Publié le 14 Novembre 2013
Ils sont déjà 1 400 à donner de leur temps pour les plus démunis. Mais les besoins sont immenses. 4, 2 millions de repas seront servis cet hiver.
«Venez nous rejoindre. Vous verrez, donner sans rien demander en retour, c’est quelque chose d’extraordinaire », martèle Charles Lasbax. Le président des Restos du cœur 93 lance un appel urgent. Son association manque cruellement de bénévoles. Ils sont pourtant déjà 1 400, répartis sur les 30 centres de distribution du département, l’un des plus pauvres de France. Il en faudrait 500 de plus, notamment dans les centres de Pantin, Bagnolet, Bobigny, Clichy-sous-Bois, Sevran et Les Pavillons-sous-Bois.
Les Restos ont aussi besoin de volontaires pour les maraudes, qui permettrent de distribuer des repas chauds aux SDF dans la rue. Arrivé il y a huit ans, Charles Lasbax compare : « En 2005, le soir, en maraude, on faisait 70 repas chauds. On est actuellement à 650, 700 repas… » Lorsqu’il s’est retrouvé au chômage, à 58 ans et demi, cet ancien gérant de société a immédiatement rejoint les Restos. Il exhorte ceux qui sont eux-mêmes sans emploi à s’engager dans le bénévolat : « Même quand on se retrouve en situation précaire, notre génération de baby-boomers est privilégiée. On doit rendre à la société ce qu’elle nous a donné. J’ai une bonne retraite, j’ai un peu honte par rapport aux plus jeunes. » Il assure qu'« avec ou sans compétence on a besoin de tous les profils. Nous sommes vraiment en sous-effectif par rapport aux autres départements. »
Aux Restos, une année se divise en 2 campagnes. Pour la période estivale, qui a débuté en mai et vient de s’achever, 1,4 million de repas ont été servis en Seine-Saint-Denis, 40% de plus qu’en 2012. L’effet de la crise, bien sûr, mais aussi de l’arrivée de nouvelles populations pauvres. « La Seine-Saint-Denis est un département accueillant où arrivent des réfugiés maliens, syriens, lybiens », analyse Charles Lasbax.
La campagne d’hiver débute le 25 novembre. Comme l’an dernier, l’association prévoit de distribuer 4,2 millions de repas. Il ne sera pas possible d’en donner plus. Du coup, pour que tous les bénéficiaires soient servis, la décision a été prise, au niveau national, de supprimer les dotations majorées, qui permettaient aux personnes en très grande précarité d’obtenir 12 repas par semaine au lieu de 6 normalement. « Les dotations majorées représentaient 10% des repas délivrés, commente Charles Lasbax. Leurs suppressions nous permettront de faire face à l’augmentation de fréquentation prévue, qui est aussi de 10%. »
Le responsable précise que le budget prévisionnel européen de 3,5 Mds€ sur sept ans, « qui devrait être voté début 2014 » pour la période 2014-2021 sur l’ensemble de l’Union européenne, verra la dotation française amputée, car de nouveaux pays ont intégré l’Europe. De plus, 7 associations françaises au lieu des « 4 historiques qui sont les Restos du cœur, le Secours populaire, la Banque alimentaire et la Croix-Rouge » devront se partager cette aide. D’où, évidemment, des appels aux dons.
Les bénévoles peuvent s’inscrire à tout moment, tout au long de l’année. Vous pouvez contacter le siège départemental à Villepinte par e-mail à recrut.benev93@orange.fr ou par téléphone au 01.55.81.19.70.
Source : Le Parisien
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Clap de fin à la maternité de l’hôpital André-Grégoire de Montreuil. Ce soir, à 23h25 sur TF1, les sages-femmes, les aides-soignantes, les médecins et les puéricultrices de l’émission « Baby-boom » vont raccrocher leurs blouses. De quoi attrister plus de 1,5 million de téléspectateurs fidèles qui, chaque semaine depuis mi-septembre, se passionnent pour le quotidien de l’équipe médicale de cette maternité de niveau 3, qui fait naître 3200 bébés chaque année.
Le trio pour flûte, basson et harpe est une formation insolite dont la finesse d’expression sied parfaitement au répertoire de la musique française. Qu’il s’agisse de transcriptions (5e concert de Rameau, Children’s corner de Debussy, Sonatine de Ravel) ou d’œuvres originales (Pastorales de Noël de Jolivet), le répertoire choisi met idéalement en valeur le charme discret et subtil du goût français.
Avant-hier soir, Jacqueline Rouillon, maire (FG) de Saint-Ouen, a tiré la sonnette d’alarme. Dans un courrier adressé à Manuel Valls, elle demande au ministre de l’Intérieur d’intervenir rapidement pour faire évacuer un campement de Roms, installés sur une emprise ferroviaire stratégique.

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Ils ont apposé des petites pancartes jaune « Citoyens vigilants » sur les murs de leurs pavillons. Début 2012, exaspérés par la montée des incivilités, traumatisés par des agressions et des cambriolages, une vingtaine d’habitants des 4-Routes, un quartier pavillonnaire de La Courneuve, se sont constitués en association de Citoyens vigilants ARC 4*. Près de deux ans plus tard, l’association, qui travaille en partenariat avec la ville et la police, compte trois cents adhérents. Et les résultats sont probants. « Nous n’avons eu qu’un seul cambriolage cet été! » se félicite Chantal Féjean, la présidente. « Nous pouvons enfin partir en vacances. Nos voisins veillent sur nos biens. » « Ce dispositif fonctionne très bien, confirme Muriel Tendron, adjointe (PC) au maire à la tranquillité publique. C’est à mes yeux une petite fabrique de tranquillité publique. Grâce à la solidarité de ces habitants, ce quartier a retrouvé son calme. Il n’y a quasiment plus de vols avec effraction et beaucoup moins d’agressions. »
Reconnue par la préfecture, l’association bénéficie d’une ligne directe avec le commissariat de police et de contacts privilégiés avec l’élue à la tranquillité publique. « Quand vous appelez le commissariat, en général, ça sonne occupé. Là, le référent a un policier au bout du fil en quelques secondes », résume Roger, un adhérent d’ARC 4. En février 2012, alors que l’association venait juste de se constituer, ce retraité de 72 ans a été réveillé en pleine nuit par un cambrioleur. Depuis, il exerce une veille régulière dans le quartier. « Quand un voisin n’est pas là, on fait attention. On regarde si personne ne traîne autour de sa maison, s’il n’y a rien d’anormal… Et, si on repère quelque chose, on le signale au référent du quartier. » Pour autant, pas question de faire des rondes : « On ne surveille pas, on veille, précise Chantal. Et dès qu’on entend ou qu’on voit quelque chose de bizarre, on sort dans la rue et on regarde ce qui se passe. Et, s’il le faut, on prévient la police. »
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