emploi

Publié le 28 Février 2012

PSA2

Depuis hier, les 3 500 salariés de l'usine PSA d'Aulnay sont priés par leur direction de rester chez eux. En mettant son personnel au chômage partiel, celle-ci anticipe un gonflement des stocks en cas de ralentissement de l'activité. Les salariés seront payés à 95 % de leur salaire net tandis que les 300 à 500 intérimaires, eux, n'auront plus que leurs yeux pour pleurer puisqu'ils ne sont pas concernés par cette disposition. Un choix économique dénoncé par la CGT. "Il est scandaleux de voir une entreprise richissime faire assumer les aléas économiques par le contribuables puisqu'au final, c'est l'Etat qui va payer", dénonce Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. Selon le syndicaliste, une meilleure répartition du travail permettrait d'éviter le recours au chômage partiel.

Source : Le Parisien du mardi 28 février 2012

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 25 Février 2012

logo_pole_emploi.jpgLe nombre de chômeurs a progressé de 6,5 % de janvier 2011 à janvier 2012 en Seine-Saint-Denis (+4,8 % sur la même période en Ile-de-France). Fin janvier, le département comptait 92 840 demandeurs d'emploi en catégorie A (n'ayant exercé aucune activité au cours du dernier mois), soit 490 de plus que fin décembre (+0,5 %). En catégories A,B,C, le nombre de demandeurs d'emploi dans le 93 atteint désormais le chiffre de 124 470 personnes.

Source : Le Parisien du samedi 25 février

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 24 Février 2012

DECRYPTAGE- S'il faut une usine de moins sur le sol français, Aulnay- sous -Bois sera "le site d'ajustement privilégié" de PSA. Les raisons du choix.

PSARECUPIls voulaient éviter que le site de Peugeot Citroën aille rejoindre les Vilvoorde, Ryton, Anvers, Termini... au cimetière des usines automobiles européennes sacrifiées. Pourtant, il y a fort à parier que la manifestation de soutien aux salariés d' Aulnay qui a eu lieu le 18 février sera sans grand effet et qu'avant fin 2012 ce qui n'est plus qu'un secret de Polichinelle deviendra officiel: l'usine d'Aulnay est condamnée. C'est en tout cas ce qui est prévu par un rapport, dévoilé par la CGT en juin 2011, et que la direction a toujours qualifié de "document de travail".

Objectif mis en avant dans la note: la nécessaire "réduction drastique" des prix de revient du segment B, celui, particulièrement concurrentiel, des petites citadines comme la Peugeot 208 ou la Citroën C3. Précisément, le modèle produit à Aulnay à un rythme - 200. 000 véhicules par an - qui correspond, hasard parfait, aux réductions de capacité envisagées. Voilà ce qui fait de l'usine au nord de Paris "le site d'ajustement privilégié".

Sous-utilisation

Difficile d'envisager un autre scénario, tant la surcapacité en Europe est importante. "Elle se chiffre à une usine par constructeur", déplore un consultant. En France, entre 2005 et 2011, la production, tous constructeurs confondus, est passée de 3,5 à 2,2 millions de véhicules légers. Entendu par la commission de l'Economie du Sénat le 7 février, Denis Martin, directeur industriel et des relations sociales de Peugeot Citroën, alertait sur le sujet. "A fin janvier, les usines du groupe sont utilisées à 80%. Cela signifie que nombre de nos usines ne tournent pas à pleine capacité et que leurs coûts fixes ne sont pas suffisamment amortis." Philippe Varin, président du directoire, a l'ambition de voir le taux d'utilisation des usines monter au moins à 105% - un taux de 100% correspond à la capacité maximale d'une usine travaillant en deux équipes. Les constructeurs veulent faire mieux: le rapport de la direction dévoilé par la CGT mentionne ainsi qu'en faisant passer l'utilisation de 90 à 130%, le coût de fabrication d'une voiture baisse de 250 euros. Un taux de 120%, avec trois équipes, permet notamment aux fours de l'atelier de peinture de ne pas tourner dans le vide. A la clé, pour chaque voiture, des dépenses d'énergie qui baissent d'un tiers.

Aulnay a déjà senti les effets avant-coureurs de ce mouvement: en 2008, le groupe y a fermé une des deux lignes d'assemblage, en saturant l'autre chaîne avec trois équipes. Et la fabrication des C3, les seules voitures aujourd'hui assemblées à Aulnay, a été déployée à Poissy, l'autre usine de Peugeot Citroën en région parisienne. "On assiste ni plus ni moins à un transfert de la production d' Aulnay à Poissy", se désole Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de l'usine. Or, curieusement, Poissy est la plus petite et la plus ancienne des deux usines. Et au moment de choisir entre les deux sites, il aurait pu paraître plus logique de privilégier Aulnay.

Mauvaise réputation

Seulement voilà, la taille et l'âge ne sont plus des éléments à prendre en compte. Plusieurs éléments ont joué contre Aulnay. D'abord, le site de Seine-Saint-Denis traîne une réputation d'être socialement difficile. Cela date d'il y a trente ans! Une grève de cinq semaines avait imposé la liberté syndicale en 1982 dans une usine où la CSL, le "syndicat maison", trustait plus de 60% des voix. Ces rapports sociaux d'un autre temps ont disparu, tout comme la CSL, enterrée avec l'arrivée de Jacques Calvet aux commandes du groupe, en 1983. Mais une nouvelle grève en 2007, organisée (sans succès) pour réclamer des augmentations de salaires l'intégration de 700 intérimaires et la retraite à 55 ans, renforce encore l'image rebelle d' Aulnay. La fabrication y a été ralentie durant six semaines alors qu'ailleurs le mouvement n'est pas réellement suivi. "Aulnay c'est la bête noire du groupe", résume un observateur.

Ensuite sur le plan industriel les avantages apparents d' Aulnay - un site plus moderne - se sont finalement retournés contre lui. Une fois la décision prise de supprimer une ligne, il était en effet plus facile de le faire en Seine-Saint-Denis où les deux chaînes étaient parfaitement séparées. A Poissy, l'opération aurait été plus complexe car les deux lignes, plus imbriquées, se rejoignent en de nombreux points dans le même bâtiment. Par ailleurs, Poissy a son propre atelier d'emboutissage, quand Aulnay a cédé le sien en 2000. Poissy a également fait l'objet de gros investissements pour son atelier de peinture: le constructeur est soucieux de les amortir.

Reconversion?

Enfin, des considérations purement immobilières ont également joué. Poissy regroupe en effet une usine et deux immeubles administratifs. Il semble plus rationnel de tout concentrer dans cette zone qui compte aussi, non loin, un centre d'essais. A Aulnay Peugeot Citroën pourrait avoir d'autres desseins que de la pure industrie. Une affaire immobilière pour un terrain estimé en 2010 à 306 millions d'euros? Denis Martin le conteste: "Il ne faut imaginer à aucun moment que nous quittions le territoire", affirme le directeur des usines à Challenges. Il l'a d'ailleurs confirmé à Gérard Ségura, maire (PS) d'Aulnay. Alors Peugeot Citroën toujours en Seine-Saint-Denis, mais pour faire quoi?

Spéculations

C'est ici qu'il faut se projeter sur le futur de ce terrain proche des autoroutes A1 et A3, de la Francilienne et du RER B. Il sera en plus desservi, dans quelques années par le "grand huit" la ligne de métro aérienne qui doit désengorger les autres transports d'Ile-de-France. Un accès rêvé pour les visiteurs d'un musée que le groupe aimerait construire. Et une position de choix pour développer le centre logistique existant. Pour Gérard Ségura, ce serait une maigre consolation. "Quatre cents salariés de l'usine vivent à Aulnay. Nous préférons nous battre pour que la production soit maintenue." Sur ce plan, la direction est claire. "Jamais elle n'a voulu s'engager au-delà de 2014 reconnaît Jean-Pierre Mercier. On ne pourra pas lui reprocher d'avoir fait des promesses en l'air. "

Source : Héloïse Bolle http://www.challenges.fr

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 22 Février 2012

jobete.jpgLa ville d'Aulnay-sous-Bois accompagne les 18-25 ans dans leur recherche de jobs d'été avec  une journée dédiée le mercredi 7 mars de 10h à 17h au gymnase du Moulin Neuf. Cette opération est menée en partenariat avec la Maison de l'emploi, de l'insertion, de la formation et de l'entreprise (MEIFE) et les entreprises partenaires.

Voici le programme :

Publication d'offres à consulter sur place

Rencontre avec les employeurs

Entretiens en face à face

Dépôt de candidatures

 

Par ailleurs, deux ateliers seront menés par des conseillers-emploi et des animateurs information jeunesse :

 

- accompagnement à la rédaction de CV et de lettres de motivation

- aide personnalisée en réponse aux offres publiées

Un espace dédié à l'alternance se également proposé.

Renseignements au 01 48 79 67 94

Source : aulnay-sous-bois.fr

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 20 Février 2012

PSARECUP.JPGComme chacun sait, la manifestation contre la fermeture du site PSA d'Aulnay-sous-Bois de samedi dernier, à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales,  a remporté un joli succès (voir ici). Après un départ de la place du Général de Gaulle, le cortège, telle une marée humaine (voir ) , a pris la direction de l'Hôtel de Ville. Une fois sur place, les syndicats et les politiques se sont alors exprimés à tour de rôle. Nous avons fait le choix de présenter deux interventions, celles de la CGT et du SIA (Syndicat Indépendant de l'Automobile).

Elles résument de manière très complète à la fois le cheminement du mouvement de contestation actuel suite à la découverte en juin 2011 d'une note interne évoquant la fin possible de l'usine mais aussi l'incompréhension et l'exaspération de salariés rongés par l'incertitude face à un groupe automobile en bonne santé financière ayant bénéficié d'aides importantes de l'Etat mais qui refuse aujourd'hui de s'engager sur l'avenir...

A ce titre, Jean-Pierre Mercier pour la CGT (voir vidéo ci-dessous) a fustigé le PDG de PSA, Philippe Varin, "l'homme qui gagne 9 000 euros par jour, week-ends compris" ainsi que les conditions de travail de salariés à qui l'on demande toujours plus avec moins de moyens. Il a réclamé des engagements clairs et écrits quant à la survie du site et appelé les "3 500 travailleurs" qui représentent "une force considérable" à devenir "le cauchemar du gouvernement et de la direction de Peugeot".   

 

L'intervention du SIA est, quant à elle, intéressante à plus d'un titre. Au delà des demandes de garantie légitimes quant à la pérennité du site automobile aulnaysien, il est frappant de noter que, d'un côté, le silence de Nicolas Sarkozy est pointé du doigt et son nom copieusement sifflé tandis qu'une lettre envoyée à François Hollande reçoit, comme par hasard, une réponse de soutien, presque en direct au moment du discours prononcé à l'Hôtel de Ville, censée être accueillie par une liesse générale de la foule ! (voir la vidéo de cet instant précis ci-dessous à partir de 2 minutes 10)


 

Or, une partie des salariés présents sur place n'a absolument pas été dupe de la situation, certains demandant immédiatement : "il est où, il est où ?" sous-entendu le candidat socialiste puisqu'il prétend être de notre côté ! Ce moment de flottement relativement perceptible pose la redoutable question de la récupération politique du mouvement. Nous développerons plus spécifiquement cet aspect des choses à l'écoute du discours du maire d'Aulnay-sous-Bois, Gérard Ségura, qui ne se prive pas de faire remarquer l'absence embarrassante du député sortant UMP Gérard Gaudron le jour de la manifestation...

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 19 Février 2012

PSAMairie.JPG

Lorsque l'on évoque les conséquences catastrophiques qu'engendrerait la fermeture du site de production automobile PSA d'Aulnay-sous-Bois, on emprunte souvent une expression issue de l'imagerie maritime en parlant de tsunami social. Hier après-midi, du haut du balcon de l'Hôtel de Ville, aux côtés des journalistes de M6, BFM-TV... , la rédaction d'Aulnaylibre ! a pu contempler l'arrivée d'une véritable marée humaine déterminée à lutter jusqu'au bout contre cette fatale éventualité. Les deux vidéos ci-dessous capturent ces moments très forts.

 

Dans un nouvel article à suivre, nous reviendrons sur le discours respectif des représentants des organisations syndicales CGT et SIA qui permet de bien cerner le cheminement des événements depuis la découverte d'une note interne évoquant la possibilité de fermeture du site aulnaysien ainsi que les principales revendications auprès de l'Etat et de la direction de PSA.   

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 18 Février 2012

PSAdepartcortege.JPG

1 500 selon les RG, plus vraisemblablement entre 2 000 et 2 500 personnes ont pris part cet après-midi à la manifestation organisée par l'ensemble des organisations syndicales de l'usine PSA qui peut d'ores et déjà être qualifiée d'immense succès. Pour bon nombre des observateurs présents, elle sonne comme le début d'une mobilisation sans précédent qui doit tendre vers trois objectifs majeurs :

- obtenir une réunion tripartite sous forme de table ronde entre les syndicats, l'Etat et la direction de PSA débouchant sur des engagements fermes, précis et écrits.

- garantir l'activité et l'emploi du site industriel automobile aulnaysien au moins jusqu'en 2016, année de fin de vie de la C3 l'unique modèle produit à Aulnay-sous-Bois .

-  amener la direction de PSA à plancher sur un nouveau véhicule dont la production à Aulnay-sous-Bois permettrait de pérenniser l'usine au delà de 2016.  

Vous trouverez ci-dessous une vidéo attestant de l'ampleur manifeste de cet événement avec le départ du cortège place du Général de Gaulle sur les coups de 14h aux cris de "de l'argent il y en a dans les caisses de PSA !"  

Dans un prochain article nous reviendrons sur l'arrivée des manifestants à l'Hôtel de Ville d'Aulnay-sous-Bois...

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 18 Février 2012

Aulnaylibre ! est trouve actuellement en direct de la manifestation contre la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois. Rejoignez-nous place du général de Gaulle près de la gare RER B !

DSC09138.JPG

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 18 Février 2012

En trente-cinq ans à l’usine d’Aulnay-sous-Bois, Michel n’a jamais fait grève. Jamais manifesté. A l’âge de 53 ans, l’employé de maintenance va peut-être franchir le pas aujourd’hui : « C’est pas dans mes habitudes, mais c’est notre avenir qui est en jeu. » Comme lui, les salariés de l’usine PSA Peugeot-Citroën seront probablement nombreux à se rassembler à 13h30 aux abords de la gare RER d’Aulnay. 

 psarue.jpg

La manifestation a été convoquée par la totalité des syndicats du site*, qui ont distribué, parfois ensemble, leurs tracts sur les marchés de la ville, et fait imprimer 10000 autocollants pour le défilé. L’initiative a reçu le soutien de nombreux élus du département, à commencer par le maire (PS) d’Aulnay, Gérard Ségura, la totalité du conseil municipal, et par des militants de gauche. Des salariés d’autres entreprises du 93 pourraient s’y joindre. La marche promet d’être dense, portée par une seule et même exigence, inscrite en toutes lettres sur la banderole de tête : « Non à la fermeture de PSA Aulnay».

Mouvement historique? Ce serait la « première grande manifestation ouvrière dans les rues d’Aulnay depuis 1968 », affirme en tout cas François Asensi, député-maire (Front de gauche) de Tremblay. C’est aussi le signe, s’il en fallait un de plus, que parmi les 3100 salariés du site, bien peu ont été convaincus par les protestations de la direction du groupe.

« On a la certitude qu’Aulnay va fermer, ils attendent peut-être juste que les élections soient passées. Nous, on réclame juste un nouveau projet pour l’usine », lâche Bouazza, syndiqué CFTC. « Les jeux sont faits, soupire Christophe, trentenaire désabusé, employé ici depuis treize ans. Que ce soit Sarkozy ou Holland, c'est l'industrie qui est la plus forte dans ce pays...

La menace plane sur l’usine d’Aulnay depuis l’été dernier. La CGT avait dévoilé une note interne au groupe envisageant la disparition de l’usine. Perspective écartée par la direction du groupe, qui n’a toutefois jamais garanti le maintien de la production au-delà de 2014. « Ils refusent de nous répondre, alors si une manif ne suffit pas, il faudra trouver autre chose », estime Hafida, 47 ans, dont dix passés sur la chaîne de montage.

Jusqu’à présent, il n’y a eu que quelques débrayages sporadiques, souvent à l’occasion de comités centraux d’entreprise : « Un jour, glisse l’ouvrière, il faudra bien arrêter la production. »

* CGT, SIA, SUD, CFDT, FO, CFTC et CGC.

Source article et photo : Gwenael Bourdon Le Parisien du samedi 18 février 2012

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 14 Février 2012

PSAEntranceVous trouverez ci-dessous le tract émis par l'ensemble des organisations syndicales de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois qui appellent la population à manifester contre la fermeture du site industriel. Pour cela rendez-vous le samedi 18 février à 13h30 place du Général de Gaulle en face de la gare RER côté sud de la voie ferrée.

Comme chacun sait, beaucoup d'encre a coulé sur le sujet ici ou depuis la découverte l'an dernier d'une note interne établissant un processus de fermeture du site PSA d'Aulnay. Bien qu'aucune décision définitive ne soit officiellement arrêtée, différents signes inquiétants s'accumulent et suscitent des craintes légitimes que personne ne saurait ignorer. La rédaction d'Aulnaylibre ! se rendra bien évidemment sur place à la rencontre de celles et ceux, protagonistes ou anonymes, qui en rejoignant le mouvement feront de cet événement un moment fort et important de notre ville.   

manifPSA

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 10 Février 2012

PSAEntranceCe fût un des enseignements forts du Conseil municipal d'hier soir. Sauf surprise ou coup de théâtre de dernière minute, le site PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois devrait fermer ses portes en 2014. Bien que la C3, unique modèle produit dans l'usine aulnaysienne, n'arrivera en fin de vie qu'en 2016, sa production sera probablement transférée sur le site de Poissy d'ici là. Il faut regarder cette triste réalité en face. Tous les indicateurs semblent converger vers ce scénario catastrophe.

L'impact pour notre ville et ses alentours serait bien entendu considérable puisque ce ne sont pas moins de 3 300 emplois qui sont directement menacés sans compter les conséquences pour les sous-traitants et les fournisseurs. Une manifestation est prévue le samedi 18 février 2012 à 13h30 avec comme point de rendez-vous la place du Général de Gaulle à proximité de la gare du RER. A cette occasion la totalité des organisations syndicales (CGT-SIA-SUD-CFDT-CFTC-FO-CGC) du site PSA d'Aulnay appelle à un large rassemblement pour protester contre cette fermeture.

Quoi qu'il se passe il va falloir d'ores et déjà anticiper et prévoir sérieusement d'autres alternatives pour ce site industriel au cas où...

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 10 Février 2012

topmetier.jpgLa  7ème édition de grand forum de l'orientation, Top métier Hauts-de-Seine, s' est ouvert hier au Cnit de La Défense. Jusqu'au 11 février les jeunes de 13 à 20 ans pourront découvrir de très nombreuses professions lors de rencontres et d'échanges, d'ateliers et d'animations. Plus de 1 800 professionnels seront présents pour animer 18 pôles thématiques et faire découvrir un vaste éventail des secteurs d'activité : art et culture, artisanat, banque et finance, bâtiments et travaux publics, commerce, communication, défense et sécurité, etc...

Top métiers Hauts-de-Seine, du 9 au 11 février de 9 heures à 18heures au Cnit La Défense (niveau C). Entrée libre . Renseignements et programme complet sur topmetier.hauts-de-seine.net (ici).

 Source : Le Parisien du jeudi 9 février 2012

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 7 Février 2012

POI-copie-2.jpgLe Parti Ouvrier Indépendant (POI) propose le mercredi 8 février 2012 à partir de 19h30 une assemblée - débat à la salle Dumont, située avenue Gallieni à proximité de la gare RER B. Le thème principal de cet événement concernera le site PSA d'Aulnay-sous-Bois. Le POI invite en cette occasion à se pencher sur les moyens d'éviter une fermeture et les licenciements l'accompagneraient. 3 100 emplois sont en jeu.

Cette soirée permettra également de faire plus ample connaissance avec Michel Lefebvre et Sylvie Guy qui porteront la candidature du Parti Ouvrier Indépendant aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012 dans la 10e circonscription de Seine-Saint-Denis (Aulnay-sous-Bois, Les Pavillons-sous-Bois et Bondy-Sud-Est).

Vous pouvez télécharger l'intégralité de leur communication au format pdf d'un simple clic ici.

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 3 Février 2012

Vous trouverez ci-dessous la déclaration des femmes de ménage suite à la fin du conflit avec la société TFN. Nous ne pouvons que saluer leur victoire qui ponctue un combat long et légitime. Espérons que cet épisode ne soit bientôt plus qu'un lointain souvenir. Le travail a repris mais la vigilance reste de mise...

Le 2 février 2012

DECLARATION DES SALARIÉES de TFN

Notre combat nous a ouvert les yeux sur la force que nous avons à nous unir.

Malgré les factures rejetées, les loyers impayés, les fêtes de Noël gâchées, et un stress permanent. Nous, femmes de ménage, nous avons tenu bon.

TFN, notre nouvel employeur a dans un premier temps mis en application les engagements pris, et nous a réaffirmé que sans les femmes et les hommes de ménage, TFN n’existerait pas.

Qu’est ce que nous revendiquions ?

·         Nos droits à être payées pour le travail effectué,

·         A signer des contrats de travail dans des conditions normales,

·         A être respecter pour notre travail et dans notre dignité.

Car l’argent que nous gagnons difficilement est le fruit de notre travail, rien de plus.

Oui victoire il y a et elle est d’abord la nôtre.

Mais nous voulons aussi y associer et remercier :

·         Monsieur le maire et ses équipes dans son implication pour résoudre ce conflit,

·         Tous les responsables des structures municipales ainsi que les personnes y travaillant

·         Les directeurs et directrices d’écoles ainsi que le corps enseignant

·         Les parents d’élèves qui malgré les désagréments subis, inhérents à notre grève, nous ont soutenues, et tout particulièrement les enfants pour leur patience.

Sachez que nous avons repris le travail mais que nous restons vigilantes.

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 2 Février 2012

phototractfemmesdemenageLa délégation organisée mardi dernier au siège de l’entreprise TFN à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) a porté ses fruits. Les femmes de ménage d’Aulnay, en grève depuis huit jours, doivent reprendre ce matin leur travail, dans les écoles, centres de loisirs et bâtiments administratifs de la commune. Hier après-midi, comme ils s’y étaient engagés, les responsables de la société privée ont apporté aux employées une liasse de chèques, afin de régler des heures non payées ces derniers mois.

Le prestataire, à qui la municipalité a confié le marché du ménage en novembre dernier, s’est par ailleurs engagé à fournir du matériel en quantité suffisante d’ici au 15 février et à modifier les contrats de travail afin d’y inclure les heures réellement effectuées par les salariées. C’est la deuxième fois, en l’espace de quelques mois, que les femmes de ménage de TFN débrayaient, reprochant à leur nouvel employeur une série de dysfonctionnements.

Source : G.B Le Parisien du jeudi 2 février 2012

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 1 Février 2012

phototractfemmesdemenageComme évoqué dans un article (ici) les femmes de ménage en grève, le maire Gérard Ségura et le président de la société TFN Ile-de-France se sont rencontrés hier afin de hâter l'issue du conflit qui les oppose depuis des semaines.

Dans le communiqué que la municipalité a adressé à la rédaction d'Aulnaylibre ! en fin de matinée, tous les moyens semblent avoir été mis en œuvre pour trouver une solution pérenne à cette crise qui perdure. Bien entendu on se gardera de crier trop vite victoire tant les déceptions ont largement émaillé le cheminement de ce dossier...  

Vous pouvez prendre connaissance de l'intégralité du communiqué ci-dessous :  

Le mardi 31 janvier, le maire d’Aulnay-sous-Bois Gérard SEGURA, a accompagné au siège de TFN en signe de soutien, plusieurs dizaines de salariées en grève qui réclament de leur employeur le paiement de leurs rémunérations et l’amélioration de leurs conditions de travail. La délégation, reçue par Monsieur José PINTO, le Président TFN Ile-de-France, a réaffirmé sa volonté de trouver une issue à ce conflit qui met en péril la santé morale et financière des femmes de ménage et le bon fonctionnement de nos écoles.

La direction de TFN a fait savoir qu’elle prenait en compte l’urgence de résoudre l’ensemble des problèmes évoqués. Elle a assuré avoir pris conscience de la gravité de la situation et s’est engagée à un travail plus étroit entre l’encadrement et les salariées.

Un dispositif de suivi des situations, au cas par cas, a été mis en place par la direction de TFN dès la sortie de la rencontre et sera prolongé autant que de besoin. Au terme de cette procédure, le paiement effectif des personnes dont la situation n’a pas été régularisée doit avoir lieu. C’est la condition de la reprise du travail des personnels, reprise qui devrait intervenir, au mieux jeudi matin, à l’issue de la signature d’un protocole d’accord.

Dans tous les cas, le maire se montrera vigilant au respect des engagements de TFN et appelle à un retour rapide à la normale, des conditions d’hygiène dans les équipements municipaux, en particulier dans les établissements accueillant des enfants.

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 31 Janvier 2012

citroenC3Pendant que PSA lance à Poissy (voir article ici) un nouveau modèle, la 208, dont il attend beaucoup, les ouvriers du site d'Aulnay-sous-Bois restent plus que jamais dans l'incertitude. Comme le révèle une dépêche du journal le Parisien d'hier matin à lire ci-dessous, l'ensemble des syndicats de l'usine aulnaysienne s'apprêterait à manifester dans les rues de la commune le 18 février...

L'ensemble des syndicats de l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay semblent tombés d'accord. Le 18 février les ouvriers devraient manifester dans les rues de la commune pour protester contre les suppressions de postes annoncées - 196 pour l'année à venir. Ils veulent aussi exprimer une nouvelle fois leurs craintes d'une fermeture pure et simple du site. Vendredi dernier, la député PC Marie-George Buffet a réagi à l'annonce de la production d'un nouveau modèle de voiture à l'usine de Poissy (Yvelines) : "L'heure est à l'ouverture de négociations" estime l'élue qui rappelle que les salariés ont adressé "une lettre ouverte au président de la République pour la tenue d'une table ronde sur l'avenir de la production à Aulnay".

Source : G.B Le Parisien du lundi 30 janvier 2012

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 30 Janvier 2012

Nous apprenons à l'instant que la mairie d'Aulnay-sous-Bois a mis à disposition des femmes de ménage, actuellement en grève, un bus afin de les conduire jusqu'au siège de la société TFN. Si vous souhaitez les accompagner pour les soutenir dans leur combat, rendez-vous demain matin devant la mairie à 7h30, départ prévu à 8h00.

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 29 Janvier 2012

leparisien-logoFrançoise Bovais-Liégeois, maire adjointe PS aux finances a déposé plainte après avoir été la cible de menaces et de vandalisme. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les pneus de trois voitures, stationnées devant chez elle et appartenant à sa famille, ont été crevés. Sur chacun des véhicules, un mot a été trouvé, menaçant explicitement l'élue, en faisant allusion au conflit de TFN.

Voilà un événement aussi condamnable qu'inattendu dans la bataille qui oppose cette société privée, la municipalité d'Aulnay-sous-Bois et les femmes de ménages qui officient dans la commune. Malgré de nombreuses interventions d'élus, notamment celles du maire Gérard Ségura (ici) et du groupe politique Aulnay-Ecologie-Les-Verts () , aucune solution n'a pour le moment été trouvée pour régler définitivement cette situation qui s'éternise.

Les femmes de ménages ont bien entendu condamné "ces agissements qui n'ont aucun rapport avec la grève en cours". Espérons sincèrement que les choses se débloquent prochainement dans un climat plus serein.

Source information : Le Parisien du samedi 28 janvier 2012

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 29 Janvier 2012

greveillimiteeFO.JPGSans doute la loi des séries. Après le service jeunesse, les ATSEM, les femmes de ménages pour ne citer que ces exemples c'est au tour des personnels du service festivité " manut et sono" de déposer un préavis de grève illimitée à travers le syndicat des communaux Force Ouvrière. Elle pourrait débuter à partir du lundi 6 février si aucun accord n'est trouvé.

Décidemment, en ce moment, la municipalité n'est pas à la fête. Vous pouvez prendre connaissance ci-dessous de l'intégralité de la lettre, datée du 27  janvier, adressée au maire Gérard Ségura expliquant les revendications.

 

Objet / préavis de grève illimitée.

Monsieur le Maire,

Conformément aux dispositions prévues par la loi du 13 juillet 1983 et aux articles L2512-1 à L2512-5 du code du travail relatifs aux modalités de grève dans les services publics, nous avons l'honneur de vous informer de la décision prise par notre syndicat de déposer un préavis de grève couvrant :

Les personnels du service festivité "manut et sono".

Ce mouvement vise à exiger :

Que les heures supplémentaires effectuées soient payées ou récupérées aux choix de l'agent

Le respect du projet de service dérogatoire voté au comité technique paritaire

Afin de permettre aux personnels du service festivité, de participer à cette action, notre organise dépose le présent préavis de grève qui débute le lundi 6 février 2012 à 00h00 pour une durée illimitée.

Nous sollicitons qu'une délégation soit reçue pour développer les motifs de mécontentement des personnels.

Dans l'attente d'une réponse de votre part, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Maire, l'expression de nos salutations distinguées.

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 26 Janvier 2012

phototractfemmesdemenageComme nous l'évoquions hier dans un article à (re)lire ici, les femmes de ménage d'Aulnay-sous-Bois ont repris le chemin de la grève pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail suite à l'externalisation de leurs prestations de service au profit de la société privée TFN. Si cette opération s'est accompagnée d'une économie de 700 000 euros pour la ville, ce qui est loin d'être négligeable en période de crispation budgétaire, les aspects humains semblent être totalement passés à la trappe.

Après un premier mouvement de grève,  des engagements pris conjointement par TFN et la municipalité  paraissaient avoir mis un terme au conflit. Pourtant, lors de la cérémonie des voeux d'Aulnay-Ecologie-Les-Verts mardi soir, on apprenait avec stupeur que rien n'était réellement réglé. Profitant  de l'occasion, bon nombre d'entre elles ont pris la parole pour exprimer leur détermination face à l'inacceptable.

Ce matin, les femmes de ménages distribuaient à nouveau leur tract ( à consulter ici) notamment à l'école Anatole France ou encore devant la gare expliquant les raisons de leur cessation de travail. Cette situation qui s'éternise péniblement a fait réagir le maire Gérard Ségura rapidement, celui-ci, se fendant d'une lettre adressée à l'UL CGT située rue Jacques Duclos. Un rendez-vous à l'Hôtel de Ville a été fixé pour demain 10h30.

La rédaction d'Aulnaylibre ! vous tiendra bien entendu informés des développements de cette affaire qui n'a que trop duré...

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 25 Janvier 2012

Aux dernières nouvelles, TFN et la mairie d'Aulnay-sous-Bois semblaient avoir conclu un accord autour d'une dizaine d'engagements censés résoudre définitivement la situation difficile que traversent les femmes de ménage officiant dans notre commune. Or, il se trouve que dans les faits rien ne semble encore réglé !

phototractfemmesdemenage.jpg

En effet, présentes en grand nombre hier soir lors de la cérémonie des vœux d'Aulnay-Ecologie-Les-Verts à la salle Dumont, les femmes de ménage ont clairement expliqué que les promesses qui avaient pourtant été actées par écrit ne sont malheureusement pas tenues. Elles ont donc décidé de se remettre en grève !

Diverses affiches collées dans la ville exposent en ce moment même au grand jour leur incompréhension face à cette sorte de ping-pong où l'entreprise privée TFN et la municipalité d'Aulnay-sous-Bois se renvoient la balle sur le dos des salariés.

Le vice-président du conseil régional et conseiller municipal d'Aulnay-sous-Bois Alain Amédro a dénoncé ce dumping social qui consiste à conclure un marché au vu de simples critères financiers en occultant les aspects humains. Partageant ce point de vue, Rolland Gallosi, adjoint au maire PCF aux sports, a également déploré cette stratégie d'externalisation des services.

En conclusion, le groupe écologiste a prévu de demander à ce que soit inscrit à l'ordre du jour du conseil municipal de février prochain un vœu afin d'essayer de sortir de cette impasse. D'après les chiffres cités hier soir pendant la réunion, le contrat entre TFN et la municipalité conclu pour un montant de 2 700 000 euros aurait permis une économie de 700 000 euros. Les femmes de ménages n'acceptent pas que cette opération se fasse au détriment de leurs conditions de travail.  

La rédaction d'Aulnaylibre ! continuera bien entendu à suivre cette affaire. En attendant, le dernier tract des femmes de ménage des écoles d'Aulnay datant du 24 janvier est accessible en cliquant ici.

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 18 Janvier 2012

Le travail s’est interrompu hier matin à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois. A l’appel de plusieurs syndicats (CGT, SIA, CFDT, SUD), une partie des ouvriers de l’équipe du matin a débrayé durant une heure et demie, entre 10h30 et midi. Les grévistes étaient aux alentours de 300, à quelques dizaines près — la CGT estime qu’ils étaient 350 environ, tandis que la direction n’en comptabilise que 275. 

 

debrayagePSAAulnay.jpg

 

A l’origine de ce mouvement, les inquiétudes suscitées par les suppressions de postes annoncées à Aulnay pour l’année 2012. La direction du groupe automobile l’avait déjà indiqué fin 2011, lors d’un comité central à Paris. Dans le cadre de réductions d’effectifs au plan national et européen (PSA va supprimer 6000 postes), l’usine d’Aulnay doit perdre 196 postes durant l’année à venir.

 

Chômage technique annoncé

 

Hier, la question a de nouveau été abordée dans le détail, cette fois lors d’un comité d’entreprise à Aulnay. Il a notamment été question des « métiers sensibles », ces métiers jugés en sureffectifs au sein de l’usine, et dont l’éventail touche aussi bien les ouvriers, les techniciens que les cadres. La direction estime qu’il s’agit de résorber un surplus de main-d’œuvre lié à la suppression d’une ligne de montage en 2008. Plusieurs jours de chômage technique ont aussi été annoncés. Les ateliers resteront silencieux le vendredi 27 janvier, ainsi que la dernière semaine allant du 27 février au 4 mars prochain.

La CGT prédit une nouvelle « augmentation de la charge de travail pour ceux qui restent » : « En novembre 2010, 3419 personnes en CDI produisaient 684 C3 par jour. Aujourd’hui, seulement 3100 CDI en produisent 704 par jour! » Le syndicat soupçonne surtout PSA de préparer le passage à une seule équipe dès 2013, alors que la menace d’une fermeture du site plane depuis des mois. Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT, a d’ailleurs posé la question hier au directeur des ressources humaines de l’usine, qui aurait confirmé le maintien des deux équipes de production (matin et après-midi) pour l’année 2012, sans s’engager au-delà. En juin dernier, la CGT avait dévoilé une note confidentielle du groupe, qui envisageait la fermeture de l’usine aulnaysienne. Les protestations de la direction n’ont depuis pas réussi à rassurer grand monde.

 

Source information et photo : Gwenael Bourdon, Le Parisien du 18 janvier 2012

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 4 Janvier 2012

ustensilesmenageDepuis septembre, les femmes qui font le ménage dans les bâtiments publics de la ville d'Aulnay s'inquiètent du changement dans leurs conditions de travail (nombre d'heures, charge de travail...). En effet le bruit court depuis quatre mois que la mairie réduit le volume global d'heures de ménage. Mais personne ne sait précisément à quelles heures elle veut toucher.

Mardi 3 janvier, elles ont envahi la mairie à 70 pour être reçues par le maire socialiste, Gérard Ségura. Cette fois, il n'a pas pu faire la sourde oreille devant les femmes qui ont envahi les couloirs aux cris de « Segura, on est là et on bouge pas » et y ont accroché leurs affiches préparées la veille : « S'il faut faire des économies, ce n'est pas sur notre dos », « Mairie, si vos caisses sont vides, ce n'est pas à nous de vous les remplir », « Nettoyer 600 m² à l'heure : pas d'économie sur l'hygiène dans les écoles » et aussi « Mairie et TFN : qui se ressemble s'assemble », TFN étant leur nouveau patron.

Depuis septembre, la mairie, l'ancien patron et le nouveau se renvoient la balle sur tous les problèmes rencontrés par les femmes dans leur travail, comme la remise en cause du nombre d'heures de ménage, le manque de matériel, le non-paiement des heures, et ce qui a mis le feu aux poudres : les mutations aux quatre coins de la banlieue parisienne d'une trentaine de femmes qui travaillent depuis des années sur Aulnay. Mais celles-ci ne se sont pas trompées de cible et sont allées demander des comptes à la mairie sur ses économies budgétaires. Elles lui ont au passage rappelé qu'elles votent et que nombre d'entre elles avaient activement fait campagne pour son élection dans les quartiers ouvriers d'Aulnay. Le maire a été contraint de recevoir l'ensemble des femmes dans la salle du Conseil municipal et de prendre certains engagements sur leurs revendications.

Il leur a également suggéré d'aller manifester devant leur nouveau patron, TFN, à Poissy, ce qui était de toute façon dans leurs intentions. Mais elles ont alors saisi la balle au bond et demandé (et obtenu) des cars pour se rendre sur place. Fières de s'être fait entendre, elles qui se taisaient depuis des années, elles ont déjà prévu de se réunir dès le lendemain pour organiser la suite des événements.

Correspondant LO

Source : http://www.lutte-ouvriere-journal.org/

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 16 Décembre 2011

PSAEntranceLe groupe PSA ne dévoilera officiellement que mardi, lors d'un comité central d'entreprise extraordinaire, la répartition selon les sites des 1 900 postes supprimés en France. En outre, 800 intérimaires seront remerciés d'ici à la fin de 2011 et 2 400 emplois supprimés chez les prestataires extérieurs. Dans l'usine d'Aulnay-sous-Bois 140 postes sont concernés. 56 seront supprimés dans le domaine de la recherche-développement. A ce rythme et à force d'en parler l'usine finira-t-elle par fermer ?

C'était le dernier à prendre la parole au micro, face à la foule rassemblée hier après-midi devant l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay. Avant lui, les syndicalistes CGT et SUD ont donné de la voix. Daniel Vernet, 56 ans, "simple salarié" a décidé de faire court. "Je suis là depuis 1978 !" clame-t-il fièrement. Puis il tend à bout de bras un graphique représentant l'évolution des effectifs au sein des ateliers d'Aulnay depuis 2002. Même de loin, on n'a aucun mal à le constater : la courbe plonge. "On est passé de 6 000 employés à 3 000 aujourd'hui. Si on continue à ce rythme, il ne restera plus que 2 000 personnes dans deux ans. C'est la mort de l'usine !"

Le nom du PDG sifflé

citroenC3Les chiffres égrenés quelques minutes avant par Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT, n'ont étonné personne ici, parmi les quelques centaines d'employés qui ont participé au rassemblement. Dans le cadre du plan d'économies engagé par le groupe automobile en 2012, Aulnay - qui ne produit que la Citroën C3 - perdra donc 200 postes, dont 140 à la production.

Cette année, l'usine a déjà vu partir près de 200 employés dans le cadre de mutations pour réduire un "sureffectif" lié à la disparation de l'équipe de nuit en 2010. "C'est une véritable hémorragie, s'époumone Jean-Pierre Mercier. C'est bien l'application d'un plan de fermeture qui est en train de se mettre en place !" Abdellah, 32 ans, dont onze passés sur la ligne de montage, hausse les épaules : "ça va finir par fermer, c'est sûr ! Ils nous mènent en bateau depuis des années ..."

Le sentiment de défiance est unanime. Quand un syndicaliste évoque le nom du PDG, Philippe Varin, les sifflets fusent : "Escroc, menteur !" La députée communiste Marie-George Buffet, qui s'est mêlée aux manifestants, estime que les décisions du constructeur "n'ont aucune justification" au regard de sa situation financière. "Il faudra se mobiliser jusqu'au bout", lance Mohamed Khenniche, délégué SUD, qui évoque la lettre ouverte envoyée par l'ensemble des syndicats d'Aulnay au président de la République, "pour qu'Aulnay continue à produire des véhicules made in France, comme le veut Sarkozy!"

Le courrier formule à nouveau la demande d'une réunion tripartite Etat-PSA-Syndicats, pour garantir le maintien des emplois jusqu'en 2016, date prévue pour la fin de production de la C3. "Cette lettre, c'est le départ de la mobilisation, assure Philippe Julien, de la CGT. S'il ne nous renvoie pas de courrier, on ira chercher la réponse nous-mêmes, avec le nombre qu'il faudra.

Autre l'article du Parisien, vous pouvez trouver un long dossier consacré à ce sujet sur le site du Monde en cliquant ici.

Source : Gwenael Bourdon, Le Parisien du vendredi 16 décembre 2011

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi