emploi

Publié le 29 Janvier 2013

«Est-ce qu’on est d’accord pour poursuivre la grève? » Hier matin, à 7h15, dans l’atelier de montage, une clameur a suffi. La reprise annoncée après une semaine d’arrêt n’a pas eu lieu à l’usine automobile PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Le mouvement n’est certes pas massif et il a coupé le camp syndical en deux, cependant il a paralysé la production.  Dès 8 heures, le comité de grève, soutenu par la CGT, SUD et la CFDT, revendiquant 400 grévistes, « réoccupait » le PC 10, point central de l’atelier. La direction, elle, estimait hier soir le nombre de grévistes à moins de 200 et pointait un absentéisme « très fort dans les points les plus tendus de l’usine ». « Ils peuvent inventer ce qu’ils veulent, la grève a marqué un point », assurait de son côté le délégué CGT, Jean-Pierre Mercier.

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Des huées mais aucun heurt

Juste avant de rouvrir le site, resté fermé durant plus d’une semaine pour raisons de « sécurité », le directeur, Laurent Vergely, briefait encore ses troupes sur les agissements d’un « noyau minoritaire » de syndicalistes, réputé violent. Mais, à l’exception de quelques huées à l’approche des cohortes de cadres arpentant les allées (et renforcées pour l’occasion par 200 volontaires venus d’autres sites), aucun heurt n’a été observé. Les non-grévistes étaient, là aussi, désœuvrés le long des lignes à l’arrêt. « Le chef nous a dit d’aller à nos postes, mais on sait que les grévistes ne veulent pas », glisse l’un d’entre eux, craintif. L’huissier qui avait déposé plainte la semaine dernière pour « coups et blessures » était à pied d’œuvre lui aussi, plutôt souriant. Hier soir, la direction annonçait avoir mis à pied à titre conservatoire quatre grévistes soupçonnés d’avoir agressé l’officier ministériel le 18 janvier. Parmi eux, Agathe Martin, déléguée CGT, s’en est farouchement défendue : « Je suis pacifique, comme tout le monde ici. »

Les syndicats (SIA, CFTC, FO et CGC) ayant appelé à « lever le mouvement » ont prudemment gardé leurs distances. Passant dans l’atelier, Tanja Sussest, responsable du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile), s’est attiré des invectives. « Certains disent que j’ai trahi, mais ils sont 250, rétorque la syndicaliste. Moi, je représente tous ceux qui bossent. » Grévistes ou non, tous les syndicalistes seront ce matin à Paris (lire ci-contre) pour une séance de négociations dont le résultat sera scruté à Aulnay.

 Source : Le Parisien 

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Publié le 28 Janvier 2013

PSARECUPL'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois, à l'arrêt pendant dix jours, a rouvert lundi matin dans une ambiance tendue avec le renfort de plus de 200 cadres, mais sa chaîne de production a été immédiatement bloquée par les grévistes. La direction a décompté 180 grévistes, contre 400 selon la CGT, sur les 2.800 salariés de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d'un plan de restructuration prévoyant la suppression de 8.000 emplois auxquels s'ajouteront 1.500 départs naturels non remplacés.Au moment de la reprise du travail, les grévistes -en habits de ville- se sont rassemblés dans l'atelier montage derrière une banderole clamant "Non à la fermeture de PSA Aulnay!". Un cordon de sécurité les séparait d'une vingtaine de cadres extérieurs déployés en "observateurs" par la direction.

Ils ont ensuite voté d'un seul homme la grève. Sur les lignes, par petites grappes, des salariés, majoritairement intérimaires, attendaient que la ligne fabriquant la Citroën C3 se mette en marche, en vain. "Il y énormément d'absentéisme. Dans le seul atelier du montage, il y a entre 110 et 130 absents contre 50 un jour habituel, ce qui explique pourquoi on a du mal à tourner", a fait valoir une porte-parole de la direction. "Il y a des salariés qui n'ont pas eu envie de venir. Ils ont choisi cette solution pour ne pas casser la grève", a pour sa part jugé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, qui avait appelé à la grève le 16 janvier, dénonçant "les pressions de la direction" qui a renforcé la présence de vigiles à l'entrée de l'usine et appelé "plus de 200 cadres" d'autres sites en renfort. La direction avait promis, dans une lettre envoyée au salarié, de les "protéger" quand ils reprendraient le travail ce lundi matin après 10 jours d'arrêt. Auparavant, elle avait dénoncé des "dégradations" de la part des grévistes et des "intimidations" sur des non-grévistes.

Un noyau dur

Les cadres arrivés en renfort devaient "faire respecter le droit de grève et faire en sorte que la liberté du travail soit respectée" afin de "rassurer" les salariés et que "chacun puisse se comporter librement", a résumé le directeur du site, Laurent Vergely. "Parmi les grévistes il y a un noyau dur qui a tendance à jouer avec les limites du droit", a-t-il affirmé. "On veut nous faire passer pour des casseurs, des terroristes, vous trouvez ça normal ?", s'est ensuite indigné l'un d'eux auprès de l'AFP. Alors que ces équipes d'encadrement supplémentaires gagnaient leur atelier vers 06H00, ils se sont fait siffler, huer et interpeller par des grévistes qui distribuaient des tracts aux portillons d'entrée dans l'usine, gardés par de nombreux vigiles. "Vous êtes en train de casser la grève, vous n'avez pas honte de ce que vous faites!", leur a crié un gréviste. "Mercenaires!".

Les grévistes ont fait le tour de l'atelier pour convaincre les non-grévistes de rejoindre le mouvement, tandis que des clameurs et des battements de tambours résonnaient. "C'est nous qui fabriquons la voiture la plus vendue dans le groupe (la C3, ndlr) et après tu nous dis +elle coule ta boîte+, eh bien qu'elle coule !", a argumenté un gréviste auprès d'un cadre venu en renfort de Poissy (Yvelines). "Viens camarade, tu es l'un des seuls embauchés à ne pas faire grève. Fais comme nous, on va au vestiaire enlever ton bleu de travail", a dit une gréviste à un salarié, qui croisait les bras, secouant la tête en signe de refus. La grève avait déjà paralysé l'usine du 16 au 18 janvier. Elle a ensuite été fermée toute la semaine dernière, sur décision de la direction en raison d'une avarie électrique, mais surtout parce que les "conditions de sécurité" n'étaient "pas remplies".

Source : AFP

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Publié le 27 Janvier 2013

poleemploi101 540 chômeurs fin 2012. La Seine-Saint-Denis comptait fin décembre 101 540 demandeurs d’emploi de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé dans le mois), soit 370 de plus qu’en novembre (+0,4%). Sur un an, la progression atteint 10%, soit 9100 chômeurs en plus. Si l’on prend en compte également ceux n’ayant travaillé quelques heures durant le mois, on atteint 134550 personnes, un chiffre en légère baisse (- 0,3%) par rapport à novembre. Sur le total de l’Ile-de-France, le chômage (catégorie A) a progressé de 0,6% le mois dernier et de 8,6% sur un an.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Janvier 2013

PSA2Lundi sonnera l’heure de la reprise à l’usine PSA d’Aulnay. C’est ce qu’a annoncé hier le directeur du site, Laurent Vergely, dans une lettre aux salariés. La production est à l’arrêt depuis le 17 janvier, d’abord en raison d’une grève, puis d’une fermeture des ateliers décidée par PSA. Alors que la direction avait surtout dénoncé des violences survenues en marge de la grève, elle a tenu hier un discours plus mesuré promettant que « le site et les ateliers seront protégés », mais aussi que le droit de grève serait respecté.

« Sur les 400 grévistes d’il y a huit jours, 300 se sont comportés de manière irréprochable. S’ils veulent continuer, il faut que tout le monde soit assuré que le Code du travail s’applique », indiquait hier une porte-parole. La grève se poursuivra-t-elle à l’entrée dans les ateliers? Sur ce point, le camp syndical est très divisé. La CGT, qui soutient le mouvement avec SUD et la CFDT, annonçait hier, par la voix de Jean-Pierre Mercier, sa volonté de « réoccuper l’usine » à la veille d’un ultime rendez-vous de négociations sur les mesures d’accompagnement du plan social (qui prévoit la fermeture de l’usine d’Aulnay en 2014).

Une pétition réclame une préretraite à 55 ans

« Cela doit permettre de peser pour reprendre les négociations à zéro, sur la base des revendications contresignées par 1600 salariés d’Aulnay », explique-t-il. La pétition réclame notamment une préretraite à 55 ans et un CDI pour tous. Cependant, les syndicats SIA, FO, CFTC et CGC appellent à « lever le mouvement », estimant que « les conditions de l’exercice du droit de grève ne sont plus réunies ». Ils pointent la nécessité d’un retour à « un climat social apaisé ».

Cinq salariés ont été convoqués au commissariat de Bobigny, dans le cadre d’une enquête sur l’agression, dans l’usine, d’un huissier. Ce dernier a déposé plainte pour coups et blessures, indiquant avoir été menacé puis frappé par quatre hommes à l’atelier montage le 18 janvier à 16h15. Deux autres huissiers présents ce jour-là ont aussi déposé plainte pour avoir été menacés et bousculés. CGT et SUD ont démenti depuis toute violence.

Source : Le Parisien

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Publié le 25 Janvier 2013

PSARECUP« Bouteilles d’eau et café fumant dans un coin. Au mur, une affichette annonce que le « gréviste n° 270 » vient d’être recensé. Sur une autre, le numéro rouge que chacun peut joindre pour être informé des suites du mouvement. « Rouge, par opposition au numéro vert de la direction », glisse un ouvrier.

Cela fait une semaine que PSA a fermé les portes de son usine d’Aulnay aux équipes de production, mettant de fait les grévistes dehors. Alors ces derniers ont établi leur QG à la Bourse du travail, dans le quartier du Vieux-Pays. C’est là qu’ils reviendront ce midi, après avoir distribué leurs tracts à la gare du Nord à Paris. Là aussi qu’ils tiennent leurs assemblées générales « à huis clos parce qu’il y avait trop de gens qui passaient regarder ce qu’on faisait », glisse le délégué CGT, Jean-Pierre Mercier. « La grève se renforce », assure de son côté Mohamed Khenniche, délégué SUD.

Hier matin, à la fin de l’assemblée, la vaste salle était pleine. « Et d’autres vont arriver plus tard », assure Rachid, père de famille qui fait le trajet tous les matins depuis Noisy-le-Grand. Il fait grève pour que l’usine — censée fermer en 2014 — « reste ouverte jusqu’à [s]a retraite! » Les participants ont décidé d’aller en délégation auprès des maires de leurs villes de résidence. L’objectif : obtenir une aide financière. « Je suis tout seul pour Montreuil? », s’époumone un gréviste hirsute, l’air inquiet. Un petit groupe se prépare à partir pour l’hôtel de ville d’Aulnay, après avoir désigné son porte-parole. « Surtout, faut pas lui couper la parole! » Mimoun, sourcils froncés derrière de fines lunettes, pianote sur son portable. « Je vais demander l’aide de Laurence Rossignol, élue à Compiègne, explique ce quinquagénaire aux allures posées habitant l’Oise. Lors de la dernière grève de 2007 (NDLR : qui avait duré six semaines), elle nous avait soutenus! »

Certains trompent l’ennui en jouant aux cartes. Sur un mur, on a placardé les œuvres de dessinateurs engagés, comme Faujour, qui soutiennent le mouvement. En cuisine, Mohamed et Jamaah surveillent la cuisson d’un tajine géant pour le repas de midi. « Quarante kilos de cuisses de poulet », annonce fièrement Mohamed.

« On n’est pas des casseurs, ni des terroristes » (un gréviste, employé du montage)

L’ambiance est chaleureuse, loin du climat de violence décrit par la direction de l’usine, qui a prolongé au moins jusqu’à lundi l’arrêt de la production pour des raisons de « sécurité ». « On n’est pas des casseurs ni des terroristes! » assure un employé du montage. La plainte déposée par un huissier pour « coups et blessures », les jets de projectiles, les menaces décrits par la hiérarchie? « Franchement, les incidents, on ne les a pas vus, on ne les a pas créés », assure un jeune trentenaire employé du plateau de retouche, entouré d’une dizaine d’amis. Ils ont un point commun : celui de n’appartenir à aucun syndicat et de n’avoir jamais fait grève jusque-là. Le groupe tranche avec l’image habituelle de ces grévistes « durs » rompus aux débrayages et aux manifs. « On a l’impression d’avoir été mis de côté par PSA et par nos chefs », résume l’un d’entre eux.

Au mur, l’affichette annonce désormais 292 grévistes. D’autres actions doivent venir avant la séance de négociation au siège du groupe, mardi prochain à Paris.« 

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Janvier 2013

« La sécurité n’est pas assurée » estime la direction qui a annoncé hier que le site d’Aulnay resterait fermé au moins jusqu’à lundi.

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Il y a une semaine tout juste, c’est la grève qui paralysait la production à l’usine PSA d’Aulnay. Mais depuis vendredi, les ouvriers, grévistes ou non, se heurtent à des portes closes. Qui le resteront au moins jusqu’à lundi. Hier, à l’issue d’un comité d’entreprise, la direction a annoncé que la production ne reprendrait ni jeudi ni vendredi.  « La sécurité des salariés n’est pas assurée », a indiqué une porte-parole, se fondant notamment sur « le ressenti des salariés et de certains représentants syndicaux ». Rien n’indique pour le moment que l’activité reprendra lundi. Les salariés n’en sauront plus que dimanche soir, en appelant le numéro vert mis en place dans les situations de chômage technique.

Voilà plusieurs jours que PSA dénonce les « violences » survenues en marge de la grève qui a démarré il y a une semaine. Un fait supplémentaire a apporté hier de l’eau à son moulin. Un huissier, présent dans l’usine pour observer les grévistes, a déposé plainte samedi pour coups et blessures. L’homme indique avoir été pris à partie par quatre individus qui l’ont frappé à coups de poing, de pied, de coude. L’agression a été confirmée par un second huissier. Mais selon la préfecture, elle a eu lieu vendredi à 16h15… à une heure où les grévistes avaient en principe tous quitté l’usine, fermée pour cause d’intempéries par la direction.

Les grévistes réunis à la 
Bourse du travail

Dans cette atmosphère un peu confuse, cadres et techniciens sont venus travailler hier, pour remettre en état les installations. « On est loin de ce qui se passait lors de la grande grève de 1982, où ça se battait à coups de marteau, confie un ancien. Mais des collègues ont été menacés la semaine dernière, l’un a reçu une tomate en plein visage. » Face au mouvement, la direction hésite semble-t-il sur les mesures à prendre. Il paraît compliqué de sanctionner des syndicalistes en pleines négociations autour du plan social (qui prévoit la fermeture de l’usine en 2014), à moins d’avoir le soutien des pouvoirs publics.

L’hypothèse d’un recours aux vigiles d’une société privée, pour « encadrer la grève » au sein même des ateliers, pourrait choquer le personnel. Les responsables départementaux de la CGT, de la CFDT et de l’Unsa ont d’ailleurs écrit hier à la direction du travail et au préfet pour dénoncer le déploiement d’agents de sécurité aux portes de l’usine. Le statu quo va-t-il affaiblir le mouvement de grève, désormais cantonné à la Bourse du travail d’Aulnay? « C’est vrai que, nous mettre dehors, ça éparpille les gens, reconnaît le délégué CGT Jean-Pierre Mercier. Mais ça nous a renforcés, et on se prépare à réoccuper l’usine. » La CGT annonce « 300 cartes de grève », là où la direction de PSA évoquait « 150 grévistes » (pour un site comptant 3000 salariés).

Hier matin, 150 salariés de PSA ont fait le déplacement à Flins (Yvelines) pour témoigner de leur solidarité avec les employés de Renault qui protestaient à leur tour contre les suppressions de postes qui les menacent. Ils ont fait céder le portail cadenassé de l’usine où ils sont entrés sous les vivats d’une centaine d’ouvriers. Ils ont ensuite organisé un « péage libre », sur l’autoroute A 13, en début d’après-midi.

Source : Le Parisien

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Publié le 23 Janvier 2013

PSARECUPLe conflit se durcit à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, vouée à la fermeture en 2014 et qui est restée fermée hier. En une semaine, l’usine a d’abord été paralysée par une grève, puis fermée par la direction qui dénonce les « sabotages des grévistes ». « L’ambiance est délétère », a rapporté hier la déléguée centrale CFE-CGC, Anne Valleron, alors que le directeur industriel du groupe a critiqué « les méthodes totalement inacceptables » d’environ 150 grévistes, responsables de « nombreuses dégradations » et qui font « régner la terreur », ce que nie le délégué CGT, Jean-Pierre Mercier. Outre-Rhin, le président d’Opel a menacé hier de fermer l’usine de Bochum (Allemagne) dès le 1er janvier 2015, soit plus tôt que prévu, si un accord sur le plan de redressement du constructeur allemand n’était pas trouvé en février avec le personnel . En décembre, Opel avait annoncé vouloir mettre un terme à la production de voitures sur ce site après 2016.

Source : Le Parisien

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Publié le 22 Janvier 2013

directeur_de_psa_denonce_les_methodes_inacc.jpgLe directeur industriel du groupe PSA Peugeot-Citroën, Denis Martin, a dénoncé lundi auprès de l'AFP les "méthodes totalement inacceptables" de certains grévistes de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui est restée fermée lundi sur décision de la direction. Environ 170 grévistes ont pénétré vendredi dans l'enceinte d'une usine du groupe à Saint-Ouen pour protester contre la fermeture de leur site, programmée en 2014, "par effraction en cassant un mur à coups de masse et de barre à mine", selon la direction, qui a déposé plainte contre X.

Par ailleurs, depuis le début de la grève mercredi à l'appel de la CGT, "il y a eu de nombreuses dégradations" dans l'usine d'Aulnay-sous-Bois, a dit M. Martin à l'AFP. L'usine est restée fermée lundi matin sur décision de la direction qui affirme qu'une avarie sur une installation électrique de l'atelier de peinture empêche la reprise de la production sur la chaîne. L'origine de la panne, constatée vendredi matin et qui ne sera probablement pas réparée mardi matin, n'est pas connue.

La direction fera un point mardi matin sur l'avancée des réparations et statuera en fonction sur la reprise ou non de l'activité dans l'après-midi, selon un porte-parole. Selon M. Martin, les dégradations commises par les grévistes nécessitent de nombreuses autres interventions à Aulnay. "Tous les extincteurs, dont certains ont été vidés, enlevés, doivent être remplacés", "il y a eu beaucoup de dégradations de locaux, des peintures et des graffitis avec des propos tout à fait injurieux et des dessins irrespectueux", a raconté M. Martin.

"Il y a du nettoyage à faire en raison des jets d'oeufs" et "en matière de sécurité surtout nous devons être sûr que nos installations puissent remarcher", a-t-il expliqué. "Je nie formellement que tout ça est arrivé", a rétorqué le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, interrogé par l'AFP. "Nous sommes pacifiques, rien ne nous empêche d'aller discuter avec nos collègues d'une autre usine", a-t-il ajouté: "Ce sont les mensonges d'une direction aux abois qui veut bloquer les négociations".

Selon M. Martin, les "150 grévistes" sont "loin de représenter une majorité" des 3.000 salariés de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Ils font "régner la terreur, il y a beaucoup de pression (...) jusqu'à des menaces de mort" contre les non-grévistes et le personnel, dont l'encadrement, "sont sérieusement chahutés voire bousculés et menacés", a-t-il ajouté. "Je dénonce ce type de pressions et ces méthodes qui sont totalement inacceptables, ce qui s'est passé vendredi matin (à Saint-Ouen, ndlr) ce sont des manières de casseurs!", s'est-il indigné.

Dans un communiqué commun, les syndicats CFDT, CFTC, CFE-CGC et FO du groupe ont pris leur distance. "Une très grande majorité des salariés ne se reconnaissent pas dans ce type de méthodes. Nous ne pouvons pas cautionner ces débordements (...) L'accompagnement social en place a le mérite d'exister et (...) les syndicats responsables négocient encore pour essayer de l'améliorer". Mardi matin, les syndicats CGT-SUD et CFDT se réunissent en assemblée générale et décideront s'ils poursuivent la grève. La CGT dénonce les "méthodes inacceptables de la direction qui fait un lock-out et demande qu'il y ait des forces de l'ordre aux abords (des sites PSA) de Poissy et Saint-Ouen", dit M. Mercier.

Source : La voix du nord Photo : AFP

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Publié le 20 Janvier 2013

PSARECUPL’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois n’ouvrira pas ses portes aux salariés lundi. Cette fois, il ne s’agit pas de la grève, mais d’un « souci technique au sein de l’atelier peinture ». « Un mécanisme ne redémarre pas, nous espérons recevoir la pièce de remplacement au plus vite », explique une porte-parole de la direction. Comme c’est l’usage, les employés pourront joindre un numéro vert leur indiquant à quel moment reprendra la production… Si toutefois elle reprend. Car la grève paralyse la ligne de montage depuis mercredi. Du côté de la CGT, on accuse la direction de procéder à un lock-out en empêchant les grévistes de se mobiliser sur leur lieu de travail. Une partie d’entre eux pourrait tout de même se retrouver dès 6h30 aux portes du site. La direction dénonce, elle, une « escalade de la violence » (jets de pierres, injures). Pour le moment, elle a juste déposé des mains courantes.


Vendredi vers 10h30, entre 150 et 200 grévistes du site PSA d’Aulnay ont fait irruption dans une autre usine du groupe, située à Saint-Ouen. Cette unité emploie 700 personnes dans les activités d’emboutissage. Les manifestants ont harangué leurs collègues avec le slogan « Aulnay - Saint-Ouen même combat ». Une apparition qui a surpris la direction et a entraîné l’arrivée en masse de CRS, venus surveiller les abords de l’entreprise après le coup d’éclat des grévistes d’Aulnay. En début d’après-midi, à Aulnay, une assemblée générale a voté la reconduite de la grève dans une usine qui n’aurait pas pu reprendre son activité de toute façon. Anticipant les chutes de neige, le préfet avait pris un arrêté interdisant à PSA de faire rouler ses camions. 

Source : Le Parisien

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Publié le 18 Janvier 2013

PSARECUPUne manifestation, une grève qui se poursuit et de nouvelles propositions d’aides financières dans le cadre du plan social. La journée d’hier a été dense pour les salariés de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, et leurs représentants syndicaux. Hier soir le site était toujours à l’arrêt.  La CGT évoque un « mouvement qui se renforce », la direction dénonce des « incidents » (le médecin du travail aurait été pris à partie dans un atelier). A Paris, le no 2 du groupe, Denis Martin, recevait les organisations syndicales. A l’ordre du jour, les mesures d’aides financières pour les salariés des usines d’Aulnay et de Rennes (Ille-et-Vilaine) qui quitteraient le groupe ou opteraient pour une mutation en interne.

Les premières propositions ont ulcéré le délégué CGT Philippe Julien, qui a quitté la séance : « La direction continue à nous faire la lecture du plan social présenté en juillet, c’est scandaleux ! » « Inacceptable », a jugé de son côté Tanja Sussest, déléguée du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile), elle aussi très remontée. Denis Martin a fait de nouvelles offres. Un porte-parole de PSA indique ainsi : « Un salarié de Rennes ou d’Aulnay ayant vingt ans d’ancienneté toucherait jusqu’à deux ans de salaire (60000 € en moyenne) s’il quittait l’entreprise. » Il évoque également une aide à la mobilité interne pouvant aller jusqu’à 45000 € pour un salarié marié ayant deux enfants. Trois autres réunions sont prévues, la direction du groupe espère conclure un accord à la mi-février autour des mesures d’accompagnement du plan. « Il y a eu des avancées, mais il y a une belle différence entre ces propositions et les demandes des salariés », juge Brahim Loujahdi, délégué CFTC.
Prochaine réunion le 29 janvier. 

Source : Le Parisien

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Publié le 17 Janvier 2013

PSARECUP« Vous allez voir, la seule chose qui tourne ici, ce sont les grévistes! » assurait un ouvrier hier matin, aux portes de l’usine PSA d’Aulnay, dont la fermeture est annoncée pour 2014. Une barrière soulevée à l’entrée du site, et les journalistes ont pu vérifier de leurs yeux l’impact de la mobilisation commencée aux aurores. C’était la première fois, depuis l’annonce de la fermeture de l’usine le 12 juillet dernier, que la presse y pénétrait. En milieu de matinée, ils étaient environ 300 grévistes défilant dans les allées du site. Direction l’atelier de ferrage, première étape de la production des Citroën C 3, puisque c’est là qu’on assemble les pièces de la caisse, la structure des voitures. A l’entrée de la bâtisse, des pétards claquent, propulsant des gerbes d’étincelles sous la haute toiture métallique. « Vous voyez, là? Tous les robots orange sont à l’arrêt », glisse un gréviste, soucieux de prouver que l’usine est bloquée. L’atelier semble désert.

Une quarantaine de voitures produites, selon la direction

En passant, quelques ouvriers appuient sur les klaxons de chariots élévateurs à l’arrêt. « Si c’est pas malheureux de fermer une usine moderne comme celle-là », soupire un ouvrier. Un autre peste contre 
François Hollande : « Il peut pas trouver de l’argent pour nous? Il en a bien trouvé pour la guerre au Mali… » « J’en ai ras le bol, de cette incertitude. Ça dure depuis des mois », glisse un jeune moniteur du plateau de retouche. La totalité de son service (24 personnes) a débrayé : « Et pourtant, on n’est pas habitués à faire grève! »

Le cortège passe la porte de l’immense atelier de montage, qui n’abrite depuis 2008 qu’une seule ligne d’assemblage. Elle démarre mollement à l’approche des manifestants, puis s’arrête rapidement. A bonne distance, des membres de l’encadrement les observent. Quelques salariés non grévistes sont assis. Une discussion animée s’engage. « N’embêtez pas ceux qui ne veulent pas suivre », s’exclame une déléguée du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile). L’assemblée générale démarre. Les délégués 
CGT, CFDT, SUD, SIA se succèdent au micro devant 200 personnes. On vote à main levée la constitution d’un comité de grève, et l’occupation de l’usine. Certains syndicats sont absents, comme FO, qui décidera demain de sa position. Jean-Pierre Mercier, de la CGT, annonçait hier la création d’une caisse de grève, et en appelait à la « solidarité ouvrière dans le département ».

 

Le mouvement pourrait se poursuivre aujourd’hui alors qu’une nouvelle séance de négociations est prévue au siège du constructeur, à Paris. Selon la direction, 220 salariés ont débrayé hier matin (sur 1800 présents) et autant l’après-midi. La CGT évoque 500 à 600 grévistes. Les chiffres semblent modestes au regard des 3000 salariés du site. Mais hier, vers 17 heures, PSA dénombrait une quarantaine de voitures produites contre 300 à 400 habituellement. L’absentéisme aurait été plus important que d’habitude, souligne la direction, qui a évoqué des « points d’entrave », bloquant la production.

 Source article : Le Parisien / Vidéo : France Télévisions

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Publié le 16 Janvier 2013

PSARECUPUn débrayage aura-t-il lieu ce matin à l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay ? Le délégué CGT Jean-Pierre Mercier évoquait une « grève reconductible avec occupation », alors qu’une réunion de négociation autour des mesures d’accompagnement du plan social doit avoir lieu demain jeudi à Paris. « Ça a été voté par environ 200 personnes rassemblées sur le parking ce mardi au moment du changement d’équipe », affirmait hier le syndicaliste. Le matin même, la direction de l’usine présentait lors d’un comité d’entreprise le projet d’implantation de l’entreprise ID Logistics, avec 540 emplois de caristes, manutentionnaires, préparateurs de commande. Des précisions accueillies avec « prudence », indique Bruno Huyard, représentant FO : « On attend d’avoir davantage de garanties et de détails écrits pour se prononcer. » La direction de PSA a confirmé que les salaires proposés par cette société de logistique sont inférieurs à ceux des ouvriers de l’usine. Le salaire moyen d’un préparateur de commande tournerait autour de 1 100€ à 1 200 € par mois, alors qu’un salarié de l’usine automobile possédant quinze ans d’ancienneté touche en moyenne 1500 €. Mais PSA a déjà annoncé que cette différence serait compensée, durant les premières années, par une série d’aides versées dans le cadre de son plan de restructuration.

Source : Le Parisien

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Publié le 15 Janvier 2013

PSARECUPMontant des salaires, profils des postes, évolution de carrières, activités… Les questions devraient être nombreuses, ce mardi lors du comité d’entreprise à l’usine PSA d’Aulnay. La direction va y livrer des détails sur le projet d’implantation d’ID Logistics. L’arrivée de cette entreprise de logistique (avec 500 à 700 emplois) a été annoncée il y a quelques mois, dans le cadre de la réindustrialisation du site automobile, dont l’usine fermera en 2014. Hier, le maire PS d’Aulnay a reçu les représentants de six syndicats (SIA, CGT, FO, CFDT, CFTC, CGC) pour évoquer avec eux l’avenir du site et les négociations en cours avec le groupe automobile autour du permis de construire. Pour l’heure, Gérard Ségura n’est « pas prêt à signer », réclamant des garanties sur la localisation et les emplois d’ID Logistics. Il a également affirmé n’avoir aucune intention de faire construire des logements sur les terrains industriels.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 10 Janvier 2013

auto-entrepeneur.jpgAlors qu’on attend dans les prochains jours un audit ministériel sur l’auto-entreprenariat, ce régime simplifié de création d’entreprise ne s’est jamais aussi bien porté en Seine-Saint-Denis. Selon les chiffres qui remontent à août, on recense 17083 auto-entrepreneurs actifs en Seine-Saint-Denis, dont 4890 inscrits sur les premiers mois de 2012. Ce qui place le département sur le podium régional derrière Paris et les Hauts-de-Seine. « Le statut fonctionne bien en Seine-Saint-Denis car il permet à des personnes, qui n’ont pas beaucoup de ressources, de se lancer dans la création d’entreprise », explique Grégoire Leclercq, président de la Fédération des auto-entrepreneurs. « Il offre la possibilité d’avoir un petit revenu complémentaire. »

Un chiffre d’affaires annuel moyen en augmentation

Autre point positif : le chiffre d’affaires individuel annuel moyen s’établit à 9539 € hors taxe contre 6900 € en 2009. En clair, les auto-entrepreneurs parviennent à générer de plus en plus d’activité. Ce statut peut aussi être le socle d’une reconversion à succès, comme pour la Sevranaise Nadine Obédia. Créé en août 2008, ce statut permet plus souvent d’obtenir un revenu de complément (70% des cas) que d’en faire son activité principale. Parmi les 470000 entreprises créées en 2012 en France, on recense 265500 auto-entreprises « En clair, plus d’une nouvelle entreprise sur deux, se félicite Grégoire Leclercq. Ce régime stimule considérablement la création d’entreprise. »

*www.federation-auto-entrepreneur.fr.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 2 Janvier 2013

Daniel Goldberg, le député PS d'Aulnay-sous-Bois, a été élu le 17 juin 2012. Le 12 juillet, PSA annonçait sa décision de fermer son usine d'Aulnay. Un coup de tonnerre dans ce département de Seine-Saint-Denis déjà durement touché par le chômage. Pour Daniel Goldberg, que nous avons rencontré à l'Assemblée nationale, les choses sont on ne peut plus claires : "En retenant l'information pour cause d'élection présidentielle, PSA a fait perdre au moins un an, si ce n'est plus, à tout le monde, et ce sont les ouvriers d'Aulnay qui vont le payer cash."

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"J'attends de l'Etat qu'il ait un droit de veto sur le PSE"

PSA s'est engagé à ce qu'aucun ouvrier d'Aulnay ne se retrouve à Pôle emploi, se plaît à rappeler le député de Seine-Saint-Denis : "Je demande à PSA d'entrer dans le concret car si on ne prévoit pas d'ores et déjà l'organisation de la vie des 1500 personnes qui sont censées aller travailler à Poissy [Yvelines], ces engagements ne seront pas tenus."

Daniel Goldberg en est convaincu : "La puissance publique est en capacité d'imposer un certain nombre de choses à PSA." En effet le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) n'est pas encore engagé. Lorsqu'il le sera, l'Etat va être sollicité pour accompagner ce PSE, par exemple par des départs à la retraite anticipés, nous explique l'élu : "Cela aura un coût. Il faut que l'Etat dise oui ou non. Moi, j'attends qu'il exerce un droit de veto sur l'ensemble du dispositif."

En tout cas, les élus locaux comme les salariés sont très loin d'avoir des précisions sur le niveau d'emploi, les salaires ou les conventions collectives des entreprises qui doivent s'implanter sur le site de PSA. Aujourd'hui, les 170 hectares du site ne sont utilisés qu'à 30%, il y a toujours eu de la place pour accueillir des entreprises. Mais Daniel Goldberg en a parfaitement conscience : "Toutes ces zones d'ombre créent de la défiance.

"Je comprends la défiance"

Défiance est sûrement le mot le plus souvent utilisé par les ouvriers d'Aulnay. Défiance envers la direction mais aussi envers les politiques. Daniel Goldberg le reconnaît, mais il fait remarquer aussitôt : "Il y a très peu de gens qui vont discuter avec les salariés, heureusement qu'ils ont encore des élus avec lesquels ils peuvent discuter, même parfois avec véhémence, en pointant leur angoisse. Si je n'étais pas là pour entendre cette angoisse, je ne serais pas dans mon rôle." Pour le député, il ne faudra pas s'y tromper : avec Florange, PSA-Aulnay sera un des deux marqueurs industriels du gouvernement. Et Daniel Goldberg de conclure : "Les réponses qui seront données sur ces deux sites seront importantes politiquement."

 

Source : http://blog.francetvinfo.fr

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Publié le 31 Décembre 2012

gardiendelapaix.jpg767 postes de gardiens de la paix sont à pourvoir en Ile-de-France. Les épreuves écrites du concours 2013 se déroulent le 29 janvier. Il est encore possible de s’inscrire, par internet (jusqu’à ce soir) ou en envoyant le dossier papier (jusqu’au 7 janvier).

Pour vous présenter, il faut avoir au moins le bac, 35 ans au maximum, être de nationalité française et avoir un casier judiciaire vierge. Renseignements au 01.53.60.56.66. www.blog-police-recrutement.com

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Décembre 2012

poleemploi1 450 chômeurs de plus en un mois, en Seine-Saint-Denis. 101 170 personnes n’ayant pas du tout travaillé (catégorie A) étaient inscrites au Pôle emploi fin novembre. Cela représente une hausse de 1,5 % par rapport à octobre. En un an, leur nombre a bondi de 10,5 %. Si l’on prend en compte les personnes qui ont travaillé quelques heures durant le mois (catégories B et C), on atteint 134 910 demandeurs d’emploi dans le département soit +9,7 % en un an.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Décembre 2012

LO.jpgLa direction de PSA continue son cinéma, qui consiste à prévoir des réunions de négociations où il ne se passe strictement rien.

Le 20 décembre, elle a récidivé avec une réunion dont il n'est rien sorti pour les travailleurs. Tout ce qu'elle propose pour l'instant, c'est dix-huit mois de congé de reconversion pour les licenciés, aucune clause de retour pour ceux qui accepteraient un emploi dans des entreprises s'installant sur le site, et un départ en retraite anticipé de vingt-quatre à trente mois seulement.

Beaucoup de travailleurs, ayant des carrières incomplètes, sont exclus de ce système. La direction elle-même refuse encore de donner le nombre de travailleurs concernés. C'est dire que PSA se prépare à des licenciements massifs de vieux travailleurs.

Le gouvernement se montre ouvertement complice du patronat, et de PSA en particulier. La proposition de faire entrer Louis Gallois comme administrateur « indépendant » dans le conseil de surveillance de PSA en a apporté une preuve supplémentaire. Louis Gallois est l'auteur du rapport sur la compétitivité qui conseillait de réduire les cotisations patronales, d'augmenter la CSG payée par les salariés et la TVA. C'est aussi l'ancien PDG de la SNCF, de EADS et un membre du conseil de surveillance de Michelin. Bref, Louis Gallois est un zélé serviteur des capitalistes. Alors, s'il est « indépendant », c'est surtout des salariés.

Son entrée dans le conseil de surveillance de PSA était la pseudo-contrepartie demandée par l'État en échange de la garantie de sept milliards à la banque PSA. Belle largesse pour la famille Peugeot ! Même la commission de Bruxelles, pourtant favorable aux capitalistes, trouve un peu gros le cadeau octroyé à PSA.

Pour les travailleurs, il n'est toujours pas question d'accepter de se laisser jeter à la rue. Si tout le monde avait déjà plus ou moins la tête dans les vacances de fin d'année, des salariés ont quand même voulu marquer le coup en organisant des barbecues géants à l'intérieur de l'usine. Durant une heure ou deux, plusieurs centaines d'ouvriers ont arrêté le travail pour passer un moment ensemble. Très peu de C3 sont sorties ce jour-là, mais elles appartenaient à une série spéciale, la série C3 « à la merguez de la grève ».

Rendez-vous a été pris pour la rentrée afin de reprendre la mobilisation, car rien n'est encore obtenu.

Correspondant LO

Source : http://www.lutte-ouvriere-journal.org

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Publié le 24 Décembre 2012

poleemploi.jpgLes chiffres du chômage en Seine-Saint-Denis continuent leur progression. Ainsi fin octobre, 99 720 demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé (catégorie A) étaient inscrits à Pôle emploi 93, soit 950 personnes de plus que fin septembre, une hausse de 1 %. Sur un an, l'augmentation est de 9,9 %. Si l'on compte aussi les personnes ayant travaillé quelques heures dans le mois (catégorie A, B, C), on atteint 133 140 demandeurs d'emploi dans le 93 (+9,2 % sur un an).

Source : Le Parisien 

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Publié le 21 Décembre 2012

La ligne de montage s’arrêtera ce vendredi soir à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay. La production s’interrompt le temps des vacances, jusqu’au 3 janvier. Pour les 3000 salariés du site (dont la fermeture est annoncée pour 2014), l’année prend fin dans l’incertitude. Les négociations reprendront début janvier, tandis que l’usine de Poissy (Yvelines) se prépare déjà à accueillir des transfuges d’Aulnay. 

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Hier avait lieu la dernière séance de négociations de l’année autour des mesures d’accompagnement social pour l’ensemble du plan. Elle s’est déroulée dans le calme, au siège parisien du groupe, bien loin des incidents survenus la semaine dernière à Poissy. La direction a notamment indiqué avoir l’engagement ferme de la SNCF, de la RATP et d’Aéroports de Paris. Les trois sociétés ont promis d’embaucher 280 employés d’Aulnay en 2013, puis en 2014 (au total, PSA s’est engagé à contribuer à 1500 « reclassements externes »).

Déception des syndicats

Tanja Sussest, déléguée SIA, s’inquiète pour les salariés qui ne réussiraient pas à passer le cap des quelques mois de formation : « Rien ne garantit qu’ils puissent revenir chez PSA. Ça ressemble à un plan social discount! » « Denis Martin (NDLR : numéro 2 du groupe) refuse l’idée d’un droit au retour », assure de son côté Brahim Loujahdi, de la CFTC.

D’autres négociations se sont poursuivies ces derniers jours, autour de la réindustrialisation du site, à laquelle PSA a promis d’œuvrer. Le candidat le plus sérieux, l’entreprise ID Logistics, veut s’y implanter, avec 600 emplois à la clé. Dans le camp syndical, on s’interroge sur les conditions de recrutement et les salaires, probablement plus bas que ceux de PSA. La direction est engagée, elle, dans d’âpres discussions avec la mairie. En jeu : l’emplacement à réserver à l’entreprise de logistique. PSA veut aménager une parcelle située à l’ouest de son site, occupée par des parkings vides. « Il y a de la place et c’est le plus simple à aménager. Nous sommes pris par le temps, il faut proposer des emplois rapidement », indique une porte-parole de la direction.

Projets de réindustrialisation

Mais le maire PS, Gérard Ségura, souhaite préserver cette zone afin d’attirer d’autres entreprises : « C’est la partie la plus belle, nous en aurons besoin pour attirer d’autres entreprises », souligne l’un de ses collaborateurs, qui rappelle que la ville entend développer « une industrie de pointe ». La municipalité propose donc d’implanter ID Logistics à proximité de l’autoroute et des voies ferrées. Problème : l’emplacement disponible n’est pas suffisant, il faudrait donc démolir une partie de l’atelier de montage, selon PSA, qui juge l’affaire « très délicate dans le contexte social actuel ». 

Source : Le Parisien

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Publié le 16 Décembre 2012

France Télévisions a rencontré Sandrine et Didier il y a quelques jours dans leur maison de Silly-le-Long (Oise). Didier redoutait un durcissement du climat à l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois dans les prochains mois : "Aulnay est une bombe à retardement, nous expliquait-t-il, les gens attendent et lorsqu'ils verront qu'il n'y a pas de solution pour eux, ils vont se réveiller et ça ira mal."

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Et effectivement, mercredi 12 décembre, la colère des salariés est montée d'un cran. Une nouvelle séance de négociations sur les mutations internes et externes devait avoir lieu entre les syndicats et la direction de PSA, mais elle a été reportée au 20 décembre après l'intrusion d'un groupe de salariés dans le pôle Tertiaire de Peugeot à Poissy.

Après avoir parlé des seniors et de la réindustrialisation du site, les négociateurs vont devoir ouvrir le chapitre des mutations internes et des externes. Demander une mutation à l'usine PSA de Poissy ou choisir de quitter le groupe, espérer un CDI dans une entreprise sur le site d'Aulnay mais à quel prix, et avec quelle garantie ? Pour nombre de salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, ce sera bientôt l'heure du choix.

Cinquante ans à l'usine à eux deux

Pour Sandrine et Didier, on entre dans le vif du sujet. C'est un couple Peugeot-Citroën. A eux deux, ils ont travaillé presque cinquante ans à l'usine de Seine-Saint-Denis. Les parents de Sandrine, ouvriers chez Citroën, les ont aidés à entrer à Aulnay. Sandrine d'abord, puis Didier, quand il est devenu le "fiancé" de leur fille.

Didier frôle la cinquantaine, il est aujourd'hui professionnel de qualité : parti d'un simple CAP, il s'est formé à l'intérieur de l'usine et a validé ses acquis. "Pas question de se retrouver à travailler à la chaîne à Poissy, on ne veut pas tout recommencer à zéro, on n'est pas à vendre pour une poignée de cacahuètes", s'inquiète Didier. Le mot reclassement lui fait peur, il redoute le marché de dupes, le pire scénario : "Se faire embaucher par une petite entreprise qui peut fermer du jour au lendemain, et puis se retrouver sans rien."

"Ils nous ont trop menti, on n'a plus confiance !"Didier a toujours été syndiqué au SIA (Syndicat indépendant de l'automobile). Elu du syndicat maison jusque-là, il n'avait jamais fait grève. Il nous explique : "Je n'étais pas là pour mettre des bâtons dans les roues de la société, je croyais au rapport gagnant-gagnant." Mais là, ce n'est plus la même chanson, ils vont fermer l'usine. Sandrine et Didier ne croient plus en la parole de la direction, ni en celle des hommes politiques : "On n'a plus confiance, ils nous ont trop menti, et sans la confiance c'est comme dans un couple, ça ne peut pas marcher."

Sandrine est aujourd'hui chauffeur de véhicules - un "jokey" -, elle conduit les C3 qui sortent de l'usine vers les parcs. Elle a tout appris sur le tas : travailler sur ligne, comme pistarde retoucheuse, régler le parallélisme ou l'embrayage, monter les voitures sur les trains. Elle regrette un peu que toutes ses compétences n'apparaissent pas dans son CV : "On se donnait à fond pour améliorer le travail, j'étais très motivée mais maintenant on ne pense plus qu'à cela, la fermeture de l'usine." Cet avenir trop flou l'empêche de dormir. Si un des deux quitte le groupe, ce sera elle. Il faudra préserver le salaire de Didier, plus important que le sien.

Mutations internes ou externes, que choisir ? Aller à l'usine PSA de Poissy ou de Saint-Ouen, recommencer tout à zéro ? Sandrine et Didier semblent avoir perdu, en route, toutes leurs certitudes.

 

Source : http://blog.francetvinfo.fr

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Publié le 15 Décembre 2012

Les ouvriers ont voulu montrer leur « colère » après l’annonce de 1 500 suppressions supplémentaires de postes. La direction de PSA porte plainte.

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Plusieurs dizaines de salariés de PSA Peugeot Citroën ont pénétré mercredi dans des bâtiments administratifs du constructeur à Poissy (Yvelines) et causé des dégâts matériels, au lendemain de l'annonce d'une réduction supplémentaire d'effectifs au sein du groupe d'ici à 2014. Les incidents se sont produits à la mi-journée en marge d'un rassemblement organisé par la CGT à l'occasion des négociations sur le plan social lancé en juillet par PSA. La réunion a du coup été annulée et reportée au 20 décembre.

"La colère légitime des salariés s'est exprimée", a déclaré à Reuters Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT du site d'Aulnay-sous-Bois. "La casse, c'est une direction qui continue de mentir devant les syndicats, le gouvernement, la France entière, qui refuse de négocier sérieusement et qui continue d'organiser des réunions qui ne mènent à rien."

PSA va porter plainte

Selon la direction, une minorité de salariés ont forcé les portes du site et provoqué des dégradations dans les locaux. "La direction dénonce ces agissements qui sont le fait d'une minorité non représentative de l'ensemble des salariés, le dialogue social est en place et dans ce contexte nous ne pouvons accepter ces casses, ces agissements, ces voies de fait, qui sont tout à fait répréhensibles", a déclaré Denis Martin, directeur industriel de PSA, sur i>Télé. Il a ajouté que le groupe avait l'intention de porter plainte.

PSA Peugeot Citroën a annoncé mardi soir aux syndicats que l'effectif du groupe en France pourrait être réduit d'ici à la mi-2014 de 1 500 emplois supplémentaires, estimation maximale de l'attrition naturelle (départs en retraite ou démissions non remplacés) au sein du groupe. Ce total viendrait s'ajouter aux 8 000 suppressions de postes du plan social, que les syndicats ont refusé mardi d'entériner.

Fermeture prochaine à Aulnay-sous-Bois

La restructuration annoncée cet été prévoit aussi la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), dont la moitié environ des salariés devraient être transférés à Poissy. "Je pose une question au gouvernement : combien de suppressions d'emplois va-t-il falloir attendre pour qu'il se décide à intervenir ?" a lancé Jean-Pierre Mercier.

Dans un communiqué, le PCF accuse PSA de "jouer le pourrissement de la situation en misant sur le désespoir des travailleurs pour qui Pôle emploi est devenu le seul horizon". "Face à ce patronat sans scrupule, le gouvernement doit reprendre la main [...] et contraindre la direction de Peugeot à de meilleurs sentiments", estime le Parti communiste, qui prône notamment "zéro crédit d'impôt pour les entreprises qui licencient et font des bénéfices".

Source : http://www.lepoint.fr

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Publié le 12 Décembre 2012

Malgré la fermeture du site PSA en 2014 et les suppressions de postes confirmées hier, les Citroën C3 continuent de sortir de l’usine. Voici l’ambiance décrite dans un article du journal Le Parisien paru ce matin.

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Le matin, sous un ciel encore noir, sortir du bus, passer son badge au tourniquet, enfiler l’habit de travail au vestiaire et prendre son poste. Le rituel n’a pas changé à Aulnay-sous-Bois, même si les cœurs sont plus lourds. La rentrée de septembre devait être chaude à l’usine PSA, condamnée à la fermeture en 2014. Il y a bien eu quelques journées de mobilisation et de manifs.  Ce sera encore le cas ce matin, à l’occasion d’une séance de négociations avec la direction. Mais le reste du temps, l’usine d’Aulnay (3000 salariés) tourne toujours.

« On n’est pas des casseurs »

« On veut montrer qu’on est des travailleurs, pas des casseurs », résume fièrement Frédéric, grand gaillard de 33 ans croisé aux portes de l’immense site industriel. Lui, qui a débuté ici à l’âge de 18 ans, avait coutume d’arriver avec une heure d’avance, pour « préparer le boulot ». « C’est fini maintenant, lâche-t-il entre ses dents. A quoi ça sert de mieux faire? » Frédéric a fait quelques jours de grève, mais il continue d’arriver à l’heure. Les 
Citroën C3 neuves sortent jour après jour de la ligne de montage et les trains chargés de voitures filent le long de l’autoroute A 1. La production a tout de même ralenti : 400 à 500 voitures contre 700 avant le 12 juillet. « Grève du zèle », grince la direction qui reconnaît pourtant que « la majorité des salariés est attentive à son savoir-faire, à son activité ». Dans le camp syndical, on pointe surtout ces moments, de plus en plus nombreux, où la direction fait arrêter la chaîne de montage « pour des raisons techniques ».

« Les chefs nous espionnent »

Les relations entre la base et la hiérarchie se sont tendues. « Dès qu’on est quatre ou cinq à discuter, on voit les chefs s’approcher pour nous espionner, alors on arrête de parler, même si c’était de la météo », confie Daniel, technicien de 56 ans. PSA assure que les procédures disciplinaires ont diminué depuis le 12 juillet. A entendre les salariés, les convocations pleuvent. Jean-Pierre, 59 ans, pas franchement syndicaliste dans l’âme, a reçu son courrier la semaine dernière. Il a eu « des mots » avec son chef. La faute au climat « stressant », glisse-t-il, l’œil inquiet derrière de fines lunettes : « Je ne suis pas tout jeune, j’essaie de terminer mon travail le plus honnêtement possible. Je n’ai jamais eu un avertissement de toute ma vie. Mais là, on nous met plus bas que terre. » Les responsables d’unité ont été invités par la direction à se déplacer « en binôme » pour éviter les incidents.

« Les salariés ont la rage »

Sporadiquement, la température monte. En novembre, un débrayage spontané a eu lieu à l’atelier de ferrage (où on assemble les pièces de la caisse, la structure de la voiture) contre des menaces de sanction pesant sur des salariés… La production a été paralysée durant deux jours, quelques dégradations ont été commises. « Pas par les ouvriers », assure la 
CGT. « Les salariés ont la rage », constate Ali, 51 ans, l’œil noir. Cet ancien adhérent de la CGT, puis de SUD, ne mâche pas ses mots à l’égard des délégués syndicaux : « Ils cavalent dans les couloirs des ministères et ça donne quoi? Ici, on est dans le flou. »

« Si le 
gouvernement n’est pas à nos côtés… »

Mais c’est surtout au gouvernement que les salariés en veulent. « Le quoi? Il est inexistant! » lâche Mathieu d’un ton définitif. Il y a quinze jours, c’est avec colère qu’une poignée de salariés accueillait le maire et député PS, Gérard Ségura, et Daniel Goldberg, en visite avec une délégation américaine : « Vous nous laissez tomber, accusait Mohamed, un jeune cariste. On a incité tous les gens qu’on connaissait à voter pour Hollande. A vous maintenant de nous défendre. Si le gouvernement n’est pas à nos côtés, qui le sera? »

« Pas question d’aller à Poissy »

Même quand le calme règne, l’inquiétude plane dans les ateliers déjà à moitié vides. « Plus le temps passe, plus les gens nous pressent de questions sur leur avenir », indique José, délégué CFDT. « On ne parle que de ça », ajoute Fabrice, 37 ans, dont treize d’ancienneté. David et Himmet, le grand et le petit, évoquent avec nostalgie le temps d’avant, « quand tout le monde rigolait. « Un peu comme dans une famille, assure David. Maintenant, on se demande ce qu’on va devenir. Même le week-end, quand tu veux te reposer, la tête travaille toute seule. »

Cela obsède aussi Rachid, père de famille de 35 ans. « Moi, je suis entré à Aulnay à 18 ans. Avant moi, c’est mon père qui travaillait ici! C’était le grand boulot de ma vie! Pas question d’aller à Poissy, alors que j’habite à Villeparisis (Seine-et-Marne). 
Je veux rester à Aulnay! »

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Publié le 29 Novembre 2012

PSARECUPL’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois tourne au ralenti depuis mercredi matin. Une grève bloque la chaîne de production. Et les voitures sortent de moins en moins nombreuses du site. L’usine doit fermer en 2014. D’ici là, elle va voir disparaître l’une de ses deux équipes, expliquent les syndicats, qui n’ont pas épuisé tous les recours, mais gardent peu d’espoir de faire annuler le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). C’est cependant la première fois qu’un mouvement de résistance au sein de l’usine dure plus de quelques heures depuis l’annonce de la fermeture, qui n’avait pas suscité d’arrêt de la production l’après-midi du 12 juillet.

« Ils font semblant de discuter, on fait semblant de travailler »

Tout a commencé à l’atelier ferrage jeudi dernier. Là, 400 salariés interviennent sur les éléments de tôle nue qui vont constituer la C3, au début du parcours de fabrication. Leur rythme de travail conditionne celui du reste de l’usine. Or, depuis juillet 2012, il leur arrive de ralentir la cadence, raconte Gaëtan Minardi, qui travaille à l’atelier :« En moyenne, on voyait passer 700 voitures par jour avant l’annonce. Depuis, c’est plutôt 400 par jour. » Le choix de lever le pied est souvent délibéré, explique le militant CGT. C’est une réponse à l’attitude de la direction, qui « fait traîner les négociations » :« La direction fait semblant de discuter, on fait semblant de travailler. » Et « tant que ça collait avec les objectifs de production, ça allait », pour Patrice Zahn, délégué syndical CGT à Aulnay.

La paix armée est rompue

Jeudi dernier, l’équilibre a flanché. Ce jour-là, les ouvriers de l’atelier, en forme, « font plus de véhicules » que les autres jours : « Il leur a pourtant été reproché d’être partis cinq minutes en avance sur leur horaire. Ça les a énervés. » Il ne fallait pas les énerver. Le lendemain, ils décident de ralentir à nouveau le rythme. Ce qui leur est reproché « à deux doigts des moustaches », poursuit Gaëtan Minardi. Des cadres sont également envoyés pour « surveiller les lignes », ajoute Patric Zahn. Mardi, cinq ouvriers de l’atelier se voient remettre une lettre recommandée : ils sont convoqués à un entretien préalable à une sanction. Deux femmes – elles sont peu nombreuses au ferrage – font partie du lot. Pour Gaëtan Minardi, on s’attaque aux plus faibles : « Par solidarité, nous avons débrayé. » Une centaine de salariés du ferrage sont mobilisés, selon la direction. D’autres ateliers suivent, selon la CGT, qui fait partie du mouvement. Depuis mercredi 27 octobre, 10 heures, l’usine ne tourne plus que sporadiquement. Elle « produit au ralenti », constate la direction, qui ne souhaite pas donner de chiffres.

« Certains se réveillent enfin »

Pour Patrice Zahn, ce qui se joue, ce ne sont pas les sanctions :« On a déjà fait annuler des sanctions mais, là, ce n’est pas la question. Ce qui se joue c’est qui contrôle quoi. C’est le premier moment un peu chaud depuis la fermeture de l’usine : l’arrêt dure, et les ouvriers ne veulent pas lâcher l’affaire. Si la direction recule, ça fera un précédent pour les ouvriers. » Pour l’ouvrier, qui travaille depuis 1995, à Aulnay : « Depuis quinze jours, le moral baisse, alors la direction essaie d’avancer. » Mais la situation a bougé mardi 27 novembre. Des représentants du personnel ont été reçus au ministère du du Travail, raconte Gaëtan Minardi : « Le ministère nous a dit qu’il ne pouvait rien faire, qu’il nous fallait nous débrouiller avec PSA. Y a des gens qui se réveillent du coup, chez nous. La résistance n’est pas encore massive, mais certains se réveillent enfin. »

Ce jeudi en fin de matinée, le DRH de l’usine reçoit une délégation de six ouvriers pour discuter de la situation à l’atelier ferrage. Pour la direction, cet événement reste local et reste sans lien avec le plan social qui doit toucher le groupe. Au même moment, la direction centrale rencontre, comme chaque semaine, les syndicats du groupe, à Poissy, pour des négociations sur l’avenir du site. Patrice Zahn reste prudent :« Pour de vraies négociations, il faut un rapport de force. Il n’est pas là pour le moment. »

Source : Elsa Fayner http://www.rue89.com

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Publié le 28 Novembre 2012

Les syndicats de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, ont plaidé en faveur d'un plan de préretraite pour les salariés de plus de 55 ans du site, voué à la fermeture en 2014, mardi 27 décembre, lors d'une rencontre au ministère du travail. Une délégation a été reçue mardi matin par des collaborateurs du ministre du travail, Michel Sapin.

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Selon Tahar Taouil, élu SIA au comité d'entreprise de l'usine d'Aulnay, "le gouvernement a laissé la porte ouverte mardi [sur la question des seniors], même sur une aide éventuelle, mais il renvoie aux négociations entre syndicats et direction de PSA". "Ils nous ont fait comprendre que, pour l'instant, ils attendent de voir si PSA reclasse les seniors". Les salariés de plus de 55 ans sont environ 520 à Aulnay, soit 10 % des effectifs ; ils sont 8 829 sur l'ensemble des établissements, près de 7 % des effectifs, selon la direction. Les conseillers de Michel Sapin "ont noté nos doléances, notre méfiance par rapport à la direction mais restent axés sur les promesses du (patron de PSA) Philippe Varin qu'il n'y aurait 'personne à Pôle emploi'" dans le cadre des 8 000 suppressions d'emploi prévues dans la branche automobile, a rapporté M. Taouil.

"QUAND IL S'AGIT D'ACCOMPAGNER LES SALARIÉS, IL N'Y A PLUS PERSONNE"

"Le gouvernement est intervenu très concrètement avec 7 milliards pour aider la banque de PSA mais, quand il s'agit d'accompagner les salariés, il n'y a plus personne", a déploré pour sa part Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. Alors que la restructuration est suspendue aux conclusions du cabinet d'experts Secafi, remises officiellement le 11 décembre en comité central d'entreprise, syndicats et direction ont lancé des discussions sur les mesures d'accompagnement des salariés visés par le plan. La question des seniors a été la première abordée. La direction propose un congé de reclassement de 24 mois auxquels s'ajoutent 6 mois de congés dits de pénibilité, selon des syndicalistes. Elle envisage aussi de participer à des rachats de trimestres pour aider les salariés proches d'une retraite à taux plein mais conditionne cette possibilité de financement à un effort conjoint de l'Etat.

Source : Le Monde / Reuters

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi