emploi

Publié le 23 Novembre 2012

PSARECUPEst-ce parce qu’une nouvelle séance de négociations s’ouvre aujourd’hui entre syndicats et direction du groupe PSA? Hier en tout cas, une partie des salariés de l’usine d’Aulnay-sous-Bois a de nouveau donné de la voix, à Paris ou à l’intérieur même des ateliers. En début d’après-midi, une centaine de manifestants faisaient ainsi irruption au congrès de l’Association des maires de France, au parc des Expositions de la porte de Versailles, à Paris, alors que la ministre de la Réforme de l’Etat et de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, s’apprêtait à prendre la parole devant les élus.  Le petit cortège a réussi à atteindre la scène, scandant le mot d’ordre « Ouvriers licenciés, communes étranglées ». Il a ensuite réussi à déployer sa banderole « Non à la fermeture d’Aulnay » sur la scène. Les délégués CGT Jean-Pierre Mercier et Philippe Julien ont pris la parole, dénonçant les « promesses non tenues » de François Hollande sur l’organisation de négociations tripartites. Ils ont également réclamé un rendez-vous au ministère du Travail, qu’ils auraient obtenu grâce à l’entremise de la ministre.

Un peu plus tôt, l’équipe de l’après-midi à l’usine d’Aulnay a assisté à un début de débrayage. Vers 14h30, 60 à 80 salariés ont cessé le travail, parcourant les ateliers pour tenter de rallier leurs collègues. Parmi eux, des délégués CFDT et SUD. La veille, un tract circulait dans l’usine, sans sigle syndical et signé par des « salariés de PSA Aulnay » : « Nous nous sentons oubliés par nos syndicats qui n’arrivent pas à se mettre d’accord. Certes, la fermeture du site est inéluctable mais nous ne vendrons pas notre CDI pour une bouchée de pain. » Le mouvement a cessé vers 16h30. « Mais on recommencera peut-être la semaine prochaine », confie un salarié. La séance de négociations de ce vendredi, au pôle tertiaire de Poissy (Yvelines), va examiner le sort des salariés dits « fragiles » dans le cadre du plan de 8000 suppressions de postes que la direction du groupe automobile veut mettre en œuvre au plan national.

Source : Le Parisien

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 21 Novembre 2012

forum-insertion-A.jpgDeux jours pour rebondir à Aulnay-sous-Bois. Voilà ce que propose le Forum Emploi Insertion qui se déroulera les jeudi 22 et vendredi 23 novembre de 9h à 17h au Gymnase Pierre Scohy situé 1 rue Aristide Briand. Placé sous les signes de la formation, l’entreprise, l’accompagnement et la création d’activité, cet événement se déclinera en deux temps :

jeudi 22 novembre : forum insertion/RSA avec les secondes rencontres des réussites et solidarités actives « vous êtes les auteurs de votre insertion »

vendredi 23 novembre : forum emploi avec des rencontres de l’emploi « votre meilleur CV c’est vous ! »

N’oubliez pas de vous munir de plusieurs CV.

Source : aulnay-sous-bois.fr

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 17 Novembre 2012

PSARECUPVisite discrète, sans banderoles ni slogans. Une poignée de syndicalistes CGT de l’équipementier Faurecia est venue hier aux portes de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay. Deux d’entre eux ont pu y pénétrer, en compagnie d’un huissier. A l’intérieur, ils ont constaté l’existence… d’un établissement Faurecia, employant « une cinquantaine de salariés ».« Il fallait qu’on vienne vérifier, puisque la direction de Faurecia ne nous fournit pas les informations », explique Thérèse Lecocq, déléguée centrale CGT. La présence de Faurecia à Aulnay n’a rien de surprenant : l’équipementier, qui produit notamment des pare-chocs avant, des pots d’échappement et des panneaux de portes intérieurs, est une filiale du groupe automobile. Mais pour les syndicalistes, c’est une preuve de plus que le plan social engagé par la direction de PSA aura d’inévitables conséquences sur leur propre entreprise.

Une anticipation des pertes possibles pointée dans les comptes

Cette inquiétude a d’ailleurs conduit la CGT à se tourner vers la justice, pour demander la suspension du plan. Demande rejetée en première instance, et qui sera examinée en appel le 26 novembre par le tribunal de grande instance de Paris. Entre-temps, l’équipementier a annoncé 1500 suppressions de postes en Europe. Les syndicalistes s’appuient aussi sur le travail du cabinet d’expertise Alter, mandaté par les élus du personnel du site Faurecia d’Auchel (Pas-de-Calais). Ce dernier a examiné les comptes du groupe PSA.

Une note de synthèse tire en effet des conclusions à contre-courant des rapports Sartorius et Secafi, en mettant en question la mauvaise santé financière du constructeur. La note pointe notamment les quelque 680 M€ de pertes affichées par PSA dans son activité automobile, en indiquant qu’il s’agit d’« anticipations de pertes (potentielles) futures », parmi lesquelles l’anticipation de « la dépréciation de l’usine d’Aulnay pour 127 M€ ». Pour Thérèse Lecocq, cette note prouve que « le groupe PSA se porte bien, et qu’on peut sauver nos usines et nos emplois ». Un porte-parole de PSA indiquait hier ne pas avoir connaissance du document.

 

Source : Le Parisien

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 16 Novembre 2012

PSAAULNAYPOISSY.jpg

Le changement d’équipe entre les ouvriers du matin et ceux de l’après-midi a été agité hier midi à l’usine Peugeot de Poissy, dans les Yvelines. Alors que se déroulait une nouvelle réunion de négociations sur le plan social entre la direction et les syndicats, près de 150 salariés du site d’Aulnay, voué à la fermeture, sont venus manifester pour s’élever contre les suppressions des postes et réclamer une répartition équitable des volumes de production afin de sauvegarder l’ensemble des usines du groupe.

« Poissy-Aulnay, même combat » ou « Du travail pour tous », ont scandé les protestataires.

La direction du groupe automobile prévoit de reclasser la moitié des 3000 salariés d’Aulnay à Poissy à l’horizon 2014. « Ce sera encore plus dur pour vous », a prévenu Julien Philippe, délégué CGT d’Aulnay en s’adressant aux ouvriers de Poissy. Les manifestants ont également distribué des tracts et fait signer une pétition réclamant des mesures de départ à la retraite pour les employés âgés de 55 ans. Selon les syndicats, la direction a en effet proposé hier un dispositif de prise en charge pour les salariés d’Aulnay et de Rennes , qui sont à 18 mois de la retraite à taux plein. Des dispositions jugées «inacceptables» par la CG:. «Nous demandons un dispositif de préretraite pour les 55 ans, dont pourrait bénéficier des 50-54 ans qui n’aurait pas trouvé un CDI», a réagit Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

 

Source : Le Parisien / AFP

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 9 Novembre 2012

PSARECUP« Varin, assassin », « Hollande, menteur », « Aucune usine ne doit fermer »… Les slogans déterminés ont retenti hier dans les rues de Bobigny, scandés par 500 manifestants, dont beaucoup de salariés de l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay. A la préfecture de Bobigny, on parlait un autre langage, fait de dates et de chiffres. Lors de la réunion tripartite consacrée au sort de l’usine censée fermer en 2014, la direction du constructeur automobile a dessiné un début de calendrier pour l’implantation d’entreprises nouvelles sur le site : 400 emplois créés d’ici à la fin 2013, 800 à la mi-2014, et près de 1250 au total d’ici à 2015.

PSA a évoqué quelques nouvelles pistes : l’arrivée d’une blanchisserie industrielle (50 emplois) et d’une société de nettoyage (250 postes), s’ajoutant aux arrivées déjà annoncées dont celle de Galloo (30 postes) et de la société ID Logistics (500 à 600 emplois), dont il se murmure qu’elle pourrait acheter une parcelle pour s’installer. Il a aussi été question d’une société étrangère, prête à s’implanter rapidement. Des informations guettées avec impatience par ceux qui, comme le délégué FO Jean-Philippe Hardy, attendaient des « garanties sur la revitalisation du site ». Mais dans le camp syndical, on a largement critiqué ces annonces, jugées « floues », et déploré l’absence de discussions sur la liste de revendications présentées par cinq syndicats de l’usine (SIA, CGT, CFDT, CFTC, FO).

PSAMairieTanja Sussest, responsable du SIA, aurait aimé que l’Etat s’engage à financer un plan de départs en préretraite pour les anciens : « Le gouvernement veut laisser le bébé à PSA, mais il faut que chacun prenne ses responsabilités! » L’autre inquiétude, tenace, tient à la nature des emplois qui seront proposés. Abdallah et Gaël, syndiqués SUD, restent sceptiques : « Pour être embauché à ID Logistics, il faudra d’abord déposer un CV. Ils n’auront pas d’obligation de prendre des gens de PSA. » Daniel Vernet, technicien de 56 ans, s’interroge : « Est-ce que les gens auront le même salaire, la même ancienneté? » Lionel, ouvrier du montage, confie qu’il songe à quitter PSA : « Mais je ne veux pas partir une main devant, une main derrière : il faut des garanties. »

De son côté, le maire PS, Gérard Ségura, se prépare à recevoir « dans les semaines qui viennent » les demandes de permis de construire de PSA. « Bien sûr, il faut que les entreprises s’implantent vite, mais il faudra des précisions sur la nature des emplois. Je consulterai les syndicats », explique l’élu, qui s’inquiète du « décalage entre le moment où l’usine va fermer et celui où les postes nouveaux seront créés ». Hier, la direction a refusé de préciser la date envisagée de fin de production. La CGT réclame son maintien jusqu’en 2016 pour que, dans l’intervalle, chaque salarié obtienne « un CDI acceptable » : « On n’est pas prêts à lâcher la production », prévenait hier Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

Source : Gwenaël Bourdon. Le Parisien du vendredi 9 novembre 2012.

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 8 Novembre 2012

PSARECUPLes PSA manifesteront ce matin à Bobigny, depuis la place de la Libération jusqu’au parvis de la préfecture, à 10 heures. Leurs représentants syndicaux y rencontrent en effet ce matin les représentants de la direction de PSA (le n°2 du groupe Denis Martin doit être présent) et de l’Etat, lors d’une réunion tripartite consacrée au sort de l’usine qui doit fermer en 2014. La rencontre est organisée sous la houlette du préfet de région Daniel Canepa et du préfet du 93 Christian Lambert. L’ensemble des sept syndicats de l’usine d’Aulnay sera représenté, y compris SUD qui n’était pas invité au départ. Hier, les responsables de la CGT ont regretté que la délégation soit limitée à deux représentants par syndicat : « la préfecture avait accepté au point de départ le chiffre de quatre représentants, explique Philippe Julien, délégué CGT. La direction de PSA choisit ses représentants, nous demandons à pouvoir faire de même. »

Source : Le Parisien

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 7 Novembre 2012

PSARECUPC’est la première fois qu’un tel document va apparaître dans le face-à-face entre syndicats et direction de PSA. Les représentants syndicaux de l’usine d’Aulnay-sous-Bois arriveront ce mercredi au siège du groupe à Paris munis d’un « cahier unique de revendications ».

L’expression est de Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, mais le document en question portera aussi les sigles du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile, majoritaire dans l’usine d’Aulnay), de la CFTC, de la CFDT et de FO. Ni la CGC (absente lors des réunions), ni les représentants de Sud — farouchement opposés à la fermeture de l’usine — ne s’y sont associés.

La réunion de ce mercredi est la première du cycle de négociations consenti le 25 octobre par Philippe Varin, le PDG du groupe. Les discussions ne porteront que sur les mesures d’accompagnement, et non sur les suppressions de postes. Aujourd’hui, il s’agira surtout de fixer un calendrier et des thèmes. Mais la délégation d’Aulnay espère bien pouvoir présenter ses demandes, avant de les détailler demain, lors de la réunion tripartite (Etat, direction, syndicats) à Bobigny.

« Elles ont été approuvées lors des assemblées générales qui ont réuni 500 personnes mardi », souligne Jean-Pierre Mercier. Le document, explique ce dernier, réclame notamment à la direction de PSA une « obligation de résultat sur le fait que les salariés obtiennent des contrats à durée indéterminée ». Parmi les demandes « générales », figure le « maintien de la production jusqu’à ce que PSA trouve un CDI acceptable pour chaque salarié, jusqu’en 2016 ».

Mais au-delà de cette position de principe, le document décline ses exigences sur les mesures d’accompagnement du plan. Principale demande, celle d’un dispositif de préretraite pour les salariés à partir de 55 ans, avec paiement du salaire à 100% jusqu’à la retraite. Les syndicats veulent que le dispositif coure jusqu’en 2018, afin d’être ouvert aux plus de 50 ans. Cela concernerait à Aulnay plus de 1000 employés. Pour les personnes « à capacité restreinte » — 200 environ — « il faut que la priorité soit donnée à des mobilités internes », explique Brahim Loujahdi, représentant CFTC. Viennent ensuite les revendications liées aux reclassements : « On veut que chaque salarié ait la garantie écrite qu’il retrouvera un poste équivalent en acceptant de partir pour un autre site. On a l’exemple de gars qui ont débarqué à Poissy où personne ne savait quel travail leur donner. Il n’y a rien de pire », explique Tanja Sussest, déléguée du SIA.

Enfin, dans le cadre de la réindustrialisation annoncée du site d’Aulnay, les syndicats demandent une clause de « droit au retour », si les entreprises s’installant à la place de l’usine mettaient la clé sous la porte au bout de quelques années. Ils souhaitent que les salariés embauchés par ces entreprises conservent l’ancienneté et les avantages acquis chez PSA. Enfin, un chiffre est avancé. Pour les salariés quittant l’entreprise, les syndicats veulent une prime de départ de 130000 € ainsi que 2500 € par année d’ancienneté. C’est beaucoup plus que les propositions formulées dans le projet présenté en juillet par la direction.

Source : Le Parisien

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 26 Octobre 2012

PSARECUPC’est l’autre ligne de front pour PSA à Aulnay-sous-Bois. En marge des négociations avec les syndicats, le groupe doit aussi démontrer sa capacité à attirer, sur le site de l’usine promise à la fermeture, de nouveaux emplois industriels. Hier, le constructeur automobile a fait une annonce de taille dans ce domaine, lors du comité central d’entreprise à Paris.

 

La société ID Logistics est prête à s’implanter à Aulnay et à y créer 600 emplois, disponibles pour les ouvriers de l’usine. L’entreprise française de logistique pourrait s’installer en 2013 sur « une partie des surfaces actuellement disponibles ». « Il s’agit bien de créations d’emplois, pas d’un transfert d’activités, indique une porte-parole de PSA. Et les postes ne toucheront pas uniquement à la logistique. Il y a aussi une activité de préparation de commandes, qui correspond aux compétences de nos opérateurs, y compris ceux de la ligne de montage. » Pour l’heure, rien n’est fait. L’implantation dépendra en partie du processus de négociation, mais aussi des autorisations administratives indispensables pour aménager des locaux.

Et le maire PS d’Aulnay-sous-Bois veille. Gérard Ségura salue une « nouvelle rassurante », mais rappelle que la ville examinera une à une toutes les propositions d’implantation. « Nous vérifierons le nombre d’emplois créés, les délais de création et la nature même de ces emplois. Notre position, tout comme celle des collectivités concernées et du ministère, n’a pas changé : nous voulons des emplois industriels. » En septembre dernier, la commune a voté l’instauration d’un « périmètre d’études » dans le nord de la ville, qui lui permet de surseoir à toute demande de permis de construire durant deux ans.

Le dispositif avait fait grincer quelques dents, du côté de l’entreprise mais aussi du syndicat SIA (majoritaire à Aulnay), qui y voyait un risque de blocage dans la réindustrialisation du site.

Hier après-midi, lors de la réunion tripartite à Bercy, le PDG de PSA, Philippe Varin, a annoncé que les projets de différentes sociétés permettaient d’ores et déjà de prévoir la création de 1000 emplois sur le site d’Aulnay. L’usine emploie aujourd’hui près de 3000 personnes (intérimaires inclus). PSA a toujours l’objectif de reclasser 1500 salariés en interne (notamment à l’usine de Poissy) et 1500 en externe.

Pour maintenir l’emploi industriel sur le site d’Aulnay, d’autres pistes sont déjà connues : l’implantation de la filiale Gefco, toujours pas confirmée, le regroupement de plusieurs concessions Citroën (mais seul l’atelier pourrait offrir du travail aux ouvriers d’Aulnay), et l’arrivée d’une société dédiée au traitement des véhicules hors d’usage (une dizaine d’emplois à la clé).

Certains syndicalistes restent sceptiques. « Quand on voit le taux de chômage en Seine-Saint-Denis, on a du mal à croire que PSA va réussir à créer des centaines d’emplois », ironisait récemment le délégué CGT Jean-Pierre Mercier. Le secrétaire du PC de Seine-Saint-Denis, Hervé Bramy, n’est pas plus convaincu : « La seule contrepartie qui équivaut à la garantie financière de l’Etat, c’est le maintien des emplois et du site de production automobile d’Aulnay », affirmait-il hier dans un communiqué.

 

Source : Gwenaël Bourdon Le Parisien du 26 octobre 2012

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 25 Octobre 2012

PSARECUPLa pétition a circulé à toute vitesse dans les ateliers d’Aulnay. Plus d’un millier de signatures récoltées en un jour et demi, dans une usine qui compte 3000 salariés. « C’est plus des trois quarts de l’effectif ouvrier présent, un record! » assure Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

Le texte sera remis ce matin à la première heure aux délégués syndicaux siégeant au comité central d’entreprise (CCE) du groupe PSA Peugeot-Citroën, à Paris. La demande est simple : ne pas autoriser la direction à procéder, comme elle le souhaite, à des « mutations internes provisoires » d’employés d’Aulnay et Rennes vers d’autres usines du groupe.

 

La proposition — qui figure dans l’ordre du jour du CCE — ne date pas d’hier. Dès cet été, PSA avançait cette idée face à des syndicalistes très réticents. L’argument est simple : beaucoup de salariés souhaitent partir. L’usine de Poissy attend des renforts. Mais toutes les mobilités sont suspendues au sein des deux usines depuis la présentation du plan de suppressions de postes le 25 juillet. La direction veut donc contourner l’obstacle en obtenant le feu vert des syndicats.

 

PSAMairieManifestation ce matin à Paris

Ceux d’Aulnay restent farouchement opposés au dispositif : « Ces mutations, dans les conditions actuelles, sans aucune garantie, ne sont pas acceptables. Elles permettraient à la direction de vider Aulnay, de diviser les salariés sans qu’un accord écrit sur l’ensemble des revendications des salariés ait eu lieu », indique la motion, signée par le SIA (Syndicat indépendant de l’automobile, majoritaire à Aulnay), la CFDT, la CGT, la CFTC, FO et CGC (SUD ne s’y est pas associé, estimant que la pétition « abandonne le combat contre la fermeture de l’usine »).

Hier, aux portes de l’usine, beaucoup de salariés restaient tout aussi méfiants. Bensaïd, employé à la logistique, veut « du concret » : « Pas de mutations provisoires, mais des garanties sur le fait qu’on retrouvera le même poste, le même contrat, le même salaire, les mêmes primes », martèle-t-il. « Les gens seront envoyés à droite, à gauche, ils seront isolés et j’ai du mal à croire qu’on les fasse revenir après », glisse un autre ouvrier. « Et ceux qui n’ont pas le permis, qui ne peuvent pas se déplacer, que deviennent-ils? » s’interroge Samir, ouvrier au montage.

Sur toutes les lèvres, un même pronostic : ces mutations permettraient à la direction de passer de deux à une seule équipe dès janvier. Du côté de la direction, on assure que le groupe « ne passera pas outre l’avis des syndicats » et que les mutations seraient échelonnées dans le temps, par « petites dizaines ». Dès 7h30, les manifestants d’Aulnay se masseront aux portes du site de la Grande-Armée, à Paris, où se tient le CCE. Pas sûr cependant que les délégués syndicaux centraux partagent la détermination de leurs collègues aulnaysiens sur ce point.

Source : Gwenaël Bourdon. Le Parisien du 25 octobre 2012

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 18 Octobre 2012

psamanif2BOBIGNY (AFP) - Un cadre de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois, qui doit fermer en 2014 dans le cadre d'un plan de restructuration, a été séquestré pendant onze heures mercredi par des salariés qui protestaient contre des retenues sur leurs salaires pour des débrayages.

Le chef de personnel au secteur montage de cette usine de Seine-Saint-Denis fabriquant la Citroën C3 a été séquestré vers 11H00 mercredi, dans une pièce du bâtiment central qui avait été envahi par une centaine de salariés en colère.

Il a été libéré peu avant 22H00. "Il est parti avec les pompiers, un médecin et une psychologue. Il a l'air d'aller bien", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la direction de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d'un plan de restructuration qui prévoit 8.000 suppressions de postes chez PSA en France. Contacté dans l'après-midi par l'AFP, Marc Darsy, délégué CGT, avait nié toute situation de ce type. "Personne n'est actuellement séquestré à Aulnay", avait-il assuré.

Le cadre concerné, contacté par téléphone, avait toutefois confirmé à l'AFP être retenu par des salariés, assurant ne pas pouvoir donner plus de précisions. Mercredi soir, entre 60 et 70 d'entre eux occupaient toujours les lieux, qu'ils ont quittés au moment de la libération du cadre retenu. Ils souhaitent "l'arrêt des retraits sur salaire pour les salariés qui interrompent leur travail pour discuter avec des délégués syndicaux", selon Mohamed Khenniche, délégué Sud.

Mardi après-midi, une dizaine de manifestants avaient déjà fait irruption dans les locaux de la direction pour les mêmes motifs. Selon la direction, ils ont cassé une porte et obligé le directeur de l'usine à signer un accord sur le paiement des heures passées en assemblée générale par les salariés. Mercredi, la direction centrale de PSA a fait savoir que ce document n'avait "aucune valeur" car il avait "été obtenu sous la contrainte", selon la porte-parole de la direction du site.

"Cette attitude n'est pas acceptable mais il s'agit là d'une poignée de personnes qui n'est pas du tout représentative des salariés", a ajouté cette porte-parole, qui précise que l'usine envisage de porter plainte. Contactée par l'AFP, la représentante du SIA, syndicat majoritaire à Aulnay, Tanja Sussest, a critiqué l'action des manifestants. "On ne résout rien avec la violence. En faisant cela, on donne des arguments à la direction, cela joue en notre défaveur", a-t-elle estimé.

Une délégation de douze salariés d'Aulnay-sous-Bois dont des responsables SUD et CGT, ont été reçus mercredi en fin de journée par la direction de PSA, sur le site de Poissy (Yvelines). L'usine emploie 3.000 salariés et quelque 400 intérimaires.

Source : AFP/Le nouvel observateur

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 17 Octobre 2012

salonemploi.jpgSi vous cherchez un emploi ou des conseils pour en trouver, passez aux Espaces V, à Villepinte, demain. Trente entreprises et trente-deux organismes de formation seront présents pour ce troisième salon consacré à l’emploi, la formation et les métiers. Des mises en scène de certains métiers, un espace multimédia avec un atelier CV, des tests gratuits de niveau en anglais, etc, sont proposés.

L’objectif est aussi de donner un coup de pouce aux candidats pour mettre toutes les chances de leur côté au moment d’un entretien d’embauche. Rendez-vous demain de 9h30 à 17h30 aux Espaces V – Roger-Lefort.  A 10 heures, table ronde sur les perspectives du futur centre commercial Aéroville, à 11h30 sur les services à la personne et, à 15 heures, sur les jeunes diplômés et l’emploi local.

Source : Le Parisien

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 11 Octobre 2012

PSARECUPLe cabinet d'experts Secafi, sollicité par les représentants du personnel de PSA Peugeot Citroën, a confirmé jeudi la situation financière "tendue" voire "grave" du groupe, ont rapporté les syndicats, la CGT estimant toutefois qu'il "relativise" la situation. Le cabinet avait été mandaté à l'unanimité par le comité central d'entreprise en juillet pour analyser la situation du groupe, après l'annonce d'un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 8.000 postes et la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

Le premier volet de ce rapport a été remis en présence de représentants de la direction, dont le directeur industriel du groupe, Denis Martin. Tout en reconnaissant que "Secafi considère que la situation financière de PSA est tendue", la CGT, premier syndicat du groupe, estime cependant que "cette première partie du rapport nuance et relativise" cette situation, l'organisation syndicale y voyant un encouragement à "amplifier la mobilisation".

Mais, selon les autres syndicats, interrogés par l'AFP, le rapport va dans le même sens que celui remis en septembre par l'expert du gouvernement, Emmanuel Sartorius. Ce rapport critiquait durement direction et actionnaires pour leur stratégie et leur manque de dialogue, mais estimait aussi que la nécessité d'un plan de réorganisation n'était "pas contestable". La direction de PSA a indiqué pour sa part à l'AFP qu'"après le rapport Sartorius, le diagnostic sur la situation financière du groupe qui a été établi par le cabinet Secafi confirme la gravité de la situation"."Le rapport souligne la nécessité d'engager rapidement des mesures de restructuration globales", a ajouté la direction, précisant que le rapport "confirme également la dégradation durable du marché automobile en Europe dans un contexte de concurrence exacerbé".

"Le malade est bien malade"

 

PSAMairieSelon Franck Don (CFTC), Secafi souligne que "la situation est extrêmement fragile, voire grave et urgente et nécessite des mesures urgentes". Le syndicaliste note toutefois que le cabinet ne s'est pas prononcé sur l'ampleur du plan social et estime que celui-ci peut encore être "recalibré".

"On ne valide pas les 8.000 suppressions d'emploi", note de son côté Ricardo Madeira (CFDT), mais à la lueur du rapport Secafi, "on peut concevoir le plan de restructuration sur la partie financière". Pour Tanja Sussest, déléguée du SIA, principale organisation syndicale de PSA Aulnay, "Secafi a confirmé les deux points forts du rapport Sartorius", à savoir que la direction avait fait des erreurs stratégiques et que la réorganisation était inévitable.

Comme ses collègues de la CFDT et de la CFTC, Mme Sussest relève aussi que Secafi a confirmé que le groupe brûle 200 millions d'euros de liquidités par mois. "Maintenant, il faut se battre pour les salariés", souligne la syndicaliste d'Aulnay, prévenant que "la direction va se servir du rapport Secafi". Quant à Christian Lafaye (FO), il conclut que "le malade est bien malade" et considère qu'"aujourd'hui, il faut passer à la thérapie" car, dit-il, "plus on avance dans le temps, plus la situation est dégradée". Secafi présentera le deuxième volet de son rapport sur l'organisation industrielle le 6 novembre, un volet stratégique et environnemental le 12 novembre et enfin un volet social le 15 novembre. Le processus de restructuration de l'entreprise est suspendu aux conclusions de ce rapport. Entre-temps, trois réunions tripartite (Etat, direction syndicats) devraient avoir lieu. Selon le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, la première, prévue le 25 octobre, vise à "rediscuter" le plan de restructuration.

Source : AFP/www.lepoint.fr

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 11 Octobre 2012

PSARECUPA peine remis de la manifestation mouvementée de mardi au Mondial de l’automobile à la porte de Versailles (Paris XVe), les syndicalistes de l’usine PSA d’Aulnay seront ce matin à Poissy (Yvelines). C’est là, dans les locaux du pôle tertiaire de l’entreprise, que les représentants de Secafi vont livrer de premières conclusions sur l’état financier et économique du groupe automobile. Le cabinet d’experts avait été mandaté par le comité central d’entreprise (CCE) du 25 juillet pour étudier le plan de 8000 suppressions de postes et qui prévoit la fermeture du site d’Aulnay en 2014.

Sud dénonce l’attitude des forces de l’ordre

A l’échelle de la Seine-Saint-Denis, les élus continuent à se mobiliser. Après Aulnay, Le Blanc-Mesnil et Sevran, Tremblay-en-France tient à son tour un conseil municipal extraordinaire ce soir. Un vœu doit y être adopté, demandant le maintien de la production de la C3 jusqu’en 2016. Le syndicat Sud dénonce de son côté l’attitude des forces de l’ordre lors de la manifestation parisienne de mardi au Salon de l’auto. « Jamais on aurait imaginé une telle répression de la part d’un gouvernement de gauche », affirme Mohamed Khenniche, responsable de Sud. L’un de ses militants affirme ainsi qu’un CRS lui a aspergé le visage de gaz lacrymogène alors qu’il se trouvait juste à côté de lui. « C’était au tout début de la manifestation, je m’étais mis sur le côté, je ne poussais pas, je ne cherchais pas à atteindre la porte », affirme l’homme qui s’est rendu aux urgences et fait l’objet d’un arrêt de travail jusqu’à la fin de la semaine.

Les élus UMP épinglent la « passivité » de la majorité de gauche, alors qu’une étude commandée par l’agence Seine-Saint-Denis Avenir (aujourd’hui dissoute) s’alarmait en 2011 de la situation de l’usine d’Aulnay. L’étude, affirme la droite, a été financée par la région et le conseil général à hauteur de 56000 €.

Source : Le Parisien du jeudi 11 octobre 2012

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 9 Octobre 2012

PSARECUPC’est une étude qui aurait pu faire grand bruit… si elle avait été remise quelques semaines plus tôt. Un document rendu en juin 2011 à l’agence de développement Seine-Saint-Denis Avenir — créée par le conseil général —, soulignait déjà les risques pesant sur l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay et proposait des pistes d’action. Aujourd’hui, la fermeture est annoncée, et des salariés iront d’ailleurs protester ce matin au Salon de l’auto à Paris, tandis que les premières conclusions du cabinet Secafi, sur la santé financière du groupe automobile, sont attendues jeudi. L’étude, qui portait sur la filière automobile en Seine-Saint-Denis, avait été commandée en mars 2010 au cabinet Sofred. Mais, à l’été 2011, elle a été éclipsée par un autre document, bien plus explosif : la fameuse « note interne » de PSA, dévoilée par la CGT en juin 2011, qui évoquait la fin de la production à Aulnay.

 

Neuf propositions pour « anticiper » la mutation du site

 

L’agence Seine-Saint-Denis Avenir voulait un « diagnostic », une « vision d’ensemble » du secteur, déjà touché par la crise. Particulièrement alarmante sur la situation de PSA (« sous-charge, sous-investissement », pointait-elle notamment), l’étude s’inquiétait aussi du sort d’autres entreprises, comme MA France (sous-traitant installé sur le site d’Aulnay), Bosch (à Drancy et à Saint-Ouen), ou encore Delphi (aujourd’hui basée à Villepinte). Elle formulait surtout neuf propositions d’actions, pour « anticiper » la mutation du site d’Aulnay et les difficultés du reste de la filière. Au cabinet Sofred, on se dit aujourd’hui « frustré » de n’avoir jamais pu mettre en œuvre ces préconisations : « On ne fait pas une étude pour le plaisir, il y avait tout un travail à mener auprès des sous-traitants, des passerelles à trouver vers d’autres secteurs d’activité. »

 

« L’accélération du calendrier a changé la donne », répond-on au cabinet du président PS du conseil général, Stéphane Troussel, qui n’a d’ailleurs jamais eu cette note entre les mains. Il faut dire que l’agence Seine-Saint-Denis Avenir, qui aurait pu exploiter le document, devait être dissoute quelques mois plus tard. Le document est resté inutilisé. Le conseiller général centriste Jacques Chaussat indique en avoir pris connaissance tout récemment. En juin 2011, le cabinet Sofred préconisait un « partenariat » entre le département et l’entreprise, pour porter ensemble la reconversion du site. La piste pouvait-elle être fructueuse? Stéphane Troussel en doute : « Le problème, c’est que la direction de PSA a toujours nié les difficultés, jusqu’au 12 juillet. Cette note n’aurait pas suffi à faire bouger les choses. » Le président du conseil général espère que le ministère du Travail mènera bien, comme il le lui a demandé, une « étude d’impact », afin d’évaluer les conséquences de la fermeture. Conséquences déjà esquissées dans les travaux de Sofred, qui a recensé 59 établissements liés à la filière automobile dans le 93, soit plus de 9000 salariés.

 

Source : Gwenaël Bourdon. Le Parisien du 9 octobre 2012.

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 8 Octobre 2012

PSA2Une première réunion tripartite le 25 octobre avec Philippe Varin, le patron de PSA Peugeot Citroën, puis deux autres début novembre, centrées sur les usines d’Aulnay et de Rennes ont été annoncées samedi au Mondial de l’automobile par Arnaud Montebourg. Arrivé au volant d’une Zoé, la dernière voiture électrique de Renault, le ministre a promis que les négociations à venir entre la direction, les syndicats et l’Etat, seraient l’occasion de « réduire, reformater, rediscuter le plan social » qui prévoit la suppression de 8 000 postes. Evoquant un mal nécessaire pour permettre au groupe de se remettre sur de bons rails, il a demandé à ce que celui-ci soit «strictement proportionné aux nécessités de la relance de Peugeot ».

Source : Le Parisien du 7 octobre 2012 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 6 Octobre 2012

PSA2Le 11 octobre, à Poissy, le cabinet Secafi présentera ses premières conclusions sur la santé financière du groupe PSA. L’expertise avait été commandée par le Comité central d’entreprise du 25 juillet et le rapport final est attendu fin novembre. L’Etat devrait ensuite organiser la réunion tripartite (Etat, syndicats, direction) portant sur le sort de l’usine d’Aulnay aux alentours du 15 octobre. En attendant, à l’appel de la CGT, des salariés manifesteront mardi prochain au Salon de l’auto à Paris : « L’objectif est de faire monter la pression sur la direction de PSA, qui ne souhaite pas participer à une négociation tripartite », explique Jean-Pierre Mercier, de la CGT.

Source : Le Parisien du 5 octobre 2012

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 5 Octobre 2012

PSAMairieUn climat qui s’alourdit de jour en jour, des salariés inquiets, des rumeurs qui circulent, une colère mal contenue… Hier, chacun avait son explication après le débrayage surprise survenu en matinée à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. La production a repris en tout début d’après-midi et l’équipe du soir a travaillé normalement, ne s’interrompant que pour la traditionnelle assemblée générale du jeudi.

Les participants ont notamment discuté de l’action proposée par la CGT au Salon de l’auto le 9 octobre. Hier matin, en revanche, la mobilisation a été rapide et spontanée. La production s’est interrompue vers 10 heures, peu avant l’assemblée générale de 10h30. Alors que d’habitude, les délégués syndicaux sont presque seuls à oser prendre la parole, il semble que cette fois, les participants se bousculaient pour saisir le micro. « Une vingtaine de personnes ont parlé, pour dire ce qu’elles veulent faire », rapporte Mohamed Khenniche, délégué SUD, partisan d’actions musclées.

Un rond-point bloqué

Dans la foulée, des dizaines de salariés sont sortis de l’usine pour aller bloquer brièvement la circulation en s’installant sur le rond-point du boulevard André-
Citroën, qui longe le site. La production a ensuite repris en tout début d’après-midi selon la direction, qui évoque un mouvement « plus important que les petits débrayages qui ont lieu régulièrement ». Selon Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, cela traduit une « tension, et le signe que les salariés sont vigilants sur ce qui se passe ». Quelle étincelle a mis le feu aux poudres ? Certains évoquent une rumeur sur des mutations à Poissy (Yvelines) accordées à des salariés bien vus de la direction. L’action coup de poing menée samedi dernier par le SIA (syndicat majoritaire à Aulnay) au Salon de l’auto a aussi soulevé quelques critiques. La veille, lors d’un court débrayage dans un atelier, quelques salariés ont exprimé leur hostilité à l’égard des badges syndicaux.

Source : Gwenaël Bourdon Le Parisien du vendredi 5 octobre 2012

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 2 Octobre 2012

Un jour, la nouvelle est arrivée au village, perdu dans la montagne marocaine : il y avait du travail en France. Driss Aïch avait 22 ans, et comme des dizaines de jeunes des environs, il est parti. D’abord à Casablanca, à la « main-d’œuvre », les bureaux marocains chargés du recrutement. Puis Driss a embarqué sur un bateau à Tanger, a rejoint l’Espagne, et le train l’a conduit jusqu’à la gare Austerlitz à Paris. C’était en 1968.

DRISS.jpg
« A l’arrivée, il y avait quelqu’un de
Citroën qui nous attendait, et qui nous a emmenés », raconte le retraité âgé de 67 ans, dont trente passés dans les ateliers de PSA Aulnay. Lorsqu’il fait beau, Driss descend de son appartement de la Rose-des-Vents pour retrouver les amis, parmi lesquels Hedy Selmi, un autre retraité de l’usine. Difficile pour eux d’imaginer la disparition de cette usine, dont Driss fut l’un des premiers ouvriers en 1973.

Il n’a posé ses valises dans le quartier, avec femme et enfants, qu’en 1982. Il avait réussi à obtenir un appartement grâce au coup de pouce d’un chef de l’usine. « Le quartier était bien, il y avait beaucoup de demandes. » Avant cela, Driss avait habité au « foyer Citroën » de Saint-Denis, puis à Asnières, non loin de la fonderie de Clichy-la-Garenne où il travaillait à son arrivée en France : « C’était très dur, tous les jours, il y avait des gens qui partaient à l’hôpital! » Les débuts à l’usine d’Aulnay furent à peine moins éprouvants. Driss maniait les « pinces à points », une dans chaque main, pour réaliser les soudures. Une épreuve physique dont se souviennent avec effroi les plus anciens, et qui a disparu dans les années 1980 avec l’automatisation.

Hedy Selmi, lui, était arrivé de Tunisie en 1969, d’abord pour travailler dans la coiffure. Son frère était déjà chez Citroën. « Il habitait au bidonville de Saint-Denis, il n’y avait pas de chauffage, rien! Je n’ai pas voulu m’installer là. » Hedy est entré à l’usine d’Aulnay le « 12-6-78 », récite-t-il comme un matricule. Un diplôme de soudure en poche, il a travaillé sur les charnières des voitures, puis à la « conduite », pour ranger les véhicules sur le parking. « Le boulot était dur, mais on avait le courage de le faire », assure-t-il. Hedy a fait entrer son fils à l’usine, comme intérimaire : « Ils n’embauchaient plus, alors il est parti. De toute façon, il ne voulait pas travailler à la chaîne. Maintenant, il conduit des camions. »

Les anciens évoquent leurs souvenirs avec retenue : la grande grève de 1982, pour « demander des augmentations de salaire », l’ambiance chaleureuse des débuts, les médailles du travail obtenues pour vingt, trente années d’ancienneté… Driss était venu dans l’idée de « ramasser un petit peu d’argent, bien travailler et rentrer au Maroc ». « On dit qu’on veut rentrer, mais on ne sait pas quel jour », glisse-t-il dans un demi-sourire confus. Il n’est jamais rentré, comme les dizaines d’anciens de PSA qui peuplent la cité. Quand on évoque la disparition de l’usine, son regard s’assombrit : « Il va y avoir de la misère dans le quartier. »

Source article et photo : Gwenaël Bourdon. Le Parisien du lundi 1er octobre 2012.

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 2 Octobre 2012

crearif-2012-couleurs.jpgLa région Ile-de-France vient de lancer la 4e édition de CréaRîf Quartiers. L’initiative permet de donner un coup de pouce aux habitants des quartiers dits « prioritaires » pour créer leur entreprise.

Si vous avez un projet avancé, ou tout simplement une idée de création, il suffit de s’inscrire sur www.crearif-quartiers.fr avant le 15 novembre, afin d’obtenir un « rendez-vous diagnostic ». Une sélection aura ensuite lieu. Une quinzaine de lauréats recevront des prix lors d’une journée spéciale, le 11 décembre.

Source : Le Parisien du 1er octobre

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 1 Octobre 2012

PSARECUPElles ont poussé presque en même temps au nord d’Aulnay, et seraient voisines, si la verdure du parc Robert-Ballanger ne s’était immiscée entre elles. La cité de la Rose-des-Vents (initialement appelée cité des 3000) et l’usine PSA Peugeot-Citroën vivent côte à côte depuis près de quarante ans. Le quartier d’habitat social abrite encore la majorité des quelque 300 salariés aulnaysiens du site automobile, et c’est bien ce qui a poussé les syndicats de Seine-Saint-Denis à y tenir leur meeting contre les licenciements samedi.

Entre la cité et l’usine, les rapports ont toujours été complexes. « Ce serait une erreur de croire que la cité a été construite pour l’usine », souligne le maire PS, Gérard Ségura. Il y a pourtant un lien. Dans les années 1960, les terres agricoles du nord d’Aulnay deviennent une vaste zone d’aménagement, où poussent les cités. La construction des 3000 débute en 1967, les derniers immeubles sont livrés en 1972, un an avant l’ouverture de l’usine PSA. De son côté, le constructeur automobile a acheté ses terrains en plusieurs étapes, pour y aménager son nouveau site, dont certains pronostiquaient alors qu’il abriterait jusqu’à 20000 salariés, un seuil jamais atteint.

En 1973, quand les premiers ouvriers arrivent à Aulnay, la cité des 3000 est un quartier moderne, prisé, où règne une vraie mixité sociale. Avec l’entrée en fonctionnement de l’aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy, des hôtesses de l’air et des stewards s’installent dans l’une des tours du quartier, baptisée « tour Air France ». Les plus modestes des ouvriers de PSA doivent patienter avant d’y décrocher un logement, surtout les immigrés, d’abord orientés vers les foyers de travailleurs.

L’usine a ensuite fait vivre des centaines de familles aulnaysiennes, essentiellement à la Rose-des-Vents. « Quand j’étais directeur de l’école Paul-Eluard dans les années 1980, j’avais calculé que 17% des enfants avaient au moins l’un de leurs parents employé par Citroën », explique Gérard Ségura. Yahia Bellakhal, responsable de l’entreprise d’insertion Ricochet, se souvient de ces groupes d’ouvriers « qu’on voyait partir à pied le matin en direction de l’usine ». Il suffit d’ailleurs de se promener au pied des immeubles rénovés, dans le cadre du programme de renouvellement urbain, ou d’entrer dans l’un des petits cafés de la galerie du Galion pour croiser des anciens de PSA, qui content leurs difficultés à joindre les deux bouts avec une retraite modeste.

Le quartier s’est paupérisé. Les responsables de l’antenne sociale de la Rose-des-Vents ont vu affluer un public nouveau, confronté aux problèmes financiers et de logement (45% des familles accueillies en 2010 n’étaient jamais venues auparavant). Ici, le chômage des moins de 25 ans dépasse les 40%. Beaucoup affirment que depuis des années, l’usine recrute moins dans la cité. « Ils préféraient embaucher des gens d’ailleurs, pense Hamid, 27 ans, aujourd’hui sans emploi. J’ai travaillé comme intérimaire au ferrage pendant sept mois, en 2007. Et puis la crise a commencé, ils m’ont viré. »

Reste que la fermeture de PSA aura un impact lourd sur le quartier, qui compte encore, selon Gérard Ségura, « plus d’une centaine de familles de salariés », et sans doute beaucoup d’employés de sous-traitants.

Source : Gwenaël Bourdon. Le Parisien du lundi 1er octobre 2012.

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 1 Octobre 2012

36_vignette_actu.jpgLe 4e forum pour l’emploi des jeunes se tiendra demain de 9h30 à 16h30 au Stade de France (Porte E). L’entrée est libre et gratuite. 70 entreprises du secteur privé et public seront présentes, proposant environ 4 800 offres d’emplois. Dans un département lourdement frappé par le chômage, on comptait par exemple fin août 14 330 demandeurs d’emploi de moins de 25 ans (+7,4% en un an), cet événement représente une véritable aubaine. En effet, l’an dernier, sur 2 714 candidats présélectionnés, au moins 972 ont été embauchés.

Source : Le Parisien du lundi 1er octobre 2012  

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 30 Septembre 2012

PSARECUPAcclamé en juillet, conspué en septembre. Hier matin, des manifestants de PSA décernaient un « carton rouge » au ministre du Redressement productif, à l’ouverture du Salon de l’automobile à Paris. L’après-midi, lors du meeting organisé en plein cœur de la cité de la Rose-des-Vents, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), non loin de l’usine promise à la fermeture en 2014, l’ambiance n’était pas plus chaleureuse.

 

Des salariés sans illusions


Tout le monde ici se souvient d’un
Arnaud Montebourg pugnace au début de l’été, jugeant « inacceptable » le plan de Philippe Varin… Et depuis? « Qu’il soit là ou pas, c’est pareil! Ce ministre ne sert à rien! » assène Ahmed, vingt ans d’ancienneté chez PSA. « Puisque le gouvernement n’a pas le courage de s’attaquer à la famille Peugeot, nous on va le trouver, le courage! » lance de la tribune le délégué CGT de l’usine, Philippe Julien, très remonté.

Dans la foule massée devant la tribune installée en plein air, aux côtés de salariés de Ford, Sanofi, Air France, Rachid, 33 ans, ouvrier sur la ligne de montage, confie ses désillusions : « Montebourg, avant tout ça, je pensais que c’était quelqu’un d’honnête. Mais le gouvernement, ça change les gens. Pour se battre, on ne pourra compter que sur nous-mêmes. »

Amokrane, technicien de 48 ans, hausse les épaules, fataliste. « On ne peut pas en vouloir à Montebourg. Son meilleur ennemi, c’est François Hollande, qui l’a mis dans cette drôle de situation. Regardez comme il est empêtré dans ses histoires de hauts-fourneaux! Il a des compétences, mais est-ce qu’il a le pouvoir d’agir? » A ses côtés, Mohamed pense que le gouvernement peut agir et « obliger l’entreprise à multiplier les indemnités par 4 ou 5 si elle licencie ». Eric, grand gaillard travaillant à l’usine depuis vingt-deux ans, est sévère : « Montebourg et Hollande ont tout fait pour virer Sarkozy, mais ils ne tiennent pas leurs promesses, ils sont irresponsables. Si ça continue, c’est une présidente d’extrême droite qui sera élue la prochaine fois, une présidente d’extrême droite ! »

 

Source : Gwenaël Bourdon Le Parisien du dimanche 30 septembre



Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 29 Septembre 2012

PSARECUPD’habitude, ce sont les étals du marché qui s’installent sur la place Jupiter, dans le quartier de la Rose-des-Vents (les 3000), à Aulnay. Mais les habitants assisteront cet après-midi à un spectacle inédit. Banderoles déployées, sono déchaînée, slogans repris en chœur…

 

Un grand meeting intersyndical contre les licenciements va débuter à partir de 14 heures, à l’appel de la CGT, de la CFDT, de FO, de Solidaires, de l’Unsa et de la FSU.  Premiers concernés par cette mobilisation, les salariés de l’usine PSA Peugeot-Citroën, voisine de la cité et promise à la fermeture en 2014. Ils devraient être les plus nombreux, d’autant qu’une partie d’entre eux habite le quartier.

 

Leurs délégués syndicaux prendront la parole, ainsi que des délégations d’autres entreprises comme Sanofi (Romainville), également au cœur d’un plan de suppressions de postes, mais aussi plusieurs sociétés de la plate-forme de Roissy (Air France, Servair, ICTS), ou encore les Rotos93, mobilisés depuis plus de quatre mois au Blanc-Mesnil… Elus et militants de gauche seront également présents. Seul le maire socialiste d’Aulnay, Gérard Ségura, dira un mot au micro. Un concert du groupe lillois ZEP (Zone d’expression populaire) doit conclure la manifestation, vers 15h30.

 

Source : Gwenael Bourdon. Le Parisien le 29 septembre 2012.

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 27 Septembre 2012

logo pole emploiLe chômage continue sa progression en Seine-Saint-Denis. 98 190 personnes, n’ayant pas du tout travaillé (catégorie A), étaient inscrites au Pôle emploi fin août, soit 730 de plus qu’en juillet. Cela représente une hausse de 0,7 %. Si l’on compte également les personnes ayant travaillé quelques heures dans le mois (catégories A, B, C), on atteint 131 250 demandeurs d’emploi dans le 93 soit + 0,6% en un mois. Cette tendance suit celle observée au niveau national marquée par le franchissement du seuil symbolique de 3 millions de chômeurs à la fin août en France. En incluant les inscrits au Pôle emploi exerçant une activité réduite, ce sont 4 494 600 personnes qui cherchaient un travail, un autre record battu celui-là depuis la mise en place de statistiques comparables en 1991.

chomage.jpg

Bien entendu l’équipe au pouvoir actuellement a refusé d’endosser la responsabilité de ces funestes records préférant évoquer un héritage du gouvernement précédent. C’est de bonne guerre évidemment  mais cela ne saurait occulter que la réalité économique  prend le plus souvent le pas sur la volonté politique quelle qu’en soit la force. Ainsi, au train où vont les choses, et si la crise persistait, le fameux slogan le changement c’est maintenant pourrait prendre un peu de plomb dans l’aile sur le front de l’emploi tout au moins. Par ailleurs, enfin, on peut s’étonner de la relative torpeur sociale qui prévaut dans le pays. Quel seuil de chômeurs faudra-t-il atteindre avant l’explosion ? 10 millions ? 20 millions ?

Source chiffres et graphique. Journal Le Parisien du jeudi 27 septembre.

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 6 Juillet 2012

Puisqu’une partie de la rédaction d’Aulnaylibre ! était dans la foule ce jour-là, nous poursuivons notre diffusion des vidéos de la manifestation qui s’est déroulée le 28 juin dernier devant le siège de PSA à Paris avec cette fois-ci l’intervention de Bruno Lemerle du syndicat CGT de l’usine de Sochaux. Ayant assisté à la réunion du comité européen il annonce en direct la tenue du Comité Central d’Entreprise (CCE) extraordinaire de juillet, élément qui, selon ses dires, fait entrer la bataille pour l’emploi et les sites dans une phase décisive. Il fustige au passage l’attitude de la direction du groupe automobile, coupable, selon lui, d’avoir géré la situation en fonction de contingences électorales faisant preuve de mensonge et dissimulation. Il interpelle enfin directement les pouvoirs publics qui ont versé des subventions à PSA en demandant expressément au ministère du redressement productif d’agir maintenant car au-delà d’Aulnay-sous-Bois, Rennes et Valenciennes notamment sont des unités de production potentiellement en sursis…  

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi