emploi

Publié le 9 Juin 2013

Après quatre mois de grève, le site Peugeot-Citroën va fermer. Daniel raconte son dernier combat et son nouveau départ.

danielvernet.jpgComment résumer la carrière de Daniel Vernet, 58 ans, dont trente-cinq passés à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis ? Par les rapports élogieux de ses supérieurs : « collaborateur sérieux », « pas avare de son temps de travail » ? Ou par son bulletin de santé : arthrose, douleurs articulaires, rétention d’eau ? Les maux de l’âge, sans doute. Mais le technicien aux cheveux gris y voit aussi le résultat des milliers d’heures sup effectuées pendant toutes ces années : « Alors que j’avais fini ma journée, j’escaladais encore des palettes chargées de moteurs pour les vérifier. » Et des mois de stress, depuis l’annonce de la fermeture de l’usine. C’était il y a presque un an, le 12 juillet 2012.

Daniel est entré dans cette usine d’Aulnay en 1978, à l’âge de 23 ans. Les ateliers avaient ouvert en 1973 et sentaient bon le neuf. Trente-cinq ans plus tard, Daniel va s’en aller. Et le site ne lui survivra pas. Autour de lui, c’est l’heure des choix. Validé fin avril, le plan social se met lentement en place. Certains s’y sont préparés, d’autres sont encore perdus. Sur les 2 550 salariés rattachés à Aulnay, 1 300 doivent être mutés sur d’autres sites du groupe. PSA s’est engagé à proposer des solutions à tous les autres : des emplois dans le cadre de la réindustrialisation du site ou auprès d’entreprises partenaires, des formations, des aides à la création d’entreprise… Daniel, lui, fait partie des « seniors ». Il pourra partir avec une indemnité, et continuer à toucher la totalité puis une partie de son salaire jusqu’à la retraite, en 2015. Il n’est donc pas le plus mal loti, mais la blessure est ailleurs. Lui qui a passé sa vie à traquer les défauts dans les entrailles des moteurs enrage de voir disparaître la grande et belle mécanique d’Aulnay.

« Une histoire incroyable »

Parlez-lui de moteurs : une étincelle apparaît dans son œil clair. « J’ai toujours voulu être mécano. Déjà petit, je démontais tout. » Un souvenir surgit : un moteur Honda qu’il répare à l’âge de 13 ans, employé au noir dans un garage de Montreuil. « Ma première panne », raconte-t-il comme certains parlent de leurs premières amours. Avec PSA aussi, la relation sera passionnelle. Tout jeune papa, Daniel parvient à mettre le pied dans « l’usine qui était alors la plus moderne d’Europe », grâce au parrainage d’un voisin. Le petit mécano a soif d’apprendre : un retoucheur marocain lui enseigne les secrets des faisceaux électriques. Puis la direction lui accorde une faveur exceptionnelle : des horaires adaptés, pour suivre des cours du soir.

En 1982, tandis qu’une grève paralyse l’usine, Daniel bûche son brevet professionnel, regardant d’un œil désapprobateur les violences qui émaillent le mouvement. « Un ami s’est fait casser la figure par des grévistes. J’en ai longtemps voulu à la CGT. » En onze ans, Daniel obtient son bac, plusieurs brevets de technicien et un BTS. « Une histoire incroyable », souffle une collègue, admirative. Daniel voue alors une reconnaissance infinie à l’entreprise, où il fait entrer quelques-uns de ses dix frères et sœurs. « La direction m’avait vraiment soutenu. La moindre des choses, c’était de lui rendre la pareille, en répondant présent dès qu’elle avait besoin de moi », raconte-t-il. Produire, et transmettre à son tour.

De 1998 à 2000, il forme les jeunes élèves de l’Ecole technique privée Citroën à Saint-Ouen : « 100 % de réussite au bac pro la première année, 100 % avec mention la deuxième », énonce-t-il avec fierté. « On voyait qu’il était passionné et qu’il avait le souci de transmettre», se souvient l’un de ses anciens élèves, Eric Willig, aujourd’hui informaticien sur le site de Peugeot-Citroën à Poissy (Yvelines). Et puis, la mécanique PSA s’enraye, et Daniel perd confiance. Quand la CGT divulgue en 2011 une note confidentielle prévoyant la fermeture de l’usine d’Aulnay, il se forge vite une conviction. La production a diminué, les effectifs aussi.

La première manif de sa vie

Pour la première fois de sa vie, Daniel manifeste, hurlant à pleins poumons qu’il faut « un nouveau projet » de voiture pour Aulnay. Lui a surtout éprouvé de la colère. « On nous disait : ‘‘Ce n’est pas d’actualité.’’ Et un jour, on nous a dit : ‘‘C’est trop tard.’’ » Le 12 juillet 2012, des collègues « ont tourné de l’œil en apprenant la fermeture ». Dans les bureaux du service qualité, où il travaillait, Daniel tente de convaincre les cadres de porter un brassard noir, « pour protester symboliquement ». Quand la grève débute en janvier 2013, il y participe quelque temps. « Elle était plus que justifiée. Au début, 80 % des gens soutenaient le mouvement. »

A présent, Daniel compte les jours, dans une usine qui tourne au ralenti, malgré la fin de la grève. Pour tromper l’ennui, il cherche « des moteurs à réparer », comme autrefois. Il se souvient de ces ingénieurs de l’usine chinoise de Wuhan, venus en stage dans les années 1990 à Aulnay : « Ils se battaient pour résoudre un problème que j’avais posé au tableau. J’ai vite compris qu’ils seraient des adversaires redoutables. »

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 6 Juin 2013

PSARECUPA 95 %, les salariés du site Peugeot d’Aulnay qui ont rejoint celui de Poissy (Yvelines) fin mars se dissent satisfaits de leur situation. Ce chiffre ressort du sondage effectué auprès des ouvriers concernés, mais aussi auprès de leurs chefs d’équipe. Le dépouillement des questionnaires nominatifs est sans équivoque. Arrivés dans ce nouvel environnement en raison de la fermeture annoncée de l’usine d’Aulnay en 2014, les 350 salariés volontaires pouvaient éprouver des difficultés à trouver leurs marques. C’est pour connaitre leur sentiment que la direction du centre de production a lancé cette enquête. Chacun était invité à se prononcer sur la qualité de l’accueil, les formations proposées ou encore les contacts avec leurs encadrants.

Certains ont joué la carte de la prudence

Plus des deux tiers ont répondu à l’enquête. « Notre objectif était de percevoir leur sentiment et d’obtenir un retour », explique Gaëlle Monteiller, la directrice du centre de Poissy. Les nouveaux venus estiment qu’ils sont bien renseignés à 93 %, bien orientés à 98 % et bien formés à 97 %. Trois mois après leur intégration à Poissy, aucun ne dit regretter son choix. Cependant, certains indiquent que de « nombreuses choses doivent être améliorées », notamment à propos des formations et de l’organisation du travail. « Je m’attendais à autre chose, raconte Karim. Mais j’ai décidé d’aller à Poissy pour nourrir ma famille et payer mes crédits. »

En remplissant le questionnaire, d’autres ont joué la carte de la prudence. « Il était plus raisonnable de modérer nos propos car on devait mettre notre nom sur le formulaire, explique un employé. De fait on se sent un peu obligés de dire que c’est bien, de crainte d’être mal notés. » Dans le cadre du vaste plan de réorganisation du groupe PSA, pas moins de 1 500 des 2 800 salariés de la Seine-Saint-Denis sont invités prendre le chemin des Yvelines. Les volontaires ont jusqu’au 31 décembre pour se prononcer.

 

Source : Le Parisien

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Publié le 3 Juin 2013

Vous trouverez ci-dessous un communiqué municipal relatif à une réunion d’information sur le thème des emplois d’avenir qui se déroulera le mardi 4 juin 2013 à 14h30 dans les salons de l’Hôtel de Ville.

Aulnay-sous-Bois, le 30 mai 2013

La ville d’Aulnay-sous-Bois recrute 16 emplois d’avenir

Aulnay-sous-BoisSuite à la mise en place des Emplois d’Avenir, la municipalité d’Aulnay-sous-Bois a souhaité informer et accompagner l’ensemble des structures éligibles afin de favoriser l’embauche.

Pour ce faire, une réunion d’information est programmée le :

Mardi 4 juin 2013 à 14h30

Salons de l’Hôtel de ville

en présence de :

Gérard SEGURA, Maire d’Aulnay-sous-Bois, Vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis,

Didier LESCHI, Préfet délégué à l’Egalité des chances,

Les structures Emploi : La Directe 93, le Pôle Emploi, Cap Emploi et la Mission locale.

La ville d’Aulnay-sous-Bois s’inscrit largement dans le processus d’accompagnement des jeunes peu ou pas qualifiés dans leur recherche d’emploi.

Depuis la mise en place du dispositif, la ville d’Aulnay-sous-Bois a recruté 16 jeunes, répartis dans les différentes structures de la Ville, pour lesquels elle a mobilisé tous les moyens disponibles afin d’appuyer l’accès aux formations qualifiantes ou diplômantes.

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Publié le 3 Juin 2013

PSARECUPL’heure des premiers départs a sonné à l’usine PSA d’Aulnay. Et le climat se tend à nouveau, alors que des centaines de salariés se précipitent vers la porte de sortie. Le SIA, syndicat majoritaire, a saisi vendredi l’inspection du travail. « S’il le faut, on ira au tribunal, prévient sa responsable Tanja Sussest. La direction propose des conditions de départ différentes selon les salariés. Il y a deux poids, deux mesures! » En cause : les conditions de départ pour les salariés souhaitant quitter PSA dès maintenant. Elles seraient plus souples que pour les anciens non-grévistes du site.

640 salariés intéressés

Pour l’heure, 130 à 140 salariés, selon la CGT, ont pu partir. Tous d’anciens grévistes qui ont renoncé aux dispositifs de reclassement et de formation prévus dans le plan social. Ils doivent toucher, en plus de leurs indemnités, la somme de 19700 €. C’est ce que prévoit l’accord de fin de grève signé le 17 mai par la CGT et la direction de PSA. Mercredi, à la demande dessyndicats, le groupe a annoncé qu’il étendrait cette mesure à l’ensemble des salariés souhaitant quitter l’entreprise au plus vite.

La nouvelle a provoqué une ruée. Selon les chiffres communiqués vendredi lors d’un comité d’entreprise, 640 salariés d’Aulnay (sur un peu moins de 2 000) se sont manifestés auprès de la DRH, et d’autres peuvent encore le faire aujourd’hui au plus tard. De l’intention à la signature pour un départ immédiat, il y a un pas que beaucoup ne franchiront peut-être pas. Pour Tanja Sussest, c’est un signe de détresse et de confusion : « Les gens ne trouvent pas d’information au pôle mobilité. Ils pensent à l’argent qu’ils vont toucher tout de suite et ne réfléchissent pas à ce qui se passera après. » La syndicaliste, qui a elle-même constitué une liste de 280 noms, tâche donc d’en raisonner certains. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, boit du petit-lait : « C’est un désaveu pour la direction et le SIA qui a négocié le plan social. Les salariés ne font pas confiance à PSA pour leur reclassement, et préfèrent chercher seuls. »

Un point met cependant les syndicalistes d’accord : ils réclament une « égalité de traitement ». Les anciens grévistes indiquent qu’ils ont pu partir sans avoir à prouver qu’ils avaient trouvé du travail à l’extérieur. Les autres se voient réclamer un justificatif. Selon un document interne, distribué à la hiérarchie, il peut s’agir d’un « nouveau contrat de travail CDI, CDD », d’une « promesse d’embauche », ou encore d’un « dossier de création ou reprise d’entreprise ». Interrogée vendredi, la direction indiquait sobrement que « les mesures prévues dans le protocole de fin de conflit d’Aulnay [seraient] applicables à tous les salariés de ce site, adhérant à la mobilité externe le 31 mai au plus tard ».

Source : Le Parisien

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Publié le 31 Mai 2013

poleemploiDes entreprises qui embauchent, mais un chômage qui grimpe quand même. Voilà, en résumé, le paradoxe du 93. Le département ne déroge pas à la dégradation observée au plan national. En avril dernier, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 1,5% pour les catégories A, B, C (140820 inscrits). Sur un an, le chômage a augmenté de 11,6%. 

La Seine-Saint-Denis se démarque en revanche par le dynamisme de ses entreprises. L’enquête de Pôle emploi sur les besoins en main-d’œuvre montre qu’elles prévoient d’embaucher un peu plus en 2013 que l’an dernier : 29153 recrutements annoncés, soit 7% de plus qu’en 2012. A l’inverse, en Ile-de-France, les intentions d’embauche ont reculé de 2,6% par rapport à 2012. Comment expliquer ce décalage? Gilles Biron, directeur territorial de Pôle emploi livre deux explications : « Le mouvement d’installation des grandes entreprises en Seine-Saint-Denis se poursuit, avec notamment l’arrivée prochaine de SFR. Et il y a l’aéroport de Roissy qui génère toujours d’importants besoins en main-d’œuvre », avec notamment la prochaine ouverture d’Aéroville.

Un signe positif mais insuffisant 

Les intentions d’embauche se concentrent dans le secteur des services aux entreprises, des transports. Un signe positif donc, mais qui ne permet pas de prédire un recul du chômage. « C’est une lueur d’espoir, pas un renversement de tendance, explique Gilles Biron. Il n’y a pas forcément de lien entre ces embauches et la population arrivant sur le marché du travail. » En d’autres termes, les emplois proposés ne suffisent pas à absorber la masse de nouveaux demandeurs d’emploi, dont beaucoup de jeunes sortis du système scolaire. Les employeurs disent aussi avoir du mal à trouver les bons candidats. C’est notamment le cas dans les aides à domicile, avec un taux de difficulté de 87%. « Ce métier se professionnalise, alors que les demandeurs d’emploi se lançaient avant sans préparation. En période de chômage, les entreprises mettent la barre plus haut », analyse Gilles Biron. 

Source : Le Parisien

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Publié le 30 Mai 2013

PSARECUPLes salariés de PSA qui veulent se lancer tout de suite dans un nouveau projet professionnel, peuvent partir immédiatement avec 20 000 € s’ils se manifestent avant demain soir auprès de la direction. « Cela concerne les salariés qui ont déjà trouvé un emploi solide et qui sont prêts à partir tout de suite », précise la direction du site d’Aulnay en rappelant que l’objectif est de ne pas envoyer les salariés à Pôle emploi. Cette nouvelle disposition a été annoncée hier par la direction centrale de PSA lors d’une réunion avec le DRH du groupe et les syndicats. « C’est l’extension des conditions du protocole obtenu par la grève de 4 mois à tous les salariés de l’usine », se réjouit Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

Depuis la signature de l’accord de sortie de grève, l’attribution de 20 000 € aux seuls grévistes qui souhaitent partir tout de suite a créé la polémique. Ces 20 000 € représentent l’indemnité compensatoire, équivalente aux salaires que l’entreprise aurait eus à verser jusqu’en décembre 2013. Parmi les syndicats non-grévistes, certains avaient d’ailleurs sollicité de la direction l’extension des mesures du protocole aux salariés qui en feraient la demande, pour quitter l’entreprise et se lancer immédiatement dans un nouveau projet professionnel. Pour le SIA notamment, cette mesure fait suite à des démarches menées pour une liste de salariés.

Source : Le Parisien

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Publié le 24 Mai 2013

PSARECUPEtre transféré dans une autre usine du groupe, créer sa propre entreprise, suivre une formation… Un forum de l’emploi, organisé ces deux derniers jours au sein de l’usine PSA d’Aulnay, devait permettre aux salariés d’envisager ces différentes options. Mercredi, il a surtout été question des mutations en interne. Hier, conférences et stands s’adressaient surtout à ceux qui souhaitent quitter l’entreprise, dans le cadre du plan de restructuration. L’usine, censée fermer ses portes en 2014, passera bien de deux équipes à une seule le 10 juin prochain. Date confirmée hier lors d’un comité d’entreprise, quelques jours seulement après la fin de la grève mardi dernier.

500 salariés sont partis vers d’autres sites

De fait, la production était déjà concentrée sur la matinée depuis le 8 avril. Les équipes du matin et de l’après-midi alternent les semaines travaillées et semaines de chômage technique. Mais les mutations provisoires, en faisant fondre les effectifs, rendaient difficile le maintien de cette organisation. 500 salariés ont en effet migré vers d’autres usines du groupe (essentiellement à Poissy, dans les Yvelines). Le site d’Aulnay compte aujourd’hui moins de 2 000 personnes présentes physiquement.

Source : Le Parisien

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Publié le 22 Mai 2013

La concession Renault d’Aulnay, qui avait déménagé après l’incendie de 2005, met la clé sous la porte. Onze salariés sont au chômage.

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A 54 ans, Alain devient aujourd’hui, malgré lui, un tout jeune demandeur d’emploi. Une inconnue pour ce mécanicien aulnaysien, 1500 € par mois. Il a commencé à travailler il y a trente-trois ans, comme apprenti chez Renault et n’a jamais quitté la marque au losange. Il était employé à la concession du Carrefour de l’Europe, à Aulnay déjà, jusqu’à l’incendie des locaux lors des émeutes de l’automne 2005. 

Il a continué rue Waldeck-Rousseau, trois mois plus tard sur un nouveau site. Avec 25 salariés au lieu de 70 et des services moins nombreux. La carrosserie, par exemple, se fait sur Villepinte. Sept ans plus tard, le garage ferme définitivement, et pour onze salariés — les autres ont été reclassés — c’est l’inconnue du chômage.

Une banderole a été accrochée hier sur la grille à l’adresse des clients, les invitant à aller à Villepinte. Les salariés, eux, ont été mis au courant le 26 mars. « C’est allé beaucoup trop vite », note Jocelyn Timos, délégué CGT qui peine à réaliser. A 56 ans, il vit aux Beaudottes, à Sevran et touche un peu plus de 1300 € par mois. « Heureusement que je n’ai pas de crédit », souffle ce père de deux enfants.

Un chiffre d’affaires insuffisant selon le PDG

En un rien de temps depuis lundi, le garage s’est vidé de ses voitures d’occasion et les dernières Clio et Megane neuves devaient libérer la salle d’exposition. Dans l’atelier, les employés, affairés au nettoyage, trouvent l’épilogue bien amer. « C’est d’autant plus difficile à admettre, qu’à l’atelier, ça tournait bien, il y avait une semaine d’attente pour un rendez-vous contre deux jours ailleurs, on fait le meilleur chiffre du groupe, 110000 € par mois. On a réussi à fidéliser la clientèle, même après l’incendie de 2005 et on a toujours touché nos primes de productivité mensuelles. Pourquoi n’avoir pas laissé un Renault Minute? » questionne David, de Mitry-Mory, 33 ans et déjà quinze ans d’ancienneté. Mais pour la direction, l’activité d’un garage ne se morcèle pas. « Le chiffre d’affaires est insuffisant », déplore Cyril Paumier, PDG du groupe Nep Car, à la tête de six concessions dans le Nord-Est parisien (Aulnay, Villepinte, Sarcelles et Gonesse dans le Val-d’Oise, Chelles et Longperrier en Seine-et-Marne), soit près de 200 salariés au total. Fin 2011, la concession de la rue Waldek-Rousseau cumulait un déficit de 569000 € sur les quatre dernières années. Sur l’ensemble du groupe, la perte à fin 2012 avoisine 2,5 M€.

Les mécaniciens de Renault savent que le marché de l’automobile est en crise. Mais ils ne peuvent s’enlever de l’esprit que l’incendie criminel de 2005 a favorisé la chute du garage. Des jeunes gens, vivant cité de l’Europe, avaient été interpellés après s’être vantés d’avoir mis le feu. Devant les policiers, ils ont toujours nié et rien n’a jamais pu être prouvé contre eux ni personne d’autre..

Source : Le Parisien

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Publié le 22 Mai 2013

PSARECUP“L’idée d’une deuxième grève circule. Les gens ont en parlé entre eux ce matin ». Réaction épidermique ou véritable réflexion collective, difficile de le dire. Hier était jour de reprise après plus de quatre mois de conflit au sein de l’usine PSA, à Aulnay, condamnée à fermer en 2014. Une fois franchis les tourniquets réservés au personnel, la plupart des ouvriers filent sous la pluie, muets comme des carpes. Les non-grévistes étaient hier incrédules après l’annonce vendredi d’un accord et de l’attribution d’un « forfait compensatoire » de 19 700 euros aux grévistes prêts à quitter le groupe avant le 31 mai.

« C’est injuste. C’est de la discrimination, estime un père de deux enfants qui travaille depuis onze ans sur le site et vit dans le Val d’Oise. Je n’ai pas fait grève parce que je ne pouvais pas me le permettre. » Son collègue qui a au contraire suivi le mouvement l’écoute en silence. Il n’en pense pas moins. C’est la première fois qu’ils en parlent tous les deux. Et encore à demi-mot. « J’aurais aimé continuer le conflit » indique le second ouvrier qui habite à la Plaine-Saint-Denis.

Une manif dans les ateliers

Hier matin, à 7 heures, la CGT a réuni une assemblée générale, sur la « place de la grève », au cœur de l’entrepôt de la chaîne de montage. Une manif s’est ensuite déroulée dans les ateliers. « Ils se sont fait entendre en jetant des pétards » commente un salarié de 46 ans, dont vingt-quatre ans d’ancienneté. « Je gagne 1 750 euros, j’ai trois enfants et des crédits et je n’ai cessé le travail qu’une semaine. Je suis très déçu par la tournure des choses. » L’homme, qui vit dans le Val-de-Marne, a par ailleurs décliné un transfert à l’usine de Poissy, trop loin de chez lui.

« C’est bien fait pour eux. Ils n’avaient qu’à faire grève », rétorque durement un autre salarié, en ajoutant quelques jurons bien sentis. Un second résume la pensée de ses collègues : « Les grévistes se sont battus. Il y a quatre mois, ils se sont engagés pour tout le monde. Les 20 000 euros, c’est une compensation pour le litige que nous avions avec la direction ». Hier, la CGT, la CFDT et la direction PSA se sont retrouvées à la Direction du travail, à Bobigny, pour la présentation du protocole de fin de grève. «Nous restons mobilisés », commente sobrement Jean-Pierre Mercier, leader de la CGT à Aulnay.

Source : Le Parisien

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Publié le 20 Mai 2013

talents_cites_2013.jpgVous avez jusqu’au 31 mai pour participer au 12e concours Talents des cités 2013 lancé par le ministère de la Ville. Cette initiative, qui vise à encourager et à soutenir la création d’entreprises dans les quartiers défavorisés, s’adresse aux créateurs et aux associations dont l’activité a été lancée entre 2010 et 2012 ou aux porteurs de projets qui souhaitent les concrétiser. Les lauréats, une quarantaine par an, reçoivent entre 1 500 et 7 000 euros et sont parrainés par un des partenaires de l’opération. Modalités et formulaire d’inscription sur le site www.talentsdescites.com

Source : Le Parisien

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Publié le 19 Mai 2013

Après l’annonce de la signature d’un protocole de fin de conflit entre La CGT et la direction de l’entreprise le 17 mai, mettant fin à une grève impulsée par SUD et rejointe par la CGT qui aura duré plusieurs mois, de nombreux salarié-e-s ont déchanté par le contenu de l’accord et de ce qu’il donne comme "perspectives".

Comme prévu, le syndicat SUD PSA Aulnay reste le seul syndicat du groupe PSA à contester devant la Cour d’Appel de Paris le « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » qui prévoit la suppression de 11 200 emplois dans le groupe PSA et la fermeture définitive du site PSA d’Aulnay sous-bois.

 

En effet, 5 autres syndicats avaient déjà signé le plan de la direction, restant plus que SUD et la CGT qui s’y étaient opposés. 

La Direction de PSA se réjouit désormais d’avoir signé un accord de fin de conflit avec la CGT, qui valide ainsi le plan social et qui entérine par sa signature la fermeture du site PSA d’Aulnay sous-bois. La CGT, par son abandon de l’action judiciaire aux côtés de SUD devant la Cour d’Appel de Paris, le 12 juin prochain, se prive de la possibilité de faire annuler le PSE, puisque l’Accord signé entre PSA et la CGT impose à la CGT l’abandon de toute poursuite judiciaire à l’encontre du PSE.

Le syndicat SUD condamne cet accord qui valide le plan social et qui permet à PSA de mettre en marche son plan de licenciement massif, avec le versement d’une prime à la valise de 19 700 € à tous les salariés qui souhaitent quitter le groupe avant le 31 mai 2013. Au lieu de négocier des primes au départ, c’est l’emploi qui devrait être défendu, avec une unité entre tous les sites face à PSA - comme nous l’avons appelé à plusieurs reprises - mais aussi face au patronat de l’automobile dans son ensemble, des sous-traitants aux autres constructeurs.

L’Union syndicale Solidaires industrie et le syndicat SUD PSA Aulnay restent aujourd’hui les seuls sur le front de la contestation du plan social de PSA, le rendez-vous est donné le 12 juin 2013 à 9 H devant la cour d’Appel de Paris. Nous réaffirmons que l’action juridique doit être au service de l’action syndicale, et tenons à féliciter toutes et tous les grévistes qui se sont battu-e-s et continueront de le faire dans les prochains mois pour ne rien lâcher, au-delà des "postures médiatiques de lutte". Nous invitons également la CGT à rendre public cet accord.

Contact Presse : Mohamed Khenniche : 06.66.61.04.12

19 mai 2013 

Source : http://www.solidaires.org 

Vidéo Aulnaylibre ! : Manifestation devant le siège de PSA à Paris le 28 juin 2012. Syndicat SUD Peugeot-Citroën

 

 

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 17 Mai 2013

fingrevepsa.jpgPARIS (Reuters) - PSA Peugeot Citroën a obtenu vendredi la fin de la grève à l'usine d'Aulnay-sous-Bois à l'issue de négociations avec le syndicat CGT, moyennant l'abandon des poursuites contre certains grévistes et l'indemnisation d'une centaine de départs anticipés. Le site de Seine-Saint-Denis, voué à la fermeture définitive en 2014, était quasi paralysé depuis janvier par une grève qui a coûté au groupe la production de 14.000 Citroën C3. Dans le cadre de l'accord conclu vendredi, la CGT renonce également à son recours en justice contre le plan de restructuration de PSA. "Il restait deux problèmes : la grève à Aulnay et la contestation juridique devant la cour d'appel de Paris. Par ce protocole que nous avons signé aujourd'hui, ces deux problèmes sont levés", a déclaré à des journalistes Philippe Dorge, directeur des ressources humaines de PSA.

Le plan social du constructeur automobile, qui prévoit 8.000 suppressions d'emplois en France sur la période 2013-2014 pour endiguer de lourdes pertes financières, reste contesté en justice par le syndicat Sud et par des représentants de salariés d'un site de la filiale Faurecia. Concernant cette dernière plainte, le tribunal de grande instance de Paris doit rendre sa décision le 6 juin. Jean-Pierre Mercier, représentant de la CGT à Aulnay, a estimé que les quatre mois de grève avaient permis de peser dans la négociation sur la restructuration. Il s'est aussi félicité d'avoir obtenu l'annulation des poursuites pénales et disciplinaires contre les grévistes accusés par la direction de dégradations ou de violences, ainsi qu'une indemnité forfaitaire supplémentaire pour ceux qui choisiraient de quitter le groupe avant la fin du mois. "Au total, les pertes financières de la grève sont atténuées", a-t-il dit.

Philippe Dorge a expliqué que l'indemnisation correspondait notamment aux 10.500 euros d'accompagnement-formation prévus par le plan social et auxquels deux tiers environ des 180 grévistes semblent vouloir renoncer en quittant le groupe dès la fin mai, sans attendre l'issue de la période de volontariat. Aulnay sera la première usine automobile à fermer ses portes en France depuis plus de vingt ans. Le travail doit y reprendre normalement mardi et la production continuera tant que l'effectif sur place le permettra. PSA prévoit de transférer environ 1.600 des 2.500 salariés d'Aulnay vers d'autres sites, essentiellement l'usine voisine de Poissy (Yvelines). Il proposera aux 900 autres de rejoindre des entreprise comme ID Logistics, dont le projet d'entrepôt sur le site devrait voir le jour d'ici la fin de l'année prochaine, ou encore ADP, la SNCF et la RATP.

Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez

Source : http://www.rmc.fr

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 14 Mai 2013

PSARECUPLe contact n’a pas eu lieu. Un dispositif de sécurité a tenu hier à distance une délégation de grévistes de l’usine PSA d’Aulnay, en marge de la visite de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, au lycée Paul Robert (Les Lillas). Celle-ci était venue rencontrer des élèves dans le cadre de la semaine de l’entreprenariat au féminin. Hier soir, un autre rendez-vous devait avoir lieu entre la direction du groupe automobile et des syndicalistes, selon Jean-Pierre Mercier. Le délégué CGT indiquait hier avoir reçu un projet d’accord de fin de conflit envoyé par la direction, et jugé « inacceptable en l’état ». Une partie des salariés de l’usine, vouée à la fermeture en 2014, sont en grève depuis le 16 janvier.

Source : Le Parisien

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Publié le 13 Mai 2013

laposte.jpgAlors que le chômage bat des records successifs, il est pourtant des secteurs qui embauchent. La Poste prévoit de recruter en CDI près de 6000 facteurs en Ile-de-France avant 2015, sous la forme de contrats d’apprentissage d’une durée de douze mois ou en contrat de professionnalisation de six mois avec les Greta, ces structures de l’Education nationale qui organisent des formations pour adultes.

En Seine-et-Marne, le collège Jean-Wiener de Champs-sur-Marne abrite la seule formation au métier de facteur dispensée par le Greta. Elle s’adresse aux demandeurs d’emploi âgés de 22 à 55 ans. On y vient parfois de très loin pour y préparer le nouveau diplôme homologué par l’Etat d’agent de livraison de plis et de colis. Frédéric Lecœur est conseiller en formation continue. C’est lui qui a mis en place les cours au Greta pour La Poste. « Aujourd’hui, souligne-t-il, le métier de facteur ne consiste plus seulement à livrer une lettre ou un paquet. Ce dernier doit renseigner le client et sa formation prend désormais une dimension commerciale. »

Grégory, 21 ans, est venu spécialement de l’île de la Réunion pour suivre cette formation. « Après un bac technologique et deux ans d’université, j’ai décidé de tout arrêter, explique le jeune homme. Ensuite, pendant trois mois, j’ai distribué de la publicité. C’est ce qui m’a donné l’idée de devenir facteur. » Hélène, qui habite Montargis, n’hésite pas à faire le trajet chaque jour depuis le Loiret. « Un BTS d’esthéticienne en poche, j’avais envie d’autre chose, confie-t-elle. Le contact avec les gens m’a tout de suite séduite. »

 250 emplois d’avenir

A 36 ans, Delphine, de Savigny-sur-Orge (Essonne), a eu une sorte de révélation après quatre ans passés dans la restauration. « Ma sœur travaille à La Poste depuis dix ans, explique-t-elle. Quand je l’entendais en parler, je ressentais comme la sensation qu’elle appartenait à une grande famille. J’apprends mon métier de facteur à la Poste de Cesson. J’ai immédiatement été intégrée comme si je faisais partie de l’équipe depuis toujours. Actuellement, je travaille toujours en double avec un facteur. J’ai enfin trouvé ma voie. » En plus de 6000 emplois, la Poste vient également de s’engager à recruter en Ile-de-France 250 jeunes de 16 à 25 ans par le biais des emplois d’avenir. Et ce, à l’horizon 2014.

Candidats, vous trouverez les réponses à toutes vos questions sur les sites Internet formaposte-iledefrance.fr et www.laposterecrute.fr.

Source : Le Parisien 

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Publié le 8 Mai 2013

PSA.jpgPlusieurs dizaines de salariés de l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois en grève ont occupé mardi matin des locaux, à Paris, de la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle, a constaté une journaliste de l’AFP.

Une délégation, composée notamment de représentants des syndicats CGT et CFDT, a été reçue par des responsables de la délégation générale à l’emploi, avec l’objectif de «faire pression sur la direction de PSA et sur le gouvernement» et d’obtenir mardi un texte de protocole de fin de conflit. Rodolphe Feger, ouvrier et délégué CGT à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a expliqué que les manifestants étaient «venus demander l’intervention de l’Etat» entre la direction et les ouvriers d’Aulnay, en grève depuis plus de trois mois. Les grévistes réclament que PSA «efface l’ardoise» contre les salariés faisant l’objet de procédures disciplinaires et que les grévistes ne soient la cible d'«aucune discrimination» par la suite dans le déroulement du plan social prévu pour l’usine, vouée à la fermeture. Quatre salariés ont été licenciés et des procédures sont en cours pour trois autres, des délégués syndicaux.

Enfin, les grévistes réclament que l’ensemble des salariés, grévistes ou non, bénéficient de l’APLD (activité partielle de longue durée) déclenchée pour avril et mai à Aulnay. Le ministère du Travail a obtenu de PSA qu’il remette un texte mardi après-midi, «ce qui reste à voir», a commenté Jean-Pierre Mercier, délégué CGT à l’issue de la rencontre, mais aucune date de négociations n’a encore été fixée, selon cette source. La direction n’a pas pu être jointe dans l’immédiat. Les ouvriers grévistes indiquent avoir fourni, eux, un texte à la direction dans lequel sont stipulées la levée des mesures disciplinaires et pénales ainsi que des mesures salariales, dont le maintien de l’acquisition de congés payés pendant la période de grève.

Le 30 avril, le comité d’entreprise de l’usine, qui emploie quelque 3 000  personnes, a entériné le plan de sauvegarde de l’emploi, prenant ainsi acte de sa propre fermeture. Celle-ci est programmée dans le cadre d’un vaste plan de restructuration qui entre mai 2012 et mai 2014 verra la suppression de plus de 11 200 emplois dans le groupe. Depuis plusieurs semaines, les ouvriers grévistes de l’usine de Seine-Saint-Denis multiplient les actions-surprises de ce type.

Source : http://www.liberation.fr

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Publié le 4 Mai 2013

RATP.pngVous avez toujours rêvé de prendre les commandes d’un bus ? C’est le moment ou jamais. La RATP recrute 1 000 conductrices et conducteurs de bus d’ici la fin de l’année 2013. Seules conditions pour postuler : être âgé de plus de 18 ans et être détenteur du permis D ou d’un permis B. Les postes sont à pourvoir partout en Ile-de-France et prioritairement dans l’Essonne et dans le Val-de-Marne. Renseignements complémentaires sur le site internet www.ratp.fr, rubrique carrières/nos métiers/Exploitation transport.

Source : Le Parisien

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Publié le 30 Avril 2013

PSARECUPLe comité central d’entreprise a rendu un avis favorable, hier, au plan de sauvegarde de l’emploi, qui prévoit notamment la fin de l’usine d’Aulnay.

Sans surprise, le comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire de PSA a rendu hier un avis favorable sur les mesures d’accompagnement du plan social. C’était l’ultime consultation, pour avis, avant la mise en œuvre du plan de sauvegarde de l’emploi qui prévoit la fermeture de l’usine d’Aulnay, officiellement en 2014. Elle a duré huit heures. Dix-huit des vingt élus du CCE ont voté pour sa mise en œuvre.

« C’est un vote malheureusement attendu », déplore Jean-Pierre Mercier, de la CGT, le seul syndicat qui a voté contre le plan. « C’est un plan de la honte, quand on sait que les actionnaires vont se mettre 350 M€ dans la poche! La crise automobile, c’est pour les salariés, pas pour les actionnaires », poursuit-il. La CGT a prévu de poursuivre la grève aujourd’hui, une grève entamée à Aulnay le 16 janvier. D’abord rejointe par d’autres syndicats, la CGT poursuit seule le mouvement depuis le 20 avril. Elle réclame « la levée des poursuites pénales contre les grévistes et de toutes les sanctions disciplinaires, une garantie écrite des reclassements internes et externes et des indemnités dignes de ce nom ».

A la sortie du CCE, hier, Tanja Sussest (SIA) confiait une part de soulagement : « On va enfin pouvoir avoir une visibilité sur l’avenir plus pérenne. Le plus dur reste à venir, il faut maintenant avoir une solution sur mesure pour chaque salarié, cela pourrait aller très vite pour ceux qui demandent à être mutés en interne, il faut que le pôle mobilité soit en mesure de recevoir avec qualité tous ceux qui s’y rendront. »

Nouvelle assignation de SUD

Pour cela, faut-il encore que le comité d’entreprise d’aujourd’hui valide le CCE d’hier. Ce pourrait être une formalité. Mais ce n’est peut-être pas la fin de la partie et des procédures. « Nous venons de déposer (NDLR : hier lundi) une nouvelle assignation pour délit d’entrave au CHSCT, ce sera examiné le 28 mai au tribunal de Paris », assure Mohamed Khenniche, secrétaire général de SUD, qui attaque un avis du CHSCT extraordinaire du 7 mars, entaché selon lui d’irrégularité. Un moyen de plus pour attaquer le plan social. Selon la direction du site d’Aulnay, une cinquantaine de voitures sont sorties hier des chaînes de montage.

Source : Le Parisien

 

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Publié le 29 Avril 2013

PSARECUPLe projet de restructuration du groupe de construction automobile va pouvoir commencer après la décision du tribunal de grande instance de Paris, qui a rendu son délibéré sur le plan de sauvegarde de l’emploi de PSA Peugeot Citroën, rejetant la plainte déposée par la fédération CGT de la métallurgie et le syndicat Sud d’Aulnay-sous-Bois.

« Cette décision permettra la poursuite du projet de réorganisation industrielle et sa mise en œuvre après la prochaine réunion du Comité central d’entreprise qui se tiendra lundi 29 avril », indique la direction du groupe.

Après des mois de contestation, d’expertises et de négociations, le démarrage du plan de restructuration est désormais une question de jours. L’ultime consultation du CCE, aujourd’hui, devrait entériner la réduction drastique des effectifs. Le 12 juillet 2012, la direction avait annoncé la suppression de 8 000 emplois en France, une forte réduction de la capacité de l’usine de Rennes, en Ille-et-Vilaine, et la fermeture de l’usine d’Aulnay, en Seine-Saint-Denis.

Le plan social approuvé par la majorité des syndicats

La décision du tribunal de grande instance de Paris constitue un feu vert à l’application du plan social, même si les syndicats Sud et CGT ont d’ores et déjà annoncé leur intention d’interjeter appel du jugement. Combattu par Sud et la CGT, le plan social a néanmoins reçu l’aval d’une majorité de syndicats du groupe puisque les organisations CFDT, CFTC, CGC, FO et SIA, qui représentent 76 % des salariés, avaient signé.

Source : http://www.leprogres.fr

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Publié le 26 Avril 2013

PSARECUPLe juge des référés de Paris a débouté ce vendredi les syndicats CGT et Sud de leurs requêtes contre le plan de restructuration du groupe PSA, annonce l'avocate de la CGT Marie-Laure Dufresne-Castets. Ce plan prévoit 11 000 suppressions de postes et la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Un comité central d’entreprise de PSA doit donner son feu vert lundi prochain au plan social. Le syndicat Sud d’Aulnay et la fédération CGT de la métallurgie avaient attaqué le plan social de PSA en pointant ses « insuffisances ». L’avocate de la CGT a annoncé l’intention du syndicat de faire appel. « Cela n’entame absolument pas la détermination des salariés dans leur grève. On va poursuivre le mouvement et multiplier les actions », lance Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

Source : Le Parisien

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Publié le 26 Avril 2013

poleemploi105 090 demandeurs d’emploi de catégorie A (qui n’ont pas du tout travaillé) étaient inscrits à Pôle emploi fin mars 2013 en Seine-Saint-Denis. Le chômage connait une forte poussée dans le département puisque ce nombre de demandeurs est en augmentation de 1,7 % par rapport à février, contre 1,4 % pour l’ensemble de l’Ile-de-France. Sur un an, la progression est de + 11,8 %. Toutes catégories confondues (catégories A, B et C), la hausse des demandeurs d’emploi sur un mois est un peu plus modérée : elle s’établit à 0,8 % avec 138 730 inscrits. Source : Le Parisien

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Publié le 24 Avril 2013

PSARECUPLa grève qui paralyse le site PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois, en région parisienne, "pourrait nous obliger" à le fermer dès cette année, a indiqué mercredi le directeur financier du constructeur automobile français, Jean-Baptiste de Chatillon. A la question de savoir si PSA pourrait fermer l'usine d'Aulnay dès cette année et non en 2014 comme prévu, M. de Chatillon a expliqué que "le fait qu'un petit nombre de personnes continue à perturber notre usine pourrait nous y obliger", lors d'une conférence d'analystes. "Je ne peux pas vous dire aujourd'hui quand cela se produirait mais ceci ne poserait pas de problème" car PSA est en train de faire basculer la production de la Citroën C3, faite à Aulnay, sur le site voisin de Poissy, dans les Yvelines, a-t-il ajouté.

Dans le cadre d'un vaste plan de restructuration en France qui touche plus de 11.200 personnes en France, le numéro un automobile français a prévu de fermer Aulnay, qui emploie moins de 3.000 salariés à l'heure actuelle. "C'est le chantage habituel des patrons", a réagi Philippe Julien, secrétaire général de la CGT du site, moteur de la grève qui paralyse l'usine depuis plus de trois mois. La perte de production a été évaluée à plus de 14.000 voitures par la direction. "C'était ce qu'ils avaient prévu de faire, de toutes façons. Quand ils parlaient d'une fermeture en 2014, c'était en fait en janvier 2014", a-t-il affirmé, rappelant que la phase de départs volontaires courait jusqu'en décembre 2013. "Maintenant ils vont coller ça sur le dos des grévistes (...) ils se servent de ce prétexte parce qu'ils sont en échec complet devant la détermination des grévistes", a ajouté M. Julien.

"C'est ce qu'on obtient quand on arrête de produire. Une fois que tu ne fabriques plus, tu ne les intéresses plus", a pour sa part jugé Tanja Sussest, déléguée du SIA, syndicat majoritaire à Aulnay-sous-Bois. "On a l'impression que la CGT leur rend service, qu'ils sont de mèche!", a-t-elle fustigé, jugeant l'annonce d'une éventuelle fermeture anticipée "scandaleuse". "Il est hors de question d'écourter les délais donnés dans le cadre du PSE et des négociations sur les mesures d'accompagnement" des salariés, a-t-elle mis en garde. Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) doit être entériné lors d'un comité central d'entreprise le 29 avril. "Si la direction perd de l'argent, ce n'est pas mon problème!", a encore dit Mme Sussest.

PSA Peugeot Citroën a par ailleurs publié mercredi un chiffre d'affaires en baisse de 6,5% à 13,0 milliards d'euros au premier trimestre et a réaffirmé que la dégradation plus forte que prévu du marché automobile européen allait l'amener à engager des négociations sur la compétitivité. Le chiffre d'affaires de sa branche automobile, la plus importante, a chuté de 10,3% à 8,7 milliards d'euros sur ces trois mois, à cause de la dégringolade du marché européen où il réalise encore 57% de ses ventes et de "la pression maintenue sur les prix", selon un communiqué de l'entreprise. La progression des ventes du groupe en Chine et en Amérique latine n'a donc pas suffi à compenser son recul en Europe, où sa part de marché est tombée à 12,3% contre 12,9% au premier trimestre 2012.

Et PSA souligne sa crainte que le marché européen puisse "être plus difficile qu'attendu" en 2014, ce qui pourrait l'amener à "de nouvelles mesures opérationnelles", sous la forme d'un accord de compétitivité sur ses sites en France, suivant ainsi l'exemple de Renault. "Les mesures opérationnelles que nous sommes en train d'étudier, c'est le lancement de négociations (...) sur la compétitivité du groupe", a expliqué son directeur financier Jean-Baptiste de Chatillon lors d'un point presse. "Nous discuterons avec les partenaires sociaux à partir du deuxième trimestre." Il n'a pas voulu entrer dans le détail du contenu des futures négociations mais a reconnu que les questions du temps de travail, des congés et des augmentations de salaires, "c'est effectivement tout ce qui peut couvrir un accord de compétitivité".

A la question de savoir si les négociations sur la compétitivité pourraient déboucher sur de nouvelles suppressions d'emplois, M. de Chatillon a assuré que "ce n'est pas l'objet de ces discussions". Le constructeur, qui tient son assemblée générale des actionnaires ce mercredi, pourrait aussi être amené à retarder certaines dépenses d'investissement et il compte encore vendre des biens immobiliers pour 200 millions d'euros cette année.

Source : AFP

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Publié le 20 Avril 2013

PSARECUPLe front de la grève se fissure à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. Le syndicat Sud ne soutient plus le mouvement, mais veut continuer à combattre la fermeture annoncée du site (qui compte encore 2500 salariés environ) sur un plan judiciaire. « Nous préparons une nouvelle assignation contre PSA », affirme Mohamed Khenniche.

Le responsable de Sud explique sa défection par « un désaccord sur le fond avec la CGT », qu’il accuse de l’avoir écarté des derniers échanges avec la direction de PSA. Des contacts ont eu lieu ces derniers jours au siège parisien du groupe automobile. Il y a été question des conditions envisageables pour une sortie de conflit, à l’issue d’un mouvement entamé il y a trois mois. « Nous n’avons exclu personne, mais ça fait plusieurs semaines qu’on ne voit plus les responsables de Sud aux assemblées générales », rétorque Philippe Julien, délégué CGT.

Seule certitude, la grève n’est désormais suivie que par environ 200 grévistes_170 selon la direction, à quelques jours d’échéances importantes. Vendredi prochain, la justice doit statuer sur les procédures lancées de façon distinctes par Sud et CGT contre le plan de restructuration. Hier, le SIA (syndicat indépendant de l’automobile) a exprimé son impatience : « L’attente des salariés a trop duré. Il est temps de passer à la mise en œuvre des mesures négociées par l’intersyndicale ». Sauf décision contraire du tribunal de Paris, un comité central d’entreprise doit lancer le plan social, le 29 avril prochain.

Source : Le Parisien

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Publié le 18 Avril 2013

boitecmoi-copie-1.jpg“Ma boîte c’est moi”, c’est sous cet intitule que la Maison de l’emploi et de l’entreprise (Meife) d’Aulnay-sous-Bois donne rendez-vous à tous ceux qui veulent devenir leur propre patron. Le 5e salon de la création d’entreprise se tient ce vendredi 19 avril au gymnase Pierre Scohy. Les visiteurs pourront y glaner de précieux conseils, un éclairage juridique, des explications sur la manière de financer sa jeune entreprise, mais aussi y rencontrer des chefs d’entreprise ayant eux créé leur propre activité.

Ce vendredi de 9h à 16h, gymnase Pierre Scohy, 1 rue Aristide Briand à Aulnay-sous-Bois. Entrée libre.

Source : Le Parisien

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Publié le 17 Avril 2013

fastfoods.JPGDes ruines noires de suie, puis des montagnes de gravats. « C’était Sarajevo, c’était une vision de guerre », se souvient une habitante. Pendant des années, ce paysage désolant s’est offert aux yeux des 20000 conducteurs empruntant chaque jour le rond-point de l’Europe à Aulnay-sous-Bois. Désormais, ce n’est plus qu’un souvenir. Sur le site de l’ancien garage Renault, incendié durant les émeutes de 2005, deux cubes se font face, surmontés d’enseignes bien visibles depuis la route.

D’un côté le visage souriant et barbichu du colonel Sanders, fondateur de la chaîne de restaurants KFC. De l’autre, les lettres blanches du Quick inauguré la semaine dernière. Deux autres bâtisses sont en travaux, un restaurant asiatique « Wok’n Roll » et un Lidl, censés ouvrir leurs portes d’ici la fin de l’année. On est loin des projets ambitieux des débuts, mais les clients ont déjà pris leurs habitudes.

Des ailes de papillon ont poussé sur les joues de Chainesse, 4 ans. Kevin, 15 ans, a reçu en cadeau un « truc avec des écouteurs ». Et Christine, l’énergique grand-mère, l’avoue volontiers : le Quick, « les enfants adorent, même s’ils ne mangent rien ». « On peut venir à pied, ajoute-t-elle. Cet été, on est beaucoup allés au KFC, parfois juste pour boire un Coca, manger une glace… ». Christine habite depuis 20 ans dans la cité de l’Europe, voisine du site. Avant, cette intérimaire prenait la voiture pour emmener la petite famille au centre commercial O’Parinor, haut lieu de distraction. « Ca mettra un peu de vie dans le quartier, espère-t-elle. La cité va leur donner du travail, il y a beaucoup d’enfants! »

Merima, 36 ans, termine son hamburger en résumant à son neveu un épisode de la série « Games of Thrones ». Bastien, 21 ans, avait déjà ses habitudes au KFC, ouvert depuis dix mois : « J’y viens une fois par semaine de Drancy, où je fais mes études ». Le menu étudiant, les boissons à volonté, tout cela convient à ce fils d’ouvrier de PSA, aux revenus modestes. Merima et Bastien se souviennent du garage Renault, de ses ruines « horribles à voir » : « Ca renforçait l’image de ghetto. Maintenant c’est un lieu de vie », glisse Merima. « Ce qui manque vraiment ici, c’est un 
cinéma. Pour voir un film, il faut prendre l’autoroute! », tempère Bastien.

Derrière les caisses, Jason, 19 ans, vient du quartier du Gros-Saule, Sanaa, 21 ans, habite à la Rose-des-Vents. « Nous avons travaillé avec la ville et Pôle emploi pour recruter une majorité d’Aulnaysiens », indique le gérant Eric Azan, qui a reçu… 500 candidatures, pour 40 postes à temps partiel, payés au smic horaire.

Source : Le Parisien

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Publié le 16 Avril 2013

forum-emploi_A.jpgAulnay-sous-Bois accueille le deuxième forum emploi en partenariat avec pôle emploi et la MEIFE  le jeudi 18 avril de 9h à 16h30 à la salle Pierre Scohy, située 1 rue Aristide Briand. Cette manifestation sera l’occasion pour les demandeurs d’emploi d’entrer directement en contact avec des recruteurs mais aussi de découvrir le panel des formations et leurs conditions d’accès. Les visiteurs auront l’opportunité de rencontrer sur place des entreprises en phase de recrutement à l’instar de WFS, Capgemini, Armée de terre, de l’air et la marine, ERDF, Dassault- Falcon, Carrefour , Mosaïque RH et la ville d’Aulnay etc.…. Afin de les soutenir dans cette démarche globale d’accès à l’emploi, des ateliers CV et lettre de motivation seront disponibles pour améliorer leurs candidatures.

Sur la même dynamique, un pôle orientation, constitué de conseillers d’emploi, dispensera aux visiteurs de précieux conseils afin de les orienter vers les entreprises susceptibles d’être intéressées par leurs candidatures. Un atelier proposé par Pôle Emploi sur l’utilisation des « Services à distance » viendra compléter ce dispositif en mettant à disposition des bornes internet. Les organisateurs ont souhaité innover pour mieux répondre aux attentes du public. Ainsi les organismes de formation conventionnés présents seront répartis par secteurs d’activité afin d’améliorer la lisibilité de l’offre à destination du public. Autour de ce Pôle opérationnel dédié à la formation, un espace sera réservé aux Missions Locales, Pôle Emploi, Pôle Insertion, projet ville RSA et pôle jeunesse. La ville d’Aulnay-sous-Bois déploie tous les moyens nécessaires afin de satisfaire à la fois les demandeurs d’emploi et les entreprises qui auront à proposer des offres et choisir leurs candidats potentiels.

Pour rappel, le dernier forum organisé dans le même lieu avait rassemblé plus de 1500 personnes venues pour rencontrer une quarantaine d’entreprises et une dizaine de centres de formation. Le bilan de cette initiative est plus que positif, puisque cela a permis l’embauche d’une centaine de personne en CDI et en CDD. La ville d’Aulnay-Sous-Bois compte encourager ces initiatives afin de construire un partenariat efficace et durable avec les entreprises et les centres de formation

Venez avec des CV

Des offres dans tous les secteurs

Des jobs d’été à pourvoir

Des conseils dans vos démarches

Entrée libre

Gymnase Pierre Scohy
1 rue Aristide Briand

Source : aulnay-sous-bois.fr

 

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