Publié le 6 Septembre 2012
Pour appeler à l’aide, avec l’espoir d’être entendu, on jette parfois une bouteille à la mer. Notamment en période de crise. A ce titre, celle que semble traverser le secteur automobile est à ce point dramatique que, dans certaines régions côtières françaises, les conducteurs en viennent apparemment à se débarrasser de leurs véhicules en plein océan. C’est du moins ce que suggère le cliché saisissant ci-dessous pris sur le vif et sans trucage aux abords de l’atlantique nord.
Les fous du volant auraient-ils perdu la raison au point de sacrifier leurs autos sous les flots ? Mais que se passe-t-il donc ? S’agit-il d’une subite prise de conscience à mettre sur le compte de l’Agenda 21 qui préconise notamment de réfléchir à des modes de transport alternatifs pour désengorger les centres urbains et limiter la pollution dans les grandes villes ? Ou bien est-ce une façon détournée pour tenter de relancer artificiellement la demande dans cette branche de l’industrie actuellement au point mort ? Bien malin qui pourrait l’écrire…
En attendant les réponses à ces questions le dilemme reste entier. D’un côté on se plaint des routes surchargées, de l’absence de places pour stationner et de l’air vicié respiré, préoccupations dont les solutions sont à chercher indubitablement dans une maitrise accrue de la prolifération des voitures, et de l’autre on se lamente dès qu’un constructeur automobile ferme une usine de production. Comme si chacun tirait la corde de son côté sans se soucier de trouver un point d’équilibre. Faudra-t-il pour cela la casser ?

Les élus d’Aulnay-sous-Bois, réunis hier soir en conseil municipal, ont approuvé un projet d’acte de vente d’un terrain de deux hectares à la Société du Grand Paris. La parcelle, située rue Paul Cézanne et boulevard Marc Chagall, dans le nord de la ville, doit accueillir la future gare du Grand Paris Express, sur le tronçon reliant le Bourget à Clichy-sous-Bois. Le prix, conforme à l’estimation des Domaines, est de 2,34 millions d’euros. C’est sur ce terrain qu’ont débuté en mars dernier les forages préparant le chantier du métro automatique.
La construction de logements dans le sud de la ville d’Aulnay-sous-Bois suscite une nouvelle levée de boucliers. L’Association de défense du quartier Croix-Blanche annonce le lancement d’une deuxième pétition. L’association s’était constituée pour protester contre un projet de construction (de 45 à 60 appartements) sur le terrain de l’ancien hôtel des impôts. Elle a ensuite été associée au comité de pilotage autour de ce projet, créé par la municipalité. Cependant, elle dénonce les conditions dans lesquelles s’est déroulée la dernière réunion, le 28 juin, qu’elle a quittée avant la fin.
Vous trouverez ci-dessous un communiqué de Frank Cannarozzo (photo ci-contre), conseiller muncipal d'Aulnay-sous-Bois, à propos de l'affaire de la Meife.


