Publié le 24 Décembre 2009
Toutefois, l'agriculture n'est pas une simple victime du changement climatique. Elle a une carte à jouer pour tenter d'équilibrer les flux de gaz à effet de serre. Selon l'APCA ( Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture ), l'agriculture représente 10 à 14% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ( CO2, méthane, protoxyde d'azote...). Mais elle permet, par ailleurs, de fixer du carbone atmosphérique dans les sols. A ce sujet, une étude, financée par la Commission et les Etats membres, a mobilisé deux mille chercheurs pendant cinq ans dans le cadre du programme Carboeurope. Le bilan des entrées et sorties de CO2 qui en ressort est satisfaisant, mais les résultats sont plus mitigés si l'on s'intéresse à l'ensemble des gaz à effet de serre. Les écosystèmes cultivés sont en effet émetteurs de protoxyde d'azote et de méthane, dus respectivement aux épandages d'engrais et à la fermentation entérique des ruminants.
" Dans l'UE à 25, la biosphère terrestre est bien un puits à carbone, avec une absorption de 129 millions de tonnes de carbone par an, représentant 15 à 20% des émissions d'origine humaine, rapporte Nicolas Viovy, chercheur au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE). En revanche, si l'on prend en compte l'ensemble des gaz à effet de serre, les écosystèmes terrestres seraient légèrement émetteurs, avec un bilan de + 16Mt d'équivalent carbone/an." En élargissant la zone d'étude, incluant des pays de l'Est ayant des systèmes plus extensifs, le bilan s'améliore. En termes de carbone seul, le bilan fait état d'une absorption de 300Mt/an. Pour l'ensemble des gaz à effet de serre, on a une absorption nette de 60 Mt d'équivalents carbone/an. Sur l'Europe continentale, les écosystèmes terrestres (naturels et cultivés) absorbent donc globalement plus de gaz à effet de serre qu'ils n'en rejettent.
" Plusieurs facteurs jouent sur l'efficacité des puits de carbone, souligne Nicolas Viovy. Sur les sols cultivés, la capacité de séquestration du carbone est améliorée par les méthodes permettant d'accroître les niveaux de matières biologiques, dont le carbone est le principal constituant. Limiter ou supprimer le labour, incorporer plus de résidus au sol permet de déstocker moins de CO2. De la même manière, plus l'écosystème est productif au-dessus, plus le sol stockera de carbone. Enfin, selon leur structure, les sols sont plus ou moins capables de retenir du CO2." La température comme l'humidité jouent également un rôle. Les basses températures favorisent l'accumulation de CO2 dans le sol. Par conséquent, le réchauffement progressif du globe devrait tendre à diminuer l'efficacité des puits de carbone. Le réchauffement pourrait ainsi s'auto-accélérer...
" Mais le déterminant est l'affectation des terres, souligne Nicolas Viovy. Tout changement d'utilisation des sols entraîne des modifications des flux de carbone en fonction de l'historique des terres en question. Un sol en culture mis en forêt permettra de stocker beaucoup de carbone alors que la conversion d'une forêt en terre cultivée entraînera des pertes de CO2 considérables". Outre la réduction des émissions, l'amélioration du stockage du carbone laisse entrevoir des possibilités d'atténuer le réchauffement.
Les enjeux du changement climatique sont de taille, notamment pour l'agriculture. Sa fonction de puits de carbone vient s'ajouter à sa mission - plus que jamais essentielle - d'assurer la sécurité alimentaire. Pourtant, de nombreuses incertitudes subsistent, que ce soit sur l'évolution du climat, les adaptations du règne végétal et animal, ou encore l'origine du réchauffement constaté. Semant le doute, certaines voix s'élèvent pour remettre en question le rôle des gaz à effet de serre. Sans contester les propriétés physiques des gaz à effet de serre, des scientifiques évoquent d'autres processus pouvant être à l'origine d'une perturbation du climat. Actuellement, les scénarios élaborés par le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) font référence et servent de support aux décisions internationales. S'ils devaient être remis en question, la conférence de Copenhague et les suivantes ne seraient plus qu'une vaste usine à gaz...
Source : Bérengère Lafeuille, La France Agricole, 4 décembre 2009, Hebdomadaire n°3312.
Ce partage Nord-Sud établi au niveau mondial se retrouve assez bien à l'échelle de la France, qui se situe à la charnière entre ces deux grandes zones climatiques". Par prudence, les scientifiques préfèrent se montrer plus pessimistes que les modèles. " Tout en ayant confiance dans les modèles, nous ne sommes pas certains qu'ils reproduisent bien ce qui va se passer dans des conditions jamais expérimentées, comme des gammes de températures de 40 à 45°C, admet Bernard Seguin. En outre, les modèles donnent des prévisions de moyennes, mais les évènements extrêmes peuvent être fréquents". La crainte porte également sur les accidents climatiques (sécheresses, inondations...).
Attention J-7 avant la fin du grand concours international des décorations de Noël qui cette année se déroule dans notre chère cité... Jusqu'à Noël un jury cosmopolite, issu des cinq continents va parcourir la ville à la recherche de la meilleure décoration de Noël de la ville. Esthétisme, choix des couleurs, sens de la perspective, jeux de lumières, maîtrise artistique, harmonie d'ensemble, pertinence des effets, autant de critères qui seront passés au crible par le jury d'experts internationaux. Les résultats du concours qui n'ont qu'une valeur symbolique, puisque l'important comme chacun sait est de participer, seront publiés le samedi 2 janvier 2010 en exclusivité sur Aulnaylibre !
"Depuis un an, dix personnes sont tombées sous les balles dans notre département. Et combien d'autres y ont échappé par miracle ? Combien de policiers blessés en service ou passés à un cheveu de la mort ? Combien de passants épargnés simplement par hasard ?" Ces mots sont ceux de Claude Bartolone président du Conseil général et député de la Seine-Saint-Denis. Le 2 octobre dernier, il réunissait les élus de toutes sensibilités (conseillers généraux, maires, députés, sénateurs), le préfet de police de Paris. Au centre du débat : la sécurité des habitants du département. Cette rencontre, une première en Seine-Saint-Denis, a permis aux élus de rappeler le sentiment de mal-être et de souffrance devant la dégradation des conditions de sécurité.
Malgré les critiques, les députés ont voté pour le projet porté par Christian Blanc. Il prévoit la création d'un métro automatique de 130 km autour de Paris.






Juste quelques mots pour les plus distraits... ou les autres. J-6 avant notre rendez-vous de la blogosphère aulnaysienne prévu au bar le Monico en face de la gare (côté sud) vendredi prochain 11 décembre 2009 à partir de 21h... Que ce soit pour quelques minutes, quelques heures ou jusqu'au bout de la nuit, vous êtes toutes et tous les bienvenus pour partager ce moment avec nous...
Dans mon quartier, peu de participants, dont des élus inscrits en tant que simples aulnaysiens du quartier mais presque toujours absents ( heureusement, il n'y a pas d'indemnités à verser...). Avec enthousiasme, nous nous mettions au travail devant les nombreux problèmes, soucis... de notre secteur en pleine mutation que nous souhaitions évoquer. Il est certain que sur la base du bénévolat pour les délégués, ces réunions n'ont jamais été un exemple d'une grande rigueur au niveau des horaires, au niveau des présences et absences, au niveau des prévisions de dates de réunions non décidées ensemble et prévenues quelques jours avant, au niveau de l'organisation des débats souvent à bâton rompu sans personne pour les mener efficacement ( c'est un métier ). Malgré tout, les comptes rendus parfois difficiles à se procurer devaient certainement s'accumuler au fur et à mesure des séances, mais dans quel but ? Où sont-ils ? On ne sait pas. Peut-être dans le tiroir du fond d'un bureau de la démocratie locale, peut-être à l'Hôtel de Ville, peut-être à Aulnay ?
Voilà ! Il fallait bien que cela arrive un jour. Aulnaylibre !, le blog qui parle en toute liberté de notre ville et de ses habitants, le blog proche de chez vous, 100% garanti sans étiquette politique, 100% sans langue de bois, 100% libre, publie aujourd'hui son 100éme article. Que de chemin parcouru depuis le 21 février dernier et cette
Quoi qu'il arrive. Et oui, rien n'est encore réglé et la rue des Saules reviendra sur le devant de la scène dans quelques semaines, voire même quelques jours... Nous nous ferons évidemment largement l'écho de ce qui va se passer sur Aulnaylibre ! L'audience du blog est en constante augmentation, +48% de visites entre septembre et novembre, tout cela grâce aux lecteurs, aux copains de la blogosphère aulnaysienne, au bouche à oreille, et évidemment sans doute grâce au travail de terrain... Distribution de publicité dans les boîtes aux lettres, rencontre directe avec les aulnaysiens sur les marchés, dans la rue... Dans les jours et les semaines à venir, nous allons intensifier nos actions, monter en puissance, aller sur le terrain pour ressentir la ville... Tous les moyens seront bons pour informer, pour apporter un regard un peu moins lisse et consensuel, pour replacer les habitants d'Aulnay Sous Bois au centre des débats en cours dans la ville... Sur les questions d'urbanisme et sur le projet de ville du futur, par exemple...
















Doodle populi, doodle dei. Le prochain rendez-vous de la blogosphère aulnaysienne aura très certainement lieu le vendredi 11 décembre 2009 à 21Heures au Monico. Alors faîtes un noeud à votre mouchoir, mettez quelques cailloux dans votre poche, faîtes une croix dans votre agenda ou bien créez un événement dans votre organiseur temporel... Tous les moyens sont bons pour ne pas oublier... Je ferai une dernière annonce officielle une semaine avant, au cas où...