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Publié le 22 Août 2014

p-red-truck.pngNouveau vol de camionnette transportant des colis. Cette fois c'est à Aulnay-sous-Bois qu'un chauffeur livreur, sous-traitant de la Poste, a été menacé par plusieurs hommes, jeudi en début d'après-midi, rue Auguste-Renoir. Quatre malfaiteurs l'ont délesté de son véhicule, après l'avoir menacé avec un couteau. La voiture, qui transportait des colis, n'a pas été retrouvée. L'enquête a été confiée au commissariat local.

Source : Le Parisien

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Publié le 22 Août 2014

1439442983_ID6407010_p-accident_121151_H34W8U_0.JPGUn homme de 33 ans qui vit à Claye-Souilly en Seine-et-Marne est dans le coma suite à un accident survenu mercredi soir, avenue de Savigny, à Aulnay-sous-Bois. Il a été percuté par une voiture à un croisement. D'après les premiers éléments de l'enquête, l'automobiliste lui aurait refusé la priorité et il roulait à vive allure. La conductrice était sous le choc.

Source article: Le Parisien / Image d’illustration

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Publié le 21 Août 2014

Un-consommateur-sur-dix-achete-casher-ou-halal_article_main.jpgDeux femmes ont été arrêtées hier après-midi au centre commercial O'Parinor, pour avoir dégradé des marchandises au rayon casher du supermarché Carrefour. Elles portaient des tee-shirts où était inscrit « Boycott Israël apartheid ». Des tracts clamant « Mort à Israël » ont été répandus. Elles étaient quatre mais deux seulement ont été rattrapées par la police et arrêtées sans difficulté. « C'est un cas isolé et regrettable, le centre n'est pas une tribune politique. C'est un terrain neutre où chacun doit pouvoir travailler ou faire ses courses tranquillement », commente le directeur du centre, qui rappelle que 250 0000 personnes passent chaque semaine par O'Parinor.

Source : Le Parisien

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Publié le 6 Août 2014

camp-rom.jpgTrois personnes ont été interpellées mercredi dans un camp rom de Seine-Saint-Denis pour avoir enlevé et séquestré durant une semaine une adolescente de 12 ans pour un mariage forcé, a-t-on appris de sources concordantes.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la jeune fille, également rom, aurait été enlevée par des hommes en voiture le 29 juillet, à Bobigny, a raconté une source proche de l'enquête.

L'enlèvement signalé une semaine après les faits

Ce n'est que mercredi vers 15H30, soit plus d'une semaine après les faits, que la mère de l'adolescente a porté plainte. Dans ses déclarations, elle a expliqué que l'adolescente avait été enlevée "sous ses yeux", "pour être mariée de force en Espagne".

Renseignés par des témoins sur son probable lieu de détention, des policiers se sont rendus mercredi en fin d'après-midi dans un campement rom d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pour "procéder à des vérifications".

L'auteur principal est en fuite

Lors de leur passage dans le camp, "ils ont retrouvé l'adolescente", et l'ont "pris en charge", a raconté la source proche de l'enquête, qui précise que la jeune fille "n'était pas blessée".

Lors de cette opération de police, trois personnes ont été interpellées. Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agirait de complices, l'auteur principal des faits, qui devait se marier à la jeune fille, ayant pris la fuite.

Le campement rom concerné, situé près du boulevard André Citroën, non loin de l'ancienne usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, accueille près de 420 personnes. Il est visé par plusieurs procédures d'expulsion.

Source : http://www.rtl.fr/ / Image d'illustration

 

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Publié le 2 Août 2014

4041905_11-1-304309419.jpgL'annonce de la  SNCF les a « révoltés ». « Personne n'y croit », lance Houria. La famille et les proches de Ismaïl, jeune garçon de 22 ans mort sur les voies du RER, à la gare de Drancy, samedi dernier, sont tous mobilisés pour rétablir la vérité sur le drame. Selon eux, « la thèse du suicide, il faut l'enterrer ». C'est pourtant cette version que la SNCF a donnée dimanche pour expliquer le décès tragique du jeune homme. L'entreprise se refuse depuis à tout commentaire.

Il était un peu plus de 15 heures, ce 26 juillet, quand Ismaïl a été happé par un RER B en direction de Roissy, qui passait à grande vitesse à Drancy sans marquer l'arrêt. Une enquête de police est en cours pour déterminer les causes de la mort. Le corps d'Ismaïl est actuellement à l'institut médico-légal, à Paris, où il doit être autopsié. « Les images de vidéosurveillance ont été visionnées, confie une source proche de l'affaire. Il ne semble pas y avoir matière à ouvrir une information judiciaire. L'enquête devrait se clôturer assez rapidement. » Pour conclure à un accident ou à un suicide ? Le mystère reste entier.

« Le suicide, c'est impossible, assure Mourad, son cousin et plus proche ami. Il me disait que c'était le moment de sa vie où il était le plus heureux. Il avait toujours le sourire. Il revenait de vacances au Maroc, on parlait déjà d'y repartir ensemble en septembre. Il venait d'avoir la confirmation de son embauche à l'office HLM du 93, et il allait se marier. On s'était pris dans les bras quand il m'a annoncé la nouvelle. Qui peut imaginer un suicide dans ces conditions ? »

Au moment du drame, il était au téléphone avec sa fiancée

Au moment même du drame, Najia, sa fiancée, était au téléphone avec lui. « Il était bien, il parlait tranquillement. Il m'expliquait qu'il allait à la gare pour recharger son passe Navigo, mais qu'il avait oublié sa carte. Il a fait une pause dans la conversation pour la chercher, et c'est là que j'ai entendu le bruit du train. Ça a coupé, et j'ai commencé à avoir très peur. Je suis partie directement sur place, il y avait déjà la police et les pompiers... », raconte-t-elle, d'une voix faible, les yeux tristes et un voile noir autour du visage.

Dans la famille très pieuse de ce jeune garçon sans histoire, on fait bloc aujourd'hui pour défendre sa mémoire. Sa mère, ses deux frères et sa sœur sont encore en séjour au Maroc, où le corps d'Ismaïl sera rapatrié une fois l'enquête close. Son père, Abdelmajid, est revenu précipitamment à Drancy dès qu'il a appris le drame. Dans le pavillon familial, où ils vivent depuis 2001, les festivités de la fin du Ramadan ont laissé place au deuil et à la douleur. « Il respectait les traditions, il était très religieux, sans être fanatique. Pour les musulmans, le suicide est un péché. C'est irrespectueux d'avoir employé ce mot, alors que l'enquête n'est même pas terminée », déplore Khadija, une cousine.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 29 Juillet 2014

30millionsamis.jpgEnfermée sur un balcon, une jeune croisée malinoise a été secourue par la Fondation 30 Millions d’Amis à Aulnay-sous-Bois. Sa maîtresse était déjà connue des autorités pour des actes de cruauté. La Fondation, qui suit ce dossier depuis 2011 avec une attention particulière, espère une condamnation ferme.

Les équipes de la Fondation 30 Millions d’Amis ont opéré un contrôle de routine au domicile d’une quinquagénaire sur la commune d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis (30/6/14). Celle-ci, qui avait écopé en 2011 d’une interdiction définitive de posséder un animal à la suite d’une condamnation pour « sévices graves », détenait en toute illégalité - et dans des conditions déplorables - une jeune croisée malinoise. La police nationale a assisté la Fondation afin que l’animal soit retiré à sa propriétaire et acheminé vers une pension canine de la région parisienne.

Antécédents judiciaires

Dans cet appartement de la commune, le chien vivait sur un balcon, enfermé dans une cage de transport. L’animal, une femelle de quatre ans, s’est montré très craintif mais se trouve dans un état de santé jugé satisfaisant.

En 2011, la propriétaire, une ex-maître-chien, avait été filmée en train de donner des coups de pied et de bâton à un chien attaché. Ce déchaînement de violence avait abouti, preuves à l’appui, à une condamnation pour « sévices graves » à un mois de prison avec sursis et 500 euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel de Meaux (77). Ce dernier avait par ailleurs interdit à la prévenue, à titre définitif, de détenir un animal. Lors de la découverte de la jeune croisée en juin dernier, elle a par conséquent été immédiatement placée en garde à vue pour « non-respect d’une décision de justice », ce qui constitue un délit.

La prévenue sera convoquée par le tribunal à une date ultérieure. Elle risque jusqu'à deux ans de prison. La Fondation 30 Millions d’Amis, qui s’est constituée partie civile dans ce dossier, espère une condamnation sévère face à un comportement qualifiable de multirécidiviste.

Source : http://www.30millionsdamis.fr

 

 

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Publié le 24 Juillet 2014

VP.pngLe déplacement toute la journée d'hier en Seine-Saint-Denis de Valérie Pécresse a donné lieu, sur Twitter, à de nombreuses photos parfois cocasses. La présidente du groupe UMP au conseil régional d'Ile-de-France s'est rendue à la gare de Noisy-le-Sec pour aborder les travaux d'entretien du réseau ferré, avant un crochet par Bagnolet pour évoquer les problèmes de desserte et puis un long passage à Aulnay-sous-Bois. Sur Twitter, on y distingue le maire UMP d'Aulnay, Bruno Beschizza, devant quelques sacs d'ordures, « empêchant une décharge sauvage de déchets », indique Valérie Pécresse sur son compte. On y voyait aussi cette dernière regardant de très près l'une des armes ( voir photo ci-contre) dont sont équipés les policiers municipaux. 

Source article et photo : Le Parisien

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Publié le 24 Juillet 2014

En marge de la manifestation de soutien aux Palestiniens qui s'est déroulée sans incident majeur, mardi soir à Aulnay-sous-Bois, cinq personnes ont été placées en garde à vue pour des menaces proférées contre un agent SNCF, à la gare d'Aulnay, toute proche du lieu de la mobilisation. Les faits se sont produits vers 21 heures, alors que le rassemblement s'était dispersé une demi-heure plus tôt : un homme qui s'en est pris à un employé de la SNCF a alors reçu le soutien de quatre autres. 


Les policiers, dont les CRS qui étaient encore déployés près de la gare, ont interpellé les cinq agresseurs. Au coursde la manifestation, dix-sept personnes, dont certaines avec des pierres dans les poches, ont par ailleurs été emmenées au commissariat pour des vérifications d'identité. Le préfet de Seine-Saint-Denis s'est même rendu à Aulnay pour s'assurer du bon déroulement du rassemblement et du dispositif de sécurisation mis en place pour l'occasion.

Source article : Le Parisien / Vidéos : Aulnaylibre !

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Publié le 23 Juillet 2014

A proximité du site industriel de PSA Peugeot Citroën, à Aulnay-sous-Bois, le conservatoire Citroën accueille aujourd'hui le public à 14 heures pour visiter le vaste bâtiment de 6 500 m², où se côtoient tous les véhicules produits par le constructeur.

Ce musée historique de la marque présente 300 véhicules répartis en 4 catégories (de 1919 à nos jours, études de style, département rallye et compétition et objets de collection). Les 2 CV, Traction, DS, SM, autochenilles Citroën de la première traversée du désert ou encore les ZX Rallye Raid victorieuses du Paris Dakar y sont précieusement gardées et entretenues. Ici sont également conservés les archives et documents qui racontent l'histoire de la marque.

Inscriptions obligatoires sur le site de l'office du tourisme de Seine-Saint-Denis ou au 01.49.15.98.98.

Source article : Le Parisien / Vidéo : Aulnaylibre !

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Publié le 23 Juillet 2014

Aulnay-sous-Bois, hier soir. La manifestation de soutien à la Palestine, organisée hier vers 18 h 30 devant l'hôtel de ville d'Aulnay-sous-Bois, s'est déroulée sans incident notable. « Nous sommes là en soutien à la population palestinienne, qui est victime d'un génocide sans que la communauté internationale réagisse », a lancé Nabila, 24 ans. « Nous parlons d'une seule voix et refusons les violences », ajoute Nawel. Le rassemblement, d'environ 200 personnes, né -- semble-t-il -- spontanément sur les réseaux sociaux, n'avait pas d'organisateur connu.


Une cinquantaine de manifestants se sont massés sur les marches de la mairie, scandant des slogans hostiles à Israël et à François Hollande, le reste du cortège restant dans le parc et sur les trottoirs. Après un court défilé, la foule s'est dispersée dans le calme vers 20 h 30. « Je félicite mes médiateurs, tout s'est bien passé, confie le maire (UMP), Bruno Beschizza. Il n'y a eu aucune atteinte aux personnes, aucune parole antisémite. » Vers 21 heures, 8 camionnettes de CRS étaient toujours déployées près de la gare. Le préfet Philippe Galli avait fait le déplacement. Une vingtaine d'adolescents ont subi des contrôles d'identité. Certains avaient des cailloux sur eux, de source policière.

Source article : Le Parisien / Vidéos : Aulnaylibre !

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Publié le 22 Juillet 2014

4018221_11-1-276293889.jpgPosé anonymement dimanche soir sur la façade du centre commercial du Galion, dans le quartier de la Rose des Vents, à Aulnay-sous-Bois, le drapeau géant de la Palestine a été retiré hier matin. C'est le bailleur, le Logement Francilien qui a fait appel à une entreprise pour enlever ce qui avait la forme d'une banderole à la taille impressionnante.  

L'action spectaculaire a été largement relayée sur les réseaux sociaux dès dimanche soir, puis de nouveau hier matin. « J'étais à l'arrêt de bus quand j'ai vu quelques jeunes grimper sur l'immeuble du Galion, raconte de son côté Jean-François qui a assisté à la scène, un peu avant 20 heures. J'ai ensuite entendu crier Vive la Palestine, puis vu apparaître le drapeau sur le haut de l'immeuble. »

Toujours sur les réseaux sociaux, un appel pour soutenir la Palestine circule depuis ce week-end et invite à un rassemblement devant la mairie, aujourd'hui, vers 18 h 30. Aucune autorisation officielle n'a été demandée ni à la mairie, ni à la préfecture. « Nous avons effectivement vu passer des messages en ce sens, confirme Bruno Beschizza, maire UMP d'Aulnay-sous-Bois. Mais il n'y a aucun organisateur identifié. A partir du moment où il n'y a pas d'appel à la haine raciale, à l'antisémitisme et à la violence, je n'ai pas de raison de m'inquiéter. Chacun est libre de s'exprimer dans le respect des règles républicaines. »

L'élu indique également ne pas vouloir « ajouter à la confusion et à l'amalgame ». Le sujet est d'autant plus sensible qu'une synagogue d'Aulnay a été la cible d'un cocktail Molotov, le 12 juillet dernier. « Nous serons le garant de l'expression des uns et de la sécurité des autres », ajoute Bruno Beschizza.

Source : Le Parisien

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Publié le 15 Juillet 2014

4001553_11-1-258146847.jpgInquiets, certains militants prévoyaient d'être dès l'aube à l'entrée du bidonville. Mais le campement rom situé le long du boulevard Chagall, à Aulnay-sous-Bois, devrait avoir quelques jours de répit. Contrairement au souhait exprimé par le maire UMP Bruno Beschizza, l'évacuation n'aura pas lieu dès le 15 juillet. La préfecture de Seine-Saint-Denis, jointe hier, indique que le démantèlement du camp est retardé d'une dizaine de jours, et devrait intervenir « fin juillet » au plus tard.

Le collectif de soutien aux Roms d'Aulnay a déjà protesté, affirmant dans un communiqué que les centaines de personnes vivant sur place « ne disposent d'aucune information sur les mesures sociales qui devraient être prises » pour les accompagner lors de leur expulsion. « Ce sont donc environ 400 personnes dont une centaine d'enfants, vivant dans des conditions indignes, qui seront jetées à la rue une énième fois », dénonce le collectif. Les élus communistes d'Aulnay (membres de l'opposition) annonçaient hier soir leur intention d'être présents à 6 heures du matin sur place, pour exprimer leur opposition à une « solution extrême et inhumaine ».

Mi-juin, Bruno Beschizza avait écrit au 
préfet, Philippe Galli, pour lui confirmer qu'il demandait que l'ordonnance d'expulsion rendue par le tribunal de Bobigny fin mars s'applique dès le 15 juillet, à la fin du délai laissé aux occupants pour quitter les lieux. La procédure d'expulsion avait été engagée par l'ancien maire PS d'Aulnay, Gérard Ségura, qui pointait alors des « conditions de précarité et d'insalubrité ».

Source : Le Parisien

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Publié le 12 Juillet 2014

synagogue-aulnay.JPGSurprise, ce samedi matin, dans l'avenue Clermont-Tonnerre d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Dans la nuit, la synagogue a été la cible d'un cocktail Molotov, rapporte le maire, Bruno Beschizza (UMP). Alors que l'engin a endommagé la porte d'entrée, la police, municipale et nationale, étaient sur place. Des vidéos de surveillance sont en cours d'analyse.  «Dans le contexte international actuel (le conflit ravivé cette semaine entre Israël et Gaza, ndlr)», le maire a décidé de réunir ce samedi midi des responsables religieux en mairie.

Source : LeParisien.fr

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Publié le 12 Juillet 2014

« Monsieur le président de la République, je suis l'un des 3 000 ouvriers de l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay... ». Ainsi commence la lettre adressée par A Nhit Tsan à François Hollande, et publiée il y a quelques jours sur le site de L'Express.fr. L'ancien ouvrier, aujourd'hui en congé de reclassement espère que le chef de l'État interviendra en sa faveur, lui permettant de prétendre à une retraite qu'il estime bien méritée. 

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Il y a deux ans tout juste, le 12 juillet 2012, le PDG de PSA, Philippe Varin, annonçait la fermeture de l'usine. A Nhit Tsan avait alors 59 ans, dont douze passés au sein de l'entreprise automobile. Il venait de se remettre d'un malaise cardiaque, qui lui avait valu d'occuper un poste adapté, au sein de l'atelier peinture. « J'étais à l'essuyage. Le montage, c'était devenu trop dur », glisse ce jeune grand-père, qui faisait quotidiennement le trajet entre son domicile parisien et l'usine d'Aulnay. « Je pensais qu'on lui proposerait une solution, mais il n'y a pas de pitié pour les vieux ouvriers », soupire son épouse Véronique, assistante maternelle.

A 61 ans, il veut prendre sa retraite

Aujourd'hui, quelques dizaines de salariés travaillent encore dans l'usine, en cours de démolition. Quelques autres ont opté pour un congé de reclassement d'un an, durant lequel ils touchent encore une partie de leur salaire. C'est le cas d'A Nhit Tsan.

Arrivé en France à l'âge de 23 ans, ayant ensuite connu des périodes de chômage, il ne peut faire valoir ses années de labeur au Laos, dont il a fui à la hâte les troubles politiques en 1976. Il lui faudrait travailler encore cinq ans pour prétendre à une pension à taux plein. « Qui lui donnera du travail, à son âge ? », lance son épouse. L'ancien ouvrier risque donc, à l'issue de son congé de reclassement en 2015, de se retrouver au chômage.

Du côté de PSA, on indique que l'ouvrier a été destinataire de trois « propositions de reclassement, dont deux en région parisienne », comme l'exigeait la procédure du plan social. « Il en a refusé une, au sein d'une société de location de voitures, et il n'a pas donné suite aux deux autres », glisse un porte-parole. Mais A Nhit Tsan exhibe les offres de mutation contenues dans sa lettre préalable à licenciement : des postes d'ouvrier à la chaîne à l'usine de Poissy (Yvelines), à Sochaux (Doubs)... Autant de tâches pour lesquelles il ne se sent plus la force nécessaire. « Je sais que je vais mourir un jour, mais je ne veux pas travailler chaque jour en me demandant si, le soir, je rentrerai chez moi », écrit-il à François Hollande. Le Laos, contrairement à d'autres États, n'a signé aucun accord avec la France permettant la prise en compte des carrières effectuées à l'étranger. À l'été 2013, A Nhit Tsan a écrit à la Caisse nationale d'assurance-vieillesse d'Ile-de-France, expliquant qu'il avait travaillé de 1969 à 1976 comme électricien frigoriste à Vientiane. Sa démarche n'a pas abouti. Sans trop y croire, il en appelle donc... au président. « Cette lettre, avoue Véronique, c'est un peu une bouteille lancée à la mer. »

Source article et image : Le Parisien

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Publié le 11 Juillet 2014

MdeOA-t-on passé sous silence, des mois durant, le couac des mariages célébrés par un conseiller municipal étranger à Aulnay ? La question est désormais clairement posée. Au sein de l'administration communale, certains affirment que l'ancien maire PS Gérard Ségura avait bel et bien été alerté sur l'irrégularité de ces mariages, et ce dès l'automne 2013. L'élu de son équipe, de nationalité portugaise, a alors bien cessé de marier des couples aulnaysiens. Mais aucune mesure ne semble avoir été prise à l'époque pour tenter de régulariser la situation.

Il apparaît pourtant aujourd'hui que les trente mariages célébrés par Mario de Oliveira (photo ci-dessus) peuvent être considérés comme nuls et sont attaquables durant les trente ans suivant la publication des bans. Car si les ressortissants européens ont bien le droit d'être élus dans une ville, ils ne peuvent en revanche remplacer le maire pour célébrer les mariages. Il faudra donc que les couples repassent devant un juge civil pour valider leur union.

Au moment où l'affaire a été rendue publique, à la fin du mois de juin, Mario de Oliveira avait affirmé qu'il découvrait cette irrégularité tout comme Gérard Ségura. « C'est simple, avait déclaré l'ancien édile, nous n'avons pas été avertis par les services municipaux que cet élu n'était pas en situation d'exercer les fonctions d'officier d'état civil. »

Il est contredit aujourd'hui par l'un de ses anciens directeurs adjoints qui, comme d'autres au sein des services municipaux, semble avoir été piqué au vif par les déclarations de l'ancien édile. Dans une note écrite, adressée au nouveau maire 
UMP Bruno Beschizza, Karim D. affirme avoir découvert, « à l'automne 2013 », que Mario de Oliveira n'avait pas la nationalité française et livre le récit suivant : « M me S. en informe, mais exclusivement oralement, sa hiérarchie et M. Ségura (NDLR : alors encore maire) en personne dans son bureau pour l'alerter tant de cette découverte que de ses conséquences [...] A partir de cette date, M. de Oliveira a été informé de l'impossibilité de célébrer des mariages malgré l'arrêté qui lui avait été indûment délivré. De fait, des dispositions en interne ont été prises pour qu'il soit rayé des plannings de célébration. »

« Peut-être que dans les hautes sphères, on savait, mais moi je n'étais pas dans la confidence », soutient Mario de Oliveira. Ce dernier avait été amené à célébrer des mariages lors de ses semaines d'astreinte (à tour de rôle, les élus de la majorité devaient être disponibles pour remplacer le maire dans ses diverses fonctions). L'ancien élu fouille dans ses souvenirs : « J'ai eu de nouveau une astreinte au 
printemps 2014, et effectivement je n'ai pas célébré les mariages. Je ne me suis pas posé trop de questions, peut-être que ça m'arrangeait... » Contacté à plusieurs reprises, Gérard Ségura ne nous a pas répondu.

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Juin 2014

3956535_11-1-206751624_640x280.jpgLes couples passés par l'épreuve du mariage vous le diront. Le diable se niche dans les détails, et il faut tout régler, du menu à la couleur des robes. Mais qui aurait l'idée de vérifier si le maire ou l'adjoint chargé de célébrer l'union est bien français ? Ce détail n'en est pourtant pas un.

Ainsi, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), entre 2012 et 2013, trente couples au moins se sont dit oui devant un conseiller municipal de nationalité portugaise, membre de l'équipe de l'ancien maire socialiste Gérard Ségura. Or, si la loi permet bien aux ressortissants de l'Union européenne d'être conseillers municipaux, elle ne les autorise pas à remplacer le maire pour célébrer des mariages .

L'irrégularité vient d'être signalée par le nouveau maire (UMP) d'Aulnay, Bruno Beschizza, à la procureur de la République de Bobigny. Nul ne semble aujourd'hui être en mesure d'évaluer les conséquences de ce couac, qui semble inédit. Les mariages concernés peuvent-ils être annulés ? « C'est bien plus grave que cela. Si un juge est saisi, il peut considérer ces actes comme inexistants », affirme un avocat. « La question à présent est de savoir s'il y a un moyen de les légaliser », explique- t-on dans l'entourage du maire.

Pour l'heure, la municipalité s'est abstenue d'affoler les couples concernés. « Les personnes seront prévenues par les services de la ville, de l'Etat ou de la justice », indiquait jeudi soir en conseil municipal Bruno Beschizza.

Qui est responsable d'un tel raté ? L'ancien conseiller municipal tombe des nues. « Vous pensez bien que je n'étais pas au courant, sinon je n'aurais pas célébré autant de mariages », soupire Mario de Oliveira, membre du Parti radical de gauche qui a été élu de 2008 à 2013. Ce dernier explique qu'un tour avait été institué entre les élus pour se répartir les samedis passés à unir les tourtereaux. Ce que confirme l'ancien maire : « C'était une charge lourde, avec jusqu'à vingt mariages par week-end », explique Gérard Ségura, qui lui non plus ne semblait pas au fait de la loi : « C'est simple, nous n'avons pas été avertis par les services municipaux que cet élu n'était pas en situation d'exercer les fonctions d'officier d'état civil. » Les arrêtés de délégation provisoire, pris par le maire à chaque fois qu'il confie à un élu le soin de procéder aux mariages, ne semblent pas non plus avoir alerté les services préfectoraux, en théorie chargés du contrôle de légalité. L'affaire laisse un goût amer à Mario de Oliveira : « J'ai adoré célébrer les mariages et voir couler les larmes de joie. J'ai le sentiment d'avoir été un élu de seconde zone... »

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 10 Juin 2014

La rédaction vous propose de prendre connaissance ci-dessous d’un article du journal Le Figaro consacré au maire d’Aulnay-sous-Bois intitulé : Bruno Beschizza, un flic dans la ville.

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Publié le 10 Juin 2014

mille-aulnay-new 640x280Les deux tentatives de meurtres commises ce week-end contre deux habitants des Mille-Mille, à Aulnay, n'étaient finalement pas liées. Dimanche, l'homme qui avait blessé de cinq coups de feu un jeune de 18 ans, dans la nuit de vendredi à samedi au Blanc-Mesnil, a été interpellé, grâce à des caméras de surveillance. La victime avait été déposée aux urgences de l'hôpital Ballanger par des proches, vers 4 heures du matin. Elle avait reçu cinq impacts de balles dans les mollets, les cuisses et le sexe. Ses jours ne sont pas en danger. Le blessé était déjà connu de la police, notamment pour des affaires de stupéfiants. L'hypothèse d'un règlement de comptes interne à la cité a été écartée, l'auteur des coups de feu n'étant pas originaire d’Aulnay ni des communes environnantes.

Quant à l'auteur des trois coups de poignard commis sur un habitant des Mille-Mille, il s'est constitué prisonnier dimanche à 7 heures du matin. Il s'agit du frère de la victime. Samedi après-midi, il lui avait porté trois coups de couteau au thorax, à la main et à la cuisse, sur le seuil de son appartement, rue des Sapins. Le blessé, admis à l'hôpital Avicenne, à Bobigny, était hier hors de danger. Il semblerait qu'une dette de jeu soit à l'origine du différend entre les deux frères.

Source : Le Parisien

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Publié le 8 Juin 2014

mille-aulnay-new 640x280Y a-t-il un lien entre la tentative de meurtre commise hier après-midi rue des Sapins, un blessé par balles déposé aux urgences et le gazage de la brigade anticriminalité (Bac) dans la cité des Mille-Mille à Aulnay-sous-Bois ? C'est ce que tente de déterminer la police judiciaire saisie de l'enquête dans les deux plus graves affaires.  

Vers 16 h 30, hier, rue des Sapins, un homme de 38 ans, originaire des Mille-Mille a été poignardé de trois coups de couteau, au thorax, à une main et à une cuisse, sur le palier de son appartement. Il a été transporté à l'hôpital Avicenne dans un état critique.

Une surveillance renforcée durant la nuit

Quelques heures plus tôt, à 4 heures, un blessé par balle fait irruption à l'hôpital Ballanger, touché aux mollets, aux cuisses et aux parties génitales. Peu bavard, ce jeune de 18 ans, des Mille-Mille, est connu de la police pour des affaires de stupéfiants. En allant l'entendre, les policiers le reconnaissent : il avait été aperçu avec trois autres individus vendredi soir près d'une BMW, équipée de fausses plaques et signalée volée. Lors du contrôle, les policiers avaient été gazés par les fuyards. L'un d'eux avait brandi une arme. Un autre sera interpellé.

Redoutant de nouvelles violences, la police devait mettre en place une surveillance renforcée pour la nuit aux abords de la cité.

Source : Le Parisien

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Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 7 Juin 2014

mille-aulnay-new_640x280.jpgDes coups de feu ont été tirés dans la nuit de vendredi à samedi dans la cité des Mille-Mille à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un jeune homme de 18 ans a été conduit par des habitants vers 4 heures ce samedi matin à l’hôpital Robert-Ballanger, présentant quatre impacts de balle dont un très mal placé. Il a été touché au mollet et aux cuisses mais son pronostic vital n’est pas engagé. 

Ce samedi matin, au cours de leurs recherches dans le quartier, les policiers ont trouvé des douilles avenue Pablo-Neruda de même calibre, du 9 mm, que celles qui ont blessé le jeune hospitalisé. Quelques heures plus tôt, ce dernier avait été aperçu à bord d’une BMW lors d’un contrôle policier dans la cité des Mille-Mille. 

Vers 23 heures, les fonctionnaires de la brigade anticriminalité avaient interpellé deux individus qui roulaient dans un véhicule volé. Au moment où la dépanneuse arrivait pour prendre en charge cette voiture, une BMW avait fait irruption. Les policiers ont été gazés. Une arme de poing a été brandie par l’un des occupants de la berline, avant qu'ils ne prennent la fuite. Un seul des deux occupants de la voiture volée a été placé en garde à vue.

Source : LeParisien.fr

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Publié le 5 Juin 2014

JFCope-copie-1.jpgJean-François Copé, président démissionnaire de l'UMP, organise une dernière réunion publique le 11 juin à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), quatre jours avant la date effective de son départ de la présidence du parti. Selon l'invitation envoyée aux adhérents, dont l'AFP a obtenu une copie, ce meeting se tiendra à 19h30 Salle Chanteloup, 1, avenue de Nonneville, à Aulnay-sous-Bois. 

 Alors que son parti est sous le coup de l'affaire Bygmalion, M. Copé a été contraint à la démission lors d'un houleux bureau politique de l'UMP le 27 mai dernier. La date effective de sa démission est fixée au 15 juin. Toute la direction UMP a également démissionné.

Dans l'attente d'un congrès, prévu le 12 octobre, qui doit élire un nouveau président, l'interim de la présidence est assuré par une troïka, formée de trois anciens Premiers ministres, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon.

La mise en place de cette troïka pourrait être validée lors du prochain bureau politique statutaire, le 10 juin, à 18h00, au siège de l'UMP. 

La déclaration de Brice Hortefeux selon laquelle le retour de Nicolas Sarkozy, qui pourrait briguer la présidence du parti, était "une nécessité", pourrait modifier le calendrier. 

Au soir de sa démission, le 27 mai, M. Copé s'était rendu sur le plateau de TF1 pour demander aux Français de "ne pas douter" de son "intégrité" et affirmé qu'il ferait "de la politique autrement". 

Le lendemain, il avait envoyé une lettre aux adhérents de l'UMP dans laquelle il affirmait que le parti avait "très vraisemblablement réglé des factures qu'il n'aurait pas dû honorer" et qui incombaient en fait à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.

Source : LeParisien.fr avec AFP

 

 

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Publié le 5 Juin 2014

3897729_11-1-138237398_545x341.jpgLe deuxième homme décédé dans un accident de voiture, en tentant d'échapper à la police dans la nuit de dimanche à lundi, à Aulnay-sous-Bois, a été identifié grâce à ses empreintes digitales. Il s'agit d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, originaire de Goussainville dans le Val-d'Oise. La seconde victime, elle aussi décédée dans ce drame, était âgée de 22 ans et vivait depuis un mois chez son père, à Tremblay-en-France. Ce dernier a participé lundi soir à un rassemblement sur les lieux de l'accident où il a annoncé qu'il allait déposer plainte et prendre un avocat pour « connaître la vérité » sur les causes de l'accident.

Selon les premiers éléments de l'
enquête confiée à la sûreté territoriale (ST), la voiture, une Fiat Punto, voulait échapper à la police. Celle-ci n'était pas loin mais n'a pas assisté à l'accident, d'après une source officielle.

La Fiat aurait été repérée vers 0 h 40 à la Rose-des-Vents, (ex-3000), après avoir franchi un feu rouge, avec, à son bord, deux hommes qui portaient une capuche sur la tête. L'équipage de la brigade anticriminalité aurait alors mis en route son gyrophare et sa sirène pour convaincre la voiture de s'arrêter. Ce qu'elle n'a pas fait. Les policiers auraient ensuite perdu de vue la voiture.

Celle-ci s'est retournée sur le toit, boulevard Michel-Ange. Selon les premières constatations, il n'y a pas de trace de choc avec un autre véhicule. Très vite sur place, les sapeurs-pompiers ont eu recours à un camion de désincarcération et deux ambulances de réanimation ont été mobilisées. En vain. Les deux jeunes hommes devaient décéder dans la nuit, le premier à 1 h 30, le second un peu avant 3 heures.

Source : Le Parisien

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Publié le 4 Juin 2014

3892551 1 545x341Le deuxième homme décédé à la Rose des Vents dans la nuit de dimanche à lundi, n'a toujours pas été identifié. Ce serait le passager, et non le conducteur, comme indiqué hier. Il a été éjecté de la voiture au moment où elle s'est retournée, rue Michel-Ange, entre une zone pavillonnaire et le parc Ballanger. Il n'avait pas de papiers d'identité sur lui et était méconnaissable. Ses empreintes aideront peut-être les enquêteurs de la Sûreté territoriale, à qui le parquet de Bobigny a confié le soin d'éclaircir les circonstances de cet accident mortel. Selon les premiers éléments, la Punto accidentée a voulu se soustraire à un contrôle de police, à la Rose des Vents, vers 0 h 40. Les policiers ont rapidement perdu leur trace jusqu'à la rue Michel Ange, où ils auraient découvert la Punto sur le toit et ses deux passagers grièvement blessés. Ils ont succombé peu de temps après. Le père de l'autre victime, un jeune tremblaysien de 22 ans, a annoncé lundi soir son intention de déposer plainte. Il doit rencontrer son avocat aujourd'hui.

Source : Le Parisien

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Publié le 3 Juin 2014

3892551_1_545x341.JPGC'est par la police qu'il a appris la mort de son fils Karim, passager de la Fiat Punto. « Un policier est venu me prévenir chez moi à Tremblay, à 5 heures, que mon fils était décédé dans un accident. Il m'a donné le téléphone du commissariat d'Aulnay en me disant de passer vers 8 heures. J'y suis allé avec mon frère », explique Hamed d'un ton retenu. L'homme est retourné, hier soir, rue Michel-Ange, pour tenter d'y voir plus clair. « Je veux connaître la vérité, je n'arrive pas à comprendre comment mon fils de 22 ans et demi a pu mourir », répète-t-il, en scrutant les traces d'huile au sol, celles de pneu un peu plus loin et les barrières arrachées. « Au commissariat on a été reçus par un policier, puis par un lieutenant qui nous a dit que la voiture roulait trop vite et qu'elle s'était retournée après avoir passé un dos-d'âne ; que la police était arrivée une heure après alors que des témoins l'ont vue sur place. Pourquoi ces discours contradictoires ? Il y a quelque chose qui ne va pas », estime Hamed, qui a donc décidé de lancer un appel à témoin et de se constituer partie civile. Il doit rencontrer ce matin l'avocat Yacine Bouzrou.

Karim était retourné vivre chez son père depuis peu. « Il était sorti de prison en mars. C'est vrai qu'il avait fait des bêtises. Il a vécu chez sa soeur à Roissy, puis avec moi depuis un mois. Il se levait à 7 heures tous les matins pour chercher un travail et il venait d'en trouver, dans le jardinage. Il lui manquait un RIB qu'il était allé chercher à la poste samedi matin. » Il a vu son fils pour la dernière fois dimanche. « Il est parti voir ses cousins à Aulnay à 9 heures, il a mangé là-bas et est resté jusqu'à 17 heures », explique le père. « Je lui avais dit de passer à la maison, raconte de son côté l'oncle, Mohamed, les yeux pleins de tristesse. Je l'ai raccompagné en voiture à Tremblay (93), puis à Vaujours, où habite sa petite amie. »

Source : Le Parisien

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Publié le 3 Juin 2014

MA.jpgLa voiture s’est retournée boulevard Michel-Ange, tuant ses deux passagers. Selon les premiers constats, il n’y a pas de trace de choc avec un autre véhicule.

Au sol, des traces de pneu et des bris de verre, un arbre écorché et, sur le côté, une barrière qui a volé, laissent deviner la violence de l'accident qui a coûté la vie à deux automobilistes, dans la nuit de dimanche à lundi, à Aulnay-sous-Bois. Une enquête devra déterminer les circonstances précises de ce drame. Pour les autorités, qui disposent des premiers éléments de l'enquête, la voiture, une Fiat Punto, voulait échapper à la police. La police n'était pas loin mais, de source officielle, elle n'a pas assisté à l'accident. En « l'absence de traces de choc » sur la voiture accidentée, le parquet de Bobigny n'a pas saisi l'inspection générale de la police nationale, mais la sûreté territoriale.

Les premiers éléments d'enquête sont ceux qu'ont fournis les fonctionnaires et les enregistrements des ondes de la police. La Fiat aurait été repérée vers 0 h 40 à la Rose-des-Vents, la cité des 3 000, après avoir franchi un feu rouge, avec à son bord « deux hommes capuche sur la tête ». L'équipage de la brigade anti-criminalité aurait alors sorti gyrophare et sirène pour convaincre la voiture de s'arrêter. « Les policiers ont perdu de vue la voiture, ils n'ont pas assisté à l'accident », assure le chef d'état-major de la police en Seine-Saint-Denis.
Selon une autre source policière, tout cela se serait produit en quelques minutes. Le choc, bruyant « comme de la ferraille », raconte une retraitée, a mis en émoi le quartier pavillonnaire qui borde la rue Michel-Ange et les cités alentour. Dès hier matin, le maire UMP Bruno Beschizza mobilisait les médiateurs de la ville pour sillonner le secteur. « Nous étions dans la cuisine et nous avons entendu ce bruit, quand nous avons regardé à la fenêtre, nous avons vu les gyrophares de la police », assurent deux jeunes riveraines, pour qui les policiers n'étaient donc pas loin. Elles sont sorties et ont croisé les secours, le Samu, ont entendu un policier parler au passager, « il lui disait :ne dors pas, je suis avec toi, accroche-toi. Ses jambes étaient à l'extérieur, les pompiers ensuite ont eu du mal à le sortir, ils apportaient des bouteilles d'oxygène. » Les pompiers ont eu recours à un camion de désincarcération et deux ambulances de réanimation. Le premier blessé est décédé à 1 h 30, le deuxième un peu avant 3 heures. Seul le passager, Karim, a été identifié, pas le conducteur. La voiture avait été déclarée volée samedi à Vaujours. Elle contenait un sac avec deux passeports américains.

Hier, vers 20 heures, un petit rassemblement s'est formé sur les lieux de la tragédie, à l'appel du collectif Urgence notre police assassine, qui met en doute la version policière des événements. « Nous soutiendrons la famille jusqu'au bout », a affirmé Amal Bentousni, fondatrice du collectif et soeur d'Amine Bentounsi, tué à Noisy-le-Sec par un policier en 2012. « Si des gens ont vu quelque chose au moment de l'accident ou juste avant, il faut qu'ils contactent l'avocat ou le juge qui sera désigné. » Driss pourrait être de ceux-là. Il explique qu'il effectuait une livraison dimanche soir quand il a vu la Fiat. « La Punto était rue Edgar-Degas, le véhicule de police était derrière. Il a donné un coup de gyrophare, a fait un appel de phares. Au lieu de s'arrêter, la voiture est partie à toute vitesse. Elle a grillé un feu, puis elle a tourné. La police l'a peut-être perdue de vue quelques secondes. J'ai repris ma voiture, j'ai suivi. Je suis arrivé juste après l'accident. La Punto était retournée, klaxon bloqué. Un policier tenait le pied d'un des blessés, l'autre téléphonait pour appeler les secours. La voiture de police n'était pas tamponnée [NDLR : ne portait pas de trace de choc] ». Le jeune homme n'excluait pas, « s'il le faut », de fournir son témoignage à la justice.

Source : Le Parisien

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