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Publié le 30 Janvier 2013

fc-barcelone-cartable-scolaire.jpgCe soir avant d’aller vous coucher n’oubliez pas d’aller vérifier les cartables de vos enfants. On ne sait jamais !

Lundi, une patrouille du commissariat d’Aulnay a interpellé  un jeune de 22 ans en possession d’une console de jeu vidéo. Celui-ci a expliqué qu’il avait acheté le jeu à une connaissance de son quartier. Or, quelques jours avant, trente-neuf palettes de matériel de jeu avaient été dérobées dans le Val-d’Oise à Gonesse. Les policiers n’ont pas remis la main sur le reste du butin mais la perquisition chez le détenteur de la console a été fructueuse. 34 000 € en liquide ont été retrouvés à son domicile, cachés dans des cartables d’enfants. Vérification faite, le suspect était sous le coup d’une peine de douze mois de prison pour une affaire de stupéfiants. Il faisait l’objet d’une mesure de semi-liberté qui lui interdisait de séjourner à Aulnay. Il a été placé en garde à vue.

Source article : Le Parisien

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Publié le 25 Janvier 2013

birds.jpgLe spectre des oiseaux d’Hitchcock a survolé la ville d’Aulnay-sous-Bois pendant quelques jours suite à  la mort subite de 57 étourneaux au parc Dumont. La blogosphère locale s’en est largement émue, notamment J’aime Aulnay en premier ici mais aussi MonAulnay . Aujourd’hui le mystère reste entier même si l’hypothèse d’un décès dû au froid et à la faim est privilégiée. Le Parisien dans son édition d’aujourd’hui (lire ci-dessous) évoque à son tour cet événement en écartant la thèse de la grippe aviaire. Bonne nouvelle donc : vous pouvez toujours manger du poulet et aller au KFC ! Et si vous avez la grippe, la vraie, le traitement habituel devrait faire l’affaire…

La crainte d’une épidémie, du type grippe aviaire, peut-être écartée. Difficile pourtant de ne pas y penser, le 16 janvier, lorsque les services de la ville d’Aulnay ont découvert 57 cadavres d’oiseaux gisant dans le parc Dumont. L’espace vert a d’ailleurs immédiatement été fermé, et il l’est resté durant deux jours. Une affichette à l’entrée indiquait sobrement que cette fermeture était due à des « raisons sanitaires ». Mais ce sont finalement le froid et la faim qui ont tué ces étourneaux. Le laboratoire régional de suivi de la faune sauvage, qui a procédé à l’autopsie de dix  volatiles, indique qu’il pourrait s’agir d’une « défaillance physiologique liée à un changement brutal de température, et une mort par inanition ». Il écarte en tout cas l’hypothèse d’une grippe aviaire, n’ayant pas observé les lésions accompagnant habituellement la maladie. « L’hiver, rappelle le laboratoire dans son rapport adressé à la mairie, peut être critique pour les oiseaux qui consacrent la quasi-totalité de leur journée à rechercher de la nourriture pour résister au froid. L’apparition de la neige et du verglas dissimule les ressources alimentaires ».

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Janvier 2013

Trainspotting-1.jpgEntre les revendeurs de drogues dures et leurs clients, il y avait un monde. Les dealeurs habitaient dans les cités de Seine-Saint-Denis et leurs acheteurs les très chics avenues du XVIe arrondissement de ParisLundi, l’une de ces toxicomanes fortunées a été interpellée rue Molitor, en pleine transaction avec son fournisseur. La police a retrouvé sur lui 40 g d’héroïne prête à changer de main. L’acheteuse a été placée en garde à vue avec son compagnon et cinq de ses fournisseurs, originaires de Stains et Villetaneuse. Le lendemain, un second coup de filet a permis d’interpeller six autres membres du réseau dans différents quartiers de Seine-Saint-Denis (celui de la Source à Epinay-sur-Seine et celui de Salvador-Allende à Villetaneuse).

C’est un business très juteux qui a été mis au jour par la police judiciaire. « Les livreurs se déplaçaient tous les deux jours au domicile de leurs commanditaires pour leur vendre des doses de 50 g d’héroïne », explique une source policière. Un service express à la demande, « un peu comme un livreur de pizzas », commente-t-il. Le réseau était multi-produits et proposait également de la cocaïne et du cannabis. Lundi, les perquisitions ont permis de découvrir à Stains et Saint-Denis 105 g de cocaïne, 86 g d’héroïne, 80 g de résine de cannabis et 6000 € en liquide. Le lendemain, à Epinay, Villetaneuse, Enghien (Val-d’Oise) et Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), des petites quantités de drogues ont été retrouvées, ainsi que 3240 €. Le trafic était organisé essentiellement à partir d’Epinay et de Villetaneuse et rayonnait dans les quartiers plus huppés de l’Ouest parisien et de son arrondissement aisé. Hier soir, seul le couple de la rue Molitor avait été relâché.

Source : Le Parisien

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Publié le 20 Janvier 2013

Une vingtaine de communes d’Ile-de-France ont été victimes de ce phénomène qui prive d’entraînement des milliers de sportifs. Avec la hausse des cours de cuivre, ces vols rapportent plus qu’un braquage.

stade.jpg

Les voleurs de métaux ont trouvé leur nouveau terrain de jeu : les stades. Du Val-d’Oise à l’Essonne en passant par les Yvelines et la petite couronne, personne n’est épargné. Depuis un an et demi, le nombre de vols de câbles en cuivre alimentant les pylônes d’éclairage a explosé dans les enceintes sportives d’Ile-de-France. Le phénomène s’est encore accéléré fin 2012. En novembre et décembre, Fleury-Mérogis et Viry-Châtillon dans l’Essonne mais aussi Aubergenville et Les Mureaux dans les Yvelines, ou encore Les Lilas en Seine-Saint-Denis, ont été touchés. Dernier cas en date : Grigny, dans l’Essonne, où les footballeurs sont privés de lumière depuis un mois.

6 000 € la tonne de cuivre

Depuis l’été 2011, ce sont près d’une vingtaine de cas de vols de ce nouveau genre qui ont été répertoriés dans l’ensemble de la région. « Ça rapporte en général plus qu’un braquage et c’est moins risqué », résume un policier. Pour les communes touchées, le préjudice financier est en général très lourd. A titre d’exemple, la facture était montée à 240000 € lors de l’action menée contre le stade Marville de Saint-Denis-La Courneuve (Seine-Saint-Denis) en juin 2011. Aux 150000 € de préjudice propres au vol de câbles s’était ajoutée une addition de 90000 € pour la réparation des dégâts causés par l’effraction. En novembre dernier, Fleury-Mérogis avait vu s’envoler les 300000 € tout juste investis dans un éclairage flambant neuf lors du vol de 1 km de câbles dans son stade municipal. « Nos assurances couvrent le préjudice financier, avait alors précisé le maire PS, David Derrouet. Mais, face à la recrudescence de ces actes de dégradation, il faut s’attendre à des hausses de cotisations. »

A Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le stade Armand-Girodit a été victime de deux vols en deux ans. L’installation de caméras de vidéosurveillance et de grilles pour sécuriser les lieux n’a pas dissuadé les malfaiteurs. Surtout, sans éclairage, les stades deviennent inutilisables en nocturne et les pratiquants de dizaines d’associations sportives s’en trouvent pénalisés parfois durant plusieurs mois.Toutes les enquêtes menées évoquent des réseaux très organisés, attirés par un métal qui se négocie actuellement aux alentours de 6000 € la tonne. Les peines encourues pour ce genre de délit ne sont pas négligeables. Un voleur appréhendé après une « visite » du stade des Mureaux (Yvelines) a écopé de deux ans de prison ferme.

Source : Le Parisien

 

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Publié le 19 Janvier 2013

croix-rouge.jpgCe matin, de 9 heures à 13 heures, la Croix-Rouge réunit ses bénévoles à Aulnay-sous-Bois, 1, avenue de Nonneville, à l’occasion de son assemblée générale annuelle. En 2012, l’association a totalisé plus de dix mille heures de bénévolat à travers diverses actions. Elle fera le point sur ses priorités pour l’année, qui commence sous une nouvelle présidence, celle de Jean-Marc Agostinucci. L’an passé, les demandes d’aide alimentaire ont augmenté de 15%. La Croix-Rouge recherche toujours de nouveaux bénévoles pour faire face aux besoins.

Source : Le Parisien

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Publié le 15 Janvier 2013

MKEBLI.pngConseillère municipale adjointe à Aulnay-sous-Bois, Mokhtaria Kebli (voir photo ci-contre) connait bien la banlieue. Cette enseignante qui sillonne le 93 depuis dix ans a vu la situation se dégrader dans ses cités. Le gouvernement semble aborder différemment les problématiques des banlieues, notamment en associant les habitants des quartiers lors des grandes consultations. Cette porte-parole engagée mais pas encartée, voit d’un bon œil les pistes esquissées, mais attend des actes. Après son portrait dressé par le BondyBlog (à relire ici) voici une interview réalisée par 20minutes.

« Quel constat dressez-vous des banlieues que vous connaissez ?

Dans l’immeuble où j’ai grandi à Evry (Essonne), on fêtait Noël et l’Aïd. Aujourd’hui, la mixité des services et des habitants n’existe plus. Il manque en France des outils d’évaluation, notamment ethniques. Comment peut-on créer une mixité sociale si on ne sait pas qui habite dans les grands ensembles ?

Pour vous, quelle est la priorité pour les banlieues ?

L’emploi. Cela permet d’avoir un statut social et d’être un modèle pour ses enfants. Le gouvernement lance un message de justice avec les emplois francs qui obligeront les entreprises installées dans les quartiers populaires à embaucher les habitants des quartiers si elles veulent bénéficier d’exonérations. Pour une fois, quelque chose qui avait été dénoncé par les habitants a été entendu.

Le gouvernement semble adopter une politique transversale et une nouvelle géographie prioritaire…

Réunir toutes les problématiques dans un contrat sera plus efficace. Il faut adapter les réponses aux besoins de chaque quartier. A voir si le gouvernement aura le courage de transformer ces réflexions en actes.

Certains sociologues soulignent le rôle des femmes dans les banlieues…

Elles sont les premières à dénoncer les violences, elles accompagnent leurs enfants voter même si elles n’ont pas le droit de vote. Il y a des femmes qui s’épanouissent dans les quartiers. Ce dont elles souffrent, c’est de la stigmatisation. Il faut redorer le blason des cités. » 

Source : 20minutes

 

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Publié le 13 Janvier 2013

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Deux hommes ont été interpellés vendredi à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après que la police a découvert 400 kilos de cuivre en rouleaux dans une caravane volée deux jours auparavant, a-t-on appris de sources concordantes. 

Source : http://www.20minutes.fr avec AFP / Photo d’illustration non contractuelle : Wikipédia

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Publié le 13 Janvier 2013

Les opposants au mariage pour tous se rassemblent aujourd’hui à Paris. Une démonstration de force en forme de défi pour François Hollande.

manifmariagepourtousEt la première grande réforme de société de François Hollande, consacrée au mariage pour tous, se solda par… un divorce entre les Français! Voilà qui fait tache pour un président qui s’était donné pour ambition d’« apaiser » la société, accusant Nicolas Sarkozy de l’avoir secouée en tous sens.

Selon un sondage BVA pour « le Parisien Magazine » publié vendredi, le pays est divisé : 58% des Français sont certes favorables au mariage pour les couples homosexuels, mais 53% sont contre le fait qu’ils puissent adopter. Et depuis six mois ce fossé n’a cessé de se creuser. Combien seront-ils dans les rues cet après-midi à défiler contre le projet de loi Taubira? 300000, 500000, davantage? Egaleront-ils les cortèges de juin 1984, quand un million de personnes avaient battu le pavé contre le rapprochement de l’école publique et de l’école privée?

Cohorte de mécontents

Pour les organisateurs de cette Manif pour tous, la deuxième du genre, mais la première à rassembler à Paris des opposants venus de toute la France, il s’agit au moins de multiplier par deux les 200000 manifestants du 17 novembre dernier. Pour l’exécutif, qui bat des records d’impopularité, le grand danger est que vienne s’agréger aux détracteurs de la promesse n° 31 du candidat Hollande toute une cohorte de mécontents. Un paradoxe quand on sait que le chef de l’Etat, élevé dans la tradition catholique jusqu’au collège, n’a jamais été un fer de lance sur ce sujet.

Oui, mais voilà, à force de maladresses, le pouvoir a donné du grain à moudre aux opposants, droite et Eglise catholique en tête. En cause, la méthode Hollande. Comme dans l’affaire Florange, gros loupé de communication, le président a voulu ménager la chèvre et le chou. Inquiet d’un début de fronde chez les maires appelés à marier des couples de même sexe, il leur promet fin novembre la « liberté de conscience ». Avant de rétropédaler devant la colère des associations homosexuelles. Mi-décembre, sentant monter la grogne dans sa majorité, il fait savoir que le Parlement « souverain » est libre de débattre de la procréation médicalement assistée. Avant que cette proposition ne soit finalement renvoyée aux calendes grecques mercredi dernier.

Il faut dire que l’amendement envisagé risquait la censure du Conseil constitutionnel, avec à la clé des mois de procès en amateurisme. Cécile Duflot, sur les réquisitions des biens de l’Eglise, et Vincent Peillon, en rappelant à l’ordre le patron de l’enseignement catholique, ont aussi jeté du sel sur les plaies et contribué à mobiliser les opposants de dernière minute. Quelle que soit la mobilisation, la réforme « ira à son terme », a fait savoir le président dès mardi. A l’Elysée, on martèle que la rue ne défera pas ce qu’ont fait les urnes le 6 mai. Interpellé par les organisateurs de la Manif pour tous, qui réclament un rendez-vous à l’Elysée depuis plus d’un mois, le cabinet de Hollande a poliment décliné, en pleine opération militaire au Mali : « contraintes d’emploi du temps ».

Source : Le Parisien

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Publié le 12 Janvier 2013

stopviolence1Une habitante de la cité des Merisiers à Aulnay-sous-Bois, régulièrement victime de violences de la part de son mari, a réussi mercredi soir à lui échapper. Alors que celui-ci la frappait, elle a pu se réfugier dans une pièce et appeler les secours. A l’arrivée des policiers, le mari s’est enfui. Légèrement blessée mais surtout très choquée, la victime a été transportée à l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay-Villepinte. Afin de la protéger, le parquet de Bobigny a déclenché le dispositif « femme en très grand danger » expérimenté depuis trois ans dans le 93. La victime disposera notamment d’un téléphone d’urgence qui lui permet d’appeler la police en cas de risque avéré d’agression. Elle bénéficiera aussi du soutien des associations d’aide aux victimes et, si besoin, d’un relogement.

Pour mémoire, en France, une femme meurt, en moyenne, tous les trois jours sous les coups de son compagnon.

Source : Le Parisien

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Publié le 11 Janvier 2013

prison.jpgLa prison. En sortir, craindre d’y retourner ou s’y résigner… Il n’était pas forcément simple de recueillir, en toute confiance, la parole de jeunes sortants de détention. Alors, Xavier Menut a pris le temps. Durant trois ans, le réalisateur a fait équipe avec deux éducateurs intervenant dans la cité de l’Europe à Aulnay, Roch Mafouta Bantsimba et Joe Gommis-Ferreira. Dans le documentaire « la Gamelle », projeté mardi dernier pour la première fois au cinémaJacques-Prévert, devant un public de professionnels, pas de visages floutés, pas de caméras cachées. Les jeunes se confient face caméra, au pied d’un immeuble, dans les locaux de l’association de prévention Grajar 93, au café…

Il y a ce témoignage brut et émouvant, d’un homme de 29 ans racontant le quotidien de la détention, les amis qui s’éloignent, l’attente des mandats et des courriers… Incarcéré à 16 ans, il n’a recouvré la liberté que quatre ans plus tard : « J’ai perdu ma jeunesse », souffle-t-il.La caméra fait une incursion à la prison de Villepinte, le temps d’un atelier slam, et nous entraîne, sans transition, d’un lieu à l’autre. On s’y perd un peu : « C’était l’idée, de ne pas toujours savoir si on est en prison ou pas. C’est d’ailleurs ce que vivent ces jeunes », explique Xavier Menut, frappé de voir autant de familles touchées de près ou de loin : « Beaucoup passent leur temps à faire l’aller-retour, pour rendre visite à un proche… ». Et la sortie n’est pas toujours synonyme de liberté : « La cité aussi, c’est la prison, constate amèrement l’un des témoins. Tu es enfermé dehors, sauf que la promenade est plus grande… ».

 Joe, l’un des éducateurs, espère que le film aura un effet choc : « On a l’impression que la société regarde davantage les problèmes que ces jeunes posent plutôt que ceux dont ils souffrent. Avec le documentaire, on voulait prouver qu’en poussant ces jeunes à puiser des ressources en eux, on peut leur permettre d’avancer. A condition tout de même que le terrain soit favorable. » Et pour l’heure, il l’est peu. Le chômage des 16-25 ans dépasse les 40% dans les quartiers nord d’Aulnay. « C’est dimanche tous les jours », soupire un jeune. « Les boîtes d’intérim ne me rappelaient pas. Alors, c’est obligé, tu repars dans les conneries », glisse un autre. Les mots de la fin sont ceux de Roch, éducateur, qui espère simplement que ce film et ces mots serviront « pour les petits qui arrivent derrière nous ». La première séance grand public de ce documentaire coproduit par l’association Upfull et les Films du scribe, aura lieu le 23 février à Aulnay-sous-Bois.

Source : Le Parisien

 

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Publié le 10 Janvier 2013

taxis-paris-bouchons_scalewidth_630.jpgLes chauffeurs de taxi manifestent aujourd’hui, à Paris et dans des grandes villes, pour protester contre la réforme sur le transport des malades dont ils ont le monopole avec les ambulances. Ils s’opposent à la modification de l’article 44 de la loi de financement de la Sécurité sociale, votée en décembre. Le gouvernement souhaite lancer des appels d’offres pour réduire le budget du transport sanitaire. Un budget qui atteint près de 3 M€.

Des craintes pour les petites entreprises

Un poste d’économie jugé ridicule par le président de la Fédération nationale des taxis indépendants (FNTI). « Tous moyens confondus, avion, bateau, hélicoptère, les dépenses de transport à but médical ne représentent que 3% des dépenses de santé de la Sécurité sociale », assure Jean-Claude Françon. Pourtant, la Cour des comptes a remarqué une augmentation de ces dépenses depuis plusieurs années. « Or, en province, le transport sanitaire correspond à plus de 80% du chiffre d’affaires des artisans taxis, conventionnés par l’assurance maladie », affirme Christian Delomel, président de la Chambre syndicale des artisans du taxi (CSAT). Les fédérations craignent donc que les grands groupes raflent le marché, face aux petites entreprises, qui n’ont pas les moyens d’être concurrentielles. « Cette situation entraînera inévitablement la disparition de 6 000 entreprises artisanales, ce qui engendrera 12 000 pertes d’emplois », assure ainsi Jean-Claude Françon.

Autre source de préoccupation, la concurrence jugée « déloyale » des véhicules avec chauffeur, motos-taxis et autres transporteurs qui se multiplient. « Une simple inscription sur Internet et vous pouvez, après le travail, vous amuser à transporter des gens », s’insurge Christian Delomel. « Et sans avoir les mêmes contraintes! » Le secteur, libéralisé en 2009, est censé fonctionner sur réservation uniquement, ce qui n’est pas toujours respecté selon les chauffeurs de taxis.

Pagaille annoncée en Ile-de-France

Ils vont vous faire aimer le train… Le trafic devrait être fortement perturbé aujourd’hui aux abords des grandes villes. A Paris, les organisateurs espèrent la venue de « 5 000 à 6 000 » voitures. Ce serait le plus gros rassemblement de la profession depuis la grève de 2008, quand près de 10 000 chauffeurs de taxi avaient joué du klaxon dans la capitale. Ils doivent se rassembler à 6h30 dans onze points de rendez-vous en banlieue, notamment devant les aéroports d’Orly et de Roissy. De là, ils prendront la direction de la capitale à partir de 9h30, pour aboutir autour de 13 heures sur la place de l’Ecole-Militaire, tout près de la tour Eiffel.

La préfecture de police a mis en place une série de déviations et recommande aux automobilistes de « contourner largement » les cortèges. Difficile : les taxis escargots emprunteront la majorité des grands axes, comme les autoroutes A 1 au nord, A 4 à l’est, A 6 au sud, A 13 à l’ouest… « On laissera la voie de gauche libre. Je suis vraiment désolé!, s’excuse Ahmed Senbel, vice-présidentde la Fédération nationale des taxis indépendants et porte-parole du mouvement. C’est malheureux qu’on doive se mettre à dos les automobilistes pour se faire entendre des pouvoirs publics. »

Source : Le Parisien

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Publié le 9 Janvier 2013

malinois« Il aura fallu cinq jours de bataille matin et soir pour en arriver là, mais nous y sommes arrivés »,se réjouit Stéphane Lamart, président de l’association pour la défense des animaux qui porte son nom. Après avoir saisi le ministère de l’Agriculture, la préfecture et le procureur de la République, le militant a obtenu qu’un élevage clandestin situé à Aulnay-sous-Bois, le long de l’A104, soit vidé de ses chiens, des bergers malinois. Hier après-midi, neuf chiens ont été emmenés par la fondation, Assistance aux animaux dans son refuge de Villevaudé (Seine-et-Marne). « Six chiots ont disparu » se désole Stéphane Lamart, selon qui le propriétaire des animaux a porté plainte pour vols d’animaux. Vendredi, une deuxième visite de deux inspecteurs des services vétérinaires avait conclu au bon état général des chiens mais à la non-conformité des installations : sol boueux, nettoyage et désinfection impossibles, absence d’eau courante… La préfecture avait alors menacé de fermer l’élevage si l’exploitant ne remédiait pas rapidement à la situation.

Source : Le Parisien

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Publié le 5 Janvier 2013

malinoisAlors qu’une plainte pour mauvais traitements à animaux a été déposée jeudi par l’Association Stéphane Lamart pour la défense des animaux, une inspection vétérinaire a été menée hier après-midi sur l’élevage non déclaré de 15 chiens bergers malinois, situé le long de l’A 104 à Aulnay. Après une première visite le 26 décembre, qui avait conclu à un état satisfaisant des animaux, deux inspecteurs de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) se sont de nouveau rendus sur le site, hier, en présence du propriétaire des animaux. Ils ont constaté un état général correct des 6 chiens adultes et des 9 chiots, à jour de vaccination, mais ont estimé que les installations étaient non conformes : sol boueux, nettoyage et désinfection impossibles, absence d’eau courante… « Ces non-conformités ont été notifiées à l’exploitant, qui devra y remédier rapidement. Dans le cas contraire, l’activité ne pourra pas être maintenue en l’état et l’élevage sera fermé », a expliqué hier soir le préfet de Seine-Saint-Denis.

Source : Le Parisien

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Publié le 4 Janvier 2013

malinois.jpg« Ils vivent dans la boue, pataugent dans leurs excréments et sont nourris de pieds de poule », s’alarme Stéphane Lamart. Le président de l’association pour la défense des animaux qui porte son nom a déposé une plainte hier soir au commissariat de Villepinte pour sévices graves et actes de cruauté envers un animal domestique apprivoisé après avoir découvert une quinzaine de chiens malinois (dont dix chiots) qui vivaient dans un enclos grillagé aménagé le long de l’A 104, derrière l’Ikea de Gonesse (Val-d’Oise). Les policiers appelés sur les lieux ont entendu puis relâché les deux hommes présents sur les lieux. Quant aux animaux, ils n’ont finalement pas été emmenés par la fourrière animale, selon Stéphane Lamart, qui comptait se rendre ce matin au ministère de l’Agriculture pour dénoncer cette situation qu’il juge « inacceptable ». Le militant de la cause animale est également membre de la Fondation Assistance aux animaux et réclamait que celle-ci puisse récupérer les chiens pour les faire adopter.

Source : Le Parisien 

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Publié le 4 Janvier 2013

Hassan.jpgLes ouvriers de PSA Aulnay ont repris le travail hier matin alors que 2013 s’annonce comme la dernière année pleine du site . Entré en 1973 à l’usine, Hassan partage en image quarante ans de souvenirs…

 Comme tous ses collègues, Hassan Chebraoui a repris hier le chemin de l’usine PSA d’Aulnay, où la production s’est interrompue avant Noël. L’année 2013 doit être la dernière pour le site promis à la fermeture en 2014. Mais c’est aussi une année anniversaire. L’usine avait ouvert ses portes au printemps 1973, dans des locaux flambant neufs, érigés sur des terres agricoles du nord de la ville. On lui prédisait un avenir glorieux. Une note de Citroën, datant de janvier 1972, avançait l’objectif de 16000 salariés à l’horizon 1985! Les effectifs culminèrent en réalité à 8000 salariés.

Il y a quarante ans, la chaîne de montage produisait son tout premier modèle, la mythique DS. Hassan, mécanicien de formation, était déjà là. Il avait alors à peine plus de 20 ans. Aujourd’hui sexagénaire, installé dans la cité voisine de la Rose-des-Vents avec son épouse, Jamila, et ses 4 enfants de 4 à 14 ans, il sait qu’il échappera au chômage, parce que la retraite est proche. Mais il s’inquiète « pour tous les jeunes qui devront chercher du travail ». Ce militant de la CFTC confie surtout avoir été « très attaché à l’usine : J’ai grandi là-bas, on vivait ensemble, on s’entraidait ». De cette aventure de plusieurs décennies, il a conservé de nombreuses photos, prises le plus souvent dans le dos des contremaîtres. Pour garder l’image des visages familiers, de moments de fête, mais aussi conserver les traces « du travail bien fait », celui dont Hassan est encore fier aujourd’hui.

1979
Hassan avec deux autres mécaniciens, sur le parking de l’usine. «On était très contents. On venait d’apprendre qu’on toucherait une prime exceptionnelle pour avoir bien travaillé. On avait fait beaucoup d’heures supplémentaires et on a réussi à réparer plusieurs CX Prestige, du haut de gamme, comme celle devant la quelle on pose. Les voitures ont pu être vendues en Arabie saoudite. On a touché une prime de 5 000 F; c’était une somme importante pour l’époque.»

1980
L’équipe de foot des ouvriers de l’usine. «On jouait des matchs inter-usines, contre Sochaux ou Mulhouse, mais on a aussi rencontré les joueurs d’autres boîtes, comme l’usine Rateau à La Courneuve. L’équipe a disparu vers la fin des événements (NDLR : la grève de 1982, suivie par des licenciements). C’est à ce moment que les syndicats sont entrés dans l’usine. Les gens de la CGT et de FO ne s’entendaient pas entre eux. Il y a eu des engueulades…»

1986
La Citroën AX en avant première. «C’était juste avant son lancement, en 1986. La voiture était encore cachée, les opérateurs n’avaient pas le droit de la voir. Nous, on travaillait dessus à l’atelier de mécanique. On a pris la photo pou rpouvoir la montrer aux familles et aux collègues, en cachette. La voiture est sur l’élévateur, qui nous permettait de travailler debout, sans se glisser sous les voitures.» 

1994
Le départ d’une collègue d’Hassan .«On faisait la fête en cachette, pendant la pause. On n’avait pas le droit à cause de l’alcool. On était dans l’atelier de mécanique, devant les placards où on rangeait les pièces. C’était un atelier extraordinaire, très grand. On était quatorze mécaniciens dans l’usine. Aujourd’hui, il n’en reste que quatre. L’atelier, c’est devenu un aquarium, ils ont installé des bureaux tout autour.» 

Source : Le Parisien

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 3 Janvier 2013

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A l’occasion de la traditionnelle promotion du Nouvel An de l’Ordre national de la Légion d’honneur, plusieurs personnalités du département ont été distinguées. Trois universitaires du 93 ont ainsi été nommés chevaliers sur proposition du ministère de la Recherche : Danielle Tartakowsy, historienne et nouvelle présidente de l’université Paris-8 Vincennes-Saint-Denis, Dominique Bladier et Jean-Pierre Astruc, tous deux professeurs à Paris XIII-Nord. Même distinction pour le directeur de la caisse d’allocation familiale (CAF) du 93, Tahar Belmounès, proposé par le ministère des Affaires sociales. Autre promu du 1er janvier sur proposition du ministère de la Ville : Marc Cheb Sun, le fondateur et directeur de « Respect Mag », le magazine « urbain, social et métissé » basé à Montreuil. Enfin, le directeur de cabinet du maire PS de Pantin, Philippe Bon, a été nommé chevalier sur le quota de promotions du Premier ministre.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 29 Décembre 2012

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Aulnay-sous-Bois va former des jardiniers marocains. C’est l’un des projets liés au jumelage entre notre commune et la ville de Saïda, au Maroc, dont plusieurs élus étaient reçus la semaine dernière par le maire PS Gérard Ségura et son adjoint PRG, Ahmed Laouedj. Notre ville va encadrer une formation d’agents des espaces verts au Maroc. Les deux communes ont également prévu un partenariat autour de la semaine orientale, organisée l’an prochain à Aulnay.

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Décembre 2012

Le déplacement avait valeur de symbole. Le ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, a choisi de se rendre dans la plus importante antenne départementale de France des Restos du cœur, celle de Seine-Saint-Denis. Il est venu hier à Aulnay-sous-Bois et Villepinte pour signifier son soutien à l’ensemble des associations caritatives de l’Hexagone, dont le travail est menacé par la révision à la baisse de l’aide européenne.

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Sur le terrain, d’abord dans un centre de distribution puis dans l’entrepôt de stockage, Bernard Cazeneuve a rencontré les bénévoles, salariés et dirigeants des Restos du cœur. « Tous les jours, on nourrit 3 à 4% de la population du 93 », rappelle Charles Lasbax, président de l’antenne de Seine-Saint-Denis. Chaque année, dans le 93, 5 millions de repas sont distribués (115 millions à l’échelle nationale) et 50000 personnes sont accueillies (870000 au niveau hexagonal).

Le Programme européen d’aide aux plus démunis (Pead) a un rôle clé pour les associations caritatives. Cette subvention contribue par exemple à hauteur de 13,4% des ressources des Restos du cœur. « Plus précisément, le Pead finance 23% des denrées alimentaires qu’on distribue dans toute la France », décrit Bob Wancier, administrateur aux Restos. Or l’Union européenne envisage, à partir de 2014, de réduire cette enveloppe à 2,5 Mds€ sur sept ans. Une proposition largement en dessous des 3,5 milliards actuels. « La Commission européenne a même évalué les besoins à 4,7 milliards mais certains pays comme le Royaume-Uni, la Suède ou l’Allemagne sont contre, poursuit Bob Wancier. Ils jugent que chacun doit s’occuper de ses pauvres. » Le Pead permettait jusqu’à présent de nourrir, chaque année, 18 millions d’habitants de l’Union européenne.

« Nous sommes très inquiets, confirme Charles Lasbax. Si rien n’est fait, nous serons contraints de réduire le nombre de repas distribués, en passant d’une base de 6 à 5 repas par semaine par personne. »

Le budget de la structure départementale se monte à 1,9 M€. Sur ce montant, il manque déjà annuellement 1 M€. Un « trou » comblé par une subvention d’équilibre versée par l’association, au niveau national.

Source : Le Parisien

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Publié le 19 Décembre 2012

Euro-Millions.jpgCe ne sera sans doute pas la nouvelle de l’année, mais tout de même, 604 878 euros à l’Euro Millions c’est le montant du gain remporté par un habitant de Saint-Denis au tirage du 4 décembre dernier. Il avait coché les cinq bons numéros et une étoile. La Française des jeux vient de lui remettre son chèque. Le joueur avait validé sa grille au café le Celtique, dans le quartier de la Croix-Blanche à Aulnay-sous-Bois. Habitué à jouer à l’Euro Millions en famille, il souhaite garder l’anonymat et ne sait pas pour l’instant ce qu’il va faire de son argent. Le plus gros gain remporté en Seine-Saint-Denis remonte à 2003, et c’était déjà à Saint-Denis, avec 6 millions d’euros.

Source : Le Parisien  

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Publié le 16 Décembre 2012

saidamaroc.jpgL’accord de jumelage, conclu l’année dernière entre les deux villes de Saïdia, dans le nord-est du Maroc, et Aulnay-Sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, commence à « se concrétiser ». Une délégation marocaine, conduite par Hassan Ben Moumen, président de la commune urbaine de Saïdia, a été reçue par Gérard Segura, maire d'Aulnay-sous-Bois, « pour définir les contours de cette coopération qui peut prendre toutes les formes induites par les projets conclus d'un commun accord », a fait savoir la MAP, ce vendredi 14 décembre.

« Des actions de coopération décentralisée durable » devraient bientôt suivre, dont un projet portant sur la formation des agents communaux de Saïdia pour l'aménagement des espaces verts. Un programme d’échange culturel entre les deux villes sera également mis en place afin de permettre à des groupes locaux de participer au Festival de Saïdia et à la Semaine culturelle de l'Oriental à Aulnay-sous-Bois.

Source : http://www.yabiladi.com

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Publié le 30 Novembre 2012

TROUSSEL.jpgVous trouverez ci-dessous une interview de Stéphane Troussel (photo ci-contre) président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis paru ce matin dans le journal Le Parisien. Evoquant la situation financière du 93 il n’y va pas par quatre chemins déclarant que « si on ne fait rien notre département est mort ».

Le conseil général de Seine-Saint-Denis organisait hier ses Assises de la décentralisation en présence d’élus, de responsables associatifs, de fonctionnaires… Objectif, selon Stéphane Troussel, le président (PS) du département : peser sur le débat des futures lois de décentralisation.

Qu’attendez-vous de cette nouvelle étape de la décentralisation ?
Stéphane Troussel. Il faut d’abord régler le problème du 
financement des trois allocations qui pèsent sur les conseils généraux (NDLR : RSA, APA, allocation pour adultes handicapés). Si on ne fait rien, les départements sont morts, et le nôtre en premier. Le président Hollande le reconnaît et va créer un groupe de travail sur ce sujet pour 2014. Mais pour nous, la question se pose dès 2013.
 

Que proposez-vous pour sortir la Seine-Saint-Denis de l’impasse ?

D’abord que le 93 soit éligible au fonds d’urgence pour les départements : avec la méthode de calcul actuelle, qui ne prend pas en compte les dépenses sociales, nous sommes considérés comme un département riche !  Nous avons même dû verser 15 M€ au fonds de péréquation national. Il faut créer des mécanismes pour partager les dépenses sociales au niveau de l’Ile-de-France — la région la plus riche — et nous rendre un peu de marge de manœuvre en nous permettant de bouger les taux de droits de mutation (NDLR : liés aux achats immobiliers).

Le Premier ministre a-t-il réagi à votre lettre ouverte sur les difficultés financières du 93 ?

Il vient de me répondre. Il est d’accord avec moi et se dit très attentif à la situation de la Seine-Saint-Denis. C’est une belle lettre d’intentions et de déclaration d’amour. J’attends encore les preuves d’amour sonnantes et trébuchantes.

 

Source : Le Parisien Source photo : 93-infos.fr

 

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Publié le 26 Novembre 2012

carteelectorale.jpgC’était l’engagement n°50. « J’accorderai le droit de vote aux élections locales aux étrangers. » La promesse du candidat Hollande résonne sans doute avec plus de force en Seine-Saint-Denis, dont un habitant sur cinq est un étranger en situation régulière. Mais François Hollande, aujourd’huiprésident, a repoussé la mesure à plus tard. 

Ici, associations et élus de gauche ne veulent plus attendre et multiplient les initiatives. Depuis deux mois, le Parti radical de gauche (PRG) fait signer une pétition, comme vendredi à Aulnay. « Nous avons déjà recueilli 5000 signatures », souligne Ahmed Laouedj, élu aulnaysien et patron du PRG 93. D’autres idées émergent. Jeudi, les élus Europe Ecologie du conseil régional ont milité pour une large « votation citoyenne », procédé cher à la Ligue des droits de l’homme.

L’UMP et l’UDI s’y opposent

Au Parti communiste, la revendication est ancienne. Depuis 2004, la sénatrice Eliane Assassi a défendu au moins à cinq reprises un amendement en ce sens dans l’Hémicycle. Et des référendums locaux ont déjà eu lieu à Stains ou à La Courneuve. « Ce sera l’un des axes pour les municipales de 2014 », promet Hervé Bramy, secrétaire départemental du PC.

Dans les rangs du PS, après Mathieu Hanotin et Razzy Hammadi, un autre député s’empare du sujet. Daniel Goldberg, député de la 10e circonscription, vient d’écrire à des élus du centre et de la droite. Son objectif : gagner quelques soutiens supplémentaires à un éventuel projet de loi. Pour être adoptée, cette modification de la Constitution devrait en effet recueillir trois cinquièmes des voix des députés et sénateurs réunis en Congrès. « Peut-être avons-nous en Seine-Saint-Denis une responsabilité plus importante qu’ailleurs. La question est sensible, auprès des fils et petits-fils de ceux qui sont arrivés en France et sont encore privés du droit de vote. Cela permettrait que les maires soient élus par plus de monde, cela renforcerait la cohésion sociale », argumente Daniel Goldberg.

Son courrier n’a pas convaincu le sénateur UMP Philippe Dallier : « Payer des impôts n’est pas une condition suffisante pour voter. Et il n’existe pas de majorité en faveur de cette mesure, ni au Parlement ni dans le pays. Il suffit d’organiser un référendum pour le vérifier. Chiche? » « C’est une mesure qui divise, estime même Vincent Capo-Cannellas (UDI), sénateur centriste du Bourget. Dans le contexte actuel, fait de difficultés sociales, nos concitoyens en banlieue ressentiraient cela comme une perte d’influence, un abandon. » 

Source : Le Parisien

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Publié le 22 Novembre 2012

«Où sont les Américains? Partis prendre un sandwich? » La foule des grands jours dans le hall de l’hôtel de ville hier après-midi, des horaires pas franchement respectés et une rencontre houleuse avec des salariés… Dans une ambiance brouillonne, la municipalité d’Aulnay a profité de son festival de blues pour organiser une « opération séduction ». Objectif : attirer les investisseurs pour l’après-PSA. Alors que l’usine automobile doit fermer en 2014, la revitalisation du site est devenue un enjeu national. Hier, le maire PS, Gérard Ségura, et le député PS Daniel Goldberg ont joué les guides pour une délégation américaine, tandis que des entrepreneurs français étaient eux aussi invités

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Les Américains intéressés. Pas de grands investisseurs au sein de la délégation venue de Louisiane, mais des personnalités politiques et associatives ainsi que le responsable de l’aéroport Armstrong, Nolan Rollins qui confirme être venu « pour envisager un échange culturel mais aussi économique ». La direction de PSA a accepté la visite mais à distance de l’usine, en ouvrant simplement son conservatoire Citroën. « Si la ville fait venir des investisseurs américains, tant mieux », note une porte-parole de la direction. Nolan Rollins repart convaincu : « Cet endroit a un fort potentiel, la localisation est très bonne, proche de l’aéroport. La reconversion peut être rapide puisqu’il n’y a rien à construire. » Arrivé en fin de journée, le préfet Christian Lambert propose son aide : « Si vous avez besoin de quoi que ce soit, nos services sont à votre disposition. »

La piste aéronautique revient. Déjà évoquée en juillet par Gérard Ségura, l’hypothèse semble sérieuse pour ce site situé entre les aéroports du Bourget et de Roissy. Plusieurs acteurs du secteur sont déjà présents dans le département : Eurocopter, mais aussi EADS, qui a installé une activité recherche au Bourget en juin. « L’Ile-de-France est la première région aéronautique d’Europe », souligne Virginie Jolly, déléguée générale du Medef de l’Est parisien, qui évoque la création d’un « pôle avec une forte image internationale liée au Salon du Bourget et, pourquoi pas? une école d’ingénieurs ». Parmi les visiteurs d’hier, Nicolas Simon, directeur du développement immobilier au sein de Vinci Construction. Ce dernier revient dès ce soir au conseil municipal, présenter un concept novateur en provenance des Pays-Bas : un « leer park », sorte de quartier hybride où se côtoient campus de formation, entreprises, logements… Pas contradictoire, donc, avec l’idée d’un pôle des métiers de l’aéronautique. Mais pour l’heure, le projet s’esquisse à peine.

Source : Le Parisien

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Publié le 15 Novembre 2012

versionor.pngHier vers 10 h 15, deux individus qui avaient entrepris de braquer la bijouterie Version or à Aulnay-sous-Bois se sont retrouvés coincés dans le sas d’entrée. Ils ont d’abord tenté de casser à coup de masse la vitrine de ce commerce situé boulevard de Strasbourg. Mais, en entrant dans le sas, le tandem est resté bloqué. Ils sont quand même parvenus à se dégager et ont pris la fuite. Aucun employé n’a été blessé. L’enquête a été confiée à la police judiciaire du 93.

 

Source : Le Parisien

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Publié le 13 Novembre 2012

Vous trouverez ci-dessous un article du Parisien datant de ce matin qui revient sur le phénomène Gatignon, le maire de Sevran, en grève de la faim depuis quelques jours pour boucler dignement le budget de sa ville d’environ 50 000 habitants. Habitué aux formules chocs, on se rappelle son appel aux casques bleus pour mettre fin au trafic de drogue dans les cités sevranaises, ou aux prises de position tranchées (dépénalisation du cannabis et décriminalisation des autres drogues) Stéphane Gatignon créé donc une fois de plus la sensation avec cette nouvelle action spectaculaire devant l’Assemblée nationale. S’il obtient gain de cause comme cela en prend le chemin, il aura parfaitement réussi son coup. D’où cette interrogation : faut-il faire la grève de la faim pour obtenir quelque chose en France ? A ce titre, par exemple, à Aulnay-sous-Bois faut-il que l’association Croix-Blanche ou plus généralement celles qui traitent d’urbanisme entament une grève de la faim devant la mairie pour se faire entendre ? En voilà une bonne question, non ?  

 

Le maire de Sevran, en grève de la faim, a lancé le débat sur les aides aux villes pauvres. Le gouvernement proposera aujourd’hui un nouveau coup de pouce à ces communes.

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Stéphane Gatignon n’a pas prévu de rompre le jeûne ni même de replier sa tente aujourd’hui. « Pas avant le vote, en tout cas », précise le maire et conseiller régional de Sevran (EELV), en grève de la faim depuis vendredi aux portes du Palais-Bourbon. Aujourd’hui, les députés doivent examiner dans le cadre de la loi de finances 2013 les « relations avec les collectivités territoriales ».  S’il n’est pas prévu que Stéphane Gatignon entre dans l’Assemblée nationale pour cette séance publique, il pourrait être représenté : quatre places lui ont été réservées par une parlementaire.

 

Certains l’encouragent : la ministre du Logement, Cécile Duflot, est venue lui rendre visite hier. D’autres le critiquent, comme les élus et militants Front de gauche de sa propre ville, qui voient dans son action une « instrumentalisation électoraliste ». Le maire de Sevran est en tout cas devenu l’incarnation de ce débat compliqué sur les questions de solidarité territoriale. Les traits tirés, le ventre noué, il s’employait hier encore à répéter, à longueur d’interviews, les motivations de ce combat pour que « Sevran, 35 % de budget en moins, ait les mêmes moyens que des villes de même taille ».

La séance réservée à la péréquation doit débuter ce matin à 9h30. En question : l’augmentation de la DSU, dotation de solidarité urbaine (+ 120 M€) et de différents fonds au niveau régional (+ 20 M€) et national (+ 210 M€). « Tout dépend de la clé de répartition, c’est-à-dire combien de communes sont concernées par cette augmentation, et de la pérennité de ces aides », indique un proche de Stéphane Gatignon. Hier soir, 
Matignon annonçait dans un communiqué que le gouvernement proposera à l’Assemblée une augmentation de 25 M€ de la DDU (dotation de développement urbain) qui bénéficie aux communes les plus pauvres, comme Sevran. Plusieurs amendements, qui militent pour une autre solidarité, doivent aussi être débattus.

Instaurer une « aide additionnelle » pour les villes les plus pauvres. Le groupe des députés écologistes — qui soutient le maire de Sevran — peaufinait depuis plusieurs jours l’amendement qui sera présenté par Serge Coronado. Il s’agit d’instaurer une « aide additionnelle » pour les villes les plus en difficulté. Cette aide — l’équivalent de 100 € de plus par habitant — ciblerait, parmi les 100 villes les plus pauvres (qui bénéficient de la dotation de développement urbain), celles qui comptent plus de 20000 habitants.

Exonérer de contribution les bénéficiaires de la DSU. Jacqueline Fraysse, député de Nanterre (Front de gauche), portera la voix de ces communes qui perçoivent la DSU et qui doivent malgré tout mettre la main au porte-monnaie, dans le cadre du fonds de solidarité régionale (FSRIF). « C’est ubuesque, on donne dans une poche pour reprendre dans l’autre », résume Bertrand Kern, le maire PS de Pantin, l’une des villes concernées. « Il faudrait prendre en compte les revenus des habitants pour déterminer le montant de la solidarité », estime l’élu de Pantin.

Taxer les transactions immobilières. Cet amendement, défendu aujourd’hui par les socialistes Razzy Hammadi, Alexis Bachelay (du 92) et Pascal Popelin, vise à déplafonner les droits de mutation, une idée défendue aussi par Mathieu Hanotin. En clair, toute transaction immobilière de plus de 10 000 €/m2 donnerait lieu à un versement de 0,1 % au fonds de solidarité régional. « Pour le 93, ça représenterait entre 15 M€ et 40 M€ », estime Razzy Hammadi. 

 

Source : Le Parisien

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