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Publié le 12 Juin 2012

C’était il y a soixante-quinze ans, le 9 juin 1937, à Bagnoles-de-l’Orne (Normandie). Des tueurs de l’organisation clandestine la Cagoule assassinaient les frères Rosselli, dirigeants antifascistes italiens. A priori, l’anniversaire ne semblait pas devoir marquer la vie locale à Aulnay-sous- Bois… C’était compter sans André Cuzon.  Militant associatif, cet Aulnaysien a sauté sur l’occasion et réécrit au maire (PS), Gérard Ségura, demandant que l’on débaptise l’avenue Eugène-Schueller, du nom du fondateur du groupe L’Oréal, connu pour avoir soutenu l’organisation d’extrême droite.

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«La Cagoule, c’était du terrorisme ! Je trouve invraisemblable qu’on honore encore dans nos rues quelqu’un qui a soutenu de telles horreurs », explique le retraité. André Cuzon a sans doute plus que quiconque arpenté les trottoirs de l’avenue Schueller : il a été informaticien pendant trente-trois ans au centre de recherche du groupe, que borde la petite artère du quartier Chanteloup. Voilà dix ans qu’il formule cette demande auprès des maires successifs : « Je n’ai jamais eu de réponse. Comme si personne n’osait s’en prendre à L’Oréal. » Gérard Ségura l’assure : « S’il y a une demande, j’inviterai le comité d'attribution des noms de rue à l'examiner."

En 2010, la municipalité avait reçu une requête analogue de la Ligue des droits de l’homme sans y faire suite. «Cela n’a rien à voir avec le fait d’oser ou non s’en prendre à l’entreprise. La justice avait blanchi Eugène Schueller après la guerre, explique Miguel Hernandez, adjoint PC en charge de ces questions. On n’a pas souhaité débaptiser les rues, comme la droite l’avait fait en prenant la ville en 1983. » C’est d’ailleurs à cette époque, sous l’autorité du maire RPR, Jean-Claude Abrioux, décédé l’an dernier, que le nom du fondateur de l’entreprise de cosmétiques avait été inscrit sur les plaques de la voie, auparavant appelée avenue Saint-Germain.

L’inauguration avait eu lieu en présence de la fille d’Eugène Schueller, Liliane Bettencourt. «C’est dans cette rue qu’il avait ouvert son premier laboratoire. Nous voulions rendre hommage à l’industriel, qui a largement contribué à la prospérité d’Aulnay », explique Gérard Gaudron, ancien maire (UMP), qui avait succédé à Jean-Claude Abrioux. Outre le centre de recherche, la ville abrite encore aujourd’hui une importante usine L’Oréal, dans les quartiers nord. A ceux qui jugent sa démarche « décalée », André Cuzon rétorque qu’elle est « poétique ». Pour remplacer le nom de l’entrepreneur, le sexagénaire propose celui… d’Amelia Rosselli, fille de l’un des frères assassinés, poétesse marquée par la tragédie, au point de se suicider dans les années 1960. « On est dans l’utopie, mais je suis sûr qu’il est possible de négocier avec la direction de L’Oréal », affirme-t-il. Cette dernière n’a pas souhaité émettre le moindre commentaire.

Source : Le Parisien du lundi 11 juin 2012

 

 

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Publié le 30 Mai 2012

Cybertech vient d’atteindre la majorité. Ce concours de robotique, créé par Dominique Nibart, un professeur de technologie du collège Pablo-Neruda d’Aulnay-sous-Bois, a en effet vu sa 18e super-finale se dérouler en fin de semaine dernière. « Au départ, j’avais la volonté de prouver que les élèves de Seine-Saint-Denis étaient capables d’inventivité, qu’ils n’étaient pas là que pour brûler des voitures », explique l’enseignant. La première année était donc réservée aux élèves de Seine-Saint-Denis.

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Toutes les équipes récompensées

Mais le concours s’est rapidement nationalisé et même internationalisé. De la Savoie à la Tunisie en passant par les Antilles, le tournoi attire des jeunes du monde entier. Ils étaient plus de 600, âgés de 11 à 17 ans, à surveiller l’avancée de leurs robots dans le gymnase Pierre-Scohi d’Aulnay. Car lors de l’épreuve, la règle est stricte : les participants n’ont pas le droit de les toucher ni celui de les commander à distance.

Au collège Neruda, la robotique est maintenant une option. Les élèves volontaires passent un entretien, pour la forme, puisque « s’ajouter une heure en plus par semaine, ça prouve déjà qu’on est motivé », estime Khaled. Le jeune homme de 15 ans, en 3e dans le collège, explique : « Tous les mardis après-midi, pendant une heure on se réunissait tous dans une salle remplie de matériel. Nous, on était quatre à travailler sur le robot. On est à fond dans le projet, depuis le début! » Trois classes de Neruda ont participé au tournoi, soit dans l’organisation, soit en créant des robots rigolos, comme ce bateau orange ou ce Bart (le personnage de la série « les Simpsons ») sur un skate à grandes roues.

Le concours, amical, a récompensé toutes les équipes d’un prix, qu’il soit esthétique ou encore technique. « Le but premier, c’est la convivialité. Il ne s’agit pas de mettre la compétition au cœur de l’action », explique Dominique Nibart. « C’était vraiment bien, on a appris des choses. Plus tard, je serai ingénieur aéronautique », conclut Khaled, sûr de lui.

Source information et photo : Amandine Liard. Le Parisien du 30 mai 2012.

 

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Publié le 25 Mai 2012

« En trente ans de boîte, c’est la première fois que je vois ça », assure un salarié. Mercredi, pourtant, des chefs d’équipe de l’usine PSA Peugeot-Citroën (Aulnay-sous-Bois) ont été chargés d’aller contrôler les cartes de séjour des ouvriers étrangers travaillant sur la ligne de montage. Ils en avaient apparemment reçu la consigne par mail, sans autre explication. Les opérateurs de l’équipe du matin ont donc eu droit à cette étrange tournée… qui a repris auprès de leurs collègues de l’après-midi. Non sans susciter une certaine émotion, dans une usine où règne déjà la crainte d’une fermeture d’ici à 2014. « Un salarié sénégalais m’a appelé, un chef venait de lui demander sa pièce d’identité pour en faire une photocopie, raconte Mohamed Khenniche, délégué SUD. Je suis allé lui demander pourquoi il faisait cela. Il m’a juste dit qu’on le lui avait demandé. Il était un peu gêné, et face à nos protestations il a renoncé. »

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Dans la foulée, le syndicat SUD publiait un tract hier, déniant à l’entreprise le droit « d’effectuer les contrôles au faciès », et annonçant son intention de saisir la justice. Indigné, le délégué CGT Jean-Pierre Mercier dénonce de son côté « un vrai scandale, et une provocation de plus de la part d’une direction qui fait face à la mobilisation des salariés contre la fermeture de l’usine ». Les syndicalistes s’interrogent désormais sur la légalité de la démarche.

La direction affirme être dans son rôle : « L’employeur a l’obligation légale de vérifier que les gens ont des papiers en règle, sinon il risque lui-même des poursuites pénales. Nous procédons à ce type de vérification tous les deux ans », indique une porte-parole, selon laquelle un ouvrier sur quatre dans l’usine n’a pas la nationalité française. La loi oblige effectivement une entreprise à vérifier, au moment de l’embauche, que son salarié est en situation régulière. Celle-ci le fait généralement auprès de la préfecture. Mais peut-elle solliciter ainsi ses employés, déjà embauchés, lorsqu’ils sont en poste? « Pour tenir nos fichiers à jour, nous n’avons pas d’autre solution que de vérifier directement auprès des gens, afin de les assister dans leurs démarches de renouvellement s’ils sont en retard », ajoute cette porte-parole, qui reconnaît toutefois une « maladresse » dans l’exécution de la consigne.

Source information et photo : Gwenael Bourdon. Le Parisien du vendredi 25 mai 2012. 

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Publié le 17 Mai 2012

BARTOLONECes derniers jours, on le donnait tantôt au ministère du Travail et des Relations sociales, tantôt au ministère de l’Egalité territoriale. Finalement, Claude Bartolone, député (PS) et président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, ne figure pas dans la composition du gouvernement Ayrault annoncée hier soir. « Mon nom circulait en début de semaine mais à des ministères tellement différents que j’ai commencé à me méfier », plaisantait hier soir, à chaud, Claude Bartolone sans dissimuler une certaine amertume.

« La promesse est tenue : parité et renouvellement. Mon seul regret, c’est que le département qui a accordé à François Hollande le deuxième score de France métropolitaine au premier tour (NDLR : 38,7%), juste après la Corrèze, et le premier score au second tour (65,32%) ne soit pas représenté au gouvernement », reconnaît-il. « Je n’en fais pas une question personnelle », assure Claude Bartolone, selon qui le sénateur et ex-maire de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, ou encore le député de la 1re circonscription, Bruno Le Roux, « des socialistes de grande qualité », auraient également mérité leur place au gouvernement. « A titre personnel, j’ai déjà eu la chance d’être ministre (NDLR : ministre délégué à la Ville entre mars 1998 et mai 2002). Et puis, ce qui compense, c’est que je n’aurai pas à démissionner de la présidence du conseil général. »

Des courriers à des ministres sur les emprunts et les mineurs

L’homme fort des socialistes du département assure que, dès lundi, il rependra son bâton de pèlerin pour faire entendre la voix de la Seine-Saint-Denis. « L’avantage, c’est que ces ministres sont des amis. Des courriers sont déjà prêts à partir afin que l’on trouve une solution sur les emprunts toxiques ou encore sur le sujet des mineurs isolés, que le gouvernement sortant n’a pas réglé. Et, dès lundi, je demanderai un rendez-vous au ministre de l’Egalité territoriale (NDLR : l’écologiste Cécile Duflot) pour lui dire la situation injuste qui est réservée à la Seine-Saint-Denis du point de vue de la péréquation régionale comme de la péréquation nationale. Ce soir, il y a de la déception, mais je reste debout et combatif. »

Source : Julien Duffé, Le Parisien du jeudi 17 mai 2012.

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Publié le 8 Mai 2012

MISSRONDEElle a 24 ans et pèse 138 kg pour 1,75 m. La brune Aurélie Burguy, qui vit à Aulnay-sous-Bois, est devenue dimanche la première Miss Ronde de Seine-Saint-Denis. L'élection s'est déroulée aux Pavillons-sous-Bois. Huit finalistes ont défilé devant un jury de dix personnes travaillant dans le monde de la mode. Après trois passages dans des tenues différentes et une prise de parole où chacune a pu expliquer ses motivations, c'est donc Aurélie qui l'a emporté. La jeune femme, qui suit une formation pour devenir éducatrice spécialisée, dit avoir souffert de ses rondeurs jusqu'à l'adolescence avant "de se révolter et d'en faire un atout". "J'ai décidé de me présenter au concours Miss Ronde pour surpasser mes complexes et me prouver que j'en suis capable", explique-t-elle.

Source : Le Parisien du mardi 8 mai 2012

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Publié le 3 Mai 2012

«Quelle température fait-il en haut de l’Everest? », « Que mange-t-on lors d’un tour du monde à la voile? », « Comment faites-vous pour dormir si vous êtes seul sur un bateau? » Devant l’aventurier Charles Hedrich, les élèves du collège Gérard-Philipe d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) n’ont pas la langue dans leur poche et ont des questions plein la tête.  Juste avant les vacances, le Lyonnais a rendu visite aux jeunes de 5e scolarisés en classe sport pour leur raconter ses exploits et leur parler de sa nouvelle aventure. Un récit qui a suscité quelques soupirs d'admiration.

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Il veut emmener des jeunes du 93 à l'assaut du mont Blanc.

Cet ancien officier de marine marchande, qui a fait le Paris-Dakar, l’ascension de l’Everest, parcouru l’Arctique et l’Antarctique… partira début juillet pour réaliser une traversée aller-retour de l’océan Atlantique à la rame sans escale.Une aventure qu’il voulait partager avec les élèves de ce collège. « J’ai l’habitude d’intervenir dans les écoles. Les enfants sont toujours très curieux, c’est un plaisir de leur raconter mes histoires », sourit le père de famille, soutenu par le Club des entrepreneurs de la Seine-Saint-Denis.

Avant de se lancer, le fondateur de l’association Respectons la Terre sera aujourd’hui à Pantin (Seine-Saint-Denis) , d’où il partira pour remonter la Seine jusqu’au Havre (Seine-Maritime). Un prologue en quelque sorte, auquel participeront de nombreux sportifs de haut niveau et peut-être les élèves du collège d’Aulnay. « Ce serait l’occasion de leur montrer mon matériel », espère ce quinquagénaire, qui est investi dans un autre projet. Emmener des jeunes de Seine-Saint-Denis à l’assaut du mont Blanc. Pour l’instant, seul un adolescent a été sélectionné. Le Club des entrepreneurs et l’association recherchent leurs futures recrues qu’ils sélectionneront sur des critères physiques et sociaux. « On emmènera des adolescents de 15, 16 ans. Il ne faut pas qu’ils soient trop jeunes, c’est quand même éprouvant », note l’aventurier. On ne s’improvise pas Charles Hedrich en un coup de baguette magique.

Source information et photo : H.H Le Parisien du jeudi 3 mai 2012.

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Publié le 14 Avril 2012

Difficile de quitter, même pour quelques jours, un pays plongeant dans le chaos. C’est l’étrange expérience que vivent en ce moment quatorze enseignants maliens reçus au lycée Voillaume, à Aulnay-sous-Bois. Arrivés le 1er avril pour y suivre une formation en maintenance informatique, ils suivent à distance une situation politique qui inquiète désormais l’ensemble de la communauté internationale et espèrent pouvoir rentrer chez eux le 14 avril.La région de Kayes, dont ils sont tous originaires, dans l’ouest du pays, semble pour l’heure échapper à la vague de violences frappant le nord du pays.

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La délégation était présente à Bamako lors du coup d’Etat militaire qui a chassé le présidentAmadou Toumani Touré du pouvoir le 22 mars. « Nous devions prendre l’avion le 21 mars et nous sommes restés bloqués à l’aéroport. Nous avons donc assisté aux événements », raconte Sékou Tahara Traoré, censeur du lycée de Kayes. Ce dernier assure que la capitale malienne est restée calme au lendemain du coup de force de la junte militaire. Un coup de force qu’il refuse d’ailleurs de condamner : « Personne ne souhaite un coup d’Etat, mais nous en étions arrivés à un point où l’Etat n’existait plus. Le pays était déjà coupé en deux. »

Autour de lui, tous approuvent. Les mots sont durs à l’égard de l’ancien chef de l’Etat, accusé d’avoir laissé les violences s’installer dans le nord du pays. Depuis le putsch de Bamako, des groupes armés ont pris le contrôle des principales villes du nord du Mali. « Ils se font appeler rebelles, mais ce sont en réalité des déserteurs de l’armée libyenne », martèle Salif Tama Samaké, professeur de lettres au lycée de Nioro. « Tout cela n’est que la suite logique de la guerre contre la Libye », renchérit Bakary Kaba Diakité, professeur de philosophie à Nioro. Après la chute du régime de Kadhafi, des centaines de combattants de l’armée libyenne, d’origine malienne, ont, en effet, afflué dans le nord du pays, armés et disponibles pour rejoindre la rébellion touareg ou des groupes islamistes.

 « Ce sont les mêmes hommes, avec les mêmes armes, que ceux qui sévissaient hier en Libye. Ce n’est pas notre guerre », insiste Bakary Kaba Diakité, pointant l’attitude de la France, accusée d’avoir commencé en Libye « une guerre qu’elle n’a pas terminée ». Espèrent-ils une intervention étrangère, française sur le sol malien? « Avec les élections qui arrivent, le gouvernement français ne veut pas prendre de risques », soupire Mohamed Berthé, professeur d’histoire-géographie au lycée de Diema. Bakary Kaba Diakité s’inquiète des conséquences d’un possible embargo international en réaction au putsch de Bamako : « Le Mali est un pays pauvre, qui connaît déjà une crise alimentaire et sociale. C’est la population qui en souffrirait. »

Source information et photo : Gwenael Bourdon, Le Parisien du 7avril 2012

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Publié le 14 Avril 2012

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Comme tous les samedis du mois d'avril, le centre commercial O'Parinor d'Aulnay propose à ses clients, aujourd'hui de 10h à 19h, des ateliers de jardinage gratuits, destinés aux enfants et à leurs parents.

Inscriptions sur www.oparinor.com/facebook

Source : Le Parisien du samedi 14 avril 2012

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Publié le 10 Avril 2012

L’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93) a déposé plainte pour injures racistes au commissariat d’Aulnay-sous-Bois en fin de semaine dernière, après la découverte de plusieurs inscriptions islamophobes et injurieuses rue Auguste-Renoir, dans le quartier de la Rose-des-Vents. Les tags (certains mesuraient 3 m) ont été découverts vendredi sur le muret d’un bâtiment municipal par les fidèles sortant de la prière. Les services de la ville les ont effacé en fin de journée.

« C’est une provocation à quinze jours du premier tour pour mettre de l’huile sur le feu », commente le maire PS, Gérard Ségura, qui dénonce un climat nauséabond. A l’UAM 93, on déplore un « climat de tension » accru envers les musulmans. « On sent une crispation contre l’islam, les musulmans, dit M’hammed Henniche, secrétaire de l’UAM 93. Les mères de famille, les parents en habit traditionnel se font insulter et sont impatients que le 1er tour soit passé. Ça s’est accentué depuis Toulouse et depuis la polémique sur le congrès de l’Union des organisations islamiques de France (NDLR : organisé au Bourget jusqu’à hier soir), dont l’extrême droite a demandé l’annulation. »

Source : C.S Le Parisien du mardi 10 avril 2012

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Publié le 27 Février 2012

La solution de contraste pour les IRM, produite par l'entreprise familiale Guerbet, leader européen, sera bientôt sur le marché américain. Une nouvelle usine est en chantier à Aulnay.

Sur la ligne, les flacons avancent en tressautant. L’un après l’autre, ils passent à l’examen, derrière une grosse loupe, sous l’œil d’une opératrice habituée à repérer la moindre anomalie. Un éclat de verre, une éraflure sur l’épaule du flacon, une impureté… et la petite bouteille est immédiatement mise de côté. Car le liquide incolore qu'elle contient doit être parfaitement pur. Dans les ateliers de l’entreprise Guerbet à Aulnay-sous-Bois, la production est sous haute surveillance. Il s’agit en effet de liquides de contraste, utilisés pour être injectés à des patients subissant scanner, radio ou IRM.

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Voilà plus de cent ans que la société familiale (dont le siège est à Villepinte et dont Aulnay est l’un des principaux sites, avec 325 employés) vit de cette spécialité. Mais elle est aujourd’hui au bord d’une petite révolution. A l’origine de ce bouleversement, il y a une triste découverte effectuée par des chercheurs européens. « En 2006, des médecins ont remarqué des effets secondaires et gravissimes liés à l’utilisation de certains produits de contraste pour les IRM chez certains patients, notamment ceux atteints d’insuffisance rénale », explique une porte-parole. Les malades développaient une fibrose systémique néphrogénique, qui se manifeste par un épaississement des articulations, des démangeaisons atroces, et une paralysie progressive. Les études incriminent certains produits, mais semblent dédouaner le Dotarem, produit phare de Guerbet lancé en 1989. Les ventes ont du coup progressé de façon spectaculaire : le produit est leader en Europe.

La société veut maintenant le lancer sur le marché américain : « Nous avons déposé le dossier d’enregistrement cette année pour un lancement vers 2013. Ce serait un levier de croissance phénoménal! », explique encore cette porte-parole. L’entreprise a donc engagé un plan de modernisation de 43 M€, dont 16 rien que cette année. L’usine d’Aulnay, « qui vieillissait », est largement concernée.

En juin, une nouvelle unité de production pharmaceutique (où l’on fabrique les solutions de contraste, à partir des principes actifs mis au point dans une autre usine en province) sera inaugurée. Le vaste bâtiment en chantier sera doté de machines dernier cri : « Tout sera automatisé, ce qui va permettre de doubler la production de 10 à 20 millions de doses par an », indique Stéphane Ameille, responsable de la production.

Il faudra toutefois patienter un peu : l’ensemble des procédés — fabrication des solutions de contraste, stérilisation des flacons, remplissage, conditionnement — doivent être conformes aux normes en vigueur, notamment an Japon et aux Etats-Unis. Obtenir les certifications prendra plusieurs mois.

Source information et photos : Gwenael Bourdon, Le Parisien du lundi 27 février

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Publié le 13 Février 2012

S'agit-il des premières tensions avant les élections à venir ? D'un microclimat particulièrement délétère ? A plusieurs reprises ces derniers semaines, la majorité municipale et, plus particulièrement, le maire (PS), Gérard Ségura, ont été mis en cause par des accusateurs parfois anonymes. Le sujet s'est invité au conseil municipal de jeudi soir lors d'un débat rapidement clos par le maire lui-même. Celui-ci a lu une déclaration déplorant une «dangereuse dégradation des mœurs politiques dans notre ville ».

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Des documents internes dévoilés. Il y a quinze jours, le site Aulnayleaks était mis en ligne. S’inspirant de Wikileaks, célèbre pour avoir dévoilé des secrets déstabilisant l’administration américaine, le blog annonce vouloir publier des documents internes de la mairie, à raison d’un par semaine. Ses créateurs? Des « Aulnaysiens soucieux de plus de transparence dans la gestion de leur ville », écrivent-ils. « Toutes les informations publiées sont vérifiées et recoupées mais leur publication se fera sous la règle de l’anonymat afin d’éviter les pressions et la censure judiciaire pratiquée à outrance par certains élus», annonce la page d'accueil.

Le maire porte plainte. Premier document mis en ligne : une liste d’employés embauchés après l’élection de Gérard Ségura en 2008, salaires compris, assortie de commentaires sur leurs liens avec des membres de la majorité municipale. La semaine dernière, les internautes ont pu découvrir le mail d’adieu envoyé aux employés communaux par le directeur général des services, remercié en 2011. Depuis, Gérard Ségura a annoncé avoir déposé plainte et a pourfendu jeudi un blog « où, sous couvert d’anonymat, des noms d’employés communaux sont jetés en pâture, assortis de leur prétendue rémunération et de commentaires diffamatoires».

Polémique sur l’achat d’un pavillon. Autre point évoqué lors du conseil, l’achat par la ville d’un pavillon route de Bondy. Le terrain devrait servir à construire le futur 7e collège de la ville. Alain Amédro, conseiller d’opposition (Europe Ecologie) a réclamé jeudi à Gérard Ségura de « mettre le contrat de vente sur la table ». La maison en question aurait appartenu à la fille du premier adjoint au maire et aurait été acquise pour la somme de 836000 €, « prix extraordinairement élevé », selon les élus écologistes.

Un tract accusateur à la maison de l’emploi. Enfin, dans un tract, le syndicat SUD-Territoriaux porte une série d’accusations contre le maire et le directeur de la maison de l’emploi, de l’insertion, de la formation et de l’entreprise (Meife) : pressions, dégradation des conditions de travail, « utilisation abusive de fonds »… Un tract jugé « calomniateur » par Gérard Ségura. Les élus UMP (voir communiqué de presse ici) ont annoncé de leur côté qu’ils allaient « saisir la justice afin qu’elle détermine la réalité des faits et les responsabilités de l’exécutif municipal dans cette incroyable affaire ».

Source : Gwenael Bourdon, Le Parisien du 13 février 2012

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Publié le 13 Janvier 2012

Elus, associations et simples habitants devraient se rassembler en ce début d'après-midi à Aulnay-sous-Bois pour une marche d'hommage. Un moment de recueillement et de deuil après la mort mardi d'Abdel, 25 ans, dans la cité Balagny.  « C'était une demande de la famille » indique le maire PS, Gérard Ségura, qui participera avec d'autres élus au cortège, annoncé aujourd'hui dans la ville par le biais d'affiches. (Le cortège partira de la Mosquée, rue de l'Esprit à partir de 13h30 et se dirigera jusqu'à Balagny).

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« Plus que jamais, il apparaît indispensable que toute la lumière soit faite sur les événements et que les proches de la victime soit tenus informés en temps réel », rappelait hier Gérard Ségura, deux jours après la mort du jeune homme. Les deux amis interpellés en même temps, dans le cadre d’une enquête pour stupéfiants, ont été remis en liberté. Ils sont convoqués le mois prochain au tribunal.

80 personnes mobilisées pour restaurer le dialogue

Abdel a été emporté par une crise cardiaque lors d’une intervention de police. Les fonctionnaires ont eu beau tenter de le réanimer, rien n’y a fait. Durant deux nuits, des incendies ont mis à l’épreuve les forces de l’ordre. Ces incidents, peu nombreux et contenus, se sont toutefois étendus dans la nuit de mercredi à des quartiers voisins : à la Rose-des-Vents, aux Gros-Saule, à Europe et aux Beaudottes à Sevran où deux voitures ont brûlé. Le bilan se limite à plusieurs incendies, de voitures et de poubelles, qui se sont accompagnés de quelques arrestations.

Deux personnes, avenue Paul-Cézanne, ont été interpellées alors qu’elles tentaient de siphonner l’essence d’un poids lourd avec une pompe électrique. Des bidons d’essence se trouvaient dans une Twingo volée. Quatre autres jeunes ont été arrêtés après des jets de mortier sur les forces de l’ordre, rue Eugène-Delacroix. Bien peu d’incidents, en somme, pour cette nuit placée sous très haute surveillance. En plus de l’hélicoptère, trois compagnies de CRS et une autre de gendarmes mobiles étaient réunies, soit plus de 300 hommes.

Cette présence a parfois soulevé des questions parmi la population. « Comment interpréter la venue d’autant de forces de l’ordre, ça veut dire quoi? Est-ce que ça n’ajoute pas aux tensions? » s’interrogeaient des trentenaires, à pied d’œuvre en soirée pour dialoguer avec les jeunes de la ville. Hier soir, près de 80 personnes (médiateurs, élus, agents municipaux) étaient de nouveau mobilisées pour tourner dans les cités du nord d’Aulnay, instaurer le dialogue, désamorcer les frictions entre jeunes et forces de l’ordre, mais aussi rétablir l’éclairage public dans certains quartiers, plongés dans le noir durant les nuits précédentes.

Source information et photo : Gwenael Bourdon et Carole Sterlé. Le Parisien du vendredi 13 janvier 2012

 

 

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Publié le 4 Janvier 2012

leparisien-logo.jpgVous trouverez ci-dessous un article du journal le Parisien, paru hier matin, qui évoque la volonté affichée de la communauté arménienne d'Aulnay-sous-Bois d'obtenir l'implantation d'une "pierre à croix" ou "khatchkar" dans le parc Faure en hommage à toutes les victimes de génocides. Malgré les promesses des municipalités successives, ce dossier semble piétiner désespérément. Jusqu'à quand ?  

Sevran a déjà le sien, planté au cœur d'un parc. Livry-Gargan a scellé une stèle du souvenir tandis qu'il existe un carrefour d'Arménie au Raincy, et que le cimetière des Lilas abrite un monument du génocide des Arméniens... Mais à Aulnay, l'une des communes d'implantation historique des Arméniens dans le département, voilà plus de dix ans que le projet d'ériger un "khatchkar" - littéralement "pierre à croix", stèle de pierre tendre gravée d'un croix et d'un décor ornemental, très caractéristique de l'art arménien - piétine. La récente loi votée par l'Assemblée pénalisant la négation des génocides a réveillé les velléités de l'association historique et culturelle arménienne d'Aulnay et d'une cinquantaine de familles de la communauté. Car la stèle existe bel et bien et n'attend plus que de traverser les frontières, soigneusement emballée  et entreposée dans l'atelier d'un artiste réputé d'Arménie, qui a réalisé sur commande ce khatchkar de 2 m de haut.

khatchkar.jpgL'accord de principe donné dans les années 1990 par l'ancien maire RPR aujourd'hui décédé, Jean-Claude Abrioux, puis confirmé par son successeur UMP Gérard Gaudron attend toujours sa concrétisation. Et le maire socialiste Gérard Ségura, élu en 2008, est aujourd'hui suspecté de volontairement faire durer. "Depuis son élection, tout est prétexte pour annuler la promesse. C'est oui, mais sans arrêt" dénonce Onnik Avedissian, le président de l'association historique et culturelle, qui rappelle que le projet avait même été discuté et adopté en bureau municipal, et que son implantation dans le parc Faure était acquise. "La communauté n'avait plus qu'à réunir les fonds et faire réaliser l'œuvre, précise-t-il, ce que nous avons fait grâce aux dons". La polémique récente servira-t-elle la cause des Arméniens d'Aulnay ? Ces derniers osent à peine l'espérer, mais relancent le débat.

"Le costume de maire a calmé les ardeurs de M. Ségura, que j'ai connu si courageux comme conseiller municipal", critique amèrement Onnik Avedissian, qui soupçonne l'élu d'avoir "succombé aux avances électoralistes des associations turques locales". "Nous avons accepté de modifier l'inscription en évoquant le gouvernement ottoman, pour qu'il n'y ait pas de risque d'amalgame. Ce monument n'est pas du tout hostile aux Turcs, mais dédié à toutes les victimes de génocides !"

Alors aujourd'hui les Arméniens d'Aulnay demandent "que les élus respectent leur promesse, au nom de la justice et des principes de la France". Au cabinet du maire Gérard Ségura, on annonce simplement que le groupe socialiste prendra position avant la fin de la semaine".

Source information : Elodie Soulié Le Parisien du mardi 3 janvier 2012

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Publié le 25 Septembre 2011

senatIls sont députés, conseillers municipaux, généraux, régionaux, maires ou bien ont été désignés comme délégués supplémentaires par les villes, en juin dernier. Ce sont les 2 080 grands électeurs de Seine-Saint-Denis. Aujourd'hui ils éliront les six sénateurs du 93 au nom des 720 000 électeurs du département. Ils devront tous se rendre avant 15 heures à Bobigny, dans le grand hall de la préfecture, où dix urnes auront été installées. Pas question de s'abstenir : quand on est grand électeur, le vote est obligatoire. C'est d'ailleurs pour cela que des suppléants ont été désignés au cas où un grand électeur serait empêché.

Six listes sont en concurrence (lire encadré) : une Front nationale, une centre-droit, une UMP, une PS-senatorialeslistes.jpgEurope Ecologie-PRG, une Front de gauche. De la dernière liste, 93, la gauche en mouvement, on ignore tout ou presque, si ce n'est qu'elle est indépendante des partis politiques.  Sur les six sénateurs sortants, seuls deux se présentent : Eliane Assassi (PCF) et Philippe Dallier (UMP). Tous deux conduisent leur liste et sont donc quasi certains d'être réélus. Il en est de même pour les deux premiers de la liste PS-Europe Ecologie-PRG, Gilbert Roger (PS) et Aline Archimbaud (Europe écologie).

Le suspense pèse sur les deux autres sénateurs : Didier Paillard (PC), Claude Dilain (PS), Martine Valleton (UMP), Vincent Capo-Canellas (NC) entreront-ils au Palais du Luxembourg ? Si l'on se réfère aux résultats des élections municipales de 2008, qui se reflètent forcément dans la désignation des grands électeurs, le Parti Socialiste devrait progresser. Claude Dilain, le maire de Clichy-sous-Bois a donc de bonnes chances d'accéder au Sénat. Son élection se ferait-elle aux dépens du PC ou de la droite ? Toute la question est là.

Ce scrutin diffère des autres car chaque candidat peut connaître l'ensemble de ses électeurs et mener une campagne adaptée. De plus, il se déroule à la proportionnelle selon la règle de la plus forte moyenne, ce qui peut créer des surprises, l'élection du dernier sénateur pouvant se jouer à quelques voix d'écart.

Source : Blandine Seigle. Le Parisien du samedi 24 septembre.

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Publié le 17 Septembre 2011

JeanClaudeAbrioux.jpgDes centaines de personnes réunies dans les jardins de l'Hôtel de ville. C'était vendredi après-midi, lors des obsèques de l'ancien député et maire de la ville Jean-Claude Abrioux, mort dimanche à l'âge de 79 ans. Des habitants, des responsables associatifs, mais aussi de nombreuses personnalités politiques du département, de droite comme de gauche, ont assisté à la cérémonie religieuse organisée en l'église Saint-Joseph.

Rebaptiser la place Camélinat

Avant cela, un moment d'hommage avait été organisé en mémoire de cette figure du RPR, qui fut maire d'Aulnay de 1983 à 2003. Un homme " droit et juste, toujours au service de l'intérêt général ", selon le député UMP Gérard Gaudron. D'une voix étranglée par l'émotion, l'élu a salué la mémoire de celui qui lui céda son fauteuil de maire en 2003, rappelant les premières heures de leur combat politique commun, au tout début des années 1980.

Avant lui, Jacques Chaussat, élu municipal et dirigeant local du Parti Radical de Jean-Louis Borloo, que Jean-Claude Abrioux avait rejoint en 2009, a lui aussi pris la parole : " les aulnaysiens sont tristes, tu leur as tant apporté." Le maire PS, Gérard Ségura, a quant à lui annoncé qu'il proposerait, sur une idée de Gérard Gaudron, de baptiser l'actuelle place Camélinat du nom de l'ancien maire d'Aulnay.

Source article et photo : G.B. Le Parisien du samedi 17 septembre 2011

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Publié le 10 Septembre 2011

Depuis lundi, des salariés de la chaîne de restaurants Léon de Bruxelles (64 magasins, 1350 salariés en France) sont en grève en région parisienne. Ils réclament une contrepartie pour les opérations « moules à volonté ». Reportage.

leon-de-bruxellesCe sont les « moules à volonté » qui ont fait déborder le vase. Chez Léon de Bruxelles, les salariés de six restaurants de région parisienne (République, Opéra, Porte Maillot, Rosny-sous-Bois, Aulnay-sous-Bois, Montlhéry) se sont mis en grève lundi soir, sur les salaires et les conditions de travail, alors que la direction inaugurait une semaine spéciale de « moules à volonté », du 5 au 9 septembre, pour attirer le client.

 Les moules gratuites, c’est intéressant pour le client à l’estomac élastique, mais moins pour les salariés : « En cuisine, cela représente beaucoup plus de travail pour le même salaire. Les serveurs, eux, y perdent car leur pourcentage est basé sur la première commande. Ensuite, ils servent des cocottes gratuites, sur lesquelles ils ne touchent rien », dénonce Akli Guerda, manager et délégué CGT du restaurant d’Opéra, dans le 9ème arrondissement. « Une fois j’ai servi trente-six cocottes en une soirée, à quatre personnes. J’ai touché 5% sur les quatre premières, et servi les vingt-huit autres pour rien ! Une cocotte pèse deux kilos, on en transporte huit à la fois sur les plateaux », raconte Mourad Kesri, délégué CGT au restaurant de la Porte Maillot.

e-learningJusqu’à présent, Léon de Bruxelles proposait la formule tous les dimanche soir. « Lors des dernières négociations annuelles en décembre, la direction avait accordé 5 euros brut par dimanche, et seulement aux salariés des cuisines », explique Mady Yena, secrétaire général de la CGT de l’entreprise. « Pour nous, c’est insuffisant.

Quand nous avons su qu’il y aurait une semaine entière de moules à volonté en septembre, nous avons réclamé une compensation. En août, la direction nous a reçus trois fois mais n’a rien lâché, donc nous avons lancé la grève ». Les grévistes réclament 20 euros brut par soirée commerciale, pour tous les salariés. Pour les serveurs, ils demandent aussi que les bons de réduction donnés aux clients ne fassent plus baisser la prime au pourcentage. Enfin, au restaurant d’Opéra, ils exigent l’aménagement de l’escalier, étroit et dangereux, que les serveurs doivent emprunter de profil avec leurs deux plateaux !

Depuis lundi, la direction n’a pas ouvert de négociations, le directeur général de l’entreprise, Laurent Gillard, expliquant à l’AFP qu’il s’agit d’un « mouvement un peu sauvage engagé par un syndicat minoritaire qui fait pression pour polluer l’atmosphère de cette opération marketing », tandis que le syndicat Force ouvrière, majoritaire, se désolidarisait de la CGT pour renvoyer les revendications aux prochaines négociations annuelles, en décembre.

Mercredi, la CGT a accepté de faire un « geste » envers la direction en faisant reprendre le travail aux grévistes de République, Rosny-sous-Bois, Aulnay-sous-Bois, et Montlhéry, explique Mady Yena. « Mais si la direction ne lâche rien, on relancera la grève, et sans préavis cette fois ». A Opéra et Porte Maillot, unités qui comptent chacune une trentaine de salariés, la grève à 100% continuait jeudi. La direction a fait venir des salariés et directeurs d’autres établissements pour servir les quelques couverts aux clients qui osent franchir les piquets de grève.

Source : Fanny Doumayrou www.humanite.fr

 

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Publié le 8 Septembre 2011

vis.jpgPlusieurs usines du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën fonctionnent en pointillés cette semaine à cause de difficultés chez un sous-traitant qui ne peut plus le fournir en vis, ont indiqué jeudi plusieurs sources. Par exemple, le site d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, ne travaille pas ce jeudi et vendredi, a indiqué une porte-parole.

 

"Nous avons un fournisseur important qui nous délivre un certain nombre de vis et qui a connu un gros problème d'organisation cet été", a-t-elle expliqué, qui se répercute à présent chez le constructeur. L'usine de Sevelnord, dans le Nord, est également touchée depuis mercredi à 13H00 et la production ne devrait reprendre que lundi matin, selon la direction du site. "La cause de cette interruption de la fabrication est un manque de vis pour monter les amortisseurs, les pare-chocs, et d'autres pièces sur les différents modèles de voitures", explique le syndicat, qui s'étonne que "seules les usines de Sochaux et Mulhouse poursuivent leur production, avec des livraisons par hélicoptère!"

source : www.europe1.fr

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Publié le 6 Septembre 2011

De nos jours il y a Facebook, Twitpic, la boîte mail, le MMS, pour ne citer qu'eux...  Alors pensez donc, qui songerait encore à envoyer une carte postale ?! De Seine-Saint-Denis en plus ! Ainsi, comme on  l'apprend dans le  journal Le Parisien daté du mardi 23 août, les ventes du seul éditeur du 93 sont en baisse constante, y-compris en plein été. La carte postale de Seine-Saint-Denis semble donc en sursis  tel le radeau de la méduse dans un océan de technologie...

SeineStDenisPostCard

Pourtant n'est-elle pas magnifique la carte postale de Seine-Saint-Denis ?! Avec la tour Eiffel en tout petit pour rappeler que la Seine-Saint-Denis c'est quand même encore un peu Paris ! La star de la carte postale made in 93 reste incontestablement la basilique de Saint-Denis. Autre valeur refuge, le canal de l'Ourcq très prisé dans le secteur d'Aulnay-sous-Bois. Malgré ces atouts, rien n'y fait, les ventes s'effondrent inexorablement...

Il ne reste donc plus qu'une solution pour sauver la carte postale du département : mobilisons-nous et écrivons ! Puisqu'il faut bien montrer l'exemple, c'est la première chose que je ferai ce soir en sortant de la gare. Mais au fait, j'y pense tout à coup : où trouver un point de vente de cartes postales à Aulnay-sous-Bois ?!

From Aulnay-sous-Bois with love,

Stéphane Fleury

Source photo : (ED. RAYMON.) in Le Parisien du mardi 23 août 2011

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Publié le 6 Juillet 2011

petitforestierLe contentieux avait suscité quelque émoi parmi les élus aulnaysiens, un émoi qui s’était exprimé en conseil municipal au printemps. Il vient d’être réglé par le tribunal administratif de Montreuil. Fin juin, la juridiction a annulé un marché passé entre la commune d’Aulnay et une société de location de camions frigorifiques, la société Access Car.

 

C’est une autre entreprise, Petit Forestier Location, qui avait porté l’affaire devant le tribunal administratif en 2010. Elle se plaignait d’avoir été lésée par l’attribution de ce marché à une concurrente qu’elle jugeait moins bien placée qu’elle pour le remporter. L’argument a semble-t-il convaincu le tribunal, dont le délibéré pointe l’« illégalité » du marché, en estimant que « la société Petit Forestier Location avait des chances très sérieuses d'emporter le marché ».

 

La ville condamnée à verser 16 570 € à l'entreprise lésée

 

La ville a également été condamnée à verser à l’entreprise la somme de 16 570 €, montant estimé du manque à gagner. Soit beaucoup moins que les 167 000 € réclamés par l’avocate du Petit Forestier. La commune a désormais neuf mois pour constituer un nouveau dossier, afin de louer des véhicules pour la restauration scolaire. « Nous avons été condamnés sur la gestion administrative du dossier », souligne le maire PS, Gérard Ségura. Si ce dernier insiste sur ce point, c’est que d’autres accusations, bien plus graves, avaient été portées à l’encontre de la majorité municipale.

 

Une lettre anonyme évoquant cette affaire avait été envoyée, juste avant les élections cantonales de mars, aux élus d’Aulnay, mais aussi au procureur de la République, au préfet de Seine-Saint-Denis… ainsi qu’à la rédaction du « Parisien ». Le courrier affirmait « l’existence de marchés truqués » à Aulnay, accusant  nommément le maire adjoint (PRG), Ahmed Laouedj, d’avoir tiré avantage de l’attribution de ce marché. « Entre ces affirmations et le délibéré du tribunal administratif, il y a un océan », martèle Gérard Ségura. De fait, ni le parquet de Bobigny ni la préfecture n’ont donné la moindre suite à ce courrier, qui ne fournissait pas de preuve de ce qu’il avançait. Ahmed Laouedj, qui dément vigoureusement, indique ne pas avoir déposé plainte. Selon lui, ce courrier anonyme correspondait à « une opération téléguidée, en pleine période électorale ».

 

Source : Gwenael Bourdon. Le Parisien du 6 juillet 2011.

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Publié le 3 Juin 2011

collegeclaudedebussyDeux équipes de collégiens du département figurent parmi les six lauréats du concours original organisé par des professionnels de la téléphonie, afin d’en faire découvrir les métiers à cent jeunes de quartiers défavorisés d’Ile-de-France : leur défi consistait à concevoir un mobile, de son dessin à sa commercialisation, en s’initiant ainsi à toutes les étapes professionnelles, fabrication et recyclage compris.

Les trois entreprises partenaires (Dassault Systèmes, DLA Piper et SFR), en partenariat avec l’Education nationale, ont rendu leur verdict. Le collège Robert-Doisneau de Clichy-sous-Bois a reçu le prix juridique pour son travail sur la propriété intellectuelle de son téléphone destiné à des adolescents, et le collège Claude-Debussy d’Aulnay a reçu, à égalité avec un collège parisien, le prix de la citoyenneté. Le jury a récompensé la classe de 3e DP6 (découverte professionnelle) pour son téléphone spécialement conçu pour les personnes aveugles ou malvoyantes, le Handicapvu, doté de touches en braille.

Source : Le Parisien - Elodie Soulié - Le 3 juin 2011

 

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Publié le 20 Mai 2011

Le budget 2011 a été adopté hier dans la douleur, avec une hausse de 7,6 % de la taxe foncière et le retour du remboursement - partiel - de la carte Imagine R.

Une préparation des plus difficiles, cinq heures de débat entrecoupées d’une longue négociation en coulisses et finalement une augmentation de la fiscalité locale de 7,6%. C’est dans la douleur que le conseil général de Seine-Saint-Denis a accouché hier après-midi de son budget primitif 2011, voté par la majorité socialiste, 12 des 13 communistes s’étant abstenus et l’un d’eux ayant voté contre comme les 11 élus de la droite et du centre.

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En préambule, le président (PS), Claude Bartolone, donne le ton de ce « budget militant », dénonçant une nouvelle fois un « Etat mauvais payeur » qui soumettrait le département au « supplice du millefeuille » : gel des dotations, réforme de la fiscalité locale, baisse des compensations liées aux allocations individuelles de solidarité, refus de prendre en charge les mineurs isolés…

Le vice-président aux finances, Daniel Guiraud, confirme « un effet de ciseau persistant entre dépenses et recettes de fonctionnement » et explique avoir « gratté jusqu’à l’os » pour dégager des économies. Conséquences sur le budget : des investissements limités, le recours à un emprunt d’équilibre de 83,3 M€ et surtout une augmentation de 7% de la taxe sur le foncier bâti, malgré ce qui avait été annoncé le 28 avril lors du débat d’orientation budgétaire. Un taux finalement porté à 7,6% (ce qui rapportera 21 M€ de recettes) quelques heures plus tard. Car dans l’intervalle, sous la pression des communistes et au terme d’une suspension de séance d’une heure et quart, le groupe PS et apparentés a introduit un amendement prévoyant la prise en charge à hauteur de 25% de la carte de transports Imagine R pour les collégiens qui entrent en 3e et de 50% pour ceux bénéficiant d’un haut quotient familial.

Autre concession : la réintégration au budget de 648000 € en soutien aux associations d’insertion professionnelle. Des gestes néanmoins insuffisants aux yeux du groupe communiste qui réclamait le rétablissement du remboursement de la carte Imagine R à 50% pour tous les collégiens, mesure supprimée en 2010. « Cette proposition est une avancée mais elle est tellement bricolée… soupire Pierre  Laporte. Si nous étions allés jusqu’au bout, notre vote aurait été positif. »

Sur le banc de la droite, on pointe une nouvelle fois les discours « politiciens » de la majorité : « Plutôt que de geindre, il faut se demander comment dégager l’autofinancement suffisant », raille Jean-Michel Bluteau pour l’UMP. L’opposition dénonce surtout une nouvelle hausse des impôts, la troisième en trois ans après les 6% votés l’an dernier et les 8% en 2009. « Je ne suis pas hermétique aux difficultés pour boucler le budget mais il faut cesser de choisir la solution de facilité. Le but est-il de faire fuir les habitants de Seine-Saint-Denis? » interroge Hervé Chevreau pour le groupe du centre.

La réponse de Claude Bartolone ne se fait pas attendre. « Ce n’est pas le budget idéal mais ne nous demandez pas de mourir en silence, explique-t-il. Si ce n’est pas l’impôt, on touche à nos dépenses non obligatoires : la culture, le sport, nos crèches… Imaginez que l’Etat nous donne à l’euro près ce que nous dépensons en son nom, on pourrait geler l’impôt pendant des années. »

 

En complément voici quelques chiffres clés du département :

+7,6 %. L'augmentation de la taxe sur le foncier bâti en 2011, seul levier fiscal désormais à disposition du département.

1,64 Md d'euros. Le volume global des dépenses de fonctionnement. Les deux tiers de cette somme, soit 1 Md d'euros, représentent des dépenses obligatoires.

345,3 M d'euros. Le montant des charges de personnel (+2 %) du département, qui emploie 8 000 agents, dont 1 300 dans les crèches.

327 M d'euros. Le montant des investissements, en hausse de 17 % par rapport à 2010 grâce au plan exceptionnel d'investissement pour les collèges, mais en dessous de la moyenne des départements de même strate.

164 M d'euros. L'écart en 2011 entre la compensation versée par l'Etat au département et les dépenses effectivement consacrées aux trois allocations individuelles de solidarité (RSA, allocation personnalisée d'autonomie, prestation handicap). Depuis 2004, le manque à gagner s'élève à 695 M d'euros.

Source : Julien Duffé, Le Parisien du vendredi 20 mai 2011

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Publié le 29 Avril 2011

"Ahmed ! Ahmed ! Ahmed !" Son prénom a été scandé hier par les manifestants rassemblés aux portes de l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay. "Voir autant de gens rassemblés pour moi, ça fait chaud au coeur", confie Ahmed Berazzel sourire aux lèvres. Le jeune délégué CGT est depuis octobre dernier sous la menace d'un licenciement. Après l'avis négatif émis par l'inspection du travail, la direction de l'usine a formé un recours auprès du ministère du Travail. Hier, massés sous la pluie, ses collègues, les représentants de la CGT, ainsi que la députée PC du Blanc-Mesnil Marie-George Buffet et Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, lui ont témoigné leur soutien. "C'est un délégué syndical toujours présent, le premier à se mouiller pour tout le monde. Alors c'est normal qu'on soit là", glissent Housni et Lahcen, deux de ses collègues.

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Bernard Lavilliers a signé la pétition de soutien

Il faut dire que la grande silhouette d'Ahmed Berazzel est devenue familière aux salariés de l'usine. On l'a aperçue aux premiers rangs du mouvement de grève de 2007, qui a duré six semaines, pour des augmentations de salaire. Il a aussi été de ceux qui ont débrayé en 2005, lors d'une autre grève mémorable. Et puis, cela fait tout de même onze ans qu'il travaille là. "J'y suis entré à l'âge de 18 ans, je sortais tout juste du lycée", raconte-t-il. A l'époque, il habitait Aulnay et, comme bien d'autres jeunes, il s'est dirigé vers le plus gros réservoir d'emplois du secteur. C'est là qu'il va découvrir l'activité syndicale. "Je suis rentré à la CGT en 2005, juste avant la grève. Les délégués venaient me voir de temps en temps. Leurs idées me convenaient. Le boulot était de plus en plus dur, les salaires étaient bas, et la charge de travail augmentait avec les suppressions de postes".

Dans la manifestation d'hier, chacun louait sa combativité. La direction de l'usine semble avoir un tout autre avis. Depuis 2008, Ahmed Berazzel a écopé de cinq sanctions : "J'ai eu dix-huit jours de mise à pied en tout ! J'avais à peine reçu un courrier pour une sanction que la direction m'écrivait à nouveau pour m'en annoncer une autre..." Philippe Julien, délégué CGT sur le site, estime qu'"on ne peut séparer ce qui arrive à Ahmed de ce qui se passe dans l'usine. Si la direction demande son licenciement, c'est parce qu'elle s'apprête à porter des coups contre les salariés."

La direction évoquait hier un "comportement agressif et menaçant, pas compatible avec notre règlement intérieur", tout en refusant d'entrer dans le détail du dossier. L'inspection du travail a, il y a deux mois, estimé que les faits reprochés n'étaient "pas établis" et que la sanction présentait "un lien évident" avec les fonctions syndicales d'Ahmed Berazzel. C'est maintenant au ministère du Travail de trancher. Il dispose de quatre mois pour se prononcer. En attendant, une pétition de soutien a recueilli plus de 1 000 signatures dans l'usine, ainsi que celles d'une soixantaine de personnalités, dont le chanteur Bernard Lavilliers et le réalisateur Robert Guédiguian.

Source : Gwenael Bourdon. Le Parisien du vendredi 29 avril 2011.   

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Publié le 29 Avril 2011

"Une équation impossible." L'expression a résonné plusieurs fois hier matin au cours de la séance du conseil général qui organisait son débat d'orientation budgétaire 2011, à quelques semaines du vote prévu à la mi-mai. Car, plus encore que les années précédentes, la situation financière du département semble inextricable.

En cause, selon la majorité, "le retrait grandissant de l'Etat" : gel des dotations et notamment, cette année, de la dotation globale de fonctionnement (20 % des recettes départementales), réforme de la fiscalité locale et toujours baisse des compensations liées aux allocations individuelles de solidarité (RSA, allocation d'autonomie, prestation handicap) à l'heure où celles-ci explosent. Soucieux de ne pas rester inerte, Claude Bartolone a annoncé hier vouloir présenter "un budget militant", défendu par un département militant".

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Galvanisé par la décision récente du Conseil d'Etat sur les questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) déposées par le département (Le Conseil d'Etat a reconnu que les questions prioritaires de constitutionnalité relatives à l'insuffisance des compensations de l'Etat sur le RSA et l'APA étaient fondées et les a transmises au Conseil constitutionnel), le président socialiste du conseil général a prévenu vouloir aller "devant la justice à chaque fois que l'Etat ne respectera pas son rôle".

Mais l'exécutif n'a néanmoins pas prévu le vote d'un budget "de révolte" en déséquilibre, comme il l'avait fait l'année dernière. Ni, à priori, de hausse d'impôts. "A ce stade, nous ne souhaitons pas augmenter les taux départementaux et une pression fiscale déjà très forte", a expliqué Daniel Guiraud, vice-président PS en charge des finances.

Des économies à tous les étages

Conséquence, selon l'élu : "Nous allons devoir limiter en 2011 nos investissements au niveau de nos engagements juridiques et à nos projets prioritaires." Et poursuivre les économies à tous les étages. Par exemple, si les effectifs du conseil général seront maintenus, les dépenses de renforts et de remplacements seront réduites. Insuffisant, selon la droite, qui n'a pas manqué de critiquer la propension de l'exécutif à "taper sur l'Etat", "un exercice plus rhétorique que financier", selon l'UMP Jean-Michel Bluteau. "Nous ne pouvons pas continuer à dire qu'en face il y a un dû sans faire des économies structurelles de notre côté. Nos concitoyens attendent ces efforts", a plaidé Vincent Capo-Canellas (Nouveau Centre).

A contrario, les élus communistes et de la Fase ont milité hier pour le rétablissement du remboursement de la carte Imagine R à 50 %, l'annulation de la hausse de la carte de transport améthyste pour les personnes âgées et handicapées (de 15 euros à 40 euros) et la reconduction de l'aide à l'achat d'un ordinateur pour les élèves de 6é. Et réaffirmé leurs réticences sur les partenariats publics-privés imaginés dans le cadre du plan d'investissement pour les collèges. "J'entends tout, a soupiré Claude Bartolone avant de clôturer le débat. Mais il est plus facile d'arriver avec des dépenses à proposer qu'avec des économies à réaliser." Hier matin, la résolution du casse-tête budgétaire n'avait pas avancé d'un pouce.

Source : Julien Duffé. Le Parisien du vendredi 29 avril 2011  

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Publié le 21 Avril 2011

oxygene128Aulnay-sous-Bois, 21 avril, le soleil cogne comme en été. Un temps à oublier le travail pour ne penser qu'aux loisirs. De ce point de vue, le numéro 128 d'Oxygène colle parfaitement à l'actualité, offrant un panel détaillé de ce que la ville peut proposer pour se divertir et se cultiver. L'équipe de rédaction doit quand même galérer pour remplir les 24 pages de l'hebdomadaire. Qu'à cela ne tienne, Gérard Ségura, maire et tout sourire, arrive en page 3 pour rappeler qu'à la suite d'une enquête très sérieuse réalisée sur un panel représentatif de 288 personnes (sourires gênés) la publication devient bimensuelle. Ouf ! Cela doit arranger tout le monde ou presque...Au passage pour faire avaler la pilule, on apprend de la bouche du nouvellement réélu au Conseil général, que ce n'est pas moins qu'une économie budgétaire de l'ordre de 30 % qui est réalisé. 30 % c'est bien mais concrètement cela fait combien d'argent ? Au rayon des nouveautés, le nouveau site internet d'Aulnay-sous-Bois devrait voir le jour en juin prochain.  

En milieu de lecture on tombe sur les traditionnelles tribunes des partis politiques. Bruno Defait, le grand copain des chaises vides, mais qui est bien entendu aussi adjoint aux transports et à l'écologie, nous annonce carrément que le groupe PS se propose d'"agir concrètement sur le terrain pour inventer avec les Aulnaysien(ne)s le meilleur avenir pour tous". On dirait du Chantal Hulot. Un croisement entre Chantal Goya et Nicolas Hulot. Mais bon ne soyons pas trop sarcastiques et archivons précieusement ce numéro pour le ressortir le moment venu si des projets étaient brutalement imposés aux habitants plutôt que concertés. Le PCF et les Verts ont préféré se focaliser sur des thématiques nationales. L'éducation nationale et les suppressions de postes pour le premier. Le nucléaire pour les seconds. Du reste, les écologistes annoncent la tenue d'une réunion le mercredi 11 mai, salle Dumont à 20h pour  réfléchir sur le thème : sortir du nucléaire. Espérons que Jean-Vincent Placé ne fasse pas une apparition dans le rôle du cheveu sur la soupe qui défendrait le nucléaire. C'est peu probable mais sait-on jamais.

La droite républicaine apparait en page 14 sur deux encarts séparés qui fleurent bon le j'me voyais déjà en 2014. Le Parti Radical fête l'ouverture de sa permanence au 11 bis rue Camille Pelletan pendant que Frank Cannarozzo pour le groupe UMP essaye de trouver des raisons d'espérer malgré sa défaite aux dernières cantonales. Ses propos sur l'urbanisme, qu'on les partage ou non, méritent d'être lus. Pour finir, un mot sur la bibliothèque Daudet que j'aime beaucoup et où j'ai emprunté et lu tous les livres d'Henning Mankell. Elle fait son nettoyage de printemps. Et un autre mot enfin sur l'incendie à Mitry qui nourrit une actualité dense en faits divers. De celui-ci, on retiendra l'élan de solidarité autour des familles, ce que Ahmed Laouedj, adjoint du monde associatif et de la coopération qualifie "d'acte d'humanité". L'occasion de se rappeler que c'est malheureusement le plus souvent lorsqu'arrivent les grandes catastrophes que l'homme oublie qu'il est une machine et se souvient qu'il a encore un cœur...

Pour lire le magazine cliquez ici.

Stéphane Fleury   

  

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Publié le 21 Avril 2011

Après la messe, c'est la police qui s'est rendue à l'église Saint-Jean, dans le quartier de la Rose-des-Vents à Aulnay-sous-Bois, mardi matin. Les fonctionnaires se sont mis à la recherche d'indices pour trouver celui ou ceux qui, dans la nuit de lundi à mardi, ont détérioré la cloison de la sacristie, cassé deux croix en bois qui s'y trouvaient et déchiré les photos au mur, celles des papes Jean-Paul II et Benoît XVI. Si les dégâts découverts mardi au petit matin ne perturbent pas la pratique du culte, ils ravivent le profond émoi provoqué par un récent cambriolage."S'en prendre à une église, c'est honteux !" souffle Francisca, habitante des Merisiers, croisée mardi alors qu'elle venait répéter pour la chorale à l'église Saint-Jean.

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A l'autre bout de la place, assis devant un café, quelques trentenaires ont peine à croire que le lieu de culte puisse être cambriolé ou dégradé de la sorte. Au diocèse de Seine-Saint-Denis, on rapporte quelques larcins dans les églises du département, mais rien d'aussi particulier que ce cambriolage survenu il y a moins de deux semaines.  C'était dans la nuit du 5 au 6 avril, comme le mentionne une affiche jaune scotchée sur la grille d'entrée. "Portes enfoncées, troncs pillés, micros volés, tabernacle éventré"... Depuis cette date, plus rien, pas même l'argent des cierges n'est laissé sur place, comme l'explique Patrick Morvan, le prêtre responsable de la paroisse Saint-Sulpice et de l'ensemble des églises d'Aulnay-sous-Bois.

"Si leur but est de voler, ils perdent leur temps. Dès la fin de l'office, on rembarque tout ! précise le curé. Cette fois, on ne sait pas par où ils sont entrés, on n'a pas trouvé trace d'effraction, précise le religieux. Peut-être ont-ils déverrouillé une porte lors de la messe du dimanche..." C'était le dimanche des Rameaux, et il y avait foule dans cette église qui peut accueillir quelque 600 personnes. "Au-delà des dégâts matériels et du vol, c'est le respect des personnes et des lieux sacrés qui est bafoué, souligne le père Morvan, alors qu'on essaye au jour le jour de tisser tous ensemble des liens de compréhension."

Source : Carole Sterlé. Le Parisien du mercredi 20 avril 2011

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