emploi

Publié le 28 Juillet 2015

Le 93, champion de l’augmentation du chômage en Ile-de-France

Une très légère baisse, mais une baisse tout de même. Fin juin, la Seine-Saint-Denis comptait 120 960 demandeurs d’emploi de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé), soit 550 personnes de moins qu’en mai (-0,5 %). Sur un an, le nombre de chômeurs a toutefois progressé de 5,1 % dans le 93, c’est l’augmentation la plus forte de toute l’Ile-de-France.

Si l’on prend en compte les catégories A, B et C (y compris les demandeurs d’emploi ayant travaillé quelques heures dans le mois), on est à une quasi-stabilité avec 163 740 personnes inscrites à Pôle emploi (-0,1 %). En Ile-de-France, l’évolution est la même (-0,5 % pour la catégorie A). C’est à Paris (-1 %) et dans les Hauts-de-Seine (-0,9 %) que la situation s’améliore le plus pour la catégorie A.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Juin 2015

Les anciens salariés de PSA aux prudhommes après la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois

Ils sont venus avec des documents soigneusement rangés dans des pochettes cartonnées ou des sacs en plastique. Dans une salle d’audience comble, les anciens collègues se donnent l’accolade, certains n’ont revu personne depuis leur départ de l’usine d’Aulnay, en 2013. Deux ans après avoir perdu leur travail, près de 120 ex-PSA étaient présents au tribunal des prud’hommes de Bobigny, pour contester leur licenciement. 161 dossiers au total ont été examinés au cours d’une longue audience.

Les avocats de PSA ont eu beau pointer la diversité des cas, pour l’avocat des salariés, Me Fiodor Rilov, ils ont un point commun. Les ruptures des contrats de travail sont toutes liées, selon lui, à un plan de sauvegarde de l’emploi «irrégulier». Il s’agit du PSE présenté par le groupe automobile en juillet 2012, après qu’il eut annoncé la fermeture de l’usine d’Aulnay (3000 salariés) et la suppression de 1400 postes à l’usine de Rennes (Ille-et-Vilaine). L’avocat, connu pour avoir porté les dossiers Goodyear et Continental, met en doute la «justification économique» de la restructuration menée à l’échelle du groupe (plus de 11 000 suppressions de postes entre 2011 et 2013).

Décision le 1er décembre

«Le groupe traverse alors une crise, qui a duré à peine un an sans empêcher la progression de ses profits, assène Me Rilov. Mais tout à coup, cette crise va lui permettre de procéder à cette fermeture, programmée depuis bien longtemps.» En 2011, la CGT avait dévoilé une note interne évoquant déjà la disparition d’Aulnay, un an avant l’annonce officielle. L’argument fait sursauter Yasmine Tarasewicz, l’un des conseils de PSA : «Je ne veux pas laisser les juges qui nous écoutent ou les gens dans cette salle avoir le sentiment que le plan de sauvegarde de l’emploi n’avait pas de justification économique.» Quelques voix s’élèvent dans la salle : «Menteuse, menteuse !» L’avocate repousse les arguments des demandeurs, en particulier ceux qui contestent leur départ dans le cadre du protocole de fin de grève. Cet accord entre la direction et la CGT avait mis fin en mai 2013 à une grève de 16 semaines dans l’usine d’Aulnay. Les grévistes, puis d’autres salariés, avaient pu toucher une indemnité supplémentaire de 19 700 €, à condition de quitter leur poste tout de suite, en renonçant aux mesures de reclassement. «Il y a eu une concession de l’employeur, une concession du salarié, si l’acte est nul alors les sommes versées doivent être restituées !», affirme Yasmine Tarasewicz, alors qu’un peu plus tôt Fiodor Rilov fustigeait «un mécanisme ostensiblement contraire au code du travail».

Dans la salle, on soupire. «La pression qu’on nous a mise à l’époque pour partir !», s’exclame Brahim, 35 ans, lors d’une suspension d’audience. «Du coup, on n’a pas profité des formations», ajoute ce père de famille, dont les indemnités chômage vont bientôt se tarir. Il n’est pas le seul à chercher du travail, parmi les 161 demandeurs, qui réclament de 20 000 à 100 000 € d’indemnités. Les juges prud’homaux rendront leur décision le 1er décembre. Une seconde salve d’une centaine de dossiers fera l’objet d’une nouvelle audience d’ici la fin de l’année.

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Avril 2015

Très légère amélioration de l’emploi en Seine-Saint-Denis

120 chômeurs de moins en un mois en Seine-Saint-Denis. Très légère amélioration de l'emploi le mois dernier en Seine-Saint-Denis. Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (n'ayant pas du tout travaillé dans le mois) a baissé de 0,1 % entre février et mars 2015, soit 120 chômeurs de moins.

Il reste néanmoins 119 470 personnes inscrites à Pôle emploi 93 en catégorie A, et 160 530 au total, si l'on ajoute les catégories B et C, qui ont travaillé quelques heures dans le mois. Le 93 reste le département francilien le plus touché par le chômage. Dans le détail, la situation s'améliore surtout pour les plus jeunes. Le nombre de chômeurs de moins de 25 ans a baissé de 1,9 % en un mois.

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Avril 2015

Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte du syndicat Force Ouvrière du personnel communal d’Aulnay-sous-Bois adressée au maire Bruno Beschizza à propos des agents du service animation périscolaire.

Le syndicat Force Ouvrière s’inquiète du sort des agents du service animation périscolaire d’Aulnay-sous-Bois
Le syndicat Force Ouvrière s’inquiète du sort des agents du service animation périscolaire d’Aulnay-sous-Bois
Le syndicat Force Ouvrière s’inquiète du sort des agents du service animation périscolaire d’Aulnay-sous-Bois

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Publié le 13 Avril 2015

Forum emploi le 14 avril 2015 au Stade de France à Saint-Denis

La 23e édition des Rencontres pour l'emploi se déroule demain au Stade de France, à Saint-Denis, de 9 h 30 à 16 h 30. Une soixantaine d'exposants, dont une quarantaine d'entreprises et d'organismes de formation proposeront offres d'emploi et parcours de qualification. Itinérant sur les neuf villes du territoire de Plaine Commune, le rendez-vous permet en moyenne d'aboutir à 200 recrutements lors de chaque édition. Il s'adresse à toute personne à la recherche d'un emploi, diplômée ou non. Il est recommandé de venir munis de plusieurs CV.

Demain de 9 h 30 à 16 h 30, au Stade de France, entrée porte E.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Mars 2015

Le chômage continue d’augmenter en Seine-Saint-Denis

+ 0,8 % de chômeurs en un mois en Seine-Saint-Denis. Entre janvier et février, Pôle emploi a enregistré 920 demandeurs d'emploi de catégorie A (n'ayant pas du tout travaillé) supplémentaires, soit une hausse de 0,8 %. Le nombre total de chômeurs est désormais 119 590. Si l'on ajoute les personnes ayant travaillé quelques heures dans le mois, on atteint 160 340 demandeurs d'emploi, en hausse de 0,6 % en un mois. En Ile-de-France, la hausse en un mois est de + 0,7 % (catégorie A).
Sur un an, le chômage (catégorie A) a progressé de 6,8 % en Seine-Saint-Denis et de 5,1 % sur l'Ile-de-France.

Source : Le Parisien

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Publié le 20 Mars 2015

Suite au mouvement de protestation devant le carrefour d’Aulnay, c’était au tour de la CGT Carrefour Sevran de manifester ce samedi 14 mars 2015. Les salariés revendiquent :

  • Une augmentation de salaire, car l’augmentation proposée de 3,50€ par mois est, pour eux, inacceptable
  • Une augmentation significative des tickets restaurants, qui sont passée de 3,35€ à 3,5€, ce qui ne permet pas de manger convenablement
  • La révision du projet de réorganisation du travail de caissière qui devrait partager son travail en deux : 50% en caisse et 50% en rayon
Manifestation de la CGT devant Carrefour Sevran

Anne-Marie

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Publié le 27 Février 2015

 118670 chômeurs en Seine-Saint-Denis fin janvier 2015

118 670 demandeurs d'emploi en Seine-Saint-Denis fin janvier. Les chiffres de l'emploi publiés par Pôle emploi font apparaître une très légère hausse du chômage en Seine-Saint-Denis en un mois (+ 0,1 %) pour les chômeurs inscrits en catégorie A (ceux n'ayant pas du tout travaillé). Une évolution qui ne suit pas la tendance générale de l'Ile-de-France pour la même période (- 0,4 %). En revanche, sur un an, le chômage a augmenté de 5,2 % sur l'ensemble de la région. Dans le département, la hausse est de 6,8 %. Ce sont les hommes de plus de 50 ans qui sont les plus impactés (+ 13,4 %), ainsi que les femmes du même âge (+ 11,9 %).

Source : Le Parisien

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Publié le 13 Février 2015

ID Logistics devient propriétaire d’une parcelle de l’ancienne usine PSA d’Aulnay-sous-Bois

L'entreprise ID Logistics est désormais propriétaire d'une parcelle des terrains PSA à Aulnay. La signature de la vente a eu lieu cette semaine entre le constructeur automobile et l'entreprise de logistique. Celle-ci avait obtenu en juillet dernier un permis de construire, délivré par les mairies d'Aulnay et de Gonesse (Val-d'Oise). Deux bâtiments, d'une surface de plus de 91 000 m2, doivent être érigés sur cette parcelle située dans la partie nord-est du site, à la place de l'ancien atelier de montage aujourd'hui démoli. ID Logistics avait annoncé la création de 540 emplois à terme.

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Janvier 2015

pole-emploi.jpg118 880 demandeurs d'emploi en Seine-Saint-Denis. Le nombre de personnes, en Seine-Saint-Denis, inscrites à Pôle emploi en catégorie A (n'ayant pas travaillé du tout) en décembre 2014 augmente de + 0,5 % par rapport à fin novembre 2014 (+ 610), selon les statistiques dévoilées hier soir par la Direction régionale des entreprises, de la consommation du travail et de l'emploi (Direccte Ile-de-France). Sur un an, il est en hausse de 7,2 %. A titre de comparaison, en Ile-de-France, le nombre de demandeurs d'emploi inscrit dans la même catégorie augmente de 0,1 % par rapport à novembre 2014. Sur un an, l'augmentation est de 5,9 %.

Source : Le Parisien

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Publié le 23 Janvier 2015

« C'est un peu comme les Trente Glorieuses, mais sur quinze ans ! » Comme tous ses collègues du BTP, François Garlès, directeur de chantier pour Vinci, voit arriver le chantier du Grand Paris Express avec gourmandise. Il travaille actuellement sur le prolongement de la ligne 12 jusqu'à la mairie d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). C'est justement dans cette ville que tous les partenaires impliqués dans ce projet pharaonique de construction d'un nouveau métro automatique (200 km de lignes, 72 nouvelles gares, 30 Mds€ d'investissement) ont signé hier une convention sur l'emploi et la formation.

supermetro

« Le Grand Paris, c'est la locomotive qui va tirer l'emploi en Ile-de-France dans les prochaines années, estime José Ramos, président de la Fédération régionale des travaux publics (FRTP), qui regroupe 800 entreprises du secteur. Nous avons donc évalué par anticipation les besoins en travaux publics, pour donner de la visibilité à nos entreprises. »

L'Etat, à travers la direction régionale de l'emploi (Direccte), a donc mené une étude évaluant à 18 000 emplois les besoins du secteur (12 000 créations et 6 000 remplacements de départs en retraite), d'ici à 2018 (terrassier, conducteurs d'engins, soudeurs, géomètres...). Ces besoins portent sur la création du Grand Paris Express, mais aussi sur les prolongements des lignes 4, 11, 12 et 14, et des trams T1, T3 et T7, ainsi que des Tangentielles Nord, Ouest et du RER Eole.

Une évaluation permanente des besoins. La convention signée hier prévoit d'affiner chaque année les études sur les besoins réels de main-d'œuvre. Le pic sera atteint entre 2017 et 2019, où plus de 3 000 personnes seront mobilisées. « Il y aura 8 ou 10 tunneliers qui tourneront en même temps, c'est colossal », souffle François Garlès. Mais attention, pas de précipitation : la FRTP prévoit encore une baisse d'activité de 7 % en 2015. S'il est nécessaire d'anticiper les formations, « il ne faut pas faire naître trop vite des espoirs qui pourraient être déçus », prévient le ministre du Travail, François Rebsamen.

Un portail Pôle emploi dédié. Sur le site Internet de Pôle emploi, un espace centralisera toutes les offres liées à ces travaux. Le site sera mis en ligne fin mars début avril. « Il faut que ces emplois bénéficient à ceux qui en sont le plus éloignés », a insisté Jean-Paul Huchon, président (PS) du conseil régional. « Nous insérerons des clauses sociales dans l'ensemble des marchés », a précisé Philippe Yvin, président de la Société du Grand Paris. La SGP a calculé que ces travaux représentaient près de 20 millions d'heures d'insertion sociale. Sur le seul prolongement de la ligne 12, Vinci prévoit 34 000 heures de travail pour ces salariés éloignés de l'emploi.

Améliorer l'image du BTP. Pour séduire les jeunes, et aussi « pour ne pas faire venir des gens d'ailleurs », selon le préfet de région, Jean Daubigny, la convention prévoit aussi des opérations de communication. « L'organisation de visites de chantier doit permettre de déclencher des vocations », a estimé François Rebsamen. « Ce n'est pas un métier qui attire, mais quand on est dedans, on ne veut plus partir. Les conditions de travail se sont nettement améliorées », assure François Garlès.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 19 Janvier 2015

asterix.jpgDans la perspective de son ouverture de saison, le 11 avril, le Parc Astérix, à Plailly (Oise), lance dès aujourd'hui son imposante campagne de recrutement. Cette année encore, on compte près de 1 000 postes à pourvoir. Tous les profils sont susceptibles d'intéresser les recruteurs : débutants à la recherche d'une première expérience professionnelle ou d'une qualification, personnes expérimentées en reconversion professionnelle ou jeunes diplômés souhaitant se lancer dans la vie active, tout le monde a sa chance.

Au-delà du CV, la méthode de sélection du Parc Astérix se fonde davantage sur les aptitudes des futurs saisonniers que sur l'importance de leur passé professionnel.

Les candidats jugés au moyen d'ateliers de simulation

« Le recrutement se réalise sous la forme d'ateliers, de travail en groupe, sur des exercices issus des réalités du terrain afin de mesurer les habiletés de chaque candidat », rappelle la direction du Parc Astérix.

Le parc recherche des salariés dans les métiers de la restauration et de l'hôtellerie (manageur, serveur, cuisinier, employé polyvalent), des hôtes d'accueil, des spécialistes de la vente (vendeur-conseil, hôte de caisse, conseiller commercial, télévendeur), des agents et techniciens de maintenance et des agents de propreté. Astérix a aussi besoin d'acrobates, de cascadeurs, de personnages gaulois et de comédiens, notamment pour les trois nouveaux spectacles en préparation. Mais, pour ces métiers artistiques, la sélection sera cette fois un peu plus pointue et mieux vaut avoir une bonne expérience ou une formation pour prétendre à l'un de ces métiers. S'il faut postuler dès à présent sur le site ou par courrier*, les équipes iront aussi chercher des candidats en animant des informations collectives et en participant à des forums emploi. Pour rejoindre l'équipe des 200 salariés permanents d'un parc qui a accueilli l'an passé près de 1,7 million de visiteurs, c'est maintenant qu'il faut tenter sa chance.

* Pour postuler aux offres, les candidats doivent s'inscrire sur le site Recrutement.parcasterix.fr/ou envoyer leur candidature par courrier : Parc Astérix, service recrutement, BP 8, 60128 Plailly. Le service recrutement les contactera.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 25 Décembre 2014

Pôle Emploi1 620  personnes de plus sont venues grossir les rangs des demandeurs d'emploi de catégorie A (n'ayant pas du tout travaillé au cours du mois) fin novembre dans le département. Ils sont désormais 118 270 chômeurs. Leur nombre a progressé de 1,4 % en un mois (la hausse est identique en Ile-de-France) et de 7,3 % en un an. Si on cumule les catégories A, B et C (ce qui inclut les chômeurs ayant travaillé durant le mois écoulé), on atteint un total de 157 300 demandeurs d'emploi en Seine-Saint-Denis. En un an, la progression a été très marquée chez les plus de 50 ans (+ 12,3 %).

Source : Le Parisien

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Publié le 9 Décembre 2014

fibre-optique-bobigny.jpgSur le tableau blanc, une série de chiffres et de signes qui, pour le profane, relève plus d'un langage d'un autre monde que d'un enseignement en français. Et pourtant, les 14 élèves qui assistent au cours ce matin-là à Bobigny maîtrisent parfaitement ces données. Ils font partie de la première promotion d'installateur de réseaux câblés et de communication, une formation prodiguée par le Campus des métiers en partenariat avec Orange et le conseil général du 93.

« Bon, nous sommes d'accord, vous savez tous raccorder un câble ? » Gilles Blanc, le formateur, recueille une réponse positive à sa question. Mais il pousse le curseur plus loin. « Rappelez-moi la différence entre le cuivre et la fibre optique ? » Et les élèves ont intérêt à la connaître, la différence, car, dans un an, si tout va bien, ils poseront leurs premiers câbles. Selon la chambre des métiers d'Ajaccio (Corse), où cette formation existe depuis plus d'un an, le taux de conversion en CDI est de... 100 %. Les postes démarrent à 1 400 €, avec une évolution de carrière qui permet de gagner 2 000 € après trois ou quatre ans d'expérience.

Contrairement à certains domaines d'apprentissage où les élèves traînent un peu les pieds, les nouvelles technologies, elles, recueillent un vif succès. « Lorsque nous avons ouvert cette formation, nous avons reçu 100 CV et convoqué 50 personnes, s'enthousiasme Leïla Diri, la directrice du Campus des métiers. Tous sont venus, ce qui est exceptionnel. Nous en avons gardé finalement 14. » La formation dure un an, soit 290 heures en formation et 140 heures en entreprise. Une seule fille fait partie de l'aventure. « Mon père était électricien et j'aimais bien le voir travailler, souligne Amira, 22 ans, pour expliquer son choix. Mais je voulais apprendre des choses nouvelles, et la fibre optique, personne ne connaît vraiment cette technologie. Tout le monde m'a dit que c'était l'avenir des communications. »

Romain, 29 ans, cherchait aussi un secteur porteur. « J'ai abandonné l'école à 12 ans et j'ai enchaîné les petits boulots comme serveur, militaire et brancardier, raconte-t-il. C'est justement à l'hôpital que j'ai vu des bac + 5 pousser des brancards. Je me suis dit qu'il fallait trouver rapidement un boulot solide dans un domaine d'avenir. » Mohammed, 24 ans, est un peu tombé dessus par hasard. « Avec mon bac pro électrotechnique, je me suis rendu dans des forums pour tenter d'avoir des entretiens, détaille-t-il. Je n'ai pas eu grand-chose, alors je me suis inscrit à Pôle emploi qui m'a parlé de cette formation. J'ai trouvé l'enseignement intéressant, mais j'ai aussi bien aimé le coup de pouce financier. »

En effet, non seulement les cours ne leur coûtent rien, mais, cerise sur le gâteau, les élèves gagnent même de l'argent dans le cadre de leur passage en entreprise. Pour Gilles Blanc, le filon n'est pas prêt de s'épuiser. « Le gouvernement prévoit la fin du déploiement de la fibre en 2030. Ça laisse de la marge, sourit-il. Et puis il faudra toujours assurer la maintenance et suivre l'évolution technologique. » Et ce n'est pas Marianne Brunat, déléguée régionale d'Orange, qui dira le contraire. « Ce sont des métiers complexes qui manquent de main-d'œuvre, insiste-t-elle. Orange recrute, traditionnellement, 2 000 apprentis par an sur toute la France. Mais depuis 2013, nous en prenons 1 000 de plus qui se consacrent exclusivement au très haut débit. »

Source : Le Parisien

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Publié le 3 Décembre 2014

PSA-prudhommes.JPGUne foule compacte avait envahi la grande salle d'audience des prud'hommes de Bobigny, hier matin. Cent soixante et un dossiers, cela fait du monde. Les anciens de PSA, cravatés pour certains d'entre eux, n'ont pas eu à patienter très longtemps. Les conseillers prud'hommes ont renvoyé l'affaire. C'est ce que demandait l'avocat des ex-salariés, Fiodor Rilov, qui invoquait la transmission tardive de pièces par la partie adverse.

Une nouvelle audience fixée au 23 juin

« Si j'ai demandé ce renvoi, c'est que c'est utile pour vous », a-t-il annoncé à la sortie du tribunal, face aux regards inquiets. Me Rilov veut également attendre le rapport d'un expert-comptable missionné par le comité d'établissement de l'usine afin d'analyser l'ensemble des éléments économiques avancés pour justifier les licenciements. Epaulés par le syndicat SUD, les ex-PSA réclament des compensations financières. Ils estiment notamment que le plan de reclassement était insuffisant, contestent l'existence d'un motif économique et accusent PSA de ne pas avoir respecté ses obligations en matière de reclassement. D'autres ont attaqué leur ancien employeur pour harcèlement moral.
L'avocate du groupe 
automobile, Yasmine Tarasewicz, voit dans cette série de 161 dossiers « cinq types de cas différents, dont seuls 28 sont directement liés à la problématique de fermeture de l'usine ». Les débats auront lieu le 23 juin 2015. Lors de cette audience, le nombre de dossiers pourrait encore s'alourdir, avec une seconde série, toujours compilée par le syndicat SUD, qui devrait passer en bureau de conciliation (première étape aux prud'hommes) au mois d'avril. De son côté, la CGT va, elle aussi, accompagner quelque 160 anciens salariés de PSA Aulnay devant la juridiction du travail dans le courant de l'année prochaine.
L'usine d'Aulnay-sous-Bois, désormais quasiment vide et en cours de démolition, fermera définitivement en décembre 2015. En 2012, elle comptait plus de 3 000 salariés.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 2 Décembre 2014

Cent soixante et un dossiers sur le bureau des juges prud'homaux de Bobigny. Le sort d'anciens salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois doit être au coeur de l'audience programmée ce matin. Défendus par l'avocat Fiodor Rilov, ils estiment notamment que le plan social présenté par le groupe automobile, aboutissant à la fermeture du site industriel, était « manifestement insuffisant ».

Ils contestent l'existence d'un motif économique et accusent leur ancien employeur de ne pas avoir respecté ses obligations de reclassement. Selon le syndicat Sud, « la plupart des plaignants n'ont pas retrouvé de travail » depuis leur départ de l'usine, désormais quasiment vide. Ils demandent à être indemnisés. Une partie d'entre eux ont quitté l'entreprise dans le cadre d'un accord de fin de grève, en juin 2013 : ils avaient renoncé aux mesures de reclassement, en échange du versement d'une indemnité supplémentaire de 19 700 €. D'autres anciens de PSA Aulnay ont saisi les prud'hommes, épaulés par la CGT. Une seconde vague de près de 200 dossiers doit être examinée l'an prochain.

Source article : Le Parisien / Vidéo : Aulnaylibre !

 

 

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Publié le 28 Novembre 2014

Pole_Emploi.png450  chômeurs de moins en un mois. Après la hausse du mois dernier, le chômage amorce une légère baisse en Seine-Saint-Denis, avec 116 650 demandeurs d'emploi de catégorie A (n'ayant pas du tout travaillé) fin octobre, soit 0,4 % de moins que fin septembre. C'est surtout chez les jeunes que la situation s'améliore : - 1,4 % en un mois chez les moins de 25 ans (- 1 % sur un an). 

En un an, le chômage global a tout de même progressé de 6,1 % dans le 93, qui reste le département le plus touché en Ile-de-France. Si l'on prend en compte les catégories A, B et C (y compris ceux ayant travaillé quelques heures dans le mois), on enregistre une hausse de 0,4 % en un mois et on atteint 156 710 personnes inscrites à Pôle emploi. En Ile-de-France, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A baisse aussi de 0,4 % en un mois, avec une diminution plus importante à Paris (-0,8 %), mais il augmente de 0,6 % pour les catégories A, B et C.

Source : Le Parisien

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Publié le 14 Novembre 2014

tous-concernes-par-le-handicap_V.jpgA l'occasion de la semaine du Handicap du 17 au 23 novembre 2014, le CAP, situé 56 rue Auguste Renoir à Aulnay-sous-Bois, propose une rencontre avec des professionnels et des experts autour des thèmes de l’emploi, la formation, les droits et les entreprises. Cet événement est organisé en transversalité par la ville d'Aulnay-sous-Bois, la MEIFE, L'ADAPT, Cap Emploi, Pôle Emploi, ID'ÉES INTÉRIM, la Mission Handicap et la Mission Locale. Il rassemblera les publics, les partenaires prescripteurs, les organismes spécialisés et les entreprises sur des thématiques communes liées au handicap.

Rendez-vous au CAP le lundi 17 novembre 2014 de 9h30 à 12h30. Entrée libre et gratuite.

Source : site internet de la ville d’Aulnay-sous-Bois

 

 

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Publié le 13 Novembre 2014

PSARECUP.JPGHuit syndicalistes se sont installés ce jeudi après-midi dans un bâtiment de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), déterminés à y rester tant qu’ils n’auront pas obtenu de «solution de reclassement». Le site, en cours de démantèlement, sera définitivement fermé fin 2015. Il abrite encore 80 salariés environ. Parmi ceux-ci, un certain nombre de «mandatés» (délégués du personnel, élus au comité d’entreprise, etc).

Mohamed Khenniche, délégué Sud, dénonce une «discrimination syndicale» dans l’application du plan social, à l’oeuvre depuis le printemps 2013 au sein du groupe automobile. «Les délégués Sud n’ont reçu aucune proposition de reclassement interne», assure-t-il. Un porte-parole de la direction affirme pourtant l’inverse : «Le calendrier était décalé pour les mandatés. La phase de départs volontaires s’est terminée fin septembre. Dans la phase contrainte, jusqu’au 31 décembre, chaque salarié doit recevoir deux offres de reclassement. Une offre a déjà été faite.»

Lors de l’annonce de sa fermeture, à l’été 2012, l’usine PSA d’Aulnay comptait plus de 3000 salariés.

Source : LeParisien.fr

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Publié le 12 Novembre 2014

MEIFELe couperet est tombé. La directrice des affaires financières de la Maison de l'emploi (Meife) d'Aulnay a bel et bien été licenciée pour faute grave, au début du mois. Cette cadre, également en charge des ressources humaines, avait été mise à pied le 10 septembre dernier, sur instruction du maire adjoint UMP en charge du développement économique. Franck Cannarozzo est donc allé jusqu'au bout, en congédiant cette salariée de 56 ans, entrée dans la structure en 2009. « Les faits sont accablants », estime l'élu, tandis que l'intéressée dénonce « une faute totalement imaginaire » et pourrait donc répliquer sur un terrain judiciaire.

Marie-Anne Cabanier s'est vue reprocher de détenir les clés du local où sont stockées les images de vidéosurveillance. La Meife, structure où le climat a longtemps été délétère, a été équipée en 2011 d'un important réseau de 17 caméras, dont 15 situés à l'intérieur des locaux (et pas uniquement dans les parties ouvertes au public).

L'ancienne équipe dirigeante dans l'oeil du cyclone

« Conformément à l'arrêté préfectoral, un seul salarié était habilité à avoir les clés du local. M me Cabanier n'aurait pas dû les avoir. Et un audit a permis d'établir qu'elle a régulièrement consulté les images stockées depuis son ordinateur, au moins jusqu'en mars dernier. C'est problématique pour quelqu'un qui avait en charge les ressources humaines », affirme Franck Cannarozzo.

Au sein du personnel, on est partagé : certains dénoncent « une chasse aux sorcières », d'autres se réjouissent du départ de la responsable : « Elle avait commis des injustices », assure un salarié. Ce départ ne sera sans doute pas le dernier, parmi les membres de l'ancienne équipe dirigeante de la structure. Le directeur de la Meife, arrivé en 2013 et en congé pour « inaptitude définitive » depuis des mois, devrait quitter son poste également. Le directeur général adjoint Sébastien Aubry, arrivé en septembre, pourrait lui succéder. Sa mission : faire fonctionner la maison de l'emploi dans un contexte budgétaire restreint. Et tenter de faire oublier le lourd passé de la structure, toujours au coeur d'une 
enquête préliminaire, sur de possibles détournements de fonds, et du harcèlement moral.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

Publié le 8 Novembre 2014

oreal.jpgUne pyramide de tubes vides, une cuve pleine de « jus » (une crème de soins pour les mains), un « remplisseur », une balance reliée à un ordinateur... Au premier coup d'oeil, le visiteur a bien du mal à comprendre comment fonctionne cette petite ligne de conditionnement de l'usine Soproreal (groupe L'Oréal) à Aulnay. Pour Eric Thuillier en revanche, ses rouages n'ont plus de secret. « J'avais déjà travaillé dans le conditionnement. Ce qui était nouveau, c'était le travail sur ordinateur. Il a fallu que je m'y fasse », glisse le quadragénaire avec un timide sourire.

Des 
cours de maths et d'orthographe à l'usine

Voilà près de quatre mois qu'Eric vient à l'usine. Cet ancien demandeur d'
emploi a signé un contrat de professionnalisation. Il est arrivé cet été, et doit passer dix mois au sein du site industriel, alternant des journées de formation dispensées sur place, et des journées de labeur. L'objectif : décrocher un titre [qualification reconnue par le ministère du Travail, NDLR] de niveau CAP-BEP, et une ligne significative sur son CV : « C'est une bonne publicité pour moi, estime Eric Thuillier. Pouvoir dire à un employeur que j'ai travaillé chez L'Oréal, ce sera un plus ». Au total, quinze chômeurs ont décroché des contrats de professionalisation au sein de l'usine. L'établissement, qui emploie 269 personnes (dont 107 employés et ouvriers), est devenu un fleuron de la fabrication de produits de beauté en tubes (lire ci-contre). Le dispositif, baptisé « Passerelles de l'industrie » a été imaginé par la direction de Soproreal, en partenariat avec Pôle emploi. Recrutés par « méthode de simulation » (fondée sur des exercices d'habileté et de rapidité), les élèves opérateurs ont entre 20 et 50 ans, sont souvent en situation précaire et peu mobiles.

L'Oréal a donc innové en accueillant aussi les séances de formation : « L'organisme est basé à Senlis (Oise). Nous lui avons proposé de venir assurer son enseignement à l'usine », indique Antoine Musereau, directeur des ressources humaines. « On a eu des cours d'électricité, une remise à niveau en maths, en orthographe. Maintenant, on nous apprend à monter et démonter des machines », confie une femme de 55 ans, ancienne commerçante, qui reconnaît bien volontiers que « tout le monde espère être embauché » à l'issue du contrat de dix mois. Dans ce domaine, en revanche, Soproreal n'a fait aucune promesse. « L'idée, c'est d'aider ces personnes à s'insérer, que ce soit chez nous ou ailleurs. Nous aurions pu nous contenter de les recruter en intérim, sans davantage promettre d'embauche », précise Olivier Binet, directeur de l'usine d'Aulnay. « Le problème, c'est qu'ils gagnent entre 700 et 1 200 EUR par mois, ils coûtent moins cher que des intérimaires, mais ce sont des ouvriers qui travaillent sur les lignes comme nous  !», proteste Pascal Robache, délégué CGT au comité d'entreprise. Le recours à ces 15 contrats a permis à Soproreal de reprendre en charge une petite activité de conditionnement jusqu'alors confiée à un sous-traitant. Une nouvelle vague de recrues devrait succéder à la première. Pôle emploi annonce d'ailleurs la mise en place dès maintenant d'ateliers pour accompagner les « contrats pros » vers la fin de leur période de dix mois.

Source : Le Parisien

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Publié le 25 Octobre 2014

logo pole emploi 469 1905b1 990 chômeurs de plus en un mois. L'amélioration enregistrée le mois dernier n'était visiblement qu'un feu de paille. Le chômage repart à la hausse dans le département, avec +1,7 % de demandeurs d'emploi de catégorie A (n'ayant pas du tout travaillé dans le mois) entre fin août et fin septembre, ce qui porte le nombre total de chômeurs à 117 100. Si l'on ajoute les catégories B et C (ayant travaillé quelques heures dans le mois), la hausse est de 1,6 % et le total est de 156 030 personnes inscrites à Pôle emploi. Sur un an, le taux de chômage a augmenté de 7,6 % (catégorie A) et de 8,4 % (A,B,C).

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Octobre 2014

psapoissy.jpgPoissy, hier midi. Le tract de la CGT en main, Luckson quitte l'usine en pestant à voix haute. « C'est la m... » lâche ainsi le salarié en rejoignant sa navette. Ce membre de l'équipe du matin, qui vient chaque jour des Andelys (Eure), où il réside, a une triste impression de déjà-vu. Arrivé en décembre à Poissy, il fait partie des quelque 600 ouvriers -- ceux que l'on appelle communément les ex-Aulnay -- à avoir connu les longs mois de grève de 2013 puis, pour finir, la fermeture totale de l'usine de Seine-Saint-Denis. Et pour lui, pas de doute : le site de Poissy prend le même chemin. « Cela avait commencé exactement comme ça à Aulnay, explique-t-il. Il y avait d'abord eu des travaux au sein de l'usine, puis l'arrêt d'une ligne de montage. Sincèrement, cela sent très mauvais. Si Aulnay a pu fermer, il n'y a pas de raison que ce soit différent à Poissy. » Luckson dit en avoir « plus que ras-le-bol » de vivre dans l'incertitude du lendemain. Et, selon lui, tout est fait pour préparer le terrain d'une vaste purge au sein des effectifs. « Ils passent leur temps à nous dire gentiment : allez voir ailleurs. On restera jusqu'au bout et on prendra le chèque s'il y en a un. Et on essaiera de faire autre chose. »

Source : Le Parisien

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Publié le 22 Octobre 2014

Montant de l'enveloppe : 12,7 M€. C'est ce que le Parlement européen souhaite verser pour « apporter un soutien aux travailleurs licenciés » du groupe automobile PSA. Les députés de Strasbourg ont voté en ce sens hier. Mais la décision doit encore être validée par le Conseil européen (représentant les gouvernements), pour que la somme, puisée dans le Fonds d'ajustement à la mondialisation (FEM), soient débloqués, dans un délai de quinze jours.  

Que recouvre exactement la notion d' « aide » ? Les fonds ne seraient pas injectés dans des actions à venir, en faveur de la formation d'anciens salariés encore sur la touche. Les 12 M€, gérés par la Délégation générale à l'emploi (DGEFP) dépendante du ministère du Travail, doivent couvrir une partie des dépenses déjà engagées en faveur du reclassement de 2 357 salariés des usines PSA de Rennes (Ille-et-Vilaine) et d'Aulnay-sous-Bois, touchées en 2012 par un plan social.

Plusieurs milliers de postes supprimés depuis 2012

Un porte-parole du groupe le confirme : « C'est une demande que nous avions présentée en septembre 2012, pour financer un programme de reclassement de qualité. » Il s'agit notamment des « pôles de mobilité professionnelle » qui avaient ouvert au sein des usines, mais aussi de l'emploi de conseillers chargés d'aider les salariés dans l'élaboration de leurs projets, ou encore des ateliers thématiques, formations diverses dispensées dès la mise en oeuvre du plan social en mai 2013. Entre 2012 et 2014, ce sont près de 11 000 postes qui ont été supprimés au sein du groupe PSA, dont 3 000 rien qu'à l'usine d'Aulnay, désormais fermée et en cours de démolition.

L'annonce fait grincer des dents du côté de la CGT : « On verse à nouveau des millions à PSA, qui avait promis un plan social exemplaire. On est très loin du compte », peste le délégué syndical Philippe Julien, évoquant de nombreux anciens aujourd'hui sans travail.

Source : Le Parisien

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Publié le 21 Octobre 2014

MEIFEUne partie des subventions publiques accordées à la maison de l'emploi (Meife) a-t-elle été détournée ? Y avait-il entente entre un ou plusieurs responsables de la structure et des organismes de formation extérieurs ? A qui auraient profité ces manœuvres ? Ces questions sont au cœur de l'enquête préliminaire ouverte en mai 2012. Une enquête toujours en cours, indique le parquet de Bobigny. Retour en arrière.

En 2011, le malaise des salariés... Exprimant leur mal-être au travail, des salariés s'adressent au maire PS, Gérard Ségura, en 2011. « Cela fait dix jours que des publics agressifs viennent dans notre structure et s'introduisent à l'étage pour menacer la direction. Il s'agit de jeunes parfois non-inscrits à qui, selon leurs dires, des formations ont été promises par notre directeur d'exploitation », indique un message. L'édile reçoit les salariés à la mairie : « Il était alors difficile de faire la part des choses, la Meife a toujours connu de grandes tensions internes et des clans », estime Gérard Ségura, qui assure avoir demandé à son premier adjoint, Abdel Benjana, qui présidait la structure, de mener une enquête interne.

... et deux audits sévères. Plus tangibles, deux audits réalisés au cours de l'année 2011 pointent plusieurs irrégularités. Un rapport provisoire, réalisé pour le compte du conseil régional, l'un des bailleurs de fonds de la maison de l'emploi, est remis en juillet 2011. Il souligne, pour la période 2008-2009, des décalages entre ce qui est déclaré à la région et la réalité. En présentant un nombre « gonflé » de jeunes suivis, la mission locale aurait alors perçu une subvention plus importante que ce à quoi elle avait droit. Un second audit, réalisé cette fois par un cabinet d'experts-comptables, est plus sévère. « De tels manquements pourraient être interprétés comme présentant des caractéristiques de détournement organisé », conclut l'expert, qui a épluché les listings de participants à des formations de 2008 à 2011. Il y décèle nombre de bizarreries : une même signature pour des stagiaires différents, des noms inconnus ajoutés de façon manuscrite. Il évalue alors le montant de « paiements qui pourraient être considérés comme indus » à 417 691 €, auquel s'ajoutent 291 532 € déboursés malgré les dysfonctionnements, avec un bon à payer presque toujours signé par Nasser O., directeur général par intérim de la structure en 2009, puis directeur d'exploitation à partir de 2010.

En 2012, enquête et perquisition. La crise prend de l'ampleur début 2012. Un tract du syndicat SUD dénonce une « utilisation abusive des fonds » à la maison de l'emploi. Gérard Ségura dépose une plainte, et est désigné président de la structure en mars. En mai, le parquet de Bobigny ordonne l'ouverture d'une enquête préliminaire. Le 3 juillet, les enquêteurs de la brigade financière perquisitionnent le domicile de Nasser O., les locaux de la Meife et des bureaux à la mairie.

En 2013, la valse des responsables. Dans un climat encore lourd, la directrice générale de la Meife est mutée à la Semad en 2013, société d'économie mixte en charge de la gestion des locaux. Un nouveau directeur arrive en septembre. Gérard Ségura cède son fauteuil de président à une élue (PRG) de son équipe, Karine Fougeray. Celle-ci aura la charge de signer le chèque de départ du directeur d'exploitation Nasser O. qui avait également un mandat de délégué du personnel. Il est licencié fin décembre pour motif économique. Personne, parmi le personnel de la Meife ou les élus ne semble avoir gardé son numéro de téléphone. Pour le questionner, il faut donc aller sonner chez lui. Sur le pas de sa porte, l'homme indique qu'il ne répondra pas, ayant coupé tous les ponts avec cette structure où il travaillait depuis sa création.

Source : Le Parisien

 

 

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