emploi

Publié le 14 Juillet 2013

PSARECUPFormations, forums de l’emploi, entretiens d’embauche… Voilà ce qui rythme désormais les journées au sein de l’usine d’Aulnay, où la ligne de montage ne tourne presque plus. 1700 salariés environ sont encore présents sur le site, contre 3300 l’an dernier (intérimaires compris). Sur l’effectif de juillet 2012, la direction indique que 1000 personnes ont trouvé une « solution d’emploi », 1000 ont « une piste sérieuse », et que le dernier tiers « hésite encore ». Parmi les salariés qui ont déterminé leur choix, 700 ont pour l’heure opté pour une mutation vers un autre site, et 1300 pour un reclassement externe. 200 d’entre eux ont ainsi souhaité avoir un contact avec l’entreprise ID Logistics, qui doit s’installer sur le site de PSA, avec 600 emplois à pourvoir.

Alors que le sort des salariés concentre l’attention des syndicats, le devenir du site fait toujours l’objet de contacts réguliers entre les élus locaux, les pouvoirs publics et la direction du groupe. Le maire PS d’Aulnay, Gérard Ségura, indique avoir rencontré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, mercredi, sur ce sujet. « L’idée est de faire de ce site une référence en matière d’industrialisation », explique-t-il.

Mais c’est aussi l’objectif affiché par la direction immobilière du groupe PSA, qui s’apprête à présenter à l’ensemble des acteurs concernés une « image directrice » du site, laissant entrevoir son évolution « à vingt, trente, cinquante ans », avec la construction de logements, d’équipements de loisirs, l’installation d’activités tertiaires. « Mais on veut augmenter significativement la surface dévolue à l’activité industrielle et logistique, ainsi que les espaces verts », souligne Sigrid Duhamel, directeur immobilier groupe.

Source : aulnay-sous-bois.fr

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Publié le 12 Juillet 2013

PSAIsabelleIl y a un an, elle apprenait la fermeture annoncée de l’usine d’Aulnay après 18 ans sur place. A 45 ans, l’ouvrière prend un nouveau départ.

 Ne lui parlez plus d’Aulnay. Isabelle Blanchet ne veut pas regarder en arrière. Il y a un an, pourtant, lorsqu’on l’avait rencontrée aux portes du site PSA d’Aulnay, elle le disait avec conviction dans nos colonnes, au lendemain de l’annonce du plan social : « C’est notre vie, cette usine! » Ce morceau de vie-là — dix-huit années passées sur place — vient de s’achever.

Il y a trois semaines, l’ouvrière qualifiée de 45 ans a pris son poste à l’usine de Sochaux (Doubs). Elle y a retrouvé quelques visages familiers, ceux des quelques dizaines d’anciens Aulnaysiens ayant eux aussi obtenu leur mutation au sein de l’usine historique de Peugeot. « On reste solidaires entre nous, on est un petit noyau d’exilés, de résistants », explique-t-elle dans un éclat de rire. Isabelle fait partie du millier de salariés dont PSA indique qu’ils ont trouvé « une solution d’emploi ».

Mais le changement est brutal. Isabelle ne dira rien de cette année éprouvante, d’attente, de tensions, au sein d’une usine qui se savait condamnée. Elle n’en dira pas davantage de sa séparation avec son mari, un salarié de l’usine lui aussi, en mission à l’étranger. Elle avoue simplement : « Moralement, c’est dur. Je suis déracinée. Il faut tout régler d’un seul coup. Le logement, les travaux, le déménagement, les inscriptions des enfants, la maison à vendre… » Elle peste un peu contre l’entreprise : « Une cellule était censée nous aider dans nos démarches pour le déménagement, mais c’est difficile d’avoir les infos! »

Isabelle est arrivée seule, laissant les enfants dans la demeure familiale, à Crépy-en-Valois (Oise), en compagnie de leur grand-mère. « Je viens seulement de trouver un logement, je l’aurai la semaine prochaine. Pour l’instant, j’habite chez des amis, encore des anciens d’Aulnay! Ça m’a permis d’éviter l’hôtel. »

Et puis il y a la découverte de l’usine, de ses ateliers où sont produits sept modèles différents. Isabelle a retrouvé un poste au service qualité. « C’est immense, c’est un labyrinthe, je m’y perds encore! Et ça n’a rien à voir avec nos petites Citroën C3 d’Aulnay! Ici, on est sur du haut de gamme : la 208 coupé, la 3008… » Elle découvre ce nouvel univers avec étonnement : « Les mots ne sont pas les mêmes. On ne parle pas de montage, mais de système. On ne dit pas équipe, mais tournée. Il faut s’y faire! »

D’ici peu, les enfants la rejoindront, dans le nouvel appartement familial. L’usine va fermer en août. « On ne partira pas en vacances, confie Isabelle. On va refaire les peintures, et puis découvrir la région. » Avant cela, cette ancienne déléguée du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile) reviendra une dernière fois à l’usine d’Aulnay pour régler quelques formalités et assister à une dernière réunion.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 6 Juillet 2013

ELIORAprès seize jours de grève, les salariés d'Elior Services, qui assurent le ménage, le service des repas, les changements de literie dans la clinique, ont fait reculer leur direction en obtenant le 25 juin une partie importante de leurs revendications. À douze grévistes sur dix-sept travailleurs, ils ont obtenu que la direction arrête de compter en congés payés les jours fériés pendant les vacances ; ils ont obtenu les repas gratuits au self de la clinique ; et le 13e mois ne sera pas amputé en cas d'absence pour accident du travail. Les journées de grève seront payées à 30 %.

Ce qui était encore impossible la veille est devenu faisable sous la pression des grévistes. Du début à la fin du mouvement, ceux-ci sont restés unis, ont pris toutes les décisions ensemble et ont organisé de nombreuses actions. De l'écriture des tracts ou des courriers, en passant par les collectes pour la caisse de grève ou les distributions de tracts et rencontres avec d'autres salariés sur d'autres sites ou sur les marchés, tout a été fait collectivement. Certains, dont c'était la première grève, ont découvert la solidarité ouvrière avec l'aide financière du personnel et des patients de la clinique, les visites de délégations d'autres entreprises, comme par exemple celle d'une trentaine d'ex-grévistes de PSA-Aulnay, ou leur rencontre avec d'autres salariés d'Elior du site de Blanc-Mesnil. Ces rencontres ont permis des échanges, des transmissions d'expériences bien utiles dans la lutte.

Et c'est la solidité du groupe des grévistes ainsi que cette solidarité qui ont fait plier la direction. Celle-ci se donnait pourtant des airs d'intransigeance, de matador qui ne reculerait pas d'un pouce. Elle a tout essayé, de l'intimidation en passant par la peur et les provocations, amenant certains jours trois chefs pour un gréviste, pour faire le travail à leur place. Rien n'y a fait, le groupe des grévistes a tenu le choc et c'est avec fierté qu'ils ont vu le patron reculer.

Le premier jour de la reprise du travail, les discussions allaient bon train dans les services, les autres agents de la clinique leur demandant des nouvelles. À l'annonce de leur victoire, plus d'un disait qu'il faudrait que le personnel de la clinique fasse comme eux. Et les grévistes de répondre : « Pas de souci, et on pourra même vous donner des tuyaux pour vous aider à vous organiser. »

Source : http://www.lutte-ouvriere-journal.org

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Publié le 5 Juillet 2013

chauffeursbusPSA.jpgIl y a peu, Inyas, Abdallah, Sébastien et Jonathan portaient encore leur tenue grise d’ouvrier. Désormais, c’est en chemise et cravate qu’ils se rendent à l’usine d’Aulnay. Celle-ci doit fermer en 2014. Mais pour eux, l’après PSA a déjà commencé, au volant d’un bus qu’ils s’exercent à conduire sur l’un des immenses parkings désormais déserts du site. S’ils valident leur formation, fin septembre, ils seront embauchés par la RATP. « Il faut avancer, on ne va pas attendre que l’usine soit démolie au-dessus de nos têtes », glisse Abdallah, 36 ans.

Trois cents salariés visés

Tous quatre font partie des premières recrues du centre de transition professionnelle (CTP). Pilotée par l’Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes), la structure doit permettre à 300 salariés de l’usine (qui abrite encore 1800 personnes) de se former pour travailler à la RATP, la SNCF et Aéroports de Paris. C’est un peu la « troisième voie » du plan social, en marge des mutations au sein du groupe (qui doivent concerner 1300 salariés d’Aulnay) et des départs volontaires (346 ont déjà eu lieu). Cette mesure avait été plutôt bien accueillie par les syndicats lors des négociations. « Je n’ai que de bons retours pour l’instant », assure Tanja Sussest, déléguée du SIA (syndicat indépendant de l’automobile).

 Le CTP s’est installé dans un bâtiment vide de l’usine. Depuis son ouverture à la mi-mai, 170 candidats se sont pressés aux tests de présélection. Sur 60 candidats pour la RATP, 20 seulement ont échoué. « C’est un bon résultat, note Nicolas Rivier, chef de projet de l’Afpa. D’habitude, la RATP ne retient qu’un candidat sur 15 ». Dans les salles de formation, on révise son code de la route, ou certains gestes de maintenance pour l’entretien des voies et des trains SNCF. Certains salariés sont invités à réviser le français ou les maths, à améliorer leur expression orale ou écrite… « Le CTP sert de sas. Il permet de réaliser qu’on va changer d’entreprise et qu’il faudra s’adapter », indique Marie-Christine Isla, consultante senior à l’Afpa. « Le changement, ce sera quand on aura eu nos diplômes et qu’on quittera l’usine », nuance Sébastien. Comme ses collègues, il espère retrouver à la RATP ce qu’il pensait avoir trouvé à PSA : « la sécurité de l’emploi ».

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 3 Juillet 2013

RATP.jpgAlors que le nombre de chômeurs explose, la RATP peine à recruter. Elle vient de lancer une campagne d’affichage dans vingt-deux lycées professionnels pour attirer les jeunes.

La RATP cherche à embaucher des centaines de personnes et n’y arrive pas ! Presque surréaliste dans un pays qui compte près de trois millions trois cent mille chômeurs. Plus incompréhensible encore, la régie, sauf pour certains postes particuliers, n’est pas à l’affût de profils rares, de personnes ayant un savoir-faire très spécifique donc difficile à dénicher. Bien au contraire.

« Nous recherchons actuellement mille conductrices ou conducteurs de bus, trois cents agents de gares RER ou de station de métro, soixante conducteurs de métro, cinquante agents de sécurité et trente mécaniciens d’entretien du matériel roulant », égrène Murielle Dubois, responsable de l’attractivité des métiers à la RATP, groupe qui compte cinquante-cinq mille salariés. Autant de postes pour lesquels aucune qualification particulière n’est requise, si ce n’est le permis de conduire pour ceux qui seront amenés à prendre le volant. « Et encore, le permis B peut suffire puisque nous organisons des formations en interne. Le permis D — dit « permis transports en commun »— n’est donc pas obligatoire même si c’est mieux de l’avoir », poursuit Murielle Dubois. En fait, en guise de diplôme, la régie ne réclame que le niveau CAP ou bac professionnel pour ses postes de mécaniciens. Pour les autres, tout le monde peut postuler.

Une vraie diversité des métiers

Preuve de sa volonté de trouver du monde rapidement, la RATP a contacté vingt-deux lycées professionnels. Objectif : leur proposer des affiches à poser au moment des résultats du bac pour « draguer » les élèves, les attirer vers ce gisement d’emplois. « Chaque année, des jeunes qui n’ont pas réussi à obtenir leur bac décrochent du milieu scolaire. Il faut qu’ils sachent que nous sommes prêts à les accueillir?! », promet Murielle Dubois.

Chez nous, il y a plus de deux cent trente métiers. Il y a une vraie diversité. D’où des offres d’emploi en permanence, plus encore en ce moment. » La densification des lignes de tramway — le T5 Sarcelles - Saint-Denis circulera à partir du 29 juillet — et de bus contribue à ce mouvement. Autre bonne nouvelle, la RATP travaille avec des CV anonymes : « Il n’y a aucune discrimination. Tout ce que l’on veut, jure Murielle Dubois, ce sont des gens motivés! »

Pour postuler, il suffit de consulter le site Internet ratp.fr, de cliquer dans la rubrique « carrières » puis « nous rejoindre ».

Source : Le Parisien

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Publié le 29 Juin 2013

PSARECUPL’un a été embauché à la SNCF, l’autre veut devenir artisan taxi, certains ont déjà pris le chemin d’autres usines du groupe. A cadence régulière, les salariés quittent désormais le site de PSA Aulnay, censé fermer ses portes en 2014. Il y a un an, il abritait encore plus de 3000 salariés. Il en compte aujourd’hui moins de 1800. La direction a livré quelques chiffres hier, lors d’un comité d’entreprise. 346 salariés ont déjà quitté PSA depuis que le plan social a été validé le 29 avril. D’ici fin juillet, la direction devrait également avoir « soldé » les dossiers d’environ 400 personnes demandant une mutation en interne (le plan prévoit au total 1300 reclassements au sein du groupe, essentiellement à l’usine de Poissy dans les Yvelines). De plus, une vingtaine de salariés ont intégré un dispositif de formation, pour être embauchés à la RATP.

Une inégalité de traitement

La polémique n’est pas tout à fait retombée autour des conditions de départs octroyées aux anciens grévistes. Le SIA (syndicat indépendant de l’automobile), qui était opposé au mouvement, pointe toujours une inégalité de traitement et annonce même son intention d’assigner PSA devant le tribunal de grande instance de Paris.

« Nous demandons l’application d’un arrêt de la cour de Cassation, selon lequel un accord de fin de grève s’applique à l’ensemble des salariés », explique Tanja Sussest, déléguée du SIA. PSA avait pourtant bien indiqué que l’accord passé mi-mai avec la CGT s’appliquerait à tout le monde, et 900 candidats au départ s’étaient alors manifestés. Depuis, certains semblent s’être ravisés. D’autres se sont plaints de devoir présenter davantage de justificatifs que les anciens grévistes. Dans un tract distribué récemment dans les ateliers, la CGT exigeait que « tous les travailleurs qui souhaitent partir » puissent le faire « sans avoir besoin de fournir un CDI, un CDD, ou une promesse d’embauche ».

En dépit de la fonte des effectifs, l’usine restera ouverte jusqu’à la fin juillet, au rythme d’une production très ralentie, avant sa fermeture estivale jusqu’au 3 septembre. Elle a connu cette semaine un départ très symbolique. Celui de son directeur, Laurent Vergely, en poste à Aulnay depuis octobre 2010, et parti prendre les rênes du site de Tremery (Moselle). C’est un cadre déjà présent à Aulnay depuis plus de 9 mois, Franck Mulard, qui lui succède.

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Juin 2013

poleemploiFin mai par rapport à avril, le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant pas du tout travaillé n’a pas augmenté et même très légèrement baissé passant de 106 240 à 106 210, selon la direction régionale de l’emploi. Parmi les chercheurs d’emploi ayant exercé une activité réduite courte, le chiffre a même diminué de 0,10 %. En Ile-de-France, le nombre de chômeurs augmente de +0,1 % par rapport à la fin avril 2013. Sur un an, il est en hausse de 10,9 %

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Juin 2013

ELIORLa grève aura duré seize jours. Depuis le 10 juin, des salariés de la société de ménage Elior, de l’hôpital privé de l’est parisien, à Aulnay, manifestaient pour protester contre « les salaires trop bas, les mauvaises conditions de travail ou encore les jours fériés travaillés sous payés », expliquait la CGT. Finalement, « après d’âpres et longues négociations, ajoute le syndicat, un protocole de fin de conflit a été signé. » Les salariés ont obtenu que les jours fériés inclus pendant une période de congés payés ne soient plus déduits des jours de congés, la fin des retenues sur la prime de fin d’année en cas d’arrêt pour accident de travail… « Tout le monde est satisfait », assure Joëlle Wattier, directrice générale des opérations chez Elior services. D’autre part, « les salariés d’Elior ont suscité un important élan de solidarité puisque plus de 5500 € ont été collectés pour soutenir leur lutte », annonce la CGT.

Source : Le Parisien

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Publié le 25 Juin 2013

Son clip « ça peut plus durer » avait fait le buzz. Hier, Kash Leone en a fini avec ses dix ans d’usine à Aulnay. Il veut devenir ingénieur du son.

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Le rappeur Kash Leone avait deux vies. D’un côté, la scène et les concerts, et même un disque sorti en avril dernier. De l’autre, un habit de travail au nom de Franck Jautee, un poste à l’usine PSA d’Aulnay, la ligne de montage et les collègues de l’atelier. C’est à cette vie-là qu’il a dit adieu hier. Franck a vidé son casier, dit au revoir aux rares copains encore dans les murs, et passé une dernière fois le tourniquet d’accès au site. Celui-ci doit fermer d’ici à 2014 et les départs s’égrènent depuis quelques semaines. Certains ont rejoint d’autres usines du groupe, d’autres l’ont quittée avec des indemnités de départ. Franck a décidé de se reconvertir et de devenir ingénieur du son. Il était pourtant attaché à cette usine. En février, il avait clamé son sentiment de colère à l’égard de la direction de PSA, dans un rap musclé au succès fulgurant. Sous le titre « Ça peut plus durer », le clip — tourné à la sauvette dans l’usine avec ses collègues Seb et Régis — avait fait le buzz sur Internet : « On a sans doute atteint les 300000 vues ».

 

Source : Le Parisien

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Publié le 25 Juin 2013

ELIORLa CGT organise aujourd’hui une mobilisation pour défendre les salariés d’Elior, une entreprise de nettoyage en charge de l’Hôpital privé de l’Est parisien à Aulnay. Après 15 jours de grève, le syndicat entend poursuivre le mouvement afin de mettre en avant, « les salaires trop bas, les mauvaises conditions de travail ou encore les jours fériés travaillés sous payées ». La CGT affirme qu’un important mouvement de soutien s’est fait jour puisque les salariés en grève ont collecté plus de 5000 € de solidarité. Afin d’amplifier cet élan solidaire, l’UD CGT 93 appelle à un large rassemblement devant la clinique à midi.

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Juin 2013

PSARECUPC’est cet après-midi que la cour d’appel de Paris doit examiner l’appel de Sud contre le plan social concernant le site PSA à Aulnay-sous-Bois. Le syndicat dont les intérêts sont défendus par Me Fiodor Rilov, attaque le plan social en dénonçant un défaut d’information d’instances de représentants du personnel et dans le même temps, les insuffisances du plan, en termes d’offres de reclassement. En avril dernier, Sud avait été débouté par le tribunal des référés et avait fait appel. La CGT, elle aussi déboutée, avait finalement renoncé à son appel après avoir signé un accord de fin de conflit avec la direction.

Source : Le Parisien 

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Publié le 24 Juin 2013

recruteur2.jpgLa préfecture et le conseil général organisent demain le premier forum de l’emploi public du département destiné aux jeunes. Plus de 400 offres seront proposées dans des métiers d’agent d’accueil et de cuisine, agent de service hospitalier, aide-soignant, assistant informatique, auxiliaire de puériculture, conducteur, conseiller social et familial, éducateurs, facteur, gestionnaire, infirmières, militaires, sage-femme etc. Vingt-trois stands accueilleront les demandeurs d’emploi qui pourront déposer leurs CV et recueillir des informations. Demain de 9 heures à 17 heures, à l’hôtel du département  (préfecture) à Bobigny.

Source : Le Parisien

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Publié le 18 Juin 2013

Une étude vient confirmer de manière nette les discriminations à l’adresse qui frappe les jeunes de la Seine-Saint-Denis.

vivre93.jpg

 Selon que l’on habite en Seine-Saint-Denis ou à Paris, a-t-on les mêmes chances de décrocher un entretien d’embauche ? Non, rétorqueront de façon instinctive nombre de demandeurs d’emploi du 93. Mais, cette fois, la réponse vient d’une équipe de chercheurs dans une étude* de 52 pages publiée par l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus). Le document démontre qu’une réelle discrimination à l’adresse est à l’œuvre.

Les chercheurs ont appliqué la méthode du testing, en créant des profils de candidats fictifs. De jeunes hommes, demandeurs d’emploi, Français, au CV identique, dont rien n’indique s’ils sont ou non d’origine immigrée. La véritable distinction portait donc sur le lieu de résidence.

Six adresses ont été utilisées : trois à Paris dans le XVIIIe arrondissement, trois en Seine-Saint-Denis, en ciblant à chaque fois un quartier favorisé (place du Tertre à Paris, Le Raincy dans le 93), une zone sensible (la Goutte-d’Or à Paris, le quartier Blanqui à Bondy), et, enfin, un quartier intermédiaire (rue Championnet à Paris, Bondy hors zone urbaine sensible). Trois mille lettres de candidatures ont été envoyées, qui ont permis de tester 500 propositions de postes de serveurs et de cuisiniers (deux professions « suffisamment en tension pour que les offres d’emploi disponibles soient nombreuses », précise l’étude). De deux candidats parisiens ayant le niveau bac et postulant à un emploi de serveur, celui qui habite place du Tertre décrochera plus de rendez-vous (31,5% de oui) que celui qui réside à la Goutte-d’Or (23,6%).

Les emplois francs, le nouvel outil antidiscrimination

Mais c’est entre le 93 et Paris que le décalage est le plus flagrant. « Plus encore que l’effet quartier, on a constaté un effet Seine-Saint-Denis. Le département entier semble être pris pour une ZUS », note Michael Orand, responsable du département de l’évaluation de l’Onzus. Même l’habitant du Raincy, ville aisée, n’y coupe pas. Il obtient en moyenne deux fois moins d’entretiens d’embauche que le Parisien des beaux quartiers. Ces résultats traduisent-ils les préjugés des recruteurs? Ou une simple réaction de prudence face à des candidats habitant loin et dans des zones parfois mal desservies? Si la distance peut jouer, ce n’est pas la seule explication, affirme l’étude.

Ce testing confirme le poids des préventions à l’égard de la Seine-Saint-Denis. Au ministère de la Ville, on souhaite « affiner les résultats, les élargir au reste de la France ». Mais, déjà, François Lamy lance un nouvel outil antidiscrimination, les « emplois francs ». Le décret d’application vient d’être signé. Les entreprises embauchant des jeunes de quartiers sensibles recevront une aide de 5000 € sur deux ans. Le test sera mené à Clichy-sous-Bois et à Montfermeil, mais aussi à Villiers-le-Bel, Gonesse, Garges et Sarcelles, dans le Val-d’Oise.

Consultable sur www.onzus.fr.

 

Source : Le Parisien

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Publié le 18 Juin 2013

ELIOR.jpgDepuis une semaine, ils s’assoient dans le hall de l’Hôpital privé de l’est parisien, à Aulnay. Une partie des employés de la société de ménage Elior sont en grève. Ils réclament une majoration du paiement des dimanches et jours fériés travaillés, le maintien du 13e mois en cas d’accident du travail. « La direction refuse de nous répondre, on nous met la pression », déplore la déléguée CGT Nadia Ariba. « On ne peut accepter ces revendications, les salariés de ce site bénéficient déjà d’avantages supérieurs à ce que prévoit la convention collective », rétorque Joëlle Wattier, directrice générale des opérations chez Elior Services. Le mouvement, qui a reçu le soutien des élus communistes de la ville, ne semble pas avoir de conséquence sur le fonctionnement de la clinique, des renforts ayant été appelés pour remplacer les grévistes.

Source : Le Parisien

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Publié le 17 Juin 2013

334 postes sont à saisir aujourd’hui à Villepinte lors d’un forum dédié aux enseignes d’Aéroville, qui ouvrira en octobre à Tremblay.

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Ses promoteurs vantent sa modernité, la convivialité de ses futurs restaurants. Mais si, dans l’est de la Seine-Saint-Denis et au-delà, on attend avec impatience l’ouverture en octobre du centre commercial Aéroville (Tremblay), c’est aussi parce qu’elle entraînera la création immédiate de 1600 emplois, et de 2000 à 2500 à terme.

Le recrutement a commencé. Aujourd’hui lundi, des milliers de visiteurs vont affluer aux Espaces V de Villepinte, où se tient un forum entièrement dédié aux enseignes d’Aéroville. Trente-cinq d’entre elles seront présentes, proposant 334 postes à saisir : vendeurs, agents d’accueil pour le futur cinéma de Luc Besson et ses 12 salles, commis de cuisine, agents de sécurité… Factory & Co (deux adresses à Paris) espère trouver quelques-uns des 25 équipiers qui serviront bagels, burgers, cheesecakes maison. Nul besoin d’un CV long comme le bras : « On préfère des candidats sans expérience, pas formatés, auxquels on apprend le métier, explique Jonathan Jablonski, fondateur de l’enseigne. L’essentiel, c’est d’avoir du bon sens et de bien présenter. »

L’agglo a travaillé en amont

En cette période de crise, les demandes d’emploi arrivent par dizaines sur le site Internet d’Aéroville. « A l’ouverture de la page Facebook, le premier message reçu nous demandait simplement : où peut-on postuler? » indique Elodie Arcayna, future directrice du centre. En vertu d’une convention signée en 2008, le promoteur Unibail-Rodamco travaille depuis le début avec l’agglo Terres de France (Sevran, Tremblay, Villepinte) et la maison de l’emploi du Val-d’Oise, pour favoriser les embauches locales. Bien entendu, le forum de Villepinte est ouvert à tous.

 C’est en amont que les efforts sont faits pour permettre aux habitants des villes voisines de profiter de l’ouverture du centre. « On travaille en contact direct avec les enseignes, on a organisé des sessions d’informations locales. On constitue aussi une banque de CV », explique-t-on du côté de Terres de France. L’agglo a ainsi présélectionné 400 personnes pour les sessions de recrutement du groupe Auchan, qui s’apprête à ouvrir un hypermarché et un drive. Stéphane Davidas, habitant de Villepinte, qui observait le chantier de loin, sera embauché. « Je n’ai pas encore signé, on m’a téléphoné il y a quelques jours », explique le jeune homme de 23 ans, dont les missions d’intérim devenaient rares à Roissy. Ce n’était pas vraiment la vocation de ce titulaire d’un CAP de cuisine. « Le travail d’agent de rayon n’a pas l’air si difficile que ça », glisse-t-il.

 Aujourd’hui de 10 heures à 17 heures (accueil dès 8h30), aux Espaces V, avenue Jean-Fourgeaud, à Villepinte. Entrée libre. Navettes depuis les gares RER de Sevran, Villepinte, Paris-Nord 2, et Vert-Galant. Rens. www.caterresdefrance.fr ou www.aeroville.com ou www.emploi.emploi-m2e95.fr.

 

Source : Le Parisien

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Publié le 14 Juin 2013

emploijeunesA ce jour dans le département, seuls 253  jeunes bénéficient d’un emploi d’avenir. Ils sont pourtant 40 000, âgés de 16 à 25 ans, à rechercher un travail. Mais ce dispositif coûte cher, malgré les aides de l’Etat.

En Seine-Saint-Denis comme ailleurs, la « mayonnaise » des emplois d’avenir tarde à prendre. Les ingrédients sont pourtant réunis. D’un côté, 40000 jeunes de 16 à 25 ans inscrits dans les missions locales, et en recherche d’emploi. De l’autre une enveloppe de l’Etat et des aides de la région permettant de créer 2736 contrats d’ici à la fin de l’année. C’est l’objectif le plus ambitieux de France.

 Mais à ce jour, 253 jeunes seulement ont été embauchés par les associations, les mairies et quelques entreprises, le dispositif ne s’étant élargi au secteur marchand que depuis fin avril*. Il faut toutefois y ajouter 160 recrutements effectués par l’Education nationale. Le cabinet du ministre du Travail avait mis ce retard sur le dos des missions locales. « La critique était décalée », juge Marc Leray, directeur départemental du travail. Qui pointe, comme tout le monde, les hésitations des employeurs, à commencer par les mairies.

Moins d’une ville sur deux a embauché. Les communes de la Seine-Saint-Denis totalisent moins d’une centaine de recrutements (73 recensés la semaine dernière par les services de l’Etat), pour un objectif total de 526. Et surtout, moins d’une ville sur deux a déjà commencé à embaucher. « Les mairies tentent plutôt de réduire leur masse salariale. Il leur est difficile de recruter », analyse Marc Leray. Parmi les plus avancées, Aulnay-sous-Bois a fait le choix de contrats d’un an, renouvelables. La commune a embauché dix-huit « emplois d’avenir » dans la restauration scolaire, le service événementiel, l’état-civil… « Ceux qui donnent satisfaction ont des chances d’être embauchés à la fin », assure Aline Benhamou, adjointe au personnel. Quelques communes ont jeté l’éponge : « Le dispositif est trop complexe et pas en phase avec nos besoins », juge le sénateur-maire UMP des Pavillons, Philippe Dallier. D’autres, comme Gournay, réfléchissent encore.

Une charge financière malgré les aides. C’est que le dispositif représente un coût, malgré les aides. « Pour un CDD avec un salaire de 1430 € bruts, le reste-à-charge représente 7000 € par an », indique Malik Moussaoui, directeur de la mission locale intercommunale de Terres de France (Sevran, Tremblay, Villepinte). Ce dernier pointe aussi le coût de la formation, qui accompagne obligatoirement un emploi d’avenir : « Des crédits sont prévus, mais les enveloppes ne sont pas extensibles ».

Marc Leray souligne de son côté la concurrence entre les différents dispositifs d’emplois dits « aidés ». La Seine-Saint-Denis s’est vue assigner l’objectif de conclure 2831 contrats d’accompagnement vers l’emploi (CAE) au premier semestre. « Mais on sollicite les mêmes employeurs, ils ne peuvent pas se démultiplier. On est au-delà des capacités du territoire », explique le directeur départemental du travail.

Les associations hésitent. Elles sont elles aussi en période de restriction budgétaire. Les associations sont aussi difficiles à convaincre. Les services de l’Etat ont pourtant mis le paquet. Une plate-forme téléphonique a été créée à Pantin, avec Pôle emploi et Cap Emploi.

« Sur les 2500 associations que compte la Seine-Saint-Denis, deux tiers ont été sollicités », précise Marc Leray, directeur départemental du travail et de l’emploi. Une vingtaine de réunions d’information se sont également tenues depuis fin 2012. L’agglo Terres de France a voté au printemps une enveloppe d’1 M€ pour aider les associations du territoire à créer 42 emplois d’avenir, et financer les formations. « On peine aujourd’hui, mais il suffira de quelques exemples prometteurs pour créer un effet boule de neige d’ici septembre », affirme Malik Moussaoui.

Source : Le Parisien

 

 

 

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Publié le 13 Juin 2013

« Merci, merci! » L’exclamation a sans doute surpris les juges de la cour d’appel de Paris, chaleureusement remerciés pour avoir… renvoyé une audience. Mais pour la poignée de salariés de l’usine PSA d’Aulnay, le soulagement était réel. L’examen des procédures engagées par le syndicat Sud contre le plan social n’a en effet été reporté que de 12 jours. « On pensait que ce serait renvoyé en septembre. Ça nous encourage à continuer, même si la CGT s’est désistée », réagissait Mohamed Khenniche, responsable de Sud Aulnay. « C’est le meilleur des scénarios », affirmait de son côté l’avocat du syndicat, Fiodor Rilov, désormais seul dans la bataille judiciaire.

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La CGT a renoncé à son appel

La CGT, déboutée en première instance, a finalement renoncé à son appel, après avoir signé avec la direction un accord de fin de grève le 17 mai. Depuis, le plan social se met en marche. « 300 personnes ont déjà vu leur contrat de travail rompu depuis le 28 avril », estimait hier Fiodor Rilov. A Aulnay, une centaine d’anciens grévistes ont déjà opté pour un départ immédiat de l’usine. Direction et syndicats examinent aujourd’hui les centaines de demandes formulées par d’autres salariés du site, qui doit fermer ses portes en 2014. « Il y a urgence, l’usine est en train de se vider », murmurait hier une ouvrière, l’œil inquiet.

Alors qu’en première instance, la salle d’audience n’avait pu contenir la foule des ouvriers aulnaysiens venus écouter les avocats de la CGT et de Sud, hier une petite vingtaine de salariés seulement étaient présents. Ceux-là, membres ou sympathisants du syndicat Sud, se raccrochent encore à l’espoir d’une suspension ou d’une annulation du plan social. « Il ne nous reste plus que ça », confiait dans un soupir une employée de l’atelier de peinture. « Cela nous permettrait de gagner un peu de temps avant d’aller à Pôle emploi », estime Mohamed, ouvrier du montage qui ne croit pas aux mesures de reclassement contenues dans le plan. L’audience aura lieu le 24 juin prochain.

Source : Le Parisien

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Publié le 9 Juin 2013

Après quatre mois de grève, le site Peugeot-Citroën va fermer. Daniel raconte son dernier combat et son nouveau départ.

danielvernet.jpgComment résumer la carrière de Daniel Vernet, 58 ans, dont trente-cinq passés à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis ? Par les rapports élogieux de ses supérieurs : « collaborateur sérieux », « pas avare de son temps de travail » ? Ou par son bulletin de santé : arthrose, douleurs articulaires, rétention d’eau ? Les maux de l’âge, sans doute. Mais le technicien aux cheveux gris y voit aussi le résultat des milliers d’heures sup effectuées pendant toutes ces années : « Alors que j’avais fini ma journée, j’escaladais encore des palettes chargées de moteurs pour les vérifier. » Et des mois de stress, depuis l’annonce de la fermeture de l’usine. C’était il y a presque un an, le 12 juillet 2012.

Daniel est entré dans cette usine d’Aulnay en 1978, à l’âge de 23 ans. Les ateliers avaient ouvert en 1973 et sentaient bon le neuf. Trente-cinq ans plus tard, Daniel va s’en aller. Et le site ne lui survivra pas. Autour de lui, c’est l’heure des choix. Validé fin avril, le plan social se met lentement en place. Certains s’y sont préparés, d’autres sont encore perdus. Sur les 2 550 salariés rattachés à Aulnay, 1 300 doivent être mutés sur d’autres sites du groupe. PSA s’est engagé à proposer des solutions à tous les autres : des emplois dans le cadre de la réindustrialisation du site ou auprès d’entreprises partenaires, des formations, des aides à la création d’entreprise… Daniel, lui, fait partie des « seniors ». Il pourra partir avec une indemnité, et continuer à toucher la totalité puis une partie de son salaire jusqu’à la retraite, en 2015. Il n’est donc pas le plus mal loti, mais la blessure est ailleurs. Lui qui a passé sa vie à traquer les défauts dans les entrailles des moteurs enrage de voir disparaître la grande et belle mécanique d’Aulnay.

« Une histoire incroyable »

Parlez-lui de moteurs : une étincelle apparaît dans son œil clair. « J’ai toujours voulu être mécano. Déjà petit, je démontais tout. » Un souvenir surgit : un moteur Honda qu’il répare à l’âge de 13 ans, employé au noir dans un garage de Montreuil. « Ma première panne », raconte-t-il comme certains parlent de leurs premières amours. Avec PSA aussi, la relation sera passionnelle. Tout jeune papa, Daniel parvient à mettre le pied dans « l’usine qui était alors la plus moderne d’Europe », grâce au parrainage d’un voisin. Le petit mécano a soif d’apprendre : un retoucheur marocain lui enseigne les secrets des faisceaux électriques. Puis la direction lui accorde une faveur exceptionnelle : des horaires adaptés, pour suivre des cours du soir.

En 1982, tandis qu’une grève paralyse l’usine, Daniel bûche son brevet professionnel, regardant d’un œil désapprobateur les violences qui émaillent le mouvement. « Un ami s’est fait casser la figure par des grévistes. J’en ai longtemps voulu à la CGT. » En onze ans, Daniel obtient son bac, plusieurs brevets de technicien et un BTS. « Une histoire incroyable », souffle une collègue, admirative. Daniel voue alors une reconnaissance infinie à l’entreprise, où il fait entrer quelques-uns de ses dix frères et sœurs. « La direction m’avait vraiment soutenu. La moindre des choses, c’était de lui rendre la pareille, en répondant présent dès qu’elle avait besoin de moi », raconte-t-il. Produire, et transmettre à son tour.

De 1998 à 2000, il forme les jeunes élèves de l’Ecole technique privée Citroën à Saint-Ouen : « 100 % de réussite au bac pro la première année, 100 % avec mention la deuxième », énonce-t-il avec fierté. « On voyait qu’il était passionné et qu’il avait le souci de transmettre», se souvient l’un de ses anciens élèves, Eric Willig, aujourd’hui informaticien sur le site de Peugeot-Citroën à Poissy (Yvelines). Et puis, la mécanique PSA s’enraye, et Daniel perd confiance. Quand la CGT divulgue en 2011 une note confidentielle prévoyant la fermeture de l’usine d’Aulnay, il se forge vite une conviction. La production a diminué, les effectifs aussi.

La première manif de sa vie

Pour la première fois de sa vie, Daniel manifeste, hurlant à pleins poumons qu’il faut « un nouveau projet » de voiture pour Aulnay. Lui a surtout éprouvé de la colère. « On nous disait : ‘‘Ce n’est pas d’actualité.’’ Et un jour, on nous a dit : ‘‘C’est trop tard.’’ » Le 12 juillet 2012, des collègues « ont tourné de l’œil en apprenant la fermeture ». Dans les bureaux du service qualité, où il travaillait, Daniel tente de convaincre les cadres de porter un brassard noir, « pour protester symboliquement ». Quand la grève débute en janvier 2013, il y participe quelque temps. « Elle était plus que justifiée. Au début, 80 % des gens soutenaient le mouvement. »

A présent, Daniel compte les jours, dans une usine qui tourne au ralenti, malgré la fin de la grève. Pour tromper l’ennui, il cherche « des moteurs à réparer », comme autrefois. Il se souvient de ces ingénieurs de l’usine chinoise de Wuhan, venus en stage dans les années 1990 à Aulnay : « Ils se battaient pour résoudre un problème que j’avais posé au tableau. J’ai vite compris qu’ils seraient des adversaires redoutables. »

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 6 Juin 2013

PSARECUPA 95 %, les salariés du site Peugeot d’Aulnay qui ont rejoint celui de Poissy (Yvelines) fin mars se dissent satisfaits de leur situation. Ce chiffre ressort du sondage effectué auprès des ouvriers concernés, mais aussi auprès de leurs chefs d’équipe. Le dépouillement des questionnaires nominatifs est sans équivoque. Arrivés dans ce nouvel environnement en raison de la fermeture annoncée de l’usine d’Aulnay en 2014, les 350 salariés volontaires pouvaient éprouver des difficultés à trouver leurs marques. C’est pour connaitre leur sentiment que la direction du centre de production a lancé cette enquête. Chacun était invité à se prononcer sur la qualité de l’accueil, les formations proposées ou encore les contacts avec leurs encadrants.

Certains ont joué la carte de la prudence

Plus des deux tiers ont répondu à l’enquête. « Notre objectif était de percevoir leur sentiment et d’obtenir un retour », explique Gaëlle Monteiller, la directrice du centre de Poissy. Les nouveaux venus estiment qu’ils sont bien renseignés à 93 %, bien orientés à 98 % et bien formés à 97 %. Trois mois après leur intégration à Poissy, aucun ne dit regretter son choix. Cependant, certains indiquent que de « nombreuses choses doivent être améliorées », notamment à propos des formations et de l’organisation du travail. « Je m’attendais à autre chose, raconte Karim. Mais j’ai décidé d’aller à Poissy pour nourrir ma famille et payer mes crédits. »

En remplissant le questionnaire, d’autres ont joué la carte de la prudence. « Il était plus raisonnable de modérer nos propos car on devait mettre notre nom sur le formulaire, explique un employé. De fait on se sent un peu obligés de dire que c’est bien, de crainte d’être mal notés. » Dans le cadre du vaste plan de réorganisation du groupe PSA, pas moins de 1 500 des 2 800 salariés de la Seine-Saint-Denis sont invités prendre le chemin des Yvelines. Les volontaires ont jusqu’au 31 décembre pour se prononcer.

 

Source : Le Parisien

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Publié le 3 Juin 2013

Vous trouverez ci-dessous un communiqué municipal relatif à une réunion d’information sur le thème des emplois d’avenir qui se déroulera le mardi 4 juin 2013 à 14h30 dans les salons de l’Hôtel de Ville.

Aulnay-sous-Bois, le 30 mai 2013

La ville d’Aulnay-sous-Bois recrute 16 emplois d’avenir

Aulnay-sous-BoisSuite à la mise en place des Emplois d’Avenir, la municipalité d’Aulnay-sous-Bois a souhaité informer et accompagner l’ensemble des structures éligibles afin de favoriser l’embauche.

Pour ce faire, une réunion d’information est programmée le :

Mardi 4 juin 2013 à 14h30

Salons de l’Hôtel de ville

en présence de :

Gérard SEGURA, Maire d’Aulnay-sous-Bois, Vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis,

Didier LESCHI, Préfet délégué à l’Egalité des chances,

Les structures Emploi : La Directe 93, le Pôle Emploi, Cap Emploi et la Mission locale.

La ville d’Aulnay-sous-Bois s’inscrit largement dans le processus d’accompagnement des jeunes peu ou pas qualifiés dans leur recherche d’emploi.

Depuis la mise en place du dispositif, la ville d’Aulnay-sous-Bois a recruté 16 jeunes, répartis dans les différentes structures de la Ville, pour lesquels elle a mobilisé tous les moyens disponibles afin d’appuyer l’accès aux formations qualifiantes ou diplômantes.

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Publié le 3 Juin 2013

PSARECUPL’heure des premiers départs a sonné à l’usine PSA d’Aulnay. Et le climat se tend à nouveau, alors que des centaines de salariés se précipitent vers la porte de sortie. Le SIA, syndicat majoritaire, a saisi vendredi l’inspection du travail. « S’il le faut, on ira au tribunal, prévient sa responsable Tanja Sussest. La direction propose des conditions de départ différentes selon les salariés. Il y a deux poids, deux mesures! » En cause : les conditions de départ pour les salariés souhaitant quitter PSA dès maintenant. Elles seraient plus souples que pour les anciens non-grévistes du site.

640 salariés intéressés

Pour l’heure, 130 à 140 salariés, selon la CGT, ont pu partir. Tous d’anciens grévistes qui ont renoncé aux dispositifs de reclassement et de formation prévus dans le plan social. Ils doivent toucher, en plus de leurs indemnités, la somme de 19700 €. C’est ce que prévoit l’accord de fin de grève signé le 17 mai par la CGT et la direction de PSA. Mercredi, à la demande dessyndicats, le groupe a annoncé qu’il étendrait cette mesure à l’ensemble des salariés souhaitant quitter l’entreprise au plus vite.

La nouvelle a provoqué une ruée. Selon les chiffres communiqués vendredi lors d’un comité d’entreprise, 640 salariés d’Aulnay (sur un peu moins de 2 000) se sont manifestés auprès de la DRH, et d’autres peuvent encore le faire aujourd’hui au plus tard. De l’intention à la signature pour un départ immédiat, il y a un pas que beaucoup ne franchiront peut-être pas. Pour Tanja Sussest, c’est un signe de détresse et de confusion : « Les gens ne trouvent pas d’information au pôle mobilité. Ils pensent à l’argent qu’ils vont toucher tout de suite et ne réfléchissent pas à ce qui se passera après. » La syndicaliste, qui a elle-même constitué une liste de 280 noms, tâche donc d’en raisonner certains. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, boit du petit-lait : « C’est un désaveu pour la direction et le SIA qui a négocié le plan social. Les salariés ne font pas confiance à PSA pour leur reclassement, et préfèrent chercher seuls. »

Un point met cependant les syndicalistes d’accord : ils réclament une « égalité de traitement ». Les anciens grévistes indiquent qu’ils ont pu partir sans avoir à prouver qu’ils avaient trouvé du travail à l’extérieur. Les autres se voient réclamer un justificatif. Selon un document interne, distribué à la hiérarchie, il peut s’agir d’un « nouveau contrat de travail CDI, CDD », d’une « promesse d’embauche », ou encore d’un « dossier de création ou reprise d’entreprise ». Interrogée vendredi, la direction indiquait sobrement que « les mesures prévues dans le protocole de fin de conflit d’Aulnay [seraient] applicables à tous les salariés de ce site, adhérant à la mobilité externe le 31 mai au plus tard ».

Source : Le Parisien

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Publié le 31 Mai 2013

poleemploiDes entreprises qui embauchent, mais un chômage qui grimpe quand même. Voilà, en résumé, le paradoxe du 93. Le département ne déroge pas à la dégradation observée au plan national. En avril dernier, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 1,5% pour les catégories A, B, C (140820 inscrits). Sur un an, le chômage a augmenté de 11,6%. 

La Seine-Saint-Denis se démarque en revanche par le dynamisme de ses entreprises. L’enquête de Pôle emploi sur les besoins en main-d’œuvre montre qu’elles prévoient d’embaucher un peu plus en 2013 que l’an dernier : 29153 recrutements annoncés, soit 7% de plus qu’en 2012. A l’inverse, en Ile-de-France, les intentions d’embauche ont reculé de 2,6% par rapport à 2012. Comment expliquer ce décalage? Gilles Biron, directeur territorial de Pôle emploi livre deux explications : « Le mouvement d’installation des grandes entreprises en Seine-Saint-Denis se poursuit, avec notamment l’arrivée prochaine de SFR. Et il y a l’aéroport de Roissy qui génère toujours d’importants besoins en main-d’œuvre », avec notamment la prochaine ouverture d’Aéroville.

Un signe positif mais insuffisant 

Les intentions d’embauche se concentrent dans le secteur des services aux entreprises, des transports. Un signe positif donc, mais qui ne permet pas de prédire un recul du chômage. « C’est une lueur d’espoir, pas un renversement de tendance, explique Gilles Biron. Il n’y a pas forcément de lien entre ces embauches et la population arrivant sur le marché du travail. » En d’autres termes, les emplois proposés ne suffisent pas à absorber la masse de nouveaux demandeurs d’emploi, dont beaucoup de jeunes sortis du système scolaire. Les employeurs disent aussi avoir du mal à trouver les bons candidats. C’est notamment le cas dans les aides à domicile, avec un taux de difficulté de 87%. « Ce métier se professionnalise, alors que les demandeurs d’emploi se lançaient avant sans préparation. En période de chômage, les entreprises mettent la barre plus haut », analyse Gilles Biron. 

Source : Le Parisien

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Publié le 30 Mai 2013

PSARECUPLes salariés de PSA qui veulent se lancer tout de suite dans un nouveau projet professionnel, peuvent partir immédiatement avec 20 000 € s’ils se manifestent avant demain soir auprès de la direction. « Cela concerne les salariés qui ont déjà trouvé un emploi solide et qui sont prêts à partir tout de suite », précise la direction du site d’Aulnay en rappelant que l’objectif est de ne pas envoyer les salariés à Pôle emploi. Cette nouvelle disposition a été annoncée hier par la direction centrale de PSA lors d’une réunion avec le DRH du groupe et les syndicats. « C’est l’extension des conditions du protocole obtenu par la grève de 4 mois à tous les salariés de l’usine », se réjouit Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

Depuis la signature de l’accord de sortie de grève, l’attribution de 20 000 € aux seuls grévistes qui souhaitent partir tout de suite a créé la polémique. Ces 20 000 € représentent l’indemnité compensatoire, équivalente aux salaires que l’entreprise aurait eus à verser jusqu’en décembre 2013. Parmi les syndicats non-grévistes, certains avaient d’ailleurs sollicité de la direction l’extension des mesures du protocole aux salariés qui en feraient la demande, pour quitter l’entreprise et se lancer immédiatement dans un nouveau projet professionnel. Pour le SIA notamment, cette mesure fait suite à des démarches menées pour une liste de salariés.

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Mai 2013

PSARECUPEtre transféré dans une autre usine du groupe, créer sa propre entreprise, suivre une formation… Un forum de l’emploi, organisé ces deux derniers jours au sein de l’usine PSA d’Aulnay, devait permettre aux salariés d’envisager ces différentes options. Mercredi, il a surtout été question des mutations en interne. Hier, conférences et stands s’adressaient surtout à ceux qui souhaitent quitter l’entreprise, dans le cadre du plan de restructuration. L’usine, censée fermer ses portes en 2014, passera bien de deux équipes à une seule le 10 juin prochain. Date confirmée hier lors d’un comité d’entreprise, quelques jours seulement après la fin de la grève mardi dernier.

500 salariés sont partis vers d’autres sites

De fait, la production était déjà concentrée sur la matinée depuis le 8 avril. Les équipes du matin et de l’après-midi alternent les semaines travaillées et semaines de chômage technique. Mais les mutations provisoires, en faisant fondre les effectifs, rendaient difficile le maintien de cette organisation. 500 salariés ont en effet migré vers d’autres usines du groupe (essentiellement à Poissy, dans les Yvelines). Le site d’Aulnay compte aujourd’hui moins de 2 000 personnes présentes physiquement.

Source : Le Parisien

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Publié le 22 Mai 2013

La concession Renault d’Aulnay, qui avait déménagé après l’incendie de 2005, met la clé sous la porte. Onze salariés sont au chômage.

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A 54 ans, Alain devient aujourd’hui, malgré lui, un tout jeune demandeur d’emploi. Une inconnue pour ce mécanicien aulnaysien, 1500 € par mois. Il a commencé à travailler il y a trente-trois ans, comme apprenti chez Renault et n’a jamais quitté la marque au losange. Il était employé à la concession du Carrefour de l’Europe, à Aulnay déjà, jusqu’à l’incendie des locaux lors des émeutes de l’automne 2005. 

Il a continué rue Waldeck-Rousseau, trois mois plus tard sur un nouveau site. Avec 25 salariés au lieu de 70 et des services moins nombreux. La carrosserie, par exemple, se fait sur Villepinte. Sept ans plus tard, le garage ferme définitivement, et pour onze salariés — les autres ont été reclassés — c’est l’inconnue du chômage.

Une banderole a été accrochée hier sur la grille à l’adresse des clients, les invitant à aller à Villepinte. Les salariés, eux, ont été mis au courant le 26 mars. « C’est allé beaucoup trop vite », note Jocelyn Timos, délégué CGT qui peine à réaliser. A 56 ans, il vit aux Beaudottes, à Sevran et touche un peu plus de 1300 € par mois. « Heureusement que je n’ai pas de crédit », souffle ce père de deux enfants.

Un chiffre d’affaires insuffisant selon le PDG

En un rien de temps depuis lundi, le garage s’est vidé de ses voitures d’occasion et les dernières Clio et Megane neuves devaient libérer la salle d’exposition. Dans l’atelier, les employés, affairés au nettoyage, trouvent l’épilogue bien amer. « C’est d’autant plus difficile à admettre, qu’à l’atelier, ça tournait bien, il y avait une semaine d’attente pour un rendez-vous contre deux jours ailleurs, on fait le meilleur chiffre du groupe, 110000 € par mois. On a réussi à fidéliser la clientèle, même après l’incendie de 2005 et on a toujours touché nos primes de productivité mensuelles. Pourquoi n’avoir pas laissé un Renault Minute? » questionne David, de Mitry-Mory, 33 ans et déjà quinze ans d’ancienneté. Mais pour la direction, l’activité d’un garage ne se morcèle pas. « Le chiffre d’affaires est insuffisant », déplore Cyril Paumier, PDG du groupe Nep Car, à la tête de six concessions dans le Nord-Est parisien (Aulnay, Villepinte, Sarcelles et Gonesse dans le Val-d’Oise, Chelles et Longperrier en Seine-et-Marne), soit près de 200 salariés au total. Fin 2011, la concession de la rue Waldek-Rousseau cumulait un déficit de 569000 € sur les quatre dernières années. Sur l’ensemble du groupe, la perte à fin 2012 avoisine 2,5 M€.

Les mécaniciens de Renault savent que le marché de l’automobile est en crise. Mais ils ne peuvent s’enlever de l’esprit que l’incendie criminel de 2005 a favorisé la chute du garage. Des jeunes gens, vivant cité de l’Europe, avaient été interpellés après s’être vantés d’avoir mis le feu. Devant les policiers, ils ont toujours nié et rien n’a jamais pu être prouvé contre eux ni personne d’autre..

Source : Le Parisien

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