de Saint-Ouen a ainsi une indemnité 20 % inférieure à celle de la précédente mandature. Enfin, quelques maires jouent la carte de la juste répartition de l'enveloppe : ils préfèrent baisser leur indemnité pour augmenter celles de leurs adjoints. C'est par exemple le cas à Montreuil, où Patrice Bessac a demandé à ses adjoints d'abandonner leur activité professionnelle pour être 100 % opérationnels. Idem à Neuilly-sur-Marne où Jacques Mahéas (DVG), qui ne cumule ni emploi ni autres mandats, assure être « le maire le moins bien payé du département, parce que je redistribue la moitié de mon indemnité maximale aux conseillers municipaux ».

Et puis il y a ceux qui reversent à leur parti politique. Il n'y a guère d'exception : quand on est membre d'un parti politique et élu, on le finance en reversant une partie plus ou moins importante de ses indemnités. ABondy, par exemple, la maire Sylvine Thomassin reverse 750 EUR par mois au PS. Idem à Clichy-sous-Bois où le socialiste Olivier Klein donne 20 % de ses indemnités au parti, à Sevran où Stéphane Gatignon verse 960 € nets à EELV et à Montreuil où le maire donne 100 € au Front de gauche. On est loin des 2 000 € nets par mois reversés par Jean-Christophe Lagarde, le député-maire de Drancy, à l'UDI. A Stains, Azzedine Taïbi assure que c'est la moitié des indemnités de ses différents mandats qui vont dans la caisse du Parti communiste, soit plus de 3 000 €.

Cumuler, ça peut rapporter gros. Mais si le député-maire de Drancy reverse tant à son parti, c'est qu'il gagne plus que d'autres. La raison : il cumule un mandat local et un mandat parlementaire. Jean-Christophe Lagarde touche ainsi 7 500 € nets par mois, le maire de Tremblay-en-France François Asensi (app. PC) perçoit 7 200 € nets par mois, le sénateur-maire UDI du  Bourget, Vincent Capo-Canellas, 7 700 € nets tout comme celui des Pavillons-sous-Bois Philippe Dallier (UMP). La plupart sont écrêtés, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent gagner plus que le plafond officiel des 7 800 € nets par mois. Du coup, certaines de leurs indemnités sont rabotées. « Je suis maire pour rien, assure Jean-Christophe Lagarde. On ne cumule pas pour gagner de l'argent. Au contraire, avec l'écrêtement, on y perd. » Mais pas toujours besoin d'être parlementaire pour bien gagner sa vie. Certains élus 100 % locaux cumulent plusieurs mandats très rentables. Exemple avec le maire PC de Stains, Azzedine Taïbi, qui cumule les fonctions de maire, de vice-président du conseil général et de l'agglomération Plaine Commune.

Source : Le Parisien

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Publié le 16 Mai 2014

 

roms-copie-1Le démantèlement, le déblaiement et la sécurisation de l’ex-camp rom de l’A3 a un coût. Si la démolition et la sécurisation incombent aux propriétaires des terrains (l’Etat et la société Garonor), le nettoyage est à la charge des communes. Montant de la facture pour celles-ci : 320 000 euros ! Lors d’une réunion à l’hôtel de ville du Blanc-Mesnil le 2 mai, Garonor a accepté d’y contribuer pour 120 000 euros. Restait 200 000 euros à régler. Le campement étant surtout à Aulnay-sous-Bois, une seconde négociation a convenu que Le Blanc-Mesnil ne paierait que 70 000 euros. Aulnay-sous-Bois devrait donc payer le solde à savoir 130 000 euros…

Source : le journal d’informations locales et municipales du Blanc-Mesnil 

 

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Publié le 15 Mai 2014

croixrouge.jpgPour célébrer ses 150 ans, la Croix-Rouge française investit samedi neuf centres commerciaux en Seine-Saint-Denis. Ses bénévoles proposeront 150 sessions d'initiation aux premiers secours afin de sensibiliser le grand public au massage cardiaque et au sauvetage de vies. Ces animations seront également l'occasion de découvrir les activités de la Croix-Rouge française de Seine-Saint-Denis.  

Les animations sont organisées samedi toute la journée au Millénaire à Aubervilliers, à O'Parinor à Aulnay, à Bel-Est à Bagnolet, à la Grande Porte à Montreuil, à Beausevran à Sevran, au Leclerc de Clichy-sous-Bois, à Aéroville à Tremblay, à l'Auchan de Villetaneuse et à Rosny 2.

Source : Le Parisien

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Publié le 15 Mai 2014

BDBresil.jpgLIVRY-GARGAN LANCE ce week-end ses 16 es rencontres de la bande dessinée, placées cette année sous le thème du Brésil. Point d'orgue de ce rendez-vous, dimanche, trois expositions mettent l'accent sur trois aspects de la culture brésilienne. L'une donnera à découvrir l'art du « cordel » -- sorte de livret populaire illustré qui met l'actualité en scène en image pour les personnes ne sachant pas lire ou très mal. Une autre parle des « cangaceiros », des bandits brésiliens qui ont inspiré la littérature et la culture de ce pays. La troisième, enfin, montre le « Contestado ». Cette région du sud de cette contrée a été photographiée par Isabel de Almeida, dite « Pimpona ». Ce sont ses clichés que le public pourra découvrir au château de la forêt.

Dimanche, de 14 heures à 18 heures, les amateurs pourront aussi rencontrer cinq auteurs, designers, illustrateurs et/ou scénaristes en dédicace. Jean-Pierre Joblin et Gezman, connu pour ses personnages Oggy et les cafards et les Zinzins de l'espace, présenteront « Com'ci com'ça ». Sera également présent le dessinateur franco-brésilien Matthias Lechmann qui dessine dans Libération et le Monde. Il est l'auteur des « larmes d'Ezechiel ». Le Breton Emmanuel Lepage mettra à l'honneur sa dernière BD nommée « Brésil ». Enfin, l'auteur Guillaume Sorel présentera son opus « Les derniers jours de Stefan Zweig ».

Autour des dédicaces, dans le parc, une fresque géante sur le Brésil en forme de Bande dessinée sera créée en temps réel par Jo Di Bona. Dimanche toujours, l'ancien collaborateur d'Hugo Pratt, Florian Rubis animera deux conférences : « Cangaceiros et Nordeste du Brésil », suivi de « Cangaceiros : BD, cinéma et culture populaire ». Durant toute l'après-midi, le groupe de batucada « Maracatu Nação Ojú Obá » fera vibrer la journée au rythme des tambours du Nordeste du brésil pour faire plonger les visiteurs dans l'univers métissé, coloré et festif du pays de la Bossa Nova.

Entrée libre jusqu'au 1 er juin, au château de la Forêt, au coeur du parc Lefèvre, 62, avenue du Consul-Général-Nordling. Tél. 01.43.88.71.46.

Source : Le Parisien

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Publié le 13 Mai 2014

roms-copie-1.jpgIls étaient entre 700 et 800 Roms à survivre dans des baraquements bricolés sur une bande large d'une quinzaine de mètres et longue de 550 m, en bordure de l'A 3, entre Aulnay et Le Blanc-Mesnil. Hier matin, à l'arrivée des 180 policiers, il ne restait que deux femmes et deux enfants, rassemblant quelques maigres affaires dans leur baluchon, avant l'entrée en action d'une pelleteuse. L'évacuation du plus grand campement rom de Seine-Saint-Denis a commencé vers 10 heures. Des huissiers étaient venus deux fois la semaine dernière prévenir les occupants de leur expulsion imminente.

« La décision a été prise parce qu'il y avait un problème humain et de sécurité. Il n'y avait qu'une seule issue et s'il y avait eu un 
incendie, il y aurait eu des morts », justifie Thierry Meignen. Ceint de son écharpe tricolore, marchant au milieu de ce camp d'infortune, le nouveau maire UMPdu Blanc-Mesnil rappelle avoir agi de concert avec son homologue UMP d'Aulnay, Bruno Beschizza. L'arrêté d'expulsion a été signé par le préfet. Une voie de l'A 3 a été neutralisée au début de l'intervention, entraînant de gros embouteillages.

320 000 € pour tout nettoyer

D'après les estimations des collectivités et de l'Etat, il y a désormais près de 9 000 t de déchets à évacuer, dont une impressionnante rivière de gravats de 5 000 t. « Des entrepreneurs indélicats ont profité des Roms et payaient 50 € pour leur laisser les restes des chantiers », rapporte Thierry Meignen. Des méthodes que Bruno Beschizza qualifie de « voyous ». « Les gravats sont situés sur la commune d'Aulnay, ajoute ce dernier. Les services de police vont rechercher des éléments de preuves dans les dépôts d'ordures et tenter de retrouver les fautifs. » Selon Bruno Beschizza, le retrait des 9 000 t reviendrait à 600 000 €.

Pour le moment, la ville du Blanc-Mesnil indique que le nettoyage des baraquements se chiffre à 320 000 €. « Garonor, qui est propriétaire d'une partie des terrains sur lesquels s'était implanté le camp, va contribuer au nettoyage à hauteur de 120 000 € », détaille Thierry Meignen. Les 200 000 EUR restants devraient être répartis entre Aulnay et Le Blanc-Mesnil. L'Etat a, de son côté, pris en charge l'évacuation, la démolition et la sécurisation, pour 70 000 €.

Les entreprises voisines du camp rom affichent leur soulagement. « Il y avait des rats et des mouches », confirme un salarié. L'hôtel Formule 1 était très gêné par les problèmes d'insalubrité. Les familles roms ont repris le chemin de l'errance et se seraient dirigées vers le Val-d'Oise, tout proche.

Source : Le Parisien

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Publié le 8 Mai 2014

roms.jpgLes jours du vaste bidonville rom situé le long de l'autoroute A3, à cheval sur les communes d'Aulnay et du Blanc-Mesnil, sont comptés. Le maire UMP d'Aulnay, Bruno Beschizza, a pris un arrêté mettant en demeure ses occupants de quitter les lieux. Une injonction qui leur a été notifiée mardi et qui laisse donc présager une intervention de la force publique dans les prochains jours. L'élu avait été reçu en avril avec son voisin UMP du Blanc-Mesnil, Thierry Meignen, par le préfet, pour exposer leur volonté de voir disparaître ce campement, qui compte parmi les plus importants du département. On y recense environ 700 personnes.

Source : Le Parisien

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Publié le 6 Mai 2014

twin.jpgDifficile de dire « non-non » quand on vous propose de jouer devant environ 350 millions de spectateurs. C'est d'ailleurs pour ça que les Twin Twin ont dit « oui-oui ». Le groupe, originaire de Montreuil, a été sélectionné pour représenter la France au Concours Eurovision de la chanson ce samedi. Une occasion formidable pour le trio qui vient de sortir son deuxième album le 10 avril*, un mélange hip-hop, pop et electro.  

Lorent-Idir et François-Djamel connaissent Montreuil sur le bout des doigts. Les jumeaux y sont nés il y a vingt-huit ans et, très tôt, ont voulu se lancer dans la musique. Ils autoproduisent un premier album en 2008, « Chimère », et écument toutes les salles de la ville. « A Montreuil, il y a une véritable énergie créatrice dont on se nourrit, souligne Lorent-Idir. C'est important de baigner dans cette ambiance. » Touche à tout, les deux frères se lancent dans le cinéma et réalisent un moyen-métrage produit par Why Not Production (qui s'occupe notamment des films de Desplechin, d'Audiard ou de Podalydès). « L'ancien directeur du Méliès, Stéphane Goudet, nous a proposé de jouer dans le cinéma et de faire un concert, détaille François-Djamel. Il nous manquait un beat boxer (NDLR : boîte à rythme humaine) et nous avons intégré Patrick, 29 ans, le troisième membre du groupe. » Au-delà de la musique, les Twin Twin, c'est surtout un style de vie. « J'habitais Villeparisis (Seine-et-Marne) et je voulais me rapprocher de Paris, les jumeaux m'ont proposé une colocation à Montreuil, raconte Patrick Biyik. Et là, j'ai eu un choc culturel. » Car leur maison, c'est un peu « l'Auberge espagnole ». Patrick a ainsi croisé une danseuse suédoise, une chanteuse américaine et, le fin du fin, un écrivain russe qui fût le chauffeur... de la famille Kalachnikov.

« Tout cela, ça concourt à notre créativité. Il n'y a qu'à Montreuil qu'on trouve une telle palette de talents », assure Patrick. Après leur premier album, le trio enchaîne les concerts. Des vrais stakhanovistes de la scène avec pas moins de 250 performances entre 2010 et 2013. Les premiers furent d'ailleurs réalisés avec une vieille sono cassée qui provenait... du conseil général. C'est dire si le groupe est attaché au département.

« Grâce à des endroits comme les Instants chavirés, le café la Pêche, la maison populaire, on a découvert des styles et enrichi le nôtre », s'emballe Lorent-Idir. Ils finissent par se faire repérer et assurent les premières parties de Shaka Ponk, Stromae ou Nina Hagen. En Espagne, ils jouent avec Gloria Gaynor. Ils partent en Allemagne, au Canada et même en Colombie. Puis le responsable de la partie France de l'Eurovision les appelle pour leur proposer de participer à l'émission. « Une expérience unique, un spectacle populaire et fun qu'on serait stupide de refuser », sourient les trois compères. Si le trio a fini par quitter Montreuil pour s'installer à Paris, il continue à répéter dans leur ville d'origine. « On sait où on a grandi et on ne l'oubliera jamais, analyse François-Djamel. Revenir ici, c'est vraiment naturel. »

Samedi au Danemark, leur titre « la Moustache », une chanson dance et colorée, devrait faire frémir le jury.

* Twin Twin, « Vive la vie », Edition Warner.

Source : Le Parisien

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Publié le 3 Mai 2014

3811637_11-1-40067018_545x341.jpgElles refusent d'être privées de sorties scolaires. Hier matin, une trentaine de mamans voilées se sont rassemblées devant l'école maternelle Maurice-Audin du Blanc-Mesnil pour dénoncer la stricte application, dans cet établissement, de la circulaire Chatel de 2012 qui interdit le port du foulard lors de sorties scolaires.

« La directrice de cette école refuse systématiquement les accompagnatrices qui portent le voile. C'est de la discrimination », accuse Feirouz, une mère voilée, membre du collectif « Sorties scolaires avec nous », créé à la rentrée 2013. « Dans les quartiers, nous sommes souvent les seules disponibles pour les sorties », affirme-t-elle. Selon les manifestantes, la directrice de l'école aurait préféré annuler la sortie poney des grandes sections de maternelle, parce qu'elle ne disposait que d'un accompagnant -- un papa -- en dehors des mamans voilées. Une décision parfaitement autorisée par les textes...

Elles écrivent au nouveau maire et à Benoît Hamon

Aujourd'hui, c'est en effet au directeur de l'établissement que revient le choix de tel ou tel accompagnant. L'application de la loi diffère donc selon les établissements. « Au Blanc-Mesnil, la plupart des groupes scolaires refusent de prendre les mamans voilées comme accompagnatrices », assure encore Feirouz. Contactée, la Direction académique est restée hier injoignable, de même que le rectorat de Créteil. Sa position, au dire des enseignants, est cependant très claire. « Elle assume les positions prises par les directeurs d'établissements », confie un instituteur sous couvert d'anonymat.

Dans un souci d'apaisement, le Snuipp, le principal syndicat des enseignants du primaire, refuse désormais de s'exprimer sur le sujet. Mais sa position n'a pas changé d'un iota : le pragmatisme doit prévaloir et c'est aux enseignants de décider au cas par cas.

A l'inverse, dans les rangs de la FCPE, principale fédération des parents d'élèves, on réclame une clarification des règles. « Nous voulons une législation claire qui autorise les mamans voilées à accompagner leurs enfants lors des sorties scolaires, martèle Michel Hervieu, président d'honneur de la FCPE 93. Les mamans ne sont pas des agents de la fonction publique, Il n'y a donc aucune raison de les obliger à une neutralité religieuse ».

Pour tenter de faire avancer leur cause, le collectif « Sorties scolaires avec nous » a écrit au nouveau ministre de l'
Education, Benoît Hamon, ainsi qu'au nouveau maire du Blanc-Mesnil, Thierry Meignen (UMP). Ce dernier n'a pu être joint. Avant d'être élu, suite à une première mobilisation du collectif, il lui avait proposé de créer des écoles privées. « Ce n'est pas la solution, tranche Feirouz. Nous rejetons le communautarisme. Nous voulons que nos enfants restent à l'école publique ».

Source : Le Parisien

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