emploi

Publié le 12 Avril 2013

Une centaine de salariés en grève de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois ont envahi le mercredi 10 avril au matin le siège national de Pôle emploi, situé Porte des Lilas, à Paris(XXe). Selon le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, joint par leparisien.fr, ils sont arrivés à bord de deux cars, à l'ouverture des bureaux, à 9 heures.

«On a envahi le CCE. On a pris la parole pour dire notre opposition à la fermeture de l'usine et qu'on ne voulait pas finir à Pôle emploi», a ajouté Jean-Pierre Mercier. Les salariés ont chargé le directeur général de Pôle emploi Jean Bassères de «faire passer le message au ministre du Travail». Leur occupation des locaux a duré environ une heure.

Le délégué CGT a rappelé que l'usine d'Aulnay était en grève depuis plus de trois mois. «C'est rare, cela prouve notre détermination. Le fait qu'on ne lâchera pas, il faut que le gouvernement se le dise», a-t-il prévenu.

 

Pour rendre leur action plus visible, les ouvriers ont redécoré la façade d'entrée du siège de Pôle emploi en la recouvrant d'inscriptions telles que «PSA voyou», «non à la fermeture d'Aulnay» ou «on veut pas finir ici». Des affiches contre l'accord sur l'emploi, «meurtre avec préméditation du code du travail» avaient également été collées en nombre. 

Dans un communiqué, le syndicat SUD a indiqué «soutenir cette action», qui s'est opérée «pacifiquement», et «dénoncé la restructuration en marche dans le secteur automobile au détriment de l'emploi». «Encore une fois les salariés sont la variable d'ajustement qui pallie les erreurs de stratégie des dirigeants d'entreprises», estime le syndicat.

Source : Le Parisien

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Publié le 11 Avril 2013

PSARECUPLe calendrier s’accélère à nouveau pour les salariés de l’usine PSA d’Aulnay. Le plan social (qui prévoit la fermeture du site en 2014) doit être validé le 19 avril, lors d’un comité central d’entreprise. Ce matin, le tribunal de Paris examine enfin les requêtes des syndicats CGT et Sud, qui réclament la suspension ou l’annulation du plan, dénonçant ses « insuffisances ». Hier, une centaine de grévistes ont envahi le siège de Pôle emploi à Paris, refusant de voir l’usine fermer.

En coulisses, les tractations avancent. Elus, entreprises, direction de PSA semblent désormais s’entendre autour de la réindustrialisation du site, même si pour l’heure, le maire PS d’Aulnay, Gérard Ségura, assure n’avoir pas donné d’« accord définitif ».

593 emplois avec des salaires plus bas

Le compte à rebours est lancé pour la société ID Logistics, principale candidate à l’installation sur les terrains de PSA. Son objectif : déposer une demande de permis de construire début juin pour bâtir ses entrepôts (144000 m2 au total) sur 25 ha, à cheval sur les territoires d’Aulnay et de Gonesse (Val-d’Oise). Un premier bâtiment pourrait être construit à partir d’avril 2014, pour être livré en décembre. S’il n’a pas souhaité nous répondre, le PDG Eric Hémar a en revanche fourni des précisions écrites aux élus et à PSA. Il promet la « création immédiate de 593 emplois temps plein, dont 540 en création nette en parfaite adéquation avec les compétences des salariés de l’usine » (306 préparateurs de commande, 84 caristes, mais aussi 55 administratifs, 66 chefs d’équipe etc.). A terme, ce sont 690 emplois qui doivent être créés. ID Logistics insiste sur « la qualité des équipes formées par PSA Peugeot Citroën, qui a été déterminante dans la décision de notre groupe de s’implanter sur le site d’Aulnay », et avance l’idée d’une « reconversion pérenne » du site.

ID Logistics a cependant déjà annoncé qu’elle recruterait à « ses conditions », et avec sa grille de salaires, inférieure à celle de PSA. « Un ouvrier ayant peu d’ancienneté ne perdrait que 100 €, mais l’écart est bien plus grand pour les anciens », note Tanja Sussest, déléguée du SIA. Jean-Pierre Mercier, de la CGT, pointe ainsi une perte de 660 € pour un cariste travaillant depuis 20 ans chez PSA. Franck, moniteur de ligne, s’est renseigné auprès de son chef : « Je toucherais un salaire de 1100 € par mois contre 1500 € nets aujourd’hui. En plus, il n’y a pas de 13e mois chez ID Logistics! » PSA s’est toutefois engagée à combler une partie de cette différence de salaires durant deux ans (en versant jusqu’à 300 € par mois la première année, puis 200 €).

La semaine dernière, les maires socialistes d’Aulnay et de Gonesse ont été reçus à Bercy par Arnaud Montebourg. Ils ont présenté au ministre du Redressement productif plusieurs études sur l’aménagement du site. L’Etat prendra-t-il part à ce chantier? Il est sans doute encore un peu tôt pour avoir une réponse.

Source : Le Parisien

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Publié le 10 Avril 2013

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Dans un marché automobile morose, le groupe PSA veut satisfaire ses clients malgré les perturbations provoquées par le vaste plan de réduction des effectifs. Depuis quelques jours, l’usine Peugeot de Poissy (Yvelines) a reçu pour consigne de rattraper le retard de production du site d’Aulnay (Seine-Saint-Denis). Ce retard a pour origine la grève des salariés d'Aulnay, depuis 16 janvier dernier, pour s’élever contre la fermeture de leur usine l’an prochain.

À cela s’ajoute le mouvement de colère des employés du fournisseur de sièges, Lear Corporation de Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), qui ont cessé le travail durant plusieurs jours en février afin de soutenir l’action des ouvriers de Seine-Saint-Denis. Plus de 11 000 Citroën C 3 n’ont pas été fabriquées et près de 6 000 sont sorties des chaînes de montage sans sièges. De fait, le délai de livraison est plus long pour les clients, trois mois contre deux en temps normal.

Pour éviter de pénaliser les acheteurs, le centre de production des Yvelines qui assemble également ce modèle, va faire dix voitures de plus par jour jusqu’en juillet. A Aulnay-sous-Bois, les chaînes ont redémarré hier lundi mais en deux jours seulement 17 véhicules ont été fabriqués alors la production moyenne est de 250 unités au quotidien.

Source : Le Parisien

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Publié le 7 Avril 2013

BOBIGNY. C’est un concert marathon auquel se préparent l’association d’action culturelle Zebrock et la salle du Canal 93 à Bobigny. Aujourd’hui, six heures de musique et un impressionnant défilé d’artistes sont prévus pour soutenir les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. Parmi eux, bien sûr, le rappeur Kash Leone, ouvrier au sein du site industriel (voir photo), Syrano, Volo, Merlot, Akli D, Thomas Pitiot, Bams, Johnny Montreuil… Les billets sont en prévente sur le site de Canal 93.

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Aujourd’hui, de 16 heures à 22 heures, à Canal 93, 63, avenue Jean-Jaurès, Bobigny. Entrée : 10 €. Rens. sur www.canal93.net.

Source : Le Parisien

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Publié le 5 Avril 2013

LOGO-PEUGEOT-CITROEN-copie-2.gifLes grévistes qui ont perturbé mardi dernier des réunions de CHSCT (comité d’hygiène et de sécurité) au sein de l’usine PSA d’Aulnay ne seront finalement pas sanctionnés. La direction du site a levé les sept mises à pied annoncées, après de très longs pourparlers avec les grévistes, mercredi soir sous la houlette du directeur départemental du travail, Marc Leray, à Aubervilliers.

« Une seconde salve de réunions de CHSCT a pu se tenir sans problème le mercredi matin, c’est ce qui nous a amenés à annuler ces mises à pied », indique une porte-parole. « Il a fallu rappeler à PSA ce qu’était la notion de faute lourde. Elle ne correspondait pas du tout à l’action menée mardi », affirme Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. Les grévistes, dont le mouvement a débuté mi-janvier, soutenus par CGT, Sud et CFDT locale, réclament toujours la levée des sanctions et menaces de sanctions à l’encontre de huit d’entre eux. Deux salariés ont déjà été licenciés et ont depuis porté leur dossier devant le tribunal des prud’hommes de Versailles (Yvelines). Ce dernier doit rendre une première décision aujourd’hui.

Source : Le Parisien

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Publié le 4 Avril 2013

aubervilliersPSA.jpgEn chasuble fluo devant les vitrines, une trentaine de grévistes de l’usine PSA Aulnay ont investi hier à 17 heures les allées du centre commercial Le Millénaire, à Aubervilliers. Après presque trois mois de grève, le mot d’ordre n’a pas changé. « Il faut interdire les licenciements », proclame le tract tendu par les salariés qui récoltent des « bon courage » par dizaines. Chariot en main Camel, 40 ans, buraliste de Saint-Denis leur propose même sa vitrine : « Amenez-moi une grande affiche, je vous la placarde. » Alberte, guadeloupéenne en visite chez sa fille, glisse 5 € dans la caisse de grève. « Ça va être difficile malgré tous leurs efforts », commente-t-elle.

A quelques mètres, de l’autre côté de la darse du canal, le délégué CGT Jean-Pierre Mercier participe à une réunion avec la direction de PSA et le directeur départemental du travail, Marc Leray, qui se poursuivait hier dans la soirée. Au menu notamment : les sept mises à pied (dix selon la CGT) annoncées le jour même par la direction après « l’envahissement » mardi des cinq comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) consacrés aux conséquences du plan social. « On y est allé pacifiquement réclamer à la direction une expertise sur les risques psychosociaux et on récolte dix mises à pied. C’est comme si on prenait 30 ans de prison pour avoir grillé un feu rouge », peste le syndicaliste. La direction elle, évoque « un délit d’entrave » après une action menée par « une centaine de personnes ».

Source : Le Parisien

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Publié le 3 Avril 2013

PSARECUPLe syndicat Sud devra encore patienter un peu pour exposer devant la justice ses arguments en faveur de l’annulation du plan social prévu par le groupe PSA, plan dont il dénonce les « insuffisances ». Le tribunal de grande instance de Paris, qui devait étudier hier sa requête, a renvoyé l’affaire au 11 avril, à la demande de l’avocate du groupe PSA. Le juge des référés de Paris veut ainsi attendre de connaître la décision prise par un magistrat de Versailles, saisi, lui, par la CGT qui attaque le plan de restructuration. Ce dernier dira le 8 avril s’il est compétent ou non pour examiner cette demande. Début mars, c’est le juge des référés de Bobigny, saisi initialement par le syndicat Sud, qui s’était déclaré incompétent.

Source : Le Parisien

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Publié le 30 Mars 2013

Des salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois ont brièvement envahi jeudi les locaux du Medef àParis (VIIe). Arrivés à bord de deux cars, ils ont pénétré dans l'après-midi dans le hall du siège dupatronat, où ils sont restés environ une heure, selon Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de l'usine de Seine-Saint-Denis. oIls ont collé des affiches "Non à la fermeture de PSA Aulnay" sur les murs du Medef.

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Les forces de l'ordre, venues en nombre, les ont ensuite fait sortir dans le calme et ont d'abord tenté de les faire remonter à bord de leurs cars devant le Medef. En début de soirée, elles ont procédé dans une atmosphère tendue à l'interpellation des quelque 80 manifestants pour «manifestation interdite, non déclarée», les traînant de force vers des cars de police. 

Lors des interpellations, les salariés de PSA-Aulnay ont tenté de résister en formant une chaîne. «Voilà comment on traite les travailleurs qui défendent leur emploi. On nous fout dans un panier à salade», ont déclaré des salariés embarqués. Selon une source policière, le Medef a porté plainte pour la dégradation d'une porte et les forces de l'ordre devaient procéder à des vérifications d'identité.

«Mettre un coup de pression au gouvernement et au patronat»

Auparavant, rassemblés dans le calme devant le bâtiment du patronat, les salariés d'Aulnay avaient expliqué leurs motivations. «On est venus mettre un coup de pression au gouvernement et au patronat», assurait Marc Darcy, élu CGT à Aulnay. «Cette action, c'est pour débloquer la situation, pour demander l'annulation des sanctions et des poursuites pénales (NDLR. visant certains salariés grévistes) et qu'on obtienne la garantie d'un CDI pour tous, a expliqué Jean-Pierre Mercier. Si Peugeot ne cède pas sur nos revendications, on se mobilisera tous les jours, où on veut, quand on veut».

Mercredi, après avoir occupé les locaux de la Direction générale du travail à Paris, les salariés avaient obtenu la tenue d'une réunion vendredi avec la direction de PSA pour débloquer la situation dans l'usine paralysée par une grève. Ils réclament aussi la désignation par le gouvernement d'un médiateur pour renégocier le plan social annoncé par le constructeur. Interrogé sur ce qu'il attendait de l'intervention télévisée du chef de l'Etat dans la soirée, Jean-Pierre Mercier a déclaré: «Ce qu'on serait en droit d'attendre, c'est que Hollande mette la pression pour que le ministère nomme un médiateur».

L'action des salariés d'Aulnay a eu lieu alors que le Medef était au coeur de l'actualité avec 
le rejet jeudi par le conseil exécutif de la tentative de réforme des statuts lancée par Laurence Parisot et son départ, programmé à l'été, de l'instance qu'elle préside depuis huit ans.

Source : Le Parisien et AFP

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Publié le 29 Mars 2013

Vous trouverez ci-dessous un courrier du maire Gérard Ségura adressé à ID Logistics à propos du projet d’implantation de cette société sur le site de PSA Aulnay-sous-Bois.

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 29 Mars 2013

Ils sont encore 320 à travailler sur le site d’Aulnay-sous-Bois, promis à la fermeture. Mais beaucoup de missions s’achèvent en avril.

PSARECUPIl se lève dans une nuit d’encre, traverse la cité des Beaudottes encore endormie à Sevran, puis le parking du centre commercial, brave les poids lourds qui foncent sur le boulevard Robert-Ballanger… Il est 5h45 et Khemisti, 29 ans, prend le chemin de l’usine PSA d’Aulnay. Le jeune homme, intérimaire au montage, est l’un des rares salariés du site à faire le trajet à pied. Quarante-cinq minutes aller, quarante-cinq minutes retour, le long d’avenues où les piétons sont rares et le trafic automobile dense.

Khemisti pourrait faire l’itinéraire les yeux fermés. Sa première mission au sein de l’usine remonte à 2007. PSA a depuis été son principal employeur. Il a travaillé dans tous les ateliers — montage, ferrage, peinture. Il sait démonter les portes, poser des joints, vérifier le parallélisme des roues, « palucher » la carrosserie pour détecter les défauts… Aujourd’hui, comme beaucoup des 320 intérimaires encore en poste, il compte les jours. « La plupart des missions se terminent au cours du mois d’avril. Moi, c’est le 14, indique-t-il. Jusqu’à présent, il était possible de les prolonger. Mais cette fois, les responsables d’unité ou de groupe ne nous disent rien. » L’usine s’apprête-t-elle à laisser partir définitivement ses intérimaires, alors que la production reste largement paralysée par la grève? Les missions seront-elles renouvelées? Interrogée, la direction garde un silence prudent. Le sujet sera peut-être abordé ce matin, lors du comité d’établissement.

Pas de reclassement

Parmi les intérimaires de l’usine, peu sont aussi anciens que Khemisti. Mais à l’heure où lechômage ne cesse de grimper, certains s’inquiètent. « Qu’est-ce qu’on va devenir, une fois que l’usine sera fermée? » s’interrogeait il y a peu Franck, croisé dans l’atelier de montage. Les mesures de reclassement et d’aides ne concernent que les 2800 salariés « embauchés ». Les intérimaires, eux, devront se contenter de leurs indemnités de fin de mission.

Il y a cinq ans, ils étaient encore un millier à Aulnay, et il n’était pas rare d’être recruté au terme de sa mission. Khemisti, lui-même fils d’un couple d’ouvriers de l’usine, aurait pu connaître ce sort. Mais il hausse les épaules : « Les gens de PSA ont toujours été clairs avec moi, ils ne m’ont jamais fait miroiter une embauche. Le problème est plus général. L’intérim doit en principe permettre à une entreprise de faire face à un surcroît d’activité. Est-il normal que certaines entreprises fassent appel aux intérimaires en permanence sans aucune contrainte? »

Source : Le Parisien 

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Publié le 28 Mars 2013

PSARECUPUne rencontre entre la direction de PSA et les grévistes de l’usine d’Aulnay. Elle aura lieu demain, à Paris, sous la houlette de la Direccte (direction régionale du travail et de l’emploi). « Opération réussie », commentait hier le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, alors que les grévistes s’apprêtaient à quitter les locaux de la Direction générale du travail, à Paris. 150 d’entre eux avaient investi cette annexe du ministère du Travail à 9h30 le matin même. Un lieu situé quai de Javel, à l’endroit où se dressait autrefois l’usine Citroën dont l’activité fut ensuite transférée à Aulnay en 1973. Les grévistes ont finalement levé le camp vers 17 heures, après avoir obtenu le rendez-vous réclamé.

Alors que leur mouvement est entré dans sa 11e semaine, ils veulent ainsi obtenir de PSA l’annulation des sanctions — confirmées ou envisagées — à l’encontre de huit d’entre eux. Deux salariés ont déjà été licenciés, tandis que l’inspection du travail a refusé le renvoi d’un délégué CGT. « Nous voulons aussi obtenir un maximum de garanties sur les reclassements dans le cadre du PSE (NDLR : Plan de sauvegarde de l’emploi) », a encore précisé Jean-Pierre Mercier. L’occupation du site s’est déroulée sans heurts. Demain, le directeur départemental du travail de Seine-Saint-Denis, Marc Leray, qui avait été chargé par le gouvernement de « renouer le dialogue » au sein de l’usine paralysée par la grève, sera présent lors de la réunion.

Source : Le Parisien 

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Publié le 27 Mars 2013

poleemploi103 300 chômeurs de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé) étaient inscrits à Pôle emploi, fin février, en Seine-Saint-Denis. C’est exactement le même chiffre qu’en janvier. Si l’on prend en compte les catégories A, B, C (avec ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois), le chômage continue à progresser avec une hausse de 0,4 % en un mois et un total de 137 630 personnes inscrites à Pôle emploi. Sur la moyenne de l’Ile-de-France, le chômage progresse en un mois de 0,2 % (catégorie A).

Source : Le Parisien 

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Publié le 27 Mars 2013

« PSA a eu peur! Ils ne voulaient pas que le dossier soit jugé aujourd’hui! » tempête Jean-Pierre Mercier, le délégué CGT de l’usine Peugeot Citroën(PSA) d’Aulnay. La fédération CGT de la Métallurgie assignait hier le groupe automobile devant le tribunal de grande instance de Versailles (Yvelines), réclamant l’annulation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Plus de 200 salariés avaient fait le déplacement, mais ils devront patienter encore un peu. Le juge des référés dira le 8 avril s’il est compétent pour examiner la requête du syndicat.

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Hier matin l’avocate de PSA, Me Yasmine Tarasewicz a demandé que le dossier soit renvoyé vers le tribunal de Paris, soulignant que « les litiges introduits par le syndicat SUD ont le même objet ». Ce dernier demande la suspension de la restructuration en cours et l’annulation du plan social. Le tribunal de Bobigny s’est déjà déclaré incompétent et les deux dossiers seront examinés en principe les 2 et 11 avril… à Paris.

« PSA a tout simplement peur de perdre sur le plan juridique », a martelé Jean-Pierre Mercier, dénonçant la « magouille » du groupe automobile pour repousser le jugement. Le PSE est jugé « pas clair du tout », « insuffisant » par les cégétistes, qui demandent sa nullité. Le projet d’accord sur le plan social, qui prévoit notamment la fermeture de l’usine d’Aulnay (2550 salariés en CDI et 400 intérimaires) mais également la suppression de 1400 postes à Rennes (Ille-et-Vilaine), avait pourtant reçu l’aval d’une majorité de syndicats le 18 mars. Il doit encore être validé lors d’un comité central d’entreprise, sans doute en avril.

Hier, une moitié seulement des salariés présents ayant pu assister à la courte audience, la seconde en a profité pour ressortir banderole et mégaphones pour un défilé imprévu dans les rues adjacentes au tribunal. Ils ont tenté de se diriger vers le château de Versailles mais, se heurtant à un barrage de policiers, ont dû rebrousser chemin.

Source : Le Parisien

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Publié le 23 Mars 2013

L’usine d’Aulnay-sous-Bois envisage de diviser ses journées de travail par deux d’ici quelques semaines. Les équipes de production du matin et de l’après-midi pourraient alors travailler par alternance, une semaine sur deux, en matinée uniquement. C’est ce qu’a annoncé vendredi matin la direction du site aux représentants syndicaux lors d’un comité d’établissement.

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Selon plusieurs syndicalistes, le dispositif serait mis en place à partir du 8 avril pour une durée de quatre semaines. Des mesures restent à préciser sur le maintien des salaires et la mise en place de formations pour les volontaires. La production est infime depuis le début de la grève qui paralyse l’usine depuis la mi-janvier. Avant cette date, l’usine produisait 400 à 500 Citroën C3 par jour. Le chiffre avancé ce matin par la direction est de 250 véhicules par jour. «Notre objectif est malgré tout de reprendre la production», indique une porte-parole de la direction. Notre demande commerciale correspond à la production d’une équipe».

 

 Depuis le début de l’année, l’usine de Poissy (Yvelines) qui a accueilli plus de 150 salariés d’Aulnay en «mobilités provisoires» est montée en charge pour rattraper la production perdue par l’usine de Seine-Saint-Denis entre janvier et mars. L’usine d’Aulnay (2 550 salariés au 1 er février) doit fermer ses portes en 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration que le groupe PSA espère mettre en oeuvre fin avril. Les mesures du plan social ont été approuvées par cinq syndicats sur 6 (CGC, CFDT, CFTC, FO, SIA, à l’exception de la CGT) le 18 mars.

 

Source : Le Parisien

 

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Publié le 22 Mars 2013

Jean-Luc_Melenchon.jpg« Le monde irait drôlement mieux s’il y avait davantage de Lutte ouvrière que de Montebourg ! » La pique est signée Jean-Luc Mélenchon. Le dirigeant du Parti de gauche était mercredi après-midi aux portes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. Venu remettre aux grévistes un chèque de soutien, il en a profité pour tirer à boulets rouges sur Arnaud Montebourg. Le matin même, le ministre du Redressement productif avait en effet mis en cause le mouvement politique Lutte ouvrière, accusé de « radicaliser » la situation au sein de l’usine PSA. Sur France Inter, le ministre a rappelé l’« engagement personnel » qu’il avait pris l’été dernier « que personne n’aille à Pôle emploi », à l’issue du plan de restructuration qui doit se traduire par 11000 suppressions de postes au sein du groupe automobile. « Plus on utilise l’épreuve de force et plus on radicalise, moins on rend possible cet engagement », a-t-il ajouté. Auparavant, il avait rappelé que cinq syndicats sur six au sein du groupe ont signé le plan social, à l’exception de « la CGT, courant Lutte ouvrière ».

Militant de Lutte ouvrière

mercier-psa-aulnay-120716.jpgL’usine PSA compte en effet plusieurs militants du mouvement politique, dont le médiatique délégué CGT Jean-Pierre Mercier, par ailleurs élu municipal à Bagnolet et ancien porte-parole de Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) lors de la dernière présidentielle. Arnaud Montebourg n’a visiblement pas apprécié l’irruption, mardi, des grévistes de PSA à la gare de Lyon, alors qu’il s’apprêtait à inaugurer le train Innovation et industrie. « Manifester, est-ce montrer un signe de radicalisation? C’est un grand mot pour bien peu de chose! » a réagi Jean-Pierre Mercier, qui ironise : « Cela pose moins de problème lorsque la famille Dassault, à la tête d’un groupe industriel, compte plusieurs membres de l’UMP! » La grève a débuté mi-janvier au sein de l’usine PSA qui doit fermer ses portes en 2014, et qui comptait 2550 salariés début février.

Source : Le Parisien

 

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Publié le 21 Mars 2013

PSARECUPIls interpellaient mardi le ministre Arnaud Montebourg à la gare de Lyon, et ils étaient hier matin à la gare du Nord pour distribuer leurs tracts. Les grévistes de PSA Aulnay n’ont pas entendu l’appel de Denis Martin, numéro deux du groupe PSA, qui invitait lundi la « minorité qui bloque l’usine » à mettre fin à son mouvement. La grève se poursuit. « Pour qu’on nous écoute, il faut tout renégocier! » assure Carlos, quinquagénaire gouailleur, mobilisé depuis le début. Bien que les négociations soient officiellement terminées et qu’un accord vienne d’être signé par une majorité de syndicats du groupe, le gréviste veut encore y croire : « La famille Peugeot doit nous entendre, il faut tout renégocier. Ma prime de licenciement, avec quatorze ans d’ancienneté, serait de 20000 €. C’est moins que ce que je gagne en un an! » « Et puis, on attend ce que dira la justice », ajoute un jeune ouvrier, en allusion aux procédures lancées par SUD et la CGT pour faire annuler le plan social. Cependant, les rangs se sont clairsemés. « Il ne faut pas lâcher, s’inquiète Carlos. Je comprends que certains reprennent, mais il faut que le groupe continue… »

Une production minimale

Parmi ceux qui ont quitté la « place de la grève », cet espace situé au centre de l’atelier de montage, il y a Franck. La mort dans l’âme, ce moniteur de ligne a repris son poste il y a quelques jours : « Je ne pouvais plus puiser dans mes économies… Neuf semaines, c’est long, c’est fatigant. » En début de semaine, la chaîne de montage s’est ébranlée, à nouveau chargée de caisses de voitures. La production reste minimale lundi, 110 voitures sont sorties de l’atelier de peinture. Cependant, les effectifs ont quelque peu fondu. Plus de 150 salariés sont déjà partis dans le cadre d’une mobilité temporaire vers l’usine de Poissy (Yvelines).

« Des intérimaires ont fini leur mission et n’ont pas été remplacés », note aussi un salarié. Alors, sur quelques « brins » (tronçons de la ligne de montage), ceux qui restent sont parfois débordés, : « On est en sous-effectifs et on se retrouve impuissants », peste un jeune opérateur, profitant d’un ralentissement de la chaîne. Le jeune homme travaille à la pose des flexibles de freins. Beaucoup de ses collègues sont partis. « Maintenant, on nous demande d’assurer plusieurs postes en même temps. Au début, la production a repris par petites vagues. Avant-hier, j’ai dû faire 60 voitures sans m’arrêter. J’avais à peine terminé qu’on m’appelait sur un autre poste. » Du côté de la direction, on pointe l’effet conjugué des départs temporaires et d’un taux toujours élevé de congés maladie. L’effet devrait s’accentuer au fil des semaines si les mutations provisoires se poursuivaient. Pour l’heure, aucun départ définitif ne peut encore avoir lieu, le plan de restructuration n’ayant pas été validé par un comité central d’entreprise censé avoir lieu courant avril.

Source : Le Parisien

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Publié le 20 Mars 2013

 

Une centaine de salariés de l'usine PSA d'Aulnay ont manifesté mardi après-midi à la gare de Lyon, empêchant l'inauguration du Train Industrie et Innovation par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, a constaté un journaliste de l'AFP. Les manifestants, arrivés avant la cérémonie prévue à 16H30, ont exigé que le ministre vienne les rencontrer et s'exprimer publiquement sur le quai, ce que M.  Montebourg a refusé de faire. Ce dernier n'est pas allé jusqu'au train à quai. Il s'est installé dans une salle de la gare mise à disposition par la SNCF, dans laquelle il a proposé de recevoir une délégation d'une quinzaine de grévistes. Faute d'accord et après plus de deux heures d'attente de part et d'autre, aucune rencontre ne s'est tenue et l'inauguration n'a pas eu lieu.

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Les manifestants, portant des badges CGT, mais aussi CFDT et Sud, entendaient demander la nomination d'un "médiateur" dans le conflit autour de la fermeture du site d'Aulnay. "Aucune usine ne doit fermer" et "interdiction des licenciements", ont-ils scandé, en brandissant une banderole "non à la fermeture de PSA Aulnay". "Ça fait 19 mois qu'on lutte et 10 semaines qu'on est en grève. On veut lui poser des questions", a déclaré Jean-Pierre Mercier, leader CGT de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, à l'intention du ministre. "J'ai proposé à M. Mercier de le recevoir" et "tous les arguments ont été opposés pour ne pas me rencontrer", a déclaré de son côté le ministre devant la presse. Il s'est dit "prêt à le recevoir quand il le voudrait à Bercy, il suffit de prendre un rendez-vous".

Sur la question de la demande d'un médiateur, M. Montebourg a assuré que les cinq syndicats sur six qui avaient approuvé le plan de restructuration "n'acceptaient pas qu'un médiateur vienne reprendre le travail du dialogue social qui venait de s'achever". Il a indiqué que l'Etat avait déjà nommé "un facilitateur" pour simplifier les rapports entre les uns et les autres. "Je comprends leur désespoir car ils risquent de perdre leur travail et ils ont très peur de ne pas en retrouver", a-t-il dit. M. Montebourg a souligné que l'Etat avait pris "des engagements dans ce dossier très difficile" et notamment "que personne ne se retrouve à Pôle Emploi". Mais cela "suppose que deux conditions soient réunies: que l'usine d'Aulnay continue de fonctionner le plus longtemps possible" et "que nous nous mettions tous à réindustrialiser le site" pour permettre aux ouvriers d'Aulnay de retrouver un travail, a-t-il expliqué.

Finalement, après plus de deux heures, le ministre est reparti et un peu plus tard les grévistes d'Aulnay ont à leur tour quitté la Gare de Lyon. "On a fait la démonstration qu'on n'est pas morts et qu'on a la tête haute", a lancé Jean-Pierre Mercier avant de partir. Le ministre "n'ose même pas venir discuter avec une centaine de salariés qui est en grève pour défendre leur boulot", a-t-il dit. Les grévistes d'Aulnay ont prévu une distribution de tracts mercredi à la Gare du Nord, une date qui sera aussi celle de la première étape du Train de l'Industrie. Le "Train Industrie et Innovation", qui promeut les possibilités de formation et d'emploi dans le secteur industriel, devait être inauguré par M. Montebourg dans le cadre de la Semaine de l'Industrie.

 

Source : AFP/Le Parisien

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Publié le 19 Mars 2013

Le projet d’accord sur le plan social a reçu l’aval d’une majorité de syndicats hier, malgré les protestations des grévistes d’Aulnay.

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Des fumigènes, quelques pneus qui brûlent, voilà pour le choc des images. Mais c’est surtout dans les slogans, martelés hier à Paris devant le siège de PSA, avenue de la Grande-Armée, qu’on entendait encore la colère des grévistes de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, promise à la fermeture en 2014. Ils étaient environ 200, venus protester en marge du comité central d’entreprise extraordinaire qui se tenait au même moment à l’intérieur. Au cours de cette réunion, sans surprise, le projet d’accord sur le plan social (qui concerne aussi le site de Rennes, où 1400 postes doivent être supprimés) a reçu l’aval d’une majorité de représentants syndicaux (15 voix contre 5). Dans la foulée, le texte a été signé hier soir par plusieurs délégués syndicaux.

La satisfaction de PSA. Le numéro 2 du groupe, Denis Martin, a annoncé la nouvelle avec le sourire : l’accord est « très largement majoritaire », validé par des 
syndicats « représentant 76% des salariés du groupe, et 62% des salariés d’Aulnay ». Le texte détaille un dispositif d’aides pour les salariés touchés par les suppressions de postes à Aulnay et Rennes (reclassement, préretraite, mutations, mobilité…). Il a fait l’objet de 10 réunions de négociations, d’octobre à février. « Nous sommes en mesure de proposer une et même plusieurs solutions d’emploi à chaque salarié », a affirmé Denis Martin, qui annonce 3750 offres « identifiées » pour les salariés d’Aulnay (2550 CDI début février). Parmi les syndicats signataires, le SIA (Syndicat indépendant de l’automobile) reste mesuré. « Je pense que le plus dur reste à venir : assurer une solution à chacun », confiait la déléguée SIA d’Aulnay, Tanja Sussest.

Les grévistes n’ont pas renoncé. Dans la rue pourtant, on restait hier farouchement opposé à ce que le délégué CGT Jean-Pierre Mercier appelle un « accord de la honte ». « Ce n’est suffisant pour personne! », lâchait ainsi Arnaud, cariste de 31 ans, arborant le tee-shirt « On se battra comme des lions », vendu au profit des grévistes. Ce père de famille a beau avoir perdu 600 € de salaire le mois dernier, il veut poursuivre le mouvement, « pour la dignité ». La grève entamée mi-janvier à l’usine d’Aulnay a d’ailleurs provoqué des dissensions au sein de la CFDT. Le syndicat a paraphé l’accord, suivant « l’avis majoritaire qui s’est exprimé lors de l’assemblée des sections de PSA le 26 février », indique Ricardo Madeira, délégué central. Mais contre celui de la section aulnaysienne, engagée dans la grève aux côtés de la CGT et de SUD. Hier, d’ailleurs, aucun des trois élus CFDT au CCE n’a émis d’avis favorable (2 votes contre, une abstention).

Vers une mise en œuvre fin avril ? Denis Martin annonçait hier un nouveau comité central d’entreprise courant avril, pour valider la partie sociale du plan de restructuration. Les recours en justice peuvent encore ralentir ce calendrier. Denis Martin a appelé « la minorité qui bloque Aulnay à rejoindre les équipes engagées pour le rebond de PSA ». Mais, sur le trottoir, Jean-Pierre Mercier donnait rendez-vous aux grévistes à l’usine, « pour continuer la grève ».

Source : Le Parisien

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Publié le 18 Mars 2013

De 1990 à 2010, l’Ile-de-France a gagné 8,5 % d’emplois, mais le secteur industriel a perdu, lui, la moitié de ses effectifs. Une étude décrypte ce phénomène.

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 Les immeubles de bureaux ont poussé par endroits mais les usines se sont vidées partout. L’Ile-de-France a gagné 8,5% d’emplois en l’espace de vingt ans. Mais, dans le même temps, la région a perdu la moitié de ses effectifs dans l’industrie. C’est ce qu’indique une enquête du Crocis (Centre de recherches de la chambre de commerce et d’industrie de Paris), portant sur la période allant de 1990 à 2010.

Toujours la première région industrielle. Le phénomène a touché la France entière*, mais c’est en région parisienne qu’il a été le plus marqué. Passant de 761890 salariés en 1990 à 392000 en 2010, l’industrie francilienne a perdu un emploi sur deux, là où la province n’en perdait qu’un sur quatre. Elle ne représente plus que 6,9% du total des emplois en Ile-de-France (contre 85% liés au tertiaire). Parmi les explications avancées, il y a la concurrence de l’industrie dite manufacturière des pays émergents, à partir des années 1990. « Les entreprises ont sous-traité certaines de leurs activités, elles ont aussi délocalisé leur production », note Patrick Hernandez, responsable du service des études de l’Insee. La crise a accentué la tendance. C’est entre 2008 et 2009 que la chute a été la plus brutale (- 4,6%).

Deux tiers en moins dans certains secteurs. Les chiffres sont saisissants. Les effectifs ont plongé de 66% dans des secteurs comme le textile, l’habillement, le cuir, et de 50% dans ceux du bois, du papier et des imprimeries, de l’industrie chimique, des produits en caoutchouc et en plastique, de la métallurgie… Plombé par l’automobile, le secteur des équipements de transport (20% des effectifs en Ile-de-France) est lui aussi touché de plein fouet (la fermeture annoncée de l’usine PSA d’Aulnay va accentuer la tendance).

Une désindustrialisation discrète. Cette chute des effectifs ne s’est pas traduite par une avalanche de grands plans sociaux. « En temps de crise, c’est surtout le tissu des sous-traitants et des petites entreprises qui souffre », indique Yves Burfin, chargé d’études au Crocis. Le phénomène ne s’est pas non plus traduit par l’émergence de friches comme cela a été le cas il y a quarante ans, car, note encore Yves Burfin, « on n’a plus vraiment de territoire dédié à une seule activité en Ile-de-France ».

La grande couronne résiste mieux. On y trouve plus de terrains disponibles, et un foncier moins cher. La désindustrialisation a été moins rapide en grande couronne (- 28%, contre - 60% à Paris et en petite couronne). Au point que les Yvelines, avec 78500 salariés (notamment dans l’automobile), sont désormais le premier employeur régional dans l’industrie, devant les Hauts-de-Seine (76770 emplois, dont une majorité dans l’industrie pharmaceutique).

* Selon une estimation du cabinet Trendeo, la France a perdu 24000 emplois industriels en 2012.

 

Source : Le Parisien

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Publié le 18 Mars 2013

PSARECUPDes salariés en grève de l’usine d’Aulnay devraient se rassembler aujourd’hui devant le siège de PSA, avenue de la Grande-Armée, à Paris, où doit se tenir un comité central d’entreprise extraordinaire. A l’ordre du jour, l’information-consultation sur le projet d’accord du volet social du plan de restructuration, qui prévoit notamment la fermeture du site d’Aulnay en 2014. Quatre syndicats (CGC, CFTC, FO, SIA) s’étaient déclarés favorables aux mesures d’accompagnement (mobilités, reclassement, préretraite, etc), lors d’une dernière séance de négociations le 12 février, tandis que la CGT dénonce toujours cet accord.

Source : Le Parisien

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Publié le 13 Mars 2013

Une cinquantaine d’employés de PSA Aulnay ont commencé à travailler sur le site des Yvelines dans le cadre de la mobilité provisoire. Ils seront bientôt 350.

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L’usine Peugeot de Poissy (Yvelines) accueille depuis la semaine dernière, une cinquantaine d’employés en provenance d’Aulnay-sous-Bois dans le cadre le cadre de la mobilité provisoire. Un chiffre qui pourrait à terme grimper à 350 salariés dans quelques semaines. Recrutés sur la base du volontariat, ces derniers disposent d’un contrat d’un mois renouvelable. « Ils ne déménagent pas et ont encore du temps devant eux pour déterminer s’ils restent à Poissy, demandent une mutation ailleurs ou quittent carrément le groupe », détaille Philippe Caylou, directeur des ressources humaines du site.

L’arrivée de salariés d’Aulnay résonne comme une bonne nouvelle pour FO. Le syndicat a voté favorablement pour cette mesure lors du récent comité d’hygiène et de sécurité des conditions de travail (CHSCT). « Il s’agit de salariés déboussolés par ce qui se passe à Aulnay et qui ont envie de travailler », explique Jean-François Kondratiuk de FO. L’activité de l’usine d’Aulnay, vouée à la fermeture en 2014, est paralysée presque totalement depuis une grève lancée à la mi-janvier par une partie des syndicats.

 

Le site pourrait accueillir à terme 1500 anciens d’Aulnay

Pour la CGT, qui soutient cette grève, ce transfert provisoire est au contraire inacceptable. « Nous ne cessons pas de dire qu’il y a du travail pour tout le monde. La direction peut parfaitement maintenir l’activité sur le site d’Aulnay en répartissant la production », témoigne Farid Borsali (CGT).

A Poissy, en tout cas, on se prépare à accueillir la production de la C3, jusque-là fabriquée à Aulnay. « Nous allons produire 14000 C3 de plus d’ici au 31 juillet prochain. Cela permettra de rattraper le retard pris par l’usine d’Aulnay depuis la mi-janvier sur ses prévisions de volumes et, de répondre aux demandes du marché sur ce modèle », a indiqué hier Gaëlle Monteiller, la directrice de l’usine Peugeot de Poissy, lors d’un point presse. A partir du 15 avril, le site yvelinois va donc passer d’une cadence de 35 à 45 C3 produites à l’heure, soit un surplus de 210 véhicules par jour sur la ligne de production qui accueille aussi la DS3. Cette augmentation de capacité survient au moment où ce modèle atteint son milieu de cycle de vie, et PSA en profite pour lancer une version restylée de la C3.

Dans le cadre du redéploiement du personnel au sein du groupe, le site de Poissy se dit prêt à recevoir 950 postes d’opérateurs et pourrait, à terme, accueillir jusqu’à 1500 salariés d’Aulnay.

Source : Le Parisien

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Publié le 13 Mars 2013

C3-copie-1.jpgUn salarié s’inquiète : « Ils sont en train de vider l’atelier de montage de voitures. Que préparent-ils? La fermeture anticipée? » La disparition progressive des C3 en fin de semaine dernière sur la ligne d’assemblage a semé le trouble au sein du personnel de PSA Aulnay, site qui doit fermer en 2014.

Depuis la mi-janvier et le début d’une grève qui paralyse toujours largement l’activité, les véhicules en cours de montage n’avançaient plus que par à-coups sur la ligne, le temps de quelques séances de travail très brèves. Mais, depuis une semaine, l’atelier ne reçoit plus de nouvelles « caisses » (carcasses de voitures à monter), et celles qui se trouvaient sur la ligne ont été retirées. « On n’avait jamais procédé comme ça. D’habitude, les nouvelles voitures “poussaient” les anciennes, on n’avait pas besoin de vider la chaîne. Ça fait bizarre, les intérimaires viennent pour jouer aux cartes au bord d’une ligne vide », note un technicien.

La direction a dû rassurer ses équipes. « Nous n’arrêtons pas la production. Nous lançons simplement la nouvelle C3 », indique une porte-parole. Il s’agit de la version « liftée » du véhicule. Il est courant qu’un modèle voit son apparence modifiée en cours de production. En avril prochain, le groupe PSA ne produira plus du tout le modèle actuel, lancé en 2009. A Aulnay, la grève complique les choses. PSA veut surtout éviter de perdre les voitures de l’ancienne version. « Si on ne veut pas qu’elles soient déclassées, il ne faut pas qu’elles restent dans l’atelier pendant des mois », indique-t-on du côté de la direction. La ligne d’assemblage va-t-elle accueillir de nouvelles voitures à monter? En théorie, l’usine d’Aulnay est capable de produire les C3 « liftées ». Quelques modèles sont déjà sortis de ses ateliers depuis l’automne. Mais la grève rend aujourd’hui cette hypothèse bien peu probable.

Source : Le Parisien

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Publié le 8 Mars 2013

PSARECUPAprès la CFE-CGC, la CFTC, FO, et SIA (le syndicat majoritaire de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois), c’est la CFDT qui devait annoncer qu’elle signera le projet d’accord pour l’accompagnement des salariés concernés par le plan social. Cette signature sera officialisée au cours d’un CCE, organisé le 18 mars prochain – les convocations ont été envoyées mercredi 6 mars.

Si le syndicat a émis cet avis favorable aussi tardivement, c’est qu’il semble avoir eu des difficultés à résoudre une contradiction interne. La centrale était pour la signature depuis plusieurs semaines, mais la CFDT d’Aulnay était contre – et même engagée, aux côtés de la CGT, dans la grève qui handicape fortement l’usine aujourd’hui.

11.000 C3 manquent à l'appel

La CGT, qui représente 23% des salariés, se retrouve donc très isolée : c’est en effet désormais la seule organisation syndicale qui continue à refuser la fermeture de l’usine de PSA. Mercredi, au salon de Genève, Frédéric Banzet, le directeur général de Citroën, a profité de la visite du Ministre du Redressement Productif Arnaud Montebourg sur le stand de la marque aux chevrons pour évoquer devant lui les difficultés liées à cette grève : "la situation est très tendue, lui a-t-il soufflé tout en lui montrant le futur C4 Picasso, nous allons finir par perdre des clients".

En effet, le dirigeant estime à 11.000 le nombre de C3 qui n’ont pas pu être produites depuis début 2013 à Aulnay-sous-Bois en raison du très violent conflit qui oppose certaines organisations syndicales à la direction, à tel point que 30% des salariés sont en arrêt maladie et que du matériel de production a si endommagé qu’il a fallu une semaine pour le remettre en état de fonctionner.

Arnaud Montebourg, lui, s’est simplement prononcé, une nouvelle fois, "pour la défense du dialogue social" : "Il vaut mieux se parler que s’affronter. Le gouvernement, via Michel Sapin, a envoyé un médiateur. Nous avons besoin de nous parler, en France. De nous unir".

Source : http://www.challenges.fr

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Publié le 7 Mars 2013

PSARECUPLes grévistes de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay ont manifesté, hier, devant le ministère du Travail, réclamant la désignation d’un médiateur, alors que le site est paralysé par une grève depuis le 16 janvier. Une délégation a été reçue par un conseiller technique de Michel Sapin. « On nous a clairement répondu non. Le gouvernement a choisi le camp de PSA », assure Philippe Julien, délégué CGT, tandis qu’au ministère du Travail, on se refusait hier à livrer des détails sur l’entrevue.

Le directeur départemental du travail, Marc Leray, avait été chargé le 14 février par le gouvernement de tenter de « rétablir le dialogue » et de « favoriser le retour au calme » à Aulnay. Mais les cinq réunions organisées depuis, avec des représentants du groupe PSA et les 7 syndicats du site, grévistes ou non, n’ont guère permis de débloquer la situation. Face à une direction caressant toujours l’espoir de faire redémarrer une production à l’arrêt depuis un mois et demi, la CGT, SUD et la CFDT locale contestent le projet de fermer l’usine en 2014.

Les syndicats non-grévistes (CFTC, CGC, FO, SIA) ont lors de ces entrevues demandé des précisions sur le plan social. Pour l’heure, aucune autre réunion n’est programmée. Après Thierry Le Paon, futur patron de la CGT, les grévistes ont reçu hier la visite d’Annick Coupé, porte-parole du syndicat Solidaires, qui a pris la parole lors d’une assemblée générale. Ce jeudi matin, les grévistes se rendront à l’aéroport de Roissy, pour apporter leur soutien à un mouvement lancé par la CGT chez Air France Cargo, pour protester contre le plan Transform 2015 et ses conséquences sur le temps de travail.

Source : Le Parisien 

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Publié le 6 Mars 2013

PSARECUP« J’achète un ticket de métro pour Paris! » Fiodor Rilov ne plaisante qu’à moitié. L’avocat du syndicat SUD compte bien assigner le groupe PSA devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Hier, le juge des référés de Bobigny s’est en effet déclaré « incompétent territorialement » pour statuer sur les recours formés par le syndicat de l’usine d’Aulnay-sous-Bois.

Lors de deux audiences les 25 février et 1er mars, SUD a demandé la suspension de la restructuration annoncée au sein du groupe (qui doit aboutir à 11000 suppressions de postes, et qui prévoit la fermeture du site aulnaysien, où travaillent 3300 personnes en comptant les intérimaires). Il a aussi réclamé l’annulation du plan de sauvegarde de l’emploi, y décelant des « insuffisances ». « Nous sommes contents de ne pas avoir été déboutés de nos demandes, a réagi Mohamed Khenniche, responsable de SUD-Aulnay. Cela prouve qu’on a raison de porter l’affaire devant un tribunal. »

Me Rilov se dit toutefois « surpris » : « Le TGI de Bobigny était parfaitement compétent. La catastrophe sociale qui se trouve au cœur de notre action judiciaire est à quelques centaines de mètres. » Du côté de PSA, on ne commentait pas hier la décision, qui va dans le sens de ce qu’avait réclamé l’avocate du groupe automobile. Le 25 février, Me Yasmine Tarasewicz, avait précisément demandé au tribunal de se déclarer incompétent : « Le projet dépasse largement la question d’Aulnay, puisqu’il concerne la totalité des effectifs, et le site de Rennes », avait-elle indiqué.

Le site toujours paralysé par une grève

Les responsables de SUD espèrent obtenir dès aujourd’hui une nouvelle date d’audience. Pour l’heure, le syndicat est le seul, au sein du groupe PSA, à avoir ainsi saisi la justice. Quatre syndicats (CFTC, CGC, FO et SIA) se sont déjà déclarés favorables à la signature d’un accord qui a été discuté durant trois mois. Franck Don, délégué central de la CFTC, craignait vendredi « que cette procédure retarde les reclassements des salariés d’Aulnay ». Le site est toujours paralysé par une grève qui a débuté à la mi-janvier, soutenue par la CGT, SUD et la CFDT.

Une autre procédure a bien été lancée cet été, mais elle est partie d’une filiale du groupe PSA, l’équipementier Faurecia. Fin janvier, la CGT de cette filiale a obtenu, devant la cour d’appel de Paris, la suspension du plan de restructuration, le temps que les instances représentatives du personnel de Faurecia soient régulièrement consultées (une réunion a eu lieu depuis, et une seconde est programmée le 11 mars).

Source : Le Parisien

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