Publié le 2 Février 2016

Une employée de crèche à la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois aurait crié sur des bébés ?

« C’est bon, allez hop dégage […] ! Tu ne vas pas t’y mettre toi non plus, casse-bonbons ! Maintenant tu peux chialer […] De toute façon, tu fais que chialer ! »

Une dispute entre adultes ? Non, la retranscription d’un enregistrement pirate réalisé à la crèche de la Rose-des-Vents, à Aulnay.

On entend une auxiliaire s’adresser violemment à plusieurs enfants. Saisie par le syndicat CFTC, la municipalité LR vient d’adresser un courrier au procureur de Bobigny pour signaler ces faits, dénoncés par un autre agent.

« L’équipe m’a fait passer pour une menteuse »

Tout commence fin 2015, quand une éducatrice constate que sa collègue a un « comportement inquiétantavec les nourrissons de moins d’un an » et crie « excessivement » sur eux au moment du déjeuner. Elle en informe la directrice de la crèche. Ce qui, selon elle, provoque l’ire des autres agents. « Le comportement de l’équipe s’est considérablement dégradé envers moi, leur conduite se manifeste par des paroles et des comportements offensants, méprisants et hostiles », déclare-t-elle. Dans la foulée, elle retourne voir la directrice pour expliquer l’attitude de ses collègues. Rien n’y fait : « L’équipe me fait passer pour une menteuse ».

L’éducatrice enregistre sa collègue à l’heure du déjeuner

Le 4 janvier dernier, l’éducatrice décide alors d’enregistrer le déjeuner des enfants, lorsque sa collègue crie sur les enfants. Sur la bande-son, on entend même une autre auxiliaire proférer insultes et menaces à son endroit, la traitant de « salope » et assurant qu’elle « connaît des mecs à Roissy » qui pourraient lui « casser la gueule » et lui « couper les cheveux ». Le 21 janvier, la municipalité a mis à pied les deux agents incriminés, en attendant les résultats de l’enquête interne. Une commission disciplinaire doit statuer sur leur sort, tandis que la directrice a été intégrée à une autre structure.

« Mon fils n’a pas l’air traumatisé quand je le dépose »

Invoquant son « devoir de réserve », la directrice n’a pas souhaité répondre à nos questions. Croisée devant l’établissement, une employée estime que le comportement de l’éducatrice qui a dénoncé les faits n’est pas exemplaire : « Elle n’a pas d’esprit d’équipe, elle se victimise », assure-t-elle. Du côté des parents, la surprise prévaut. « Mon fils n’a pas l’air traumatisé quand je le dépose », assure une maman au sortir de la crèche. Une autre estime : « Les agents sont gentilles, elles ont de l’expérience. Mon fils ne vient jamais à reculons. »

Source article : Le Parisien / Image d'illustration

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Publié dans #Education

Publié le 2 Février 2016

Installation du docteur Ahmed Oumammar à Aulnay-sous-Bois

La fermeture définitive du cabinet médical du docteur Pascal Maldiney à l’automne dernier était bien évidemment une mauvaise nouvelle pour le quartier Vieux-Pays.

Aujourd’hui, heureusement, ce secteur de notre ville peut se réjouir avec l’installation du docteur Ahmed Oumammar à Aulnay-sous-Bois qui prend la suite.

Docteur Ahmed Oumammar

Médecine Générale

25 rue Jacques Duclos à Aulnay-sous-Bois

Consultations sur RDV

Mardi et Vendredi 9h - 12h / 15h - 19h

Tél. : 01 48 69 45 29

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Publié dans #Santé

Publié le 2 Février 2016

Seconde réunion de l’Etablissement Public Territorial Paris Terres d’Envol à Aulnay-sous-Bois

Hier soir se déroulait à l’Espace Pierre Peugeot à Aulnay-sous-Bois la seconde réunion de l’Etablissement Public Territorial Paris Terres d’Envol composé des villes d’Aulnay-sous-Bois, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France et Villepinte.

Aucune décision majeure n’a été prise puisque cette instance est toujours clairement en phase d’installation. C’est ainsi qu’un certain nombre de commissions ont été officiellement créées dont la plus importante stratégiquement est la CLECT (Commission Locale d’Evaluation des Charges Transférées). Celle-ci aura en effet pour objectif de fixer les critères de charges pris en compte pour déterminer le besoin de financement des compétences exercées par l’Etablissement Public Territorial en lieu et place des communes. Jacques Chaussat et Daouda Sanogo y représenteront Aulnay-sous-Bois.

La séance s’est ensuite quelque peu animée suite à divers échanges à propos du soutien à apporter à la candidature de Paris pour l’organisation des jeux olympiques et paralympiques. Si quelques voix isolées ont questionné le retour financier réel d’un tel événement pour notre territoire au regard de ce qui a pu se passer en 2004 pour Athènes par exemple, la quasi-totalité des conseillers de Paris Terres d’Envol ont voté pour, estimant qu’accueillir une manifestation d’une telle ampleur internationale ne pouvait que valoriser l’image de Paris, de l’Ile-de-France, et bien entendu de la Seine-Saint-Denis.

La soirée s’est achevée avec la présentation du logo désormais officiel de Paris Terres d’Envol (voir image ci-contre). Les prochaines séances de mars et avril consacrées au débat d’orientation budgétaire et au budget devraient permettre assurément d’y voir plus clair sur les missions futures de l’Etablissement Public Territorial et la manière de les financer…

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Publié dans #Intercommunalité

Publié le 2 Février 2016

Le cor à l’honneur à Aulnay-sous-Bois !

Pour les 40 ans de l’association française du cor, le conservatoire d’Aulnay-sous-Bois accueille du 2 au 7 février 2016 le festival « Prestige du cor ».

Exposition, concerts, classes de maîtres et conférences permettront aux mélomanes comme aux musiciens expérimentés de découvrir ou redécouvrir cet instrument.

Le programme complet de la semaine est accessible en cliquant sur le lien pdf ci-dessous.

Source : site internet de la ville d’Aulnay-sous-Bois

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Publié dans #Culture

Publié le 1 Février 2016

Top 12 interclubs de badminton : les play-offs s’éloignent pour Aulnay-sous-Bois après la défaite 6 - 2 face à Mulhouse

Ce samedi 30 janvier se déroulait la 7ième journée du top 12 interclubs de badminton. Le CBAB Aulnay-sous-Bois s’est malheureusement incliné dans sa salle du gymnase Paul Emile Victor 6 - 2 face au RS Mulhouse.

Après cette défaite, notre club pointe à la quatrième place de la poule 1, à 6 points de Strasbourg, actuel second. Il sera difficile désormais d’atteindre les play-offs cette saison. Résumé complet de la rencontre et de cette journée de top 12 en cliquant : ici

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Publié dans #Soyons sport.

Publié le 1 Février 2016

Le chômage ne baisse pas en Seine-Saint-Denis

Le chiffre est quasi-stable : on compte 30 chômeurs de plus en un mois en Seine-Saint-Denis. Entre fin novembre et fin décembre 2015, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé) s’établit à 121 950. En Ile-de-France, le nombre de demandeurs d’emploi de la même catégorie a progressé dans le même temps de 0,4%.

Par contre, si l’on prend en compte les catégories A, B et C (y compris ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois), on atteint 165 810 personnes, soit 0,4 % de plus qu’en novembre. En Ile-de-France, ce nombre augmente de 0,8 % sur un mois.

Source article : Le Parisien

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Publié dans #Emploi

Publié le 1 Février 2016

Pas de fermeture pour le Cap à Aulnay-sous-Bois !

Comme déjà annoncé lors du conseil municipal du 27 janvier dernier, la première adjointe au maire d’Aulnay-sous-Bois, Séverine Maroun, a confirmé par écrit dans sa tribune parue en page 30 du numéro d’Oxygène de février qu’il n’a jamais été question d’une fermeture du Cap, la scène des musiques actuelles du monde située dans le quartier de la Rose des Vents.

Il s’agit en réalité de repenser l’usage de cet équipement, inauguré par Jean-Claude Abrioux, en vue d’une refonte de son projet artistique culturel. Le Cap pourrait ainsi évoluer et devenir une Maison des artistes Aulnaysiens, dont l’ambition serait de rayonner sur l’ensemble du territoire Séquano-Dionysien.

Dans une ville où les rumeurs sont parfois tenaces voilà des nouvelles qui devraient clarifier les choses et calmer les délires paranoïaques de quelques-uns qui envoyaient déjà le Cap ad patres.

Pour terminer sur une note positive, nous vous proposons ci-dessous une vidéo captée le 31 mars 2012 par notre rédaction lors d’une magnifique Cap Session jouée gratuitement dans cet écrin de toute beauté.

Ironie du sort, celles et ceux qui prétendent aujourd’hui défendre le Cap, bec et ongles, brillaient par leur absence ce soir-là…

Robert Ferrand

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Rédigé par Robert Ferrand

Publié dans #Culture

Publié le 1 Février 2016

Vous pouvez prendre connaissance ci-dessous de quelques nouvelles de notre club local de Handball : le Aulnay HB. Il y est question des rencontres programmées le dimanche 7 février 2016 et de la recherche de sponsors…

Handball à Aulnay-sous-Bois : Aulnay HB à la recherche de sponsors !

Affiche pour le 7 Février : deux rencontres de niveau National

Apres la brillante performance sur les terres Nantaises, les Amazones doivent confirmer à domicile afin de prendre confiance et se mettre à l'abri le plus vite possible du retour des équipes en quête de points. Après une victoire et un nul pour cette deuxième phase du championnat de France, l'entente AHB/ BMS (- 18 f) rencontre son dauphin. Une bonne opportunité de creuser l’écart au classement.

Ouverture des portes à 13h30 au gymnase P.E Victor, encore un après-midi de sport de haut niveau.

Handball à Aulnay-sous-Bois : Aulnay HB à la recherche de sponsors !

Deuxième Photo

C'était déjà il y a une semaine. Les grands débuts fracassants d'une petite vingtaine de petits bouts de choux verts, encadrés par de jolies roses fraîches par la rosée du matin... je suis sûre qu'ils n'attendent tous plus qu'une chose : "vivement la prochaine".

Si besoin, une nouvelle preuve du dynamisme du AULNAY HB.

Toutefois, et malgré le soutien de la ville d'Aulnay et de nos deux partenaires privés, la saison 2016-2017 se prépare dès maintenant et l'aspect financier est incontournable. Les ressources s'amenuisent.

Vous êtes un acteur économique de notre ville et souhaitez accompagner les performances sportives du Handball Aulnésien par votre soutien.

C'est le moment ! L'équipe dirigeante reste à votre disposition pour présenter son projet (http://www.aulnay-handball.com)

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Publié dans #Soyons sport.

Publié le 29 Janvier 2016

Attouchements sexuels entre enfants à l’école du Bourg à Aulnay-sous-Bois

« C’est extrêmement inquiétant. Si nos enfants subissent ce genre de choses à l’école, dès le plus jeune âge, où sont-ils en sécurité ? » A l’heure de la pause du midi, devant le groupe scolaire du Bourg, à Aulnay-sous-Bois, certains parents accusent le coup en apprenant la nouvelle.

Le 8 janvier, en fin d’après-midi, un enfant de 6 ans, élève en maternelle, a mis son sexe dans la bouche d’une petite camarade de 5 ans, alors qu’ils étaient aux toilettes. L’incident s’est déroulé sur le temps périscolaire, c’est un Agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem) qui a vu la scène et a alerté les animateurs chargés de surveiller les enfants.

Ce n’est que deux semaines plus tard que l’incident prend de l’ampleur, lorsque le maire (LR) Bruno Beschizza est mis au courant. « Nous avons saisi l’Education nationale et l’aide sociale à l’enfance, tandis que tous les enfants ont été reçus par un psychologue scolaire », énumère le cabinet de l’édile.

Le petit garçon « incriminé » a changé d’école et un courrier a été envoyé aux parents. « Nous avons demandé à l’Ifac, l’organisme chargé de l’animation des temps périscolaires, des éclaircissements, et de mettre en place des mesures d’amélioration concernant la sécurité des enfants présents sur les temps péri et extra-scolaires », ajoute un collaborateur du maire.

Les animateurs sanctionnés

De son côté, Ilham Zaouchi, la directrice de l’Ifac d’Aulnay-sous-Bois, pointe la difficulté du passage aux toilettes : « L’animateur doit être présent pour surveiller les enfants, mais ne pas non plus gêner leur intimité… » Et d’expliquer, effectivement, ce jour-là, une « absence de vigilance des animateurs, qui avaient été interpellés par d’autres élèves ».

Mais selon elle, il faut rester prudent sur l’interprétation du geste du garçonnet : « Ce sont des enfants, il ne faut pas rendre compte de cette situation avec un regard d’adulte. »

Reste que les trois animateurs ont eu un entretien préalable au licenciement, mercredi. Leur sort devrait être fixé d’ici un mois. « Il y aura une sanction disciplinaire, qui n’ira pas forcément jusqu’au licenciement », tempère la directrice de l’Ifac.

Source article : Le Parisien

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Publié dans #Education

Publié le 28 Janvier 2016

Eric et Ramzy au cinéma UGC à Aulnay-sous-Bois pour l’avant-première de la Tour 2 contrôle infernale

Le nouveau cinéma UGC d'Aulnay-sous-Bois, installé depuis octobre 2014 au centre commercial O'Parinor, reçoit le duo d'humoristes Eric et Ramzy, ce soir à 20 h 15. Ils viendront présenter leur nouveau film, « la Tour 2 contrôle infernale », préquelle de leur long-métrage « la Tour Montparnasse infernale ». Pas besoin de réserver : il suffit de se présenter au cinéma et d'acheter une place au tarif normal.

Source article : Le Parisien

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Publié dans #Culture

Publié le 26 Janvier 2016

Le maire Bruno Beschizza l’avait annoncé notamment lors des vœux 2016 à la salle Scohy. Aulnay-sous-Bois va accueillir pour la première fois un salon du chocolat. Il se déroulera au parc Dumont le samedi 13 février 2016 de 10h à 19h. Voilà une excellente nouvelle pour les gourmets et les gourmands ! Un événement à noter sur vos tablettes, bien entendu !

Salon du chocolat à Aulnay-sous-Bois le 13 février 2016

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Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 26 Janvier 2016

Les élus et militants communistes d’Aulnay-sous-Bois organisent leur cérémonie des vœux 2016 au foyer André Romand le samedi 30 janvier à partir de 19h30. Vous trouverez ci-dessous la carte d’invitation ainsi qu’un mot de Jean-Marie Touzin, responsable local du PCF.

Vœux 2016 des élus et militants communistes d’Aulnay-sous-Bois

« Si cette soirée est traditionnelle, il ne s'agit pas pour nous simplement de sacrifier à une tradition mais de profiter de ce rendez-vous annuel pour faire connaître le point de vue des communistes en ce début d'année sur la situation sociale et politique que nous vivons. Si c'est pour nous l'occasion de répondre aux questions que les uns et les autres se posent quant à ce que pensent et veulent les communistes en ce début 2016, c'est aussi pour nous un moment important d'échanges, de confrontation d'idées et de points de vue à l'occasion des nombreuses discussions qui se développent autour du verre de l'amitié, de la solidarité et de la fraternité... »

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Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 25 Janvier 2016

La 1ière adjointe au maire d’Aulnay-sous-Bois Séverine Maroun est devenue vice-présidente à la Métropole du Grand-Paris

La Seine-Saint-Denis aura six représentants à la métropole du Grand-Paris. Vendredi, la nouvelle collectivité a procédé à l’élection de son président — le député-maire LR de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) Patrick Ollier (LR) — et de vingt vice-présidents.

Parmi eux, six sont issus du département. Le 4e vice-président est Patrick Braouezec, conseiller municipal (FG) de Saint-Denis, le 5e vice-président est Phillippe Dallier, sénateur LR, le 6e vice-président est Daniel Guiraud, le maire PS des Lilas, le 15e vice-président est Laurent Rivoire, le maire UDI de Noisy-le-Sec, la 16e vice-présidente est Séverine Maroun, maire-adjointe LR à Aulnay, et enfin, le 17e vice-président est Olivier Klein, maire PS de Clichy-sous-Bois.

Source article : Le Parisien

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Publié dans #Intercommunalité

Publié le 25 Janvier 2016

A la recherche des victimes de l’usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois

Le scandale va-t-il encore prendre de l’ampleur ? Une nouvelle étude vient d’être lancée pour cibler et accompagner les victimes de l’usine CMMP ( Comptoir des minéraux et des matières premières) d’Aulnay-sous-Bois. Entre 1938 et 1975, le site — surnommée «usine-poison» par les proches du dossier — a broyé de l’amiante en pleine ville.

Et depuis les années 1990, les ex-voisins déclarant des cancers ou des pathologies propres à l’amiante se comptent par dizaines.

Financée pour trois ans par la région, cette étude a plusieurs objets. «Notamment la mise en place d’une plateforme numérique facilitant les démarches des potentielles nouvelles victimes», détaille Benjamin Lysaniuk, chercheur au CNRS et co-pilote du projet. Concrètement, sur une carte qui sera disponible sur Internet, les habitants d’Aulnay pourront localiser leur domicile et savoir s’ils ont été exposés à l’amiante. Ils seront ensuite mis en contact avec le CI3A — pour Centre d’information et d’accompagnement des personnes ayant été exposées à un risque amiante à Aulnay, une permanence visant à faciliter leur indemnisation et leur suivi.

Une forme de reconnaissance

L’étude a aussi un but sociologique : «On veut savoir pourquoi il a fallu autant de temps pour lancer un recensement des victimes, de façon à réagir plus efficacement lors de prochains problèmes de santé publique». Ainsi, si l’on sait depuis 2007 qu’il existe un lien entre les cancers développés par les voisins de CMMP et l’activité de celui-ci, il a fallu attendre 2014 pour que les autorités se mettent à la recherche des victimes potentielles !

Par ailleurs, cette nouvelle étude est labellisée «PICRI»(partenariats institutions-citoyens pour la recherche et l’innovation). Pour la 1re fois, elle impliquera les associatifs, qui, les premiers, ont tiré la sonnette d’alarme. Parmi eux : Gérard Voide, du collectif des victimes du CMMP d’Aulnay, qui compte 167 membres. Nicole, sa femme, a perdu son frère d’un cancer en 1996 et a déclaré une calcification pleurale. L’homme est «soulagé» par cette nouvelle étude : «Cela montre que les choses avancent. C’est une forme de reconnaissance pour ceux qui sont touchés par ce scandale».

Source article : Le Parisien

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Publié dans #Amiante

Publié le 25 Janvier 2016

Galère pour les usagers de l’autoroute A3 à Aulnay-sous-Bois suite à des travaux d’urgence sur un pont

Galère pour les usagers de l’autoroute A3, au niveau d’Aulnay-sous-Bois, dans le sens Paris-province. Depuis ce lundi après-midi, la direction des routes a entamé une réparation d’urgence des joints de dilatation d’un pont.

Résultat : les deux voies de droite sont neutralisées, « jusqu’au moins mardi matin ». Les itinéraires conseillés pour éviter le secteur : pour rejoindre Roissy (A1), depuis la porte de Bagnolet, prendre le périphérique nord (extérieur), jusqu’à la porte de la Chapelle et l’A1 (Lille) jusqu’à Roissy. Sinon, pour rejoindre Roissy (A1), depuis Nogent (A4), prendre l’autoroute A4 en direction de la province, jusqu’à Marne-la-Vallée, et prendre la Francilienne (A104) en direction de Lille.

Source article : Le Parisien

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Publié dans #Transports

Publié le 25 Janvier 2016

L'improvisation musicale est un art à part entière. Demain, le conservatoire à rayonnement départemental (CRD) d'Aulnay-sous-Bois donne un spectacle où la musique devra s'inspirer de l'image. Damien Nedonchelle, enseignant et pianiste, a décidé de stimuler ses élèves avec plusieurs petits films d'animation, qui leur serviront de supports pour favoriser l'improvisation et la création musicale.

A noter que le concert sera divisé en deux parties : la première sera assurée par les élèves en cycle spécialisé du CRD, et la seconde par Damien Nedonchelle lui-même.

Demain à 20 h 30, au CRD, rue de Sevran à Aulnay . Entrée libre. Renseignements au 01.49.79.65.21.

Source article : Le Parisien / Vidéo d’illustration : Aulnaylibre !

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Publié dans #Culture

Publié le 20 Janvier 2016

La préfecture de Seine-Saint-Denis a publié le bilan de ses dernières opérations d'évacuation de campements illicites. Il s'agit quasi exclusivement de bidonvilles roms, qui se sont multipliés depuis plusieurs années dans le département, regroupant jusqu'à environ 8 000 personnes dans 135 camps en 2012.

Depuis le 1er janvier, « il ne reste plus dans le département que 35 campements illicites accueillant une population estimée à 1 902 individus », précise la préfecture. Soit quatre fois moins qu'il y a quatre ans et deux fois moins qu'il y a deux ans. Les évacuations se poursuivent donc à un rythme régulier. La principale l'an dernier a concerné le bidonville du Samaritain, à La Courneuve, l'un des plus anciens de France, où vivaient quelque 300 personnes.

Des évacuations dénoncées par les associations

« La situation demeure préoccupante », reconnaît la préfecture, qui pointe des risques dans les campements restants, à cause de la précarité des installations (risque d'incendie) et des conditions sanitaires (prolifération des rats), et tout cela « dans un contexte de faible acceptation sociale de la présence de campements illicites ».

La solution de l'évacuation systématique est toutefois critiquée par des associations. Dans leur rapport annuel, la Ligue des droits de l'homme (LDH) et l'European Roma Rights Center (Centre européen pour les droits des Roms, ERRC) dénoncent une politique « indigne, inhumaine et dégradante ». Les organismes relèvent 111 évacuations de force dans tout le pays el'année dernière, concernant 11 128 personnes, dont seulement 29 ont donné lieu à des solutions d'hébergement temporaires. Dans tous les autres cas, « les familles ont été tout simplement mises à la rue par les forces de l'ordre », s'indignent la LDH et ERRC. Dans le 93, la préfecture assure toutefois que huit diagnostics sociaux préalables aux évacuations ont été réalisés en 2015, permettant d'étudier la situation de 1 137 personnes, dont 402 enfants. Une plate-forme d'accueil, d'information, d'orientation et de suivi (AIOS) a par ailleurs été mise en place pour les occupants des bidonvilles. « Insuffisant » selon les associations, pour qui la circulaire d'août 2012 imposant ces diagnostics « est restée lettre morte ».

La préfecture renvoie les populations évacuées vers le Samu social, qui met 9 000 personnes à l'abri chaque soir dans le 93. Après une première conférence régionale sur cette épineuse question, une seconde est prévue au cours de cette année.

Source article : Le Parisien / Vidéo d’illustration : Aulnaylibre !

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Publié dans #93 Infos

Publié le 20 Janvier 2016

Alerte pollution aux particules fines en région parisienne aujourd’hui

Retour du froid... et retour des pics de particules en région parisienne. En raison de conditions météo défavorables, Airparif, l'organisme qui surveille la qualité de l'air en Ile-de-France, prévoit un dépassement des seuils de pollution aux particules fines aujourd'hui.

Les Franciliens sont donc invités à privilégier les transports en commun ou à diminuer leur vitesse de circulation sur les routes. Des mesures supplémentaires, comme la gratuité de Vélib' ou Autolib', pourront être prises dans les jours à venir selon l'évolution de la situation.

Source article : Le Parisien

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Publié dans #Environnement

Publié le 19 Janvier 2016

800 kg de cannabis saisis par les «stups» à Aulnay-sous-Bois !

Débutée à Paris, la filature de l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) s'est achevée dans une zone industrielle d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Près de 800 kilos de résine de cannabis ont été saisis lundi par les services spécialisés de la Direction centrale de la police judiciaire, selon TF1.

La drogue était dissimulée dans un camion qui avait été pris en chasse par les fonctionnaires de police. Sa valeur est estimée à environ 5 millions d'euros à la revente. Au moins dix personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

Source article : Le Parisien

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Publié dans #93 Infos

Publié le 19 Janvier 2016

Le Cap et le Créa à Aulnay-sous-Bois en voie de disparition ?

Victimes des budgets tendus. A Aulnay-sous-Bois, le Cap, une salle de musiques actuelles, et le Créa, une école de chant, pâtissent des économies des acteurs publics. Et pourraient voir leur programmation bouleversée.

Le Cap, trop élitiste selon la ville. Depuis quinze ans, cette scène installée dans le quartier des 3 000 promeut les musiques actuelles, attirant un public de toute l'Ile-de-France. Pour Bruno Beschizza, maire (LR), elle est trop « élitiste et destinée aux Parisiens ». L'édile estime que « les habitants d'Aulnay ne la fréquentent pas ». Résultat : cette année, la ville a réduit le nombre de concerts et a contraint le directeur à revoir sa copie.

Pour Hervé Suaudeau, associatif local, cela risque d'aller plus loin. « La ville veut tuer le Cap, le réduire à un petit équipement de quartier », craint-il. Et d'ajouter : « Jeanne Added, Blacko, Youssoupha... c'est loin d'être élitiste ! Et puis, comment peut-on regretter que des gens viennent de Paris jusque dans une cité d'Aulnay pour voir un spectacle ? » Un autre défenseur du Cap l'assure : « Les habitants se sont appropriés la structure, via une foule d'actions pédagogiques avec les scolaires, des visites les soirs des concerts, des cours de musiques du monde... » Et de regretter, également, que le poste lié à la communication ait été supprimé : « En ne parlant plus du Cap, on l'étouffe ! » La municipalité réfute ce point : « Ce poste a été réaffecté à la ville en conservant ses missions sur le Cap, indique un proche de Bruno Beschizza. Il faut faire des économies, car en 2014 et 2015, la baisse des dotations de l'Etat, couplée au départ de Peugeot SA, a coûté 15 M€ ! »

Le Créa à la recherche de subventions. La situation de cette école de chant — hébergée au Théâtre Jacques-Prévert — est différente. « La ville nous soutient : sa subvention est de 200 000 € soit 31 % de nos aides », tranche Didier Grosjman, le directeur. L'homme cible plutôt la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France (Drac), le département et la région. « Ça fait trente ans que le Créa fait rayonner le territoire, à la fois en se produisant, par exemple, au prestigieux théâtre du Châtelet (Paris), mais aussi en recevant chaque semaine 1 200 enfants des quartiers d'Aulnay, résume Grosjman. Notre activité explose, mais les aides ne suivent pas ! » Le départ récent de deux mécènes privés n'arrange rien. Conséquence, selon Didier Grosjman : « On va revoir à la baisse notre fonctionnement, et réduire la voilure sur la programmation. »

Au département et à la Drac, on salue « la qualité du travail » effectué par le Créa. Tout en invoquant un budget tendu : « A l'heure de la baisse des dotations d'Etat, le simple fait de maintenir notre subvention (NDLR : 38 000 €) est un choix fort », estime-t-on au cabinet de Stéphane Troussel, président (PS) du département.

De son côté, Jean-Pascal Lanuit, directeur adjoint de la Drac d'Ile-de-France, assure que « le Créa n'est pas abandonné » mais, paradoxalement, « son originalité le prive de certaines aides publiques qu'on octroie via un cahier des charges précis ».

Source article : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Culture

Publié le 19 Janvier 2016

Vœux 2016 du député Daniel Goldberg ce soir à Aulnay-sous-Bois

Le député de la 10ième circonscription de Seine-Saint-Denis (Aulnay-sous-Bois, Les Pavillons-sous-Bois, Bondy-sud-est) Daniel Goldberg présente ce soir à partir de 19h à la salle Chanteloup d’Aulnay-sous-Bois ses vœux 2016 en présence de Sylvine Thomassin (maire de Bondy), Gérard Ségura (ancien maire de la commune), Gilbert Roger (sénateur de Seine-Saint-Denis) et Bernard Deny (conseiller municipal aux Pavillons-sous-Bois.

A noter que sur le carton d’invitation, monsieur Goldberg a fait apparaitre un message de fraternité via une citation d’Averroès (Ibn Rushd), philosophe, juriste et médecin arabe andalou du 12ième siècle : « L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, la haine conduit à la violence. Voilà l’équation. »

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Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 17 Janvier 2016

382 g de cannabis saisis et trois interpellations dans le quartier des 3000 à Aulnay-sous-Bois

Samedi à 20h30, la police a saisi 382 g de cannabis lors d’une opération de contrôle en pied d’immeuble à Aulnay-sous-Bois. L’intervention s’est déroulée rue Christophe-Colomb, dans un quartier situé entre le parc Robert-Ballanger et la Nationale 2. Les trois hommes étaient à pied quand ils ont été appréhendés par la patrouille. Ils ont été placés en garde à vue au commissariat d’Aulnay-sous-Bois.

Source article : Le Parisien

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Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 15 Janvier 2016

C'est au 25 rue Arthur Chevalier à Aulnay-sous-Bois, dans une cour favela, nom donné aux jardins qui ont plusieurs pavillons transformés en mini-logements qu'à 19h30 un incendie s'est déclaré. Les pompiers sont intervenus rapidement, pas de victime que du matériel détruit. Nous n'avons pas encore connaissance de ce qui a pu déclencher le feu.

C'est le nouveau camion équipé de caméra thermique permettant de voir si des personnes se trouvent à l’intérieur des bâtiments qui est intervenu. Moins de dix sont actuellement en circulation et nous en avons un à Aulnay-sous-Bois.

Marc Masnikosa

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Rédigé par Marc Masnikosa

Publié dans #Un autre regard par Marc Masnikosa

Publié le 15 Janvier 2016

Le maire Bruno Beschizza met le paquet sur la sécurité à Aulnay-sous-Bois

L’ancien flic appose son empreinte sur Aulnay. Le maire LR Bruno Beschizza — ex-officier de police et chargé des questions de sécurité de son parti — a décidé de ramener la téléalarme dans le giron municipal.

Depuis le début de l’année, ce n’est plus une société privée mais bien la police municipale qui intervient au domicile des abonnés en cas de cambriolage. Le concept est simple : quand l’alarme d’un logement sonne, un prestataire vérifie qu’il ne s’agit pas d’une fausse alerte puis prévient la police municipale qui se rend sur les lieux. Tarif du service : 264 €/an. « Cette formule existait depuis 1988, mais la précédente majorité (NDLR : dirigée par le socialiste Gérard Ségura) a décidé de faire appel à un prestataire privé, qui dépêchait un vigile sur place, rappelle Séverine Maroun, maire adjointe en charge de la sécurité. Or, beaucoup d’abonnés ont constaté qu’entre le déclenchement de l’alarme et l’arrivée de l’agent, il s’écoulait souvent plus d’une heure ! » Des failles qui ont, selon l’élue, conduit à une baisse du nombre de citoyens affiliés à ce service : « De 900 abonnés au début, il n’y en avait que 457 au dernier comptage », ajoute l’adjointe.

Un délai d’intervention de 5 à 10 minutes

L’actuelle majorité a donc décidé de faire à nouveau appel à la police municipale. « Depuis que c’est elle qui se déplace, le délai moyen d’intervention est de 5 à 10 minutes », précise Séverine Maroun. Qu’en disent les habitants ? « C’est une bonne idée, si c’est plus efficaceet que cela ne coûte pas une fortune, estime un habitant de la rue Danton. Dans ma rue, on compte un cambriolage par an. Moi, j’ai été cambriolé il y a trois ans, quand je quitte mon domicile le matin, j’ai peur de le retrouver vide le soir… »

De son côté, Daniel Goldberg, élu d’opposition PS et député, n’a « pas de problème avec ce service ». Mais précise : « Si on fait de cette prestation un service public, tous les Aulnaysiens doivent pouvoir en profiter, pas simplement les habitants des quartiers du sud et du centre (NDLR : les zones pavillonnaires). Il en va du principe d’égalité. Je ne suis pas sûr que la ville ait prévu le budget si tous les habitants veulent en profiter. »

La municipalité met le paquet sur la sécurité

Parmi les grands chantiers de 2016, la municipalité d’Aulnay-sous-Bois va largement développer la vidéosurveillance. De 23 caméras aujourd’hui, elle va en installer 46 supplémentaires d’ici quelques mois. Objectif : 200 caméras d’ici 2018, pour un coût total de 2,36M€, «entre le matériel, le cablage et le génie civil», détaille Séverine Maroun, maire-adjointe (LR) en charge de la sécurité. Par ailleurs, les travaux de construction du nouveau centre de supervision urbaine (CSU), qui permettra de visionner les images de vidéosurveillance, vont démarrer cette année, la structure devant sortir de terre l’an prochain. Elle sera située juste à côté des locaux de la police municipale, avenue Kleber.

Source article : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Sécurité publique

Publié le 15 Janvier 2016

Le policier qui avait tué un braqueur à Noisy-le-Sec en 2012 a été acquitté

Damien Saboundjian, un policier de 36 ans, jugé pour avoir tué d'une balle dans le dos un malfaiteur armé, a été acquitté ce vendredi par la cour d'assises de Seine-Saint-Denis sous les hurlements de manifestants qui ont crié : «pas de justice, pas de paix». L'avocat général avait requis cinq ans de prison avec sursis et l'interdiction définitive d'exercer.

En début d'après-midi, à 13h45, la Cour d'assises de Bobigny était pleine à craquer pour entendre les derniers mots de l'accusé. «J'ai agi en légitime défense, et j'ai un mort sur la conscience», a dit Damien Saboundjian, à peine audible, à quelques heures de l'épilogue de son procès.

Depuis cinq jours, ce gardien de la paix de 36 ans comparaissait pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner». Toujours policier mais désarmé, il encourait 20 ans de réclusion criminelle pour avoir tué d'une balle dans le dos à Noisy-le-Sec, Amine Bentounsi, fugitif armé, alors qu'il tentait d'échapper à un contrôle de police. La version de l'accusé n'a pas convaincu l'accusation qui a réclamé cinq ans de prison avec sursis mise à l'épreuve, avec une obligation de soins, eu égard à sa «fragilité psychologique», l'interdiction de porter une arme pendant cinq ans — la durée maximum légale — et l'interdiction d'exercer la fonction de policier. «Pour la protection de tous, à commencer par lui-même, sinon à tout moment il peut-être réaffecté sur le terrain» a insisté ce vendredi matin Loïc Pageot, le représentant du ministère public, pour qui la légitime défense n'est pas prouvée.

«La légitime défense ne se présume pas, c'est à [la défense] de le démontrer», a rappelé l'avocat général, comme l'avait plaidé la veille Me Michel Konitz, pour la partie civile. L'accusé s'est retrouvé finalement seul à soutenir qu'il a été braqué à deux reprises. La première fois, au moment où il arrive en voiture, pour «prendre en sandwich» le fugitif. La seconde, lorsqu'une fois sorti de sa voiture, en haut de la rue, le fugitif le braque à 17 mètres de distance. Le policier dégaine et tire quatre fois. «Il y a beaucoup d'incohérences», a estimé l'avocat général, qui ne comprend pas pourquoi le policier n'a pas sorti son arme plus tôt, s'il s'est fait braquer une première fois. Il ne comprend pas non plus pourquoi le fugitif, si, comme le policier le prétend, se retourne dans sa fuite pour le braquer, n'aurait pas réagi en voyant le fonctionnaire dégainer.

«C'est sa version à lui seul, contredite par tous les témoins qui ont vu la scène», a insisté l'avocat général qui pense que le policier a «manqué de discernement, agi dans la panique, avec un stress intense qui a induit des réactions inappropriées». Pour lui, Damien Saboundjian «n'était pas armé psychologiquement pour gérer une situation de stress» et ne doit plus avoir sa place dans la police. «C'est le travail des policiers d'attraper des délinquants mais pas dans m'importe quelle condition, dans le cadre des lois», a insisté l'avocat général, en demandant aux jurés de rendre une «décision qui ne puisse pas être interprétée comme un permis de tuer».

«Face à un individu dangereux, armé sur la voie publique, les policiers devraient se mettre aux abris ? Et attendre de se faire tirer comme des lapins ? Je ne peux pas l'admettre, c'est inacceptable !» a rétorqué Daniel Merchat, l'avocat de Damien Saboundjian, contestant la fiabilité des témoignages. «Ce n'est pas parce que les témoins n'ont pas vu [Amine Bentounsi] braquer Damien Saboundjian que ça ne s'est pas fait», a-t-il dit avant de conclure sa plaidoirie sur «le courage» des policiers, tandis qu'à l'arrière, son client éclatait une nouvelle fois en sanglots.

Source article : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #93 Infos