Publié le 14 Janvier 2010

Nous continuons notre série consacrée à l'urbanisme. Toujours le même objectif : donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain.

Episode 7 : la zone
 UI du PLU d'Aulnay Sous Bois.

Zone UI avec un I comme Industrie, c'est assez facile à retenir c'est la zone industrielle. Plus généralement cette zone se définit comme celle des activités économiques qu'elles soient industrielles, artisanales ou commerciales. A Aulnay-sous-Bois elle se situe dans sa vaste majorité au nord et au nord-ouest de la ville comme le démontre la carte ci-dessous.

ZONEUINORDNORSOUEST.JPG

En gris-rose on aperçoit une sorte de L représentant donc la quasi-totalité de la zone d'activités de la ville. En haut à droite on reconnait l'immense site PSA puis en descendant le L, Garonor à l'ouest de la A3. A l'est de la A3 se trouve le centre commercial régional parinor. Juste en bas de ce dernier la fosse à la barbière, puis les ZI du coudray, des mardelles et enfin la garenne.

Au sud de la ville, sur la carte ci-dessous la zone d'activités du secteur Chanteloup.

ZONEUICHANTELOUP

Enfin pour terminer, un petit zoom sur une partie de la zone d'activités située autour du carrefour de l'Europe, ci-dessous.

ZONEUICARREFOUREUROPE

La zone UIf c'est l'ancien garage Renault. Le quartier du carrefour de l'Europe est amené à de grandes mutations à la fois avec l'arrivée potentielle d'une station du métro automatique du Grand Paris et aussi l'installation envisagée d'un multiplex comprenant 11 salles de cinéma.

Pour terminer sur la zone UI, la hauteur maximale des constructions peut aller jusqu'à 25 mètres.


Prochain épisode : la zone US.

Stéphane Fleury

Source Plan : Mini PLU Plan local d'urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Juillet 2009. Echelle 1/6000éme.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 13 Janvier 2010

eolien_offshore-3.jpg

Le gouvernement britannique a jeté les bases d'un gigantesque investissement dans l'éolien en haute mer en désignant neuf consortiums chargés de développer neuf zones, la plupart loin des côtes, pour un investissement total estimé à 100 milliards de livres. L'objectif affiché est que les éoliennes génèrent un quart des besoins en électricité du royaume à l'horizon 2020. Parmi les vainqueurs de l'appel d'offres ne figure aucun français. EDF Energy, filiale d'EDF, était candidat et n'a pas été retenu.

" L'Etat a fixé des objectifs contraignants aux consortiums retenus et va participer au financement, par l'intermédiaire de Crown Estate, l'entité du Trésor qui est chargée d'exploiter plus de la moitié des zones côtières autour de la Grande-Bretagne et qui a accordé les licences ", explique Arnaud Bouillé, directeur des activités éolien offshore au sein du groupe énergies renouvelables chez Ernst & Young. Mais, pour que la volonté politique du gouvernement se concrétise, il va désormais falloir que la technologie et les financements privés suivent. Les défis que vont rencontrer cette série de projets, qui visent une production de 32 gigawatts pour remplir un quart des besoins en électricité du pays en 2020 et dont l'ampleur est comparable aux projets d'exploitation du pétrole et du gaz en mer du Nord des années 1970 et 1980, sont nombreux, selon les spécialistes. Comme l'Allemagne, qui a programmé 30 gigawatts d'énergie éolienne pour les années à venir et le Danemark, la Grande-Bretagne est entreprenante en matière éolienne.

Pour abaisser ses émissions de gaz à effet de serre, la Grande-Bretagne veut 15% de son énergie de sources renouvelables d'ici à dix ans. Ces projets contiennent des installations d'éoliennes à plus de 100 kilomètres des côtes. Les éoliennes seront plus hautes que la tour Montparnasse (un peu plus de 200 mètres ) si on compte les quelque 60 mètres de support sous le niveau de la mer. Parmi les consortiums choisis pour mener à bien ces projets, les grands vainqueurs sont en tout cas le britannique Centrica, propriétaire de British Gas, Scottish and Southern Energy, l'allemand RWE, l'espagnol Iberdrola, qui possède Scottish Power et le suédois Vattenfall. A part ce dernier, ils sont des fournisseurs d'énergie déjà présents en Grande-Bretagne. Le groupe d'ingénierie allemand Siemens, qui fabrique des éoliennes, fait partie d'un consortium retenu.

Le gouvernement attend de ces projets la création de 70000 emplois. Le problème pour l'instant est que les fabricants sont étrangers. Mais nul doute que l'Etat fera tout pour accueillir un producteur d'éoliennes sur son sol. Des grands groupes comme General Electric, Mitsubishi et le français Areva investissent en ce moment pour compter sur ce marché.

Source : Nicolas Madelaine, Les échos, 11/01/2010.

Un autre petit article intéressant sur l'instabilité de la production d'électricité éolienne.

L'énergie éolienne met le réseau électrique sous tension en Allemagne. Selon le "Handelsblatt", le gestionnaire du réseau allemand de Vattenfall s'est trouvé dans une "situation critique" 197 jours l'année dernière. A comparer à 175 jours en 2008, 155 jours l'année précédente et 80 jours seulement en 2006.

Pourquoi une telle évolution ? L'électricité éolienne s'est massivement développée outre-Rhin. Or cette production n'est pas stable, car elle dépend de la puissance du vent. Le 26 décembre dernier, davantage d'électricité a ainsi été produite en Allemagne qu'il n'était nécessaire pour répondre à la demande. Du coup, les acheteurs d'électricité éolienne n'ont pas payé leur énergie sur le marché de gros, mais c'est eux qui ont été payés pour consommer le courant qu'il fallait écouler ! Ils ont reçu 35 euros par mégawattheure.

Source : Les échos, 11/01/2010.
 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 12 Janvier 2010

Nous continuons notre série consacrée à l'urbanisme. Toujours le même objectif : donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain.

Episode 6 : la zone
 UC du PLU d'Aulnay Sous Bois.

La zone UC concentre les habitats collectifs de grande taille implantés sur de vastes unités foncières. Ce qui est particulièrement frappant, c'est que la quasi-totalité de ce type de logements est présente dans le nord de la ville d'Aulnay-sous-Bois. Sur la carte ci-dessous, elle se matérialise en couleur jaune. Chacun reconnaîtra les 3000, les étangs, les merisiers, le Gros Saule et Savigny-Mitry. 

ZONEUCNORD.JPG 

En regardant les différentes zones d'urbanisme de la ville on comprend donc mieux cette dichotomie entre le nord et le sud. Il serait vain de nier ces différences manifestes qui sautent tout de suite aux yeux et qui semblent confirmer qu'il existe bien plusieurs villes dans la ville. Le nord avec ses grands ensembles et qui concentre 88% des logements sociaux. Le centre-ville matérialisé par la zone UA qui s'étend de l'avenue Anatole France au Boulevard de Strasbourg, et enfin le sud très majoritairement pavillonnaire et donc situé en zone UG. Reste à savoir si les futurs projets de construction vont continuer d'accentuer ces déséquilibres ou au contraire vont tendre vers un rééquilibrage sur l'ensemble du territoire urbain aulnaysien.

 

ZONEUCBALAGNY.JPG 

Ci-dessus autre zone UC, celle de Balagny. Pour avoir assisté à la réunion publique de quartier en présence du maire, sur ce secteur, j'ai eu l'impression que le quartier Balagny était à lui seul une autre ville dans la ville de par son isolement et sa situation très enclavée.

ZONEUCPELLETANROSERAIE.JPG

Pour en terminer avec la zone UC située sur le nord de la ville, ci-dessus, les tours de la rue Camille Pelletan jusqu'à la Roseraie en bas à droite. Pour l'anecdote une habitante de longue date du quartier m'a confié que le bâtiment situé dans la zone UC jaune au centre de cette carte et qui forme une sorte de L s'appelle " la banane " !

ZONEUCSUDCHANTELOUP.JPG 

Pour clore sur la zone UC, on notera ci-dessus la seule présence de ce type d'habitat dans le sud de la ville dans le quartier Chanteloup en haut à droite. Pour avoir également assisté à la réunion publique de quartier sur ce secteur, c'est à se demander si Chanteloup n'est pas non plus une autre ville dans la ville, souffrant d'un manque de dynamisme et d'un certain isolement.

Prochain épisode la zone UI.

Stéphane Fleury.

Source Plan : Mini P.L.U. Plan local d'urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Juillet 2009. Echelle 1/6000éme.



Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 11 Janvier 2010

montpieteok

L'ex-Mont-de-Piété à vu sa fréquentation exploser en 2009. Chaque jour, plus de 500 clients ont gagé un bien pour obtenir un prêt d'une année. Les encours de crédit du groupe ont augmenté de 15% en un an et de plus de 30% en deux ans.

D'abord, un peu d'histoire... 

Le premier Mont-de-Piété français a vu le jour en 1577 à Avignon, suivant l'exemple italien du "monte di pietà", institution caritative créée en 1462 par un moine pour lutter contre l'usure. C'est en 1637 que le mont-de-piété ouvre ses portes à Paris sous l'impulsion de Théophraste Renaudot. Mais un arrêté interrompt ses activités sept ans plus tard, lorsque le fondateur de "La Gazette" perd ses défenseurs. Louis XVI rétablit l'institution de prêts sur gages le 9 décembre 1777 pour lutter contre les usuriers devenus de plus en plus nombreux. Le mont-de-piété s'installe alors à l'adresse actuelle, entre la rue des Blancs-Manteaux et la rue des Francs-Bourgeois, dans le 4é arrondissement de Paris. Au début du XIXé siècle, il se voit accorder par Napoléon le monopole des prêts sur gages et ouvre de nouvelles succursales. En 1918, le mont-de-piété devient Crédit Municipal de Paris et amorce le développement de ses activités bancaires, parallèlement aux prêts sur gages. Il est soumis à la loi bancaire de 1984.

Une activité qui s'envole en 2009...

Depuis mai 2009, ils sont chaque mois plus de 1000 clients à franchir, pour la première fois, la porte du 55, rue des Francs-Bourgeois, à Paris. Ils viennent y déposer en gage des bijoux, des tableaux ou tout autre objet personnel de valeur, afin d'obtenir un prêt d'un an qui leur permettra de "tenir" quelques semaines ou quelques mois, en attendant des jours meilleurs. La fréquentation du Crédit Municipal de Paris n'a cessé de progresser à mesure que s'étendait la crise. Cette année, l'institution a accordé chaque mois entre 7 et 8 millions d'euros de prêts sur gage (nouveaux prêts et prêts renouvelés), contre 5 à 6 millions d'euros par mois en 2007 et 2008. Du coup, début décembre, les encours de l'ex-Mont-de-Piété atteignaient 87,24 millions d'euros. C'est 15% de plus qu'à la même époque l'an dernier, 31% de plus qu'il y a deux ans. " Nous sommes un révélateur de l'état de l'économie française : notre activité est très liée à la courbe du chômage et au moral des ménages. Nous connaissons depuis la mi-2007 une croissance exceptionnelle et préoccupante, car malheureusement, on ne voit pas très bien ce qui va l'arrêter dans les mois qui viennent ", commente Bernard Candiard, le directeur général de l'établissement.

Le Crédit Municipal de Paris prête entre 50 et 70% de la valeur du gage, à partir de 30 euros et sans plafond, à des taux d'intérêt qui oscillent entre 4 et 15%. La moyenne des prêts par client est de 780 euros. Près d'un million d'objets sont aujourd'hui stockés dans les magasins du groupe. L'immense majorité des biens (93%) sont récupérés par leurs propriétaires avant l'année d'échéance du prêt. Au-delà d'un an, si les gages ne sont pas renouvelés, ils sont mis aux enchères, le produit de la vente servant à rembourser le prêt et les intérêts. Près de 80 ont été organisées cette année dans l'hôtel des ventes, qui jouxte la salle des engagements. " Nous aurons sans doute un peu moins de ventes en 2009 que les années précédentes, relève Bernard Candiard. Paradoxalement, la crise a en effet réduit le nombre de biens mis en vente, car les gages ont été le plus souvent renouvelés ".

Cela n'a pas empêché quelques belles pièces de trouver preneur. Un petit Renoir est parti cette année à 190000 euros. Le mois dernier, l'aquarelle d'un peintre russe a été adjugée 47000 euros, alors qu'elle était estimée à quelques milliers seulement par les experts. Des collectionneurs se l'étaient disputée après qu'une journaliste eut raconté son histoire à la télévision russe. Une bonne affaire pour le Crédit Municipal ? Pas seulement, car si la perte et à sa charge quand un bien s'est mal vendu, les bénéfices dégagés sont, eux, reversés à l'ancien propriétaire.

Source : Guillaume Maujean, les échos, 30/12/2009.

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Economie

Publié le 8 Janvier 2010

ecranreolais

Comment s'abonner dans 21 cinémas à la fois ?

C'est simple, rendez-vous dans votre cinéma de quartier, membre du réseau Cinémas 93. En vous abonnant, vous bénéficierez du tarif réduit à l'ensemble des salles du réseau, pour toutes les séances.

 

Pourquoi aller au cinéma près de chez vous ?

Vous souhaitez parler cinéma avec Jacques Audiard, Milos Forman ou Francis Ford Coppola ? Assister en avant-première à la projection d'une palme d'or ? Accompagner vos enfants au cinéma sans vous ennuyer ? C'est possible dans les 21 cinémas du réseau Cinémas 93. Associatives ou municipales, classées Art et Essai, ces salles proposent une programmation exigeante, des rencontres avec des réalisateurs, des acteurs. Avec leurs 38 écrans, elles ont fait en 2008 près d'un million d'entrées.

 

Les salles du réseau départemental.

Le Studio à Aubervilliers, Espace Jacques-Prévert à Aulnay-sous-Bois, le Cin'Hoche à Bagnolet, Magic Cinéma à Bobigny, Cinéma André-Malraux à Bondy, Théâtre André-Malraux à Gagny, Cinéma Louis-Daquin au Blanc-Mesnil, Centre André-Malraux au Bourget, L'étoile à La Courneuve, Espace des Arts aux Pavillons-sous-Bois, Théâtre du Garde-Chasse aux Lilas, Cinéma Yves-Montand à Livry-Gargan, Le Méliès à Montreuil, La Fauvette à Neuilly-Plaisance, Ciné 104 à Pantin, Le Trianon à Romainville/Noisy-le-Sec, l'Ecran à Saint-Denis, Espace 1789 à Saint-Ouen, les 39 Marches à Sevran, Espace Paul-Eluard à Stains, Cinéma Jacques-Tati à Tremblay-en-France.


Cinémas 93, l'association.

Pour le Conseil général, Cinémas 93 coordonne le dispositif Collège au Cinéma, l'Aide au Film court et le dispositif de soutien à la création de courts métrages. L'association organise aussi les Rencontres cinématographiques en Seine-Saint-Denis. L'adresse du site est la suivante : http://www.cinemas93.org/

Pour info : pour ne plus être un spectateur passif, Cinémas 93 vous propose de réaliser des " actualités démocratiques ". Seul, avec vos propres moyens, ou encadré par des professionnels dans des ateliers, vous êtes invités à combler les manques de notre société d'information. Ces films courts seront projetés avant les longs métrages dans les salles du réseau.

Mais silence... ça tourne !

Source : Seine-Saint-Denis Magazine n°9.



 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Culture

Publié le 7 Janvier 2010

securite forumPour créer un climat de réussite et de sécurité dans les établissements scolaires, un protocole a été signé par le Conseil général, l'Etat, et l'Inspection académique, il y a un peu plus d'un an. Les partenaires s'engageaient à mener une action commune, cohérente et résolue, chacun dans le champ de ses compétences. Dans chaque collège où des problèmes importants de sécurité, d'insécurité ou de sentiment d'insécurité ont pu être constatés, un diagnostic est établi conjointement par l'Etat et le Conseil général. Lorsque la demande en est faite par le conseil d'administration du collège, la sécurisation du bâtiment est mise en oeuvre. Les travaux peuvent revêtir plusieurs formes : du simple aménagement du portail au renforcement des entrées, des clôtures rehaussées à la mise en place de sas.

Quant à la vidéosurveillance, installée sur demande du conseil d'administration, elle revêt deux applications. Branchée sur les entrées et sorties du collège, elle est reliée à la loge du gardien et lui permet de voir qui sonne à la porte et d'ouvrir via l'interphone. L'autre système, permet de l'activer aux heures de fermeture du collège, le week-end et pendant les vacances scolaires. En 2008, des travaux ont été réalisés dans 18 collèges pour un montant de 900000 euros. En 2009, 76 opérations de sécurisation de bâtiments ont été prévues dans 44 collèges, pour un montant de 1723758 euros TTC.

Pour terminer quelques chiffres sur la sécurité en Seine-Saint-Denis.

Pour 1000 habitants en 2008, il y a eu 63 atteintes aux biens, 18 atteintes à l'intégrité physique. Il y a 4823 fonctionnaires de police. D'aprés le parisien du 05/01/2009 il y a 1513963 habitants en Seine-Saint-Denis dont 83048 à Aulnay-Sous-Bois.

Source : Seine-Saint-Denis Magazine numéro 9. Etat annuel, DCPJ.





Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Sécurité publique

Publié le 6 Janvier 2010

tempete-sud-ouest-klausLes catastrophes naturelles liées au changement climatique vont coûter de plus en plus cher. Dans son bilan annuel, Munich Re tire le signal d'alarme. " La tendance a un accroissement des catastrophes dues au climat se poursuit, tandis qu'il n'y a fondamentalement aucun changement dans les risques géophysiques, comme les séismes", constate Peter Höppe, qui dirige la section gestion des risques naturels chez le réassureur allemand. Parmi les faits saillants de l'année 2009, il pointe ainsi le montant très élevé des pertes provoquées par des orages sévères ou des tornades aux Etats-Unis, avec trois sinistres dépassant chacun le milliard de dollars de dommages assurés. L'aggravation de ce genre de phénomène représente désormais un poids de 10 milliards de dollars par an, contre 4 milliards de dollars dans les années 1980.

 


Au total les aléas climatiques sévères ont causé plus de 1600 milliards de dollars de dégâts depuis les années 1980. Leur nombre a déjà triplé depuis 1950, et " le changement climatique est probablement responsable d'une part significative " d'entre eux, relève Torsten Jeworrek, l'un des dirigeants de Munich Re. " Beaucoup d'experts sont convaincus qu'il a déjà augmenté le risque d'ouragans ", complète Peter Höppe. Dans ces conditions, Munich Re ne cache pas " sa déception " après le sommet des Nations unies sur le climat, dont il attendait beaucoup. " Ce que nous n'arriverons pas à faire maintenant sera un fardeau pour les décennies à venir ", déplore Torsten Jeworrek. L'an dernier à la même époque, il espérait l'adoption à Copenhague de " règles efficaces et contraignantes sur les émissions de CO2" pour " parvenir à réduire d'au moins 50% les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 ". De son côté, Munich Re a annoncé hier qu'il redoublera d'efforts, avec des investissements dans les énergies renouvelables ( jusqu' à 2 milliards d'euros ).

 


Trajectoire-de-la-tempete-KlausLe groupe bavarois a, par ailleurs, confirmé les estimations données il y a un mois par son concurrent Swiss Re sur le coût des catastrophes naturelles en 2009. Selon son chiffrage, celles-ci ont occasionné 50 milliards de dollars ( 34,6 milliards d'euros ) de dégâts matériels ( quatre fois moins qu'en 2008 ), dont 22 milliards à la charge des assureurs ( plus de moitié moins que l'an passé ). L'année aura également été beaucoup moins meurtrière, avec 10000 victimes, contre 220000 morts en 2008.

 


L'absence de " mégacatastrophes " et une saison " très bénigne " des ouragans dans l'Atlantique Nord ne doivent pas occulter le nombre plus élevé que la moyenne d'événements naturels destructeurs ( 850, contre environ 770 par an sur les dix dernières années ), souligne Munich Ré. La tempête Klaus, qui s'est abattue sur la France et l'Espagne en janvier, a été de loin le sinistre le plus onéreux, la facture s'élevant à 5,1 milliards de dollars, dont 3 milliards pour les assureurs.

 

Pour terminer, ci-dessous, une carte de répartition géographique des catastrophes naturelles sur l'année 2009.

statscataok

Source : Laurent Thévenin, Les échos, mercredi 30 décembre 2009. 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 5 Janvier 2010

Après la période des vacances scolaires, propice à explorer d'autres domaines, sans d'ailleurs que l'audience d'Aulnaylibre ! ne s'en ressente puisque décembre 2009 est le mois où notre blog a été le plus fréquenté depuis sa création, avec une progression de +54% entre novembre et décembre, nous revenons aujourd'hui plus spécifiquement à la ville qui nous intéresse : Aulnay Sous Bois...

Ainsi, nous poursuivons notre série consacrée à l'urbanisme avec toujours le même objectif : donner accès au plus grand nombre à des éléments d'information permettant à chacun de s'approprier cette question essentielle : quel sera le visage de la ville d'Aulnay Sous Bois demain ?

Episode 5 : la zone
UG du PLU d'Aulnay Sous Bois.

Comme nous l'avions vu en première partie ( ici ), la zone pavillonnaire aulnaysienne représente 44% du territoire de notre commune. C'est donc un espace immense et potentiellement disponible pour qui souhaiterait densifier la ville. Comme nous l'avons d'ailleurs déjà écrit, on peut très bien vivre en pavillon et être entouré de pavillons et donc se croire légitiment en zone pavillonnaire et pourtant être au niveau du plan local d'urbanisme dans une zone de densification collective : ce sont la zone UD dont je remets le lien ici pour rappel et la zone UA .

Mais parfois le danger frappe même en pleine zone pavillonnaire, dite zone UG au niveau du plan local d'urbanisme. L'exemple le plus célèbre à ce jour est bien entendu celui de la rue des Saules, une petite enclave pavillonnaire dont le tort, visiblement, est d'être située au nord de la ville d'Aulnay Sous Bois. J'écris le tort, parce qu'il semble que dans notre ville, on envisage le nord d'Aulnay uniquement comme un espace d'habitats collectifs... Le nord concentre déjà 88% des logements sociaux de la ville, la plupart des grands ensembles et malgré cela, dans l'un des derniers endroits du nord de la ville de la zone pavillonnaire, les riverains ont eu la surprise de découvrir un plan d'étude urbaine, oh certes il s'agissait d'esquisses parait-il, mais pourtant suffisamment élaboré pour qu'ils comprennent que, de fait, on ait envisagé de leur ôter le caractère pavillonnaire UG de leur zone au plan local d'urbanisme.

Plan-Provisoire-Rue-Des-Saules.jpg

Je ne me lasse pas de voir ce plan. Cela s'appelle une étude urbaine. Celle de la rue des Saules. Comme l'a indiqué Alain Amédro en réunion publique, cette étude n'est pas tombée du camion. Elle nous a été remise en mains propres par l'élu Vert en charge des questions d'urbanisme, suite à une rencontre à la Mairie avec quelques riverains. Comme vous pouvez le constater, il y a du R+1 ( rez-de-chaussée plus un étage), du R+2 ( rez-de-chaussée plus deux étages ) et même du R+3 ( rez-de-chaussée plus trois étages ). Imaginer un rez-de-chaussée plus trois étages en zone pavillonnaire, fallait y penser tout de même. Après coup, on nous a expliqué, à nous riverains, que finalement il n'y aurait pas de R+3. On nous a même présenté cela comme un acquis, presque comme une faveur ou un cadeau alors qu'en réalité un R+3 est tout bonnement impossible en zone UG pavillonnaire au niveau du plan local d'urbanisme...

En haut du plan, vous noterez la partie hachurée. C'est en fait un terrain vierge qui, à l'époque, n'appartenait même pas à la Mairie... Et pourtant, le plan de l'architecte considérait déjà comme acquis qu'il y aurait des constructions sur cette parcelle. Et je ne parle pas de cette belle ouverture potentielle dans le prolongement de la rue Marcel en direction de la rue du Sausset. Autant d'éléments qui pouvaient impacter sensiblement la vie du quartier...

Voilà donc le genre de faits, incontestables pour le coup, qui sont de nature à inciter le citoyen éclairé à la méfiance et à la vigilance. Car personne ne peut faire comme si rien ne s'était passé rue des Saules... Maintenant, l'avenir nous dira si les beaux discours distillés en réunions publiques sur la préservation des zones pavillonnaires tiendront face à la réalité des faits... La rue des Saules sera un bon indicateur que nous ne manquerons pas de répercuter à l'échelle de la ville...

Mais revenons, à présent, à la zone UG pavillonnaire située dans le sud de la ville. En réunion publique à Nonneville, j'ai été assez surpris de ne pas entendre parler de crise du logement, de logement social, de nécessaire densification de la ville, mais plutôt de qualité de vie propre aux quartiers pavillonnaires, de jardins à embellir... Etonnant non ? Est-ce à chaque quartier son discours, ou plutôt à chaque électorat son discours ? D'un côté un discours très culpabilisateur pour les habitants des zones pavillonnaires du nord de la ville d'Aulnay Sous Bois et en particulier les riverains de la rue des Saules ou même ceux de la cité Arc en Ciel où l'on pointe du doigt un égoïsme forcené et de l'autre un discours tout en rondeur, presque caressant pour les habitants des zones pavillonnaires du sud de la ville à qui on garantit une tranquillité paisible... Cette césure entre le nord et le sud de la ville, déjà visible en termes d'urbanisme, sera-t-elle toujours de mise dans les futurs projets de construction qui s'annoncent pour répondre à la densification, qualifiée d'inéluctable... ?

Passons, enfin, aux dernières cartes du mini-plu qui permettent de situer les zones pavillonnaires des quartiers sud de notre cité aulnaysienne.

NONNEVILLE.JPG

Ci-dessus, le quartier Nonneville.

 

PONTDELUNION.JPG 

Et enfin ci-dessus, le secteur Pont de l'Union reconnaissable entre autres au canal de l'Ourcq matérialisé par la bande verte zone N en bas à droite.

Voilà pour le tour complet de la zone pavillonnaire UG, zone à observer de très prés dans les mois à venir...

Prochaine zone passée au crible : la zone UC, la zone des grands ensembles d'habitat collectif.


Stéphane Fleury.


Source Plan : Mini PLU Plan local d'urbanisme d'Aulnay Sous Bois. Juillet 2009. Echelle 1/6000éme.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 4 Janvier 2010

chantier3.jpgLe nombre de mises en chantier de logements neufs en France a reculé au cours de la période allant de septembre à novembre, pour atteindre 79000, soit 16% de moins qu'un an plus tôt, a annoncé le ministère de l'Ecologie. Le nombre de permis de construire a lui baissé de 13,9% à 95908 unités sur la même période. Au cours des 12 derniers mois ( décembre 2008 à novembre 2009 ), le nombre de mises en chantier est en repli de 19,2% à 298168 unités et le nombre de permis chute de 21,5% à 361386 unités.

" On va être juste au-dessus de la barre des 300000 mises en chantier pour l'ensemble de l'année 2009, contre 359092 en 2008 et 415287 en 2007, les nouveaux chiffres révisés par le ministère, ce qui nous fait revenir au niveau de 2002, il y a 7 ans. ", souligne Michel Mouillart, professeur à l'Université Paris-X interrogé par l'AFP.

Pour répondre à la demande de logements non satisfaite en France, l'objectif affiché du gouvernement était de 500000 nouveaux logements par an.

" Les mesures du plan de relance devraient permettre une remontée des mises en chantier à 327000 en 2010, ce qui sera considéré comme insuffisant par beaucoup, et à 375000 en 2011 ", ajoute M. Mouillart.

Source : le parisien 30/12/2009.

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 1 Janvier 2010

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Divers

Publié le 31 Décembre 2009

lune-terre.jpg

Aujourd'hui, entre 19h52 et 20h52, le soleil, la terre et la lune s'aligneront parfaitement. La lune, qui sera pleine, passera dans le cône d'ombre de la terre. L'éclipse ne sera que partielle, puisque seulement 8% du diamètre de la lune sera croqué par la pénombre. Néanmoins, ce soir, l'échancrure sera bien visible à l'oeil nu. La lune paraîtra cabossée. Il sera possible de l'observer, encore mieux et sans risque, avec une paire de jumelles, dans un espace dégagé et une petite laine... Si les nuages nous font la grâce de bien vouloir s'éclipser, on pourra voir la lune se lever à l'est vers 18h15 et monter jusqu'à 30° au-dessus de l'horizon. L'occultation maximale se produira à 20h22, l'astre se situant alors dans la constellation des Gémeaux.

A noter sur vos agendas : la prochaine éclipse totale de la lune prévue le 15 Juin 2011 à 22h.

A l'année prochaine...

Stéphane Fleury


 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Divers

Publié le 30 Décembre 2009

mangeur-de-viande.JPG" L'homme est un mangeur de viande, par nécessité physiologique surtout et par goût aussi ". Préhistorienne, Marylène Patou-Mathis est remontée loin pour comprendre pourquoi la viande avait un statut si singulier, étroitement lié à la place de l'animal, et une place toujours importante dans la société. Les rituels et les mythes souvent associés à cet aliment qui contient du sang et provient d'autres êtres vivants en témoignent. Dans son livre " Mangeurs de viande", l'auteure montre que la quête d'alimentation carnée et de protéines animales a été l'un des moteurs de l'évolution. Lorsque nos ancêtres se sont mis à manger de la viande, ce nouveau régime alimentaire pourrait avoir déclenché la séparation de notre lignée de celle de nos cousins les grands singes. Quant à la pratique de la chasse, avec ses conséquences socio-économiques et symboliques, elle aurait favorisé, d'après certains chercheurs, l'émergence de l'Homme sociétal. Des hypothèses qui dérangent !

Alors peut-on se passer de viande, voire de protéines animales comme certains le réclament ? Des médecins affirment qu'un régime végétalien ( sans même de lait, d'oeuf ou de poisson ) entraînerait à terme le développement d'ostéoporose ( fragilité excessive du squelette ), d'anémie ( anomalie sanguine ), d'hypothyroïdie ou encore des troubles neurologiques et de la croissance... Si ce débat est loin d'être clos, il reste des valeurs décrites dans le livre de Marylène Patou-Mathis : " La viande réchauffe, donne une impression de vigueur et de vitalité accrues. Nutriment recherché, elle est porteuse de symboles : force, fougue, puissance, richesse. C'est un aliment souvent considéré comme noble".

Source : Marylène Patou-Mathys, directrice du recherches au CNRS. in La France Agricole 18-25 Décembre 2009 Hebdomadaire n°3314 - 3315

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 29 Décembre 2009

tournedos-rossini-2190040_1350.jpgPour les fêtes de fin d'année, que diriez-vous d'un tournedos Rossini ? Imaginé par le compositeur italien qui lui a légué son nom, c'est le savoureux mariage d'un tendre médaillon de filet de boeuf et d'une tranche de foie gras. Il y a là de quoi exciter les papilles de tous vos convives, à moins d'avoir à table un de ces militants donneurs de leçon sur la dangerosité de l'élevage bovin pour la planète, ou sur les souffrances infligées aux palmipèdes et plus largement aux animaux de rente.

Car en pleine période de convivialité, les attaques contre la viande se multiplient, et surtout contre la viande bovine. " Il y a toujours eu un mouvement de fond conduit par les végétariens et les welfaristes (soucieux du bien-être animal), remarque Denis Sibille, président d'Interbev. Mais, depuis la parution en 2006 d'un rapport de la FAO, le mouvement s'est amplifié ". C'est dans ce document que les détracteurs de la viande se servent copieusement pour mener leur offensive : depuis le poids de l'élevage dans les émissions de gaz à effet de serre jusqu'à la concurrence pour l'alimentation entre les animaux et les hommes, en passant par la ressource en eau.

" Ce rapport de la FAO n'est pas écrit par des végétariens, insistait Paul McCartney ( le chanteur des Beatles ) le 3 décembre dernier, dans l'hémicycle du parlement européen à Bruxelles. Mais par des gens qui mangent probablement de la viande et qui constatent que l'industrie de l'élevage produit plus de gaz à effet de serre que tous les transports réunis : voiture, train, avion... ". L'avion que le chanteur aime prendre pour aller répandre la bonne parole, celle du "monday free meat", le lundi sans viande.

Défendre ses idées dans ce lieu symbolique n'est pas donné à tout le monde. Surtout quelques jours avant un sommet sur le climat à Copenhague. C'est Edward McMillan, un eurodéputé, qui a organisé cette matinée du 3 décembre intitulée " le réchauffement planétaire et la politique alimentaire : moins de viande = moins de réchauffement ". Vice-président du parlement, il avoue, en guise de mise en bouche, ne pas avoir consommé de viande depuis Noël. Suit le plat de résistance : l'intervention d'Alan Dangour de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, qui ne voit aucune objection à réduire de 30% la consommation de viande de ses concitoyens. Bien au contraire, ce serait même bon pour leur santé !

paulmccartney less meat less heatLa cerise sur le gâteau est laissée aux bons soins de Paul McCartney et Rajendra K. Pachauri, président du Giec (Groupe d'experts international sur l'évolution du climat). " Le réchauffement climatique a atteint des proportions que l'on ne peut plus ignorer, assène Rajendra K. Pachauri. Nous pouvons apporter notre contribution à l'échelle individuelle. L'élevage est un domaine dans lequel nous pouvons faire la différence ". Paul McCartney lui emboîte le pas. " Les gens sont perdus, assure-t-il. Ils veulent apporter leur contribution, mais ne savent pas comment ". Qu'ils ne s'inquiètent pas, le chanteur est prêt à les éclairer.

" Notre campagne dit " essayez une journée sans viande" poursuit-il, avant de dresser un bilan des actions qu'il conduit au nom de cette cause. Et à n'en pas douter, les écoles et les enfants sont au coeur de la cible. C'est moins choquant que les actions sanguinolentes conduites par certaines organisations de défense du bien-être animal, mais sans doute plus efficace sur le long terme. " Nous devrions faire de notre mieux pour l'avenir de nos enfant. Je suggère que le Parlement européen et les gouvernements du monde encouragent les gens à réduire leur consommation de viande. Ce n'est plus un choix individuel. Cela affecte l'ensemble de la planète ".

Il y a peu de personnes dans l'hémicycle pour répondre à ces réquisitoires. Les représentants des producteurs peinent, eux, à faire reconnaître le rôle de l'herbe comme puits de carbone dans l'élevage bovin européen, oublié dans le rapport de la FAO. A la tribune, ils n'ont que le soutien de Mairead McGuiness, membre de la commission agriculture du Parlement, qui a quatre minutes pour défendre son point de vue. " Je crois en la modération. C'est ennuyeux mais cela marche. Ne laissez pas croire que si nous sommes tous végétariens, nous aurons moins de problème de changement climatique ".

Car si demain un chercheur découvrait que les végétaux sont des êtres sensibles, que les poireaux souffrent quand on les arrache et qu'on les entasse dans des cageots pour les transporter dans des camions réfrigérés sans lumière. Que nous resterait-il à manger ?

Source : Carole Hiet et Eric Roussel in La France Agricole 18-25 Décembre 2009 Hebdomadaire n°3314 - 3315

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 26 Décembre 2009

rayons_soleil_filtrant_sapins_brume_20.jpg" Le Giec ( Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ) a émis des hypothèses raisonnables, intelligentes et intéressantes, mais a sous-estimé beaucoup d'incertitudes, juge Vincent Courtillot, directeur de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP)". A partir des données de 44 stations météorologiques européennes et 150 stations américaines fournissant des données denses sur cent ans, l'IPGP a reconstruit des courbes de températures pour les comparer à celles du Giec. " Il y a bien un réchauffement d'environ 1°C en Europe, mais il n'est absolument pas progressif, avec une marche d'escalier en 1988, indique Vincent Courtillot. Quant aux Etats-Unis, la courbe montre une phase de réchauffement suivie d'un refroidissement équivalent, avant de repartir à la hausse après 1970. Dans les deux cas, la courbe du réchauffement ne suit absolument pas celle de la concentration de CO2 de l'atmosphère ".

L'IPGP explique les évolutions climatiques observées par des hypothèses électromagnétiques. Et soutient même que la température moyenne du globe redescend depuis dix ans. " Ceci ne veut pas dire que l'évolution ne repartira pas à la hausse un jour ni que le CO2 n'aura jamais d'effet, tempère Vincent Courtillot. Mais simplement que le réchauffement observé peut-être dû en majeure partie au soleil ". Le physicien admet que ses hypothèses sont incertaines. Mais il réclame que le débat reste ouvert, craignant que les scientifiques rendent un mauvais service à la science en étant trop sûrs d'eux. " Si l'on trompe la confiance des populations, il y aura un retour de bâton antiscience. Quant à économiser les énergies, cela semble raisonnable, mais réduire les émissions de 50% d'ici à 2020 revient surtout à fermer des usines et à créer des chômeurs. Par ailleurs, il existe de nombreux combats socio-écologiques à mener, sur la sécurité alimentaire, la pauvreté ou la gestion des déchets. Est-il juste de préférer investir l'argent public dans un problème qui aura lieu dans cent ans, plein d'incertitudes et peut-être même faux ? ".

Source : La France Agricole, 4 décembre 2009, Hebdomadaire n°3312.




Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 24 Décembre 2009

CO2.jpgToutefois, l'agriculture n'est pas une simple victime du changement climatique. Elle a une carte à jouer pour tenter d'équilibrer les flux de gaz à effet de serre. Selon l'APCA ( Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture ), l'agriculture représente 10 à 14% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ( CO2, méthane, protoxyde d'azote...). Mais elle permet, par ailleurs, de fixer du carbone atmosphérique dans les sols. A ce sujet, une étude, financée par la Commission et les Etats membres, a mobilisé deux mille chercheurs pendant cinq ans dans le cadre du programme Carboeurope. Le bilan des entrées et sorties de CO2 qui en ressort est satisfaisant, mais les résultats sont plus mitigés si l'on s'intéresse à l'ensemble des gaz à effet de serre. Les écosystèmes cultivés sont en effet émetteurs de protoxyde d'azote et de méthane, dus respectivement aux épandages d'engrais et à la fermentation entérique des ruminants.

" Dans l'UE à 25, la biosphère terrestre est bien un puits à carbone, avec une absorption de 129 millions de tonnes de carbone par an, représentant 15 à 20% des émissions d'origine humaine, rapporte Nicolas Viovy, chercheur au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE). En revanche, si l'on prend en compte l'ensemble des gaz à effet de serre, les écosystèmes terrestres seraient légèrement émetteurs, avec un bilan de + 16Mt d'équivalent carbone/an." En élargissant la zone d'étude, incluant des pays de l'Est ayant des systèmes plus extensifs, le bilan s'améliore. En termes de carbone seul, le bilan fait état d'une absorption de 300Mt/an. Pour l'ensemble des gaz à effet de serre, on a une absorption nette de 60 Mt d'équivalents carbone/an. Sur l'Europe continentale, les écosystèmes terrestres (naturels et cultivés) absorbent donc globalement plus de gaz à effet de serre qu'ils n'en rejettent.

puits-de-carbone_940x705.jpg" Plusieurs facteurs jouent sur l'efficacité des puits de carbone, souligne Nicolas Viovy. Sur les sols cultivés, la capacité de séquestration du carbone est améliorée par les méthodes permettant d'accroître les niveaux de matières biologiques, dont le carbone est le principal constituant. Limiter ou supprimer le labour, incorporer plus de résidus au sol permet de déstocker moins de CO2. De la même manière, plus l'écosystème est productif au-dessus, plus le sol stockera de carbone. Enfin, selon leur structure, les sols sont plus ou moins capables de retenir du CO2." La température comme l'humidité jouent également un rôle. Les basses températures favorisent l'accumulation de CO2 dans le sol. Par conséquent, le réchauffement progressif du globe devrait tendre à diminuer l'efficacité des puits de carbone. Le réchauffement pourrait ainsi s'auto-accélérer...

" Mais le déterminant est l'affectation des terres, souligne Nicolas Viovy. Tout changement d'utilisation des sols entraîne des modifications des flux de carbone en fonction de l'historique des terres en question. Un sol en culture mis en forêt permettra de stocker beaucoup de carbone alors que la conversion d'une forêt en terre cultivée entraînera des pertes de CO2 considérables". Outre la réduction des émissions, l'amélioration du stockage du carbone laisse entrevoir des possibilités d'atténuer le réchauffement.

Les enjeux du changement climatique sont de taille, notamment pour l'agriculture. Sa fonction de puits de carbone vient s'ajouter à sa mission - plus que jamais essentielle - d'assurer la sécurité alimentaire. Pourtant, de nombreuses incertitudes subsistent, que ce soit sur l'évolution du climat, les adaptations du règne végétal et animal, ou encore l'origine du réchauffement constaté. Semant le doute, certaines voix s'élèvent pour remettre en question le rôle des gaz à effet de serre. Sans contester les propriétés physiques des gaz à effet de serre, des scientifiques évoquent d'autres processus pouvant être à l'origine d'une perturbation du climat. Actuellement, les scénarios élaborés par le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) font référence et servent de support aux décisions internationales. S'ils devaient être remis en question, la conférence de Copenhague et les suivantes ne seraient plus qu'une vaste usine à gaz...

Source : Bérengère Lafeuille, La France Agricole, 4 décembre 2009, Hebdomadaire n°3312.




Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 23 Décembre 2009

Du 7 au 18 décembre, la communauté internationale s'est réunie à Copenhague. L'objectif était de trouver un accord mondial sur le climat pour succéder au protocole de Kyoto dès 2013. Le monde agricole est concerné à double titre par la problématique du changement climatique. D'abord, parce qu'il en subira les conséquences. Ensuite, parce qu'il contribue à la fois à l'émission et à l'absorption des gaz à effet de serre incriminés dans le réchauffement de la planète.

glace terreLes négociations internationales ont porté sur un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et sur des aides à octroyer aux pays en développement pour s'adapter au changement climatique. A travers l'adoption du Paquet énergie-climat, fin 2008, l'Union européenne (UE) s'est déjà engagée à réduire ses émissions de 20% d'ici à 2020 par rapport à 1990. L'objectif serait porté à 30% si les principaux pays partenaires consentaient de leur côté à un effort conséquent. L'idée est de limiter les conséquences du réchauffement amorcé, en freinant l'accumulation dans l'atmosphère de différents gaz dus aux activités humaines, qui absorbent l'énergie solaire. Au premier rang des accusés figurent le dioxyde de carbone (CO2), mais également le méthane (CH4), et le protoxyde d'azote (N2O). Selon l'organisation météorologique mondiale, leur concentration n'a cessé d'augmenter dans l'atmosphère depuis le début de l'ère industrielle et la concentration en CO2 croît à la cadence exponentielle de +0,5% par an.
  

Or, le climat ne peut évoluer sans d'importantes répercussions sur la production agricole. "De manière générale, le CO2 stimule la photosynthèse, indique Bernard Seguin, responsable de la mission Changement climatique et effet de serre à l'Inra d'Avignon. C'est plus vrai pour les espèces des milieux tempérés (blé, betterave, riz...) que pour les espèces tropicales (maïs, sorgho...)". Certaines études récentes remettent cependant en cause l'effet bénéfique du CO2.

La hausse de température agit à deux niveaux. "Une hausse modérée d'un ou deux degrés permettrait, dans les régions du Nord, d'atteindre l'optimum thermique pour la photosynthèse, mais elle tendrait aussi à raccourcir le cycle de croissance des végétaux, souligne Bernard Seguin. Ce qui pénaliserait la productivité des cultures annuelles, mais serait plutôt favorable aux forêts et cultures pérennes qui n'ont pas de cycle prédéterminé". Avec l'augmentation globale de l'évapotranspiration et un accroissement des contrastes dans la répartition des pluies, les végétaux risquent d'être plus exposés aux stress hydriques. "Globalement, on peut s'attendre à une stimulation de la production de 10 à 20% dans les zones tempérées pour une hausse de 1 à 2°C, puis à une chute si l'on va au-delà. Dans le Sud, le changement climatique aurait des effets négatifs, jusqu'à moins 50% de la production à la fin du siècle.

nord-sud.jpgCe partage Nord-Sud établi au niveau mondial se retrouve assez bien à l'échelle de la France, qui se situe à la charnière entre ces deux grandes zones climatiques". Par prudence, les scientifiques préfèrent se montrer plus pessimistes que les modèles. " Tout en ayant confiance dans les modèles, nous ne sommes pas certains qu'ils reproduisent bien ce qui va se passer dans des conditions jamais expérimentées, comme des gammes de températures de 40 à 45°C, admet Bernard Seguin. En outre, les modèles donnent des prévisions de moyennes, mais les évènements extrêmes peuvent être fréquents". La crainte porte également sur les accidents climatiques (sécheresses, inondations...).

 

Le réchauffement pourrait aussi entraîner une migration des zones de culture. Avec des impacts sur la notion de terroir, notamment pour les vignes et les productions AOC. Concernant les prairies, "la composition botanique pourrait être remaniée, indique Jean-François Soussana, spécialiste des écosystèmes prairiaux à l'Inra de Clermont-Ferrand. La qualité des fourrages peut être modifiée, l'augmentation du CO2 atmosphérique pouvant influer sur les teneurs en sucres solubles et en matières azotées". Enfin, un autre corollaire du réchauffement pourrait être l'extension des zones de propagation des maladies et ravageurs.

 

A suivre seconde partie : l'Agriculture facteur d'équilibre des flux de gaz à effet de serre...

 

Source : Bérengère Lafeuille, La France Agricole, 4 décembre 2009, Hebdomadaire n°3312.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 22 Décembre 2009

13animal-insolite10-mini.jpg

En quoi le climat a-t-il évolué ?

Depuis 1900, une hausse moyenne de près de 0,8°C a été enregistrée dans le monde et la cadence actuelle est de +0,2°C par décennie. Ce réchauffement est plus important sur les continents que dans les océans, et s'amplifie lorsqu'on monte en latitude. La répartition des précipitations est modifiée, augmentant les contrastes de disponibilité en eau. Le réchauffement entraîne par ailleurs la fonte de la couverture neigeuse des montagnes et de l'océan arctique, ainsi qu'une dilatation des océans. Au final, ces deux phénomènes engendrent une hausse du niveau des océans de 3mm/an, mesurée par satellite. Ces changements se poursuivent et s'accélèrent. On a assisté en cinquante ans à une évolution qui aurait lieu naturellement à l'échelle du millénaire.

 


Et en France ?

 

La température moyenne s'est élevée de 0,95°C depuis 1900, les contrastes d'humidité entre le Nord et le Sud se sont amplifiés et les phénomènes violents semblent plus fréquents (inondations, canicule). Mais l'essentiel se joue au niveau mondial, avec un accroissement des déséquilibres, notamment pour l'accès à l'alimentation. Les pays les moins vulnérables, comme la France, pourraient alors subir l'afflux de réfugiés climatiques.

 


Comment prévoit-on les évolutions futures ?

 

Les projections du climat futur sont basées sur des modèles validés sur le climat passé. Ils ne donnent pas une prévision directe mais des prévisions moyennes à l'échelle de dix ans. Il existe une vingtaine de modèles intégrant l'ensemble des processus physiques connus qui influencent le climat. A partir d'un scénario de développement socioéconomique, les modèles prévoient l'évolution physique de l'atmosphère, de l'océan et de la cryosphère. Pour chaque scénario, le croisement des données des modèles permet d'élaborer des prévisions et de calculer l'incertitude.

 


Quels sont les différents scénarios envisagés ?

 

Avec un développement conservant la cadence actuelle, le réchauffement moyen du globe serait de 4,5°C en 2100. Les autres scénarios sont basés sur des objectifs de limitations du réchauffement, respectivement à 2°C et 3°C. On pense que les dommages liés au changement climatique seront limités si on ne dépasse pas +2°C, ce qui constitue le seuil de réchauffement à la base des négociations à Copenhague. Or ce scénario implique un plafonnement des émissions mondiales de CO2 avant 2015, alors qu'elles croissent à une cadence exponentielle.

 


Quels sont les facteurs d'incertitude ?

 

L'incertitude liée aux modèles est une incertitude scientifique mesurable. Mais c'est le scénario socioéconomique qui déterminera le climat à la fin du siècle. Il repose sur des hypothèses démographiques, politiques et économiques. Cette incertitude là n'est pas mesurable.

 

Source : Gilles Sommeria, expert de l'Organisation météorologique mondiale, secrétaire adjoint du Giec in la France Agricole 4 décembre 2009 Hebdomadaire n°3312.

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 21 Décembre 2009

DSC03388Non mais vous avez vu de quoi j'ai l'air là, accroché par les bras à un rosier... Pourtant dans ma longue carrière de père Noël de décoration j'en ai connu des situations cocasses... Accroché à la gouttière, à la cheminée, au lustre d'entrée, parfois même la tête en bas... mais cette fois-ci je n'en puis plus... J'ai les bras ankylosés et déchirés par les épines. La neige qui est tombée ces derniers jours a gelé sur ma joue et je ne la sens déjà plus... Alors voici le SOS d'un père Noël de décoration en détresse. Au secours venez me décrocher !

Cette fois-ci c'est décidé, je raccroche, basta, c'est fini... Je ne veux pas terminer en nain de jardin à demeure à l'année. J'en ai soupé des nuits froides à attendre la fin des fêtes qu'on veuille bien me ranger au chaud. Je pose la question ? Qui se soucie de mes conditions de travail ? Même pas un brasero pour mon confort, même pas un vin chaud pour réchauffer mon corps et améliorer l'ordinaire... Rien. Alors ma décision est prise... Une fois rangé dans ma boîte j'attendrai l'occasion de filer en douce, au soleil, pour enfin connaître des jours meilleurs. Je vous le dis, je l'aurai bien mérité... Tiens, si c'était à refaire j'embrasserais une autre carrière, pourquoi pas celle de super héros ?

DSC03385

Regardez Spiderman par exemple, bien peinard sur son canapé en train de lire le journal. Lui, on lui fiche la paix. Il est libre et au chaud... Alors moi aussi, le temps est venu de prendre ma liberté, direction plein sud... Avant de filer, j'irai trouver tous les pères Noël de décoration du monde entier pour leur dire de décrocher pour enfin aller vivre des jours meilleurs... Voilà...


C'était donc le témoignage saisissant qui nous est parvenu hier en salle de rédaction et qui résonne comme un cri qu'Aulnaylibre ! ne pouvait que relayer jusqu'à vous...

Stéphane Fleury
 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Vous avez la parole

Publié le 20 Décembre 2009

DSC03379-copie-1.JPG


Les quatre tilleuls de la cité Arc en ciel semblent avoir revêtu leurs habits de Noël. Le soleil se reflétant sur la neige et le mélange des couleurs donnent à cet endroit un petit air festif... qui cache peut-être des lendemains plus difficiles... En effet, est-ce le dernier Noël de ces arbres avant abattage ? Oh bien sûr, comme indiqué en réunion publique de quartier, il y a une pause dans le projet, avec des études complémentaires sur la circulation et le stationnement dans le secteur. Sursis réel, vraie chance de modifier la donne, ou simple concertation de façade en attendant la mise en conformité du permis de construire final ?

En lisant le courrier de la Mairie rejetant le recours du collectif contre le permis de construire, il est clairement indiqué que, dans l'état actuel du projet, ces arbres doivent disparaître... Alors, certes, après tout, que représentent quatre arbres au moment où les dirigeants politiques de la planète sont incapables de s'engager sur des mesures fermes et définitives pour endiguer le réchauffement climatique et ses conséquences ? Mais peut-être est-ce un signe finalement ? Le signe que si les hommes politiques n'arrivent pas à prendre les bonnes décisions, c'est aux citoyens de prendre les choses en mains, de se réapproprier le pouvoir...


DSC03377.JPG
Quatre arbres donc, et un message : Petit Papa Noël, nous sommes les enfants sages du village Arc en ciel. Pour Noël, peux-tu sauver nos arbres et nous apporter un square. Merci.

DSC03380.JPG
Si le père Noël existe, nul doute qu'il ne restera pas insensible à cet appel... qui a franchi les grilles. Comme un symbole... Lorsqu'un pouvoir en place, quel qu'il soit, s'enferme dans une posture autiste, n'écoutant plus que lui-même et sa propre logique, il ne fait que renforcer la détermination de ceux qui s'opposent à sa ligne directrice pour en faire évoluer les orientations. C'est une évidence mécanique et fermer un peu plus les grilles ne fera qu'accélérer le phénomène... Il n'est peut-être pas trop tard pour s'en rendre compte...

Alors, donnons-nous l'occasion de respirer un peu plus à l'air libre... Allez, si on ouvrait les grilles !

Stéphane Fleury    

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 18 Décembre 2009

fond-ecran-decoration-de-noel.jpgAttention J-7 avant la fin du grand concours international des décorations de Noël qui cette année se déroule dans notre chère cité... Jusqu'à Noël un jury cosmopolite, issu des cinq continents va parcourir la ville à la recherche de la meilleure décoration de Noël de la ville. Esthétisme, choix des couleurs, sens de la perspective, jeux de lumières, maîtrise artistique, harmonie d'ensemble, pertinence des effets, autant de critères qui seront passés au crible par le jury d'experts internationaux. Les résultats du concours qui n'ont qu'une valeur symbolique, puisque l'important comme chacun sait est de participer, seront publiés le samedi 2 janvier 2010 en exclusivité sur Aulnaylibre !

Alors n'hésitez pas à participer. C'est ouvert à tous et c'est gratuit !

En attendant, l'équipe d'Aulnaylibre ! vous souhaite un joyeux Noël !

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 17 Décembre 2009

securite_publique.jpg"Depuis un an, dix personnes sont tombées sous les balles dans notre département. Et combien d'autres y ont échappé par miracle ? Combien de policiers blessés en service ou passés à un cheveu de la mort ? Combien de passants épargnés simplement par hasard ?" Ces mots sont ceux de Claude Bartolone président du Conseil général et député de la Seine-Saint-Denis. Le 2 octobre dernier, il réunissait les élus de toutes sensibilités (conseillers généraux, maires, députés, sénateurs), le préfet de police de Paris. Au centre du débat : la sécurité des habitants du département. Cette rencontre, une première en Seine-Saint-Denis, a permis aux élus de rappeler le sentiment de mal-être et de souffrance devant la dégradation des conditions de sécurité.

En mai dernier, Claude Bartolone alertait déjà par courrier le président de la République lui rappelant l'urgence en Seine-Saint-Denis à apporter des réponses pour les habitants. Il citait quelques chiffres : en 2009, violences physiques : +3,2%, violences sexuelles : +6,4% et infractions à la législation sur les stupéfiants : +14%. Depuis le 14 septembre, l'organisation de la police a changé. Le préfet de police de Paris est à la tête de la nouvelle police d'agglomération englobant la capitale et les trois départements de la petite couronne (92,93,94). Le Grand Paris de la sécurité va mutualiser les forces de l'ordre à l'échelle de Paris et de la petite couronne. L'idée : permettre plus d'égalité entre les territoires... mais certains craignent une dilution des effectifs de police. C'est pourquoi le président du Conseil général demande au préfet de police que "le premier chantier du Grand Paris de la sécurité soit consacré à un plan d'urgence en faveur de la Seine-Saint-Denis".

Le département attend toujours les 400 policiers réclamés depuis si longtemps pour rejoindre les commissariats. Les Unités territoriales de quartier (UTEQ) pourraient être généralisées aux 20 circonscriptions du département d'ici 2010. "Les habitants ne demandent que cela". Cette présence pérenne et efficace, dans un espace de proximité, ne peut que rassurer les populations et faire reculer l'insécurité et le sentiment d'insécurité. Le président Claude Bartolone a demandé que l'Observatoire national de la délinquance présidé par Alain Bauer travaille à la mise en place d'un Observatoire départemental de la délinquance pour la Seine-Saint-Denis. Enfin, en associant tous les élus du département, quelle que soit leur sensibilité, les Etats généraux de la sécurité en Seine-Saint-Denis vont être lancés. "La situation est en train de se tendre dans le département, ça ne peut plus durer" avertissait le président du Conseil général, à l'issue de cette réunion. A suivre.

Source : Claude Bardavid, Seine-Saint-Denis, le magazine, nouvelle série n°9 novembre 2009.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Sécurité publique

Publié le 16 Décembre 2009

DSC03356Lorsque je suis arrivé à Aulnay Sous Bois dans l'optique de m'y installer, c'était en décembre. Tout de suite on m'a parlé de la fameuse patinoire... Avec un certain orgueil, perceptible dans la voix de mon interlocuteur qui avait presque envie de bomber le torse... Je lui ai demandé si cela coûtait cher, il m'a répondu oui, mais que la ville avait les moyens... J'ai mis le temps mais dimanche j'ai donc enfilé les patins pour voir... Côté organisation c'est un sans faute. Le flux des patineurs est parfaitement géré que cela soit à l'entrée de la ferme du Vieux Pays, au moment de chausser les patins, jusqu'à l'entrée sur la glace. Par ailleurs, une séparation entre les moins de 7 ans et les plus aguerris assure que chacun puisse prendre du plaisir. Le prix est dérisoire pour les enfants : 4 euros les cinq entrées. Comptez 16 euros les cinq entrées pour les adultes. Franchement, la patinoire c'est fun et cela permet de passer un moment agréable en famille ou entre amis.

DSC03365.JPGPar curiosité je suis allé côté coulisses pour voir par quel miracle on arrivait à créer une patinoire en pleine ville au nez et à la barbe de Dame Nature. J'ai vu des containers remplis de liquide faisant un bruit assez épouvantable. Du reste, des riverains en ont parlé en réunion de conseil de quartier, parait-il... Alors certes, j'ai passé un chouette moment mais en plein Copenhague je n'ai pu m'empêcher de me demander si la création artificielle d'une patinoire en milieu urbain était bien pertinent, écologiquement parlant, ou si c'était plutôt un non sens écologique... ?

Stéphane Fleury. 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 15 Décembre 2009

DSC03332
Coup de folie en ce samedi 11 décembre, je décide d'aller inaugurer mon vélo flambant neuf. Cela doit bien faire 16 ans que je n'ai pas pris place sur une selle, mais voilà la décision a été prise d'enfin équiper toute la famille en bicyclettes. Comme un besoin, comme une envie de circuler autrement. Et en ce petit matin force est de constater que je ne me suis pas trompé. Malgré une petite brise glacée, un bonnet et des gants et tout de suite c'est la grande impression de liberté... Je parcours la ville à l'inspiration, sans destination précise, à la recherche d'un regard neuf et inattendu.

Il est encore tôt et pourtant la circulation me parait déjà dense. Aux feux rouges, derrière les pots d'échappement, ce n'est pas franchement le bonheur. Une impression désagréable m'arrive par les narines. Je me demande si l'air vicié que je respire des voitures n'est pas de nature à éliminer les bienfaits théoriques occasionnés par cette pratique sportive... Autre constat désarmant, l'absence de pistes cyclables. Sur les grands axes la cohabitation avec l'automobile est des plus chaotiques et aux feux j'ai la méchante envie de monter sur les trottoirs pour m'extirper des fumées. Pas de doute, la ville d'Aulnay Sous Bois n'a absolument pas été conçue pour les deux roues. Certes, il y a le canal de l'Ourcq, mais bon dans la ville c'est pas top.

DSC03330
J'adore cette magnifique piste cyclable du pont de la croix blanche qui symbolise bien la place de l'utilisateur de vélo dans cette ville. Entre les voitures et les bus c'est vraiment la grande aventure... Quand je pense aux quelques villes du nord que j'ai pu traverser, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne je ne peux m'empêcher de penser que décidemment nous avons raté quelque chose. Quelqu'un travaille-t-il sur ce sujet à la Mairie ou est-ce déjà une cause perdue ? Gardons espoir toutefois car j'ai quand même croisé quelques collègues en vélo. En se regardant, c'est tout de suite une imperceptible envie de sourire presque de rigoler parce qu'il faut une bonne dose d'humour, de folie ou d'inconscience pour utiliser ce moyen de transports dans la ville.

DSC03335OK 
En revanche, en s'écartant des grands axes, il n'y a toujours pas de pistes cyclables, mais l'absence de voiture vous fait passer un joli moment de liberté à vélo, en flânant au gré du vent. Sur la photo ci-dessus rue Jacques Duclos, c'est pas de chance la piste cyclable fait office de parking... Je vous le dis, pour rouler à vélo à Aulnay Sous Bois il faut avoir l'âme d'un aventurier...

Je termine par un petit coup du pub ( je n'ai pas eu de remise pour ça je le précise ) pour les Cycles Tilly anciennement situés avenue Anatole France et qui maintenant ont déménagé rue Jules Princet. La boutique est super, les vélos d'enfer, et les gens vous accueillent dans un commerce de proximité où on prend le temps de s'occuper de vous. C'est un peu plus cher que chez Décathlon mais vous avez l'impression de ne pas repartir avec un vélo mais avec votre vélo.

Voilà, c'était mon début de semaine tous à vélo... A très bientôt sur les routes de notre chère cité...

Stéphane Fleury.

  

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 14 Décembre 2009

DSC03329.JPGDSC03326-copie-1

Paris a son Velib' et la ville est plus belle à vélo, Caen a son V'eol et la ville est plus facile, alors en passant un peu par hasard rue Jules Valles à Aulnay Sous Bois, j'ai bien crû tomber sur la première station de vélo accessible de notre ville. A mesure que je m'approchais de l'endroit, ma certitude grandissait. Pas de doute, le logo officiel de la ville est bien visible pensais-je, je ne me suis pas trompé. Un A comme Aulnay dont le pied sert de base à un arbre qui fait office de Sous Bois. Je prends une jolie photo où dans le fond j'aperçois deux vélos que j'appelle instantanément Vélo'lnay. Je trouve que ça sonne bien.


DSC03327.JPG DSC03328


En voyant les engins, je me dis que la ville n'a pas mégoté. Super roues renforcées, carénage à l'avenant avec lumière intégrée, un design bleu turquoise des mers du sud du meilleur effet, et en plus fonctionnels avec une petite valise arrière bien pratique pour transporter ses affaires. En plein sommet de Copenhague, je me dis qu'enfin notre ville a pris les devants pour offrir une alternative crédible à l'automobile et que nos élus Verts servent à quelque chose. J'allais partir le coeur léger lorsque j'ai vu ce qui était écrit sur la petite valise... Domino's pizza. Ah oui ok d'accord, méprise totale. Suis-je naïf. Avec les 38000 voitures que compte la ville d'Aulnay Sous Bois et sachant que ce chiffre croît de 1% tous les ans, avec des pistes cyclables d'une discrétion à toute épreuve, il faudrait vraiment être fou pour créer un tel réseau sur notre ville... ou peut-être tout simplement fou pour rouler à vélo à Aulnay Sous Bois... 

Stéphane Fleury  

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 11 Décembre 2009

tonight-the-night.jpg
Tonight's the night ! Ze place to be ! Enfin, bref, ce soir à 21heures est programmée au Monico, le bar branché et connecté en face de la gare côté sud, la cinquième nuit de la blogosphère aulnaysienne. Ce rendez-vous est ouvert à toutes et à tous. Rédacteur, commentateur, lecteur ou simple curieux... Juste le plaisir de se rencontrer et de se taper un bon moment de discute ensemble importent.

You're more than welcome ! Vous êtes attendus !

The night never sleeps... La nuit ne dort jamais...

Stéphane.

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies