Chômage, pauvreté, délinquance : les peurs des habitants de l’Ile-de-France

Publié le 15 Juillet 2013

vivreeniledefrance.JPGEn Ile-de-France, la précarité a supplanté les craintes suscitées par la délinquance bien que les agressions de personnes soient en hausse.

La nouvelle étude sur le sentiment d’insécurité des Franciliens doit être rendue publique aujourd’hui. Réalisée depuis 12 ans, auprès de 10500 habitants par l’IAUidf (*), bureau d’étude de la région Ile-de-France, cette enquête porte sur l’insécurité, les agressions subies, déclarées ou pas aux forces de l’ordre, les peurs. Depuis 2001, le sentiment d’insécurité a évolué en passant peu à peu de la peur de l’agression à la peur de la précarité et de la perte d’emploi.

Le sentiment d’insécurité a changé. Si le sentiment d’insécurité a légèrement baissé depuis la dernière enquête de 2011, leur principale peur est aujourd’hui sans conteste le chômage. L’éventualité d’une perte d’emploi préoccupe deux fois plus de Franciliens qu’en 2001 pour atteindre 56,5% des sondés en 2013. Suit l’inquiétude par rapport à la pauvreté (26%). Au total, plus de huit Franciliens sur dix craignent donc aujourd’hui de se retrouver sans travail et précarisés. Depuis la première enquête, c’est la première fois que le sentiment d’insécurité sociale atteint une telle proportion. La délinquance continue à préoccuper, mais les sondés sont trois moins fois nombreux à la mettre en tête des priorités assignées au gouvernement. Ils sont —seulement— un peu plus d’un sur dix cette année.

Le nombre des victimes augmente. Même si le sentiment d’insécurité baisse, l’étude note une augmentation des personnes déclarant avoir subi une agression, un vol (ou une tentative) ou une atteinte envers un bien, aujourd’hui près d’une sur deux. Cette proportion est en progression par rapport à la précédente enquête mais reste bien en deçà des chiffres observés en 2007. Plus nombreuses qu’en 2011, les victimes de cambriolages et de vols sans violence. Les plus exposés : les femmes, les moins de 40 ans et les Parisiens.

Le RER fait toujours peur. La crainte d’être agressé dans les transports en commun, même si elle a diminué, reste à un niveau élevé depuis 2001. Elle concerne 43,8% des sondés. Et c’est dans le RER que la peur est la plus vive (36%), puis le métro et le train, le bus ou le tramway.

* « Victimation et sentiment d’insécurité en Ile-de-France : le point en 2013 », étude réalisée par l’institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Ile-de-France (IAU-IDF)

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Emploi

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