Publié le 5 Juillet 2013
Sur les quelques 10 000 professeurs des écoles du département, plus d’un quart demande chaque année à partir. Mais seules 6 % des mutations sont acceptées. Certains enseignants sont au bout du rouleau.
La Seine-Saint-Denis serait-elle une « prison » pour les instituteurs? La formule, délibérément provocante, revient souvent dans la bouche des syndicats d’enseignants quand ils évoquent le problème des mutations des professeurs désirant quitter le département. Deux chiffres le reflètent : près de 27% des enseignants du premier degré ont demandé leur départ, en 2012 et 2013, soit le plus fort taux de France. A elle seule, la Seine-Saint-Denis représente 20% des demandes de mutations en France alors qu’elle ne représente que 3% des effectifs du premier degré. La direction académique est, en fait, soumise à un casse-tête aussi simple à comprendre que difficile à résoudre. Etant donné qu’il n’y a pas assez de candidats pour venir enseigner dans le département, elle ne peut accorder trop d’autorisations de départ, faute de trouver des remplaçants.
Ainsi, concernant ce qu’on appelle les mutations permutations, seules 6,27% des demandes ont été acceptées en 2013. « Les collègues ont le sentiment d’avoir une double peine, analyse Philippe Lefebvre, délégué Unsa. Non seulement, ils ont des élèves qui sont souvent difficiles, mais en plus ils n’ont quasiment aucune chance de quitter le territoire. » Certains syndicats évoquent des situations de fortes tensions avec des profs au bout du rouleau. « Beaucoup d’enseignants me disent qu’ils sont devenus les otages de ce département, souligne Cesar Landron, délégué Snudi-FO. Il faut bien comprendre que si un enseignant est célibataire et en bonne santé, il n’a aucune chance de quitter la Seine-Saint-Denis, même après 30 ans ici. »
Ainsi, sur les 175 mutations permutations acceptées en 2013, 140 sont liées à un rapprochement de conjoint, 26 à un handicap et 8 aux deux situations cumulées. Une seule prof a obtenu sa mutation pour convenances personnelles, après 25 ans d’ancienneté, pour aller en Guyane.
L’administration rappelle qu’il y a aussi, chaque année, environ 80 mutations décidées par le directeur académique en fonction des situations personnelles. Elle reconnaît que le département a de réelles difficultés sur ce thème et qu’elle voudrait pouvoir faire plus. « Mais il ne faut pas oublier que la Seine-Saint-Denis offre un emploi à vie à toutes ces personnes et qu’il n’est pas anormal, qu’en retour, elles restent sur place un temps certain, affirme Vincent Lasalle, secrétaire général de la direction académique. Et puis, sur la séparation de conjoint, pourquoi est-ce toujours à l’enseignant(e) de quitter le 93 et pas l’inverse? » Pour éviter ces départs, la direction académique veut convaincre les étudiants qui habitent le département d’y travailler.
Source : Le Parisien
Nous l’évoquions
Il y a peu, Inyas, Abdallah, Sébastien et Jonathan portaient encore leur tenue grise d’ouvrier. Désormais, c’est en chemise et cravate qu’ils se rendent à l’usine d’Aulnay. Celle-ci doit fermer en 2014. Mais pour eux, l’après PSA a déjà commencé, au volant d’un bus qu’ils s’exercent à conduire sur l’un des immenses parkings désormais déserts du site. S’ils valident leur formation, fin septembre, ils seront embauchés par la
Le chantier du site CMMP route de Mitry n’en finit pas
Chaque été, la direction des sports de la ville et les clubs proposent un programme de découverte, d’initiation ou de perfectionnement à la pratique sportive.
La ville met en ligne un questionnaire afin de poursuivre la concertation sur la réforme des rythmes scolaires.
Ils se faisaient passer pour des policiers ou des agents des eaux dans le but de dépouiller leurs victimes. Deux hommes accusés d'avoir volé par ruse une dizaine de personnes âgées en
Alors que le nombre de chômeurs explose, la RATP peine à recruter. Elle vient de lancer une campagne d’affichage dans vingt-deux lycées professionnels pour attirer les jeunes.
Proposé dans le cadre du festival 3 Découverte, manifestation soutenue par le département de la Seine-Saint-Denis, un ciné-événement spécial permettra de découvrir l’univers magique et légendaire du Cirque du soleil, à travers un film réalisé en 3D. Les caméras développées pour le film Avatar se sont mises au service des performances époustouflantes des artistes du Cirque du soleil. Le film embarque le spectateur dans un voyage vertigineux, à la suite d’une jeune femme et d’un acrobate, à travers les univers des sept plus beaux shows de Las Vegas.
Le
La place Edgar Degas a été rendue aux piétons. Les places de stationnement ont disparu au profit d'un dallage pour les piétons et d’une esplanade agrémentée de bancs et de verdure.


Il fait figure de patriarche ou de contremaître bienveillant, dans le travail de fourmi entrepris depuis des années par les associations et les élus autour du lourd dossier du CMMP. Maurice Allouch, médecin à la retraite, dirige bénévolement depuis 2009 le « comité de pilotage » local chargé d’informer le public et de recenser, à petite échelle, les victimes potentielles de l’amiante.
Mesdames, Messieurs,
ÉCONOMIE
C’est la fête le long du canal de l’Ourcq. La péniche « Anako » est amarrée depuis hier à Aulnay, au bout de la rue Pierre Jouhet. Jusqu’au 20 juillet, des concerts, ateliers, bals, spectacles y sont organisés pour tous les âges.
Alors que le soleil semble enfin saluer le début de l’été, Aulnay-sous-Bois va faire la fête au canal de l’Ourcq ce dimanche 30 juin jusqu’à 22h. Les animations concoctées par le comité des quartiers du canal de l’Ourcq sont particulièrement alléchantes comme vous pourrez le constater ci-dessous :