emploi

Publié le 5 Mars 2013

PSARECUPSatisfaction appuyée du côté de la CGT, réserve prudente chez PSA. La direction de l’usine d’Aulnay-sous-Bois s’est vue refuser l’autorisation de licencier un délégué syndical accusé d’avoir frappé un huissier de justice aux premiers jours de la grève qui paralyse le site depuis un mois et demi.

Le mouvement a démarré le 16 janvier. Trois jours plus tard, un huissier de justice a déposé plainte, indiquant avoir été frappé « à coups de pied, genou et poing » par quatre grévistes dans l’enceinte même du site industriel. L’officier ministériel, qui travaille depuis des années avec la direction de l’usine, avait alors indiqué avoir reconnu trois de ses agresseurs, dont il avait livré les noms. Parmi eux, Salah Keltoumi, délégué CGT. Or l’inspection du travail — appelée à se prononcer sur les licenciements visant des délégués syndicaux — n’a visiblement pas été convaincue et émet même l’hypothèse que « la gravité des faits a été exagérée a posteriori ».

Plusieurs points jugés troublants

« Les contradictions tant dans les constats que dans les déclarations des témoins sur le lieu précis et le déroulement des faits font naître un doute sur la matérialité des faits », indique une décision rendue le 26 février. Plusieurs points sont jugés troublants : Salah Keltoumi n’a été mis à pied que le 28 janvier, soit dix jours après l’incident ; les témoignages divergent sur le lieu exact de l’agression, et « personne n’atteste avoir vu M. Keltoumi porter des coups de pied et genou » (un témoin parle d’un coup de poing).

PSA a désormais deux mois pour former un recours auprès du ministère du Travail ou du tribunal administratif. « La décision n’a pas encore été prise sur les suites à donner », indique un porte-parole. L’inspection du travail doit de son côté encore se prononcer sur les mesures disciplinaires visant d’autres syndicalistes du site d’Aulnay. Pour Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT, cette première décision est un « désaveu cinglant pour la direction de PSA et la preuve que le dossier d’accusation était complètement vide ». Il y a deux semaines, deux autres grévistes, qui n’étaient pas protégés par un mandat syndical, ont été licenciés pour faute lourde. La CGT annonçait hier qu’ils contesteraient tous deux leurs dossiers devant le tribunal de prud’hommes de Versailles (Yvelines) le 8 mars.

Source : Le Parisien

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Publié le 4 Mars 2013

SNCF-Logo.gifA Aulnay-sous-Bois, où le site de PSA doit fermer en 2014, l’entreprise ferroviaire, qui a passé des conventions avec la direction du constructeur, a ouvert un centre de transition professionnelle pour reconvertir des salariés au ferroviaire.

Chose promise, chose due. La SNCF a passé des conventions avec la direction de PSA Peugeot-Citroën, mais aussi avec celle d'Air France, pour embaucher des salariés expérimentés. Ces conventions visent à examiner les candidatures de salariés licenciés de PSA et Air France en vue d'une embauche.

« Deux programmes accueillant chacun 30 personnes sont d'ores et déjà en cours pour permettre la reconversion des salariés du groupe automobile », a précisé François Nogué. La SNCF prévu de recruter au total 10.000 personnes en 2013, a également indiqué François Nogué. A Aulnay-sous-Bois un centre de transition professionnelle a été mis en place.

Dès l'annonce de la restructuration de PSA en juillet dernier, la SNCF s'était dite intéressée par certains profils du constructeur (électriciens, mécaniciens, spécialistes de l'ingénierie...). « Il y a tout un savoir-faire dans les usines automobiles que nous savons, nous, utiliser à la SNCF (...) On souhaite aussi embaucher des gens expérimentés. On va embaucher 1.500 personnes sur l'entretien des voies, 900 personnes dans les ateliers du matériel », avait indiqué le président de la SNCF, Guillaume Pepy.

A la mi-février, le directeur industriel de PSA Peugeot-Citroën, Denis Martin, avait pour sa part cité un projet de rénovation de rames TGV par la SNCF parmi les pistes identifiées pour la ré-industrialisation du site de Rennes, également visé par le plan de restructuration. Le plan social de PSA, qui prévoit la fermeture d'Aulnay, une forte réduction des effectifs sur le site de Rennes (Ille-et-Vilaine) et 3.600 suppressions d'emplois dans les structures du groupe -administration, commerce ou R&D -devrait devenir effectif début avril.

Dispositifs de transition professionnelle

Dans ce cadre, PSA prévoit de transférer 1.300 des 2.800 salariés d'Aulnay-sous-Bois vers d'autres sites, essentiellement à Poissy (Yvelines). Il proposera aux 1.500 autres de rejoindre des entreprises, comme le transporteur et logisticien ID Logistics qui devrait accueillir 600 ex-salariés de PSA sur son futur site d'Aulnay-sous-Bois , ou encore la SNCF et ADP, grâce à des dispositifs de transition professionnelle. Sur 1.400 postes supprimés à Rennes, 400 personnes seront mutées dans d'autres sites du groupe tandis que pour les 1.000 autres, PSA avait indiqué le 15 février dernier disposer de 800 pistes à la SNCF, dans les matériaux de construction ou l'agroalimentaire.

Source : Les Echos

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Publié le 2 Mars 2013

PSARECUPSUD réclame l’annulation du plan social ; CFTC, FO et la CGC sont favorables à un accord.

C’était le deuxième face-à-face judiciaire en une semaine entre PSA et le syndicat SUD. Hier, ce dernier a demandé l’annulation du plan social annoncé au sein du groupe automobile (qui doit notamment entraîner la fermeture de l’usine d’Aulnay). L’avocat du syndicat, Fiodor Rilov, a dénoncé devant le juge des référés l’« insuffisance patente » du plan, sous le regard de dizaines de grévistes d’Aulnay, portant les badges de SUD, de la CGT et de la CFDT. Selon lui, le plan ne contiendrait pas toutes les propositions de reclassement que le groupe est susceptible de proposer aux salariés d’Aulnay.

Les 
juges rendront leur décision mardi

« On vous demande de juger un plan alors que le projet d’accord n’est pas encore finalisé », a rétorqué l’avocate de PSA. Yasmine Tarasewicz avait assigné les quatre syndicats du groupe automobile (CFTC, CGC, FO et SIA) favorables à la signature d’un accord qui a fait l’objet de plus de trois mois de discussions avec la direction. « Ce serait une erreur et un terrible préjudice que de suspendre la procédure », a estimé de son côté Gaëlle Merignac, avocate de la CFTC, FO et la CGC.

Le juge des référés rendra sa décision mardi prochain, dans les deux procédures engagées par le syndicat SUD. Lors d’une audience, lundi, ce dernier a également réclamé la suspension de la restructuration au sein du groupe PSA, pointant des irrégularités dans la consultation des institutions représentatives du personnel. Mohamed Khenniche, responsable de SUD (qui n’est représentatif qu’au sein de l’usine d’Aulnay), était confiant : « On ira jusqu’au bout. Ça se jouera probablement devant la cour d’appel de Paris. » Fin janvier, la juridiction a ordonné la suspension de la restructuration, le temps que soit menée la consultation des représentants du personnel au sein de la filiale d’équipements Faurecia.

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Février 2013

PSARECUPPlus de 261 000 euros, c’est le montant des dons récoltés par les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois depuis le début de leur mouvement, mi-janvier. La CGT indique qu’il s’agit là des sommes collectées par deux associations de soutien. L’argent sera redistribué à partir d’aujourd’hui aux salariés munis d’une carte de gréviste. Ils devraient être trois cents à bénéficier de cette aide, alors que les semaines de grève se font sentir sur les fiches de paie. « Certains n’ont touché que 150 à 200 euros ce mois-ci », indique Serge Fournet, membre de la CGT et responsable de la caisse de grève. Ce technicien a ainsi touché 215 euros, contre un salaire habituel de 1 900 euros par mois.

Le soutien aux grévistes prendra aussi la forme d’une soirée Chamboul’tout aujourd’hui à 18 heures, à l’université Paris VIII-Saint-Denis, avec un repas solidaire et un concert à 20 heures, en présence notamment de Kash Leone, ouvrier de PSA et rappeur.

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Février 2013

PSARECUP« PSA en justice, PSA en justice ! » Tel était le slogan scandé lundi matin par une cinquantaine de grévistes de l’usine d’Aulnay, rassemblés devant le tribunal de Bobigny. Le syndicat SUD a réclamé, en référé (procédure d’urgence), la suspension de la restructuration au sein du groupe automobile (qui prévoit la fermeture de l’usine en 2014).

L’avocat du syndicat, Fiodor Rilov, a justifié cette demande en indiquant que les informations données au comité d’établissement d’Aulnay sur le plan étaient « imprécises, incomplètes, déloyales ». L’avocat s’appuie sur la décision de la cour d’appel de Paris du 28 janvier, qui a déjà ordonné la suspension de la restructuration, parce que la procédure d’information-consultation au sujet du plan n’a pas été menée au sein de la filiale d’équipement Faurecia.

L’avocate de PSA, Yasmine Tarasewicz, a de son côté rappelé que le plan ne serait « pas mis en œuvre avant la fin avril », la consultation des comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) étant encore en cours. Un peu plus tôt, elle avait demandé au tribunal de se déclarer incompétent et de juger la demande du syndicat « irrecevable ».

Le tribunal rendra sa décision le 4 mars prochain. Mais, sans attendre, le syndicat SUD et PSA se feront de nouveau face vendredi, toujours au tribunal de Bobigny. Mohamed Khenniche, responsable du syndicat, a en effet lancé une seconde procédure dans laquelle il demande l’annulation du plan de sauvegarde de l’emploi. L’avocate de PSA a annoncé son intention d’assigner à cette occasion les quatre syndicats (SIA, FO, CGC, CFTC) qui ont approuvé de façon informelle l’accord proposé par la direction sur les mesures d’accompagnement (mobilités, reclassements).

Source : Le Parisien

 

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Publié le 24 Février 2013

JUSTICE – PSA Peugeot Citroën est assigné, lundi, devant un juge référé du Tribunal de Bobigny par le syndicat SUD de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Ce dernier demande la suspension du plan de restructuration du groupe, prévoyant notamment la fermeture du site.

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Certains comités d'entreprise n'auraient pas été consultés. C'est le motif invoqué par le syndicat SUD de l'usine d'Aulnay-sous-Bois de PSA Peugeot Citroën pour assigner la direction du groupe devant un juge des référés de Bobigny, lundi. Le syndicat demande ainsi la suspension du plan de restructuration du groupe, qui prévoit notamment la fermeture du site. L'usine de Seine-Saint-Denis qui doit fermer en 2014 emploie 2.800 personnes en CDI.

Si le comité central d'entreprise (CCE) et le comité d'établissement des sites touchés par le plan social (essentiellement Aulnay et Rennes) ont été informés et consultés, ce n'est pas le cas du comité d'entreprise européen, ni de son comité de liaison, affirme SUD dans son assignation.

Des conséquences sur Faurecia

SUD s'appuie en outre sur un arrêt de la cour d'appel de Paris, rendu le 28 janvier, concernant la filiale Faurecia de PSA. Dans cet arrêt, la Cour a estimé que la restructuration dans la division de fabrication automobile aura "nécessairement des conséquences significatives" sur Faurecia qui fabrique des équipements utilisés à Aulnay. Elle suspendait donc le plan jusqu'à la procédure d'information du CCE de Faurecia et des comités d'établissement des sites d'Auchel (Pas-de-Calais) et Méru (Oise).

SUD demande dans son assignation que le CCE de la branche automobile du groupe, mais aussi le comité d'établissement de l'usine d'Aulnay soient informés de la portée de cet arrêt qui étend les "conséquences" de la restructuration à "la division équipement". Et, qu'en attendant, le plan social soit suspendu. De son côté, la direction fait savoir que la restructuration ne peut être suspendue "puisqu'elle n'est pas encore mise en œuvre".

Source : http://www.metrofrance.com Photo : Christophe Ena/AP/SIPA

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Publié le 22 Février 2013

PSARECUPDes touches de vert sur les murs et la moquette du couloir qui étouffe le bruit des pas… Pour qui a connu l’ambiance électrique de ces dernières semaines au sein de l’usine PSA d’Aulnay (promise à fermeture en 2014), le contraste est frappant. Ici, dans les locaux du pôle de mobilité professionnelle (PMP), délocalisé à Saint-Denis, l’ambiance est feutrée, studieuse même. Le lieu, dont la direction de PSA a ouvert les portes à quelques journalistes hier, fonctionne depuis lundi.

Les ressources humaines de PSA et le cabinet Sodie ont investi deux bâtiments qui reçoivent les salariés volontaires. Dans une salle, une vingtaine d’encadrants sont formés à ce qui sera demain leur tâche : informer leurs équipes sur les choix qui s’offriront à eux dans le cadre du plan social. « C’est intéressant, estime un jeune manageur. On s’inquiète pour nos collaborateurs, qui nous posent beaucoup de questions. » « Nous voulons leur montrer qu’on est là pour les aider à réussir leur projet », poursuit le directeur de l’usine, Laurent Vergely. Pas question ici de postes supprimés, de grève, de négociations, mais des mesures du plan social tel qu’il a été négocié depuis octobre avec les syndicats… même si rien n’a encore été validé et si la grève se poursuit à Aulnay.

Un jeu type Trivial Pursuit

« La situation du site n’empêche pas de préparer l’avenir », assure Laurent Vergely, qui rappelle que l’ouverture du PMP a été réclamée en janvier par plusieurs syndicats du groupe. Dans la « mobilité box », les salariés peuvent découvrir une enfilade de petites salles où on réfléchit à ses compétences et ses souhaits et où on découvre les étapes d’une « mobilité réussie » sur un plateau de jeu semblable à un Trivial Pursuit. Les entretiens individuels avec des conseillers RH ont également débuté dans les petits bureaux d’un autre bâtiment. « Il y en avait 8 le premier jour, puis une douzaine, et hier 18. Ça augmente peu à peu. A 90%, il s’agit d’opérateurs », note Vincent Ségui, responsable du pôle.

Mohamed, 52 ans dont dix à Aulnay, est venu glaner des informations. Ce responsable d’unité au montage avait songé à partir en province après la fermeture. Il veut aujourd’hui une mutation à Poissy (Yvelines). Retrouvera-t-il un poste équivalent? « Je m’en fous, ce que je veux, c’est un job. » Mohamed devra patienter pour obtenir ses réponses. Avant la signature du plan, le PMP a pour seule mission d’informer sur les mesures générales, de recueillir les souhaits. Impossible même pour l’instant d’aider un salarié à rédiger son CV.

Source : Le Parisien

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Publié le 20 Février 2013

La société ID Logistics devrait s’installer sur une partie des terrains de l’usine

 Le maire (PS) d’Aulnay, Gérard Ségura, a décidé de faire ce qu’il appelle « un pas en avant ». Demain, le conseil municipal devrait adopter une délibération par laquelle il « approuve le principe de l’implantation d’une plate-forme logistique » sur le terrain de PSA. Il s’agit du projet de la société ID Logistics, candidate pour s’installer sur les terrains de l’usine aulnaysienne, promise à la fermeture en 2014.  Projet ardemment défendu par la direction du groupe PSA, qui s’est engagé à réindustrialiser le site à hauteur de 1500 emplois (pour 2800 perdus).

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Jusqu’à présent, les discussions entre le constructeur et la ville butaient sur l’emplacement dédié à la société de logistique. Le premier proposait d’installer rapidement l’entreprise sur une parcelle déjà disponible, située au sud-ouest. La seconde proposait, au contraire, d’épargner cette partie, jugée « la plus noble du site » et la plus attractive, et de choisir la partie nord-est. Un compromis se dessine. ID Logistics pourrait s’installer en deux temps. Un bâtiment provisoire serait construit à l’ouest et un autre, pérenne, à l’est. Deux autres bâtiments seraient ensuite construits sur l’emprise libérée par la démolition de l’atelier de montage (voir infographie).

« Le déplacement d’ID Logistics est un pas fait par PSA qui suppose en retour un pas en avant de notre commune », indique le projet de délibération proposé au conseil de demain, qui précise toutefois « que cette implantation reste soumise à une modification du plan local d’urbanisme, elle-même conditionnée aux garanties sociales et salariales données par la direction […] aux salariés ». « On a mis la clé dans la serrure, mais on n’a pas encore ouvert la porte », indiquait hier Gérard Ségura lors de la réunion tripartite. L’élu assure qu’il continuera d’examiner « au cas par cas » les autres projets d’implantation. Dans le camp syndical, le SIA et la CFTC saluent un « point positif ». « Il ne fallait pas que les salariés se retrouvent sans rien. Mais il reste le problème de la différence des salaires », note Brahim Loujahdi, délégué CFTC. Différence que PSA a proposé de compenser en partie (jusqu’à 300 €, puis 200 € sur deux ans). « Un cariste avec vingt ans d’ancienneté y perdrait 600 € par mois! Cela va-t-il intéresser des salariés? » doute Philippe Julien, délégué CGT.

Chez PSA, on a l’œil sur la montre. Car le calendrier du plan social suppose que les salariés suivent au préalable un congé de reconversion de dix-huit mois. « Il faut qu’à l’issue ils puissent signer leur contrat d’embauche », note une porte-parole. Les bâtiments doivent être livrés au plus tard à la mi-2015.

Un campus et des logements en remplacement des ateliers de PSA

La réflexion avance aussi sur la transformation du site dans les dix années à venir. Les représentants de PSA ont indiqué hier leur souhait d’y implanter un centre de formation qui accueillerait des salariés du groupe venant de toute l’Europe. D’autres hypothèses s’ébauchent, comme la création d’un pôle de bureaux, mais aussi d’un quartier « urbain » avec logements, école, crèche, sur la portion du site jugée assez épargnée par les nuisances des autoroutes.

Le conseil municipal d’Aulnay doit aussi voter une subvention de 8000 € au profit de l’association Soutien aux salariés de l’automobile du 93, qui aide les grévistes de PSA.

Source : Le Parisien

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Publié le 19 Février 2013

idlogistics.jpgLe maire PSd’Aulnay-sous-Bois, Gérard Ségura, entrouvre la porte de sa ville à l’entreprise ID Logistics. Celle-ci est candidate pour s’installer sur le site PSA, dans le cadre de sa réindustrialisation. Le conseil municipal d’Aulnay va se prononcer jeudi sur le principe d’une modification du plan local d’urbanisme (PLU).  «On a mis la clé dans la serrure, mais on n’a pas encore ouvert la porte» a lancé l’élu lors d’une réunion tripartite qui se tenait ce mardi matin à Bobigny, avec les syndicats de l’usine d’Aulnay (promise à fermeture en 2014), la direction de PSA, sous la houlette du préfet de région. Avant de donner le feu vert final, le maire d’Aulnay souhaite réclamer des «garanties sociales», en concertation avec les syndicats. Le projet d’ID Logistics est le plus important annoncé dans le cadre de la réindustrialisation promise par PSA. Selon Bernard Weill, directeur industriel du groupe automobile, il doit permettre l’arrivée de 690 emplois à l’horizon 2015.

Source : Le Parisien 

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Publié le 18 Février 2013

Invité à la fête régionale de Lutte ouvrière, organisée hier à Metz, c’est aussi en tant que leader CGT de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, que le porte-parole national du parti de Nathalie Arthaud (voir ci-dessous l'intervention de cette dernière lors de la manifestation du 5 février à Aulnay) , a animé un meeting devant plus de 250 militants et sympathisants.

 

Pourquoi êtes-vous venu à Metz ?

jean-pierre-mercier.jpegJean-Pierre MERCIER : « Je suis venu pour parler de la situation générale, des attaques du patronat qui, d’ArcelorMittal à PSA en passant par Renault, Sanofi, Virgin ou Goodyear, vont avoir de graves conséquences. »

L’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois dont la fermeture est programmée en 2014, est en grève depuis plus de quatre semaines. Quel est votre sentiment ?

« Depuis le licenciement de deux de nos camarades, vendredi, pour des motifs imaginaires, l’atmosphère est très lourde. Pour nous, cette mise sur le carreau est une raison de plus pour continuer la grève. »

Pourtant, les tensions sont vives entre grévistes et non-grévistes.

« Le dénigrement, les insultes, les diffamations…, plus rien ne nous étonne. Personnellement même si le climat de tension est lourd, j’en suis d’ailleurs plutôt fier, car cela prouve qu’on inquiète la direction. Malheureusement, les attaques frontales qui ont démarré dans l’automobile, tous les autres secteurs de l’économie vont s’y conformer et le gouvernement fait tout pour que ça devienne la loi. »

Quelle solution proposez-vous ?

« La solution, c’est la lutte et la riposte d’ensemble du monde du travail. Avec des revendications susceptibles de faire reculer le patronat et d’interdire de licencier et de fermer des usines en temps de crise. Il faudrait une explosion de colère pour défendre nos conditions de vie. D’autant plus que les capitaux existent pour maintenir les emplois et les salaires. »

Source : http://www.republicain-lorrain.fr

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Publié le 17 Février 2013

MANIFPSA.jpgAlors que Michel Sapin a nommé un médiateur pour apaiser les tensions dans l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, le licenciement de deux grévistes CGT risque de remettre de l’huile le sur le feu.

Nouvelle secousse dans l'affaire de la fermeture prochaine de l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Deux ouvriers qui participent à la grève paralysant l'usine ont reçu ce vendredi 15 février leur lettre de licenciement à l'issue d'une procédure disciplinaire engagée par la direction, comme l'a indiqué la CGT. Un incident qui risque de compliquer la tâche de Marc Leray, nommé comme conciliateur dans cette affaire par le ministre du travail Michel Sapin qui l'a chargé du "rétablissement du dialogue dans l'usine". Contactée par l'AFP, la direction de l'usine n'a pas souhaité commenter.

Ces deux pères de famille de 33 et 40 ans "sont seulement syndiqués. Ils ont été licenciés pour faute lourde", a indiqué Jean-Pierre Mercier, délégué du syndicat CGT qui a appelé à la grève bloquant la production de l'usine depuis le 16 janvier, rejoint par SUD et la CFDT. Le site employant 2.800 CDI doit fermer en 2014 dans le cadre d'un vaste plan de restructuration.

Un nouvel incident qui risque d'aggraver la situation déjà tendue

Cette grève dure, émaillée d'incidents dénoncés par la direction et d'autres syndicats, ne s'est pas arrêtée malgré l'avis favorable émis mardi par une majorité de syndicats du groupe automobile sur un projet d'accord autour des mesures d'accompagnement des ouvrier dans le cadre du plan social. "On va contester devant les prud'hommes", a indiqué M. Mercier, soulignant qu'il s'agissait "de participants actifs à la grève. Ils sont toujours grévistes, ils n'ont plus le droit de rentrer dans l'usine mais ils participeront à nos actions à l'extérieur".

"La direction est montée d'un cran dans la répression, elle monte la pression, mais ça n'a pas du tout l'effet escompté, car cela n'a que renforcé la détermination pour continuer la grève lundi", poursuit le délégué syndical CGT. Au total, la direction a engagé des procédures disciplinaires contre sept grévistes, dont certains ont un mandat de la CGT. Six d'entre eux avaient été convoqués à un entretien préalable à licenciement, et un à sanction. Une enquête a par ailleurs été ouverte après que des huissiers eurent porté plainte pour "violences" commises par des grévistes sur leur personne, le 18 janvier dans l'usine. Dans ce cadre, au moins quatre personnes ont été entendues par la Sûreté territoriale de la Seine-Saint-Denis.

Source : http://lexpansion.lexpress.fr

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Publié le 15 Février 2013

Alors que la tension est montée d'un cran dans l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois entre les grèvistes et les non-grèvistes et qu'une centaine de salariés ont manifesté devant l'Elysée, Michel Sapin, le ministre du Travail vient de nommer un médiateur.  Constatant que ces tensions «ne permettent plus un dialogue serein» dans ce site, le ministre a demandé jeudi à Marc Leray, le directeur du travail, responsable de l'unité territoriale de Seine-Saint-Denis de se «rapprocher de toutes les parties prenantes afin de favoriser le retour au calme et le rétablissement du dialogue dans l'usine».

 

Montée des violences 

Le site d'Aulnay qui emploie 2 800 salariés et dont la fermeture est programmée en 2014 a connu, mercredi, une «montée de violence» selon le SIA, le syndicat majoritaire de l'usine et la direction. «Des lances à incendie ont été utilisées contre des personnes, un extincteur a été balancé à travers la vitre d'un bureau dans lequel se trouvaient 10 cadres», a indiqué la direction. «Ils se servent de bouteilles remplies d'urine pour les verser sur les gens», a-t-elle poursuivi en évoquant des actes de sabotage.
 
La direction a donc décidé d'«évacuer les cadres hiérarchiques» de l'atelier de montage. «Il y a peu près 80 personnes qui ont totalement disjoncté ce matin», a expliqué jeudi Tanja Sussest, déléguée du syndicat SIA. «Ils sont venus au comité d'entreprise avec des bouts de bois me cherchant et terrorisant les gens qui étaient dans ce local», a-t-elle ajouté. «C'est devenu n'importe quoi. Je ne sais pas ce qu'attendent les pouvoirs publics pour intervenir, qu'il y ait un
mort

La CGT rejette la faute sur la direction

De son côté, la
CGT a rejeté la faute sur la direction. «Je réfute tout cela», a réagi Jean-Pierre Mercier, délégué CGT qui vient d'appeler, jeudi, à poursuivre la grève. «La pression des cadres qui viennent d'autres sites s'est renforcée. Ils se rapprochent en groupe des salariés qui font grève, suivis par des huissiers qui ont une caméra au poing, au bout d'un moment oui ça crée un climat de tension, c'est inacceptable», a-t-il lancé.

Reste à savoir si la nomination de ce médiateur va permettre de calmer le jeu. La CGT espère qu'il va «rouvrir le dossier de la fermeture d'Aulnay». Un voeu qui a peu de chance d'être exaucé. Quatre organisations syndicales (CFE-CGC, CFTC, FO, SIA)
ont émis un avis favorable mardi à un projet d'accord sur l'accompagnement des salariés de Rennes et d'Aulnay touchés par le plan social.

Source : Le Parisien

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Publié le 13 Février 2013

Mille cinq cents salariés du site PSA d’Aulnay-sous-Bois devraient rejoindre l’usine de Poissy. Le département tente de leur trouver des logements.

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Les grandes manœuvres ont commencé dans les Yvelines pour accueillir les salariés de l’usine Peugeot d’Aulnay (Seine-Saint-Denis), vouée à la fermeture. La mise en place du plan social se précise. Hier, lors d’une réunion au siège du groupe PSA à Paris, il a été question des mesures sociales d’accompagnement pour les salariés, depuis les primes de départ à la mobilité en passant par d’éventuels déménagements. Trois organisations syndicales (CGC, FO et SIA) ont donné un avis favorable. Pour Jean-Pierre Mercier, délégué CGT d’Aulnay, « le compte n’y est pas ». Le syndicat a demandé à l’Elysée de nommer un médiateur. Quant au logement, il juge que « c’est un point noir ». D’autant que les premières mutations d’Aulnay à Poissy pourraient intervenir dès le mois prochain.

Les disponibilités sont quasiment nulles

Au total, sur les 2800 salariés de la Seine-Saint-Denis, pas moins de 1500 d’entre eux devraient rejoindre Poissy, 900 seraient d’ores et déjà volontaires. Selon une première estimation, il faudra leur prévoir environ 300 logements. La tâche s’annonce difficile en raison d’un manque criant de logements dans la vallée de la Seine. Conscients de ce problème, la préfecture et le conseil général des Yvelines ont organisé une grande réunion la semaine dernière pour tenter de trouver des pistes. « Nous avons demandé au groupe PSA d’évaluer le nombre de déménagements qui pourraient être effectués », insiste Philippe Court, le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye. « Il nous faut connaître le calendrier de la réorganisation mais aussi savoir combien de familles nous devrons reloger. » Un comité de pilotage a été créé à l’initiative de Jean-François Raynal, le conseiller général (UMP) du secteur. « Les bailleurs sociaux et les agences immobilières seront associés à la démarche, assure-t-il. Les salariés d’Aulnay qui vont rejoindre l’usine de Poissy ont plus de 40 ans et deux enfants en moyenne. »

La partie est néanmoins loin d’être gagnée. « Près de 300 demandes de logements sociaux sont en attente dans le secteur de Poissy, indique Jean-François Kondratiuk, de Force ouvrière Poissy. Du coup, avec une prévision à 300 logements pour les ouvriers d’Aulnay, le besoin est énorme puisqu’il faudra trouver au total 600 logements. » Les disponibilités sont quasiment nulles. Pour répondre à la demande, des projets sont en cours, notamment à Poissy, avec la réalisation de 800 logements à la Coudraie ou encore de plus de 2000 à Carrières-sous-Poissy, la commune voisine qui borde le centre de production. « Il est impératif d’anticiper en prévoyant des logements pour les accueillir, explique Jean-François Kondratiuk, de Force ouvrière Poissy. Un système de transports sera proposé mais les gens, surtout ceux qui ont des familles, ne feront pas la navette pendant des mois. » 

Source : Le Parisien

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Publié le 12 Février 2013

C’est une usine où le temps semble s’être arrêté en même temps que la production. La grève paralyse largement le site PSA d’Aulnay depuis le 16 janvier. Les grévistes se sont organisés, d’assemblées en manifs. Et les autres? Nous sommes allés à la rencontre de ceux qui étaient hier à leur poste, au sein d’un atelier de montage toujours à l’arrêt. Dans les bureaux du service qualité, séparés du reste de l’atelier par des parois vitrées, on trouve les techniciens, rarement en grève. Trois seulement débrayent de temps en temps, en ciblant « les jours importants ». Avec une production au compte-gouttes, le service qualité, censé repérer les défauts des véhicules, tourne lui aussi au ralenti depuis plusieurs semaines. Certains bavardent, d’autres pianotent sur leurs ordinateurs.

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Les têtes se relèvent à la détonation d’un pétard. « Ça fatigue autant que le boulot, c’est de la tension nerveuse », confie Raoul. Le quinquagénaire s’interroge sur l’avenir : « Il me reste six ans jusqu’à la retraite, je veux rester dans le groupe. On construit toute une vie autour du lieu de travail, et puis tout se casse la figure. » Dans un local de repos, ils sont une dizaine d’ouvriers désœuvrés. « C’est difficile, on ne fait rien, on est bloqués », soupire un opérateur. Parfois, expliquent les salariés, la chaîne démarre : « Tant qu’elle tourne, on est en place. Quand on entend arriver les grévistes, on a l’autorisation de quitter nos postes, pour éviter les problèmes. » « On les connaît, il y a juste des discussions animées », tempère un ancien. Deux syndicalistes entrent justement dans le local, fustigeant les « mobilités provisoires » que la direction veut proposer. Arbia, 40 ans, écoute les uns et les autres. Mais elle a déjà pris sa décision : « Je veux quitter l’entreprise et trouver un autre travail. Si je pars à Sochaux ou à Rennes, qui me dit que ça ne fermera pas là-bas aussi? »

Pause-cigarette sur le parking où l’on stockait autrefois les véhicules à livrer. Il est vide. « Ça va être long », soupire un moniteur de l’équipe de l’après-midi. Le bruit circule qu’« on ne produira pas avant 21 heures ». « Moi, dès que la cellule de reclassement sera ouverte, je serai le premier devant la porte », assure un jeune opérateur, en tirant sur sa cigarette. Il vise l’usine de Poissy (Yvelines), censée accueillir 1300 ouvriers d’Aulnay. Son voisin approuve : « Il faudra réussir à être du voyage! Même si je ne retrouve pas le même poste qu’ici, je garderai mon salaire, mon ancienneté. Quand on voit ce qui se passe dehors, tous ces gens sans boulot qui crèvent la gueule ouverte… » En bord de ligne, cinq opérateurs jouent aux dominos pour passer le temps. Taoussi est intérimaire, il a travaillé régulièrement à l’usine depuis 2007. Il s’inquiète. Sa mission s’arrête en principe cette semaine. « Peut-être qu’elle sera prolongée? Pour l’instant, je n’ai aucune nouvelle… ».

Source : Le Parisien

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Publié le 11 Février 2013

PSARECUPAlors que la grève se poursuit dans l’usine PSA d’Aulnay depuis le 28 janvier, le climat devient plus tendu. Dernier exemple en date avec un syndicaliste SUD, Said Tilal, qui a déposé plainte pour « violences volontaires » samedi matin, au commissariat de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), commune où il réside. Ce représentant des salariés, par ailleurs contrôleur qualité, affirme avoir été pris à partie vendredi après-midi par un cadre d’une autre usine du groupe, venu renforcer les équipes dirigeantes.  

« Je m’étais isolé du bruit, à l’intérieur d’un véhicule sur la ligne de contrôle, pour téléphoner à un élu de Clichy-la-Garenne, dans le cadre de notre mouvement, raconte Said Tilal. Un homme que je ne connais pas est venu de nulle part, a ouvert la portière, m’a violemment saisi et sorti de la voiture. » Le syndicaliste indique avoir des hématomes au bras et a vu un médecin de Gennevilliers, samedi. « J’ai un certificat médical d’incapacité de travail de trois jours », ajoute-t-il. De leur côté, les représentants de la direction ne cachaient pas leur surprise face aux propos de Said Tilal : « Il lui a été demandé de sortir du véhicule parce qu’il n’avait rien à faire à l’intérieur. Il a refusé en disant qu’il terminait d’abord son coup de fil. »

Une quarantaine de véhicules fabriqués au lieu de cinq cents

Avec la grève contre la fermeture du site, prévue pour 2014, les tensions s’intensifient. Trois huissiers ont déposé plainte pour « coups et blessures » après des incidents en janvier dans l’usine. Sept salariés syndiqués à la CGT sont sous le coup de procédures de licenciement. Vendredi, selon la direction, l’arrêt d’urgence de la ligne de production a été déclenché intempestivement une cinquantaine de fois. Environ quarante véhicules ont été fabriqués, essentiellement dans la soirée (contre une moyenne théorique de cinq cents par jour). Certains membres de l’encadrement dénoncent les insultes dont ils font l’objet. Quoi qu’il en soit, les représentants de SUD assuraient samedi qu’ils comptaient saisir le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), après les faits de vendredi.

Source : Le Parisien

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Publié le 10 Février 2013

Franck, alias Kash Leone, a mis en ligne un clip vidéo de sa chanson "Ca peut plus durer", en soutien aux salariés de PSA. Lui-même ouvrier sur le site condamné d'Aulnay-sous-Bois, il traduit ainsi une colère toujours intacte, six mois après avoir appris la fermeture de l'usine. Connu par ses collègues ouvriers à l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois pour ses talents de rappeur, Franck, alias Kash Leone, avait été sollicité peu après l'annonce de la fermeture du site l'été dernier pour composer un morceau afin de traduire la colère des salariés. Seule condition imposée par le musicien, qu'un maximum d'ouvriers apparaisse dans le clip, explique-t-il au blog "Aulnay Story". La vidéo de la chanson "Ca peut plus durer" a finalement été mise en ligne sur YouTube le 30 janvier dernier. Ce moniteur de ligne a vécu, et vit toujours de l'intérieur le conflit social encore en cours actuellement - la fermeture de l'usine étant programmée pour 2014. Fier qu'une cinquantaine de salariés ait accepté de se faire filmer, c'est à leurs côtés qu'il témoigne de sa rancœur lorsqu'il a appris que le site était condamné en juillet 2012. Se sentant trahi, il ne mâche pas ses mots : "PSA : politique au service d'actionnaires ! PSA : patrons saboteurs d'avenir !", scande-t-il dans cette chanson, appelée à devenir l'hymne des salariés en colère d'Aulnay.

 

Source : usinenouvelle.com

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Publié le 8 Février 2013

Pas question de « choisir les uns contre les autres », parmi les syndicats divisés de PSA. Petite mise au point signée Gérard Ségura. C’est ainsi que le maire PS d’Aulnay a tenu à expliquer son absence, mardi, lors du rassemblement de soutien aux grévistes de l’usine, avec la CGT, SUD et la CFDT. Si les élus et militants du Front de gauche étaient nombreux, ceux du PS étaient absents.

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La ville devrait voter une aide

Gérard Ségura indique qu’il n’a pas pu assister à la manifestation organisée par le SIA (Syndicat indépendant de l’automobile), opposé à la grève, devant le siège parisien de PSA. « Le front syndical s’est fissuré », note à regret l’élu. « Mon souhait est que, dans l’intérêt des salariés, l’unité syndicale puisse avoir une chance de se reformer afin de mener à bien les difficiles négociations qui se profilent. » Hier soir, lors d’une réunion avec les salariés, le maire a néanmoins annoncé que lors du conseil municipal du 21 février, la ville mettrait la main à la poche pour abonder la caisse de solidarité des grévistes comme l’ont déjà fait les villes de Tremblay (20 000 €) et Gonesse dans le Val-d’Oise (5 000 €).

Une demande qu’avait formulée Miguel Hernandez, adjoint PC d’Aulnay. Gérard Ségura a également promis une aide individuelle des services sociaux de la ville pour les salariés de PSA habitant Aulnay, qu’ils soient grévistes ou non. L’édile a enfin rappelé hier soir que la municipalité avait dépensé 15 000 € depuis six mois pour aider l’Intersyndicale lors des déplacements et des manifestations.

Source : Le Parisien

 

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Publié le 6 Février 2013

Hier après-midi, comme le prouve notre vidéo, les automobilistes empruntant le rond-point situé à proximité de l’entrée du site PSA d’Aulnay-sous-Bois ont pu constater l’ampleur de la foule qui manifestait en soutien de militants CGT menacés de licenciement mais aussi plus largement contre la fermeture de l’usine de production du groupe automobile. Vous trouverez ci-dessous à ce propos l’article de Gwenael Bourdon paru ce matin dans le Parisien. Nous publierons prochainement les allocutions des principaux intervenants qui ont généralement fustigé l’inertie gouvernementale dans ce dossier et notamment celle du ministre du redressement productif Arnaud Montebourg…

Des rangées de vigiles tout de noir vêtus, des manifestants contraints de se serrer en bordure d’un rond-point, sous les klaxons encourageants des poids lourds. Jusqu’à présent, syndicalistes et politiques pouvaient haranguer la foule depuis les parkings de l’usine PSA d’Aulnay. Hier, ils sont restés hors du site. Mais la démonstration de force a eu lieu.

 

Plusieurs centaines de personnes étaient venues soutenir les quatre militants CGT menacés de licenciement. Pour la première fois depuis le début de la grève, ininterrompue depuis le 28 janvier, élus et responsables politiques se sont déplacés en nombre pour appuyer le mouvement. Pierre Laurent (PC), « scandalisé » par les propos d’Arnaud Montebourg, du PS, (qui juge la fermeture du site inévitable), Marie-George Buffet (PC), plaidant pour étudier le « plan B » de la CGT (en faveur d’un maintien de toutes les usines PSA), Martine Billard, du Parti de gauche, fustigeant « l’offensive concertée du patronat », la sénatrice Europe Ecologie Aline Archimbaud, réclamant « zéro licenciement » chez PSA, ou encore Olivier Besancenot (NPA), Nathalie Artaud (Lutte ouvrière)… ainsi que des délégations syndicales CGT, CFDT, Solidaires d’autres entreprises, comme Renault, Air France ou Michelin.


La grosse caisse de grève rouge, s’est alourdie de dons supplémentaires : 5000 € du PC 93, 6000 € de la ville de Gonesse (Val-d’Oise), 1000 € collectés à l’usine PSA de Poissy (Yvelines). 63000 € au total, et plus de 100000 € en ajoutant les promesses de dons. « Le signe que notre grève est soutenue. On reçoit des chèques tous les jours », constate Serge Fournet, militant CGT. Avec 480 cartes de grévistes annoncés (sur 3000 salariés), le mouvement paralysait toujours les ateliers hier. Deux autres militants CGT ont été convoqués pour un entretien disciplinaire. La direction a un mois pour rendre sa décision. « Ils vont faire tomber des têtes, jugeait hier Agathe Martin, l’une des délégués menacés.
Notre grève est devenue symbolique. »

Source article Le Parisien. Vidéo : Aulnaylibre !

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Publié le 5 Février 2013

Comme indiqué dans le communiqué ci-dessous la CGT PSA Aulnay a appelé aujourd’hui à un rassemblement de soutien aux militants menacés de licenciement et poursuivis. Une partie de la rédaction d’Aulnaylibre ! était présente lors de cet événement et a filmé un certain nombre d’interventions de dirigeants politiques. Nous les publierons au fur et à mesure. En attendant voici une vidéo de l’ambiance qui régnait là-bas en début d’après-midi…

Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay

04/02/2013

Depuis le 16 janvier, plusieurs centaines de salariés de PSA Aulnay sont en grève pour faire aboutir leurs revendications face à la volonté de la direction de PSA de fermer et de casser l’usine.

Ne supportant pas que des salariés osent relever la tête, s’organisent et se défendent pour défendre leur emploi, la direction a développé, la semaine dernière, une monstrueuse campagne de calomnies et de mensonges pour tenter de salir les salariés et de casser la grève.

Durant toute la semaine dernière, la direction a tenté de faire régner un climat de tension en recrutant près de 200 cadres et agents de maîtrise des autres sites PSA, appuyés par une centaine de vigiles de deux sociétés privées habillés en treillis et rangers noirs.

Cette politique a échoué, et la grève avec occupation de l’usine continue. Après l’échec de l’intimidation, la direction de PSA monte d’un cran et passe à la politique de répression :

Sept militants très actifs dans la grève ont été convoqués à la Sûreté territoriale.

Cinq sont menacés de licenciement et ont été mis à pied immédiatement.

Fidèle à sa réputation, PSA privilégie la répression à la négociation et au dialogue !

Les salariés en grève appellent à un rassemblement de soutien politique et syndical le plus large possible pour condamner cette politique de répression.

Ont répondu déjà présents, mais d’autres sont en attente de confirmation :

Pour les soutiens politiques

Marie-George Buffet et Pierre Laurent (PCF), Martine Billard (PG), Nathalie Arthaud (LO), Olivier Besancenot (NPA), Aline Archambaut (Sénatrice EELV), Daniel Goldberg (député PS), ainsi que de nombreux élus locaux de gauche.

Pour les soutiens syndicaux

Annick Coupé (SUD), Philippe Martinez (secrétaire de la Fédération des Métaux CGT), les secrétaires départementaux du 93 CGT, CFDT, FO, SUD et FSU. Xavier Mathieu (ancien porte-parole des Conti), Mickael Wamen ( Goodyear), ainsi que de nombreuses délégations d’entreprises.

Mardi 5 février à 13h30

sur le parking de l’usine de PSA Aulnay.

Des prises de parole seront organisées.

 

Jean-Pierre Mercier

 DS CGT PSA Aulnay et DS Central adjoint CGT du groupe PSA 

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 4 Février 2013

PSARECUP5 000 euros c’est la nouvelle aide sur laquelle les salariés grévistes de PSA Aulnay vont pouvoir compter. Ces 5 000 euros ont été accordés par le conseil municipal de Gonesse, dans le Val d’Oise, où 10% du site industriel est implanté. « Ces salariés en grève depuis plus de deux semaines ont exprimé une demande d’aide financière aux collectivités territoriales qui soutiennent leur cause » a expliqué le député maire PS de Gonesse, Jean-Pierre Blazy. Jeudi dernier, c’est le conseil municipal de Tremblay qui a décidé le versement d’une subvention exceptionnelle de 20 000 euros aux grévistes.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 2 Février 2013

aulnaypsa.jpgLe temps va-t-il s’accélérer pour l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, promise à la fermeture en 2014? Un dispositif de « mobilités temporaires », permettant aux salariés de muter vers d’autres sites, pourrait être mis en place dès la mi-février. Très concrètement, l’usine pourrait ainsi se vider de centaines d’employés, avant la fin des négociations autour du plan social (qui prévoit au total 8 000 suppressions de postes). Jusqu’à présent, la majorité des syndicatsrefusaient cette idée. Hier, lors d’un comité central d’entreprise à Paris, ils en ont approuvé le principe, par 15 voix pour (FO, CGC, CFTC, SIA) et 5 abstentions (CFDT, CGT). Un nouveau CCE devra être convoqué en bonne et due forme pour acter la mesure, peut-être d’ici dix jours.

Selon certains syndicalistes, c’est la situation au sein de l’usine d’Aulnay, paralysée par la grève depuis le 28 janvier, qui justifie l’ouverture de ces mobilités. « Une grosse partie du personnel n’est pas en sécurité, nos élus sont terrorisés », affirme Christian Lafaye, délégué FO. Accusation rejetée par Jean-Pierre Mercier, délégué CGT : « On veut nous coller une image de violents. Le moindre lancer d’œuf se transforme en apocalypse. »

Quatre délégués CGT menacés de licenciement

Hier, la direction de l’usine a évoqué des « jets de boulons » et annoncé neuf nouvelles « actions disciplinaires ». Quatre délégués CGT sont déjà sous la menace de licenciements. Hier, deux d’entre eux étaient convoqués au commissariat de Bobigny. Agathe Martin et Abdelghani Gherram ont été interrogés dans le cadre d’une enquête ouverte après la plainte déposée par un huissier de justice pour « coups et blessures ». Ils ont été escortés par les grévistes, qui ont ensuite défilé jusqu’à la préfecture en scandant : « On est des ouvriers, pas des casseurs. Les casseurs, c’est les patrons ! » Mardi prochain, un rassemblement aura lieu sur le parking de l’usine, contre la « criminalisation de l’action syndicale », en présence notamment des communistes Marie-George Buffet et Pierre Laurent, d’Olivier Besancenot (NPA) et de Nathalie Arthaud (LO).

20 000 € versés par la ville de Tremblay aux grévistes. La décision a été votée à l’unanimité jeudi, lors du conseil municipal présidé par le député-maire (Front de gauche) François Asensi, dénonçant une « catastrophe sociale ». La subvention exceptionnelle sera versée à l’association de soutien aux grévistes. 62 salariés de l’usine aulnaysienne vivent à Tremblay-en-France.

Source : Le Parisien

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 1 Février 2013

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Vous rêvez de devenir hôtesse de l’air, pilote d’avion, navigateur aérien, vous souhaitez travailler dans la maintenance, l’ingénierie, la sécurité aérienne… ne manquez pas le 21e Salon des formations et métiers de l’aéronautique, qui se tient à partir de demain et pendant trois jours au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget. Plus de 50 exposants français et étrangers sont attendus et des conférences sont programmées sur les carrières civiles ou militaires. Le secteur aérien reste porteur. Ainsi, en 2012, près de 15 000 personnes ont été recrutées en France.

Aujourd’hui, samedi et dimanche, de 10 heures à 17 heures au musée de l’Air du Bourget. Entrée libre. Rens. : www.museeairespace.fr.

Source : Le Parisien

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Publié le 31 Janvier 2013

speed-dating-professionnels--37713-0.jpgRencontrer des clients ou des fournisseurs en une soirée : l’association Plaine de France Entreprises (qui regroupe Le Blanc-Mesnil, Aulnay, Bondy, Drancy, Dugny, Le Bourget, Sevran, Tremblay, Villepinte, ainsi que Bonneuil-en-France et Gonesse dans le Val-d’Oise) organise ce soir un « speed business meeting », au centre commercial O’Parinor. Le rendez-vous, autour d’un repas, est ouvert à tous les entrepreneurs, y compris ceux de villes non adhérentes.

A 18 heures, centre commercial O’Parinor à Aulnay, niveau zéro, zone orange. Inscriptions encore possibles sur le site www.plainedefrance-entreprises.com ou au 09.72.36.15.51. Entrée : 40 € (avec repas).

Source : Le Parisien

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Publié le 31 Janvier 2013

boutdechaine.jpgLa CGT d’Aulnay-sous-Bois organise aujourd’hui une projection-débat du documentaire « la Mort en bout de chaîne ». Le film, réalisé en 2011 par Mourad Laffite, revient sur le sort des salariés de l’usine Goodyear d’Amiens, qui, après avoir lutté contre la délocalisation de leur entreprise, ont découvert les risques sanitaires liés à certains composants des pneus. Un débat suivra la projection, en présence du réalisateur, d’un délégué syndical de Goodyear et du socialiste Gérard Filoche, inspecteur du travail. L’entrée est gratuite. Une collecte aura lieu pour soutenir les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay.

Aujourd’hui à 19h30, à la bourse du travail d’Aulnay, 19-21, rue Jacques-Duclos.

Source : Le Parisien

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Publié le 30 Janvier 2013

«Ça fait un point pour nous, zéro pour PSA », lâchait hier un gréviste de l’usine d’Aulnay. Comme ses collègues, il a appris la nouvelle en matinée, sous la pluie, devant le siège parisien du constructeur automobile, où se tenait une séance de négociations. La cour d’appel de Paris a ordonné « la suspension de la restructuration » au sein du groupe automobile, « jusqu’à la mise en œuvre de procédures régulières d’information-consultation » du comité central d’entreprise de la filiale d’équipement Faurecia et des comités d’entreprise des sites d’Auchel et Méru. C’est ce que demandait la CGT de Faurecia. Le syndicat estime en effet que le plan social de PSA (8000 suppressions de postes annoncées) aura nécessairement un impact au sein de Faurecia, et que les représentants du personnel doivent donc être informés, comme l’ont été ceux de la maison mère le 25 juillet dernier.

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Alors, « victoire syndicale » ou pas ? Hier, les interprétations étaient pour le moins divergentes. « La procédure n’est pas suspendue. Il suffit que Faurecia convoque son comité central d’entreprise, qui peut se tenir sous une dizaine de jours », martèle un porte-parole de PSA. Selon lui, l’arrêt vise le plan lui-même, et non la phase de consultations préalable. Il ne remet donc pas en cause le calendrier des discussions chez PSA (censées se terminer au printemps). Pour l’avocat de la CGT, Fiodor Rilov, en revanche, il faut bel et bien que PSA présente un nouveau plan à ses syndicats : « Il faut que tous les élus reçoivent l’information dans son ensemble, avec un volet Faurecia. » Ce qui supposerait de reprendre les discussions… à leur début.

Les grévistes de l’usine d’Aulnay (censée fermer en 2014) ont accueilli la nouvelle avec un mélange d’enthousiasme… et de prudence. « C’est une victoire », assure le délégué SUD Mohamed Khenniche, qui veut même « faire reculer PSA sur la fermeture de l’usine ». « On gagne du temps, estime de son côté Jean-Pierre Mercier, de la CGT. De quoi obliger la direction à repartir sur de vraies négociations, sur la base des revendications des salariés. » A quelques kilomètres de là, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, exprimait un point de vue plus mesuré, lors d’un débat sur l’industrie automobile à Carrières-sous-Poissy : « La justice évoque un vice de forme dans la procédure. Cela ne va pas remettre en cause le plan social qui sera retardé. Le groupe PSA va s’adapter. »

Parmi les manifestants venus à Paris, on avait un sentiment de « petit soulagement », de petite revanche aussi. « La justice est rarement du côté des ouvriers, et tout le monde soutient PSA », glisse Mohamed, ouvrier du montage. « Mais ça ne va rien changer, juge Ahmed, opérateur de 38 ans. La direction veut appliquer son plan coûte que coûte. »

Presque émue aux larmes, une jeune employée de l’atelier peinture, non syndiquée, secoue la tête. « On est en sursis, mais l’épée est toujours au-dessus de nos têtes. » Son mari aussi travaille à l’usine, et le couple habite trop loin pour envisager une mutation à l’usine de Poissy (Yvelines). Alors, ce qui la préoccupe aujourd’hui, c’est le montant de la prime de reclassement : « J’ai trop donné pour qu’on me mette à la porte avec une misère. On nous dit que, ce qui compte, c’est de retrouver un emploi, mais il y a des millions de chômeurs! »

Les avancées dans les négociations de la matinée, sur les primes de reclassement, de mobilité, les primes seniors, ont finalement davantage retenu l’attention. Et pour obtenir encore davantage, un jeune manifestant croisé sous la banderole aulnaysienne n’avait qu’une recette : « Continuer la grève. » Le mouvement, qui n’est soutenu que par la CGT, SUD et la CFDT locale, a encore très largement paralysé la production au sein de l’usine d’Aulnay hier.

 

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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