culture

Publié le 28 Mars 2011

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Après ces quelques semaines de relative tension autour des élections cantonales, le Centre de danse du Galion nous propose de prendre un peu de hauteur pour un voyage... là-haut.

Là-haut traite de la mort et de l'absence. Le spectacle ne porte pas pour autant un regard triste et pessimiste sur le sujet puisque l'accent est mis sur l'apprentissage d'une existence plus forte face à cette épreuve. Ainsi, sans ignorer ni minimiser l'importance et la violence de la mort, il s'agit de sublimer, transformer et recréer l'absence.

Par le biais de la danse et de la manipulation d'objets, la chorégraphe Magali Duclos sonde les différentes façons de combler l'espace vide, d'exprimer et de rendre physiquement concret l'être disparu devenu invisible.

"Cette pièce s'adresse aussi aux enfants. En effet, dés le plus jeune âge, nous sommes tous confrontés à une perte et à l'absence qui s'ensuit. C'est pourquoi il me semble si important d'aborder ces thèmes sous un angle poétique et ludique, notamment grâce aux objets manipulés qui intriguent et renforcent l'imaginaire des plus jeunes" nous dit  Magali Duclos.

C'est donc ce mercredi 30 mars 2011 à 15hoo au Centre de danse du Galion, Galerie Surcouf. Entrée libre. Réservation souhaitée. Renseignements au 01 48 68 80 65

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 26 Mars 2011

 

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Source : Le Parisien du 26 mars 2011

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 24 Mars 2011

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C'est l'histoire de Grand Bébé. Il est encore dans le ventre de sa mère et se prépare à sortir et à quitter sa pantoufle confortable pour découvrir la vie. Je suis une fille ou un garçon ? Qu'est-ce qui m'attend dehors ? Il s'interroge et imagine le monde qui s'apprête à le recevoir. Pour la première fois, Claude Ponti, avec toute sa fantaisie, écrit pour le théâtre. La star de la littérature pour enfants nous offre ce joli spectacle coloré, à voir en famille.

"La Pantoufle" Vendredi 25 mars 20h30 à l'espace Jacques Prévert. Tarif : 4,8 et 9,50 euros. Tél : 01.48.68.08.18

Source : Le Parisien du 24 mars 2011

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 23 Mars 2011

La nouvelle vague de l'afro-beat débarque au Cap pour une soirée torride pleine de cuivres, de percussions ravageuses et de grooves puissants. Depuis sa création à Ottawa, au Canada, en 2002, le Soul Jazz Orchestra est devenu l'un des groupes les plus ravageurs de son genre. Renouvelant les grooves purs et durs des années 1960 et 1970 et fusionnant sans effort les rythmes soul, l'improvisation jazz et les pulsations africaines, le combo fait évoluer les fondations établies par Fela, Fania et le funk de façons complètement nouvelles. En concert, le Soul Jazz Orchestra est avant tout une invitation à la danse, servie par des interprètes talentueux et des cuivres endiablés.

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Originaire de Montpellier, Fanga ("force de conviction" en dioula) évolue aussi à la croisée de l'afro-beat, du jazz et du funk, jouant une musique éminemment spirituelle enrichie d'influences hip-hop et d'électro agglomérées en puissantes tourneries inspirées des rythmiques yorubas. Au micro, Korbo rend hommage à sa culture mandingue en chantant aussi en français et en dioula.

Source : www.aulnay-sous-bois.com

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 18 Mars 2011

La librairie Folies d'encre, située 41 boulevard de Strasbourg à Aulnay-sous-Bois, organise un concours de textes destiné aux jeunes de 12 à 18 ans. Il s'agira d'écrire un texte de deux à cinq pages inspiré de l'univers de Maëlle Fierpied. Voici un extrait tiré du roman Chroniques de l'Université invisible.

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Le texte et le règlement du concours sont à retirer à la librairie. Date limite des inscriptions : le 31 mars 2011. La remise des prix est prévue le mercredi 6 avril en présence de Maëlle Fierpied.

Pour plus de renseignements vous pouvez contacter la librairie au numéro suivant : 01-48-66-12-85

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 12 Mars 2011

C'est l'histoire d'un amour impossible. Juliette porte un bonnet rouge. Gnomeo, lui, un bonnet bleu. A priori cette différence de couleur n'a aucune importance en soi, sauf que, dans le monde des nains de jardin, les bonnets rouges et les bonnets bleus sont en guerre. Sans trop savoir pourquoi d'ailleurs ! Evidemment, un soir de lune, ils se rencontrent autour d'une orchidée de Cupidon et c'est le coup de foudre...

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Si cette énième version autour de la pièce de Shakespeare ne brille pas par son originalité, les une heure vingt minutes passent tranquillou. Visuellement c'est plutôt agréable  à regarder avec des clins d'œil multiples à Toys Story, Tigre et Dragon, American Beauty ou pourquoi pas à La Fureur de vivre ou Fast and Furious pour les courses en tondeuse.

Comme souvent ce sont les personnages à priori secondaires qui s'avèrent les plus attachants et, en premier lieu, Nanette la grenouille, sorte de gouvernante tête en l'air de Juliette. Shakespeare intervient vers la fin du film sous l'aspect d'une statue prévoyant à nos deux héros de terre cuite une fin tragique...

Cette histoire d'amour va-t-elle mal finir ? Réponse ce dimanche 13 mars à 14h dans l'ultime séance que programme l'Espace Jacques Prévert d'Aulnay-sous-Bois...

Love, give me strength, and strength will help me through... ( Amour, donne-moi ta force, et cette force me sauvera...)

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 7 Mars 2011

Gaston Karquel, qui vécut longtemps à Aulnay-sous-Bois, fut l'un des grands photographes du XXe siècle et l'un des fondateurs de l'ancêtre de l'Idhec (Institut des hautes études cinématographiques). Sa ville lui rend hommage avec une rétrospective à l'espace Gainville, préparée par l'école d'art Claude-Monet. Sont exposées, jusqu'au 17 avril, une quarantaine de photos (sur plus de 25 000 qui constituent la photothèque de l'artiste). De nouveaux tirages sur papier argentique ont été réalisés spécialement par le photographe montreuillois Francesco Gattoni à partir de négatifs noir et blanc originaux, sous l'œil garant de la lumière et le souvenir vigilant du fils de l'auteur, Jacques Karquel.

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Les clichés réalisés entre 1938 et 1963, présentent quatre thèmes majeurs de l'œuvre de Gaston Karquel : l'enfance et l'adolescence, les portraits d'artiste et d'écrivains, les paysages et monuments exceptionnels de la France ainsi que les travaux photographiques publicitaires pour différents métiers.

Gaston Karquel, né en 1906, était autodidacte. Il a commencé à pratiquer la photo en amateur éclairé. En 1934, il entre à Alliance Photo, l'une des premières agences photographiques de Paris où il travaille aux côtés de Robert Capa. Il part ensuite à Cannes puis à Nice où il crée le Centre artistique et technique des jeunes du cinéma (CATJC) qui deviendra ensuite l'Idhec. Gaston Karquel revient à Aulnay en 1944. Il prend en photo les plateaux de cinéma et portraitise des peintres, sculpteurs et écrivains comme Jean Giono. Il meurt en 1971 à l'âge de 64 ans.

En marge de l'exposition, des conférences gratuites sont programmées, animées par Arno Gisinger, notamment le 25 mars, autour de deux femmes photographes, Diane Arbus et Francesca Woodman.

Jusqu'au 17 avril du mardi au dimanche, de 13h30 à 18h30, à l'espace Gainville, 22 rue de Sevran. Entrée libre.

Source : Marie-Pierre Bologna. Le Parisien du 3 mars 2011.

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 4 Février 2011

Vous trouverez ci-dessous un article du Parisien, paru le 1er février, à propos du centre d'éveil artistique d'Aulnay (Créa) qui a été sélectionné pour animer les Victoires de la musique classique à Nantes le 14 février prochain. Ambiance...

Source : Marie-Pierre Bologna. Le Parisien du 01/02/2011creapart1.jpg

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 31 Janvier 2011

Peu à peu, les villes du 93 rattrapent leur retard en remplaçant les bibliothèques vétustes par des médiathèques plus attractives,  comme celle qui a été  inaugurée samedi 29 janvier 2011 à Saint-Denis. Offrant un espace de 800 m², la nouvelle médiathèque Ulysse de Saint-Denis dispose d'un fonds de 18 000 livres, CD et DVD et d'une salle multimédia d'une dizaine de postes. La Seine-Saint-Denis compte désormais 79 bibliothèques et médiathèques, ce qui en fait le département le mieux doté de petite couronne selon la récente étude de l'observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France (MOTif).

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Une médiathèque n'est pas seulement un lieu où on emprunte des livres. C'est un lieu de vie où on vient consulter des ouvrages, surfer sur Internet, voir des expositions, des spectacles... Les nouveaux équipements attirent un public plus large. Ainsi, par exemple, en un mois seulement, la médiathèque Colette à Epinay a enregistré 26 000 prêts, alors que les deux anciennes bibliothèques qu'elle a remplacées comptabilisaient péniblement 35 000 prêts à l'année !

Après Epinay-sur-Seine en décembre, Saint-Ouen en 2009, Villepinte en 2008, trois médiathèques vont ouvrir dans les années à venir à La Courneuve, Stains et Pierrefitte. Et à Aulnay-sous-Bois c'est pour quand ?

Stéphane Fleury d'après l'article de Nathalie Perrier dans le Parisien du 29 janvier 2011

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 17 Janvier 2011

La librairie folies d’encre a fait l’événement ce samedi 15 janvier en recevant Dali Touré. Cette jeune auteure de 16 ans aussi lumineuse que brillante, à la maturité et la sagesse étonnantes, en toute simplicité nous a offert une rencontre délicieuse.

 

À la fin de la lecture, des élus précédés du maire sont arrivés en délégation féliciter ce jeune talent. On peut se réjouir de l’intérêt des élus pour cet esprit libre.

Je me permets de citer ici un passage important qui pourrait éclairer ceux qui rétorquaient que le bonheur de vivre n’avait rien à faire dans l’ équation du PLU qui préoccupe cette ville.

Cicatrices Page 24

« Chez nous, les habitations étaient un peu trop dégradées et on ne les rénovait pas. La plupart de nos rues portaient le nom de peintres célèbres tandis que les bâtiments ressemblaient aux « œuvres » abstraites que nous pouvions faire à la maternelle. Nos bâtiments n’étaient presque jamais nettoyés. Les femmes de  ménage en avaient marre parce qu’il y avait des gens qui pissaient partout dans les escaliers. Et puis, « Nous ne sommes pas vos chiennes après tout ! », disaient-elles.

C’est vrai que la saleté ne nous dérangeait pas plus que ça. En effet, nous nous n’en plaignons pas vraiment mais c’est vrai que nous aurions préféré une plus belle ville comme j’aimais le faire dans mes dessins. »

 

Si seulement nous pouvions tous avoir été touché par la sagesse de cette jeune fille.

Et qu’ensemble nous œuvrions pour que notre ville ressemble aux rêves de nos enfants.

 

 Eve

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Rédigé par Eve

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Publié le 14 Janvier 2011

Lorsque j'ai su que j'allais rencontrer Dali Touré pour la première fois, afin de réaliser une sorte d'interview pour MonAulnay.com, j'ai commencé à parcourir les lignes de ses récits pour m'imprégner de son œuvre... Et alors quelque chose d'étonnant s'est passé. Sans que je sache vraiment pourquoi une connexion s'est établie avec Billie Holiday. Instinctivement. J'ai passé une partie de l'après-midi à lire tout en écoutant ce timbre de voix si particulier de cette Lady qui chante le blues. Et là tout était clair.

 

Dali n'a que 16 ans mais possède déjà quelque chose de la grande chanteuse. Même spontanéité, même force, même élan... et une capacité étonnante à capturer les émotions et exprimer les bleus de l'âme. Le contraste entre la douceur de son visage et la gravité de certains de ses propos ont fait de cette rencontre un moment en apesanteur, presque hors du temps et  plein de surprises...

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Ce samedi 15 janvier (demain donc) à partir de 16h, Dali Touré sera dans l'un de mes endroits préférés de notre bonne ville d'Aulnay-sous-Bois : au 41 boulevard de Strasbourg à la librairie Folies d'encre en séance de dédicace, lecture... N'hésitez pas un instant à aller faire un saut là-bas... Vous allez faire une très jolie rencontre...

Stéphane Fleury

Ci-dessous quelques extraits parus dans la gazette de folies d'encre.

"J'aimais bien être seule, j'aimais bien écrire et parler toute seule. J'aimais m'imaginer dans un cercueil. Personne ne m'écoutait mieux que moi-même, je savais résoudre mes problèmes. Je me répétais souvent que je n'étais pas faible mais que j'étais forte. La vérité c'est que je faiblissais intérieurement et que cela avait une grande emprise sur mon physique." Cette jeune fille de banlieue a grandi dans la violence. Entre tristesse, rire, humour et souffrance elle nous raconte son histoire, son vécu donc ses cicatrices.

"Le temps s'accélère d'un coup, scotché au beau milieu de la route, je ne comprends plus rien du tout, j'ai tellement de doutes. Tandis que la personne qui se trouve en face de moi a tant de certitudes. Je regarde la voiture qui va bousiller ma vie et face à elle je me sens tout petit."  Le récit d'un jeune homme de dix-sept ans qui devient handicapé. Il nous fait part de sa souffrance, son incompréhension ainsi que la rencontre qui va chambouler sa vie.

Source : Encre folle. La gazette de folies d'encre, librairie créée en 2005 à Aulnay-sous-Bois. Janvier 2011

Source photo : http://www.dalitoure.com/

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 25 Septembre 2010

Premier saut au forum des associations d'Aulnay-sous-Bois aujourd'hui, et arrêt au stand des amis d'André Laude où j'ai croisé André Cuzon qui m'a remis ce texte que j'ai trouvé fort joli. Il est signé de Serge Wellens, poète français né dans notre ville.

 

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Le vieux et l'arbre visité

 

L'oiseau sans nom

l'oiseau que nul n'a vu venir

se pose en grand silence

sur la plus haute branche

la plus désespérée

de l'arbre mort

 

Le vieux passant par là

qui n'entend plus très bien

et qui voit plutôt mal

n'en croit ses yeux ni ses oreilles

quand l'arbre se met à chanter

 

Alentour

la prairie crépite

de guêpes

de libellules

de criquets

et le vieux pense à voix haute

comme pensent les vieux quand ils pensent

(on dit qu'ils parlent tout seul)

que ce pays est beau

sous une pluie de voyelles

(c'est l'arbre mort qui improvise

en d'aériennes vocalises

une espèce de plain-chant)

 

Et le vieux dit

ce monde est beau

(trois fois

car souvent

les vieux se répètent)

 

Alors l'oiseau

plus invisible que jamais

reprend son vol

 

L'arbre se tait

 

Et le vieux dit

ce monde

est trop beau

pour être vrai

 

Serge Wellens

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 20 Septembre 2010

Il y a plein d'endroits à Aulnay-sous-Bois que j'apprécie, mais il en est un que j'aime tout particulièrement. Il se situe au 41 boulevard de Strasbourg. C'est une librairie Folies d'encre. Ce lieu pour moi c'est un peu l'île de la tentation. Dès que je franchis la porte, il y a un je ne sais quoi dans l'air ... qui respire le livre et enivre. On a presque envie de tout acheter. Parfois, j'aimerais posséder les pouvoirs de Manimal. J'en profiterais pour me transformer en petite souris, me cacher sous une étagère jusqu'à la fermeture, pour ensuite feuilleter ou lire tous les ouvrages à l'œil !

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A l'heure où la question du commerce de proximité se pose assez souvent dans notre ville, cette enseigne joue décidemment dans la cour des grands. Je n'ai rien contre la Fnac ou Virgin, mais chez folies d'encre vous trouverez plus qu'une librairie. On vous y accueillera avec un supplément d'âme et vous aurez l'impression qu'on vous guide en douceur vers le livre qui est fait pour vous. Et tout cela en plein cœur de la ville.

Traverser à pied le parc Dumont pour remonter ensuite le boulevard de Strasbourg en direction du numéro 41 devient alors un réel plaisir qui contraste avec celui de rouler vers un centre commercial gigantesque et son parking trois-étages en béton. Certes, il en faut pour tous les goûts, mais à en juger par l'affluence impressionnante en ce samedi matin, Folies d'encre répond à un réel besoin. Alors tout ce monde m'a un peu rassuré sur la pérennité de l'endroit. Ce serait tellement dommage qu'il puisse disparaitre au profit d'une banque ou d'une agence immobilière.  

Ah oui sinon j'étais venu pour un livre consacré à la scène musicale de Manchester, que j'ai commandé et que j'aurai dans trois jours et je suis finalement reparti avec un autre consacré à John Sinclair. Ce dernier, particulièrement actif dans le milieu des années 60 et début des années 70 aux Etats-Unis, ambitionnait d'éveiller la conscience politique de la jeunesse de son pays en utilisant l'énergie fédératrice des groupes de rock'n'roll.

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Il est vrai qu'à l'époque l'Amérique était aux prises avec de sacrés démons tels que la ségrégation raciale et la guerre du Vietnam. Sinclair avait tracé une sorte de feuille de route avec des objectifs précis : lutter contre les préjugés, les idées reçues, bousculer les certitudes des "élites" et faire en sorte que les jeunes se réapproprient un peu du pouvoir confié aux mains exclusives des dirigeants politiques. Et tout cela avec le secret espoir que l'homme puisse s'épanouir dans un monde meilleur. Vaste programme !

Stéphane Fleury          

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 19 Mars 2010

Je n'ai pas encore eu la chance de visiter la Turquie. Mais puisque ce pays est à l'honneur à Aulnay-sous-Bois ces jours-ci, piqué par la curiosité, j'ai décidé de regarder Crossing the bridge, the sound of Istanbul. Ce film est programmé ce samedi 20 mars à 18H30 à l'Espace Jacques Prévert. 

 

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C'est un voyage au bout de la nuit. Même fièvre, même tourbillon. C'est un voyage à Istanbul, à travers sa musique. Crossing the bridge, the sound of Istanbul, documentaire de Fatih Akin, débute par ces mots : si vous voulez connaître une civilisation, il faut écouter sa musique. La musique peut révéler absolument tout sur un endroit.

En suivant les pas d'Alexander Hake, un joueur de basse allemand, c'est une véritable immersion dans la ville qui s'offre à nous l'espace d'une heure et demie. Ce qui caractérise Istanbul, c'est le détroit du Bosphore qui la sépare en deux. Sorte de frontière invisible entre l'Europe et l'Asie, entre tradition et modernité. Bercés par de multiples influences, ses habitants ont préféré s'ouvrir et assumer un mélange aussi mystérieux qu'envoûtant.

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Istanbul offre un panel de sonorités d'une richesse et d'une variété hallucinantes. De la musique traditionnelle turque, en passant par celle des tziganes à la frontière avec la Grèce, le flamenco, le rock, le psychédélisme, la noise music, le rap, le hip-hop, jusqu'aux danseurs de break-dance, sans oublier la musique kurde interdite dans le pays jusque dans les années 90, l'univers musical de la ville semble sans limite et ouvert à tout.

Ce qui frappe c'est que la musique semble partout dans la ville, et notamment dans la rue, où elle sert parfois de vecteur pour oublier la misère. Entre deux rives, un pied sur deux continents, conservant la mémoire du passé mais en même temps tournée vers le futur, tantôt noyée de triste mélancolie, puis poussée par une irrésistible joie de vivre, Istanbul évolue souvent en équilibre instable mais finit pourtant par trouver sa voie. Celle qui consiste à accepter son incroyable diversité. 

 

Etonnant voyage donc, dont on sort étourdi et fasciné. Sous le charme. Conquis. On se met alors à rêver qu'il n'y ait plus de Nord, de Sud, d'Ouest, d'Est mais seulement des ponts ouverts dans toutes les directions et qu'ils suffiraient de traverser pour se rencontrer. Oui, c'est exactement cela. Crossing the bridge... Traverser le pont...

Stéphane Fleury.

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 18 Mars 2010

banlieue1Inutile de lui demander, une énième fois, comment réussir en banlieue ? Laurence Lascary répondrait comme à l'accoutumée : "On se prend par la main et on essaye de faire quelque chose, comme tout le monde". Pourtant, Laurence Lascary n'est pas comme tout le monde. A 29 ans, elle vient de recevoir un deuxième prix qui consacre sa petite entreprise, une société de production audiovisuelle baptisée De l'autre côté du périph'. Le premier, elle l'a reçu en novembre 2008 des mains de Fadela Amara, lui décernant le Grand Prix "Talents des Cités". Quant au deuxième prix, "Envie d'Agir", -décerné sous la tutelle du Haut Commissaire à la Jeunesse de Martin Hirsch-, il récompense l'entrepreneuriat social.

Avec aujourd'hui trois employés, De l'autre côté du périph', fondée début 2008 et implantée à Montreuil (93), veut mettre en avant dans ses productions audiovisuelles "les populations sous ou mal représentées à l'écran". Le fil conducteur de cette société de production est celui du film éponyme de Bertrand et Nils Tavernier, sorti en 1998, dans lequel père et fils ont suivi pendant trois mois la vie d'un quartier, en l'occurrence celui des Grands Pêchers, à Montreuil (93). "C'était la première fois, confie Laurence Lascary, qu'un documentaire prenait ancrage dans une ville de banlieue, de façon dépassionnée et sans donner les archétypes habituels...".

Laurence Lascary souhaite "normaliser la banlieue" et ceux qui y vivent en "racontant des histoires". camera.jpgPour cela, elle s'est entourée de jeunes réalisateurs, majoritairement issus de ces quartiers. Elle soutient aussi actuellement le court-métrage d'un jeune réalisateur de Stains (93), Cédric Ido. Afin de trouver les financements pour ce court-métrage intitulé Les Sabres, Laurence Lascary a voulu associer les internautes à la production, en créant un blog de "production participative", où internautes et entreprises pourront soutenir financièrement le projet. "Si je devais seulement compter sur le CNC [Centre National du Cinéma et de l'image animée] et sur les aides publiques, je ne suis pas certaine que mes projets seraient soutenus... Parce que le danger en banlieue est d'être enfermé dans l'amateurisme, il est important d'avoir une vraie démarche professionnelle", explique celle qui amène à leur terme tous les projets qui lui tiennent à coeur.

Récemment, elle a réalisé, en partenariat avec l'association Les Indivisibles, une série animée intitulée : Etoitékoi. Elle montre des personnages victimes de préjugées ethno-raciaux. Ce projet, de 26 épisodes dans un premier temps, est destiné aux télévisions. Pour Rokhaya Diallo, présidente des Indivisibles, "l'idée n'est pas de faire une série sur le racisme, mais une série humoristique dans laquelle on pourra traiter les questions liées au racisme avec humour !".

Les Indivisibles, association créée en 2007, se sont rendus célèbres l'année dernière en organisant une cérémonie parodiant les Césars. Les "Y'a bon awards" sont des trophées en peaux de bananes décernés aux personnalités médiatiques s'étant distinguées par des propos "ethno-racistes".

Source : Adrien Chauvin in Le Monde pour directmatinplus. 26/02/2010.

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 8 Janvier 2010

ecranreolais

Comment s'abonner dans 21 cinémas à la fois ?

C'est simple, rendez-vous dans votre cinéma de quartier, membre du réseau Cinémas 93. En vous abonnant, vous bénéficierez du tarif réduit à l'ensemble des salles du réseau, pour toutes les séances.

 

Pourquoi aller au cinéma près de chez vous ?

Vous souhaitez parler cinéma avec Jacques Audiard, Milos Forman ou Francis Ford Coppola ? Assister en avant-première à la projection d'une palme d'or ? Accompagner vos enfants au cinéma sans vous ennuyer ? C'est possible dans les 21 cinémas du réseau Cinémas 93. Associatives ou municipales, classées Art et Essai, ces salles proposent une programmation exigeante, des rencontres avec des réalisateurs, des acteurs. Avec leurs 38 écrans, elles ont fait en 2008 près d'un million d'entrées.

 

Les salles du réseau départemental.

Le Studio à Aubervilliers, Espace Jacques-Prévert à Aulnay-sous-Bois, le Cin'Hoche à Bagnolet, Magic Cinéma à Bobigny, Cinéma André-Malraux à Bondy, Théâtre André-Malraux à Gagny, Cinéma Louis-Daquin au Blanc-Mesnil, Centre André-Malraux au Bourget, L'étoile à La Courneuve, Espace des Arts aux Pavillons-sous-Bois, Théâtre du Garde-Chasse aux Lilas, Cinéma Yves-Montand à Livry-Gargan, Le Méliès à Montreuil, La Fauvette à Neuilly-Plaisance, Ciné 104 à Pantin, Le Trianon à Romainville/Noisy-le-Sec, l'Ecran à Saint-Denis, Espace 1789 à Saint-Ouen, les 39 Marches à Sevran, Espace Paul-Eluard à Stains, Cinéma Jacques-Tati à Tremblay-en-France.


Cinémas 93, l'association.

Pour le Conseil général, Cinémas 93 coordonne le dispositif Collège au Cinéma, l'Aide au Film court et le dispositif de soutien à la création de courts métrages. L'association organise aussi les Rencontres cinématographiques en Seine-Saint-Denis. L'adresse du site est la suivante : http://www.cinemas93.org/

Pour info : pour ne plus être un spectateur passif, Cinémas 93 vous propose de réaliser des " actualités démocratiques ". Seul, avec vos propres moyens, ou encadré par des professionnels dans des ateliers, vous êtes invités à combler les manques de notre société d'information. Ces films courts seront projetés avant les longs métrages dans les salles du réseau.

Mais silence... ça tourne !

Source : Seine-Saint-Denis Magazine n°9.



 

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 19 Mai 2009

Juste quelques lignes pour revenir sur ce 16 Mai où la musique a envahi les rues d'Aulnay Sous Bois lui donnant un air de fête. Le 19éme festival international de musique dont le final a rempli le gymnase Pierre Scohy s'est déroulé en effet samedi dernier. A ma grande surprise certaines personnes habitant la ville d'Aulnay depuis très longtemps y assistaient pour la première fois. Comme quoi il fait garder une certaine constance dans l'information de ses concitoyens.

Au gymnase le présentateur a adressé des remerciements appuyés à la Municipalité parlant d'un contexte d'organisation difficile et laissant ainsi planer le doute sur l'existence de ce festival l'an prochain.

Au programme, cinq formations européennes venant de Belgique, du Danemark, d'Ecosse, d'Allemagne et d'Angleterre.

Les Belges d'Ostende ouvrent le bal en formation militaire. Vêtus de costumes marine du plus bel effet,  leur tour rythmé et réglé au millimètre a rempli la foule d'enthousiasme.




Le Danemark nous offre une formation totalement féminine. Ces jeunes filles viennent de Helsingor, ville dont la forteresse sert de cadre au Hamlet de Shakespeare. Ce groupe a joué lors de l'ouverture des jeux olympiques. Appartenant à la Marine également, la particularité de cette formation est de proposer des figures représentant des éléments liés à la mer : l'engrenage des bateaux, l'encre etc... C'est très beau à voir et à entendre. Lorsqu'elles entonnent successivement l'hymne danois et français une grande émotion s'empare de la salle.




L'Ecosse nous offre ses traditionnelles cornemuses. L'occasion d'en écouter en live n'est pas si fréquente et cet instrument dégage une grande force émotionnelle.

Les musiciens allemands, eux, ont parcouru 800 kilomètres en bus pour arriver jusqu'ici et devaient repartir le soir même pour une autre représentation en Allemagne prévue dimanche. C'est un véritable show qui est offert à nos yeux, ces musiciens alignant les standards connus comme le générique de la série mission impossible ou les bandes son de films tels que Rocky ou Pirates des Caraïbes.

Les Anglais terminent le début de soirée en fanfare en invitant la foule à les rejoindre sur la piste de danse oops the dance floor. Ils clôturent en jouant le God Save The Queen.

Il n'est pas si fréquent de pouvoir approcher des formations musicales aussi inspirées, alors l'année prochaine ne boudez pas votre plaisir et faites un tour à ce festival qui est un régal pour les yeux et les oreilles. C'est un bon moment à partager en famille ou entre amis.

Notre Député Gérard Gaudron et notre Maire Gérard Ségura étaient d'ailleurs présents confirmant le vieil adage aulnaysien connu de tous : " le conseil d'Etat et la musique adoucissent les mœurs !".

Rédigé par Stéphane Fleury le mardi 19 mai 2009 à 22Heures05.

 

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Rédigé par stefanfaith

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Publié le 19 Mai 2009


Ce que vous avez devant les yeux à l'instant vaut la modique somme de 11 million de dollars. C'est en tout cas le prix qu'un acquéreur a jugé bon de payer pour cet avion à réaction lors d'une vente aux enchères en novembre 2007.  Mais cette image est-elle une photographie ou une peinture ? Telle est la question ! Et tel est le thème abordé en ce vendredi 15 mai en soirée à l'école d'art Claude Monnet d'Aulnay Sous Bois : le rapport étrange que la peinture et la photographie ont toujours entretenu à travers l'histoire. Ce rapport est ce soir là analysé au travers de Gerhard Richter, le peintre de cet avion à réaction, puisque ce n'est pas une photo mais une toile de 1963 intitulée Düsenjäger.

Avant la photographie, la peinture demeurait le seul moyen de figer une réalité sur un support. Au début, si la photographie permet une reproductibilité de la peinture et sa diffusion à grande échelle et donc une démocratisation de cet art, il apparait bien vite que la photo capture la réalité de manière bien plus réaliste qu'aucune peinture ne le peut. La peinture n'aurait donc plus de sens d'exister. C'est pourquoi, après l'avènement de la photographie, on voit cette frontière se dessiner entre ceux qui finalement acceptent la photographie et y voient même l'occasion de se surpasser, je fais référence ici à l'hyperréalisme, notamment, qui est une peinture inspirée d'images photographiques et qui tente par un rendu minutieux de se rapprocher au maximum de la réalité.

L'autre côté de la frontière c'est l'abstraction, c'est s'éloigner au maximum de la photographie, de la réalité, pour trouver une autre voix et une autre manière de s'exprimer à travers la peinture. Je fais ici référence par exemple à l'expressionnisme abstrait où la toile n'est plus un lieu de reproduction de la réalité mais un moyen pour le peintre d'exprimer des sentiments plus abstraits. Ci-dessous, à titre d'exemple, j'ai choisi deux peintures assez explicites des deux côtés de la frontière : d'abord d'un côté l'hyperréalisme de Ralph Goings avec un tableau datant de 1992 intitulé Empire Diner, Herkimer ( on croirait vraiment une photo et pourtant c'est de la peinture), puis de l'autre l'expressionnisme abstrait avec Jackson Pollock en plein travail tel un toréador dans l'arène et le résultat d'une de ses toiles de 1950 intitulée Number 1 ( difficile d'y trouver une représentation de la réalité).





Ce qui est amusant, pourtant, c'est qu'avant la photographie, certains grand-maîtres du XVème siècle ont sans doute utilisé des appareils optiques pour améliorer de façon considérable la qualité de leur toile en matière de réalisme. En effet, on observe à cette époque des progrès prodigieux et d'une rapidité presque stupéfiante en matière de rendu,  qui devient quasiment photographique. En utilisant des dispositifs optiques ( des miroirs et des lentilles) il est devenu possible de projeter une image sur un support à la façon d'un rétroprojecteur ce qui permet de dessiner et peindre plus facilement. C'est en tout cas la théorie, parfois contestée, que développe David Hockney dans un livre passionnant et que je recommande chaudement : savoirs secrets, les techniques perdues des maîtres anciens. (Voir la couverture ci-dessous).



On le voit donc à travers le temps, ce rapport entre photographie, peinture et réalité est extrêmement passionné et passionnant. C'est ce qui m'a attiré ce soir là dans l'école d'art.

Pour en revenir à Gerhard Richter, sujet de cette conférence, son art est une véritable passerelle entre photographie et peinture. Né à Dresde en 1932, il est considéré comme l'un des artistes les plus chers et les plus influents de notre époque. Fortement marqué par la guerre et en particulier par la destruction de Dresde par les alliés en Février 1945, il décide de passer à l'Ouest en 1961 juste avant la construction du mur de Berlin. Il espère trouver là une meilleure opportunité d'exploiter son art. Richter est un passionné des photographies. Il les collectionne et les amasse en grand nombre. Des photos privées, des images de magazines prises au hasard et qu'il conserve dans ce qu'il appelle un "Atlas" et qui plus tard servira de réservoir à son inspiration picturale. Gerhard Richter fait donc partie de ceux qui ne voient pas en la photographie un ennemi mais plutôt une source d'inspiration.

Gerhard Richter ne reste pas confiné à une forme d'art spécifique et passe allégrement de l'abstrait, à l'hyperréalisme, ce qui lui vaut de ne jamais pouvoir être catalogué et explique sans doute en partie sa longévité et l'intérêt très fort qu'il suscite encore de nos jours.

L'une des facettes particulièrement développée lors de cette réunion à propos de l'art de Richter est l'utilisation d'une photographie pour réaliser un tableau, mais la peinture transmet une image floutée de la réalité qui lui donne un aspect presque effrayant ...Il commence avec des portraits et pousse cette technique à son paroxysme dans la série 18 Octobre 1977 réalisée en 1988 et qui revient sur un épisode dramatique de l'histoire allemande contemporaine à savoir le terrorisme de la Fraction Armée Rouge.

Ces tableaux, qui représentent les terroristes de la Baader Meinhof retrouvés morts dans leur cellule dans des circonstances suspectes, soulèvent une grande polémique en Allemagne confrontée à travers de l'art et donc d'une peinture à son histoire. Richter d'ailleurs pensera un moment réaliser des toiles sur les camps de concentration, mais il renoncera finalement préférant à l'époque peindre des toiles monochromes grises. Il dira que ces toiles seront une manière inconsciente pour lui de refuser de représenter une telle tragédie. Ci-dessous le premier des 15 tableaux du cycle 18 Octobre 1977. Il représente Ulrike Meinhof retrouvée pendue dans sa cellule de prison. Cette peinture est d'un réalisme photographique effrayant et dérangeant... 



Présentée par Arno Gisinger de manière vivante et ludique avec le souci du détail et de la clarté, cette conférence d'une heure trente a été l'occasion pour moi de m'évader et d'explorer une facette supplémentaire de cette relation tumultueuse: photographie, peinture, réalité.


Pour finir quatre des nombreuses peintures de Gerhard Richter présentées ce soir là, avec dans l'ordre : red, blue, yellow de 1973 ; candle de 1982 ; chinon de 1987 ;  et enfin un autoportrait de 1996.






La prochaine conférence aura lieu à la rentrée,  le 23 Octobre 2009 précisément, au même endroit et aura pour thème : la mesure de l'exploit, photo et sport. Si vous êtes curieux,  ne manquez pas ce rendez-vous.


PS : Je remercie l'agenda Aulnaysien de MonAulnay.com qui m'a permis de ne pas manquer  ce moment d'art.


Rédigé par Stéphane Fleury le Mardi 19 Mai 2009 à 14Heures47. 

 

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Rédigé par stefanfaith

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