Publié le 12 Mars 2011

Je prends prétexte d’un film diffusé à propos du jeune Mendès France, pour évoquer cet homme que j’ai eu l’occasion de rencontrer, alors que j’étais étudiant,  au début des années 70.  Ce qui était attachant, chez lui, c’est qu’au fond, il n’était pas vraiment un homme politique…

 

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De sa voix de gorge si particulière, voilée et suave, il cherchait à partager avec vous ses idées, sans pour autant avoir le désir ni de vous convaincre, ni de vous séduire. Il avait une force intérieure, une autorité naturelle et un calme qui forçaient le respect. Quand il vous parlait, on devinait chez lui, une forme de retenue et de pudeur naturelles. C’est pourquoi on avait presque l’impression qu’il chuchotait. Nulle esbroufe chez lui. Nul emportement. Pas un mot plus haut que l’autre.

 

Ce qui l’intéressait c’était de développer ses arguments, de vous faire partager ses analyses, sa vision de l’avenir, l’idée qu’il se faisait de la vérité et de l’honnêteté en politique. Il avait un profond respect pour le peuple et ne s’abaissait pas à la démagogie. Il faisait confiance en la raison.

 

Il ne lui serait pas venu à l’idée de faire du porte à porte comme un représentant de commerce qui cherche à embobiner ses prospects. Cela au nom d’une certaine éthique. Pas de promesses en l’air. Pas de fanfaronnades inutiles.  Pas de pressions désagréables. Du respect pour ses concurrents qui n’étaient pas ses adversaires.

 

Au nom d’une certaine idée de l’homme.  Qui implique qu’une fin ne justifie pas n’importe quel moyen.  Qui fait que le pouvoir ne peut s’exercer sans une certaine éthique et qu’il est essentiellement porteur de devoirs et non de droits.

 

Bref, tout cela nous semble très loin. Mendès France avait une certaine idée de la « politique ». Où sont les Mendès France d’aujourd’hui ?

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 11 Mars 2011

Pour replacer les choses dans leur contexte, l'article qui suit a été écrit juste après le rassemblement de samedi dernier...

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Du haut de son ciel bleu Emile Volpati doit se dire que décidemment les temps ont changé. A chaque époque ses combats doit-il penser. Lui qui, à 19 ans, décida de continuer la lutte contre l'ennemi en déroute après la libération d'Aulnay jusqu'à y laisser sa vie un beau jour d'août 1944. Le voilà associé aujourd'hui, à bientôt 86 printemps, à une polémique autour d'un square et d'un parking ! Tout ça pour ça !

Aussi futile que puisse paraitre cette situation, il n'en reste pas moins que l'équipe municipale actuellement en place semble trouver un malin plaisir à chercher les ennuis. Notamment dans ce quartier. A la cité Arc en ciel par exemple, les habitants demandent un square et on leur colle un maximum de béton en profitant du fait que l'endroit est situé en zone UD au niveau du plan local d'urbanisme. Au diable les espaces de respiration !

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Dans le secteur Tour Eiffel, riverains et commerçants s'accommodant très bien d'un parking se voient imposer un square alors qu'ils n'ont rien demandé ! C'est vraiment à y perdre son latin ! Nos élus locaux auraient-ils un don particulier pour prendre les mauvaises décisions ? Toujours est-il que, ce samedi 5 mars 2011 sur les coups de 15h30, une bonne cinquantaine de personnes se sont rassemblées sur ce qui désormais ne ressemble  ni à un square ni à un parking !

Un membre de l'association des commerçants et habitants du quartier de la Tour Eiffel s'est exprimé, rappelant l'historique ayant abouti à la situation actuelle. Absence de réelle concertation autour du projet, incapacité à le faire évoluer devant la sourde oreille de la municipalité. Toute ressemblance avec une situation ayant déjà existé sur notre ville serait évidemment pure coïncidence !

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Quoi qu'il en soit, et c'est l'information principale délivrée lors de cet après-midi à Volpati, le maire Gérard Ségura s'est engagé à recevoir des représentants de l' association cette semaine en soirée après 18h, le jour restant à déterminer... Est-ce l'approche du printemps qui soudain ouvre les portes ou plus surement la proximité prochaine des cantonales ? On ne saurait le dire...

Dernière minute :  Comme indiqué par Miguel Hernandez en commentaire, un conseil de quartier en présence des intéressés a eu lieu dans une ambiance qualifiée de cordiale, ce qui laisse, espérons-le, présager un pas l'un vers l'autre vers une solution satisfaisante pour chacun.

Nous vous tiendrons, bien entendu, au courant de l'évolution de la situation dés que possible...

Stéphane Fleury 

     

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 11 Mars 2011

Bartolone, chef de clan du 93 titre l’Express dans sa dernière livraison spécial Seine-Saint-Denis.

 

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Photographié devant une barre d’immeubles qui symbolise trop bien le mal de vivre de notre département, C. Bartolone s’affiche en majesté en première page de l’Express où figure le titre suivant «  Le système Bartolone ».

 

Lorsqu’on parcourt cet article, on apprend des choses intéressantes. Nous savons tous que le Parti socialiste est une grande famille ! C’est ainsi que L. Fabius, son ancien mentor, n’a pas trouvé un moment pour répondre au journaliste. Il est vrai que maintenant C.Bartolone s’est émancipé et roule pour son propre compte !

 

Décrit par certains comme un renard avenant et souriant (ce sont les plus redoutables), il n’est pour d’autres que quelqu’un promouvant  son image dans le but à peine avoué de devenir un futur ministre de l’intérieur ! Dans l’article figure aussi la sempiternelle  référence au « projet du Grand Paris du tracé de double boucle de métro automatique ». Diable ce projet a tellement de parents et de parrains qu’il a dû être conçu au cours d’une de ces soirées que la morale traditionnelle réprouve !

 

Et puis bien sûr on revient sur le fameux plan pour les collèges de 703 millions € dont on ne connaît pas toujours très bien l’incidence sur les futurs budgets et endettements du département. On apprend alors en toutes lettres une chose que nous avions déjà subodorée, à savoir l’intense opération de communication, bien évidemment dénuée de toute préoccupation électorale, qui l’a accompagné.

 

Quelques cailloux de poids ornent toutefois le jardin de C. Bartolone : les fameux emprunts toxiques qui sont la croix et la bannière de ce département et que toute la gauche a bien évidemment voté par le passé.  Sans parler bien sûr du fameux « budget de révolte » voté avec un déficit de 75 miilions € (une paille !), opération purement médiatique qui lui a valu sa mise sous tutelle par le Préfet du Département !

 

« Il n’a plus rien à prouver dit-il » à la fin de cet article. Juste peut-être nous montrer comment il va boucler ses futurs budgets !

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 10 Mars 2011

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Dans un communiqué de presse datant du 7 mars 2011, que vous pouvez lire ci-dessous, les représentants FCPE et les parents de l'école maternelle du Bourg d'Aulnay-sous-Bois avaient laissé entendre que leur mobilisation et leur action continueraient devant l'entêtement de l'inspection à gérer les remplaçants selon des critères purement administratifs, laissant les aspects humains au second plan.

 

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C'est ainsi que ce matin, deux banderoles aux titres évocateurs ont été déployées sur les préfabriqués : "Priorité aux enfants, pas à la logique comptable !" et "Ecole en danger, école occupée, non aux remplacements sauvages !".

 

D'autres actions seraient en cours d'élaboration.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

FCPE Bourg Maternelle d'Aulnay-sous-Bois

Aulnay-sous-Bois le 7 mars 2011

L'inspection s'entête et fait passer l'administratif

avant l'humain !

Forte d'une pétition de 115 signatures [1] et du soutien d'élus locaux [2], une délégation de parents d'élèves et de représentants FCPE s'est rendue ce samedi 5 mars au matin à l'école maternelle du Bourg avec la ferme intention de faire revenir Mme Tanzi [3], inspectrice de la circonscription, sur sa décision de substituer un enseignant remplaçant affecté depuis les vacances de la Toussaint par une nouvelle professeure stagiaire.

Bien qu'elle ait admis, en s'en excusant, une déficience manifeste dans la communication de cette information au sein de l'école, n'ayant pas permis aux enfants et à leurs parents de se préparer sereinement à ce changement, Mme Tanzi est fermement restée campée sur sa position, assument pleinement ce pilotage administratif !

Cette gestion du personnel, digne d'une entreprise privée, qui laisse les aspects humains s'effacer devant une pure logique comptable, est intolérable dans une structure de service public. Si l'inspectrice a pris le temps de nous écouter, nous n'avons pas été entendus ! Ainsi, des enfants en petite section auront connu pas moins de trois enseignants différents en seulement sept mois de leur première année d'école et ce n'est pas fini car la professeure stagiaire devra partir en formation!

Tout en rappelant que le combat que nous menons n'est en aucun cas dirigé contre la nouvelle enseignante stagiaire, il est de notre devoir de ne pas laisser passer cet évènement qui pourrait en augurer d'autres. Les enseignants ne sont pas des pions que l'on déplace en fonction de logiques purement administratives. L'essence du service public, véritable patrimoine commun, est de prendre en compte les aspects humains, ici l'intérêt des enfants, avant toute autre considération.

C'est pourquoi, dans ces conditions, les représentants FCPE, aux cotés des parents, ont décidé de maintenir la pression et l'action, de la manière qu'elle jugera la plus appropriée.

Références

[1] Les 115 signatures ont été recueillies auprès des parents d'élèves du Bourg Maternelle Bourg et primaire Bourg II la matinée du 3 mars 2011.

[2] Le maire Gérard Ségura s'est entretenu avec l'inspectrice à ce sujet. Le vice-président de région Alain Amédro a écrit un courrier. Il était présent ainsi que l'adjointe à l'éducation Nicole Siino pour accueillir les Parents lors de leur rencontre avec l'inspectrice. Les élus n'ont pas pu assister à la réunion.

[3] En vue de cette réunion un tract a été diffusé auprès des parents.

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Divers

Publié le 10 Mars 2011

Aulnay-sous-Bois a récemment eu le plaisir de recevoir le jeu des 1000 €. Mais au Conseil  Municipal, une telle somme est bien évidemment ridicule ! Il faut compter en centaines de milliers, en millions et même en dizaines de millions d’euros…

 

Aulnay libre vous propose donc un petit jeu tout simple : le jeu à 650 000 € et plus…si affinités.

 

Pour ce faire, prenons une décision au hasard la n°1494 : Recours en responsabilité contre l’Etat dans le cadre de l’affaire CMMP. (Dossier amiante) Bizarrement, elle est passée à peu près inaperçue…

 

Il est fort probable que les Aulnaysiens qui ne sont pas au fait des subtilités de la langue administrative ignorent la différence qu’il peut y avoir entre les délibérations et les décisions lors des Conseils Municipaux. Pour résumer, disons simplement, que les délibérations font l’objet d’un débat préalable puis d’un vote, alors que les décisions sont juste portées à la connaissance des membres du Conseil, lesquels ne peuvent émettre que des commentaires et poser des questions. Il ne s’agit donc pas à proprement parler de décisions, puisque celles-ci sont déjà prises !...

 

Il s’agit donc d’une décision du Maire  auquel il a été donné délégation en vertu des délibérations n° 59 du Conseil Municipal du 11 février 2010 et n° 3 du Conseil Municipal du 20 mai 2010 prise en vertu de l’article 28 du code des marchés publics relatif à une  procédure de passation des marchés publics dite adaptée.

 

L’importance de l’affaire aurait assurément mérité, non pas une décision unilatérale du Maire,  mais une délibération faisant l’objet d’un débat et d’un vote au sein du Conseil. Non pas sur son opportunité que tout le monde partage bien sûr, mais sur ses modalités.

 

Selon cette décision, Monsieur le Maire a décidé de confier à un cabinet d’avocats la défense des intérêts de la Ville d’Aulnay-sous-Bois moyennant des honoraires arrêtés en fonction du temps passé sur la base d’un tarif horaire de 130 € H.T. (soit 155, 48 € TTC), ainsi qu’en cas de succès de l’instance, un complément de rémunération équivalent à 5% des sommes H.T. versées à la Ville.

 

Autant on peut comprendre qu’il y ait une rémunération classique sur la base d’un travail effectué (Nombre d’Heures x taux horaire à déterminer) autant il est difficile de concevoir une part variable et un tel intéressement financier dans une affaire qui oppose une collectivité territoriale à l’Etat. Ce qui est choquant dans ce complément de rémunération c’est qu’il vient s’intercaler entre deux protagonistes dont les recettes proviennent, pour l’un comme pour l’autre, des impôts payés par les citoyens. Ce qui est encore plus choquant c’est qu’il s’agit d’une cause d’intérêt sanitaire et général.

 

Sans mésestimer l’importance de cette affaire et l’ampleur des sommes déjà engagées ou à engager par la Ville d’Aulnay-sous-Bois, Il existe probablement des avocats, spécialistes en droit public qui, dans ce genre de procédure, seraient capables d’effectuer un travail d’excellente qualité au service de la commune avec  des modes de rémunération plus conventionnels et donc probablement moins élevés.

 

D’ores et déjà, la municipalité a, semble-t-il, engagé plus de 13 millions € H.T. dans ce dossier. Sur la base de 5 %, cela représenterait donc  des honoraires complémentaires  à hauteur de 650 000 € soit l’équivalent de 2000 heures de travail si l’on retient un taux horaire de 325 €.  Or un tel dossier devrait pouvoir être traité, par un bon avocat parisien spécialiste en droit public, sur une base  de 5O heures de travail environ  soit dans une enveloppe pouvant se situer entre 15 000 et 25 000 €. Et si même, ce chiffre était doublé, on ne serait toujours qu’à 50 000 €.

 

On peut donc s’étonner que la Municipalité d’Aulnay-sous-Bois n’ait pas été en mesure de négocier un contrat avec un avocat dans une affaire sensible et dramatique pour la Ville sans qu’un esprit de lucre inapproprié ne vienne en plus grever le budget de la Ville.

 

Si la Ville d’Aulnay-sous-Bois négocie l’ensemble des prestations ou des marchés avec aussi peu de vigilance, il y a de quoi s’inquiéter pour les finances de la Ville.

 

A quoi peuvent bien servir les blogs se demandaient certains lors de ce conseil ?  La réponse est toute simple : à se mêler de ce qui regarde les citoyens. Ni plus, ni moins…

 

 

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 9 Mars 2011

Le 8 mars, ce n’était pas seulement la journée de la femme c’était aussi la journée sans télévision si vous n’aviez pas de télévision numérique et pas branché votre décodeur…

 

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Alors, moi, à qui il m’arrive d’être facétieux, je me suis dit : tiens voyons ce que ça fait de ne plus avoir de télé !

 

Car, à vrai dire, quand il m’arrive de la regarder la télé, je branche, assez souvent, le petit décodeur que j’ai dans la tête…C’est un peu la même chose avec les tracts, les affiches électorales ou ce que l’on nomme joliment les professions de foi que l’on trouve dans une enveloppe nous invitant à voter. Là, je m’éloigne un peu, mais est-ce si sûr ? …

 

Petite histoire personnelle.

 

La première fois que j’ai vu un écran, c’était dans un petit village de cette France profonde à laquelle je suis attaché comme beaucoup de franciliens qui ont eu la chance de grandir en milieu rural. Nous n’avions pas de télé, ni de cinéma, mais un de nos voisins, qui avait un bistro et une grande salle attenante, y projetait, de temps en temps, un film. J’étais petit, mais je m’en souviens encore. Avec des yeux émerveillés, j’ai donc regardé « Jour de fête » de J. Tati. C’est peut-être aussi la raison pour laquelle j’essaie de faire de chaque jour, un jour de fête ! Mais ceci est une autre histoire !

 

Revenons donc à notre bonne vieille télé.

 

Petite séquence nostalgie. A une époque que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, nous pouvions regarder «  La caméra explore le temps », « Cinq colonnes à la Une », « Belphégor », « Le palmarès des chansons » où nous pouvions voir et écouter Brel, Ferrat, Brassens,…, « Apostrophes » ou « Bouillon de culture » de B.Pivot, « Le Ciné-club » ou le « Cinéma de minuit » sans oublier « L’Heure de Vérité ».

 

Au tout début, il n’y avait pas de réclame  et l’audimat n’existait pas. Mais comme il faut vivre avec son temps, la pub est apparue et avec elle la mesure d’audience…

 

La pub et les programmes contemporains.

 

Je peux apprécier la beauté plastique et la créativité d’un film publicitaire sans avoir   envie de me farcir les incitations à consommer qui en découlent. Et donc je ne regarde pas la pub. Aussi simple que cela.  Vous n’êtes pas frappés vous par le lien qui peut exister entre ce matraquage publicitaire et ces braves gens qui se précipitent dans les rayons des hypermarchés pour remplir leurs chariots ?

 

Et maintenant, me direz-vous, que peut-on voir à la télévision ? Des journaux télévisés qui carburent à l’émotion et à la sensation. Des hommes ou femmes politiques qui pratiquent abondamment la langue de bois. Des films d’une violence inouïe qui sapent l’entendement. Des rediffusions de série largement amorties. Que sais-je encore ? Un martien qui viendrait nous visiter se demanderait bien dans quel monde nous vivons !

 

Bien sûr, il n’y a pas que cela. Il y a aussi parfois des reportages instructifs, des émissions de débat intéressantes, des vieux films qui valent encore le détour, des jeux moins stupides que d’autres, des occasions de se divertir ou se distraire après une dure journée de travail.

 

Mais au final, il n’y a le plus souvent qu’un bourrage de crâne dispensé devant des téléspectateurs passifs au point que de nombreux penseurs ou chercheurs ont pu montrer l’influence néfaste de la télévision sur le travail et la santé des écoliers, des collégiens et des lycéens sans compter celle tout aussi pernicieuse sur la vie des adultes : avidité, violence des rapports sociaux, mimétisme…

 

Sans compter un autre type d’influence tout aussi préoccupant qui font dire à certains que cette « télécratie » par des voies plus ou moins subtiles ou grossières viendrait par des moyens détournés saper les fondements mêmes de notre démocratie. Messages répétitifs, dictature de l’émotion, tyrannie de l’instant, exagération du sensationnel, grossissement du trait, absence de mise en perspective : tout concourt en effet pour qu’une sorte de machine du prêt à penser se mette en route en surfant sur les évènements et les réactions de l’opinion au détriment de la pertinence de l’analyse.

 

Alors télé ou pas télé ? Ou bien la télé autrement ?

 

Quelques modestes suggestions donc :

 

1.      Si vous n’avez pas de télé. Très bien. Vous êtes sur la voie de la sagesse.

2.      Si le sevrage est trop difficile. Fixez-vous des étapes. La télé est une drogue dure qu’il faut savoir maintenir à distance.

3.      Si vous avez une minute ou une heure de cerveau disponible, posez-vous la question de savoir s’il n’y a pas mieux à faire que de regarder la télé

4.      Si, malgré tout, vous avez décidé de regarder une émission, n’abandonnez pas vos facultés d’analyse et de recul, cela pourra vous être utile. Développer l’écoute et la vision active : si le programme est inintéressant faîtes autre chose !

 

Aussi simple que ça. Mais je disais cela juste en passant à cause de ce fameux petit décodeur. Après tout, vous êtes bien assez grands pour faire ce que vous voulez !

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 9 Mars 2011

Dans sa lettre de candidature, Mr Ségura nous parle d’ « habitants oubliés au plus haut niveau de l’Etat » mais tout de suite après se félicite de l’arrivée à Aulnay d’une nouvelle station du futur métro automatique du Grand Paris. Or, qui a impulsé le projet du Grand Paris ? L’Etat, et au plus haut niveau ! Faudrait savoir ….

 

avecvous 

Qui, le premier a attiré l’attention des Pouvoirs publics sur la nécessité d’implanter une station du futur métro à Aulnay en faisant voter un amendement au projet de loi sur le Grand Paris ? Contrairement à ce que la lecture du document pourrait laisser penser, ce n’est pas G. Ségura mais  G. Gaudron, député de la circonscription.

 

Dans sa lettre, le candidat sortant nous dit que « son travail commence à porter ses fruits ». Et que nous cite-t-il en exemple ? Précisément cette fameuse station ! Avouez que pour quelqu’un qui connaît les rouages de l’administration et la part du travail des uns et des autres dans cette affaire cela a de quoi faire sourire…

 

N’y aurait-il pas là comme une tentative de récupération d’un projet au départ entièrement porté par la « Droite », cette même « Droite » qui se soucie comme une guigne, aux dires de Mr Ségura, des habitants des quartiers en difficulté mais qui est capable coup sur coup de lancer à travers toute la France des programmes de rénovation urbaine conséquents, des zones franches urbaines et maintenant un programme ambitieux de transports à travers ces quartiers ?

 

Certes, à n’en pas douter, Mr Ségura a-t-il été approché ou consulté dans le cadre de la réflexion sur le Grand Paris, mais cela ne veut pas dire qu’il en a été l’initiateur et encore moins le maître d’œuvre !..

 

Enfin terminons cette petite chronique par le slogan savoureux qui ressort à la fin de cette lettre : « Ensemble, donnons nous la force de réussir ! ». Tout cela ne vous rappelle rien ? Mais oui, bien sûr, le slogan de N. Sarkozy lors de la dernière élection présidentielle : « Ensemble, tout devient possible ». Là ce n’est plus de la récupération, c’est tout simplement du plagiat !

 

Source phrases : tract Ensemble, donnons-nous la force de réussir !

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 8 Mars 2011

La date du 8 mars, retenue pour célébrer la journée internationale de la femme, me fournit ici un prétexte pour aborder ces fameuses notions de masculin et de féminin.

 

XX ou XY ? A quoi cela tient ? A très peu de choses en vérité….On l’oublie trop souvent : les hommes ont grosso modo 50, 1 % de masculin et 49, 9 % de féminin, alors que les femmes ont 50, 1% de féminin et 49, 9 % de masculin. Mais ces petits 0, 2 % d’écart changent bien des choses !...

 

Dans son récit de la Genèse, la Bible fait référence à Adam, le premier homme, qui, bien qu’il soit au paradis, à l’air de furieusement s’ennuyer. Alors pour briser cette solitude, Dieu, dans sa grande sagesse, lui a adjoint une compagne Eve, directement sortie de la cote d’Adam. On notera que Dieu n’a pas cru nécessaire de lui donner un nom, un prénom suffit…Il est vrai qu’à cette époque l’état-civil n’existait pas ! On notera aussi  que la cérémonie du mariage n’était pas obligatoire. Adam a pris femme sans se sentir obligé d’entrer dans une église, une synagogue ou une mosquée…

 

Mais alors là, je vous le dis tout net : Dieu me paraît un peu macho ! Pourquoi ne pas avoir choisi une femme en premier ? N’est-il pas vrai que seules les femmes mettent les enfants au monde ? Certes, il y faut la semence de l’homme pour que tout cela devienne possible ! Mais, entre nous, après, qui fait tout le travail ? Je ressens donc cela comme une sorte d’injustice…

 

Il y a donc tout lieu de penser que ce sont des hommes qui ont écrit la Bible. Sinon, très probablement la femme serait apparue en premier… Car, de plus, comme il est dit, dans la Bible, la femme est une redoutable séductrice…au point d’entraîner ce pauvre Adam dans le péché originel qui les a expulsés, tous deux, du paradis ! Depuis, à de rares exceptions près, nous vivons en enfer…et la politique est née !

 

A vrai dire, Il y a un bon et un mauvais usage, tant du masculin que du féminin. Lorsque le masculin symbolise la force et le courage, sans être accompagnées d’un esprit de domination et d’agressivité, il joue pleinement son rôle. Lorsque le féminin signifie l’écoute, la réceptivité et l’accueil, il se déploie dans ce qu’il a d’essentiel.  Il s’agit là bien sûr d’archétypes qui montrent bien qu’ils ne sont l’apanage d’aucun genre masculin ou féminin.

 

Alors trop souvent, les hommes, (et parfois aussi les femmes d’ailleurs) se mettent à singer les « hommes » dans ce qu’il peuvent avoir d’excessif et de caricatural !

 

Ce n’est pas par hasard qu’Aragon, repris par J. Ferrat, considérait que la  Femme devait être l’avenir de l’Homme. Il ne voulait pas dire que la femme allait prendre la place de l’homme ou vice-versa. Il signifiait seulement que l’homme sans renoncer à sa part masculine -  dans ce qu’elle peut avoir de positif - devait aussi accueillir sa part féminine.

L’inverse étant tout aussi vrai, pour la femme.

 

L’application d’un tel précepte nous conduirait alors sur des rivages bien éloignés de ce que nous constatons assez souvent dans la vie de tous les jours. En politique ou ailleurs…mais à coup sûr en politique…assurément ! A de rares exceptions près…

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 8 Mars 2011

Il est arrivé au Général De Gaulle de considérer que la droite pouvait symboliser l’ordre et la gauche, le mouvement. Mais il ne s’agit là que d’une coupure simpliste et archétypale, car toute société a besoin, à la fois, d’ordre et de mouvement. C’est un peu comme le fait de dire que le cerveau droit est le siège de l’émotion et le cerveau gauche le siège de la raison, en oubliant que nous avons tous besoin d’un cerveau uni et réconcilié entre ses deux hémisphères.

 

C’est la raison pour laquelle le Gaullisme se voulait, au-delà de la coupure entre la droite ou la gauche, une sorte de symbole de réconciliation entre l’ordre et le mouvement. Car un ordre sans mouvement viendrait à se scléroser et un mouvement trop instable connaîtrait également de graves difficultés.

 

Donc si la droite privilégie l’ordre au mouvement, elle risque d’échouer.  De même pour la gauche si le mouvement ne tient pas compte du besoin d’ordre de la société.

 

De là, parfois le besoin d’alternance lorsque des déséquilibres trop profonds viennent rompre l’équilibre sous-jacent nécessaire à toute société. Mais nous vivons aujourd’hui dans des sociétés qui sont essentiellement des sociétés en mouvement. Ce phénomène, nul ne peut l’ignorer : pas plus que la droite que la gauche.

 

C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, les frontières sont encore plus floues.

 

La droite a souvent adopté, pressé par la nécessité, des politiques que l’on pourrait qualifier de « gauche », alors que la « gauche », prise elle-même dans un autre type de nécessité, a souvent pris des dispositions dites « de droite » (par exemple, les privatisations de L.Jospin)

 

On dit aussi parfois que la droite serait plus attachée à la nation, alors que la gauche serait, quant à elle, plus tournée vers l’international. Il faut bien dire aujourd’hui, qu’à l’heure de la mondialisation, cette distinction n’est plus très pertinente. Le mouvement de la société est aujourd’hui essentiellement mondial, ce qui n’est pas sans poser de redoutables problèmes aux uns ou aux autres.

 

Il existe alors forcément des crispations identitaires que tente d’exploiter tel ou tel mécontentement compréhensible. Crispations qui ne font qu’exprimer un sentiment diffus et négatif qui ne résout rien, mais auquel, cependant, il doit être répondu.

 

On dit également que la droite aurait plus tendance à privilégier l’individu, sa liberté, sa capacité d’initiative et d’entreprise alors que la seconde serait plus sensible à la société et au souci d’égalité via la redistribution des richesses.  Mais que dire d’une société dont la moitié de la richesse produite - sous tous les gouvernements de droite ou de gauche – fait l’objet de prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) redistribués sous forme de services publics et de prestations sociales ?

 

Est-elle de droite ou de gauche ou plus sûrement un mélange des deux ?  C’est pourquoi les vociférations de tel ou tel me font doucement sourire, car je sais qu’elles ne disent pas la vérité.

 

On dit aussi enfin que la droite privilégierait plutôt l’économie et la production des richesses alors que la gauche aurait tendance à favoriser le social. Mais que dire alors d’un « social » qui ne reposerait pas sur une économie et des entreprises solides ? Il serait vite à bout de souffle ruinant ainsi les plus belles promesses qui auraient pu être dispensées imprudemment. Il est donc nécessaire de trouver le juste équilibre, toujours à reconstituer, entre considérations économiques et considérations sociales dont ont sait qu’elles sont étroitement imbriquées.

 

Ce juste équilibre se marie très mal avec les promesses démagogiques et ressort plutôt d’un savant dosage, un peu comme celui que peut opérer un mécanicien réglant son moteur en permanence. Autant dire que c’est plutôt son expertise qui est alors recherchée, bien plus que son orientation idéologique à priori.

 

Que retenir alors de tout ça ?

 

1.      Que le simplisme des slogans ne peut tenir lieu de politique.

2.      Que les promesses inconsidérées ne sont que des attrapes gogos dont il faut sérieusement se méfier

3.      Que le sérieux en matière de gestion budgétaire et fiscale impose à tous les candidats à une élection de refuser la démagogie facile qui consiste à promettre tout et n’importe quoi.

4.      Qu’un candidat de gauche qui vous parle de tendre la sébile à l’Etat se moque de vous car il sait parfaitement que s’il avait à gérer cet Etat, il serait tenu de mener une politique de « rigueur » en diminuant les dépenses et en optimisant les ressources fiscales, tout en prenant bien soin de ne pas casser « la production ».

5.      Que vous seriez surpris d’apprendre le grand écart de langage chez beaucoup d’hommes politiques de premier plan entre ce qu’ils disent en privé et ce qu’ils proclament en public, élection oblige.

6.      Que notre système politique crève depuis longtemps –mais jusqu’à quand ? – de toutes ces petites lâchetés, approximations et contrevérités proférées dans nombre de discours.

7.      Qu’il faut cependant faire des choix en fonction de tous ces critères et sûrement pas sur la base d’étiquettes pré-formatées.

8.      Que tous ceux qui cherchent à vous impressionner au nom d’arguments primaires et fallacieux ne méritent sûrement pas votre confiance et donc votre bulletin de vote.

9.      Qu’on peut tromper quelqu’un une fois, mais pas tout le monde, tout le temps.

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 8 Mars 2011

C’est fou comme les gens pour se rassurer eux-mêmes cherchent à vous coller des étiquettes. Et moi, c’est marrant, je ne me suis jamais défini à travers des étiquettes !

 

Les étiquettes, c’est juste bon pour les bouteilles de vin. Et je ne me laisse pas impressionner par les étiquettes ! Le vin, je suis capable de l’apprécier tout seul. Il me suffit de le tester et de le goûter. Alors, je sais tout de suite celui qui est frelaté, celui qui ne tient pas ses promesses, celui qui est contrefait, celui qui fait illusion mais vieillit mal, celui qui n’a pas de corps… Bref, j’en passe et des meilleures !

 

Et puis lorsque je marche, j’utilise à la fois ma jambe droite et ma jambe gauche ; lorsque j’écris avec mon clavier d’ordinateur, j’utilise aussi ma main droite et ma main gauche ; lorsque je lis j’utilise encore mon œil droit et mon œil gauche.  Je pourrais multiplier les exemples… Ce n’est donc pas par hasard si notre unité est faite d’une partie droite et d’une partie gauche. Même, le cerveau ne déroge pas à la règle : c’est tout dire !...

 

Et certains voudraient nous faire croire qu’il faudrait choisir, une fois pour toutes, quelles que soient les circonstances. Comme si nous n’étions pas capables d’avoir notre libre arbitre ! Comme si réfléchir par soi-même, indépendamment des idées toutes faites et de la pratique des uns ou des autres, nous conduisait tout droit vers une sorte de traitrise que les esprits primaires seraient trop contents de vouloir nous infliger !

 

Mais à vrai dire, je me soucie assez peu de savoir si mon boulanger, mon boucher ou mon poissonnier est de droite ou de gauche. Ce qui m’intéresse c’est qu’il me délivre du bon pain, de la bonne viande et du bon poisson et, si possible à un prix raisonnable. Et pour un homme ou une femme politique – leur ego dût-il en souffrir – c’est un peu la même chose !

 

De plus, je n’aime pas beaucoup qu’il ne me laisse pas ma liberté de choix, qu’il fasse pression sur moi, d’une façon ou d’une autre, pour que je choisisse sa boutique, même si je préfère celle de son confrère ! Car, dans la vie, les choses évoluent en permanence et moi, j’aime bien être libre de faire mon miel de ce qui me convient. Je juge sur pièces sans me contenter du qu’en dira-t-on.

 

Alors, je suis exigeant. Je ne me contente pas de vagues promesses, de marchandises frelatées, des slogans dans lesquels on me dit : « demain, on rase gratis ». Je laisse ça, pour les gogos qui après se lamenteront en disant : « si on avait su » !

 

Dans ma vie, j’ai rencontré des hommes de « gauche » honnêtes, sincères, délicats et efficaces. J’ai  aussi rencontré des hommes de droite dévoués, intelligents, soucieux des autres et non moins efficaces ! J’ai aussi rencontré l’inverse et dans les deux camps ! Ce n’est donc pas une question d’étiquette qui me guidera dans le choix de tel ou tel candidat.

 

Je me poserai plutôt les questions suivantes : Celui-ci me dit-il la vérité ? Celui-là, puis-je lui faire confiance ? Est-il honnête ? Me considère-t-il comme un citoyen à part entière ou  comme une voix juste bonne à être engrangée ? Quand il sera élu, sera-t-il capable de mener une politique tenant compte de l’intérêt général ou des seuls intérêts catégoriels de ses électeurs ? Me témoignera-t-il du respect élémentaire dû à tout citoyen, sans se soucier de savoir si je suis de son « bord » ou non ?  Sera-t-il capable de dépasser les clivages partisans pour travailler au service de tout le monde en cherchant les nécessaires consensus ? Aura-t-il le sens des responsabilités et des priorités notamment sur le plan financier ? Sera-t-il efficace en faisant le meilleur usage des ressources qui lui sont confiées, dont il doit bien se souvenir qu’elles ne lui appartiennent pas ?

 

Le prochain billet essaiera de caractériser les spécificités ou les similitudes que l’on peut trouver entre ce que l’on nomme généralement « la Droite » et « la Gauche », au-delà des simplifications ou des contre-vérités manifestes. Nous verrons alors les raisons pour lesquelles les choses ne sont pas aussi simplistes que certains voudraient nous le faire croire !

 

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 7 Mars 2011

tractb.jpg « Et cela d’autant que la politique gouvernementale menée ces dernières années n’a fait qu’aggraver le chômage et la précarité, nourrissant du même coup l’insécurité »

 

avecvous

 

Nous n’avons pas souvenance des propositions mirifiques de Mme Royal pour vaincre le chômage et nous attendons avec impatience celles du futur candidat socialiste à l’élection présidentielle afin de savoir ce qui va être vraiment proposé… au-delà du plan de rigueur qui s’imposera à tous les candidats.

 

En attendant notre Conseiller général sortant feint d’ignorer la colossale  crise financière et économique qui a ébranlé le monde en 2008 et se serait imposée de la même manière à un éventuel gouvernement de « gauche ».

 

Il passe sous silence  le fait que l’emploi dépend surtout des perspectives et des carnets de commandes des entreprises et qu’à ce titre, même si l’on peut prendre des mesures d’encouragement (jusqu’où en ces périodes de disette fiscale ?), celui-ci ne se décrète pas.

 

Chômage et précarité sont bien évidemment mêlés mais on entend peu de choses sur les initiatives prises par le Département pour favoriser le développement économique et accueillir les investissements en Seine-Saint-Denis qui auraient permis de combler le retard pris par rapport à ses homologues en Ile de France.

 

Revenons quarante ans en arrière : Issy-les-Moulineaux, Levallois-Perret, Aubervilliers ou La Courneuve étaient toutes les quatre des banlieues ouvrières. Aujourd’hui les deux premières ont su se reconvertir en accueillant nouvelles activités, bureaux et logements, alors que les deux dernières offrent un visage  encore marqué par le chaos urbain, la désindustrialisation et la précarité.

 

Des hommes politiques dits de «gauche » qui, notamment pour des raisons idéologiques n’auraient pas su ou voulu accompagner les mutations inéluctables de l’économie  n’auraient-ils alors aucune responsabilité dans le développement du chômage et de la précarité en Seine-Saint-Denis ?

 

Il aura fallu l’initiative de l’Etat, autour du Stade de France, pour que de nouvelles implantations de bureaux fleurissent autour de Plaine Commune afin de créer une nouvelle dynamique.

 

Et malheureusement aussi, les employeurs n’arrivent pas à recruter suffisamment dans le département à cause d’une insuffisance de formation de nombreux jeunes. A qui la faute ?

 

Enfin le plus surprenant est de voir cet étonnant mélange qui fait du chômage et de la précarité, le lit quasi inévitable de l’insécurité. Voilà bien un discours trop convenu qui excuse par avance les phénomènes d’insécurité au nom du chômage ou de la précarité. Comme si une autre voie n’était pas possible : celle du travail, de l’effort, de l’éducation et de la morale.

 

Il faut donc se méfier des discours faciles frisant la démagogie. Il est plus difficile mais plus courageux de tenir un discours de vérité et de responsabilité.

 

Source phrase en titre : tract Ensemble, donnons-nous la force de réussir ! 

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 7 Mars 2011

Gaston Karquel, qui vécut longtemps à Aulnay-sous-Bois, fut l'un des grands photographes du XXe siècle et l'un des fondateurs de l'ancêtre de l'Idhec (Institut des hautes études cinématographiques). Sa ville lui rend hommage avec une rétrospective à l'espace Gainville, préparée par l'école d'art Claude-Monet. Sont exposées, jusqu'au 17 avril, une quarantaine de photos (sur plus de 25 000 qui constituent la photothèque de l'artiste). De nouveaux tirages sur papier argentique ont été réalisés spécialement par le photographe montreuillois Francesco Gattoni à partir de négatifs noir et blanc originaux, sous l'œil garant de la lumière et le souvenir vigilant du fils de l'auteur, Jacques Karquel.

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Les clichés réalisés entre 1938 et 1963, présentent quatre thèmes majeurs de l'œuvre de Gaston Karquel : l'enfance et l'adolescence, les portraits d'artiste et d'écrivains, les paysages et monuments exceptionnels de la France ainsi que les travaux photographiques publicitaires pour différents métiers.

Gaston Karquel, né en 1906, était autodidacte. Il a commencé à pratiquer la photo en amateur éclairé. En 1934, il entre à Alliance Photo, l'une des premières agences photographiques de Paris où il travaille aux côtés de Robert Capa. Il part ensuite à Cannes puis à Nice où il crée le Centre artistique et technique des jeunes du cinéma (CATJC) qui deviendra ensuite l'Idhec. Gaston Karquel revient à Aulnay en 1944. Il prend en photo les plateaux de cinéma et portraitise des peintres, sculpteurs et écrivains comme Jean Giono. Il meurt en 1971 à l'âge de 64 ans.

En marge de l'exposition, des conférences gratuites sont programmées, animées par Arno Gisinger, notamment le 25 mars, autour de deux femmes photographes, Diane Arbus et Francesca Woodman.

Jusqu'au 17 avril du mardi au dimanche, de 13h30 à 18h30, à l'espace Gainville, 22 rue de Sevran. Entrée libre.

Source : Marie-Pierre Bologna. Le Parisien du 3 mars 2011.

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Culture

Publié le 6 Mars 2011


Turn the page
envoyé par 100feu. - Clip, interview et concert.

The Streets - Turn The Page

 

Parce qu'il faut parfois savoir tourner la page... Tout simplement...

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #La Chanson du dimanche

Publié le 6 Mars 2011

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Teddy Tamgho, pensionnaire du Dynamic Aulnay Club de 2004 à 2007, vient de remporter le titre de champion d'Europe en salle avec un nouveau record du monde à la clé ! Il n'a pas failli, ce dimanche après-midi à Bercy, lui qui s'avançait vers cette finale du triple saut avec l'étiquette de grandissime favori. Le francilien, 21 ans seulement, a en fait assommé le concours dès son 2e essai en améliorant son propre record du monde (en salle) avec un saut à 17,92m, soit 1cm de mieux que sa précédente prouesse.

Source : Le Parisien.fr

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Soyons sport.

Publié le 6 Mars 2011

Florence Weber est sociologue et professeur à l'Ecole normale supérieure de Paris. Elle est l'auteur de L'honneur des jardiniers dans la France du XXe siècle (éd. Belin 1998)

Dans quelle tendance le retour à la terre actuel s'inscrit-il ?

Il est trop tôt pour dire que nous assistons au quatrième retour à la terre dans les sociétés occidentales, après l'invention des jardins ouvriers au XIXe siècle et les deux guerres mondiales. Ces dernières ont entraîné une pénurie alimentaire inédite. Aujourd'hui la volonté politique est absente et les vecteurs de la diffusion du jardinage sont presque exclusivement de nature commerciale. Ce retour est plus spontané, moins encadré. C'est le produit de préoccupations individuelles, qui utilisent des ressources individuelles.

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Comment expliquez-vous l'hétérogénéité des publics touchés par cette mode potagère ?

En amont de cette hétérogénéité, il faut remarquer deux tendances de fond. Tout d'abord, les ménages français disposent plus souvent d'une maison avec terrain, conséquence des politiques d'accès à la maison individuelle et du phénomène de périurbanisation, d'abandon des centres-villes. Ensuite, les jeunes retraités sont plus nombreux, c'est la génération des papy-boomers, qui disposent de temps libre et sont en bonne santé. Mais, il est vrai, la mode potagère actuelle touche trois publics différents, pour qui elle constitue une solution à trois problèmes distincts : éviter la paupérisation, échapper au stress dû au travail et court-circuiter la production marchande.

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Plus précisément, quels sont les ressorts de cet engouement ?

Cultiver les légumes pour faire des économies : voilà qui semblait une préoccupation archaïque il y a vingt ans. Aujourd'hui, cultiver son potager représente davantage une assurance contre la crainte de manquer qu'une véritable nécessité. En revanche, de nouvelles catégories sont touchées par le stress au travail, comme les femmes cadres. Faire son jardin est pour elles une façon efficace de rompre avec les soucis professionnels, de marquer une rupture.  Jardiner c'est exprimer sa personnalité, ses compétences. Ce loisir procure plus qu'une simple illusion de liberté : une vraie parenthèse, un temps suspendu, dans un environnement social très dense. Enfin, la volonté de court-circuiter le marché, présente dans d'autres formes de consommation militante, a gagné du terrain. Les adeptes du potager cultivent une partie de ce qu'ils mangent. Ils oublient facilement que ce hobby dépend d'un autre marché, peut-être plus redoutable sur le plan écologique : le marché des produits phytosanitaires, des graines, des plants, qui se porte très bien.

Propos recueillis par Laure Belot dans Le Monde pour Direct Matin du 03/03/2011

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 5 Mars 2011

Après quelques jours de voyage et d’abstinence blogosphérique dont j’entends bien à nouveau me réserver le privilège, je reprends ici en toute liberté mes billets d’analyse ou d’humeur que j’ai le plaisir de partager avec vous. Merci par avance du temps que vous voudrez bien consacrer à leur lecture.

 

Comme vous avez pu le constater précédemment, il m’arrive assez souvent de ne pas confiner ma réflexion à un espace strictement aulnaysien. Et pourtant, si vous me lisez bien, vous vous apercevrez assez facilement  que tout cela nous y ramène parfois, tant il est vrai que ce qui peut paraître loin est en réalité et bien souvent aussi très proche de nous.

 

Merci encore à Stéphane de bien vouloir m’accueillir sur son blog en m’offrant ainsi cet espace de liberté.

 

 

Il m’arrive de lire aussi bien Marx que Confucius. Or, l’un prône la lutte tandis que l’autre est un partisan de l’harmonie. Le premier  a remis au jour les trésors de la dialectique tandis que le second vante le compromis et la synthèse.  Peut-on alors les réconcilier ? Non, si l’on raisonne de façon superficielle. Oui, si l’on creuse plus profondément et si on réunit les conditions nécessaires, ce qui n’est d’ailleurs pas une mince affaire !

 

Car, à vrai dire, les deux recherchent l’harmonie. Seules leurs façons d’y parvenir diffèrent. Tout le problème est alors de savoir si l’emploi de tel ou tel moyen est le plus propice ou non pour favoriser l’éclosion de ladite harmonie. Mais ce problème est d’une immense importance. On ne peut donc le balayer d’un simple revers de main !

 

La lutte peut avoir ses lettres de noblesse. Que l’on songe à Mandela par exemple et à tous ceux qui se sont levés contre l’oppression. Mais elle est aussi pleine de contradictions à tel point qu’elle peut elle-même se muer en une nouvelle source d’aliénation et d’oppression. Les exemples dans l’histoire sont légion : que l’on songe notamment aux crimes staliniens ou autres par exemple.

 

Mais il est trop facile de borner tout cela à la personnalité de tel ou tel. C’est aussi d’une sorte d’implacable fatalité dont il faut parler. Celle de la folle logique du pouvoir qui, s’il n’est pas équilibré par de puissants contre-pouvoirs, mène tout droit à l’abus de pouvoir voire au pouvoir absolu. Et c’est là où Marx n’est d’aucun secours, car ses analyses sur ce point sont totalement absentes. Ce qui est, convenons-en, une très grande lacune et une très grande faiblesse en matière de science politique.

 

Alors Confucius ? Oui, s’il s’agit de se soucier de l’harmonie sociale, du bien vivre ensemble, d’adopter des règles qui vont pacifier les relations entre partenaires pour leur bien-être respectif. Oui, s’il s’agit de trouver le meilleur compromis entre des visions ou des intérêts différents voire contradictoires. Oui, s’il s’agit de dégager une synthèse permettant d’ouvrir un chemin ou une voie. A sa façon, Confucius est  donc une sorte de monument en matière de sociologie.

 

Mais, Confucius, lui-même n’est d’aucun secours pour comprendre les mouvements dynamiques et profonds de la société de telle sorte que sa pensée peut être suspectée de conservatisme. Aucun désordre chez Confucius, même si l’ordre établi s’avère insupportable, arbitraire et oppressant. Pour peu que l’on se soucie de l’horizon, Confucius est juste assurément. Mais si on est centré sur une situation concrète et relative, il peut s’avérer radicalement insuffisant.

 

Alors Marx ou Confucius ? En vérité, ni l’un, ni l’autre.  Une improbable synthèse ? Peut-être…

 

Car, il existe pourtant – et bien que ce ne soit pas la seule - une approche qui me paraît de nature à rendre possible une telle synthèse. Approche à la fois exigeante et facile, à la fois intérieure et extérieure : celle d’un éveillé d’origine chinoise : Lao-Tseu. Sa voie est celle du Tao. Mais Lao-Tseu est aussi le maître des paradoxes. C’est la raison pour laquelle son approche de la vie est d’une très grande richesse. Elle est d’abord le fruit d’une expérience d’une grande profondeur. D’ailleurs, le terme Tao est pratiquement intraduisible en français, même si celui le plus communément admis est celui de « voie ».

 

Car, on peut dire aussi qu’il s’agit d’un « chemin sans chemin » ou d’une « voie qui est en réalité une non-voie ». Au delà des apparences, l’approche de Lao-Tseu inclue et dépasse toutes les oppositions et les contradictions car il se situe en un point qui les surpasse et les englobe toutes. D’où sa force et sa vérité, au–delà du caractère linéaire et binaire de toute pensée. D’où aussi le fait que Lao-Tseu vit en société mais puise surtout sa force et son rayonnement de son autorité et de son expérience intérieures. Mais cette autorité n’est pas de l’ordre du pouvoir, tel qu’on l’entend habituellement.

 

Autant dire qu’il est loin de la politique telle que certains la conçoivent  aujourd’hui.

 

Pour autant, Lao-Tseu est éminemment « politique » au sens le plus noble du terme.

 

Mais il rirait bien, s’il était vivant aujourd’hui, des rodomontades des uns ou des autres, de leur esprit partisan ou de leurs vociférations simplistes.

 

Avec Lao-Tseu, par exemple, il n’est pas impossible que telle ou telle personnalité politique locale ou nationale serait invitée (1) à couper du bois en forêt…Il est vrai qu’avec une telle hauteur et une telle sagesse, on voit les choses assez différemment !

 

Etonnant, non ? dirait alors le regretté Pierre Desproges….

 

(1) : Je vous laisse le soin de dresser vous-même votre propre liste. Quant à moi, j’ai les miens, bien sûr, mais comme Lao-Tseu, je préfère les messages subliminaux. Alors chacun reconnaîtra les siens !

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 4 Mars 2011

Nettoyer les écuries d’Augias au Parti Socialiste ? Ici ou ailleurs ?

 

Ce n’est pas tous les jours que nous pouvons disposer d’un document de première main sur les mœurs d’une Fédération du Parti socialiste. Qui plus est provenant de l’un des responsables nationaux du Parti.

 

Soulignons  ici le courage et l’honnêteté d’une démarche consistant à briser le mur du silence sur des pratiques qui n’ont que trop duré. Cela se passe dans les Bouches-du-Rhône. Mais tous ceux qui connaissent peu ou prou, le fonctionnement interne de telle ou telle collectivité locale ont pu noter, ici ou là, des comportements pas très éloignés de ce qui est, fort justement, dénoncé ici.

 

Dans ce rapport, accablant et édifiant, il est dit, en effet, ceci :

 

«  Le Conseil Général, machine à distribuer des postes d’élus et d’employés, est utilisé comme instrument clientéliste… »

 

«  L’argent public y est notoirement utilisé pour faire pression sur les élus socialistes afin de s’assurer de leur soutien sans faille – pour ne pas dire leur docilité – quand il ne s’agit pas de leur silence… »

 

« Le contrôle sans limite de  X sur le parti s’exerce par la mise en place systématique, à la direction des sections du parti,  d’employés du Conseil Général substituant aux règles de pluralisme (…) celle d’un clientélisme féodal ou la soumission et le culte du chef ont désormais cours. »

 

« Le poids du Conseil Général sur le Parti pèse extrêmement lourd sur les élus tant l’obtention des subventions pour des associations locales est malheureusement liée au degré de fidélité que les élus ont à l’égard du Président. »

 

« Des témoignages relatent l’utilisation des moyens publics retirés ou attribués au gré des humeurs arbitraires du Président, non pas en fonction de la pertinence des tel ou tel projets portés par les élus (…) mais en fonction du degré d’allégeance. »

 

« Ce système de domination sans limite peut conduire aux dérives les plus graves dans l’usage de l’argent public, car il fait disparaître toute forme de contrôle politique ou administratif interne aux collectivités sur l’argent public, et peut conduire à la confusion entre l’exercice du pouvoir et l’appropriation personnelle de ce dernier. »

 

Sans commentaire…

 

Tout cela est su de beaucoup de gens qui par facilité, intérêt ou du fait de menaces préfèrent fermer les yeux devant de telles pratiques. Au risque d’y perdre leur âme ou leur dignité.

 

Et, si un renouveau civique et citoyen, permettait, ici ou là, de porter un coup d’arrêt à ce type de phénomène ? 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 4 Mars 2011

C'était ce mercredi 2 mars 2011 au soir à la salle Gainville d'Aulnay-sous-Bois. Les participants au processus de l'Agenda 21 ont eu droit à une réunion officielle pour la remise du diagnostic partagé au regard du développement durable. Comme on peut le voir sur la photo ci-dessous c'est Bruno Defait, adjoint au maire chargé de l'écologie, de l'environnement, du développement durable et de l'Agenda 21, qui a ouvert la soirée devant une salle chauffée à blanc et débordante d'enthousiasme !

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En vérité, il y avait tellement peu de personnes que le photographe officiel de la mairie, qui couvrait l'événement pour Oxygène, ne savait même pas quel angle trouver pour faire croire que la salle était comble ! Au bout d'un moment, à force de contorsions et de prises dans toutes les positions il a enfin trouvé la solution.  En prenant le premier rang complet recomposé comme par miracle avec deux, trois personnes derrière près du mur, on pourra faire croire dans "l'hebdo des habitants" que c'était blindé de chez blindé ! Je me demande ce que va donner la photo. Rien que pour cela,  j'attends le prochain numéro avec impatience !

Ainsi, nous étions une petite trentaine à tout casser. Il faut dire que, campagne des cantonales oblige, seuls pouvaient venir celles et ceux qui s'étaient officiellement inscrits sur la liste pour participer aux ateliers de l'Agenda 21. On n'a donc pas pu envoyer une armada d'élus ou de militants pour remplir les chaises désespérément  vides comme c'est parfois le cas lorsque les réunions publiques risquent de connaitre une disette de spectateurs.

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                           (Hey les chaises vides... Et si on changeait le monde ?! Tranquillou...)

L'un des responsables d'Etik-Presse, l'agence en charge du dossier Agenda 21 d'Aulnay, a tenté tant bien que mal de relancer la machine pour la suite des opérations.  Il a demandé à tout le monde s'il n'avait pas quelqu'un, un voisin, un ami, une connaissance pour grossir les rangs. Il a quand même su garder sa dignité en nous épargnant les si vous avez un perroquet qui a envie de changer le monde ou bien un poisson rouge dans son bocal qui s'ennuie à la maison, proposez-lui de participer à l'Agenda 21 !

Je l'écris comme je le pense. Cet échec est un véritable drame. Parce que les  données compilées sur notre commune sont passionnantes à double titre. D'abord, elles permettent indéniablement une connaissance précise et approfondie d'Aulnay-sous-Bois et surtout, et c'est tout l'intérêt de la démarche, elles doivent servir de base à l'élaboration d'un projet de ville commun pour le futur, où citoyens et élus se mettent autour d'une table pour travailler ensemble. De ce point de vue c'est une cruelle désillusion pour le moment...

En fouillant un peu dans mes archives, j'ai retrouvé cette photo. Comme un symbole. L'Agenda 21 d'Aulnay-sous-Bois s'est rêvé l'espace d'un instant carrosse de Cendrillon et le voilà en réalité voiture en piteux état... Etonnant, non ?!

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Stéphane Fleury

 

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 4 Mars 2011

tractgphrase1« Je me suis beaucoup investi afin d’obtenir des avancées significatives » nous écrit G. Ségura, dans sa lettre d’annonce de candidature à sa réélection dans le canton nord d’Aulnay-sous-Bois  C’est très bien tout ça, se dit-on alors à première vue ! Avancées et investissement sont des termes positifs : on a donc le sentiment que tout ça va dans le bon sens… et surtout que rien n’a été fait avant lui, sans lui ou autour de lui.  

 

avecvous

 

Et pourtant si nous lisons bien….

 

Requalification de la RN2 ? Ce projet n’a t-il pas été porté et financé par l’Etat dont c’est d’ailleurs la mission et ne faisait-il pas l’objet d’un large consensus par delà les clivages politiques partisans ?

 

Relance du programme de rénovation urbaine ? Peut-être, mais quelle est l’ampleur de cette relance par rapport au programme lui-même qui a été réalisé sous l’impulsion de l’ancienne municipalité et par un gouvernement de « droite » ?  A vrai dire, sans être négligeable, cette relance a été de faible ampleur par rapport au programme initial. Alors pourquoi ne pas citer les chiffres pour remettre les choses en perspective ?

 

Obtention d’un 7° collège.  Certes, sauf que son impact sur les finances du département n’a jamais été précisé. Finances déjà fort dégradées d’ailleurs au point que leur gestion est sous tutelle. Alors,  bombe à retardement fiscale ou  futurs arbitrages budgétaires impossibles à réaliser ?

 

Plan de sauvegarde des copropriétés dégradées. Ce plan n’a t-il pas été initié par l’ancienne majorité municipale ?

 

Chantier de dépollution CMMP. La subvention votée par le département ne représente que 500 000 € sur un chantier dont l’enveloppe financière est, à ce jour, de 13 Millions €  H.T. pour la commune. C’est, mieux que rien, certes, mais cette affaire est malheureusement loin d’être terminée

 

Accompagnement social. La politique d’implantation de médiateurs sociaux dans les quartiers dont M. Ségura s’est vanté dans une récente réunion du parti socialiste, n’a-t-elle pas pour origine, une fois de plus, les décisions prises par l’ancienne majorité ?

 

Redynamisation des zones économiques. Qu’est-ce à dire au juste ? Les quelques modifications du PLU ? N’oublions pas que l’implantation des zones franches urbaines ont été décidées par un gouvernement de « droite »  !...

 

Aide apportée aux associations, à la vie culturelle et sportive. Qu’ y a-t-il de nouveau dans le principe par rapport à ce qui se faisait déjà ? …

 

Aide apportée à l’environnement au travers du Parc Départemental du Sausset : c’est bien le moins…mais pour le reste en matière d’écologie ? La Maison de l’environnement ? Mais sa construction n’a-t-elle pas été décidée et réalisée par l’ancienne majorité ?

 

Et, bien entendu on se garde bien d’aborder les aspects financiers et fiscaux de la gestion départementale. Peut-être parce qu’il y aurait beaucoup à dire…

 

Donc, en vérité, en dépit d’ une présentation habile et avantageuse qui pourrait induire en erreur un lecteur pressé ou peu au courant des réalités, on a le droit de sérieusement s’interroger sur un bilan qui, au-delà des effets de manche ou d’annonce, apparaît comme assez maigre, somme toute….

 

Et, comme dit le poète :

 

« Sweet dreams, words upon words, but only truth matters !»

 

(Doux rêves, des mots encore des mots, mais seule la vérité compte !)

 

Source phrase en titre : tract Ensemble, donnons-nous la force de réussir !

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 3 Mars 2011

Cantonales. Le risque zéro n'existe pas.

Les socialistes s'affichent confiants. Mais ils le savent : tout se jouera dans une poignée de cantons.

"Non, on ne peut pas perdre. Soit on reconduit l'écart, soit on l'améliore." A l'approche des cantonales de mars, Claude Bartolone affiche confiance et détermination. Pas question de laisser les communistes revenir aux commandes ! Pour éviter cela, il sait pouvoir compter sur deux atouts : des candidatures communes avec les Verts sur la quasi-totalité du département et la mobilisation de ses équipes. Les socialistes se gardent toutefois de tout triomphalisme, car, comme le note l'un d'eux "Arithmétiquement, tout est possible, dans un contexte probable de faible participation." Sans compter l'inconnue du score du Front national.

assembledepartementale93A ce jour, le PS détient 17 sièges au conseil général, le PCF 13 et l'UPM-Nouveau Centre 10. Or, sur les 20 cantons renouvelés les 20 et 27 mars, 10 sont socialistes, 4 communistes et 6 de droite. Sur le papier, tout se jouera donc sur deux ou trois sièges. Bien décidé à prendre sa revanche sur son "allié historique", le PCF veut notamment reconquérir les cantons perdus en 2004. A La Courneuve, il mise beaucoup sur le maire actuel, Gilles Poux, pour contrer Stéphane Troussel, jeune vice-président PS du conseil général. A Aubervilliers, Evelyne Yonnet (PS) devra se méfier de Pascal Beaudet, à qui le voisin Jean-Jacques Karman prête main-forte. Enfin, à Montreuil, l'ex-PS Manuel Martinez, qui a rompu avec Dominique Voynet, compte sur les difficultés de la maire écologiste et sur la multiplication des candidatures à gauche pour virer en tête.

 "A part Mme Irma, personne ne peut dire ce qui va se passer", estime Gilles Garnier, patron du groupe communiste au conseil général. Souvent réduite à compter les points, la droite espère récupérer le canton d'Epinay-sur-Seine, où l'ex-PS Serge Méry affrontera le maire DVD Hervé Chevreau. A l'inverse, au Raincy, Ludovic Toro, qui préside le groupe UMP-Nouveau Centre-DVD au conseil général, devra repousser l'offensive du maire PS de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain. Tout un symbole.

Source : LEXPRESS.FR

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 3 Mars 2011

L'association des commerçants et habitants du quartier de la Tour Eiffel nous informe de la tenue d'une manifestation le samedi 5 mars à 15heures devant le Parking Emile Volpati pour faire part de son mécontentement concernant le projet non abouti du square.

parkingvolpati

Voici son annonce :  

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Rédigé par Aulanylibre !

Publié dans #A vos quartiers !

Publié le 3 Mars 2011

Une lecture attentive d’un tract de campagne électorale est toujours riche d’enseignements…

 

Voyez par exemple, celui que nous avons entre les mains dont le slogan est : Gérard Ségura … Avec vous.

 

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La première réaction est sympathique : on se dit, tiens voilà quelqu’un qui est avec nous. C’est bien, c’est drôlement sympa ça ! C’est donc forcément quelqu’un qui nous comprend et nous écoute ! Chouette, on ne peut qu’être enthousiaste !

 

Et puis tout de suite après on se reprend et on se pose la question suivante : mais qui c’est, au fond, ce nous ? Et puis, pourrait-on imaginer un slogan du type : «  Sans vous » ou « Contre vous » qui semblerait plus approprié pour nombre de nos concitoyens ?  Non, certainement pas ! Alors que peut bien vouloir dire en réalité un tel slogan ?

 

Il n’est pas besoin d’aller chercher très loin pour s’apercevoir en réalité que ce slogan veut dire, en fait : « Avec Moi ! » ou que le « Avec vous » signifie avec une symétrie parfaite : « Soyez tous avec Moi ! ». C’est ce qu’on appelle l’effet miroir.

 

Et puis on se demande bien si ce vous s’adresse à chacun de nous ou s’il s’agit d’un vague « vous » collectif.  Et que dire alors des écoutes à peine polies, des emportements, des paroles refusées ou coupées, des propos excessifs, vindicatifs ou stigmatisant tel ou tel ? S’agit-il de l’illustration concrète du slogan « Avec vous »  ou de son sens plus profond qui signifie en réalité : « Soyez avec Moi et je serai  avec Vous ! ».

 

Car elle est là, cette fracture démocratique que nous ressentons bien si l’on s’intéresse quelque peu  à la vie de la Cité et qui finit par transpirer au hasard des rencontres ici ou là. Toujours le même étonnement, un sentiment partagé et assez précis  que l’on n’est pas vraiment « avec nous ». Qu’il y a là, une sorte de parodie, de mascarade….où le « nous » n’a droit de cité que lorsqu’il fait le jeu de ce « Moi » omniprésent qui commence à sérieusement lasser une proportion croissante de nos concitoyens quelles que soient leurs « étiquettes » politiques.

 

Alors « Avec vous » ? Pas vraiment, rien de plus qu’un slogan creux de campagne électorale !...

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 2 Mars 2011

Après une année 2009 de stagnation, les nouveaux baux signés en 2010 font ressortir une hausse de 2,5% des loyers des logements neufs et à la relocation. Ce mouvement s'est confirmé au début de l'année et 2011 devrait terminer sur une progression du même ordre. Sur les 80 villes de plus de 60 000 habitants, 64 ont vu leurs loyers de marché augmenter l'an dernier. La palme de la hausse est revenue à Montreuil, en proche banlieue parisienne, avec 7,4% de hausse, suivie de près par Villeurbanne (+7,3%) et Saint-Quentin (+7,2%).

loyersdesmarchésLes villes d'Ile-de-France comme Rueil Malmaison (+6,8%), Aulnay-sous-Bois (+6,7%), Colombes ou encore Issy-Les-Moulineaux (+6,4%) ont davantage augmenté que Lyon (+5,9%), Lille (+5%), Bordeaux (+3%) ou encore Marseille (+2,9%). Les plus faibles hausses sont à Dijon, Nîmes, Metz et Valence (+0,5%). A la baisse, la palme va à Mérignac (-6,7%) et on note de grandes villes comme Cannes (-1,8%) ou Toulouse (-2,2%).

Selon l'observatoire de référence des loyers, Clameur, le loyer de marché 2010 à Aulnay-sous-Bois se situait à 15,2 euros du mètre carré.

Source : les Echos du 02/03/2011 selon l'observatoire de référence des loyers, Clameur.

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Economie

Publié le 2 Mars 2011

Suivant l'adage bien connu, l'occasion fait le violon, j'ai assisté hier soir, pour la première fois, à l'heure musicale au conservatoire à rayonnement départemental, situé 12 rue de Sevran à Aulnay-sous-Bois. On ne vient pas simplement pour écouter de la musique mais aussi pour faire connaissance avec une œuvre et son créateur. En effet, chaque composition est précédée d'une présentation ludique et non moins détaillée du contexte historique, de l'auteur, des différents mouvements, permettant une compréhension complète de ce qui va être joué.

Je ne vais pas me proclamer Jean-Gauthier à place de Jean-Gauthier, mais par exemple, pour la première sonate de Robert Schumann, nous avons appris que les variations rythmiques au sein de l'œuvre suivaient le caractère cyclothymique de son compositeur, tantôt extraverti tantôt intraverti. Humeurs d'ailleurs traduites par deux personnages issus de son imagination, le vaillant passionné Florestan, et le rêveur introspectif  Eusebius, auxquels le compositeur allemand aimait s'identifier. Nous avons enchaîné avec Jean Françaix et terminé par Edvard Grieg. Concernant ce dernier, certaines parties de violons étaient d'un romantisme au charme fou, prompt à vous donner envie de relire l'intégrale de Proust en rentrant à la maison !

Bref, vous l'aurez compris, c'est un vrai moment de bonheur dans un lieu magique. Les musiciens sont épatants et généreux. Nous avons eu le droit à de la musique en prime. Et tout cela gratuitement ! Le public était nombreux, très attentif, âgé de 7 à 77 ans, fermant parfois les yeux, emporté dans des rêveries imaginaires, sans doute pour mieux profiter de l'intensité de l'instant présent.

Pour vous donner envie d'y aller la prochaine fois, voici le premier mouvement de la sonate pour violon et piano de Schumann.

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Fêtes et Cérémonies

Publié le 2 Mars 2011

Cantonales 2011 : les enjeux du scrutin.

Traditionnellement, les élections cantonales ne sont pas celles qui suscitent l'engouement populaire. Dernier du genre avant l'instauration des conseillers territoriaux, le cru 2011 (qui se tiendra les 20 et 27 mars) ne devrait pas échapper à la règle. La moitié des cantons sont pourtant renouvelés, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans une bonne vingtaine de départements.

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Les atouts et les doutes de la gauche

Depuis 2004, la gauche contrôle la majorité des conseils généraux en France : 58 , contre 39 pour la droite. Mais les majorités sont parfois fragiles. Elles peuvent ne tenir qu'à deux sièges, comme dans le Vaucluse, l'Ain ou en Seine-et-Marne ; ou à trois, comme dans le Cher, le Doubs, ou les Deux-Sèvres. Parfois, un seul canton suffit à faire basculer le conseil général : c'est le cas en Corrèze - où François Hollande joue son siège de président du département, auquel il a suspendu son maintien dans la course à l'investiture socialiste -, dans l'Allier, dirigé par le Parti Communiste (PCF), ou encore dans le Val-d'Oise.

Le Parti socialiste est confiant et se donne pour objectif de conserver ses départements et d'en conquérir deux autres, afin d'amorcer et conforter une dynamique dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012. Mais les cantonales partielles qui ont eu lieu depuis les élections régionales de mars 2010 ont marqué une bonne résistance de l'UMP, qui met du baume au cœur des membres de la majorité.

La droite ne se fait que peu d'illusions

Du côté de la majorité, de nombreux départements sont menacés : les Hautes-Alpes, l'Aveyron, la Vienne, dans la ligne de mire du PS, ne tiennent qu'à un seul siège ; la Charente-Maritime, département de l'ancien ministre Dominique Bussereau, et celui d'Eure-et-Loire ne sont acquis que par deux cantons d'avance ; enfin, trois sièges seulement séparent la majorité et l'opposition dans la Loire, en Loir-et-Cher et dans la Sarthe, département d'élection de François Fillon.

A la différence du PS, qui va tout faire pour que les cantonales deviennent un enjeu national, l'UMP a clairement choisi sa stratégie : faire de ces élections un scrutin exclusivement local, pour éviter que la mauvaise humeur de l'opinion se paye en sièges, et miser sur l'implantation territoriale de ses candidats pour se maintenir.

Jean-François Copé, le nouveau patron du parti présidentiel, a beau voir dans ce scrutin "un tour de chauffe" avant 2012, les cadres de l'UMP ne se font que peu d'illusions. Maintenir le nombre de départements qu'ils possèdent serait déjà une victoire en soi. Discrètement, le parti a profité de la réforme territoriale pour relever le seuil de voix nécessaires pour être présent au second tour de 10% à 12,5%, de manière à minimiser le risque de triangulaires avec le Front national(FN).

Des cas atypiques

La lutte entre l'UMP et le PS ne résume pas tous les enjeux de ces cantonales. Dans quelques départements émergent des configurations atypiques. C'est le cas du Val-de-Marne, où le président sortant, Christian Favier (PCF), devra défendre son poste contre une offensive commune du Parti socialiste et d'Europe Ecologie-Les Verts.

Quant au FN, il pourrait être en position de créer la surprise dans deux départements : les Bouches-du-Rhône, où l'abstention pourrait le hisser face au PS au second tour, et le Pas-de-Calais, département labouré électoralement par Marine Le Pen.

Source : Samuel Laurent. Le Monde.fr du 14/02/2011

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales