emploi

Publié le 6 Octobre 2013

SIA-Aulnay.jpgL’usine PSA d’Aulnay se vide, mais pas le couloir qui fait face au bureau de Tanja Sussest, déléguée du SIA (syndicat indépendant de l’automobile). Depuis la mise en œuvre du plan social (signé par cinq syndicats dont le SIA en avril), elle a vu affluer les visiteurs. La syndicaliste de l’usine reçoit tous les matins, un peu comme un médecin. « Maintenant, je donne des heures de rendez-vous, sinon les gens attendaient des heures », confie-t-elle. Ici viennent les ouvriers qui n’ont pas trouvé les réponses qu’ils cherchaient auprès de leurs chefs ou de la cellule de reclassement. Et il y en a encore beaucoup. Selon les derniers chiffres de PSA, 1100 personnes sont toujours sur le site (1575 ayant opté pour un départ du groupe ou une mutation en interne). Parmi elles, 350 n’ont « pas de solution identifiée ».

« Comment on fait maintenant? », lance ainsi ce cariste, à peine entré dans le petit bureau. Il travaillait à l’usine depuis vingt ans. Dans le cadre de la formation professionnelle, il a passé l’an dernier un CAP plomberie. Il veut partir aussi vite que possible. Le désœuvrement dans l’usine à l’arrêt, « ça pèse », explique-t-il. « De toute façon, PSA ne veut plus de nous. J’avais demandé une mutation à l’usine de Saint-Ouen. On m’a répondu : pas possible. » « Tant que tu n’as pas de promesse d’embauche, il vaut mieux attendre », lui rétorque la syndicaliste. Arrive ensuite un vieil ouvrier, haute silhouette et regard inquiet. Il est proche de la retraite, mais hésite sur la décision à prendre : congé de reclassement ou non? « Si je choisis ça, je devrais quand même venir à l’usine? », questionne-t-il. « Non, tu pourras rester à la maison et te présenter aux convocations du cabinet de reclassement, tous les trois mois », explique Tanja Sussest.

Elle reçoit ainsi beaucoup de « seniors » déboussolés, auxquels ils ne manquent parfois que quelques trimestres pour bénéficier d’un congé avec maintien d’une partie de leur salaire jusqu’à la retraite. Certains ont d’ailleurs manifesté sur le sujet avec la CGT la semaine dernière. A chaque visiteur, Tanja Sussest retrace sur une feuille blanche les étapes du plan social : la phase de volontariat s’achève le 31 décembre. « Ils n’enverront pas de lettres de licenciement avant le 1er avril 2014 », assure-t-elle à un salarié qui s’inquiétait d’être « mis dehors » dès le 1er janvier.

Calculette en main, elle annonce le montant de ses indemnités à un autre : « 50000 €? Ça va pas suffire », soupire-t-il, lui qui rêve de créer une entreprise de location de voitures au Maroc.

Une question revient sur toutes les lèvres : « Et les 19700 €? » Allusion à cette somme touchée par certains, suite à l’accord de fin de grève signé par la CGT et la CFDT. Le SIA n’a pas renoncé à obtenir de la justice l’extension de cette mesure à l’ensemble des salariés, et envisage de porter des dossiers devant le tribunal des prud’hommes.

Source : Le Parisien

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 5 Octobre 2013

PSARECUPPlus d'un millier de salariés sur les 2.700 que comptait l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois sont encore sans solution ferme de reclassement, tandis qu'une première promotion de 15 salariés reconvertis vient de décrocher un emploi à la RATP, a annoncé jeudi la direction de l'usine de Seine-Saint-Denis. Cinq mois après le lancement du plan social, et à quelques semaines de la sortie du dernier véhicule, une C3, des lignes de l'usine promise à la fermeture, sur 2.700 personnes, environ 1.575 sont sorties d'affaire, selon la direction.

Dans le détail, 675 ont trouvé une place sur un autre site de PSA, 650 ont décroché un contrat de travail à l'extérieur, le reste se répartissant entre un "plan senior", quelques créations d'entreprises et des formations organisées à l'usine pour rejoindre la SNCF, Aéroports de Paris ou la RATP, selon la direction. Parmi les autres, un peu moins de 800 "personnes ont un dossier en cours de finalisation", c'est-à-dire qu'elles n'ont pas de piste ferme d'embauche ou de reconversion interne, et 350 "n'ont pas encore déclaré leurs intentions". Ces personnes doivent trouver une solution d'ici le 31 décembre, sans quoi elles tomberont dans la phase "contrainte" du plan social, à partir de laquelle PSA pourrait envoyer des lettres de licenciement. Moins nombreuses au fur et à mesure des reclassements de leurs collègues, leur encadrement est "de plus en plus individualisé", a affirmé Vincent Segui, le directeur du "pôle mobilité", chargé de la mise en oeuvre du plan social.

Jeudi, la direction a organisé une petite cérémonie à l'intérieur de l'usine pour célébrer le départ pour la RATP de 15 premiers salariés, formés dans les murs à la conduite de bus. Si la reconversion de ces 15 salariés est actée, le dispositif mis en place par PSA, qui a obtenu pour ses salariés "300 postes" dans trois entreprises, la RATP, la SNCF et Aéroports de Paris, patine, avec quelques dizaines de candidats seulement à chaque fois. "Ce qui bloque, ce sont les candidatures", a souligné M. Segui, les salariés préférant se tourner vers d'autres employeurs ou trouver eux-mêmes un emploi, ce qui leur permet de toucher un chèque supplémentaire de 10.000 euros de PSA.

Source : http://www.lepoint.fr

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Publié le 27 Septembre 2013

psa-entree.jpgQue va devenir le site de PSA Aulnay, alors que l’usine automobile doit fermer ses portes l’année prochaine ? Hier lors de la séance plénière du conseil régional, Eddie Aït, conseiller (PRG-MUP), a proposé que les terrains de l’usine soient rachetés par l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France(EPFIF). Cet opérateur foncier a en effet la capacité d’acquérir des terrains pour le compte de collectivités territoriales ou de leurs regroupements afin de faciliter leur aménagement. 

« Des garanties doivent être prises afin qu’aucune opération de spéculation foncière ne puisse être engagée sur les terrains du site d’Aulnay (...) qui bénéficieront prochainement d’une gare du Grand Paris Express. Cela pourrait entraîner l’atonie économique du site pour plusieurs année », a justifié l’élu. Le président (PS) de la région Jean-Paul Huchon a répondu qu’il soutiendrait cette idée.

Prévenir la spéculation immobilière

La spéculation immobilière inquiète aussi la CGT qui a rencontré il y a quelques jours le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli sur ce même sujet. Des représentants de l’union départementale du syndicat, mais aussi de la fédération de la Métallurgie, celle des cheminots, ou encore des syndicalistes de l’usine étaient présents lors de cette entrevue. Ils ont demandé à pouvoir intervenir au sein du « comité de pilotage », qui discute de la réindustrialisation du site, sous la houlette du préfet de région. « Cette emprise foncière ne doit pas devenir un enjeu spéculatif mais demeurer un lieu de production industrielle générateur d’emplois, et la CGT demande à l’Etat d’en porter la maîtrise », a indiqué le syndicat dans un communiqué.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Septembre 2013

Vous trouverez ci-dessous un communiqué commun de Gérard Ségura, maire d’Aulnay-sous-Bois, et Stéphane Gatignon, maire de Sevran, concernant le dispositif des emplois francs étendu à leurs communes respectives.

aulnay-sevran.pngAvec Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale, en visite dans le département, le ministre de la ville François Lamy a annoncé l’extension du dispositif des emplois francs aux villes d’Aulnay-sous-Bois et Sevran.

Nous nous félicitons de cette annonce qui constitue une nouvelle chance pour les jeunes en difficulté dans nos quartiers.

Ce dispositif doit répondre à une réalité : à qualification égale, un jeune issu d'une zone urbaine sensible a deux fois moins de chances d'accéder à un emploi. C’est pourquoi les emplois francs s’adressent aux jeunes de moins de 30 ans habitant depuis au moins 6 mois dans l’une des villes concernées, en leur garantissant un CDI.

Mis en place dans 10 communes, ce dispositif a déjà prouvé son efficacité à petite échelle. Il est maintenant étendu à 41 communes dont Sevran et Aulnay-sous-Bois.

Le ministre et le président de l’Assemblée nationale n’auraient pu choisir meilleur lieu que le quartier du Gros-Saule à Aulnay-sous-Bois pour faire cette annonce. Pour ce quartier, récemment classé en Zone de sécurité prioritaire, tout comme les Beaudottes à Sevran, nous travaillons pour qu’ils entrent dans le programme de rénovation urbaine à venir, appelé ANRU 2. C’est un élément fondamental pour nos quartiers, comme l’est la bataille pour l’emploi.

Nous restons vigilants sur la mise en place de ces dispositifs et combatifs sur le terrain de l’emploi pour nos concitoyens. 

Gérard Segura                                                                                        Stéphane Gatignon                                    

Maire d’Aulnay-sous-Bois                                                                      Maire de Sevran

Vice-Président du Conseil général                                                   Conseiller régional

de Seine-Saint-Denis                                                                                   d’Ile-de-France

 

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 26 Septembre 2013

renault-aulnay.jpgLa concession Renault incendiée pendant les émeutes en 2005, avait rouvert quelques mois plus tard, ailleurs sur Aulnay-sous-Bois. Le travail à l'atelier ne manquait pas, mais le déficit de 569 000 EUR depuis quatre ans a poussé le PDG du groupe Nep Car (200 salariés, 6 concessions) à fermer ce garage. Plus de la moitié des salariés aulnaysiens ont été reclassés. Onze sont restés sur le carreau le 21 mai, dont Alain, 54 ans, Michel, 57 ans, David, 33 ans et Jocelyn, 56 ans.

Le contrat de sécurisation professionnelle, signé en juin, leur assure un an de salaire. Mais au-delà, plus aucune certitude. « Ça laisse encore un peu de temps, mais plus ça passe, plus ça va devenir difficile », admet Alain, qui veut rester optimiste. Chez Renault, il touchait 1 500 EUR par mois. Il a rendez-vous le 15 octobre pour passer un concours de mécanicien au ministère de l'Intérieur, après avoir vu une petite annonce. « Je n'ai pas Internet chez moi alors je me débrouille avec les journaux, et je me balade avec mon CV, que je dépose dans les garages, c'est un responsable qui le prend mais jamais le patron. » Ce CV, il l'a concocté avec cette société où Pôle emploi les a dirigés, lui et les autres de chez Renault. « On y fait notre CV, des lettres de motivation, on y va tous les quinze jours, et quand la conseillère est malade, comme cette semaine, on doit attendre, car elle n'est pas remplacée. On est livré à nous-mêmes. »

Michel, lui, ne s'attendait pas à mettre autant de temps à retrouver un emploi. A deux ans de la retraite, il veut se reconvertir en magasinier. « J'ai eu des offres d'emploi, mais à Rungis (Val-de-Marne) ou à Melun (Seine-et-Marne), c'est trop loin pour moi maintenant, j'ai passé l'âge et pour le salaire qu'on va m'offrir, je ne vais pas m'y retrouver, explique cet habitant du Blanc-Mesnil. Je veux travailler mais pas à plus 30-45 minutes de chez moi. » Il admet avoir des « coups de cafards ». Pour lui, le moral va « moyennement ». « On se voit entre nous, on se fait un repas », raconte-t-il. Le contrecoup, il l'a senti très vite. « Les premiers jours, j'étais content d'être chez moi mais maintenant, c'est long. Et notre employeur nous a lâchés comme trois fois rien, sans aide, comme s'il n'en avait rien à foutre de nous, après 38 ans de boîte... Heureusement que ma femme travaille ! Vu l'âge qu'on a on s'inquiète un peu », ajoute-t-il, en pensant que David, plus jeune aura moins de mal.

Le benjamin de 33 ans est parti tenter sa chance dans le sud ouest, avec femme et enfants, « à la recherche d'un nouvel eldorado ! » sourit David, optimiste. Lui n'a pas signé le contrat de sécurisation professionnelle, proposé par Pôle emploi, qui le liait à son ancien secteur d'habitation, Mitry-Mory.

« Sans réseau, sans piston, c'est difficile », constate Jocelyn, 56 ans, qui distribue lui aussi des CV dans le moindre garage autour de Sevran. « J'ai même vu que mon garage recherchait un mécano dans un Renault Minute j'ai laissé un CV », dit-il. Il a passé ses vacances à prospecter et guette d'hypothétiques réponses -- il n'en a eu qu'une, un refus -- conscient que son expérience d'électricien automobile n'est pas la compétence la plus recherchée. « Je fais aller », explique ce père de famille qui touchait 1 300 EUR par mois, et s'accroche à l'espoir de signer un CDI. Il se laisse encore un peu de temps avant de pousser la porte des agences d'intérim.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 26 Septembre 2013

polemploiPour la première fois depuis 2009, le nombre de demandeurs d’emploi a diminué de 1 % entre juillet et août. Il reste cependant toujours difficile de retrouver un poste après un licenciement, surtout si l’on a plus de 50 ans.

Cela n'était pas arrivé depuis août 2009 : le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (n'ayant pas du tout travaillé dans le mois) est en baisse significative en Seine-Saint-Denis. - 1 % entre fin août et fin juillet. Cela représente 1 060 chômeurs de moins. La tendance dans le 93 est la même qu'au niveau national et régional, même si, dans le département qui reste le plus touché par le chômage (13,1 % de la population active est sans emploi), cela va un peu moins vite. Ainsi, en Ile-de-France, la baisse atteint 1,6 % avec des records à - 2,6 % dans les Yvelines, le département déjà le moins touché (7,5 % de taux de chômage).

Si l'on prend en compte les catégories A, B et C (y compris ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois), là aussi, la situation s'améliore : - 1,3 % en un mois, soit 1 820 personnes de moins inscrites à Pôle emploi (-1,6 % en Ile-de-France). C'est du côté des jeunes que le chômage recule le plus : -2,5 % chez les moins de 25 ans (on atteint même - 3,2 % chez les femmes de moins de 25 ans). On peut sans doute voir là un effet des emplois d'avenir, ces contrats aidés par l'Etat destinés aux non-diplômés (plus de 720 ont été signés depuis le début de l’année dans le département).

Plus de 106 000 inscrits à Pôle emploi

Pour autant, la Seine-Saint-Denis n'est pas tirée d'affaire. Fin août, 106 310 personnes étaient encore inscrites à Pôle emploi (catégorie A), c'est près du double du nombre de chômeurs enregistrés en Essonne ou dans les Yvelines. Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi reste à la hausse, avec + 8,5 %. Quoiqu'un peu moins nombreux en août qu'en juillet à pointer à Pôle emploi (- 0,6 %), les seniors sont la catégorie d'âge qui souffre le plus. En un an, le 93 a enregistré 14,2 % de chômeurs de 50 ans et plus supplémentaires (+ 15,9 % pour les hommes de plus de 50 ans).

Comment se passe une recherche d'emploi après un licenciement ? Nous avons décidé de suivre les parcours de salariés victimes de la liquidation de leur entreprise. Nous les avions rencontrés il y a quelques mois, au moment où leur société mettait la clé sous la porte. Aucun d'entre eux n'a pour l'instant retrouvé de travail. Les anciens mécaniciens de la concession Renault d'Aulnay prospectent en vain. Les ex de Buro + à Rosny-sous-Bois, continuent de s'épauler et ne perdent pas espoir. Pour ce couple qui était salarié de la même société, à Roissy, il s'agit d'abord de toucher leur solde de tout compte.

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Septembre 2013

PSA-Aulnay-SUD.jpg«C’est une décision très décevante », lâche Mohamed Khenniche. Hier le délégué Sud de l’usine PSA d’Aulnay s’est rendu avec ses collègues au palais de justice de Paris, dans l’espoir d’entendre les juges de la cour d’appel ordonner l’annulation de la restructuration à l’œuvre au sein du groupe automobile (qui prévoit la fermeture de l’usine en 2014). Mais la demande du syndicat, qui pointait les « insuffisances » du plan social, a été jugée «irrecevable».

Une nouvelle procédure sur la souffrance au travail

« Compte tenu du fait qu’un comité central d’entreprise a validé le plan de sauvegarde de l’emploi, les juges ont considéré qu’une organisation syndicale ne pouvait ensuite le contester », indique Me Fiodor Rilov, avocat du syndicat Sud. Le plan social de PSA (qui entraînera la suppression de plus de 11000 postes entre mai 2012 et la mi-2014) avait reçu le feu vert de cinq organisations syndicales sur six (CGT exceptée) lors d’un comité central d’entreprise, le 29 avril dernier. Hier, la cour d’appel a également rejeté le recours des syndicats CGT de Faurecia, filiale de PSA, qui contestait la régularité de l’information autour du plan de restructuration. « On ne peut être que satisfaits », note l’avocate de PSA, Me Yasmine Tarasewicz, qui estime que la cour d’appel a par ailleurs « sanctionné l’acharnement judiciaire » des syndicats, en les condamnant à verser quelques milliers d’euros à PSA et PCA (Peugeot Citroën Automobile) au titre de l’article 700.

« On ne s’arrêtera pas là », assure Mohamed Khenniche, tandis que Fiodor Rilov envisage une « nouvelle procédure qui touche à la souffrance au travail, en lien avec la situation à l’intérieur de l’usine ».

Source : Le Parisien

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Publié le 23 Septembre 2013

PSARECUPQuelques salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois se rendront sans doute au palais de Justice de Paris, cet après-midi. La cour d’appel doit s’y prononcer sur le recours formé par le syndicat SUD contre le plan de restructuration du constructeur automobile (qui doit aboutir à la suppression de 11 000 postes en France et à la fermeture du site d’Aulnay). Représenté par l’avocat Flodor Rilov, SUD demande l’annulation du plan social, estimant que les mesures de reclassement sont « insuffisantes ». Le syndicat a été débouté en première instance.

Source : Le Parisien 

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Publié le 18 Septembre 2013

L’usine PSA d’Aulnay accueille aujourd’hui un forum de l’emploi, dédié aux futurs postes de l’entreprise ID Logistics, qui doit s’installer sur le site d’ici à 2015. Mais une partie des salariés choisira peut-être d’aller manifester devant le siège du constructeur, avenue de la Grande-Armée, à Paris. La CGT appelle à un rassemblement, alors que la direction doit tenir une nouvelle réunion autour d’un « contrat social », visant à réduire les coûts du travail.Le syndicat dénonce les « mensonges » de Philippe Varin, qui avait annoncé que 2000 salariés de l’usine d’Aulnay (qui fermera en 2014) étaient reclassés. En réalité, 1400 seulement ont trouvé une solution (mutation ou départ de l’entreprise).

Source : Le Parisien

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Publié le 17 Septembre 2013

PSAAulnaySyndicatSud.jpgLe plan social est encore à l’œuvre au sein de l’usine PSA d’Aulnay. Mais d’anciens salariés, parmi les premiers à avoir quitté l’entreprise, pourraient saisir les prud’hommes. C’est en tout cas ce qu’affirmaient certains d’entre eux, rassemblés hier matin aux portes du site industriel (qui doit fermer définitivement en 2014). Quelques dizaines de personnes étaient venues écouter les explications de Fiodor Rilov. L’avocat, connu pour avoir assisté les ouvriers de Continental dans l’Oise, épaule le syndicat Sud dans son recours contre le plan social de PSA.

Parmi les présents, certains avaient choisi de partir en profitant de l’accord de fin de grève du printemps dernier, en touchant une indemnité de 19700 € et en renonçant aux mesures de reclassement. « On est partis dans des conditions dramatiques, et beaucoup se retrouvent aujourd’hui à Pôle emploi, sans rien », affirme l’un d’entre eux. Mohamed Khenniche, délégué Sud, indique qu’un collectif est en train de se constituer : « Il y a déjà une soixantaine de personnes intéressées ». Le dépôt des dossiers au tribunal des prud’hommes de Bobigny pourrait avoir lieu « dans les semaines qui viennent ». La semaine dernière, le SIA, un autre syndicat de l’usine, a été débouté par le tribunal alors qu’il réclamait, lui, l’extension de cette prime de départ à l’ensemble des salariés qui le souhaitent.

Par ailleurs, la cour d’appel du tribunal de grande instance de Paris se prononcera lundi prochain sur le recours de Sud, qui réclame l’annulation du plan social. Le syndicat avait été débouté en première instance. Fiodor Rilov a annoncé hier qu’une autre procédure serait peut-être lancée, portant cette fois sur la « dégradation des conditions de travail » au sein de l’usine (qui abrite encore environ 1400 salariés).

Source : Le Parisien

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Publié le 12 Septembre 2013

IDLogisitcsEricHemar.jpgAlors que l’usine PSA d’Aulnay se vide, le PDG d’ID Logistics, Eric Hémar, détaille pour la première fois son projet d’implantation prévu pour début 2015.

Les salariés de PSA connaissent bien le nom d’ID Logistics. En février, la société annonçait son projet de créer plus de 600 emplois (chiffre ensuite revu à la baisse) sur les terrains de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, qui doit fermer en 2014. Sept mois plus tard, alors que les ateliers de PSA se vident au gré des mutations et départs, élus et syndicats s’inquiètent. ID Logistics tarde à recruter et, il y a huit jours, l’entreprise a retiré sa demande de permis de construire, déposée début juillet auprès des mairies d’Aulnay et de Gonesse (Val-d’Oise). Après avoir longtemps observé un silence prudent, son PDG, Eric Hémar, s’explique.

Pourquoi avez-vous retiré votre demande de permis de construire?
ÉRIC HÉMAR. 
Le permis concernait la construction de trois bâtiments dans la partie nord-ouest du site : deux de 50000 m2 chacun, auxquels sont liés les emplois annoncés ; et un troisième plus petit, de 35000 m2. Durant l’été, les choses ont bougé. A la demande d’un client, nous allons revoir la conception du troisième bâtiment.

Ce n’est donc pas un désengagement de votre part ? 
Pas du tout. D’ici quinze jours, nous déposerons un nouveau permis pour les deux bâtiments. Et on se laissera le temps de travailler sur le troisième. Notre calendrier reste le même. La livraison du premier bâtiment aura lieu début 2015. Notre objectif est toujours de créer jusqu’à 590 emplois, et d’embaucher en priorité des gens de PSA.

Qu’est-ce que cela signifie ?
Nous examinerons les candidatures de salariés de PSA avant les autres. Mais nous embauchons à nos conditions, avec notre grille de 
salaires. Ce n’est pas un transfert de personnel.

Justement, la perte de salaire inquiète les ouvriers…
Il est exact que ce ne sont pas les salaires de PSA. La particularité, c’est que la part du bonus est importante chez nous. Un préparateur de commandes avec une année d’ancienneté touche un peu moins de 1500 € brut. En incluant le treizième mois et les primes, on peut atteindre 2000 € brut.

Le bruit a couru que vous refusiez les candidats âgés de plus de 50 ans?
C’est faux et contraire à nos valeurs. Nous avons d’excellents collaborateurs de plus de 50 ans. En revanche, nous engageons des gens réellement formés à nos métiers.

Avez-vous commencé à recruter?
Cela concerne moins d’une dizaine de personnes. Elles ont été embauchées sur d’autres sites, et il n’est pas sûr qu’elles reviennent. Le vrai sujet, c’est que les volumes de production baissent plus vite que prévu à l’usine PSA(NDLR : la production cesserait fin octobre). On réfléchit à une solution intermédiaire, pour occuper les salariés le temps que nos bâtiments soient livrés.

PSA annonce que vous allez recruter 150 personnes d’ici à la fin de l’année…
C’est notre objectif. Avant fin 2013, nous aurons reçu tous les candidats pour que les gens puissent ensuite suivre des formations en 2014 et être opérationnels en 2015.

Etes-vous en retard?
Pas du tout. C’est un dossier complexe. Il n’est pas anormal que cela prenne du temps.

Source : Le Parisien

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Publié le 12 Septembre 2013

PSARECUPLe syndicat majoritaire de l'usine d'Aulnay-sous-Bois a appelé PSA à mettre "un coup d'accélérateur" pour éviter aux 3 000 salariés de se retrouver à Pôle Emploi après la fermeture du site, prévue début 2014. Le maire socialiste de la ville, Gérard Ségura, a de son côté alerté sur le retrait des demandes de permis de construire de l'entreprise ID Logistics, seule solution "sérieuse" pour le moment envisagée dans le cadre de la réindustrialisation du site.

 

Le compte à rebours est enclenché pour l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois alors que la dernière voiture doit sortir du site fin octobre prochain. Le groupe a certes promis de ne pas recourir à des licenciements secs mais l'inquiétude monte concernant le reclassement des 3 000 salariés du site.

 

ENCORE 1 500 PERSONNES SANS SOLUTION DE RECLASSEMENT SELON LES SYNDICATS

"On entend le tic-tac de l'horloge qui tourne" et les salariés ont peur de "mourir à petit feu", alors qu'une première phase du plan social, dite "volontaire", doit se terminer le 31 décembre, a déclaré Tanja Sussest ce mercredi 11 septembre. La déléguée du syndicat SIA, syndicat majoritaire de l'usine, s'exprimait à l'occasion d'une conférence de presse organisée en présence du maire socialiste de la ville, Gérard Ségura.

La direction avait pourtant indiqué fin juillet que 2 000 avaient déjà trouvé ou étaient en bonne de voie pour trouver une solution de reclassement. Mais selon Tanja Sussest, ce chiffre inclut  850 personnes qui n'ont signé qu'une déclaration "d'intention" en vue d'un reclassement ou d'un départ dans une autre entreprise, et seuls 1 331 salariés ont effectivement retrouvé du travail, chez PSA et ailleurs, a-t-elle précisé. "Il reste encore 1 500 personnes sur site qui n'ont pas de solution, les plus fragiles, ceux qui ont le moins de compétences (...) Ça va être de plus en plus tendu", a ajouté Tanja Sussest.

 

L'IMPLANTATION D'ID LOGISTICS REMISE EN QUESTION

D'après le maire PS d'Aulnay, seule "une trentaine" de salariés de PSA Aulnay auraient retrouvé un emploi chez les gros employeurs publics ou parapublics de la région (RATP, SNCF ou Aéroports de Paris), où des centaines de reclassements étaient pourtant espérés. Gérard Ségura a également exprimé son inquiétude concernant l'implantation prévue sur le site d'une plateforme logistique censée recruter 540 anciens de PSA Aulnay en 2015. Les demandes de permis de construire qui avaient été déposées par l'entreprise ID Logistics pour s'implanter "ont été retirées", sans que l'élu puisse dire si le projet était compromis, ou si de nouvelles demandes allaient être déposées. "Aucune autre solution sérieuse" que la plateforme logistique n'a été évoquée dans le cadre de la réindustrialisation du site de 170 hectares, a-t-il souligné.

 

Source : http://www.usinenouvelle.com

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Publié le 10 Septembre 2013

psa-aulnay-archives-lp_640x280.jpgLe juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a rejeté le recours formé par le Syndicat indépendant de l’automobile (SIA), concernant l’accord de fin de grève à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. C’est ce qu’a annoncé l’avocat du SIA, Me Philippe Lejard, en précisant que le magistrat estime que l’examen de ce recours ne relève pas de sa compétence.

Le SIA réclamait le versement, à l’ensemble des salariés la réclamant, d’une «indemnité» d’abord réservée aux anciens grévistes. L’accord qui avait mis fin à quatre mois de grève au sein de l’usine, en mai dernier, avait instauré ce versement de 19 700 €, en plus des indemnités légales, pour les grévistes quittant l’entreprise en renonçant aux mesures de reclassement du plan social. 160 personnes en avaient bénéficié.

D’autres salariés, non-grévistes, avaient alors exigé de pouvoir partir dans les mêmes conditions. PSA y avait consenti, à condition qu’ils présentent une promesse d’embauche ou la preuve d’une création d’entreprise. Cette condition n’avait pas été posée pour les grévistes. Le SIA, rejoint ensuite par la CGT, avait dénoncé une «inégalité de traitement».

Source : Le Parisien

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Publié le 10 Septembre 2013

PSARECUPLes salariés de PSA Aulnay ont-ils tous été logés à la même enseigne, face à la fermeture imminente de leur usine? C’est à cette question que la justicedoit apporter une réponse ce mardi, alors que le site industriel s’est déjà en partie vidé de ses ouvriers. Mais le Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) compte bien obtenir l’extension à l’ensemble de ceux qui le souhaitent, d’une indemnité de 19700 €. Cette somme avait d’abord été versée en juin à 160 anciens grévistes qui choisissaient de quitter l’usine sans bénéficier des mesures du plan social. Puis elle avait été étendue à d’autres salariés, en exigeant toutefois qu’ils présentent davantage de justificatifs (promesse d’embauche, etc). Cinq cents candidats au départ auraient donc essuyé un refus. Le SIA, non-gréviste, a dénoncé une « inégalité de traitement ». « Lorsqu’un protocole de fin de grève est signé, il doit s’appliquer à tous les salariés », explique Philippe Lejard, avocat du SIA.

Encore 1400 personnes sur le site

Face à lui, l’avocate de PSA, Yasmine Tarasewicz a indiqué, lors de l’audience du 16 août, que PSA avait exigé des garanties de la part des candidats « afin d’éviter de lâcher 600 personnes dans la nature ». Lors de cette même audience, la CGT, principal syndicat gréviste, s’est portée « intervenant volontaire », appuyant la démarche du SIA. « Il est évident que PSA est hors des clous », juge Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

Si la justice donnait raison aux syndicats, quel impact cela aurait-il? L’accord de fin de grève avait déjà contribué à précipiter un certain nombre de départs. Depuis, il y a eu les mutations vers d’autres usines du groupe, de premiers reclassements... Le site d’Aulnay compte aujourd’hui 1400 personnes (contre 3000 à l’annonce de la fermeture) et la période de volontariat du plan social s’achève au 31 décembre. Tanja Sussest, déléguée SIA, affirme que, parmi les salariés encore sur place, « 300 seraient prêts à partir dans la foulée », s’ils pouvaient empocher 19700 €. Voilà qui fait réagir Mohamed Khenniche, du syndicat Sud : « Certains salariés, partis avec l’argent, le regrettent déjà ». Le petit syndicat espère toujours obtenir l’annulation du plan de restructuration de PSA. Il attend la décision de la cour d’appel, le 23 septembre.

Source : Le Parisien

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 9 Septembre 2013

psa-peugeot-citroen-aulnay.jpgVendredi 30 août, la direction annonçait, en réunion de comité d'entreprise, la fin de la production de véhicules C3 à l'usine d'Aulnay pour fin octobre. Pour les travailleurs de l'usine, cela n'a pas été une surprise. En effet, pratiquement aucune voiture ne sort plus des chaînes de montage depuis le 16 janvier, date de début de la grève, qui a duré quatre mois. Et depuis la fin de la grève, la direction n'a jamais vraiment voulu remettre en route l'usine.

Pourtant, le 12 juillet 2012, quand Philippe Varin, PDG de PSA, avait annoncé officiellement la fermeture de l'usine, il s'était engagé à maintenir la production jusqu'en 2014. Aujourd'hui, pour piétiner son engagement, la direction invoque le manque de travailleurs pour assurer sa production. C'était quand même couru d'avance ! À partir du moment où des travailleurs quittent le groupe ou partent en reclassement, il était nécessaire pour la direction d'embaucher des intérimaires. Même là-dessus, elle n'a pas tenu ses engagements.

Mais l'annonce de l'arrêt de la production en octobre 2013 ne change rien à la date de fermeture de l'usine. La direction a toujours parlé de 2014, sans d'ailleurs donner la date précise. D'ici là, les travailleurs ne savent pas ce qu'elle compte faire. En revanche, ils savent que, sur la question de leur reclassement, contrairement aux déclarations rassurantes faites par la direction à la presse, c'est une véritable catastrophe.

En juillet 2012, la direction avait parlé pour les 3 000 CDI d'Aulnay, de 1 500 reclassements en interne, essentiellement à Poissy, et de 1 500 emplois qui devaient sortir de terre à Aulnay au titre de la fameuse « réindustrialisation » du site.

Au bout d'un an, le bilan est lamentable : seulement 568 travailleurs ont pour l'instant trouvé une mutation dans les autres usines du groupe, dont seulement 275 à Poissy. Le principal obstacle vient des conditions financières scandaleuses offertes par la direction.

600 travailleurs ont quitté le groupe, soit en trouvant un emploi par eux-mêmes soit en prenant le congé de reclassement avec l'espoir de trouver un emploi. Alors que 300 emplois à la SNCF, la RATP et ADP sont prétendument réservés aux salariés d'Aulnay, seuls vingt salariés ont trouvé, aujourd'hui, un reclassement dans ces entreprises. Au bout de la série de tests, examens et entretiens en tout genre, ceux qui postulent sont généralement refusés.

Comme on pouvait s'y attendre, les 1 500 emplois qui devaient surgir soudainement de terre n'existent toujours pas et n'existeront sans doute jamais. Quant à la prétendue réindustrialisation, seule l'entreprise ID Logistic semble prévoir de s'installer à Aulnay, avec 500 emplois de manutentionnaires, payés au smic. Mais beaucoup d'ouvriers de PSA sont tout simplement rejetés par ID Logistic. Ayant plus de 50 ans, ils ne sont pas considérés comme suffisamment en bonne santé pour être rentables.

Et c'est bien la situation des 500 salariés de plus de 55 ans qui est la plus préoccupante. Du fait de la faiblesse du congé senior (36 mois avant l'âge du départ en retraite avec 166 trimestres), seulement 78 salariés ont pu aujourd'hui en bénéficier. La très grande majorité des 500 travailleurs de plus de 55 ans n'y auront pas droit. Ils risquent donc d'atterrir au Pôle emploi avant de finir au RSA.

En cette rentrée, il resterait ainsi 1 500 salariés à l'effectif de l'usine, dont plus de 500 refusent de se prêter au jeu de la cellule de reclassement. Ils estiment à juste titre que c'est à PSA de leur trouver un emploi et pas à eux de courir après.

Source : http://www.lutte-ouvriere-journal.org

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 4 Septembre 2013

citeeuropeaulnay.jpgFrance Culture diffusait ce matin sur ses ondes une chronique consacrée aux emplois d’avenir, ces contrats aidés destinés aux jeunes de 16 à 25 ans sans qualification. François Hollande en a promis 100 000 d’ici la fin de l’année 2013. 52 600 ont été signés à ce jour. Pour traiter ce sujet, la radio s’est rendue à Aulnay-sous-Bois où 42 contrats de ce type ont été conclus pour un objectif fixé à 130. A cette occasion elle a interviewé des jeunes de la cité de l’Europe visiblement peu au fait de ce dispositif. Le maire Gérard Ségura a également pris la parole. Rappelons que le taux de chômeurs à Aulnay-sous-Bois est de 17% . Il est de 30% à la cité de l’Europe. Vous pouvez écouter ce reportage ci-dessous.

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 30 Août 2013

psa-l-usine-d-aulnay-ne-produira-plus-de-voitures-fin-octob.jpgLa direction du constructeur automobile explique qu’un poste sur cinq est actuellement occupé dans l’atelier de montage. L’usine d’Aulnay-sous-Bois doit fermer en 2014.

Il y a un an, les voitures sortaient par centaines des ateliers d'Aulnay-sous-Bois. Fin octobre, les ouvriers de cette usine emblématique de PSA Peugeot-Citroën livreront leur dernière C3 pour ne plus produire que des pièces détachées jusqu'à la fermeture définitive en 2014.

"Le coeur de notre métier, c'est la fabrication de voitures. Si les Citroën C3 ne sortent plus de l'usine, c'est la fin", constate Tanja Sussest, déléguée du syndicat SIA, majoritaire dans cette usine de Seine-Saint-Denis. Pour le maire socialiste d'Aulnay, Gérard Segura, cela "équivaut à une quasi cessation d'activité", la CGT dénonçant de son côté "une fermeture au pas de charge".

L'usine, dont la fermeture avait été annoncée en juillet 2012 dans le cadre d'un vaste plan de restructuration, avait été paralysée par une grève dure entre janvier et mai, qui avait divisé syndicats et salariés. Depuis, elle ne produisait plus qu'au compte-gouttes en raison des absences nombreuses de salariés reclassés en interne, suivant des formations de reconversion ou ayant trouvé un emploi ailleurs.

700 voitures par jour

"Seul un poste sur cinq est actuellement occupé dans l'atelier de montage", a souligné la direction pour expliquer sa décision, annoncée vendredi matin aux syndicats.

A plein régime, l'usine automobile, devenue un symbole de la désindustrialisation en France, pouvait produire 700 voitures par jour. Ces derniers mois, une quinzaine à peine sortaient chaque jour de la chaîne qui serpentait dans l'immense atelier de montage où manoeuvrait plus d'un tiers des 3.000 salariés.

"Concrètement, ça ne va pas changer grand-chose", reconnaît Tanja Sussest. Mais pour les salariés --qui ne reviendront de vacances que lundi-- "ça va être un cap difficile à passer. La fermeture de l'usine va devenir une réalité", ajoute-t-elle.

Après fin octobre, "on se concentrera sur la production de pièces comme des capots, des portières, on ne fera plus de véhicules complets", a précisé une porte-parole de la direction, insistant sur le fait que le groupe "respecte son engagement de maintenir une activité industrielle sur le site jusqu'en 2014".

Ces pièces seront ensuite expédiées vers d'autres sites du groupe, qui a prévu de supprimer plus de 11.200 emplois en deux ans pour répondre à l'effondrement de ses ventes en Europe. "C'est un moyen pour PSA de passer à autre chose et de pouvoir mobiliser les gens sur d'autres projets", juge un analyste qui demande à rester anonyme.

Fiasco 

"Ces usines sont de très gros paquebots, compliqués à faire fonctionner (...) arrêter ça, ce sont quand même des soucis et des coûts en moins" pour la direction, estime-t-il.

Reste que la moitié des salariés, soit 1.400 personnes, n'est pas encore fixée sur son sort. Parmi ceux-ci, 850 salariés "sont engagés dans un projet identifié de reclassement" et 550 "ne se sont pas encore déterminés", selon la direction.

"Pour l'instant, on est loin du compte", déplore Philippe Julien, secrétaire général de la CGT de l'usine, qui juge "extrêmement faible" le nombre (568 selon lui) de reclassements au sein du groupe. Le plan social "qui devait être exemplaire, est un véritable fiasco en terme d'emplois et de reclassements", a abondé son camarade CGT Jean-Pierre Mercier.

Une reconversion solide

La phase de départs volontaires du plan social s'achève le 31 décembre, mais le groupe a à plusieurs reprises promis qu'il n'y aurait "pas de licenciement sec". Le maire d'Aulnay a appelé la direction à ne pas "fermer l'usine en laissant derrière elle un seul salarié sans emploi ou sans un projet solide de reconversion".

L'installation, sur une partie du site de 170 hectares stratégiquement situés au nord de Paris entre plusieurs autoroutes et l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, d'ID Logistics, une plateforme logistique qui doit créer 540 emplois, "est en cours de finalisation", assure PSA. Mais selon Gérard Segura, seulement cinq salariés étaient partants fin juillet.

Source : http://www.challenges.fr / (Avec AFP)

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Publié le 28 Août 2013

polemploi550 chômeurs de plus étaient recensés en Seine-Saint-Denis à la fin du mois de juillet. Le département compte désormais 107 370 demandeurs d’emploi (en catégorie A). Le chiffre augmente de 0,5 % par rapport à juin dernier (+ 0,4 % en Ile-de-France sur la même période). Sur un an il est en hausse de 10,4 %. Quant aux chômeurs ayant exercé une activité au cours du dernier mois (catégories A, B et C), ils étaient 143 380 à la fin du mois de juillet (+ 2,1 % en un mois).

Source : Le Parisien

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Publié le 21 Août 2013

logo_ForumEmploiJeunes.jpgLe 5e forum pour l’emploi des jeunes aura lieu le mardi 8 octobre 2013 au Stade de France de Saint-Denis. Sous la houlette des services de l’Etat, il doit rassembler plus de 80 entreprises qui proposeront près de 4 000 offres d’emploi. L’an dernier, le rendez-vous avait attiré 7 000 jeunes. Selon la direction du travail et de l’emploi, 229 candidats avaient décroché une embauche le soir même et un bilan partiel fait état de 670 recrutements dans les semaines qui ont suivi. Le 8 octobre 2013, de 9h30 à 16h30, au Stade de France de Saint-Denis, porte E. Entrée libre.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Juillet 2013

PSAAULNAYVIDE.jpgIls discutent par petits groupes, assis à l’ombre des arbres devant l’usine. Certains jouent aux cartes entre les lignes de montage pendant qu’un autre fait la sieste sur un matelas déposé à la va-vite, dans le coin de l’un des ateliers désespérément vides. Hier matin, les ouvriers de PSA Peugeot Citroën d’Aulnay sous Bois attendent leur paie et la traditionnelle coupure estivale qui doit commencer dans quelques heures à peine. « Mercredi nous avons sorti 19 voitures quand l’usine peut en produire 700 », soupire Hassan Chedraoui, mécanicien et responsable de la CFTC. « Les gars partent en vacances mais ils pensent au retour, pas au départ. » Le retour, ce sera le 2 septembre.

Trois mois plus tard, l’usine doit fermer définitivement. L’une des salariées, qui ne souhaite pas donner son nom, ne sait pas ce qu’elle fera à son retour. Elle n’a pas été replacée sur le site de Poissy (Yvelines) où trois cents de ses collègues ont déjà été envoyés. Dans ce contexte, la question des vacances ne fait plus partie de ses préoccupations principales : « Je suis déprimée. D’habitude, à cette époque de l’année mes valises sont bouclées, tout est prêt. Là je ne parle pas de vacances, je ne parle que de PSA. »

Roger Torrinha travaille pour le groupe depuis 35 ans. Il fait partie des 1500 salariés officiellement toujours présents sur les lieux et à 55 ans, il observe l’usine où il a passé presque toute sa vie se vider : « la fermeture, c’est comme un gouffre qui se rapproche. Partir en vacances c’est essentiel, même si pour la majorité des gens, la maison, les enfants, les vacances ça passe à la trappe. » Qu’ils soient mutés à Poissy ou sur un autre site de PSA, qu’ils partent à la retraite, en formation ou que leur destin reste flou, tous les travailleurs redoutent la reprise.

Marcel* fait parti de ceux qui iront dès la rentrée grossir les rangs de l’usine de Poissy. « Je vais devoir me lever à 2 heures du matin pour prendre un bus à 3h30 et commencer le boulot à 5h30. Mais je n’ai pas peur », glisse-t-il. Malgré tout, il se méfie : « partout où on va, on entend : “à Aulnay c’est des révolutionnaires, ils foutent le bordel” alors qu’on est des bosseurs! » Quelques mètres plus loin, Jurgen est amer : « La direction nous a donné la carte d’un psy une semaine avant le départ en vacances alors qu’on ne sait pas ce qu’il va se passer à la rentrée. C’est une honte. »

De son côté, la direction précise que le service des ressources humaine assure une permanence tout le mois d’août. « Les salariés pourront joindre quelqu’un s’ils ont besoin d’information pour leurs projets de reconversion », ajoute la responsable de la communication.

* Le prénom a été change

Source : Le Parisien

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Publié le 25 Juillet 2013

psa.jpgL’usine francilienne ferme ses portes pour cinq semaines de congés. Depuis mi-juin, l’usine produit à peine une petite dizaine de véhicules chaque jour.

Le site PSA d’Aulnay-sous-Bois ferme, jeudi 25 juillet, ses portes pour cinq semaines de trêve estivale (quatre semaines de congés suivies d’une semaine de chômage partiel). Mais depuis la fin de la grève mi- mai et surtout le passage à une équipe le 10 juin, la production n’est plus le principal objectif du site. La priorité aujourd’hui est le reclassement et l’avenir des salariés. "Le plan social avance bien à Aulnay-sous-Bois", a confié vendredi 19 juillet le DRH de PSA, Philippe Dorge. Sur les 3 000 salariés touchés par la fermeture de l’usine, 2 000 ont déjà trouvé ou sont en bonne de voie pour trouver une solution de reclassement. De source syndicale, 853 ont déjà quitté Aulnay.

853 salariés déjà partis

423 occuperont ainsi un poste dans un autre site du groupe PSA. Ce chiffre comprend une bonne partie des salariés qui avaient été détachés depuis mai dans d’autres sites en prêts temporaires. L’ambiance lourde dans l’usine pendant la grève de quatre mois menée par la CGT et SUD avait conduit la direction de PSA à engager ces prêts temporaires. "90% des salariés partis dans ce dispositif resteront définitivement dans leurs nouveaux sites", précise la direction d’Aulnay. Au total, sur 3 000 salariés, 700 ont demandé à être reclassés en interne. Sur les 853 déjà partis, 430 autres ont eux définitivement quitté PSA, la plupart pour réaliser un projet personnel (formation, création d’entreprises), les autres en congé senior.

1 000 postes à pourvoir en interne

Mais sur le volant de postes mis à disposition dans le groupe, la direction précise qu’un millier n’est toujours pas pourvu, en particulier des postes d’opérateurs et de managers sur la ligne de montage. En cause souvent : l’appréhension du changement de site et de région, et les conséquences matérielles pour le conjoint. "Certains salariés sont en phase de réflexion, explique Brahim Loujadhi, représentant syndical CFTC. La visite organisée mi-juillet à l’usine de Mulhouse par la direction est une bonne chose, elle permet aux salariés de découvrir le site, de se faire leur propre idée". Le délégué syndical estime qu’en septembre, beaucoup de salariés vont arrêter leur choix. En attendant, ils fréquentent régulièrement le pôle de mobilité professionnel installé dans des préfabriqués sur le site.

Des entreprises qui se font attendre

Un certain nombre attend en effet des réponses d’entreprises extérieures. Des salariés ont même déjà signé des promesses d’embauche avec la SNCF ou la RATP. Sur les parkings de l’usine, la compagnie de transports urbains forme actuellement une vingtaine de salariés à devenir chauffeurs de bus, en chemise et cravate, sur un véhicule école. Mais on est loin des 100 postes promis à la fois à la Régie des Transports Parisiens, à la SNCF ou chez ADP. Plus largement, en dehors d’ID Logistics, peu d’entreprises ont vraiment fait montre de leur intérêt pour s’installer sur les terrains d’Aulnay ou reprendre des salariés. Philippe Dorge, le DRH de PSA, citait bien la semaine dernière un fabricant d’équipement en restauration et hôtellerie, mais à Aulnay, cette solution ne dit rien à personne. "La société Guerbet, qui fait des produits pour la pharmacie haut de gamme, avec beaucoup de contrôle qualité, embauchera environ 5 personnes d’Aulnay" avance la porte-parole du site, pour montrer que les choses bougent un peu.

Des calendriers décalés

Une fois signé un contrat avec une autre entreprise, le départ n’est pas pour autant immédiat. La direction a décidé de tout faire pour permettre aux gens de quitter rapidement leurs fonctions pour démarrer leur nouvelle carrière ailleurs. Mais les délais varient d’une entreprise à l’autre. Les salariés qui ont, par exemple, signé chez ID Logistics ne démarreront pas avant l’année prochaine. La production continue donc en s’adaptant aux départs progressifs des opérateurs. Depuis mi-juin, une dizaine de voitures grand maximum sort des chaines chaque jour, contre 700 en temps normal, une production qui fluctue selon les opérateurs encore présents. "Quand les salariés ont trouvé une solution, du travail ou une formation, ils partent à des échelles de temps différentes et il faut ensuite organiser la production. Il y a ainsi pas mal de difficultés au montage" souligne la porte-parole de l’usine.

Le 31 décembre comme date butoir

Aucune date pour l’arrêt de la production, encore moins pour la fermeture de l’usine n’ont pour autant été fixées. La période de volontariat prendra fin au 31 décembre. Après cette date, les salariés qui n’auront pas trouvé de solutions se verront proposer deux postes. S’ils les refusent, PSA enclenchera des licenciements économiques. Fin juillet, 1 660 salariés travaillent toujours sur le site d’Aulnay-sous-Bois.

Source : http://www.usinenouvelle.com

 

 

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Publié le 25 Juillet 2013

polemploi.jpg610 chômeurs de plus en un mois. La stagnation constatée le mois dernier n’aura pas duré. En juin, le chômage a de nouveau progressé en Seine-Saint-Denis, + 0,6% de demandeurs d’emploi de catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé dans le mois), soit 610 personnes (+0,4% pour l’Ile-de-France). Fin juin, 106820 hommes et femmes étaient inscrits à Pôle emploi. Si l’on prend en compte l’ensemble des catégories (A, B, C), y compris ceux qui ont travaillé quelques heures dans le mois, la hausse est de 0,3%. Sur un an, le chômage a progressé de 11,6% (catégorie A) et de 9,9% (catégories A, B, C).

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Juillet 2013

busecole.jpegIl faut rouler un bon kilomètre entre des murs gris pour atteindre le centre de transition professionnelle depuis l’entrée visiteurs du site PSA d’Aulnay-sous-Bois. « L’usine a été construite dans les années 1970, raconte Anne-Laure Desclèves, responsable de la communication. À l’époque, on ne pensait pas aux économies d’énergie, on prenait de la place. »  Aujourd’hui, les 160 hectares de l’usine sont quasi déserts. Une petite quinzaine de C3 sort chaque jour des chaînes de montage. Pour profiter de l’espace, la direction a choisi de placer dans ses locaux le Centre de transition professionnelle (CTP) qui doit former les anciens de PSA aux 300 postes proposés par la SNCF, Aéroports de Paris (ADP) et la RATP.

Un hangar reconverti en salles de classes

Le gigantesque hangar du centre de recherche et développement, d’où sortaient les fleurons de Citroën, a été reconverti: contre le mur dentrée, quelques préfabriqués servent de salles de classe pour la remise à niveau en français et en mathématiques. Tout au fond, des établis et des tableaux électriques ont été installés pour former les anciens monteurs au vissage et au forage. Mais aujourd’hui, l’immense hangar est silencieux. Seule une poignée d’ouvriers regarde un film pédagogique dans un préfabriqué plongé dans le noir. Les premières recrues ne sont pour l’instant que 17, première vague des 100 embauches prévues par la RATP. Sur un grand parking, un bus école de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) finit sa manœuvre. À l’intérieur, cinq élèves se sont relayés au volant. Chemise blanche, pantalon noir et cravate sombre, Sébastien a déjà le look du chauffeur de bus.

Apprendre « un nouveau métier »

« C’est une bonne chose de commencer un nouveau métier », affirme-t-il, même si l’ancien ne lui déplaisait pas. Assis à côté de lui, Abdallah approuve: « Il faut bien avancer. » Lui a choisi une cravate argentée sur chemise noire, qui lui donne des airs de prince de la nuit. Les 17 anciens ouvriers ont dû remplacer la blouse par un costume, le temps de la formation. « Pour la RATP, les vêtements ne sont qu’un détail, mais l’attitude des candidats compte beaucoup, affirme Nicolas Rivier, responsable du CTP d’Aulnay. La représentation et la relation avec les usagers sont plus importantes que chez PSA. Il faut être aimable, pouvoir gérer des petits conflits. Ils seront capitaines à bord de leur bus. »  La notion de service est encore plus importante chez Aéroports de Paris, qui exige que ses employés soient capables de répondre aux touristes – y compris les ouvriers de maintenance, futur métier des ex-PSA. Et pourquoi pas en anglais.

Redonner confiance

Intégrer cette nouvelle donne est un défi pour des salariés qui ont tous au moins huit ans d’ancienneté – depuis 2005, le site d’Aulnay n’a pas embauché. « J’avais beaucoup d’appréhension au début, se souvient Abdallah, 36 ans. J’ai eu mon permis en 1996, alors le code… », soupire le jeune papa en mimant un mouvement de brasse. Pour éviter les pertes en ligne, l’Afpa fait passer des tests cognitifs aux candidats: bon sens, logique et petits calculs. « Souvent, cela leur redonne confiance de voir qu’ils sont capables de valider ces tests », constate Marie-Christine Isla, consultante de l’Afpa. Mohammed, la quarantaine et douze ans d’ancienneté chez PSA, n’est pas totalement rassuré: « Là, on a fait 50 % en étant sélectionnés, mais il nous reste le plus dur: avoir le permis. Et dans le bus, on ne sera quavec des gens quon ne connaît pas. Il faudra sympathiser, rester calme quand il y a des tensions… » Ces aptitudes-là, les trajets du bus école sur les parkings vides d’Aulnay n’y préparent pas. « Il faut refaire nos preuves, conclut Mohammed. Retour à la case départ. »

« un contrat gagnant-gagnant »

Si les salariés ont encore des craintes, les recruteurs se montrent sereins. « On retrouve des compétences communes entre la construction automobile et les métiers de maintenance de la SNCF », affirme Vincent René, chef du département recrutement à la SNCF. Pour l’entreprise qui a prévu 10 000 embauches en 2013, des salariés habitués au travail et au respect des horaires et de la sécurité sont précieux. « On avait déjà recruté des salariés de l’automobile en 2008 et ça avait bien fonctionné. » D’autant que les salariés sélectionnés par la SNCF arriveront avec la formation adéquate, grâce au CTP. « On est dans un contrat gagnant-gagnant », se réjouit le recruteur.

Du côté des syndicats, l’accueil est aussi positif. « Pour l’instant, on n’a eu que des bons retours, reconnaît Tanja Sussest, déléguée du syndicat indépendant de l’automobile (SIA), majoritaire à Aulnay. C’est même la seule mesure du plan de sauvegarde de l’emploi qui fonctionne bien. » Pour la syndicaliste, le pôle mobilité professionnelle ne parvient pas à faire de l’accompagnement au cas par cas. Résultat, des ouvriers déboussolés viennent la voir en quête de conseils. Ceux qui ont choisi le CTP ont décidé de passer tout de suite à autre chose. « Avant, ce parking était plein à craquer, on devait se garer sur l’herbe autour, se souvient Abdallah. Aulnay, c’était un site modèle, ça fait mal au cœur de le voir fermer. Mais on ne va pas rester là jusqu’à ce qu’ils nous cassent l’usine dessus! »

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Le plan social de PSA, 11 200 postes en moins entre 2012 et 2014

Le plan social de PSA prévoit au total 11 200 suppressions de postes entre mai 2012 et mai 2014. À Aulnay, direction et syndicats estiment qu’un tiers environ des 3 000 salariés du site sont candidats au reclassement au sein du groupe, un tiers ont un projet personnel solide et le dernier tiers un projet jugé pour l’instant « pas solide ». La période de reclassement « volontaire » du plan social dure jusqu’à fin 2013. Tous les postes disponibles dans l’entreprise seront alors ouverts pendant trois mois. Pour les personnes restantes, les licenciements économiques auront lieu en avril 2014.

Source : http://www.la-croix.com

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 21 Juillet 2013

Vous trouverez ci-dessous un communiqué de presse du groupe UMP au conseil régional d’Ile-de-France transmis à la rédaction d’Aulnaylibre ! Il est intitulé : Baisse des aides à l’apprentissage : le gouvernement et la région Ile-de-France poursuivent leur travail de sape contre l’emploi des jeunes. 

Paris, le 18 juillet 2013 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Baisse des aides à l’apprentissage : le gouvernement et la région Ile-de-France poursuivent leur travail de sape contre l’emploi des jeunes.

logoumpiledefrance.pngValérie Pécresse, présidente du groupe Mouvement Populaire au conseil régional, dénonce la suppression annoncée de l’indemnité compensatrice forfaitaire versée aux employeurs d’apprentis par les régions, ainsi que le double langage du Gouvernement et de la région Ile-de- France.

Aux antipodes de leurs engagements en faveur de la jeunesse, cette mesure constitue, malgré le recul du Gouvernement sur les aides aux TPE, un coup fatal porté aux entreprises, au développement de l’apprentissage et à l’emploi.

Pour boucler un budget 2014 qui s’annonce catastrophique, François Hollande et Jean-Marc Ayrault font le choix de faire des économies sur le dos des jeunes et notamment des moins qualifiés.

En période de crise, c’est un contresens lorsque l’on sait que près de 80 % des apprentis trouvent un emploi à l’issue de leur formation.

Valérie Pécresse dénonce surtout l’hypocrisie de Jean-Paul Huchon, qui s’émeut de cettemesure alors qu’il n’a cessé d’amputer ces dernières années le budget régional consacré à la formation professionnelle et à l’apprentissage.

Alors que pour la première fois le chômage augmente plus vite en Ile-de-France que dans le reste du pays, Valérie Pécresse rappelle que la gauche régionale a baissé en 2013 la prime versée aux employeurs et détourné les 12 millions € du Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) en faveur de l’apprentissage afin de financer les emplois d’avenir.

Pire encore, la région PS-Verts n’utilise pas chaque année la dotation que lui verse l’Etat pour indemniser les employeurs d’apprentis : en 2012, la région a ainsi touché 119 millions € de l’Etat alors qu’elle n’a reversé aux employeurs que 94,7 millions €.

Valérie Pécresse demande à ce que la région Ile-de-France prenne à sa charge les 100 millions € qui ne seront plus financés par l’Etat afin d’assurer la sauvegarde des filières d’apprentissage et de pérenniser un moyen de lutte efficace contre le chômage des jeunes.

Conseil régional

Groupe Mouvement Populaire

Contact presse : François Demas

01 53 85 68 67 - 06 43 72 38 51 – fdemas@ump-iledefrance.fr

www.ump-iledefrance.fr

 Twitter : @umpidf

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Emploi

Publié le 15 Juillet 2013

vivreeniledefrance.JPGEn Ile-de-France, la précarité a supplanté les craintes suscitées par la délinquance bien que les agressions de personnes soient en hausse.

La nouvelle étude sur le sentiment d’insécurité des Franciliens doit être rendue publique aujourd’hui. Réalisée depuis 12 ans, auprès de 10500 habitants par l’IAUidf (*), bureau d’étude de la région Ile-de-France, cette enquête porte sur l’insécurité, les agressions subies, déclarées ou pas aux forces de l’ordre, les peurs. Depuis 2001, le sentiment d’insécurité a évolué en passant peu à peu de la peur de l’agression à la peur de la précarité et de la perte d’emploi.

Le sentiment d’insécurité a changé. Si le sentiment d’insécurité a légèrement baissé depuis la dernière enquête de 2011, leur principale peur est aujourd’hui sans conteste le chômage. L’éventualité d’une perte d’emploi préoccupe deux fois plus de Franciliens qu’en 2001 pour atteindre 56,5% des sondés en 2013. Suit l’inquiétude par rapport à la pauvreté (26%). Au total, plus de huit Franciliens sur dix craignent donc aujourd’hui de se retrouver sans travail et précarisés. Depuis la première enquête, c’est la première fois que le sentiment d’insécurité sociale atteint une telle proportion. La délinquance continue à préoccuper, mais les sondés sont trois moins fois nombreux à la mettre en tête des priorités assignées au gouvernement. Ils sont —seulement— un peu plus d’un sur dix cette année.

Le nombre des victimes augmente. Même si le sentiment d’insécurité baisse, l’étude note une augmentation des personnes déclarant avoir subi une agression, un vol (ou une tentative) ou une atteinte envers un bien, aujourd’hui près d’une sur deux. Cette proportion est en progression par rapport à la précédente enquête mais reste bien en deçà des chiffres observés en 2007. Plus nombreuses qu’en 2011, les victimes de cambriolages et de vols sans violence. Les plus exposés : les femmes, les moins de 40 ans et les Parisiens.

Le RER fait toujours peur. La crainte d’être agressé dans les transports en commun, même si elle a diminué, reste à un niveau élevé depuis 2001. Elle concerne 43,8% des sondés. Et c’est dans le RER que la peur est la plus vive (36%), puis le métro et le train, le bus ou le tramway.

* « Victimation et sentiment d’insécurité en Ile-de-France : le point en 2013 », étude réalisée par l’institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Ile-de-France (IAU-IDF)

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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