Publié le 12 Avril 2010

La maison dite "passive", à l'isolation exceptionnelle, devrait s'imposer comme la norme thermique de demain. Ses performances lui permettent de se passer de système de chauffage classique.

Episode 2 : la maison passive, une enveloppe à toute épreuve.

La maison passive, c'est d'abord une "enveloppe" - murs, sols, toit - conçue et réalisée avec un soin extrêmement poussé afin de piéger la chaleur : ajustements entre dalles, murs, toiture ; joints d'huisseries ; traitement des "ponts thermiques" (échappatoires à chaleur), etc.

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Les incontournables de la maison passive :

- orientation du bâtiment : privilégier l'exposition au sud (mais ce n'est pas une condition sine qua non) ;

- enveloppe extérieure : il faut viser des épaisseurs d'isolants de 30 cm (murs) à 40 cm (toitures) ;

- ponts thermiques : ils doivent être éliminés ;

 - confort d'été : les apports solaires (exposition, superficie des ouvertures) doivent être soigneusement calculés. Une maison passive mal dimensionnée risque la surchauffe, estivale et même hivernale ;

- ouvertures : il faut des triples vitrages et des châssis très haute performance ;

- un système de ventilation à double flux et récupération de chaleur. La santé des occupants (et du bâti aussi) exige que l'air soit normalement renouvelé... mais sans rejeter les calories. Ces systèmes permettent de récupérer la chaleur de l'air vicié avant expulsion, pour élever la température de l'air neuf admis, grâce à un échanger de chaleur (sans contact). Pour une maison passive, le taux de récupération de cette chaleur doit dépasser 75%. Optionnel, mais recommandé : le puits canadien, qui permet de réchauffer l'air neuf admis en hiver, en le faisant circuler au préalable dans une tuyauterie enterrée sous la maison (le sous-sol est plus tempéré que l'air ambiant). Ce dispositif permet inversement de rafraîchir l'air en été ;

- appareils ménagers : ils sont nécessairement "haute efficacité énergétique", pour rester sous le seuil de consommation imposé par le label - et pour limiter les apports de chaleur interne.

A suivre Episode 3 : la maison passive, un excellent placement.

Source : Patrick Piro Biocontact n°199

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 7 Avril 2010

La maison dite "passive", à l'isolation exceptionnelle, devrait s'imposer comme la norme thermique de demain. Ses performances lui permettent de se passer de système de chauffage classique.

 

Retour sur ce concept en trois épisodes . Episode 1 : qu'est-ce qu'une maison passive ?

 

La maison passive... Peut-être connaissez-vous cette dénomination un peu ambiguë : un qualificatif plutôt péjoratif (on préfère les actifs, dans la société productive...) pour une habitation très désirable.

 

"Passive", parce qu'elle n'a plus besoin de système de chauffage -ou presque : adieu la chaudière, les convecteurs, le gros poêle, le bâti conserve tellement bien les calories que l'ensoleillement ainsi que le dégagement de chaleur dû au métabolisme des occupants et aux divers appareils suffisent à assurer le confort thermique - l'équivalent de trente bougies, autre image frappante.

 

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C'est en Allemagne que naît ce concept audacieux et très pragmatique, à l'initiative de chercheurs qui se lancent le défi, dans les années 1980, de mettre au point une Passivhaus (maison passive). Cela revient à limiter les pertes thermiques à 15 kilowattheures par mètre carré et par an (kWh/m² par an) - soit un besoin de chauffage de 150 litres de fioul par an pour 100 m² habitables ! Grâce à la traque méthodique de toutes les déperditions, l'exploitation optimale des apports solaires, etc., et surtout une isolation très poussée.

Les labels existants

 

Le standard "passif" dépasse, et de loin, toutes les exigences réglementaires. Il fait l'objet d'un label Passivhauss certifiant que la construction respecte un cahier des charges :

 

-  la maison ne doit pas consommer plus de 15 kWh/m² par an d'énergie de chauffage (environ quatre fois moins qu'avec l'actuelle réglementation thermique française RT 2005)

 

- la consommation totale d'énergie primaire de la maison (chauffage, eau chaude sanitaire et consommation électrique des appareils) doit rester inférieure à 120 kWh/m² par an

 

- l'étanchéité à l'air doit être telle qu'une différence de pression de 50 pascals entre l'intérieur et l'extérieur de la maison (obtenue par le test dit "de la porte") ne doit pas laisser fuir plus de 0,6 fois son volume d'air, ce qui est beaucoup plus exigeant qu'avec la RT 2005, et encore de trois fois plus qu'avec le label Bâtiment basse consommation (BBC).

 

Il existe un autre label "passif" : le Minergie-P suisse. Avec des exigences de même ordre que le Passivhaus, il impose (principalement) une consommation maximale de 30 kWh/m² par an d'énergie primaire pour le chauffage, l'eau chaude sanitaire et la ventilation, ainsi qu'un coût ne dépassant pas de plus de 15% celui d'une construction classique. Le label Minergie-P-eco est attribué à ceux de ces bâtiments qui se distinguent de surcroît par la qualité sanitaire et écologique de la construction (choix des matériaux, impact sur l'environnement, etc.). Minergie dispose d'une antenne en France pour décerner son label à des bâtiments.

 

A suivre épisode 2.  Le secret de la maison passive : une enveloppe à toute épreuve.

 

Source : Patrick Piro, Biocontact n°199.

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 5 Avril 2010

Saluons en quelques lignes et photos l'organisation de cette chasse aux œufs de pâques hier matin dans le parc du Sausset, occasion d'une balade bucolique dés potron-minet.

 

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Pas moins de 2000 œufs  étaient à collecter faisant la joie des grands et des petits dont les courses effrénées dans le parc faisaient plaisir à voir. Au bout la récompense : des sachets d'œufs en chocolat distribués en fonction de votre butin.

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Un grand merci aux organisateurs dont l'enthousiasme était communicatif et qui malgré le vent et la pluie ont fait de ce moment un instant de fête.

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A l'année prochaine !

En rentrant je suis tombé sur ce post de Petit Louis. Cela m'a rappelé mon propre adieu aux larmes, un été de canicule, les yeux brouillés par le départ d'un épagneul-papillon âgé lui aussi de 17 ans. J'ai une pensée pour ce fier pirate.

Stéphane Fleury.

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 3 Avril 2010

Note en préambule : lectrice ou lecteur d'Aulnaylibre !,  si tu es allergique aux slips de bain ou aux boxers de bain, ne lis pas cet article car il y a des photos d'hommes portant slip et boxer de bain.  

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Y'a des jours comme ça. Il pleut, c'est un temps pour aller à la piscine alors vous vient comme l'idée d'aller à la piscine. Sauf que c'est pas le bon jour, et quand ça veut pas rigoler ça rigole pas. Bref, 14H30, j'arrive sur le parking de la piscine d'Aulnay-sous-Bois et surprise il y a à peine 10 voitures. Je descends avec mon petit d'homme, tout heureux d'aller patauger, direction l'entrée. Et là surprise on me demande de montrer slip de bain.

Devant ma légère incompréhension, en effet je suis plus habitué au contrôle d'identité qu'au contrôle de slip de bain, on m'explique que, suite aux événements intervenus dans la matinée, l'accès à la piscine est réservé aux seuls slips de bain. Mon interlocuteur m'explique en substance avec une prudence perceptible dans la voix, un peu comme s'il devait marcher sur des gâteaux-secs sans les casser avec des sabots aux pieds, que la police est venue ce matin même, ainsi  que des élus, et qu'à la suite de ça c'est slip de bain pour tout le monde obligatoire, sinon c'est la porte.

 

 

slipdebain.jpg (Slip de bain : tu rentres à la pisicne d'Aulnay!)

 

Pas de bol j'ai un boxer. Pas n'importe quel boxer. Un boxer de piscine homologué pour la compétition. Je le sors d'ailleurs à l'entrée pour le prouver puisque j'ai eu la présence d'esprit de le laisser dans mon sac. J'en ai fait des longueurs avec à la piscine d'Aulnay. Mais aujourd'hui mon boxer n'a pas une tête de slip de bain.  Je vois le distributeur de slips de bain sur la gauche, mais pas de chance il est cassé. Quand ça veut pas, ça veut pas. Pour la petite histoire j'ai roulé jusqu'à la piscine de Livry-Gargan moins regardante sur les slips de bain à ce qu'il parait. Mais c'était complet. Sans doute que tous les porteurs de boxers de bain aulnaysiens avaient trouvé refuge là-bas.

Direction la maison où je m'empresse de passer un coup de fil à la piscine. Oui bonjour j'ai appris que désormais à la piscine d'Aulnay-sous-Bois c'était slip de bain pour tout le monde et pourquoi donc ? Mon interlocutrice me reparle d'élus ayant donné cette instruction. J'évoque la police, des problèmes de sécurité éventuels et là je sens qu'elle instaure entre nous une distance digne de la muraille de chine. Il ne se passe rien, non, non, non me rassure-t-elle sur un ton qui sonne aussi faux qu'un concerto de violon de Brahms joué par André Rieux. Je n'insiste pas, je sais qu'elle n'en dira pas plus au téléphone.

 

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 (Boxer de bain : tu rentres pas à la piscine d'Aulnay!)

 

L'information a l'air en apparence anodine. Elle prête même à sourire.  Désormais, à la piscine d'Aulnay-sous-Bois, pour entrer, il faut montrer slip de bain. Au delà de l'affichage absent à l'entrée expliquant la mise en place de cette nouvelle règle ce samedi précisément, d'une présence anormalement nombreuse du personnel de la piscine au niveau des barrières d'accès ou même de la déception de mon petit d'homme obligé de rebrousser chemin à cause du boxer de son papa sans bien comprendre pourquoi, c'est la manière de communiquer qui m'a paru des plus étranges. Soit on m'en a dit trop ou pas assez...

Y-a-t-il des problèmes de sécurité à la piscine d'Aulnay-sous-Bois ? Si oui, de quelle nature ? Si non alors pourquoi cette chasse aux boxers ? Planque-t-on des trucs dangereux dans les boxers et si oui la solution est-elle vraiment le slip de bain ? Y'a-t-il un contrôle des informations dans la ville pour ne pas laisser filtrer certains faits de nature à bouleverser la population ?  Autant de questions qui me taraudent au moment où j'écris ces lignes. Si j'étais inscrit au conseil de quartier du secteur Tour Eiffel, La Plaine, Balagny dont doit dépendre la piscine, je m'empresserais de poser quelques questions lors de la réunion mensuelle, histoire de savoir exactement de quoi il retourne.

 

Je suis conseiller de quartier mais je ne dépends pas de ce secteur et je ne pourrais donc malheureusement pas poser ces questions moi-même. Non pas que le conseil de quartier Tour Eiffel, La Plaine, Balagny soit verrouillé. Bien au contraire, c'est un endroit ouvert et chaleureux. Mon voisin et moi avons d'ailleurs eu la chance d'assister à une réunion mensuelle et à cette occasion nous avons reçu de la part de Messieurs Philippe Gente et Miguel Hernandez un accueil particulièrement chaleureux qui avait à l'unisson réchauffer nos beaux cœurs de démocrates. On se faisait d'ailleurs la réflexion ce midi avec mon voisin, dommage que nous ne puissions pas assister à toutes les réunions mensuelles de ce quartier.

 

Alors, une ou un volontaire pour poser quelques questions sur la piscine ? Je n'ai pas le temps, je dois aller acheter un slip de bain...

 

Stéphane Fleury.  

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Soyons sport.

Publié le 1 Avril 2010

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 Stéphane Fleury

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 1 Avril 2010

Pékin est une ville moite et polluée. L'humidité de l'air se mêle à un brouillard diffus venant des mines de charbon qui alimentent largement la ville en énergie. Le soleil semble éprouver toutes les peines du monde à percer cet écran de fumée à l'aspect jaunâtre. Nous prenons le périphérique et après plusieurs kilomètres dans la ville je suis surpris de ne pas voir de vélos. Mes collègues m'expliquent que ce symbole de la Chine disparait progressivement de la capitale au profit des voitures, dont le nombre ne cesse d'augmenter de semaines en semaines... 

Au bout d'une heure nous atteignons le centre-ville et un immeuble luxueux où ma société met à disposition de son personnel expatrié un certain nombre d'appartements. A peine garé au parking que cinq ou six chinois s'affairent autour du véhicule pour savoir s'il faut procéder au lavage. On m'explique qu'avec quelques renminbis on peut s'offrir un abonnement annuel pour laver sa voiture aussi souvent qu'on le souhaite. La Chine semble être le pays de tous les possibles...

Arrivé dans l'appartement d'un de mes collègues où je vais loger quelques jours, je suis invité à laisser mes chaussures à l'entrée. Son épouse chinoise, ancienne speakerine de la télévision chinoise à Singapour où ils se sont rencontrés, m'invite à boire un verre d'eau chaude, symbole de l'amitié. L'accueil est doux, presque sensuel. Je fais un tour sur le balcon. J'aperçois des personnes âgées marchant en arrière dans un parc. Cette pratique est censée retarder le vieillissement du corps et de l'esprit.

La densité de population est impressionnante et beaucoup font du commerce dans la rue. On assiste à une véritable ruée de la campagne vers les lieux citadins au point que les autorités chinoises tentent de refouler une partie des gens en quête des fruits de la croissance économique. Cette dernière est affolante et presque incontrôlée. La monnaie est sous-évaluée. Au carrefour local, qui ressemble fortement à celui de Paris Nord 2, tous les prix par rapport à l'euro sont divisés par 10 ou 11. Avec 4 euros on peut faire le tour de Pékin alors qu'à Paris on paye le double juste pour s'asseoir sur le siège en cuir.

Il plane dans l'air comme un parfum d'autorité, matérialisé par la présence de nombreux militaires. Ces derniers réprimandent d'ailleurs ostensiblement les chinois qui crachent par terre par habitude. Les trottoirs sont jonchés de crachats et des distributeurs de sacs plastique sont censés permettre aux chinois de cracher librement et proprement. Je n'y prête pas attention mais mes collègues me montrent des caméras presque invisibles, enfermées dans des boules de verre. Il y en a des milliers.

On m'explique qu'à tout moment un automobiliste peut être repéré pour un excès de vitesse ou s'il empiète sur un couloir de bus, de taxi ou une piste cyclable. Compte tenu du nombre d'habitants dans la capitale, les réprimandes ne se font pas par courrier, mais les chinois sont invités à consulter un site internet pour vérifier qu'ils n'ont pas commis de fautes de conduite éventuelles. Ce n'est pas une plaisanterie et les têtes en l'air peuvent après un certain temps être convoquées par les autorités pour suppression du permis de conduire.

 C'est un monde étonnant qui inspire à la fois de la fascination et de la peur. Face au modèle de développement occidental, qui semble à bout de souffle, la vitalité chinoise parait offrir, à contrario, des opportunités et des possibilités illimitées. Mais à quel prix ? La Chine semble vouloir passer directement du communisme à la démocratie mais en sautant la case social-démocratie. C'est donc ici que je vais bientôt vivre puisque ma multinationale m'a proposé un contrat d'expatriation de deux ans dont les conditions sont telles qu'il m'est assez difficile de refuser.

Dans quelques semaines, Aulnay-sous-Bois me paraîtra un lointain souvenir et je me vois mal créer Beijinglibre !

Stéphane Fleury.

  

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 31 Mars 2010

A peine le temps de récupérer de la réunion relative à la prochaine modification du PLU que, pour raison professionnelle, je m'envole vers la Chine. Je n'ai pas vraiment l'habitude de mélanger blog aulnaysien et vie privée, mais pour une fois je vais faire exception, puisque les heures qui suivent vont peut-être décider de mon avenir et finalement de celui d'Aulnaylibre !

 

Les dix heures de vol m'ont bizarrement paru relativement courtes. J'ai eu souvent l'impression d'errer dans un demi-sommeil vaporeux, noyé par la fatigue de ces derniers mois consacrés à notre belle ville d'Aulnay-sous-Bois. La rue des Saules, l'urbanisme... notamment. Mais ce qui me revient surtout, ce sont des visages, des figures, autant de rencontres aussi différentes qu'étonnantes et passionnantes qui ont considérablement élargi mon horizon...

 

Je suis bel et bien réveillé lorsque se profilent les rives du lac Baïkal. Je souris presque malgré moi en pensant qu'il n'y a pas si longtemps, en pleine guerre froide, il était interdit de survoler la zone sibérienne. Comme quoi parfois le monde change... et il est bon de se le rappeler lorsque soi-même on espère encore pouvoir le changer ne serait-ce qu'un petit peu... La Chine s'approche... Je suis frappé par l'immensité du désert de Gobi. Vu du ciel, on a presque l'impression qu'il avance inexorablement vers Pékin pour l'engloutir... 

 

L'accueil des douaniers chinois est caractéristique. Ce passage obligé prend bien une heure et demie. On me photographie et mon passeport est scruté avec une attention toute particulière. A la fin je dois répondre à une sorte de sondage en direct pour m'exprimer sur la qualité de l'accueil qui m'a été réservé. Il y a trois boutons avec des figurines représentant un visage satisfait, pas satisfait et sans opinion. Après quoi, le douanier me salue à l'asiatique en se penchant vers l'avant.

 

L'avantage d'attendre une heure et demie en douane c'est que la récupération des bagages se fait ensuite beaucoup plus rapidement ! Voilà c'est fait. Il est un peu plus de 13H à Pékin et un peu plus de 7H à Aulnay-sous-Bois. Encore quelques pas et un nouveau monde va s'ouvrir à moi...

 

很快

 

Stéphane Fleury.

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 29 Mars 2010

Vous avez reçu ou vous allez bientôt recevoir une lettre de la mairie, de ce type.

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Cette missive est loin d'être anodine puisque derrière ces trois lettres, PLU, se cache le plan local d'urbanisme et donc tous les aménagements urbains futurs envisagés par la municipalité en place. Le moins que l'on puisse dire c'est que la communication autour de ce sujet reste assez vague alors que la modification du PLU ne comporte pourtant que six évolutions, que vous pouvez consulter en cliquant ici.

Il aurait été pourtant très simple soit d'évoquer clairement ces six modifications dans le numéro 78 d'Oxygène, ou bien d'écrire dans cette lettre celles qui concernent le territoire 4, dont les habitants vont découvrir ce soir les projets en cours. A la dernière minute une fois de plus ! Ce qui est phénoménal, c'est que la modification est déjà programmée dans ses grandes lignes puisqu'il est même prévu de la voter en Juillet au Conseil municipal. C'est dire le peu de cas que l'on fait de l'enquête publique qui précédera ce vote.

Nous avons évidemment fait circuler l'information en distribuant environ 1000 tracts sur ce secteur avec les quelques documents dont nous disposions. Et devinez quoi ? Ce matin mon téléphone sonne sans arrêt ! Pourquoi ? Parce qu'une majorité de riverains n'est absolument au courant de rien ! Notamment rues Riquet et Doudeauville. Une fois de plus la manière de procéder est catastrophique. L'information va donc se limiter à ces cinq réunions publiques ? Va-t-on réellement débattre du fond alors que cette modification est menée au pas de charge, lancée comme par hasard après les élections, mélange urgence du PRU et projets annexes et est déjà presque considérée comme entérinnée par l'exécutif municipal ?

Je pensais pourtant qu'on en avait fini avec les problèmes de méthode et qu'enfin on allait appliquer le fameux ce qui se conçoit bien s'énonce clairement ! Il y a encore du boulot. 

Stéphane Fleury

Ci-dessous notre tract : NE LAISSEZ PAS LA VILLE DE DEMAIN SE DECIDER SANS VOUS !

NE LAISSEZ PAS LA VILLE DE DEMAIN SE DECIDER SANS VOUS !

Les semaines et les mois qui viennent vont dessiner les contours de la ville de demain à travers une modification et une révision du plan local d'urbanisme (PLU).

La modification est imminente. Elle concerne l'habitat avec la création de : 36 logements sociaux rue Riquet et rue Doudeauville, 200 appartements dans le quartier de la mairie boulevard Felix Faure et de l'Hôtel de Ville, 220 logements dans les quartiers nord (ZAC des Aulnes) à proximité de la RN2 et enfin 40 logements à la cité Emmaüs. Sont également à l'ordre du jour des aménagements dans la zone industrielle ( Garonor, Fosse à la Barbière, emplacement du garage Renault).

Cette nouvelle modification est menée au pas de charge et dans l'urgence puisque la municipalité compte boucler ces dossiers par un vote au conseil municipal en juillet 2010 sans réel débat de fond avec la population. La mairie se contente d'organiser 5 réunions publiques qui auront plus valeur d'information que de concertation et de consultation.

Cela augure mal du lancement de la révision du plan local d'urbanisme prévue à la fin de cette année qui pourtant va décider du visage futur d'Aulnay-sous-Bois pour les 5, 10 ou 15 ans à venir. Notre collectif associatif (Aulnay Environnement, Environnement 93, l'association de sauvegarde de l'environnement de l'avenue Coullemont, l'association de défense du cadre de vie des riverains de la rue F. Herbaut et de l'impasse des marronniers, l'amicale de l'Arc en Ciel, Sud Aulnay, les amis d'Aulnay et l'association de défense des zones pavillonnaires d'Aulnay-sous-Bois) réclame depuis des mois un véritable débat ouvert et démocratique permettant de mettre clairement sur la table les enjeux de l'urbanisme en y associant le plus largement possible l'ensemble des habitants.

Nous demandons le gel de tous les projets immobiliers en cours, en particulier à Balagny et à la cité Arc en ciel (courrier du collectif remis en main propre au maire le 18/02/2010) pour que la gestion du coup par coup cesse et qu'enfin un projet de ville, global, raisonné et élaboré en transparence avec les aulnaysiens puisse voir le jour.

Ne laissez pas la ville de demain se décider sans vous ! Pour cela, venez nombreux au réfectoire Fontaine des Prés, 25-27 rue de l'arbre vert le Lundi 29 mars à 20H00

Coordonnées de contact :

http://www.aulnayenvironnement.asso.fr/

http://www.lesamisdaulnay.typepad.fr/

http://dzpab.over-blog.com/




   

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 27 Mars 2010

Cela se passe à la Ferme du Vieux Pays jusqu'à dimanche. Plaisir des yeux dans une ambiance zen. Tout simplement magnifique. Ce serait vraiment dommage de passer à côté ! Pour plus d'informations cliquez ici.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 26 Mars 2010

Il a suffi qu'un litre d'essence remplace dix paires de jambes ou cent paires de bras pour bâtir un monde dérisoire. Le temps est venu de "toucher terre".

La faillite industrielle.

La lucidité nous impose de considérer qu'avec l'épuisement de l'énergie et des matières premières, le développement industriel ne sera jamais durable et que le sort des villes et des mégapoles est à revoir sous un angle plus large que celui d'un "aménagement" citadin. A l'échelle planétaire, la relève énergétique dont tout dépend n'est pas assurée avant de longues décennies.

Au-delà des bulles financières et immobilières, nous aurons vécu dans une bulle industrielle, le temps de l'essor des grandes villes, des années folles et des Trente Glorieuses, pour vivre aujourd'hui "la plus belle faillite de l'économie de marché qui n'a pas intégré, dans ses calculs, le coût progressif de la diminution des matières premières ainsi que des provisions budgétaires considérables pour les pollutions et risques climatiques" (rapport Olivier Stern).

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Nous sommes à genoux, faute de ressources et peut-être aussi par humilité, ce mot dont la racine même, humus, nous révèle la clé du sens de notre humanité. Tel le fils prodigue, nous sommes assignés, comme le dit Pierre Rabhi, "au recours à la Terre". En citant le titre des trois livres de Pierre Gevaert, L'avenir sera rural, L'exode urbain est pour demain, La famine mondiale est imminente, nous retournons à l'évidence que la Terre sera notre premier besoin et qu'il nous faudra faire la part des choses en quittant "l'urgence pour l'essentiel" (Edgar Morin).

Face à cette réalité, nous avons le choix du déni, du refus, du catastrophisme, de la peur... ou d'accueillir avec enthousiasme cette occasion unique d'un développement tout autre qu'un dernier sursaut d'aménagement d'une économie moribonde.

La nouvelle dynamique rurale.

" On ne va tout de même pas mettre tout le monde à la campagne !"
Sûrement pas. Pour parer au "tout et tout de suite" qui engendrerait le chaos et la souffrance, c'est "maintenant et pour bientôt" qu'il faut se préparer. Rappelons que l'exode rural a déplacé des dizaines de millions de personnes en un temps record vers les villes champignons et les banlieues ouvrières. Pourquoi pas l'inverse ? Qui a décidé pour nous ?


Le documentaire Baraque Blues retrace l'énorme pression des pouvoirs publics pour chasser pauvres et même riches des cabanes dressées en hâte en 1945, après la destruction systématique des villes comme Brest, Saint-Nazaire, Lorient... Malgré cette précarité, la vie, la créativité et la solidarité s'étaient organisées spontanément pour faire de ces camps provisoires des lieux où il faisait bon vivre. Pour allécher les clients, le ministère de la Reconstruction fut contraint de baisser les loyers des HLM en stigmatisant ceux qui refusaient le confort. Cet exemple montre que, malgré de nombreuses résistances, une volonté officielle inspirée d'un plan Marshall s'est imposée de gré ou de force, après la Seconde Guerre mondiale, au nom du "développement" mené rapidement et de main de maître, engendrant des fortunes colossales.


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Aujourd'hui, l'amorce d'un flux des villes vers les campagnes est l'expression de nouvelles valeurs. La lassitude d'un monde où le confort se paie cher en argent, en travail et en temps, en perte de sens, de liens humains et de créativité éveille le désir d'autre chose. Le besoin de Nature refait surface pour se relier à sa propre nature...

Source : Patrick Baronnet, Biocontact Février 2010.


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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 25 Mars 2010

Il a suffi qu'un litre d'essence remplace dix paires de jambes ou cent paires de bras pour bâtir un monde dérisoire. Le temps est venu de "toucher terre".

Les villes ont toujours existé à travers les civilisations avec leurs grandeurs, palais fastueux, voûtes romanes, ogives gothiques des cathédrales, parcs et pièces d'eau, théâtres et places animées, entrelacs d'humbles ruelles, créations artistiques, innovations architecturales, bouillons de culture et métissage, témoins de l'Histoire et du patrimoine humain... et leurs décadences.

La ville rurale.

Pendant des millénaires, l'expansion des villes, en surface et en population, se régule selon la capacité de la paysannerie à gérer les besoins fondamentaux des cités. Erigées au temps des civilisations rurales, elles vivent aux dépens des surfaces agricoles environnantes, du travail des paysans, des serfs ou des esclaves qui paient les charges : taille, gabelle... prélevées par les collecteurs d'impôts, soutenus par une armée en cas de jacquerie.

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La ville industrielle.

L'ère industrielle amorce la désertification des campagnes et engendre progressivement les agglomérations urbaines surpeuplées. En imposant de produire de plus en plus de nourriture avec de moins en moins de main-d'oeuvre (60% des exploitations agricoles ont disparu en 30 ans), les villes deviennent aujourd'hui un non-sens en matière de gestion des territoires. Totalement sous perfusion, elles ne pourront survivre à l'inéluctable rareté des énergies fossiles limitées et polluantes.

Vers la moitié du XIXé siècles, avec la découverte des richesses du sous-sol, les pionniers du "développement" produisent en série des objets manufacturés et, surtout, inventent le machinisme agricole. Les moteurs et la chimie ont ainsi fait chuter la population agricole de 70% à 3% en un siècle environ. Cette main-d'oeuvre libérée (ou plutôt exilée), afin d'être disponible sur place, s'engouffre dans la gueule des usines implantées dans les villes qui ne sont plus des places de marché et des lieux de négoce mais des centres industriels grossissant en nombre d'habitants et en surface, au fil du développement scientifique et technologique.

Encerclé dans l'étau de ses nouvelles ceintures, le centre-ville devient centre historique, les agréables rues piétonnes aménagées offrent aux passants et touristes le témoignage de l'époque préindustrielle. Le coeur des villes abrite les nouveaux commerces : centres de téléphonie, agences immobilières, assurances et banques... tout un symbole ! Peut-on encore appeler "villes" ces banlieues aux cages superposées construites à la hâte où dorment, entassés dans les constructions "hors-sol" des cités-dortoirs proches des zones industrielles, les esclaves du développement ?

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Afin d'alimenter les villes en énergie, matières premières et nourritures, le transport devient la clé de voûte stratégique sans laquelle la ville industrielle n'existerait pas (90% des régions européennes sont dépendantes de la grande distribution et des transports internationaux). Les infrastructures concernant la gestion de l'eau potable, des eaux usées, des déchets et des services deviennent de plus en plus lourdes et onéreuses. Ainsi, la ville contemporaine est indissolublement liée au développement industriel. L'empreinte écologique et l'emprise au sol des mégapoles est démesurée : pour survivre, la ville de Londres a besoin de 150 fois sa propre surface. La laideur des banlieues, la délinquance, le manque diffus de nature, la destruction du tissu social rural et des sociétés sont les conséquences humaines d'une absence de gestion des territoires.

Source : Patrick Baronnet, Biocontact Février 2010.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 24 Mars 2010

Dans le numéro 67 d'Oxygène paru le 6 janvier 2010, trois pages étaient consacrées au casse-tête du stationnement en ville. Bruno Defait, délégué aux transports, à la circulation et aux déplacements y faisait part en page 5 de la volonté municipale de contenir l'espace dédié à la voiture avec en point de mire une véritable ambition d'envisager sérieusement une société de l'après voiture. D'une manière générale, les questions du stationnement et de la circulation reviennent souvent dans les problématiques soulevées par une majorité de conseils de quartier, du nord au sud, d'Edgar Degas à Nonneville.

Un soir de novembre en réunion publique à Nonneville, ce même Bruno Defait avait donné quelques chiffres d'une tendance qui dans sa voix sonnait comme fataliste, voire irréversible. 38000 véhicules à Aulnay-sous-Bois et ce chiffre en croissance d'1% par an. 5000 voitures supplémentaires entre 1993 et 2009 soit 11 terrains de football. A la fin de l'année dernière, le parc automobile aulnaysien s'est enrichi de la superficie d'un terrain de football supplémentaire, alors que dans le même temps certains axes routiers n'ont pas changé depuis 1930.

voiture
Cette croissance est évidemment issue de comportements individuels, mais les pouvoirs publics et notamment localement les mairies ont leur rôle à jouer pour offrir de véritables alternatives à la voiture. Le petit sondage sans prétention organisé par Aulnaylibre ! sur la question montre une tendance lourde puisque 70% de ceux qui ont répondu semble considérer qu'il est difficile de se passer d'une voiture dans notre ville. Or, il arrivera fatalement un moment où la limite du supportable en termes de circulation et de pollution pointera son nez à l'horizon. Il suffit déjà d'observer certains axes routiers aux heures de pointe pour s'en convaincre. Je cite par exemple le rond-point des rues Jacques Duclos, Camille Pelletan et Maximilien Robespierre ou l'horrible carrefour du Soleil-Levant.

A l'heure où l'urbanisation de notre ville est programmée, avec la construction d'au moins 250 logements par an, la circulation est un enjeu crucial et c'est là qu'une densification sur les grands axes de centralité, à proximité de la gare, des transports et des commerces prend tout son sens. Sinon quel impact aura cette densification sur la circulation si elle s'effectue dans des zones excentrées et mal desservies rendant quasiment nécessaire l'utilisation d'une voiture ? Et ceci d'autant plus si, dans le même temps, aucune alternative crédible et incitative ne s'offre aux habitants...

Ci-dessous je relaie un article des Echos, qui semble démontrer que la part de la voiture est en recul dans toutes les grandes villes françaises, soit sous l'effet de véritables politiques municipales volontaristes ou pour des raisons économiques et démographiques... Nous suivrons évidemment la tendance aulnaysienne avec un intérêt particulier...  

Stéphane Fleury

Le centre d'études sur les réseaux, les transports et l'urbanisme (Certu) effectue régulièrement depuis plus de trente ans, à la demande, des "Enquêtes ménages déplacements" dans les plus grandes agglomérations. Ces solides enquêtes de terrain permettent de suivre à méthode comparable, l'évolution dans le temps et entre villes de tous les modes de transports, y compris les deux roues et la marche à pied. Trois études récentes publiées à Bordeaux, puis à Strasbourg et Toulon confirment qu'une évolution, qui avait surpris en 2006 à Lille, et à Lyon, s'est généralisée dans toutes les villes importantes : partout la voiture cède du terrain par rapport au transport public et aux modes doux.

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Cette tendance lourde est corroborée par d'autres approches nationales (Comptes de la nation, ventes de carburants, enquêtes Insee-Inrets) et par les observations des autres pays ouest-européens. Pour Jean-Marie Guidez, expert en mobilités au Certu, "il est maintenant certain qu'une rupture s'est produite aux environs de 2004-2005. Jusqu'à cette époque, après les décennies d'envolée de l'usage de la voiture, les experts pensaient que 1 point de part de marché gagné serait une performance. Or on constate des gains de 7 points à Strasbourg et de 4 à 5 points dans plusieurs villes".

Les causes du reflux sont multiples : prix du carburant, politiques de transport et d'urbanisme sur plusieurs mandats électifs (lignes de métros, trams, train en périurbain, transports en sites propres, "effet réseau", limites à la circulation et au stationnement, plans de déplacements urbains (PDU)...), floraison de modes doux alternatifs (vélo, covoiturage, autopartage), glissement de la "voiture objet et patrimoine" vers la "voiture service", hausse de la conscience environnementale, proportion plus importante de retraités moins mobiles que les actifs...

 

Pour Jean-Marie Guidez, "les mêmes causes produisant les mêmes effets, la tendance devrait se confirmer : l'énergie pas chère est finie, les politiques de rééquilibrage urbain se renforcent, le vieillissement de la population s'accentue...". De nouvelles causes agissent dans le même sens, comme le resserrement des budgets des ménages, le développement de la journée continue qui supprime les déplacements du déjeuner, ou l'émergence d'un "e-comportement" qui rend plus sédentaire (on peut tout faire à la maison : courses, rencontres familiales...).


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Toutes les municipalités aux politiques volontaristes n'ont pas forcément mené des enquêtes standardisées de ce type qui permettent la comparaison entre villes et dans le temps. Mais la synthèse met en valeur quelques "villes vitrines" aux politiques persévérantes qui ont le plus comprimé la part de la voiture comme Strasbourg ou Lyon, laquelle récolte les résultats de trente-cinq ans d'efforts, pionnière en province du métro, du tram et du vélo. L'effort est aussi payant, bien que plus difficile, dans l'agglomération moins dense de Lille Roubaix Tourcoing. Mais l'effort politique n'étant pas la seule cause du transfert modal, la tendance profite aussi à des villes moins volontaristes. Les limites à cette évolution sont la capacité des transports alternatifs à absorber un report trop important et les petites villes où la densité de l'habitat et les solutions alternatives à la voiture sont moindres.

Source : Olivier Noyer, les échos 1er Février 2010.

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Transports

Publié le 22 Mars 2010

C'est bien connu, un dessin vaut souvent mieux que de longs discours. Coup de chance, Aulnaylibre ! a dans son carnet d'adresses une personne capable de croquer la ville avec talent en quelques coups de crayons. Aujourd'hui au menu : la rue Fernand-Herbaut et l'impasse des marronniers.

 

Petit résumé de la situation.

Depuis plusieurs mois, Christian Picq lutte contre le projet immobilier d'un promoteur privé  afin de préserver le cadre de vie de son quartier. Cela ressemble comme deux gouttes d'eau au combat mené par Madame Leconte-Vincent et les riverains de la rue de Pimodan, dont chacun connait l'heureuse issue.

D'un côté la rue de Pimodan, dont la problématique est réglée en l'espace d'un mois à grands renforts de publicité dans Oxygène et par la tenue de deux réunions publiques en présence du maire. L'épisode de la rue de Pimodan a-t-il été une belle opération de communication tombant à pic en plein contexte électoral, puisque montrant Monsieur Ségura en sauveur d'un quartier pavillonnaire de centre-ville ? On serait d'ailleurs curieux de savoir ce qu'en pense Alain Amédro, adjoint à l'urbanisme, qui a brillé par son absence lors de ces événements et qui prône pourtant une densification de centralité. Mais peut-être n'y a-t-il déjà plus d'adjoint à l'urbanisme à Aulnay-sous-Bois ?

De l'autre, la rue Fernand-Herbaut et l'impasse des marronniers qui semblent susciter une indifférence générale du côté de la municipalité.

Y-aurait-il deux poids, deux mesures ? 

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fais-moi un dessin !

Publié le 20 Mars 2010

Que font-elles de nécessaire les villes ?
Font-elles le blé du pain qu'elles mangent ?
Font-elles la laine du drap qu'elles portent ?
Font-elles du lait ? Font-elles un oeuf ? Font-elles un fruit ?

Elles font la boîte. Elles font l'étiquette.
Elles font le prix.
Elles font la politique.
Elles font la réclame.
Elles font du bruit.

Elles nous ont ôté l'or de l'évidence, et l'ont perdu.

Lanza del Vasto

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Humeur

Publié le 19 Mars 2010

Je n'ai pas encore eu la chance de visiter la Turquie. Mais puisque ce pays est à l'honneur à Aulnay-sous-Bois ces jours-ci, piqué par la curiosité, j'ai décidé de regarder Crossing the bridge, the sound of Istanbul. Ce film est programmé ce samedi 20 mars à 18H30 à l'Espace Jacques Prévert. 

 

crossthebridge.jpg   
C'est un voyage au bout de la nuit. Même fièvre, même tourbillon. C'est un voyage à Istanbul, à travers sa musique. Crossing the bridge, the sound of Istanbul, documentaire de Fatih Akin, débute par ces mots : si vous voulez connaître une civilisation, il faut écouter sa musique. La musique peut révéler absolument tout sur un endroit.

En suivant les pas d'Alexander Hake, un joueur de basse allemand, c'est une véritable immersion dans la ville qui s'offre à nous l'espace d'une heure et demie. Ce qui caractérise Istanbul, c'est le détroit du Bosphore qui la sépare en deux. Sorte de frontière invisible entre l'Europe et l'Asie, entre tradition et modernité. Bercés par de multiples influences, ses habitants ont préféré s'ouvrir et assumer un mélange aussi mystérieux qu'envoûtant.

bosphore.jpg
Istanbul offre un panel de sonorités d'une richesse et d'une variété hallucinantes. De la musique traditionnelle turque, en passant par celle des tziganes à la frontière avec la Grèce, le flamenco, le rock, le psychédélisme, la noise music, le rap, le hip-hop, jusqu'aux danseurs de break-dance, sans oublier la musique kurde interdite dans le pays jusque dans les années 90, l'univers musical de la ville semble sans limite et ouvert à tout.

Ce qui frappe c'est que la musique semble partout dans la ville, et notamment dans la rue, où elle sert parfois de vecteur pour oublier la misère. Entre deux rives, un pied sur deux continents, conservant la mémoire du passé mais en même temps tournée vers le futur, tantôt noyée de triste mélancolie, puis poussée par une irrésistible joie de vivre, Istanbul évolue souvent en équilibre instable mais finit pourtant par trouver sa voie. Celle qui consiste à accepter son incroyable diversité. 

 

Etonnant voyage donc, dont on sort étourdi et fasciné. Sous le charme. Conquis. On se met alors à rêver qu'il n'y ait plus de Nord, de Sud, d'Ouest, d'Est mais seulement des ponts ouverts dans toutes les directions et qu'ils suffiraient de traverser pour se rencontrer. Oui, c'est exactement cela. Crossing the bridge... Traverser le pont...

Stéphane Fleury.

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Culture

Publié le 18 Mars 2010

banlieue1Inutile de lui demander, une énième fois, comment réussir en banlieue ? Laurence Lascary répondrait comme à l'accoutumée : "On se prend par la main et on essaye de faire quelque chose, comme tout le monde". Pourtant, Laurence Lascary n'est pas comme tout le monde. A 29 ans, elle vient de recevoir un deuxième prix qui consacre sa petite entreprise, une société de production audiovisuelle baptisée De l'autre côté du périph'. Le premier, elle l'a reçu en novembre 2008 des mains de Fadela Amara, lui décernant le Grand Prix "Talents des Cités". Quant au deuxième prix, "Envie d'Agir", -décerné sous la tutelle du Haut Commissaire à la Jeunesse de Martin Hirsch-, il récompense l'entrepreneuriat social.

Avec aujourd'hui trois employés, De l'autre côté du périph', fondée début 2008 et implantée à Montreuil (93), veut mettre en avant dans ses productions audiovisuelles "les populations sous ou mal représentées à l'écran". Le fil conducteur de cette société de production est celui du film éponyme de Bertrand et Nils Tavernier, sorti en 1998, dans lequel père et fils ont suivi pendant trois mois la vie d'un quartier, en l'occurrence celui des Grands Pêchers, à Montreuil (93). "C'était la première fois, confie Laurence Lascary, qu'un documentaire prenait ancrage dans une ville de banlieue, de façon dépassionnée et sans donner les archétypes habituels...".

Laurence Lascary souhaite "normaliser la banlieue" et ceux qui y vivent en "racontant des histoires". camera.jpgPour cela, elle s'est entourée de jeunes réalisateurs, majoritairement issus de ces quartiers. Elle soutient aussi actuellement le court-métrage d'un jeune réalisateur de Stains (93), Cédric Ido. Afin de trouver les financements pour ce court-métrage intitulé Les Sabres, Laurence Lascary a voulu associer les internautes à la production, en créant un blog de "production participative", où internautes et entreprises pourront soutenir financièrement le projet. "Si je devais seulement compter sur le CNC [Centre National du Cinéma et de l'image animée] et sur les aides publiques, je ne suis pas certaine que mes projets seraient soutenus... Parce que le danger en banlieue est d'être enfermé dans l'amateurisme, il est important d'avoir une vraie démarche professionnelle", explique celle qui amène à leur terme tous les projets qui lui tiennent à coeur.

Récemment, elle a réalisé, en partenariat avec l'association Les Indivisibles, une série animée intitulée : Etoitékoi. Elle montre des personnages victimes de préjugées ethno-raciaux. Ce projet, de 26 épisodes dans un premier temps, est destiné aux télévisions. Pour Rokhaya Diallo, présidente des Indivisibles, "l'idée n'est pas de faire une série sur le racisme, mais une série humoristique dans laquelle on pourra traiter les questions liées au racisme avec humour !".

Les Indivisibles, association créée en 2007, se sont rendus célèbres l'année dernière en organisant une cérémonie parodiant les Césars. Les "Y'a bon awards" sont des trophées en peaux de bananes décernés aux personnalités médiatiques s'étant distinguées par des propos "ethno-racistes".

Source : Adrien Chauvin in Le Monde pour directmatinplus. 26/02/2010.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Culture

Publié le 17 Mars 2010

La démocratie locale et participative a visiblement suscité beaucoup d'espoirs chez certains aulnaysiens. La déception semble être à la hauteur de l'espérance si j'en crois ce nouveau témoignage qui est parvenu jusqu'à nous... Je rappelle au passage qu'Aulnaylibre ! reste un laboratoire expérimental citoyen et que chacun peut s'y exprimer... On peut même parler de COS sans s'énerver !

Alors n'hésitez pas à prendre la parole ! Aulnaylibre c'est une centaine de lectrices/lecteurs par jour avec un record à plus de 150 ces deux derniers jours. Merci.

Notre adresse email de contact : aulnaylibre@yahoo.fr

Très cordialement.
Stéphane Fleury

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L'appel d'une mairie qui disait être à notre écoute, qui disait que l'époque ou la mairie décidait seule était révolue, qui privilégiait le social, la création et la nature, a fait écho à mon désir de république, de partage et c'est le coeur empli de citoyenneté, d'envie d'aller de l'avant, de participer à la naissance d'une belle utopie, que je suis devenu avec une grande fierté délégué de quartier. Je n'étais plus dans l'espoir, j'étais dans la concrétisation d'une belle réalisation humaine.

J'étais dans une démarche d'enthousiasme mais d'indulgence, la mise en place n'était pas évidente, nous essuyions les plâtres. Mais voilà ; le temps passe, les défauts s'installent et s'amplifient de telle manière, qu'il n'est plus possible de croire aux erreurs de jeunesse, et le sentiment d'un fait exprès prend le dessus.

Dans notre quartier il n'est pas de bon ton d'inviter qui l'on veut, de traiter certains sujets, de proposer des idées, surtout si elles concernent le regroupement fréquent des différents délégués de quartier.

Nous nous trouvons limité à discuter de la place du piéton et des crottes de chien...

Pour moi, la démocratie participative n'est pas morte. Elle n'est même pas née.

Et là je regarde la ville différemment et je me pose la question : qu'en est-il de la démocratie tout court dans cette mairie où l'on nous a tant promis, surtout le dialogue, l'échange, et où d'un revers de main on prend le pouvoir absolu de pire manière que ceux que l'on critiquait jadis ?

Cette démocratie participative n'a, elle, tout bonnement pas été mise en place.

Du style cause toujours pendant ce temps j'agis à ma guise.

Une telle impunité est-elle admissible ?

Adam Nombre

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Démocratie de proximité

Publié le 16 Mars 2010

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J'étais à la réunion des délégués de notre quartier " Vieux-Pays, Roseraie, Bourg ", ce lundi 8 mars à la Ferme du Vieux Pays où nous avons eu la visite de M. Le Maire M. Segura. Il souhaitait s'exprimer sur deux sujets traités dans notre groupe et sur lesquels nous attendions des précisions : le 57 et le 59 rue Jules Princet et la rue des Saules. Un compte rendu de cet événement sera fait prochainement. Je souhaite simplement revenir sur une réflexion de M. Le Maire au sujet du projet de la rue des Saules.

Non seulement il a de nouveau qualifié ce projet de petit projet, qui n'en était qu'au début, mais il a soutenu que le projet présenté n'était qu'un croquis tracé à la va-vite sur un bout de table. Je faisais partie de la réunion que nous avons eue en Mars 2009 à la Mairie avec M. Amédro et ses collaborateurs, au cours de laquelle ce premier projet nous a été présenté.

Il s'agissait d'un dossier complet, établi par un architecte installé sur la place de Paris avec plans détaillés des logements, des parkings, d'un parking souterrain de 52 places et comprenant des photos. Ces photos étaient prises dans les rues adjacentes autour de la rue des Saules et montraient des pavillons avec des indications d'ouverture éventuelle entre la rue du Sausset et la rue des Saules.

 

C'était donc un projet réfléchi, avancé et structuré et non un croquis en bout de table.

 

M. Le Maire a également soutenu que notre projet de construction rue des Saules lui avait été communiqué en février, alors que nous avons la preuve écrite de son secrétariat, que notre projet a été remis le 18 janvier 2010. La date en elle-même n'est pas importante mais le fait de rendre publiques des informations erronées est étonnant de la part du Premier Magistrat de la Ville.

 

Ces petits détails sont révoltants et incitent à la plus grande prudence quant aux autres assurances données par la municipalité. Le doute est installé et si M. Le Maire regrette que ses propos ne soient pas pris comme argent comptant, il en est certainement le premier responsable.

 

Anne-Marie Lobbé.

 

 

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Rédigé par Anne-Marie Lobbé

Publié dans #Démocratie de proximité

Publié le 15 Mars 2010

Ces derniers temps, Aulnay-sous-Bois est décidemment sous les feux de la rampe. Tout le monde a, par exemple, encore en mémoire le disque Chicago Blues - A Living History, pour lequel notre chère cité a été nominée aux grammy awards. Cette fois-ci, c'est sous la forme d'une apparition dans le guiness book des records, que notre bonne ville pourrait de nouveau faire les gros titres. 

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Aulnay-sous-Bois serait en effet détentrice de la plus courte piste cyclable du monde ! Comme indiqué sur la photo ci-dessus, elle se situe à quelques coups de pédales de la gare, avenue Germain Papillon. 

pistecyclabletotale         psitecyclablebarredefer.JPG

Tout commence pourtant bien. Un joli cycliste de peinture blanche pour être sûr qu'il n'y ait pas d'erreur. J'entre en selle, et trois tours de chaîne à vélo plus loin c'est déjà fini ! 14mètres53, ni plus, ni moins, record du monde !

A noter également pour les plus distraits qui prennent le vélo en levant la tête pour flâner un peu, il faut éviter les plots métalliques et la barrière de fer en bout de piste !

Réaliser une telle piste cyclable, personne n'y avait pensé...

Comme quoi, si à Aulnay-sous-Bois on a plus de taxe pro, on a encore des idées !

Stéphane Fleury

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Humeur

Publié le 13 Mars 2010

Comme un je ne sais quoi dans l'air... C'est à peine perceptible, mais après un hiver qui a semblé durer des siècles, il arrive enfin... Le printemps ! Pour preuve, ces magnifiques jonquilles fraîchement sorties rue Jean Charcot.

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Notre ami blogueur Jérôme Charré avait pu le constater en son temps, la texture du sol aulnaysien est tellement riche que même la végétation pousse dans le goudron. On comprend alors mieux pourquoi Aulnay-sous-Bois arbore fièrement 4 étoiles, soit le plus haut niveau des villes et villages fleuris.

Mais ce n'est pas tout. Puisqu'en effet, ces jonquilles sont des jonquilles écologiques, et si elles ont été placées au milieu de la route ce n'est pas par hasard.

potjonquilles.JPG
L'image ci-dessus parle d'elle-même. On distingue clairement la fumée d'un pot d'échappement usagé et c'est là que la jonquille écologique intervient et joue son rôle de véritable aspirateur de CO2. A noter qu'elle fait de même avec la fumée des mégots de cigarettes jetés par la fenêtre des conducteurs peu soucieux de l'environnement.

Nous le savons,  le local a partie liée avec le mondial. Et si la ville d'Aulnay-sous-Bois n'a pas les moyens de construire dix pavillons écologiques en zone pavillonnaire, et bien  nous avons tout de même nos jonquilles, qui, à leur petite échelle luttent contre le réchauffement climatique. De quoi entrevoir des lendemains qui chantent après la déception de
Copenhague.

Comme quoi, rien n'est encore perdu.

Si à Aulnay-sous-Bois on a plus de taxe pro, on a encore des idées !

Stéphane Fleury.








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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 12 Mars 2010

Au moment où je lisais un tract électoral, en vue des régionales du week-end prochain, qui envisageait la construction de 60 000 logements par an en Ile-de-France, je suis tombé par hasard dans une cage d'escalier sur cette affichage de la CNL 93. La CNL c'est la confédération nationale du logement, la plus importante association de locataires.

 

Dans la communication de la CNL que je reproduis ci-dessous et qui date de février 2010, l'association s'affirme très prudente quant à l'atteinte de l'objectif de l'OPH de construire 300 logements. Deux obstacles à cela selon elle : les problèmes de financement et les hausses de loyers...

 

Stéphane Fleury.

 

 

Au conseil d'administration du 4 février 2010, une présentation du budget inquiétante.

Budget       : 41 716 427 euros
Emprunts : 20 847 938 euros

Les emprunts correspondent à 50% du budget.

L'objectif de l'OPH : Construire 300 logements.

Construire, oui, mais sans remettre en cause l'équilibre financier de l'OPH au risque d'un déficit budgétaire à terme.

Construire, oui, mais avec un financement de subventions substantielles correspondant à l'objectif.

La CNL dénonce le désengagement financier de l'état et des collectivités (région, département, municipalité).

Le président de l'OPH, Monsieur Ségura, estime que pour atteindre cet objectif, il est à considérer la sous-évaluation des loyers de 10 à 15% de l'OPH d'Aulnay-sous-Bois comparativement à d'autres offices, sous entendue une augmentation potentielle.

Déclaration surprenante d'un président maire de "gauche" qui pense que les loyers ne sont pas assez élevés.

 

Locataires, attendez-vous à des lendemains qui déchantent.

La CNL, avec vous, s'oppose à toute augmentation de loyers.

 

Source : La CNL 93, Aulnay-sous-Bois Février 2010.

 




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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 11 Mars 2010

Ces temps-ci, comme chacun le sait, l'urbanisme est un thème assez récurrent dans les conversations aulnaysiennes. Profitant d'une fiche pratique d'une habitante de notre cité, à laquelle je fais un clin d'oeil amical au passage, Aulnaylibre aborde ce matin la préemption. Ce n'est pas le sujet le plus fun du moment, j'en conviens, mais parfois il est utile de connaitre ses droits. Voici donc quelques informations ci-dessous.

Stéphane Fleury.  


Lorsque vous vendez votre maison, la commune peut user de son droit de préemption pour acheter votre bien. Mais vous disposez de moyens pour vous faire entendre. Toute commune a la possibilité, dans le cadre de sa politique d'aménagement, de s'arroger des prérogatives en vue de réaliser des opérations d'intérêt général (création de logements sociaux, d'équipements collectifs, accueil d'activités économiques...). Elle peut ainsi instaurer un droit de préemption urbain (DPU) sur tout ou partie de son territoire. Lorsqu'un bien immobilier (maison, terrain nu...) est mis en vente, elle peut se substituer à l'acquéreur. L'acheteur évincé  ne peut prétendre à aucune indemnisation. Il récupère seulement la somme versée d'avance au moment de la signature de la promesse ou du compromis de vente.

S'informer avant de vendre.

Vous pouvez vous renseigner auprès des services d'urbanisme de la mairie afin de savoir si votre bien se trouve (ou risque de se trouver prochainement) dans une zone de préemption. Si c'est le cas, rien ne vous empêche d'adresser vous-même une demande d'acquisition à la commune. Si celle-ci vous informe de son intention d'acheter, inutile de chercher un acquéreur. Mieux vaut négocier directement avec la mairie. Avant de signer le moindre document, prenez toutefois conseil auprès d'un avocat spécialisé, ou de spécialistes en la matière.


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La commune doit être prévenue de la vente.

Une fois la promesse ou le compromis de vente signé, le notaire informe la mairie de la mise en vente de votre bien par le biais d'une déclaration d'intention d'aliéner. Celle-ci fait état de votre identité, de la nature du bien vendu et des conditions de la vente. Le maire dispose alors d'un délai de deux mois, à compter de la réception de ce document, pour informer le notaire de son souhait d'acheter ou non. Son silence équivaut à un refus d'acquérir. Vous pouvez alors vendre votre bien, mais seulement au prix et aux conditions indiquées dans la déclaration d'intention d'aliéner.

A noter que si aucune déclaration n'est envoyée à la commune, le maire peut, pendant 5 ans à compter de la publication de l'acte à la Conservation des hypothèques, demander l'annulation de la vente. 

La commune accepte le prix.

Si la commune vous fait savoir qu'elle souhaite exercer son droit de préemption et accepte le prix demandé, vous êtes obligé de lui vendre votre maison. L'acte authentique de vente doit être signé dans les 3 mois suivant l'acceptation par la commune. Celle-ci doit vous payer dans les 6 mois. Vous avez le droit, et tout intérêt, à rester dans les lieux jusqu'au paiement intégral du prix. En cas de retard de paiement, vous pouvez saisir le tribunal de grande instance pour demander des intérêts de retard.

La commune propose un prix inférieur.

Vous avez 2 mois à compter de la réception de la réponse de la mairie pour vous décider. Vous pouvez accepter l'offre, la refuser, ou renoncer à vendre. Votre silence sera interprété comme un refus de vendre. Si vous refusez le montant proposé par la commune, celle-ci doit saisir le juge de l'expropriation afin qu'il détermine un prix. Il vous faudra démontrer que celui proposé par la commune est trop faible, en présentant des références de biens semblables au vôtre vendus récemment près de chez vous. Bien que ce soit facultatif, il est recommandé d'avoir recours aux services d'un avocat spécialisé afin de constituer un dossier solidement étayé.

Si vous jugez la proposition de la commune insuffisante, n'hésitez pas à la refuser. La mairie devra saisir le juge de l'expropriation afin qu'il fixe le prix de vente :

Etape 1 : informez la mairie que vous acceptez de vendre, mais pas au prix proposé (par lettre recommandée avec AR).

Etape 2 : la mairie a 15 jours à compter de la réception de votre réponse pour saisir le juge de l'expropriation (tribunal de grande instance). Elle doit consigner dans les 3 mois une somme d'argent (15% du prix évalué par les Domaines).

Etape 3 : le juge de l'expropriation rend sa décision et fixe le prix de vente. Vous disposez alors d'un délai d'un mois pour choisir de faire appel de la décision ou non.

Etape 4 : vous ne faites pas appel dans le délai de 1 mois. Vous avez encore 2 mois pour choisir entre deux options :

- Vous acceptez le prix fixé. L'acte de vente est signé chez le notaire dans les 3 mois à compter du jugement devenu définitif. Dans tous les cas, restez dans le logement jusqu'au paiement intégral du prix (en principe dans les 6 mois).

- Vous renoncez à la vente. Adressez un courrier recommandé avec AR à la mairie pour l'informer de votre décision. A noter que la mairie peut aussi renoncer à acheter. Dans ce cas, vous avez cinq ans pour vendre le bien à la personne de votre choix, mais au prix fixé par le juge (révisé selon l'indice du coût de la construction).

A noter enfin que si la vente a été confiée à un agent immobilier, la commune lui versera sa commission s'il est indiqué, dans la déclaration, que ces frais sont à la charge de l'acquéreur.

maisoneuro2.jpg

Vous contestez le droit de préemption.

Vous avez également la possibilité de faire annuler la décision de préemption pour illégalité. Il vous faut alors démontrer devant le tribunal administratif que la procédure de préemption n'a pas été respectée (décision non ou mal motivée, délai non respecté). L'assistance d'un avocat spécialisé en droit administratif est vivement recommandée pour ces dossiers à caractère technique. Si cette situation vous a occasionné un préjudice, vous pouvez demander à être indemnisé (par exemple, perte de revenus qui auraient pu être tirés du placement du capital correspondant au prix de vente). Les juges se prononcent au cas par cas. Si la préemption est annulée, aucune nouvelle décision de préemption ne peut intervenir pendant un an à compter de la décision de justice définitive. Durant ce délai, vous pouvez donc vendre librement aux prix et conditions que vous souhaitez.

Contrôlez l'utilisation du bien.

Si, dans les cinq ans après l'avoir préempté, la commune utilise le bien à une autre fin que celle initialement prévue, elle doit vous en informer et vous pouvez alors intenter un recours en illégalité. Par ailleurs, si elle revend le bien, elle doit vous proposer en priorité de le racheter.

En cas de désaccord sur le prix, c'est le juge de l'expropriation qui est compétent. Si, finalement, vous renoncez à racheter, la commune doit alors proposer le bien à l'acquéreur évincé, c'est-à-dire celui qui est cité comme acheteur dans la déclaration d'intention d'aliéner.

Où trouver l'info ?

Auprès de l'agence départementale pour l'information sur le logement (Adil). Coordonnées de votre agence au 0 820 1675 00 (0,12
€/mn) et sur www.anil.org 

Auprès de l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) : 11, quai Anatole-France, 75007 Paris. Coordonnées de votre chambre syndicale au 01 44 11 32 42 et sur
www.unpi.org

Pour télécharger la déclaration d'intention d'aliéner : Formulaire Cerfa 10072*01 sur le site www.service-public.fr dans "Services en ligne et formulaires", taper "déclaration d'intention d'aliéner".

Source : Pleine vie, les fiches pratiques de la vie quotidienne. En collaboration avec Frédérique Lehmann. Février 2010.

 






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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 10 Mars 2010

Je relaie ici un petit article qui parle d'urbanisation, de terres agricoles et d'indépendance alimentaire. Il ne m'en fallait pas plus pour me replonger dans le Soylent Green (Soleil Vert) de Richard Fleischer sorti en 1973... Un film qui parle d'urbanisation galopante, de surpopulation, de goût et de nature, et qu'évidemment je recommande chaudement. Je n'ai pas pu vérifier l'info, mais il se murmure dans les milieux autorisés que ce long métrage était prévu à la programmation samedi soir sur France 3 mais qu'un candidat PS aurait fait pression pour décaler sa diffusion. En effet, une des scènes bouleversantes du film, où Sol Roth se meurt en visionnant des images de la nature perdue, aurait été jugée trop subversive pour une veille d'élection régionale !

Stéphane Fleury.

 

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C'est la rupture d'une tendance historique de plus d'un siècle : en 2008, la forêt a cessé de gagner du terrain en France, après une progression continue pendant plus de 150 ans. Ce tournant majeur dans l'occupation du territoire a été observé par les statisticiens du ministère de l'Agriculture, dont l'enquête sur l'utilisation du territoire a été publiée fin 2009. Menée chaque année depuis les années 1960, l'enquête observe l'occupation des terrains sur plus de 300 000 points du territoire. En 2008, il est apparu que les sols boisés reculaient (16,946 millions d'hectares) par rapport au relevé précédent (16,974 millions d'hectares).

 

Ce tournant s'inscrit dans un phénomène général et continu de conversion des terres agricoles vers d'autres usages. Jusqu'à présent, ce mouvement s'opérait en partie par boisement, en partie par urbanisation. C'est maintenant l'urbanisation, ou "artificialisation des sols", qui absorbe les terres agricoles abandonnées. Les chiffres montrent aussi que l'urbanisation des sols s'accélère : de 54 000 hectares par an dans la décennie 1982-1992 à 74 000 hectares par an sur les années 2006-2008. Ce rythme dépasse largement la croissance de la population.


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Tous les dix ans c'est l'équivalent d'un département qui est absorbé par l'artificialisation. Le danger est réel. " Le gaspillage des terres agricoles continue inexorablement " écrit André Thévenot, président de la fédération des Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer). L'étalement urbain ne cesse de s'amplifier au détriment des espaces agricoles, forestiers et naturels périurbains, au risque de perturber les équilibres écologiques et territoriaux".

 

Un spécialiste du cabinet d'études Solagro, Philippe Pointereau, s'inquiète même pour l'autonomie du pays : " au rythme actuel de pertes des terres agricoles, la France pourrait devenir franchement importatrice de denrées agricoles en 2050 et perdre son indépendance alimentaire ".

 

La cause essentielle du gaspillage de l'espace est le décalage entre le revenu agricole et le prix du foncier : il est toujours plus intéressant de vendre une terre à la construction que de la conserver en culture. Ainsi, le prix national des terres et prés libres était d'environ 5 170 euros l'hectare en 2008, selon les Safer. Mais si le terrain devient constructible, sa valeur est d'un coup multipliée par quatorze dans la Creuse, par cinquante dans la région toulousaine et même par... trois cents en région parisienne.

Quelles solutions envisager ? Des offices fonciers achetant les terres pour la collectivité ? Ou un zonage pérenne et généralisé des terres agricoles ? Quoi qu'il en soit, le facteur-clé sera une volonté politique de maîtriser cette surconsommation d'espace. Les élus locaux sont toujours tentés d'urbaniser, ce qui génère de nouvelles recettes fiscales...

Source : Hervé Kempf et Clèment Lacombe, Le Monde pour Directmatin plus. 2 Mars 2010.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 9 Mars 2010

arbrebarbelesC'est comme ça. Depuis quelques semaines, nous faisons les marchés. A la rencontre des habitants d'Aulnay-sous-Bois, auxquels nous tendons cette petite page d'infos citoyennes. Ceci sous les yeux revolver de quelques militants et élus, dont certains très zélés n'hésitent pas à venir impressionner la galerie face à une jeune fille de 13 ans, en lui faisant comprendre en substance que c'est pas bien de distribuer avec nous ! Un bien bel exemple de démocratie ! Nos ancêtres de 1789 doivent s'en retourner dans leurs tombes !

Le voici donc : infos citoyennes, le vrai journal d'Aulnay-sous-Bois.

 


Un autre journal, un autre regard, un peu moins orienté que celui d'Oxygène le magazine municipal qui ne mord pas la main qui le nourrit.


Cette petite page s'est écoulée à 800 exemplaires en deux jours de marché ! Pas mal !

Stéphane Fleury.


Urbanisme : penser la ville autrement dans un climat apaisé...   

L'article paru dans le Parisien du 26/02/2010 a fait l'effet d'une bombe ! On y apprend, en effet, qu'Alain Amédro élu Vert et 5éme adjoint à l'urbanisme d'Aulnay-sous-Bois est mis à l'écart des principaux projets de construction en cours dans la ville ! Rien que cela ! Soit ses propositions sont rejetées, soit il n'est carrément pas au courant des projets ! Cette situation est indigne de la troisième ville du département de Seine-Saint-Denis. Et une fois de plus ce sont les habitants qui vont en faire les frais...

A Balagny : un espace boisé est amené à disparaître. Les Verts proposent une alternative : Refusé !

A l'Arc en ciel : les habitants demandent la préservation d'un espace vert en réduisant le nombre de logements prévu dans un immeuble. Les Verts soutiennent cette démarche et proposent une alternative : Refusé !

57 rue Jules Princet : proposition d'un projet de maison associative par les habitants du quartier dans le cadre de la démocratie locale. Projet soutenu par Alain Amédro. Aux dernières nouvelles, cette maison, ainsi que celle du 59, serait abattue.

12-16bis rue des Saules : Les riverains, dans le cadre des conseils de quartier, proposent de réaliser 10 pavillons écologiques. Les Verts et d'autres formations politiques saluent à la fois le projet et la démarche démocratique exemplaires. Pourtant, dans le Parisien du 26/02/2010, le maire annonce un autre projet sans en avoir informé le conseil de quartier, ni les habitants. L'adjoint à l'urbanisme Alain Amédro lui-même ne connait pas le projet !

Cette situation totalement rocambolesque n'est pas prête d'apaiser les tensions autour de l'urbanisme. Si même les élus ne dialoguent pas entre eux, comment les habitants des quartiers pourraient espérer être entendus ! Tout comme le secteur Pimodan défendu contre les promoteurs, ou le quartier Edgar Degas en cours de rénovation pour plus de convivialité, tous les aulnaysiens de tous les quartiers ont besoin d'être écoutés quant au devenir de leur cadre de vie.





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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 8 Mars 2010

Première partie : La démocratie locale et participative d'Aulnay-sous-Bois, un malade pas vraiment imaginaire...


citoyens.jpgEn rejoignant mon conseil de quartier Vieux-Pays-Roseraie-Bourg, j'ai adopté une attitude toute britannique, le fameux "wait and see". Observons et voyons ce qui se passe. Certains de nos élus n'ont pas eu la même réserve, et n'ont pas hésité à claironner haut et fort qu'avec la démocratie locale et participative la manière de faire de la politique à Aulnay-sous-Bois allait fondamentalement changer. Décidemment on allait voir ce qu'on allait voir ! Ce volontarisme affiché a fait la une du magazine de communication municipale Oxygène. Le numéro 38 du mercredi 20 mai 2009 en est l'illustration éloquente : les habitants allaient devenir acteurs  de leur ville. Formule très prometteuse.


De simple machine à consommer des tracts distribués sur les marchés en période électorale pour glisser un bulletin dans une urne, le citoyen se voyait offrir la possibilité d'élaborer avec les élus les projets de la ville. C'est en tout cas ce que déclarait Philippe Gente, 18éme adjoint à la démocratie participative en page 3 "Informer la population, se concerter et élaborer avec elle les projets de ville". Lors de notre réunion mensuelle de quartier en février 2010, c'est un véritable ras-le-bol qui s'est manifesté autour de la table. Les délégués ont clairement exprimé leur mécontentement face à l'immobilisme de cet outil qui ne nous mène nulle part.


demo.jpgCertes, nous nous réunissons, mais nous perdons notre temps puisque nous n'avons aucune réponse à nos questions. Premier exemple, un projet de maison associative au 57 rue Jules Princet présenté et voté en conseil de quartier le 8 juin 2009. Aucune réponse pendant des mois jusqu'en février 2010 où Grégoire Mukendi, notre co-président, annonce froidement que les coûts de rénovation s'élèvent à 200 000 euros et qu'il est plus simple de raser la maison. Et puis celle du 59 aussi. Comme cela on pourra construire. Second exemple de la soirée, la rue des Saules. Depuis juin 2009, le groupe de travail a adressé des questions très précises aux services de la Municipalité ( objet des préemptions, incidences sur le zonage au niveau du plan local d'urbanisme en fonction de l'aménagement final, coûts de financement... ). Pas la moindre réponse évidemment.


J'ai dit d'un ton ironique qu'une construction serait achevée sur ce terrain que nos questions seraient encore là sur le formulaire officiel de demandes issues du conseil de quartier ! Las d'attendre des réponses à nos questions, nous avons donc élaboré notre propre projet suite à la réflexion conjuguée d'une centaine de familles du quartier via des questionnaires et un groupe de travail réunissant jusqu'à soixante personnes. Ce n'est pas rien ! Ce projet nous l'avons présenté en conseil de quartier en janvier 2010 et il a été accueilli dans un enthousiasme général. Ce projet tient la route et en plus l'argumentaire pour le défendre s'appuie sur les propres promesses électorales de l'équipe municipale en place !   


Depuis, le collectif de la rue des Saules a reçu un soutien de poids en la personne d'Alain Amédro 5éme adjoint à l'urbanisme, mais aussi celui d'autres formations politiques ayant souligné la démarche démocratique particulièrement exemplaire... Pourtant, lors de la réunion mensuelle de février 2010, une personne autour de la table, visiblement bien renseignée nous a expliqué qu'un autre projet était déjà à l'étude en mairie. C'est un équipement pour l'association Toulouse-Lautrec avec comme maître d'œuvre l'OPH... Ce qui est incroyable c'est qu'Alain Amédro lui-même n'est pas au courant de ce projet !


Quant à nous, nous avons l'impression d'être littéralement pris pour des idiots ! Non seulement nous n'avons pas de réponses à nos questions, mais la mairie élabore dans le dos des habitants et de l'adjoint à l'urbanisme son propre projet ! Lorsque l'on met en perspective cette situation et les paroles de Monsieur Gente en page 3 d'Oxygène : "L'époque où les mairies décidaient seules est révolue !" on constate combien la démocratie locale et participative aulnaysienne est dans un triste état...


A suivre seconde partie : On achève bien les chevaux...


Stéphane Fleury 
          

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Démocratie de proximité