emploi

Publié le 25 Décembre 2013

logo ratpDirecteur des ressources humaines du groupe RATP, Paul Peny est un homme heureux. Comme en 2013, la régie de transports envisage de recruter 3000 nouveaux salariés, sur un total de 45000, l’an prochain. « Nous tablons sur 2000 contrats à durée indéterminée : 1000 machinistes(NDLR : conducteurs de bus), 300 agents d’accueil dans les gares et stations, 100 personnels de sécurité et de contrôle, 100 personnels de maintenance et 50 conducteurs de métro. En ce qui concerne les cadres, on prévoit 250 embauches, principalement des ingénieurs ».

La RATP recrutera en outre l’an prochain plus de 800 emplois aidés (de 200 à 250 contrats de professionnalisation, 400 contrats d’accompagnement vers l’emploi et 200 contrats d’avenir). Bref, alors que le chômage est au plus haut, la RATP reste une valeur sûre. « Nous offrons des métiers à très forte visibilité, comme conducteur de bus ou de métro, qui séduisent les jeunes. Et pour les ingénieurs qui rêvent d’inventer des projets complexes dans le cadre du Grand Paris, nous sommes un terrain de jeu fabuleux », s’enthousiasme le DRH. La RATP reçoit tous les ans sur son site Internet, et lors des forums pour l’emploi, quelque 60000 candidatures.

Source : Le Parisien

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Publié le 20 Décembre 2013

ateliers-psa-aulnay.jpgL’heure des congés de Noël a sonné à l’usine PSA d’Aulnay. Ce soir, les salariés quitteront le site pour deux semaines de vacances. Certains ne reviendront pas, parce qu’ils ont obtenu une mutation ou ont été embauchés ailleurs. Mais d’autres franchiront à nouveau les tourniquets de l’entrée du site le 6 janvier. Combien seront-ils? Difficile d’être précis sur ce point puisque tout dépendra du nombre de départs qui auront encore lieu d’ici à la fin décembre. Selon un porte-parole de PSA, le nombre de personnes engagées dans un projet de reclassement « pas encore abouti » s’élève désormais à « moins de 500 ». Et il reste « moins de 200 salariés qui n’ont émis aucun souhait ».

Dans le camp syndical, on évoque 400 à 500 personnes qui vont entrer en « phase contrainte ». Celle-ci débutera bel et bien au 1er janvier. Les premières lettres de licenciement pourront être envoyées à partir du 1er avril. Une certitude en revanche : le personnel n’accédera plus, à partir de janvier, aux ateliers de montage, ferrage et peinture, qui doivent être déconstruits. Il sera cantonné aux bâtiments administratifs, où ils devront faire acte de présence un jour sur deux.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 9 Décembre 2013

PSARECUPA l'issue d'un comité central d'entreprise le 5 décembre, la direction et les syndicats du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën ont approuvé la prolongation de l'échéance pour les départs volontaires de salariés jusqu'au 30 avril 2014.

Les reclassements se poursuivent chez PSA Peugeot Citroën, mais pas assez vite, notamment sur le site d'Aulnay-sous-Bois, appelé à être fermé dans les prochains mois. La direction et les représentants syndicaux du groupe automobile ont décidé lors d'un comité central d'entreprise le 5 décembre de prolonger le plan de départs volontaires pour les salariés jusqu'au 30 avril 2014, en lieu et place du 31 décembre de cette année.

La direction a annoncé que 2 802 salariés ont "adhéré" au plan et 534 autres ont ouvert un dossier. 2 785 des 3 000 que comptait l'usine d'Aulnay avant l'annonce de sa fermeture "ont été reclassés ou sont en voie de l'être", selon la direction, qui a notifié ces chiffres . 530 personnes sont en attente d'une réponse, et 215 autres salariés "ne se sont pas manifestés", a précisé PSA, comme le rapport l'AFP. Or, selon le syndicat CGT, "608 salariés n'ont pas à ce jour de solution ferme".

De plus, "les mesures d'accompagnement proposées aux salariés de l'usine d'Aulnay-sous-Bois ayant un projet professionnel externe ont été repoussées jusqu'au 31 mars", a également annoncé la direction. Ces mesures entrent dans le cadre de l'accord de compétitivité signé par la direction de PSA et les syndicats en octobre dernier.

Source : http://www.usinenouvelle.com

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Publié le 3 Décembre 2013

La culture n’est pas un luxe. Le secteur créatif, qui va de l’architecture aux jeux vidéo, en passant par la publicité, la mode et le cinéma est même plutôt vertueux en Ile-de-France si l’on s’intéresse aux emplois qu’il génère : près de 500 000. « Les industries créatives arrivent devant le secteur du transport, de la construction, de l’hôtellerie… » résument Carine Camors et Odile Soulard, deux économistes à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France, qui planchent sur le sujet depuis dix ans. Elles rendent publiques aujourd’hui les conclusions de leur étude. Cette dernière place notamment les industries créatives en troisième position des secteurs d’activité qui génèrent de l’emploi, après le commerce et la santé.

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Des actifs jeunes, diplômés et flexibles

Elles se sont inspirées de nos voisins anglais, qui, depuis 1998, utilisent une méthodologie très précise, passant au crible une soixantaine de critères. Selon l’étude des deux économistes françaises, l’Ile-de-France n’a pas à rougir si l’on regarde ce qu’il se passe à Tokyo, New-York, Séoul ou Londres. En Ile-de-France, 350 000 emplois sont générés par les industries créatives, du cinéma à la mode, en passant par les jeux vidéo. Le constat englobe aussi 150 000 autres emplois, issus d’autres secteurs, comme le designer dans l’automobile ou le graphiste de la grande distribution… « Dans un contexte de crise, ces emplois ont mieux résisté au global que dans d’autres secteurs », notent les économistes qui valorisent l’effet levier de ce secteur sur d’autres.

Des actifs jeunes, diplômés, flexibles. Le portrait type de cet actif, est un homme, plutôt jeune (moins de 35 ans), diplômé, flexible. Un sur cinq est indépendant, soit trois fois plus qu’en moyenne pour les autres secteurs. Si ce secteur résiste plutôt bien à la crise, les professionnels eux ne sont pas épargnés par la précarité. « Mais la concentration d’activités en Ile-de-France permet de rebondir plus facilement », note Carine Camors. convaincue que l’enjeu est de taille. « Il faut reconnaître ce secteur en tant que tel, il y a des besoins spécifiques à faire entendre. Prenez la révolution du numérique, elle n’est pas finie et a des besoins spécifiques à faire entendre, si les acteurs parlent d’une même voix ils auront plus de chance à se faire entendre », concluent les auteurs de cette étude.

Source : Le Parisien

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Publié le 29 Novembre 2013

poleemploiLes chiffres du chômage pour le mois d’octobre ont été annoncés hier. Si globalement en France, le nombre d’inscrits en catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé) a baissé de 0,6 %, le nombre de chômeurs en Seine-Saint-Denis a augmenté de 1 % dans cette catégorie par rapport à septembre, s’élevant ainsi à 109 930 personnes. Sur une année, la progression atteint 10,4 %. Si l’on prend en compte le nombre de chômeurs inscrits fin octobre à Pôle emploi en catégories A, B et C, la hausse est alors de 1,8 % (+10 % sur un an).

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Novembre 2013

egalite-chance.jpgRetour au bercail pour Nos quartiers ont des talents (NQT). L’association organisait hier ses 4e rencontres nationales sur l’égalité des chances à la Cité du Cinéma, à Saint-Denis, dans le département qui l’a vu naître en 2005. Depuis, l’association qui aide les jeunes diplômés des quartiers sensibles à trouver un emploi a bien grandi. Dotée d’un budget de 4 M€, financée à 75% par des entreprises et à 25% par l’Etat et les collectivités locales, Nos quartiers ont des talents agit désormais dans huit régions. En 8 ans, elle a accompagné plus de 18000 jeunes vers l’emploi, grâce au parrainage de près de 5000 cadres et dirigeants issus de plus de 600 entreprises partenaires, comme Orange, LVMH ou EADS. « Trois quarts des jeunes trouvent un emploi conforme à leur qualification dans les six mois », s’est félicité Yazid Chir, ancien président du Medef 93 et cofondateur de NQT, lors de la présentation du bilan de l’association, en présence de plusieurs chefs d’entreprises dans ce cadre prestigieux.

Plus de 3000 jeunes diplômés ou étudiants étaient également conviés à ce grand rendez-vous annuel, pour rencontrer la quarantaine d’entreprises disposant d’un stand. Samia et Sabrina, venues de Torcy (Seine-et-Marne) et Carrières-sur-Seine (Yvelines), avec en poche un Master 2 de juriste décrochée à Paris X-Nanterre, sont reparties plutôt déçues. « C’est bien sûr le principe, mais on s’attendait à déposer des CV et voir plus de recruteurs. Or, bien souvent, on nous a juste conseillé d’aller postuler sur Internet… », déplore Samia. « On m’a donné un sac et des stylos. Je m’en moque un peu, j’aurais préféré un boulot », ajoute Sabrina.

Plutôt qu’un forum de recrutement, ces rencontres sont en fait un moyen pour les jeunes diplômés de poser des questions et de se faire un réseau. Steve Idrissou, un jeune de Saint-Ouen, a par exemple décroché un poste de conseiller fiscal au Luxembourg après avoir été parrainée par une cadre de LVMH, en 2011. « Elle m’a été très très utile », témoigne le jeune salarié. « On va demander aussi à être parrainées, ce sera plus efficace », concluent Samia et Sabrina.

Au milieu des entreprises, le conseil général de Seine-Saint-Denis disposait aussi de son stand. Pour la première fois, le département a subventionné NQT à hauteur de 15000 €. « Malgré un nombre croissant de grandes entreprises sur notre territoire, les jeunes diplômés d’ici peinent à trouver un emploi », a déploré Stéphane Troussel, président (PS) du conseil général, devant une poignée de jeunes du département, diplômés depuis plusieurs mois mais toujours sans emploi. « Le 93 souffre d’une image désastreuse », regrette Amadou Tall, 29 ans, docteur en microbiologie venue du Blanc-Mesnil, et parrainé depuis deux mois par NQT. Avec l’espoir de décrocher enfin un emploi, un an après son diplôme.

Source : Le Parisien 

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Publié le 24 Novembre 2013

Continental-PSA.jpgEnviron 150 ex-Conti ont manifesté ce samedi dans les rues de Paris. Ces anciens salariés du fabricant de pneus de l’usine de Clairoix dans l'Oise, fermé en 2010 après un rude conflit social, demandaient à l'Etat de «faire pression» sur l'équipementier pour qu'«il respecte ses devoirs de reclassement et les décisions de justice». Les manifestants sont arrivés à la gare du Nord à midi, avant de prendre la direction de la place Vendôme, accompagnés de salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et d’autres Conti de Rambouillet (Yvelines). «Interdiction des licenciements, aucune usine ne doit fermer», scandaient les manifestants. Dans les rangs, on a pu apercevoir Olivier Besancenot, ancien candidat NPA à la présidentielle, venu apporter son soutien. Une délégation de six salariés a été reçue à 14h30 par des membres du cabinet de Christiane Taubira et du ministre du Travail Michel Sapin. A l'issue de l'entrevue, Antonio Da Costa, «toujours» délégué du personnel CFTC du site fermé en 2010, a dit «espérer maintenant une réaction politique forte. Il faut que l'Etat s'en mêle et ne laisse pas tomber les salariés».

La direction affirme avoir tenu «ses engagements»

Tenant «à rétablir la vérité», Continental assure dans un communiqué avoir «scrupuleusement respecté ses engagements», à savoir proposer à chaque salarié «deux offres d'emploi» ou une formation. «Ces engagements ont été tenus pour 95% des 1 113 salariés de Clairoix», précise la direction. Or, selon Antonio Da Costa (CFTC), «sur 1 120 salariés, 350 ont aujourd'hui un CDI précaire au Smic, une centaine sont au RSA et 500 à Pôle emploi». Continental a été condamné le 30 août par les prudhommes de Compiègne à indemniser près de 700 anciens salariés pour défaut de motif économique, une décision dont le groupe a fait appel

Source : Le Parisien / AFP

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Publié le 13 Novembre 2013

PSARECUPLa CGT ne désarme pas, à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. A l’occasion de la commission de suivi du plan de sauvegarde de l’emploi qui a lieu ce matin, le syndicat appelle à un rassemblement à 8 heures devant la porte 1 du site industriel. Il demande que cessent immédiatement « toutes les discriminations aux reclassements », notamment celles concernant les séniors. Il pointe aussi les difficultés rencontrées par les candidats aux mutations internes pour ce qui est de l’accès pour tous aux formations, transports et logements. La phase dite «volontaire » du plan social doit s’achever le 31 décembre, ouvrant la voie à des licenciements. L’usine automobile doit fermer ses portes définitivement l’année prochaine.

Source : Le Parisien

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Publié le 6 Novembre 2013

rsa_WEB.JPGLe service Projet de ville RSA organise le mercredi 20 novembre de 9h à 16h au gymnase Pierre Scohy la 3e édition du forum de l’insertion. Un rendez-vous qui s’adresse aux personnes allocataires du revenu de solidarité active (RSA) et, plus largement, à tout Aulnaysien en démarche d’insertion. Les allocataires du RSA pourront y rencontrer des professionnels de la création d’activité, de la formation et de l’insertion par l’économie. Cette manifestation mettra en présence les allocataires du RSA avec l’ensemble des acteurs et des partenaires qui travaillent dans le champ de l’insertion dans notre ville. L’édition 2013 se focalisera sur l’insertion sociale et professionnelle des publics locaux et mettra l’accent sur l’économie sociale et solidaire. Le forum de l’insertion est une brique de plus dans la prise en charge des allocataires du RSA dans leur parcours d’insertion socio-professionnelle.

Source : aulnay-sous-bois.fr

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Publié le 3 Novembre 2013

psa-entree.jpgQuatre projets industriels, totalisant un peu plus de mille emplois, pourraient voir le jour sur le site de PSA d'Aulnay-sous-Bois, voué à la fermeture en 2014, a annoncé à l'AFP la direction du groupe automobile. Ces quatre projets, qui ont été présentés lors d'une réunion du comité de pilotage pour la réindustriallisation du site, viennent s'ajouter à l'implantation -- déjà actée -- de l'entreprise ID Logistics, qui proposera à terme 590 emplois, a annoncé le groupe.

Cette annonce intervient alors que l'usine emblématique de Seine-Saint-Denis a livré sa dernière voiture, et alors qu'environ mille salariés sur les 3.000 qui travaillaient sur place ne sont pas encore fixés sur leur sort. Les projets présentés "concernent des activités industrielles à forte valeur ajoutée", notamment "dans le domaine de l'éco-industrie" et "de la mobilité", a précisé à l'AFP Bernard Weill, directeur des projets industriels chez PSA.

Un nombre d’emplois « supérieur aux engagements »

L'un des projets proposés aux membres du comité a trait à la fabrication et à l'entretien de matériel roulant pour le transport public, a-t-il dit. Les autres concernent la fabrication de systèmes d'éclairage à base de leds, de packs de batteries pour véhicules légers et d'éléments de mobilier pour les collectivités.

"L'ensemble de ces activités sont susceptibles de créer entre 2014 et 2020 plus de 1.000 emplois, qui s'additionnent aux 590 emplois d'ID Logistics, avec des créations d'emplois dès 2014-2015", a affirmé Bernard Weill.

Si ces projets étaient retenus par le comité de pilotage, le groupe automobile proposerait un nombre d'emplois "supérieur aux engagements" pris dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi, selon la direction. A l'annonce de la fermeture du site, qui employait avant 2012 environ 3.000 personnes, le constructeur automobile avait promis 1.500 reclassements en interne et la création, via l'installation d'autres industries sur le site, de 1.500 autres emplois.

Source : http://www.challenges.fr (Avec AFP)

 

 

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Publié le 31 Octobre 2013

lutte-ouvriere.jpgVendredi 25 octobre, la direction de PSA a fait tout un cinéma médiatique pour annoncer que sortirait des chaînes la dernière C3 produite à Aulnay et pour prétendre que 90 % des salariés étaient reclassés. Ce n'était là que mensonges.

Les voitures en question ont été fabriquées entre le 30 avril et le 25 juillet dernier, soit trois mois pour faire sept voitures ! Depuis, elles ont été conservées sous une couche de poussière.

Vendredi matin, les journalistes étant rassemblés sur le parking de l'usine, la direction a affiché sur les grilles des photos d'ouvriers travaillant sur les chaînes de production. Mais c'est en chair et en os qu'une centaine d'ouvriers sont arrivés en manifestation pour s'expliquer directement avec les journalistes.

Ils étaient venus dire que, depuis des mois, les chefs les pointent le matin et en fin d'équipe, que les grilles sont fermées pour empêcher qui que ce soit de sortir, et qu'il n'y a plus aucune production dans cette usine. Les ouvriers sont là dans les ateliers à ne rien faire, si ce n'est discuter entre eux pour savoir comment contraindre cette direction qui ne propose pas de reclassement aux mille travailleurs qui restent.

Car c'est cela la réalité de la fermeture d'Aulnay. 

Contrairement aux mensonges de PSA, bien des travailleurs n'ont pas de solution de reclassement. Sur les 2 700 travailleurs présents dans l'usine en 2012, seuls 702 ont été mutés dans d'autres usines du groupe. Sur les 300 emplois promis dans des entreprises comme la SNCF, la RATP ou ADP, seuls 29 travailleurs ont été pris. Seuls 119 travailleurs parmi les plus anciens ont pu bénéficier d'un congé senior. Enfin, 700 ouvriers sont partis, ne croyant pas aux promesses de la direction et préférant chercher eux-mêmes un emploi.

Quant aux promesses de ré-industrialisation du site avec création de 1 500 emplois sur place, elles n'ont aucune consistance. La seule entreprise qui envisageait de s'installer sur le site, ID-Logistics, vient de retirer son permis de construire.

Il reste donc 1 037 ouvriers auxquels la direction n'a rien proposé. Mais eux ont appris qu'ils ne doivent compter que sur leur détermination pour ne pas laisser PSA les jeter dehors. Contrairement à ce qu'elle espère, la direction n'en a pas encore fini avec les travailleurs d'Aulnay.

Source : http://www.lutte-ouvriere-journal.org

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Publié le 30 Octobre 2013

Vous trouverez ci-dessous un communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay daté du 25 octobre qui dresse un premier bilan sans concession des engagements non tenus de PSA en termes d’emploi suite à la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois.

logo-cgt-aulnay.pngA 45 jours (ouvrés) de l’envoi des lettres de licenciement, 1000 salariés restent sans solution d’emploi !

Le 12 juillet 2012, lors d’une réunion exceptionnelle du CCE, était annoncée officiellement la fermeture de l’usine d’Aulnay. 

M. Varin, s’engageait à n’envoyer aucun salarié au Pôle emploi en promettant 1 500 reclassements internes, essentiellement à Poissy, et 1 500 emplois qui devaient sortir de terre au titre de la ré-industrialisation

Les salariés ont mené pendant plus de 18 mois une longue lutte dont 4 mois de grève, au terme de laquelle, le PSE a été sensiblement amélioré. Malgré tout, nous restons très loin du compte.

A cette occasion, la CGT organise une conférence de presse pour faire le premier bilan chiffré de l’application catastrophique du PSE :

• Pourquoi restent ils plus de 1 000 salariés sans solution d'emploi ?

• Pourquoi les mutations internes sont elles aussi peu nombreuses ?

• Où en est-on de la ré-industrialisation ?

• Où en est-on des salariés de plus de 50 ans et des salariés handicapés ?

• Où en est-on de l’extension à tous les salariés des avantages du protocole de fin de grève (prime de 19 700 € sans condition) ?

Jean-Pierre Mercier

DS CGT PSA Aulnay

DS Central adjoint CGT du groupe PSA 

 

Source : http://cgt-psa-aulnay.fr

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Publié le 30 Octobre 2013

grand-paris-tunnelD’ici à 2018, le Nouveau Grand Paris devrait générer 12 800 nouveaux emplois dans le secteur des travaux publics, auxquels s’ajouteront 5 400 embauches liées aux départs en retraite. Tel est l’un des principaux enseignements de l’étude présentée le 7 octobre à la préfecture de région, réalisée par la Fédération régionale des travaux publics (FRTP), la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) et Constructys Ile-de-France Grande Couronne accompagnées par les cabinets Katalyse et Menway.

Objectif de ce travail, mené dans le cadre d’un contrat d’étude prospective (CEP) : quantifier et qualifier les impacts du Nouveau Grand Paris pour anticiper les besoins et apporter les réponses adéquates en termes de formation initiale et continue ; procurer aux entreprises du secteur une meilleure visibilité des besoins en ressources humaines à court et moyen terme. Le périmètre de l’analyse, volontairement limité à 2013-2018 « pour rester dans un travail prospectif réaliste et pragmatique », inclut les projets du plan de modernisation du réseau existant de transports collectifs, les lignes 15 et 16 du Grand Paris Express et quatre contrats de développement territorial (CDT) qui seront bientôt signés. Sur les 12 800 emplois générés par le Grand Paris, 1 000 relèvent de ces quatre CDT.

Des besoins à la hausse en 2017-2018

« La montée en charge des travaux devient particulièrement marquée à partir de 2014, alimentée par le génie civil. Après une augmentation plus faible en 2016, les nouveaux besoins repartent à la hausse sur 2017 et 2018, notamment du fait de nombreux travaux d’équipements des voies ferrées », indique le document. La ligne 15 du métro du Grand Paris pourrait ainsi mobiliser 800 personnes en 2016 et plus de 1 200 les deux années suivantes. Le chantier du prolongement du RER E devrait monter progressivement en puissance : il ferait appel à 400 personnes en 2015, 500 en 2016… et 800 en 2017.

Projet d’accord-cadre pour quinze ans

En conclusion de la présentation, le préfet de région, Jean Daubigny, a proposé la signature d’un accord-cadre aux acteurs concernés : la FRTP, Constructys, la SGP, le Stif, les services de l’Etat (Direccte, Pôle emploi) et le conseil régional, qui, a-t-il souligné, « va avoir encore plus de responsabilités en matière de formation ». Il pourrait être conclu début 2014 pour quinze ans, les chantiers du Nouveau Grand Paris devant s’achever en 2030. « Cet accord permettrait notamment de définir une méthode de travail sur quinze ans afin de satisfaire les besoins en personnels des entreprises et d’évaluer en permanence ces besoins » a précisé le préfet de région.

Avant la progression des travaux du Grand Paris au 2e semestre 2015, le secteur des TP doit passer 2014. « Nous anticipons un retrait de l’activité de 4 % et constatons une augmentation des dépôts de bilan qui touchent désormais des entreprises de 70 à 90 salariés », a indiqué le président de la FRTP. Malgré tout il s’est engagé, avec le préfet de région, à la création de 100 emplois d’avenir d’ici à fin 2014 et 1 000 contrats de génération d’ici à fin 2018 dans les travaux publics.

Source : Le Moniteur du 18 octobre 2013. (Article envoyé par un fidèle lecteur d'Aulnaylibre !)

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Publié le 27 Octobre 2013

PSA-Guerbet-Aulnay.jpgIls ont quitté leur « pyjama » gris et les carcasses de voitures pour des blouses et des flacons de verre. Pascal Herpin et Kim Seng Tim font partie d’une poignée d’heureux anciens de PSA embauchés… à trois kilomètres de l’usine. Huit salariés ont été recrutés par l’entreprise pharmaceutique Guerbet, spécialisée dans les produits de contraste (utilisés pour l’imagerie médicale), dont l’unité de production est installée à Aulnay.  

Huit anciens de l’usine recrutés ici

« C’est un soulagement, confie Pascal Herpin, 43 ans. Pour ma famille, pour mes parents… On s’est fait tellement de souci ». Ce père de trois enfants ne pouvait envisager une mutation vers l’usine de Poissy (Yvelines) : « J’habite à Crépy, dans l’Oise, j’aurais fait 200 km par jour! » Mardi, à l’issue de sa période d’essai, il a signé son contrat d’embauche. « C’est un rebond à 100%, je gagne même plus qu’avant », glisse cet ancien technicien, passé « sans transition » d’un immense atelier de ferrage à une petite ligne de conditionnement. « Il y a des similitudes, mais la différence, c’est qu’il y a un patient au bout de la chaîne. On n’a pas droit à l’erreur! ».

Kim Seng Tim l’approuve d’un signe de tête. L’ouvrier professionnel, âgé de 45 ans, travaille au conditionnement des liquides de contraste. Comme Pascal, ce papa de deux enfants il est resté plus de vingt ans chez PSA. « Je passe devant l’usine chaque matin et j’ai à chaque fois l’envie d’y retourner », avoue-t-il, « content et triste à la fois, en pensant aux collègues qui n’ont pas encore trouvé de solution ». Lui-même a connu des moments d’abattement. « J’ai envoyé énormément de CV, sans avoir de réponse ».« C’est un contrat en or », renchérit Pascal.

D’une même voix les deux hommes saluent leur ancien responsable hiérarchique, qui avait déposé leurs CV au stand de Guerbet lors d’un forum
emploi organisé par PSA. La société pharmaceutique avait décidé d’y participer de son propre chef, pour « diversifier ses recrutements ». Elle ne le regrette pas : « Ce sont de très bonnes recrues, juge Sandrine Audoin, responsable des ressources humaines du site d’Aulnay. Ils possèdent 80% des compétences dont nous avons besoin, et nous les formons sur le reste ».

Source : Le Parisien

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Publié le 25 Octobre 2013

polemploi108 820 demandeurs d’emploi de catégorie A (qui n’ont pas du tout travaillé) étaient inscrits à Pôle emploi fin septembre en Seine-Saint-Denis. Ces deux derniers mois, leur nombre a progressé de 1,4 % et de 10,2 % sur une année (contre +8,8 % pour l’Ile-de-France). Toutes catégories confondues (A, B et C), le nombre de chômeurs dans le 93 stagne depuis deux mois (+ 0,2 %). Sur une année, l’évolution atteint + 9,7 %, avec 143 670 demandeurs d’emploi.

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Octobre 2013

93-SNCF.jpgC’est une belle histoire d’amour qui est en train de s’écrire entre la Seine-Saint-Denis et la SNCF. Les deux parties viennent, hier, de s’engager, et c’est une première, en faveur de l’emploi, du logement et du développement local. En guise de dot, l’entreprise publique a ainsi organisé une session de recrutement à laquelle devaient participer une centaine de candidats issus, en partie, de quartiers sensibles. Trois autres opérations de ce type doivent être menées dans les mois à venir dans le département.

La SNCF est le premier employeur du 93 avec environ 10000 salariés. Une implantation qui s’est renforcée avec l’arrivée du siège de la société en juillet dernier à Saint-Denis. Il s’agit d’un premier pas pour le président (PS) du conseil général, Stéphane Troussel, qui espère voir ce type d’initiatives se multiplier. « Ni le lieu où l’on réside, ni un parcours scolaire chaotique, ni son nom ou son origine ne peuvent justifier l’absence d’accès à l’emploi, martèle-t-il. Nous sommes le poumon économique du Grand Paris. Nous avons du foncier, six pôles de compétitivité, une population jeune et dynamique, bref, nous avons tous les atouts pour réussir. »

La convention prévoit un recrutement important dans les zones urbaines sensibles. Au niveau national, il atteint 19% des effectifs de l’entreprise qui a la volonté de dépasser les 20%. « Nos clients viennent de tous les horizons, il est donc normal que nos agents aussi », confirme François Nogué, directeur général délégué à la cohésion. Mais la convention va plus loin. « Nous avons près de 6000 logements en Seine-Saint-Denis et nous voulons les proposer à nos futurs recrutés afin qu’ils soient au plus près de leur lieu de travail, souligne Guillaume Pepy, le président de la SNCF. Par ailleurs, nous nous engageons aussi à prendre prioritairement des élèves du 93 dans le cadre des stages de 3e. »

Les candidats, qui ont passé leurs tests hier, avaient été présélectionnés par Pôle emploi ou les missions locales. Quatre types de métier étaient proposés : entretien du matériel roulant, entretien du réseau, accueil en gare et sécurité ferroviaire. Dans un premier temps, tous les candidats ont passé un examen éliminatoire sur ordinateur. Puis, les rescapés ont enchaîné avec un entretien. Comme Sofiane. Le jeune homme habite Tremblay mais n’arrive pas à trouver du travail malgré son bac pro, en maîtrise équipement industriel. « Sans expérience, personne ne t’engage, regrette-t-il. Au moins, la SNCF est une grande boîte avec beaucoup de possibilités d’évolution. » Jerry, qui cherche dans la maintenance électrique, estime que ces recrutements sont une belle opportunité. « Quel que soit l’endroit où l’on habite et notre couleur de peau, on est tous traités pareil ici, apprécie-t-il. Tout le monde a ses chances. Moi, je n’ai pas bien réussi la première partie mais grâce à ma motivation, l’entretien s’est bien passé. » Résultat dans 15 jours.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 23 Octobre 2013

93La SNCF qui a implanté son siège social à Saint-Denis a accepté de s’engager pour s’ancrer un peu plus en Seine-Saint-Denis où travaillent 10000 de ses agents. Le président du groupe, Guillaume Pepy, signera aujourd’hui la charte Seine-Saint-Denis Egalité avec Stéphane Troussel, le président (PS) du conseil général. Il mènera ainsi durant trois ans des actions en faveur de l’accès à l’emploi et de la reconnaissance des qualifications des habitants du cru. Il s’agit de la première entreprise du département à parapher cette charte.

Source : Le Parisien

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Publié le 18 Octobre 2013

psa-aulnay.jpgLa fin se rapproche un peu plus pour le site d'Aulnay-sous-Bois. Un porte-parole de PSA a, ce jeudi 17 octobre, affirmé à l'AFP que la dernière voiture produite dans l'usine sortira de la chaîne le 25 octobre proche La livraison du dernier véhicule, une Citroën C3, "montre que le reclassement des salariés avance", explique-t-il. Environ 2.000 salariés de l'usine ont adhéré à l'une des mesures de reclassement, dont un tiers  sont partis vers d'autres sites du groupe, un tiers ont trouvé un nouvel emploi ailleurs, et un tiers ont adhéré au congé sénior ou créé leur propre entreprise. "Il reste 1.000 salariés en cours de reclassement, dont 300 à 400 personnes qui ne se sont pas encore manifestées" auprès du groupe pour indiquer quelle solution ils envisagent, indique le porte-parole.

100 millions de dollars de cash brûlés chaque mois

La direction de PSA avait déjà annoncé annoncé fin août que la production de voitures s'arrêterait fin octobre sur le site de Seine-Saint-Denis. Si l'entreprise va stopper la production d'automobiles, le groupe continuera toutefois de fabriquer des pièces détachées sur le site d'Aulnay. La fermeture de l'usine d'Aulnay fait partie du plan de restructuration de PSA qui prévoit plus de 11.200 suppressions d'emploi entre mai 2012 et mai 2014. Le président du directoire de PSA, Philippe Varin avait promis que ce plan ne donnerait pas lieu "à des licenciements secs". PSA tente de redresser sa situation, l'entreprise brûlant 100 millions d'euros de liquidités par mois. Les résultats du premier semestre, publiés en juillet dernier, démontraient une première amélioration.

Source : http://www.bfmtv.com

 

 

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Publié le 15 Octobre 2013

Jean-Marc-Ayrault-Bondy.jpgLe Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a assisté, hier après-midi à Bondy, aux premières signatures du dispositif « garantie jeunes » expérimenté sur l’agglomération Est-Ensemble*. Celui-ci est destiné aux 18-25 ans, en grande précarité financière, qui, en échange d’une somme de 493 € par mois (l’équivalent d’un RSA), s’engagent à suivre une formation et à décrocher unemploi. Accompagné du ministre du Travail, Michel Sapin et de sa collègue de la Jeunesse et des Sports, Valérie Fourneyron, le chef du gouvernement a échangé avec les onze bénéficiaires et précisé le fonctionnement du dispositif.

« Ces jeunes veulent s’en sortir, a martelé Jean-Marc Ayrault. Ils ne savent pas toujours où ils vont mais ils auront l’occasion de la découvrir grâce aux formations et aux différents stages qu’ils vont effectuer. Nous vous avons tendu la main mais maintenant c’est à vous de jouer. » Le message est clair et surtout il veut tordre le coup à l’idée d’assistanat : la « garantie jeune » est un contrat entre l’Etat qui fournit les formations et la rémunération et le bénéficiaire qui doit s’investir pour décrocher un emploi.

Parmi les participants d’hier, certains avaient des rêves mais désespéraient de pouvoir les atteindre. Comme José qui veut devenir journaliste sportif. « Il faut faire des études littéraires et intégrer des écoles de journalisme mais j’ai pas le niveau, lâche-t-il. J’espère que la garantie jeune va m’aider. » D’autres, comme Mathias, reconnaissent « n’avoir aucune idée sur son futur emploi ». Durant six semaines, les jeunes signataires vont se remettre à niveau et faire un point sur leurs envies. Puis ils expérimenteront différentes formations et des stages jusqu’à trouver ce qui leur convient. Un « papillonnage » qui n’effraie pas les chefs d’entreprises présents hier comme Yurdaer Nahicivan, président d’une entreprise de location de voiture. Il a décidé de prendre plusieurs jeunes dans sa société. « On préfère qu’ils aient testé plusieurs jobs pour être sûr que lorsqu’ils en choisissent un, c’est le bon, assure-t-il. Ensuite, ils seront suivis en permanence par des référents de la mission locale, c’est rassurant. »

Les bénéficiaires sont aussi prioritaires pour l’obtention d’un logement social. « Sans travail, il n’y a pas de logement, analyse Michel Sapin. La garantie jeune a pour but de casser ce cercle vicieux. » Le dispositif va durer un an et concernera un millier de personnes sur le département.

* qui réunit Montreuil, Pantin, Bondy, Bobigny, Romainville, Noisy-le-Sec, le Pré, Les Lilas et Bagnolet.

Source : Le Parisien

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Publié le 14 Octobre 2013

PSA_aulnay-tt-width-604-height-400.jpgIl y a un an, les voitures sortaient par centaines des ateliers de PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois. Fin octobre, les ouvriers de cette usine emblématique livreront leur dernière automobile. Sur le site les salariés se reconvertissent vers de nouveaux métiers. Reportage dans ces quelque 200 hectares quasi désert.

Sur le site de PSA de Aulnay la voiture est de rigueur pour se déplacer. Aussi grande que le quartier de la Défense, l’entreprise, située dans le nord de Paris, est située entre plusieurs autoroutes et l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Pour profiter de l’espace, la direction a choisi de placer dans ses locaux des centres de formation pour accompagner les salariés dans leur démarche de recherche d’emplois. Ainsi, d’un centre de formation à l’autre, il faut rouler un bon kilomètre entre des murs gris et des hangars vides. L’usine semble abandonnée. Plus qu’un millier de salariés foulent les couloirs des entrepôts et des bureaux. A plein régime, l’usine automobile, devenue un symbole de la désindustrialisation en France, pouvait produire 700 voitures par jour. Aujourd’hui uniquement une dizaine de voitures sortent des chaines d’assemblage.

“Ces inquiétudes sont aussi les leurs”

L’usine, dont la fermeture avait été annoncée en juillet 2012 (dans le cadre d’un vaste plan de restructuration), avait été paralysée par une grève entre janvier et mai, qui avait divisé syndicats et salariés. Depuis, elle essaye de reclasser les salariés en interne ou les oriente vers des emplois extérieurs. Sur les 3000 emplois supprimés, 1000 salariés sont encore sans futur. Dans une salle au deuxième étage d’un préfabriqué anonyme, une dizaine d’hommes, blouse PSA sur le dos, sont formés pour gérer une équipe dont les membres n’ont toujours pas trouvé de solution pour leur avenir. “Quatre salles : indécision, colère, argent, réussite” annonce la formatrice, “vous devez choisir quatre freins qui vous empêchent d’avancer dans votre recherche de travail.” Le bal se met en place.

 “Ils sont là pour s’entrainer pour quand ils viendront avec leur groupe faire ce petit parcoure de formation. Ils jouent une sorte de rôle. Ils font part des peurs de leurs collègues et doivent trouver une réponse pour les rassurer de leur avenir afin de les aider à réagir” explique Anne-Laure Descleves, responsable de communication chez PSA. La formatrice reprend “Alors comme freins nous avons : ma femme travaille et ne peut pas déménager. Je suis trop âgé pour trouver du travail. Je veux rester dans la maison mais mon poste n’existe pas. Je ne veux pas déménager” Des faux débats mais avec des préoccupations bien réelles “j’ai 52 ans.” “Je ne peux pas me permettre de déménager. La vie est trop chère.”, “Ma femme ira travailler où ?” “Faire 60km aller et retour, vous imaginez ?” Une prise de conscience collective selon Anne-Laure Descleves, car ”derrière le jeu théâtral, ces inquiétudes sont aussi les leurs.” 

Des lignes de montage aux lignes de bus

Un peu plus loin dans l’usine, direction l’un des Centre de transition professionnelle (CTP) qui doit former les anciens de PSA aux 300 postes proposés par la SNCF, Aéroports de Paris (ADP) et la RATP. Le 10 avril dernier, la direction de PSA Peugeot Citroën avait annoncé le programme de reclassement devant permettre à 300 salariés du groupe automobile de retrouver un emploi au sein de ces trois grandes maisons. Un partenariat en collaboration avec l’AFPA, Association nationale pour la formation professionnelle des adultes. Dans le hangar anciennement dédié aux prototypes de Peugeot-Citroën, se trouve la salle de cours pour la formation RATP. Une grille, un code, tout est très sécurisé pour y accéder.

Derrière les bancs d’école, quatre hommes sont assis. Chemise, pantalon à pince et cravate. Rasés de près, certains avec un peu de gel dans les cheveux. Tous ont rangés leur uniforme gris de Peugeot-Citroën pour adopter le look du chauffeur de bus le temps de la formation. “Ils préparent le permis D. Ils doivent suivre trois mois de formation, soit 385 heures de cours. Le 7 novembre les huit élèves passent le code et le 16 et le 20 décembre l’examen pratique” explique le formateur de l’AFPA Eric Pollet. La pause est finie. Le formateur distribue une grille de réponse. Le test recommence. Une image avec quatre voitures en file indienne sur une petite route de campagne “Vous faites quoi ?” “Je dépasse” “Oui si t’as une Porsche, mais c’est le code, et tu conduit un bus, alors ? …Tu doubles par paliers !” “Pas deux par deux ?” “Non”. Le but : la réussite. “Sur les 16 qui ont suivi la dernière formation, 15 ont réussis” souligne fièrement Jean-Luc Reale, le deuxième formateur. Gilet jaune fluo, il pose fièrement devant son bus avec le groupe qui apprend à conduire.

A l’intérieur du car, assis au deuxième rang, penché vers l’avant, Abdel lorgne avec envie sur le volant. L’ancien salarié PSA travaille dans l’usine depuis 15ans “j’ai décidé de me lancer dans la RATP car j’ai toute ma famille dans le transport. C’est un secteur que je connais un peu. Ca me permets de rester ici et de ne pas devoir déménager” raconte-t-il en s’agitant dans son blazer trop grand pour lui. De son côté, son voisin a décidé de se tourner vers cette formation pour se reconstruire une carrière “Au début je voulais intégrer l’usine de Sochaux. Mais faire 70 bornes aller et retour c’est trop pour moi. Alors à 46 ans j’ai décidé de me lancer dans un nouveau secteur. C’était maintenant ou jamais.” Au fond du véhicule un ancien ouvrier est “venu voir en quoi consiste la formation. Je veux m’y inscrire. Je ne vais pas continuer à attendre indéfiniment une solution.” Abdel le briefe un peu, car avant de réussir à accéder aux cours il faut passer des tests préliminaires. “On était vraiment beaucoup à passer l’examen d’entrée. Nous ne sommes qu’une petite minorité à l’avoir réussi”, soupire Abdel, en regardant son collègue. Conscient de sa chance dans ce climat morose où tout tourne au ralenti, Abdel n’attend qu’une chose : redémarrer. Tout comme l'espèrent les 3 000 autres salariés de PSA à Aulnay. 

Source : http://www.lesinrocks.com

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Publié le 13 Octobre 2013

psa-poissySept ouvriers de l’usine Peugeot de Poissy observent une grève de la faim depuis le 18 septembre. Hier après-midi, une centaine de manifestants ont défilé dans le centre-ville dans le but de sensibiliser les habitants. « Il faut former un contre-pouvoir », indique un syndicaliste. Les employés qui ont cessé de s’alimenter sont installés dans des tentes de campings devant le pôle tertiaire de PSA, non loin de l’usine. Ils dénoncent les méthodes de management de l’entreprise et disent subir des vexations, des pressions ou encore une discrimination.

Source : Le Parisien

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Publié le 12 Octobre 2013

merlus.pngLes emplois d’avenir ont fleuri dans les mairies, les écoles, les associations, les supermarchés, les entreprises… Désormais, ce sont les clubs de football de la région qui vont recourir à ces contrats aidés permettant d’embaucher les jeunes peu diplômés. Jamel Sandjak, président de la Ligue de Paris - Ile-de-France, réunit aujourd’hui une centaine de responsables de clubs pour leur présenter le dispositif. Avec un objectif : permettre le recrutement de 100 jeunes d’ici à fin décembre et de 300 autres par la suite.

« C’est pour devenir footballeur? », s’interrogeait un jeune homme, mardi lors du forum de l’emploi organisé au Stade de France à Saint-Denis. Le cabinet FFP (Filière de formation professionnelle) y tenait un stand pour présenter le dispositif. Face au flot de visiteurs, Farid Maachi, responsable du cabinet, a répété à l’infini ses explications : non, il ne s’agit pas d’embaucher des joueurs, mais des salariés chargés de faire fonctionner le club. « On n’a pas besoin de super footballeurs, mais de bons éducateurs, avec des convictions! », explique l’homme, également président du club de foot d’Aubervilliers.

« Si vous êtes intéressés, lance-t-il à un groupe attentif, allez voir le responsable d’un club et dites-lui que ça ne lui coûtera presque rien! » Outre les aides de l’Etat et de la région, les employeurs auront aussi droit à un coup de pouce de la Fédération française de football. Les jeunes embauchés le seront pour une durée de un à trois ans, rémunérés au smic, et pourront suivre une formation (1200 heures sur trois ans) pour passer un brevet d’Etat mention activité physique pour tous, et un brevet de moniteur fédéral. Jamel Sandjak indique : « On n’est pas là uniquement pour proposer et gérer des compétitions. Notre volonté est d’accompagner les clubs. Les jeunes que l’on va former avec ces contrats seront des acteurs incontournables dans le futur : ils accueilleront les parents, ils sauront remplir les feuilles de matchs… Notre objectif à moyen terme est d’avoir un salarié dans tous les clubs franciliens possédant une école de foot. » Il rappelle que le projet a été imaginé en 2008, alors qu’il était président du District de la Seine-Saint-Denis… et que les emplois d’avenir n’existaient pas.

Parmi les jeunes passés mardi sur le stand de FFP, Douga Diarra semble intéressé. Le jeune homme de 24 ans évolue au Red Star (3e niveau national) à Saint-Ouen. Jusqu’à présent, il a été animateur et a occupé des petits boulots dans la sécurité. Il est séduit par l’idée de se former tout en travaillant. « Ça peut être bien. Et les horaires me conviendront peut-être mieux que ceux qu’on me propose. Je veux pouvoir continuer à jouer au football », glisse-t-il, espérant qu’un club sera compréhensif. Farid Maachi a aussi reçu la visite de quelques candidates féminines.

L’idée de se doter de salariés semble en tout cas séduire un certain nombre de clubs. Une série d’embauches devrait avoir lieu dans les jours à venir. L’initiative est suivie de près par les pouvoirs publics, très mobilisés sur le front des emplois d’avenir. « L’enjeu sera de pérenniser ces emplois au-delà des trois ans », indique-t-on du côté de la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Source : Le Parisien

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Publié le 11 Octobre 2013

Vous trouverez ci-dessous un article du site Lutte Ouvrière intitulé PSA Aulnay-sous-Bois, après les requins, les vautours. Il explique comment le terrain de l’ancienne usine, idéalement situé il est vrai, attise bien des convoitises. Pour endiguer la spéculation le conseil régional d’Ile-de-France serait prêt à débourser 1 milliard d’euros !

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1 200 travailleurs de l'usine PSA Aulnay-sous-Bois, dont la fermeture est prévue en mars 2014, sont toujours sans solution d'emploi. Mais le terrain suscite bien des convoitises. Quand Citroën l'avait acheté en 1972 pour une bouchée de pain, il avait déjà fait une opération foncière en revendant les 16 hectares de l'usine de Javel, dans le 15e arrondissement de Paris, pour 375 millions de francs. Quarante ans plus tard, les 160 hectares d'Aulnay, desservis par trois autoroutes, proches de Paris et des aéroports de Roissy et du Bourget, valent cher. Dans son plan secret prévoyant la fermeture du site, en 2011, la direction de PSA escomptait déjà une vente à 300 millions d'euros. Mais on parle aujourd'hui de un à deux milliards d'euros. Les offres se bousculent... mais pour l'instant PSA n'est pas vendeur.

C'est que le trust n'est pas seulement un licencieur, c'est aussi un spéculateur : une gare de métro du Grand Paris Express doit être construite à proximité, et tout laisse à penser que Peugeot attend que les prix grimpent. 

Quitte à ce que, en attendant, le terrain reste une friche industrielle.

Le conseil régional d'Île-de-France, dirigé par le PS, se dit prêt à mettre un milliard d'euros sur la table pour acheter le terrain avant de le revendre. Comme si l'argent public devait servir à cela ! La seule mesure qui s'imposerait serait l'expropriation. Mais elle ne viendra pas d'un pouvoir politique qui a laissé les mains entièrement libres à PSA pour supprimer 11 000 emplois avec un plan social qui ne lui a rien coûté.

Après avoir exploité à Aulnay des milliers de salariés qui ont fabriqué des millions de voitures pendant quarante ans, PSA va réaliser une nouvelle opération spéculative, avec la bénédiction du gouvernement.

Source : http://www.lutte-ouvriere-journal.org/

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Publié le 10 Octobre 2013

Aulnay-PSA.jpgIls sont venus taper du poing sur la table. Et demander un soutien auprès de la Direction départementale du travail et de l’emploi de Bobigny. Hier, une centaine de salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois avaient fait le déplacement pour tenter de faire bouger les choses. « Au début du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), la direction avait clamé haut et fort que tous les salariés seraient reclassés, lâche Philippe Julien, secrétaire de la CGT de PSA Aulnay. Aujourd’hui, nous constatons sans surprise que cela n’était qu’un mensonge. »

Car sur les 3000 salariés du site, 1200 attendent toujours une solution de reclassement. Mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, selon la direction. « La période de volontariat n’est pas encore terminée, explique une porte-parole de PSA. Ni celle du reclassement en interne. Les discussions sont encore en 
cours avec de nombreux salariés. »

Déjà, environ 600 ouvriers du site ont été mutés dans le groupe et quelque 600 ont déjà quitté l’entreprise. Pour les autres? « Nous sommes enfermés dans une usine qui ne tourne plus, poursuit Philippe Julien. Alors que la direction s’était engagée à continuer la production jusqu’en décembre 2014, tout est à l’arrêt depuis mai. On est dans un vaisseau-fantôme et tout est fait pour nous encourager à partir et nous faire craquer. »

SNCF, RATP, ADP : des possibilités jusqu’en décembre

Ce qu’ils déplorent : les promesses non-tenues de reclassement. « On nous avait fait miroiter 300 postes à la SNCF, à la RATP et à ADP, précise le syndicaliste. Mais actuellement, seuls vingt anciens salariés du site de PSA ont été reclassés là-bas. » D’autres sont encore en discussion, assure la direction de PSA qui précise que les employés ont jusqu’à décembre pour prendre une décision et que les sessions de recrutement se poursuivent.

Et si, hier, le directeur du Travail a bien entendu les revendications des PSA, ces derniers ne souhaitent pas s’arrêter là. « Nous voulons que l’Etat mette son nez dedans comme il l’a fait dans d’autres dossiers, à l’image de Continental par exemple, demande Philippe Julien. Cela pousserait PSA à respecter le PSE qui était négocié au départ. »

Et pour « motiver » le gouvernement à mettre les mains dans le cambouis, les salariés désœuvrés comptent bien demander un rendez-vous au ministère mais aussi à la région Ile-de-France. « Nous avons appris récemment que la région envisageait de racheter le terrain de l’usine à PSA, assure-t-il. Là encore, le groupe va s’en sortir avec une belle plus-value immobilière. Si la région et l’Etat peuvent investir dans l’immobilier, ils peuvent aussi soutenir les salariés. »

Source : Le Parisien

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Publié le 7 Octobre 2013

forum-emploi-saintdenis.jpgC’est « l’un des plus gros événements de ce genre en France », assure-t-on à la préfecture de Bobigny. Un rendez-vous à la hauteur de l’enjeu : mettre un frein à la progression du chômage chez les moins de 25 ans (+ 40,3% depuis le début de la crise, en septembre 2008). Fin août, on dénombrait 16570 jeunes demandeurs d’emploi (catégorie A, B, C) en Seine-Saint-Denis, soit 500 de plus que l’an dernier.  Demain mardi, le Stade de France ouvrira donc ses portes pour la 5e édition du Forum pour l’emploi des jeunes. Cette année, l’événement va rassembler 80 entreprises (Casino, Carrefour, Auchan, Lidl, Bosch, Elan Consulting, Air France, groupe Accor, Balas Mahey…) et près de 4000 offres d’emploi, qu’il s’agisse de contrats à durée indéterminée ou à durée déterminée, de contrats en alternance, de stages ou de missions d’intérim. On trouvera des postes de vendeurs, de techniciens commerciaux, de conducteurs de travaux, comptables, conseillers client, assistants manageurs, agents administratifs, téléconseillers, auxiliaires de vie, employés de restauration…

La SNCF cible les habitants du département

Plutôt optimiste, le préfet Philippe Galli mise sur ce rendez-vous pour conjurer un peu la « mélodie de la difficulté » résonnant sur ce territoire. « Nous sommes en train d’éloigner certains obstacles rencontrés par les jeunes qui disent : Je ne trouve pas de travail à cause de mon nom ou du quartier où j’habite », assure-t-il, voyant un signe positif dans les arrivées récentes et à venir de grandes entreprises en Seine-Saint-Denis. Leur implantation et leurs emplois n’ont pas toujours profité à la population locale. Mais certaines veulent envoyer un autre signal. La SNCF, qui s’installe cette année à Saint-Denis, sera ainsi présente demain avec « une centaine d’emplois fermes », ciblant en priorité les habitants du département.

Certains viendront en groupes, escortés par leurs interlocuteurs des missions locales, d’autres arriveront seuls. Nul doute que les jeunes seront nombreux. Près de 7000 visiteurs avaient afflué l’an dernier. Les organisateurs espèrent passer cette fois la barre des 8000 entrées. Mais combien d’entre eux décrocheront réellement un emploi? Difficile de le dire. Un bilan partiel de l’édition 2012 avait permis d’établir que 600 candidats avaient été « accrochés le jour même ». Plusieurs milliers d’offres étaient donc restées vacantes.

Demain, de 9h30 à 16 h30, au Stade de France, rue Jules-Rimet, Saint- Denis. Entrée libre, porte E, le Chorum. Accès par le RER B ; le RER D; par le métro ligne 13, station Saint-Denis-Porte-de-Paris; par le tramway T1, station Saint-Denis-Basilique, puis bus 153 et 139. En voiture, autoroute A 1, sortie Stade de France. 

Source : Le Parisien

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