Publié le 25 Mars 2011

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Il m’est arrivé parfois de parler de fromage…  Mais à la page 3 du n° 124 d’Oxygène, nous avons droit à un beau « camembert » ou une « vache qui rit », je ne sais plus ! Qui plus est multicolore ! Vous y trouverez, en effet :

 

-          du rose  (moi, la vie en rose, j’aime !),

 

-          du rouge plus ou moins vif (couleur du feu, mais aussi du sang)

 

-           du bleu plus ou moins foncé (comme beaucoup de français, c’est ma couleur préférée : cela évoque le ciel ou la mer, bref tout ce que j’aime)

 

-          du vert (couleur de la superstition mais aussi de la nature)

 

-          de l’orange (car c’est bien connu, en orange, tout s’arrange)

 

Toutes ces couleurs étant agrémentés de chiffres bizarres que l’on appelle des pourcentages. Mais de quoi, au juste ?

 

Bref, à l’heure du Power Point, il faut, bien évidemment, faire moderne !

 

Mais tout ça me fait immanquablement penser à cette fameuse part de marché (PDM pour les intimes) !

 

Et me rappelle ce dialogue savoureux :

 

-          « Alors, et toi, combien tu fais de part de marché, aujourd’hui ? » s’est écrié le      bateleur G à son concurrent D.

 

-          « Bof, ça pourrait aller mieux, mais j’ai une grosse réserve, il me suffit de la travailler au corps ».

 

-          « Tu n’y es pas du tout » lui répondit G ! « Moi, j’ai commencé depuis fort longtemps. J’ai tout ratissé du sol au plafond. C’est tout simple. Un job par ci, un logement par là, que sais-je encore et le tour est joué i »

 

-          « Comment fais-tu ? » lui répondit D  «  Tu sais très bien que tu ne vas pas pouvoir tenir toutes ces promesses ! »

 

-          « Mais qui te parle de les tenir ? » répliqua G. J’ai beau être King Kong, je ne suis quand même pas le Père Noël !

 

-          « Ah, bon ? », lui répondit D. « Si j’avais su que c’était aussi facile… »

 

-          « Tu vois, mon garçon» soupira G. j’applique juste la maxime bien connue : « Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ! »

 

-          « Décidemment, il faut que j’apprenne de toi » concéda D. « Mais tout cela est-il bien honnête ? » demanda –t-il.

 

-          « Mais qui te parle d’honnêteté ? Ne sais-tu pas qu’en politique seul le résultat compte ? » s’exclama G. « Et peu importe les moyens, l’essentiel est bien évidemment d’arriver au but ! »

 

-          « Ah, bon, si tu le vois comme ça, c’est que tu dois probablement avoir raison… » répliqua D, avec une pointe d’amertume. Mais, non décidemment, se dit D « je ne veux pas de victoire à la Pyrrhus, ce n’est pas dans mes principes. »

 

-          « Grand fat !» tonna alors G. «  Les principes, je veux bien, mais avec quelques accommodements quand même ! »

 

-          « Mais comment le vis-tu ? » interrogea D dans sa naïveté touchante.

 

-          « Bof, je ne dors pas toujours très bien. » Et « quand je me regarde dans le miroir,  je ne me reconnais pas toujours » lui répondit alors G.  « Mais que veux-tu, le pouvoir, pour moi, c’est ma drogue. Si j’arrête, je suis foutu !»

 

-          Alors les yeux de D se sont éclairés ! Bon sang, mais c’est bien sûr. Il comprit alors tout l’acharnement et la mauvaise foi dont G pouvait faire preuve.

 

Juste pour un petit bout de pouvoir. La part de marché la meilleure et les avantages qui vont avec. Tout ça pour quoi ?  Pour satisfaire une soif de revanche ? Ou pour masquer la peur du vide ?

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 25 Mars 2011

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En tombant presque par hasard sur la page 2 du numéro 124 de Gaz carbonique, enfin je veux dire Oxygène, j'ai appris qu'une nouvelle modification du Plan Local d'Urbanisme se profilait à l'horizon... J'ai donc pris la liberté d'aller faire un petit tour ce matin au bureau des études urbaines, 3 rue Charles Dordain, pour m'informer et connaitre les secteurs concernés. Après avoir rencontré plusieurs personnes comme autant de barrages filtrants on a fini par me lâcher que les élus n'avaient pas encore approuvé le dossier !

Quelle magnifique exemple de langue de bois ! Nous sommes le 25 mars, on annonce dans "l'hebdo des habitants" une enquête publique dont les dates sont déjà connues, du lundi 11 avril au vendredi 13 mai, et on prétend que les choses ne sont pas déjà ficelées ! De qui se moque-t-on ? En attendant, les élus en place sont sur le point de lancer leur troisième modification en trois ans. Faut-il craindre le pire ?

Personne ne le sait encore. C'est un peu comme au loto ou au bonneteau, il y aura des gagnants et des perdants. Toujours est-il qu' à seulement quinze jours du début de la procédure, aucune association n'a été contactée, consultée, approchée,  pas même les associations agréées ! Une fois de plus le manège continue et ce sera la surprise pour tous !

Bonne ou mauvaise ? On prend les paris ?

Stéphane Fleury

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Urbanisme

Publié le 25 Mars 2011

Le 24 janvier dernier, le taux d'intérêt sur un prêt de 10 millions d'euros consenti à la Seine-Saint-Denis est passé de 1,42 % à 24 %. La bombe à retardement des emprunts toxiques s'est enclenchée  et menace le département d'énormes pertes potentielles.

 Tout commence par le meilleur...

Mais pourquoi donc avoir foncé tête baissée dans des formules aussi hasardeuses ? Parce qu'elles sont un rien perverses : tout commence par le meilleur, le pire n'arrivant - éventuellement- que plus tard. L'option sur indices combinée au prêt "fonctionne comme une assurance à rebours", explique l'avocat Michel Klopfer : "La banque verse une prime abaissant artificiellement le taux d'intérêt du prêt des deux ou trois premières années. C'est la période de "tarte aux fraises" durant laquelle la collectivité locale paie des intérêts à un taux inférieur au marché." On entre ensuite, et pour le reste de la vie du prêt, dans la zone de tous les dangers, car c'est la collectivité qui porte le risque en cas d'évolution défavorable des marchés, "et ce sans aucun plafond".

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"Avec la fin de la période de taux bonifié, le 24 janvier, on est entré dans le dur, confirme Philippe Yvin. Notre emprunt est désormais soumis aux aléas de la variation de cours entre le dollar et le franc suisse, et on peut passer d'un coefficient de 1 à 10 en termes de remboursement." D'autres vont suivre en 2011 et 2012, qui "dépendront eux aussi des décisions monétaires de la Fed américaine ou de la Banque centrale européenne", soupire Claude Bartolone.

La crise financière mondiale et ses bouleversements sont, de fait, passés par là et, à l'heure des comptes, des procès d'intention et des recours judiciaires, chacun pointe les responsabilités. Celle des clients, d'abord. Ces taux à 0,5 % ou 1 %, contre 3 % - 3,5 % sur le marché, ont fasciné les trésoriers des collectivités locales. Ils ont été crédules. "Il était facile pour les banques de les convaincre qu'ils allaient passer pour des génies de la finance aux yeux de leurs élus. Les collectivités empruntaient pour une charge d'intérêt égale et pouvaient construire leurs ronds-points sans augmenter les impôts. Elles découvraient "la nouvelle finance" en pensant que les banques allaient gérer tous les risques. Pour les gestionnaires, c'était une drogue douce. Ils y sont allés à fond, et en klaxonnant !", explique une vieille routière des finances publiques.

Celles des banques, ensuite. Elles renvoient les collectivités locales à leurs "effectifs importants" et à une "chaîne de décision et délibération" synonymes de ressources en termes d'appréciation des risques, tout en leur rappelant "qu'elles ont payé durant des années des taux d'intérêt ridicules". Mais elles n'échappent pas au pilori. A l'époque, le marché débordait de liquidités et était devenu peu rentable. C'est à ce moment qu'elles ont adopté une "démarche industrielle" pour attaquer les collectivités locales avec ces produits opaques associés à de juteuses commissions de gestion, résume un financier.

Parmi elles, Dexia - 40 % environ du marché des collectivités locales et dont l'Etat français est l'actionnaire principal - est certainement la plus visée. Héritière directe de la Caisse des Dépôts et du Crédit Local de France, son image très "service public" a visiblement contribué à nourrir la confiance de ses clients face à une complexité qu'ils ne maîtrisaient pas, témoignent nombre d'entre eux.

A suivre épisode 4 : l'Etat mal à l'aise sur la question...

Source : Daniel Bastien Les Echos du 21/02/2010

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 25 Mars 2011

Quel est le rôle d’une Commission d’appels d’offres ?

 

Elle est chargée d’examiner les dossiers présentés par des entreprises à la suite des appels d’offres lancés par une collectivité territoriale afin que des travaux, fournitures ou services soient exécutés au bénéfice de ladite collectivité.

 

Elle réunit les élus siégeant dans cette commission et statuant sur les dossiers présentés par les services. Des représentants de l’Etat (DGCCRF, Trésor public) figurent, en outre, lors des réunions de cette commission.

 

Comment se font les attributions ?

 

Elles se font sur la base de notes répondant à des critères qualitatifs et quantitatifs d’appréciation des dossiers. Parmi les critères quantitatifs figure bien évidemment le prix, critère déterminant, mais pas le seul puisqu’il faut également examiner la fiabilité, la qualité, la célérité, la réputation, le respect des normes  environnementales ou sociales par le fournisseur, etc. Bref, toute un série de critères répondant au cahier des charges.

 

En fonction des marchés, le prix peut représenter 30 %, 50% ou plus de la note attribuée à l’entreprise, le reste notant les autres aspects.

 

Cela pose un triple problème :

 

1.     Comment sont attribués les pourcentages en question ?

2.     Quelle est l’échelle de notation retenue concernant les prix ?

3.     Comment sont notés les aspects qualitatifs et quantitatifs autres que le prix ?

 

. Concernant ces fameux pourcentages

 

Il n’est pas douteux que, sauf à ce qu’une entreprise pratique une politique de dumping, le critère du prix est un élément important d’appréciation, car au final, l’ensemble de ces marchés représentent des sommes considérables.

 

Ainsi un glissement de 5 ou 10 %, voire plus,  peut représenter, par exemple sur une mandature, des sommes qui se chiffrent en dizaines de millions d’euros. Cela n’est pas indifférent pour les finances publiques et nos feuilles d’impôts…

 

Le pourcentage que représente le prix dans la note finale n’est donc pas indifférent sur l’appréciation globale de la proposition. Reste à connaître de façon précise la façon dont ce pourcentage est attribué.

 

. Concernant la notation des prix

 

Comment se fait l’appréciation relative de tel ou tel prix par rapport au prix le plus bas qui, en principe, reçoit la note maximale ? S’agit-il d’une règle de trois ? Si oui, est-on  bien sûr de la fiabilité des calculs ? Ou bien est-ce une autre règle ? Et si oui, pour quelles raisons ?

 

. Concernant les autres critères

 

Rappelons l’importance des notes attribuées à ces critères (plus ou moins 50 %).

 

S’agissant d’une appréciation multicritères, il faut d’abord vérifier l’appréciation correcte du poids de chacun de ces critères.

 

De plus, les données sur lesquelles ces critères sont appréciés doivent être d’une fiabilité irréprochable. Or est-on bien sûr que les services se livrent aux contrôles nécessaires en la matière ? Est-on bien sûr que les élus s’assurent eux-mêmes de l’existence et de la qualité de ces contrôles et donc de la fiabilité des informations fournies ?

 

Imaginez par exemple que certains critères déterminants soient fondés sur des informations fausses et vous auriez alors un risque certain de biais dans la notation.  Par voie de conséquence l’attribution du marché en serait faussée.

 

 

Prenons maintenant un exemple concret :

 

 

Imaginez une entreprise A et une entreprise B en compétition.

 

Imaginez que le prix entre pour 50 % dans la note, les 50% restants étant réservés aux autres critères.

 

 

-   Supposons maintenant que l’entreprise A propose un prix de X et l’entreprise B un prix de Z = X+Y.  Supposons alors que Y= 20 % de X. Nous avons donc  Z = X + 2O% de X ou encore Z = 1,2 X ou X= 0, 833 Z

 

Donc si vous suivez une règle de trois, vous auriez, par exemple, pour la note de prix (sur 10) :

 

-          Entreprise A (la moins chère) : 10

 

-          Entreprise B (la plus chère)    :    8, 33

 

Maintenant si vous trouviez dans le dossier d’examen de l’entreprise B, une note donnée par les services égale à 9 au lieu de 8, 33, vous vous demanderiez alors, en tant que membre de la commission : d’où vient cette différence ?  Surtout si cet écart devenait décisif pour l’attribution de la note totale et donc du marché.

 

Supposons maintenant qu’au vu des autres critères, vous ayez les notes suivantes :

 

-          Entreprise A (la moins appréciée) :  8, 5

 

-          Entreprise B (la plus appréciée    ) : 10

 

Vous aurez alors la note globale suivante :

 

-           Entreprise A : 1O + 8, 5 = 18, 5

 

-          Entreprise B :     9+ 10   = 19      (9  et non pas 8, 33)

 

Et donc, l’entreprise B aurait été retenue, bien qu’elle pèse pour 20 % de plus dans le budget de la Ville !

 

Maintenant si vous aviez appliqué une simple règle de trois, vous auriez eu :

 

-          Entreprise A :      1O + 8, 5 = 18, 5

 

-          Entreprise B :    8, 33 + 10 = 18, 33

 

Dans ce cas, l’entreprise A aurait été retenue et vous auriez économisé 16, 66 % sur le budget de la Ville ! Une paille !

 

Comme vous le voyez, dans l’exemple ci-dessus, en fonction des notes attribuées c’est l’entreprise A ou l’entreprise B qui est retenue. Sans que l’on soit bien sûr de la fiabilité des calculs et des critères retenus. Imaginez de plus, que les données sur lesquelles s’appuient ces critères ne soient pas exemptes de tout reproche !

 

Vous me direz peut-être que cet exemple est théorique. Pas si sûr.

 

Vous me direz aussi que des écarts aussi faibles, ça ne va pas chercher bien loin. Cela montre que vous ne connaissez pas l’ampleur des budgets des collectivités locales.

 

Vous me direz enfin que l’erreur est humaine et qu’il n’est pas possible de tout contrôler. Raison de plus pour que les calculs et les règles soient inattaquables.

 

Que retenir de tout cela ?

 

1.      Qu’une véritable transparence et impartialité doivent présider aux règles et aux décisions d’attribution des marchés publics.

 

2.      Que les services doivent prendre soin de vérifier que les données qui leur sont fournies sont exactes, afin que l’attribution d’un marché ne soit pas faussée.

 

3.      Que le rôle d’une commission d’appels d’offres ne doit pas être celui d’une simple chambre d’enregistrement des aspects formels d’un dossier.

 

4.      Qu’il en va de même, me semble-t-il, pour le représentant de la DGCCRF.

 

5.      Que l’on doit être sûr, notamment dans le cadre des marchés de travaux, que les entreprises qui soumissionnent ne se sont pas concertées  afin que la règle d’une concurrence non faussée soit bien respectée.

 

6.      Que les lois sociales doivent bien évidemment être respectées par l’entreprise attributaire d’un marché.

 

7.      Que les sommes en jeu sont considérables puisque les budgets d’investissement d’une collectivité territoriale peuvent représenter des dizaines voire des centaines de millions  d’euros, soit au total pour un pays comme la France des sommes atteignant des dizaines de milliards d’euros.

 

8.     Qu’un accent tout particulier doit être mis sur une saine gestion des finances territoriales dans un contexte de finances publiques que tout le monde sait difficile quelle que soit la politique fiscale menée au niveau de l’Etat.

 

9.      Que la probité des personnes qui sont détentrices d’une autorité publique doit être sans faille et que, donc, toute fraude éventuelle de quelque nature que ce soit doit être impitoyablement sanctionné.

 

 

Pourquoi un tel billet ?

 

Tout simplement parce que les électeurs en élisant leurs élus au sein des collectivités territoriales leur donneront aussi un mandat afin de gérer, pour leur compte, des budgets très importants. Et qu’à ce titre, ils sont en droit d’attendre d’eux des comportements irréprochables et l’utilisation optimale des deniers qui leur sont confiés.

 

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 24 Mars 2011

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C'est l'histoire de Grand Bébé. Il est encore dans le ventre de sa mère et se prépare à sortir et à quitter sa pantoufle confortable pour découvrir la vie. Je suis une fille ou un garçon ? Qu'est-ce qui m'attend dehors ? Il s'interroge et imagine le monde qui s'apprête à le recevoir. Pour la première fois, Claude Ponti, avec toute sa fantaisie, écrit pour le théâtre. La star de la littérature pour enfants nous offre ce joli spectacle coloré, à voir en famille.

"La Pantoufle" Vendredi 25 mars 20h30 à l'espace Jacques Prévert. Tarif : 4,8 et 9,50 euros. Tél : 01.48.68.08.18

Source : Le Parisien du 24 mars 2011

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Culture

Publié le 24 Mars 2011

Silencieux jusqu'à présent sur "l'affaire" des Présidents de bureaux de vote déplacés du nord vers le centre de la ville, la section du Parti Socialiste d'Aulnay-sous-Bois nous adresse un communiqué expliquant sa position. Vous pouvez en prendre connaissance ci-dessous :

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 24 Mars 2011

Dans un communiqué commun, François Siebecke (candidat Europe Ecologie - les Verts), Sébastien Ville (candidat Nouveau Parti Anticapitaliste) et Daouda Sanogo (candidat "ensemble pour le changement") tous les trois en lice lors du premier tour des élections cantonales, considèrent qu'en remplaçant unilatéralement des Présidents de bureaux de vote, Gérard Ségura s'assure une couverture des quartiers populaires exclusivement par des Présidents de sa famille politique.

Il jette ainsi, selon eux, le discrédit sur l'honnêteté du scrutin. Vous trouverez ci-dessous l'intégralité de leur message.

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 24 Mars 2011

Dans un précédent billet, nous nous interrogions sur les possibilités de dérives au sein des collectivités territoriales.

 

Et comme par hasard, nous tombons aujourd’hui sur un article du Canard Enchaîné de cette semaine, assez croustillant, il faut bien l’avouer ! Or, comme vous le savez, le Canard est un journal généralement assez bien informé et qui n’avance rien sans preuve…

 

Cela se passe dans une ville de notre beau pays de France. Peu importe laquelle. Ce n’est pas la ville qui compte le plus ici, mais le mécanisme mis en place…

 

Le Conseil général est à direction socialiste.

 

Un cadre territorial, chargé de mission au groupe PS de la Région parle ainsi ouvertement de « clientélisme ».  « Surtout dans une région où les collectivités locales sont l’employeur numéro 1.Pour trouver un boulot, il faut d’abord prendre sa carte au parti. Puis voter comme son chef. Lequel sait se montrer «généreux» poursuit le Canard enchaîné.

 

En fait, calcule un cadre local du PS : « Sur quatre adhérents, l’un est élu et deux autres sont des salariés dudit élu ».

 

Tel autre fournit d’autres statistiques sur la sociologie du parti « Le premier tiers est constitué par d’ambitieux élus, le deuxième par des groupies d’élus et le dernier par des vrais militants ». Ouf !...

 

« Pour s’en rendre compte, il suffit de se procurer la liste des membres du conseil fédéral du PS (les éléphants et les éléphanteaux locaux) et de la comparer à l’annuaire du conseil général et de ses multiples succursales. » rajoute le Canard.

 

C’est ainsi qu’un premier secrétaire fédéral peut être « conseiller technique » au Conseil général. Il perçoit ainsi autour de 4 500 € par mois, auquel il faut rajouter ses indemnités de maire (1 500 €) et celle équivalentes, de vice-président d’une communauté de communes. Son épouse, membre de la direction du PS, est également salariée de la collectivité locale.

 

Un autre, responsable de l’ « animation des sections PS de la ville », travaille comme chargé de mission au département. Et l’on pourrait multiplier les exemples.

 

Les maires l’avouent : « On sait ce que l’on doit au patron du département ». D’abord, leur désignation par le parti, puis leur longévité électorale. Chaque année le conseil général distribue aux communes près de 120 millions d’euros. Et l’enveloppe est répartie par un proche du patron, conseiller général et mis en examen pour irrégularités dans l’attribution de marchés publics.

 

Nous nous sommes appuyés ici sur l’exemple d’une ville. Mais il paraît que ce n’est pas la seule qui abrite ce genre de pratiques.

 

Mais où sommes-nous ? En France ? Dans une république bananière ? Ou dans le Chicago de la « Belle époque » ?

 

 

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 24 Mars 2011

L’examen d’un tableau des effectifs ou d’un budget détaillé d’une collectivité territoriale  est toujours une source  de perplexités ou d’étonnements.

 

Il faut, bien souvent, lire entre les lignes ou chercher dans le détail parce que rien n’est fait pour mettre en évidence un certain nombres de choses qui, parfois, peuvent paraître troublantes ou surprenantes.  

 

S’agissant des tableaux des effectifs.

 

Au delà des définitions officielles, la nature exacte du travail réalisé par des chargés de mission ou autres collaborateurs de cabinet ou autres attachés à la Direction Générale, n’apparaît pas toujours clairement. S’agit-il en réalité de postes strictement administratifs ou de postes plus ou moins liés à la vie d’un parti politique ou d’un mélange des deux ?

 

Que penser également des postes résultant non pas d’un concours territorial, mais de statuts contractuels le plus souvent à durée déterminée ? Comment sont assurés ces recrutements ? Comment une telle précarité n’implique-t-elle pas une certaine docilité, pour le cas où celle-ci n’aurait pas été préalablement vérifiée avant l’embauche ? Comment être sûrs de la qualification, de l’expérience et de la réalité du travail de tel ou tel collaborateur lorsqu’il se trouve, par ailleurs, avoir des responsabilités dans un parti politique ?

 

Comment être sûr que les proches de tel ou tel élu ne sont pas privilégiés en matière de recrutements ? Comment être sûr que tel ou tel poste n’est pas proposé en raison de services rendus ? Ou bien n’est pas un poste, plus ou moins, de complaisance ?

 

S’agissant des rémunérations, indemnités ou avantages annexes.

 

Que penser également de ceux qui occupent un poste « administratif » dans une commune ou un département et un mandat d’élu  politique par ailleurs, cumulant ainsi rémunérations et indemnités qui additionnées correspondent à la rémunération d’un cadre supérieur ?

 

Comment sont traitées les indemnités annexes ou autres dans une communauté de communes ou d’agglomération, une intercommunalité, un syndicat mixte, un organisme public, une société d’économie mixte, etc ? Que représentent les différents frais de missions ou de représentations ? (frais de déplacements, voyages pris en charge, réceptions, mise à disposition de véhicules ou de chauffeurs …) ? Quels peuvent être les avantages en matière de logements de fonction ou autres ?

 

S’agissant des associations.

 

Les associations sont un vecteur évident de la vitalité culturelle, sportive ou sociétale  d’une collectivité territoriale. Il ne s’agit donc pas ici de s’élever contre cet état de fait mais bien au contraire de s’en réjouir.

 

Cela étant, ce type de structure peut ouvrir la voie à de circuits financiers plus ou moins orthodoxes. Lesquels, semble-t-il, avaient cours, lorsqu’il n’existait pas de financement officiel des partis politiques, mais qui, apparemment, n’auraient peut-être pas totalement disparu depuis ( ?)

 

Il est d’ailleurs piquant d’entendre, au cours d’un colloque ou d’un séminaire, consacré à un département de notre République, une organisation politique de gauche (A) décrire par le menu les pratiques d’une autre organisation politique de gauche (B) ! Quand, ce n’est pas l’inverse !

 

On comprend alors que certains auteurs n’hésitent pas à parler de « fromages » de la République !

 

Les problèmes que tout cela pose sont nombreux.

 

Que dire ainsi lorsqu’on apprend que tel permanent d’une association est aussi ou surtout un militant actif d’un parti politique ? Que penser d’une large subvention votée à une association organisant telle ou telle manifestation sportive ou culturelle ? Qui  s’accompagne éventuellement de  l’embauche de permanents ou le financement de tel ou tel encart publicitaire  ou encore l’utilisation d’une structure associée et « amie » ?

 

Que penser, à contrario, lorsque, en cas de changement de majorité, on fait comprendre à un responsable d’une association d’intérêt général que la poursuite du versement d’une subvention est directement liée à une « neutralité » politique, en dehors de la vie de l’association, laquelle n’a pas lieu d’être s’agissant du droit élémentaire d’un citoyen ?

 

S’agissant de la professionnalisation de la politique.

 

Le problème qui est ici posé est celui de l’égalité non plus formelle mais « réelle » des citoyens afin de leur garantir des moyens et des chances identiques quant à l’accès à  des fonctions électives.

 

Il n’est pas bon, en effet que certains types de professions ou certaines « filières » fournissent le plus clair des responsables d’un exécutif territorial. Au nom de la nécessaire diversité des expériences et des points de vue. Au non d’une saine  représentativité de la société civile  dans toutes ses composantes.

 

Par ailleurs, il est bien évident que les compétences managériales nécessaires à l’administration d’une commune ou d’un territoire impliquent des connaissances techniques étendues qui ne dérivent pas forcément d’un seul parcours politique ou professionnel.

 

Qu’en même temps le confinement à un seul type d’expérience et de parcours politique, syndical ou professionnel ne prépare pas forcément de la meilleure des manières à l’appréhension d’une société complexe et non réductible à des schémas binaires.

 

Qu’enfin, la création d’une « caste » politico administrative peut entrainer, si l’on n’y prend garde, une coupure dommageable entre les simples citoyens pris dans leur diversité et leurs représentants.

 

Que dés lors, parler seulement de démocratie représentative, s’agissant, notamment, d’élections dans lesquelles le taux d’abstention est élevé, peut s’avérer insuffisant pour assurer une bonne administration de la Cité. 

 

Que peut-on retenir de tout cela ?

 

Il est possible de mettre en évidence sept points majeurs :

 

1.      Les partis politiques concourent à la vie de la Cité. Mais ils n’en ont pas le            monopole.

 

2.       L’expression du suffrage universel doit pouvoir s’exercer librement et en toute sérénité, sans pression d’aucune sorte.

 

3.      Le mandat reçu par les élus n’est qu’un mandat délégué par les citoyens.

 

4.      Les élus doivent dans leur diversité représenter l’ensemble des électeurs.

 

5.      Les finances publiques doivent être gérées en toute transparence.

 

6.      Les ressources financières gérées par les élus doivent être exclusivement mises au service de l’intérêt général et non d’un intérêt partisan.

 

7.      Les frais de fonctionnement et les dépenses d’investissement des collectivités territoriales doivent obéir à des règles de bonne et saine gestion.

 

Il ne s’agit là que d’évidences. Encore faut-il ne pas les oublier en route !

 

Ostensiblement ou mezza voce …

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 24 Mars 2011

Décidemment la décision de Gérard Ségura de procéder à des mouvements de Présidents et vice-présidents de bureaux de vote sur le nord de la ville entre les deux tours des cantonales n'en finit pas de faire couler l'encre et les communiqués. Cette fois-ci c'est au tour de Daouda Sanogo, candidat indépendant en lice le 20 mars, de prendre position. Il appelle le candidat-maire à donner les raisons de son choix et suggère qu'il revienne sur sa décision sous peine de faire perdre la démocratie. Vous trouverez l'intégralité de son texte ci-dessous :   

 

COMMUNIQUÉ « ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT »

 

Cantonales Aulnay sous Bois Nord

 

POURQUOI ?

 

Je suis également très surpris de cette décision d’évincer des Présidents et vice-présidents des bureaux de vote sur le Nord de la Ville pour le second tour des Élections Cantonales.

 

Ce dimanche 20 mars 2011, le jour du scrutin du premier tour, j’ai pris le soin de visiter tous les bureaux de vote sans exception, ce qui m’as permis d’échanger avec l’ensemble des Président et Secrétaire de bureaux. Et aucun n’incident n’a été déploré à ma connaissance.

 

Alors, je m’interroge sur les raisons qui pousse M. le Candidat-Maire à prendre cette décision. D’autant plus qu’il est en tête sur l’ensemble des bureaux concernés par ces évictions.

 

Alors POURQUOI ? Peut-il au moins nous donner les raisons de son choix ?

 

A mon sens, la meilleure solution serait qu’il revienne sur sa décision, car dans le cas contraire et quelque soit le l’issue du scrutin de ce dimanche 27 Mars, il n’y aura qu’un seul perdant : La DEMOCRATIE.

 

       Daouda SANOGO

Candidat Indépendant Cantonales Aulnay sous Bois Nord

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 24 Mars 2011

A l’occasion d’une enquête sur un tout autre sujet, une enseignante, conseillère municipale socialiste, raconte aux policiers une « certaine façon de procéder » lors de l’élection, le 20 novembre 2008, de la  première secrétaire du  Parti socialiste. Les militants doivent choisir entre M. Aubry et S. Royal.

 

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Il est 21heures, le bureau de vote va fermer. « J’ai pris un bulletin, je me suis dirigée vers l’isoloir, raconte l’élue. J’ai vu sur la table une pile de bulletins de vote… ». Au moment de voter, la militante s’aperçoit alors que le secrétaire de section a récupéré  la pile des bulletins. Puis, « avant de placer ces bulletins dans l’urne, M.G. a signé en face de certains noms dans le cahier d’émargement ».

 

Ni vu, ni connu ! Sauf que, là précisément, quelqu’un a vu. Une femme honnête qui ne s’assoit pas sur ces convictions et qui témoigne…

 

Auparavant, la jeune femme avait écrit au maire, au premier fédéral et à la première secrétaire nouvellement élue. Sans obtenir la moindre réponse.

 

Depuis, la militante a rendu son tablier.

 

 

Source : Le Canard enchaîné du 23 mars 2011.

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 24 Mars 2011

Le 24 janvier dernier, le taux d'intérêt sur un prêt de 10 millions d'euros consenti à la Seine-Saint-Denis est passé de 1,42 % à 24 %. La bombe à retardement des emprunts toxiques s'est enclenchée  et menace le département d'énormes pertes potentielles.

Des milliers de collectivités concernées...

Coincé, le conseil général a donc décidé d'attaquer trois banques en justice pour faire annuler 5 contrats. Une première. Dexia, Crédit Agricole-CIB (ex-Calyon) et l'irlando-allemand Depfa Bank, parmi la dizaine de banques créancières, viennent de recevoir leurs assignations. "Et ce n'est qu'un début !", affirme-t-on à Bobigny. Son angle d'attaque : des produits trop complexes pour être compris par le souscripteur et un défaut de conseil de la part des banques envers la présidence communiste. A preuve, "sur certains prêts, la charge d'intérêt aurait été deux fois moindre avec un simple emprunt en Euribor !", tempête Claude Bartolone.

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En attaquant, l'élu socialiste met d'abord la pression sur les banques pour tenter d'arracher une transaction. "Il négocie ne coulisse, car il y a des choses dans les dossiers", affirme un avocat. Pour l'heure, les prêteurs sont intraitables. "Pour sortir d'un prêt de 84,5 millions d'euros, l'indemnité à leur payer est de 59 millions !", s'énerve Philippe Yvin. L'objectif est également de faire jurisprudence, car "les emprunts toxiques des collectivités locales sont en passe de devenir un gros problème récurrent national", explique un expert financier du secteur.

Leur montant global est évalué - avec beaucoup de prudence - entre 12 et 15 milliards d'euros sur 120 milliards d'endettement global, et le nombre de leurs victimes ne cesse de croître. Une vraie liste à la Prévert : si le "9-3" et la mairie de Saint-Etienne sont à l'avant-garde du combat, on cite aussi les communes de Saint-Maur ou de Ploeren, dans le Morbihan, l'hôpital d'Ajaccio, le port du Havre, le service départemental des pompiers de l'Ain... Des milliers de communes seraient touchées - et notamment des petites -, tout comme 18 régions, 62 départements, des centaines d'hôpitaux et largement plus de 100 sociétés d'HLM. "Les banques ont ratissé large", ironise un expert qui s'insurge qu'elles aient même souvent "refourgué des prêts sur trente-cinq ans". Difficile d'établir un tableau exhaustif toutefois, faute de remontées : "Il est difficile de faire la publicité de ses propres erreurs, surtout quand les mêmes équipes sont encore en place", ironise-t-on à l'Association des maires de France.

A suivre épisode 3 : tout commence par le meilleur...

Source : Daniel Bastien Les Echos du 21/02/2010

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 23 Mars 2011

Vous trouverez ci-dessous un communiqué des élus Verts Aulnay-Ecologie, dénonçant un changement de présidence dans les bureaux de vote à l'occasion du second tour des élections cantonales d'Aulnay-sous-Bois Nord, prévu le 27 mars prochain.

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 23 Mars 2011

La nouvelle vague de l'afro-beat débarque au Cap pour une soirée torride pleine de cuivres, de percussions ravageuses et de grooves puissants. Depuis sa création à Ottawa, au Canada, en 2002, le Soul Jazz Orchestra est devenu l'un des groupes les plus ravageurs de son genre. Renouvelant les grooves purs et durs des années 1960 et 1970 et fusionnant sans effort les rythmes soul, l'improvisation jazz et les pulsations africaines, le combo fait évoluer les fondations établies par Fela, Fania et le funk de façons complètement nouvelles. En concert, le Soul Jazz Orchestra est avant tout une invitation à la danse, servie par des interprètes talentueux et des cuivres endiablés.

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Originaire de Montpellier, Fanga ("force de conviction" en dioula) évolue aussi à la croisée de l'afro-beat, du jazz et du funk, jouant une musique éminemment spirituelle enrichie d'influences hip-hop et d'électro agglomérées en puissantes tourneries inspirées des rythmiques yorubas. Au micro, Korbo rend hommage à sa culture mandingue en chantant aussi en français et en dioula.

Source : www.aulnay-sous-bois.com

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Culture

Publié le 23 Mars 2011

Le FN à Aulnay-sous-Bois, un résultat en trompe-l'œil...

Comme si l'air se saturait soudain d'iode. Une sombre journée teintée d'écume. Un vague pressentiment de catastrophe. Tout le monde ou presque le prédisait après la parution d'un sondage dans le Parisien. Le raz-de-marée bleu du Front National pouvait frapper Aulnay-sous-Bois. Et pourtant... S'il est vrai que le FN a progressé en pourcentage des suffrages exprimés, passant de 14,27 % en 2004 à 15,82 % en 2011, le parti d'extrême-droite a perdu 329 voix en sept ans, glissant de 1  582 en 2004 à seulement 1 253 en 2011.  

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Si l'on plonge plus loin dans le passé, le score de cette année parait encore plus médiocre. En effet, au premier tour des élections cantonales de 1998, le Front National avait récolté 2 160 voix soit 20,55 % des suffrages exprimés, atteignant  même un pic à 2 929 voix et 22,97 % en 1992 pour le même scrutin. Les chiffres le démontrent. Le FN n'a pas vraiment progressé.

Néanmoins, la formation menée par Marine Le Pen reste solidement ancrée comme troisième force politique du nord de la ville. Le plus étonnant dans cette histoire est que cette performance ait été réalisée par un illustre inconnu, dénommé Didier Caron, qui, d'après nos informations, n'habite même pas Aulnay. N'ayant fait aucune campagne, aucune réunion publique, ne se donnant même pas la peine de distribuer le moindre tract et de présenter son candidat, le FN réussit pourtant à obtenir plus de voix que les Verts et le PCF réunis, alors que ces formations sont représentées par des élus locaux !

Peu importe le flocon pourvu qu'on ait l'ivresse. Comme si le FN se suffisait à lui-même et n'avait plus besoin de faire quoi que ce soit pour fédérer un électorat. Sentiment étrange, troublant, voire inquiétant. Surtout si l'on jette un œil sur les résultats du premier tour des dernières régionales de mars 2010. A périmètre constant, c'est à dire en considérant uniquement les mêmes 31 bureaux de vote d'Aulnay-sous-Bois du canton Nord, les voix Frontistes progressent de plus de 31%, passant de 955 à 1253 en l'espace d'un an ! A abstention quasiment égale puisqu'elle était de 69,9 % au premier tour des  régionales contre 69,4 % à celui des cantonales.

C'est en comparant ces deux scrutins espacés de 12 mois que l'on mesure à quel point, localement et notamment dans les quartiers nord, le parti de Marine Le Pen n'est peut-être pas aussi moribond qu'il en a l'air. Vaste nébuleuse en trompe-l'œil allant et venant comme la marée... qui pourrait cacher une prochaine vague ? De quelle ampleur ?   

A suivre partie 4 : quand la droite se prend une bonne gauche.

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 23 Mars 2011

Le 24 janvier dernier, le taux d'intérêt sur un prêt de 10 millions d'euros consenti à la Seine-Saint-Denis est passé de 1,42 % à 24 %. La bombe à retardement des emprunts toxiques s'est enclenchée  et menace le département d'énormes pertes potentielles.

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L'écho lointain d'un souvenir a allumé en lui une alerte "presque inconsciente". "Quand j'ai pris ici, en 2008, mes fonctions de président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, j'ai été saisi d'un petit doute lorsque le responsable financier m'a annoncé : "La gestion de la dette du département est à un taux remarquablement bas". C'était presque suspect", raconte Claude Bartolone dans son bureau de Bobigny. "M'est alors revenue en mémoire une visite de Dexia en 2001, lorsque j'étais à la mairie du Pré-Saint-Gervais, qui m'avait proposé un réaménagement de la dette de ma commune. C'était attractif mais je n'y comprenais rien, j'ai donc refusé."

Quelques années plus tard, l'élu prudent est rattrapé par l'histoire. Et, surtout, par la gestion communiste qui l'a précédé. L'audit du début de mandat révèle un stupéfiant record : 92,96 % des 930 millions d'euros (ce taux est de 72 % aujourd'hui) de la dette du département le plus pauvre et parmi les plus endettés de France sont des "emprunts structurés", ces produits financiers complexes, indexés sur des variables monétaires ou de taux et agissant comme des bombes à retardement lorsque leur taux s'envole en cas de changement de tendance. Avec leurs relents de "subprime", leur sobriquet d'"emprunts toxiques" n'est pas volé, reconnaissent d'ailleurs les experts.

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Le staff de Claude Bartolone en fait aujourd'hui concrètement l'amère expérience. Le 24 janvier, la mécanique infernale de la toxicité s'est mise en route. Le taux d'intérêt sur un prêt de 10 millions d'euros est brutalement passé de 1,42 % à 24 %, générant un surcoût de 1,5 million d'euros. Et les 63 contrats "à structure" souscrits par l'équipe précédente sur de longues années font craindre le pire. "La perte potentielle maximale est actuellement estimée à 280 millions d'euros, soit près du tiers de notre stock de dettes" explique Jean-Luc Porcedo, directeur de cabinet de Claude Bartolone. "Cela fait environ 30 millions d'euros par an, soit le coût de la construction d'un collège", regrette le patron du département. Ce qui tombe mal.

Le plan "21 collèges pour le XXIe siècle" projette la construction de 6 établissements en cinq ans... " En 2008, on savait que l'endettement du département était maximal, mais je n'aurais jamais imaginé cela", ajoute-t-il. Si on n'en est pas arrivé au cas de figure du comté d'Orange, en Californie, dont la faillite retentissante, après avoir investi dans des produits exotiques liés aux taux d'intérêts, a fait le tour du monde en décembre 1994, ce département à la population si fragile n'échappera pas à un douloureux tour de vis.

"Nos dépenses sociales explosent et représentent déjà 1 milliard d'euros sur 1,6 milliard de budget annuel, dans lequel plus de 80 % des dépenses sont obligatoires. Notre budget d'investissement n'est que de 200 millions, et nous sommes tenu à 40 millions d'autofinancement minimum. Nous n'avons aucune marge de manœuvre. Nous en sommes à 10 millions près pour boucler notre budget", indique Philippe Yvin, directeur général des services de Seine-Saint-Denis.

A suivre épisode 2 : des milliers de collectivités concernées...

Source : Daniel Bastien Les Echos du 21/02/2010

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 23 Mars 2011

C'est une conséquence indirecte du terrible séisme survenu le 11 mars au Japon. L'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay gardera porte close ce matin. La direction du site a annoncé trois jours de chômage technique, en raison d'une rupture d'approvisionnement auprès d'un fournisseur nippon, l'entreprise Hitachi. Celle-ci produit des débitmètres, pièces indispensables à la fabrication de certains moteurs Diesel. L'usine aulnaysienne n'est pas la seule touchée. Le groupe PSA a annoncé lundi que tous ses sites seraient impactés, et certains devraient rester à l'arrêt bien plus longtemps. A Aulnay, les ouvriers doivent retourner au travail dès lundi.

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La direction va en effet mettre à profit les trois jours à venir pour réorganiser sa production. Sur les 684 véhicules qui sortent quotidiennement de l'usine, la moitié est équipée de moteurs Diesel, l'autre moitié de moteur essence. "Le composant manquant ne concerne qu'une partie des moteurs Diesel. Nous allons réordonner la production pour produire les modèles ne nécessitant pas cette pièce", indiquait hier un porte-parole. Celle-ci assure que la production pourra se maintenir à son niveau habituel.

Pas de conséquence sur les salaires

Ces trois journées de chômage technique ne devraient pas avoir de conséquence sur les salaires. La direction annonce qu'elles seront compensées par des séances de travail supplémentaire, dont les dates restent à définir. Si les mesures prises sont cette fois dictées par une situation exceptionnelle, la CGT pointe une "gestion de la production à flux tendus". "Cette fois, il s'agit du Japon, mais parfois, il suffit d'une grève chez un fournisseur pour nous bloquer, faute de stocks", dénonce Philippe Julien, délégué syndical. Pour l'heure, la production ne semble pas menacée par d'autres ruptures d'approvisionnement depuis le Japon.

Source : Gwenael Bourdon Le Parisien du 23/03/2011

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #C'est dans le Journal

Publié le 23 Mars 2011

Tout le monde ne bruisse que de cela. La peste brune serait à nos portes. Bientôt des miliciens armés vont contrôler les portes de la ville pour combattre un fléau qui se serait emparé des esprits aulnaysiens ou autres !....

 

Aujourd’hui, vous allez au bistro. Six personnes accoudées au comptoir et l’une d’elles a voté FN ! Vous faîtes une réunion d’entreprise : six personnes autour de la table et hop !  l’une d’entre elles a peut-être voté  FN. La même chose pour un meeting électoral, une réunion Tupperware, le rassemblement des amoureux des voitures anciennes, les copains d’avant de la 3° B du collège Gérard Philippe, que sais-je encore !

 

Rien de nouveau, sous le soleil, pourtant. L’ancien de l’OAS, celui qui brillait par ses saillies verbales faisait aussi bien, auparavant.  Mais voilà, il a transmis les clefs du royaume de la mauvaise foi à une fausse blonde qui se veut moderne et qui a surtout – question de génération – l’art de capter l’air du temps et de surfer sur cette fameuse « vague bleu marine » ! De vieilles soupes bien recuites passées au mixer de la « modernité » avec une vague tendance marketing qui surfe sur les peurs et la souffrance sociale.

 

Jadis, L. Fabius, alors qu’il était encore le plus jeune Premier ministre de France que Tonton avait donné à notre bon pays déclarait bien volontiers que le FN n’était que « des mauvaises réponses à de bonnes questions ». C’est à croire qu’aujourd’hui, les questions demeurent, mais que les réponses, hélas !….

 

Plus récemment, P. Devedjian, Président du Conseil général des Hauts de Seine, pour une fois inspiré, déclarait : « Le FN n’est que le baromètre de nos insuffisances ». Je suppose qu’il voulait dire : les insuffisances de droite comme de gauche ! On a alors envie de lui dire : « Tu parles d’or, camarade ! En as-tu parlé à ton maître ? » Mais probablement pas, parce qu’il paraît qu’ils sont fâchés et que de plus, il se trouve sur un siège éjectable. Ah, politicaillerie, quand tu nous tiens !...

 

Ce n’est pas notre ami C. Bartolone, Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis qui aurait pu prononcer une phrase pareille ! Des insuffisances, il n’en a point, et surtout pas budgétaires !...

 

Bref, cette fausse blonde, à l’aide de sondages savamment distillés et de quelques communicants en mal de sensation et d’effroi à transmettre au bon peuple ont réussi à faire d’un non événement, un événement à la une de tous les journaux. Et « front républicain », par ci, « ni ni » par là (tiens ça me rappelle quelqu’un !),etc.  La polémique enfle, pour le bonheur des gazettes et des démagogues patentés.

 

Et, pourtant, tout cela est d’une simplicité absolue.

 

Il ne s’agit pas ici d’approuver ou de désapprouver, mais d’abord de comprendre, car ce n’est pas en fermant les yeux que l’on trouvera des solutions…

 

1.      Si tous les électeurs du FN étaient d’extrême droite, ça se saurait ! Donc, la peste                  brune n’est pas encore à nos portes...Le vote FN traduit une désespérance sociale et un trouble profond face aux phénomènes de mondialisation et d’immigration.

2.      Le vote FN est le symbole d’un repli sur soi face à la montée de l’insécurité et de l’incivisme.

3.      Il est un signe d’exaspération face à une « classe politique » lointaine ou impuissante.

4.      Il est, bien souvent, le mode d’expression des « petites gens » qui ne croient plus en rien et sont désabusés de tout.

5.      Il est, aussi, le cri d’alarme des petits artisans, petits commerçants ou autres qui n’ont pour sécurité que leur dur travail et à qui, à ce titre, payent impôts et taxes de touts sortes, sans bénéficier des allocations qui vont à d’autres.

6.      Il est un vote protestataire sorte de pied de nez aux institutions et à ceux qui les dirigent.

7.      Il est donc une sorte de baromètre de nos « maladies » sociales.

 

Le phénomène est d’autant plus préoccupant qu’il semble qu’une sorte de « vague »  allant dans le même sens soit, plus ou moins, à l’œuvre en Europe.

 

Mais ce n’est ni la première, ni la dernière fois que de telles choses se produisent. Alors, même s’il convient d’être vigilants, il faut savoir raison garder.

 

Et puis, rappelons-nous cette belle formule taoïste : « Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt »

 

Attaquons-nous alors aux causes réelles et non aux symptômes et les cris d’orfraie cesseront d’eux-mêmes ainsi que ces votes sans issue.

 

Car, là où il a, pour peu de temps, exercé le pouvoir, le FN s’est révélé pire que tout ce que l’on pouvait imaginer : esprit de clan, intolérance, passe-droits, non respect de la démocratie locale, menaces, licenciements, censure… Tiens, tiens….J’en passe et des meilleures !

 

Et de plus, au plan local ou national, le FN n’a pas l’ombre du début d’une esquisse d’une solution aux maux qu’ils dénoncent, parfois avec raison ! Car jamais le refus de l’autre, le repli sur soi ou la « fermeture » des frontières ne peuvent tenir lieu de viatique. Nous y perdrions alors nos libertés, la santé de notre économie et nos valeurs les plus hautes.

 

Nul n’est propriétaire des voix des électeurs. On l’oublie trop souvent. Mais c’est à ce prix que nous pouvons assurer la sauvegarde de nos libertés. Il ne sert donc à rien de fustiger tel ou tel. Pour autant, nombre d’électeurs se laissent trop souvent abuser par des démagogues qui délivrent de fausses solutions simplistes ou mensongères.

 

Mais il n’est jamais trop tard pour un sursaut civique et républicain. Loin des vaines polémiques et des fausses querelles. Pour le bien de tous, y compris de ceux qui ont pu être aveuglés.

 

Encore convenait-il de le dire. Voilà c’est dit !

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 22 Mars 2011

Il y a une chose qui frappe d’abord et que peu de monde, à ma connaissance, a relevée.

 

C’est le nombre des inscrits sur les listes électorales : il est passé de 22 233 en 2004 à 26 519 en 2011 soit 4 286 électeurs supplémentaires (près de 20 %). Cela s’explique par la poussée démographique enregistrée dans certains quartiers qui a conduit à l’inscription automatique sur les listes électorales de nombreux adolescents ayant atteint l’âge de 18 ans. Mais cela ne produit pas forcément un développement du sens civique.

 

C’est ainsi que le nombre de votants est passé de 12 810 en 2004 à 8 104 en 2011. C’est donc  4 706 votants de moins alors que le nombre d’inscrits avait crû de 4286.

 

Au total, le nombre d’électeurs abstentionnistes est donc passé de 9 423 en 2004 à 18415, soit pratiquement le double !

 

Il est clair qu’à ce niveau il y un seul et unique perdant : la démocratie !

 

Quid maintenant d’une analyse un peu plus fine des résultats ?

 

1.      Le Conseiller général sortant, arrivé en tête, augmente son score relatif avec 42 % des suffrages mais perd 833 voix et réunit sur son nom seulement 12, 7 % des électeurs inscrits soit un Aulnaysien sur huit. A contrario sept Aulnaysiens sur huit n’ont pas voté pour lui. C’est un point fondamental qu’il ne faut pas oublier.

 

Heureusement le législateur a prévu que les deux candidats arrivés en tête figureraient au second tour, quel que soit leur score. Sinon, à peu de choses près, le candidat sortant aurait été éliminé, dès le premier tour, car en dessous de la barre fatidique des 12, 5 % des inscrits ! Hypothèse théorique bien sûr, puisqu’il faut bien un élu, au final, mais hypothèse qui montre bien l’ampleur de la catastrophe !

 

2.      Si l’on fait une typologie de l’évolution des résultats en considérant la partie nord

du canton d’un côté et sa partie sud de l’autre,  on arrive aux conclusions suivantes :

 

-          Le Conseiller général sortant maintient ses positions dans la partie nord contrairement au candidat issu de l’ancienne majorité municipale. Et pourtant c’est cette majorité qui est à l’origine de la mise en place d’une pépinière d’entreprises et du vaste programme de rénovation urbaine lancé sur une bonne partie de ce territoire.

 

 Ingratitude des électeurs ou opération de désinformation ? Rançon d’une politique dite « de proximité » aux dires de certains ou tout simplement « clientélisme » ? Quand on songe à la déshérence de ces quartiers avant 2004, quand on voit les efforts colossaux impulsés par l’Etat pour leur rénovation, tout cela ne lasse pas d’étonner !

 

-          Le Conseiller général sortant affaiblit nettement ses positions dans la partie sud du canton (perte de 50 %) ou partie médiane de la ville, essentiellement pavillonnaire. Cela est probablement dû aux craintes qui se sont exprimées ici ou là en matière d’urbanisme. Pour autant le candidat issu de l’ancienne majorité municipale ne profite pas vraiment de cette désaffection, essentiellement en raison d’un taux d’absentéisme élevé.  C’est la raison pour laquelle son score global, bien que supérieur de 5 points à la moyenne nationale, ne s’élève qu’à 22 %.

 

3.      Le candidat du Front national réalise un score de près de 16% soit un niveau sensiblement identique à la moyenne nationale.  On assiste donc à une certaine « banalisation » de ce vote qui n’est, toutefois, pas plus sensible à Aulnay qu’ailleurs. Mais, s’agissant d’un illustre inconnu, non implanté sur Aulnay, un tel vote peut nourrir quelques interrogations sur la vitalité de notre démocratie, quelles que soient les raisons qui ont pu pousser un certain nombre de nos concitoyens en direction de ce vote.

 

4.      Le candidat de sensibilité écologique réalise un score honorable de 8 %, s’agissant d’une première candidature, score correspondant à la moyenne nationale.   

 

5.      Le candidat du Front de gauche réalise un score décevant (5%) inférieur de près de moitié à la moyenne nationale.

 

6.      Les deux candidats d’extrême gauche totalisent 3 % des suffrages ainsi que le seul candidat indépendant.

 

Au total il est bien évident que l’ampleur de l’abstention, notamment à Aulnay et en Seine-Saint-Denis, oblige à fortement relativiser la signification de ce premier tour.

 

Une des clés décisives du second tour réside assurément dans le comportement des abstentionnistes.

 

Quels que soient les résultats, il est bien évident que tout élu devra avoir présent à l’esprit la faiblesse réelle de sa base électorale. Dés lors la sagesse commanderait l’adoption d’une politique de consensus réellement équilibrée pour le bien de tous les Aulnaysiens.

 

Ce souhait que partage de nombreux citoyens ou citoyennes d’Aulnay aura-t-il des chances d’être mieux entendu ?

 

Seul l’avenir nous le dira.

 

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 22 Mars 2011

Je ne sais pas si ça vous est arrivé de regarder des émissions de soirée électorale à la télévision. D’habitude, ils sont tous très contents ! Les politiciens professionnels se pavanent alors d’une chaine à l’autre…De séances de maquillage en séances de maquillage, ils finissent alors par maquiller quelque peu les chiffres en les présentant sous leurs meilleurs atours.

 

Et comme il s’agit des mêmes chiffres, il faut, bien entendu, les enjoliver quelque peu en mettant, certains, en évidence et en cachant soigneusement les autres. Tout dépend du point de vue que l’on veut défendre. Bref tout le monde fait un peu sa tambouille, même si la note est parfois un peu salée.

 

Tout ça pour dire qu’à Aulnay dimanche soir, nous étions assez loin d’une telle euphorie !

 

La gueule de bois provenait bien sûr du taux faramineux de l’abstention : 70 %. Par un beau dimanche de printemps, sept aulnaysiens ou aulnaysiennes sur 10 ont préféré rester chez eux ou se promener dans le parc du Sausset, ignorant ostensiblement ces isoloirs et ces urnes dans lesquelles ils ou elles étaient invité(e)s à glisser un bulletin que l’on appelle « de vote ».

 

La lecture du Parisien du 21 mars est à cet égard significative si l’on veut essayer de comprendre ce qui s’est passé.

 

En effet selon l’enquête Harris-Interactive lorsqu’on demande aux Français les raisons pour lesquelles ils ne sont pas allés voter, ils répondent ceci (1) :

 

.  Je pense que cela ne changera pas grand chose à ma vie quotidienne :      34 %

 

. C’est une manière d’exprimer mon mécontentement sur la manière

  dont les choses vont en France………………………………………………………… :    27 %

 

.  Je ne suis pas à l’endroit où je suis inscrit sur les listes électorales…… :    25 %

 

.  Je ne suis pas suffisamment informé sur les enjeux de ces élections…. :    23 %

 

.  Je ne sais pas pour qui voter…………………………………………………………….:    17 %

 

.  Cela n’aura pas d’impact sur la situation en France……… ..………………   :    15 %

 

.  Je ne m’intéresse pas à la politique………………………………………………….. :    14 %

 

. C’est une manière d’exprimer mon mécontentement vis à vis du

  Président de la République……………………………………………………………….:     11 %

 

. Je pense que cela n’aura pas d’impact sur la situation du département :     10 %

 

(1)  Total supérieur à 100, trois réponses étant possibles.

 

Ce sondage laisse clairement apparaître plusieurs facteurs déterminants : le scepticisme

vis à vis de l’action des hommes politiques, une certaine forme de mécontentement, une information insuffisante, une perplexité ou un désintérêt.

 

Il me semble que,  de tout cela, les candidats devraient en tirer quelques enseignements  en développant quelques vertus essentielles telles que proximité, information, simplicité ou honnêteté. Au fond, cela ne devrait pas être si compliqué de la part de personnes affichant un dévouement au service de leurs compatriotes…

 

Un examen plus attentif  des résultats sera entrepris dans un prochain article.

 

 

 

 

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 22 Mars 2011

Pourquoi 2 ? Tout simplement parce que plus des 2/3 des Aulnaysiens ont cru bon de ne pas aller voter dimanche. Pourquoi 0 ? Parce qu’on peut alors en déduire tout bonnement  qu’Aulnay dans son ensemble a perdu.

 

 Alors que le match était joué à domicile !...

 

C’est à ne plus rien y comprendre ! Ou peut-être cela est-il trop compréhensible ? J’ai bien dit compréhensible et non pas souhaitable ou excusable…

 

En effet, malgré les difficultés rencontrées ici ou là, les Français et particulièrement les séquano-dyonisiens se comportent comme des enfants gâtés ! Ils râlent, mais quand ils ont l’occasion de s’exprimer, ils préfèrent se détourner en refusant d’accomplir leur devoir civique. Et pourtant, autrefois, certains de nos compatriotes ont donné leur sang pour un tel privilège pour lequel certains se battent encore aujourd’hui.

 

Mais ainsi va la société. On a souvent tendance à considérer pour acquis ce qui pourtant à travers les siècles n ‘allait pas forcément de soi. On croit aussi parfois que ce qui nous a été donné le sera à tout jamais. Or, si nous n’y prenons garde, dans une société sans mémoire, la barbarie n’est jamais loin.

 

Que dire en effet d’une société qui considèrerait qu’elle n’aurait plus que des droits et aucun devoir ? Que dire aussi d’une civilisation où chacun se replierait sur soi, attendant tout des autres, sans jamais bouger le petit doigt ?

 

Mais la vigueur de la charge n’empêche pas la lucidité de l’analyse.

 

 Le sens civique se perd. C’est entendu et nous pouvons tous le déplorer. Mais comment ne pas voir que dans une société tournée largement vers la consommation, le lecteur se comporte un peu comme un client face à un boutiquier. Alors, comme on le prend trop souvent pour un gogo, il pèse et soupèse la «  marchandise » qui lui est proposée. A force de bobards, il est devenu un peu méfiant. Il a beau regarder les étiquettes, il est un peu perdu. Au point même de ne plus entrer dans la boutique.

 

Et puis, il se pose d’autres questions. Celui-là est-il bien honnête ? Il fait des beaux discours certes, mais comment le croire ? Tel autre dit que tout deviendra possible, mais sans bien préciser comment. Celui qui a ouvert un nouveau rayon bio à la mode à côté de sa marchandise plus traditionnelle, est-il bien crédible ? Sans compter celui qui n’a rien à vendre, à part débiner la marchandise de ses collègues.

 

Tout cela a, donc, de quoi rendre perplexe, mais la perplexité n’a jamais fait une politique.

 

C’est la raison pour laquelle, il faut probablement réinventer la politique.

 

Beaucoup en parlent. Mais qui le fait ?

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Rédigé par Veritis

Publié dans #Le Billet de Veritis

Publié le 21 Mars 2011

Le Vert plutôt que le Rouge...

Inutile de le cacher, il y a avait dans ce premier tour de l'élection cantonale un intérêt particulier à suivre le score d'Europe Ecologie-Les Verts et du Parti Communiste Français. Comme chacun sait, ces deux formations politiques, qui ont contribué à porter Gérard Ségura sur le fauteuil de maire en mars 2008, ont depuis suivi des trajectoires diamétralement opposées. Les Verts sont sortis de la majorité avec éclat pendant que les communistes ont choisi de poursuivre l'aventure.

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Dans ce contexte, François Siebecke, qui portait les couleurs de l'écologie, obtient 598 voix soit 7,55% des suffrages exprimés. Pour faire une comparaison avec un scrutin de même type, il faut remonter à 1998 puisqu'en 2004 il n'y avait pas de candidat Vert. Il y a 13 ans, c'est l'actuel Vice-président de région et ancien adjoint à l'urbanisme, Alain Amédro, qui avait endossé le rôle de prétendant au poste de Conseiller général.

A l'époque, il avait réalisé 5,74% des suffrages avec 604 voix. Ainsi, Europe Ecologie-Les Verts progresse en pourcentage bien que le nombre de voix, lui, reste à peu prés équivalent. La tragédie japonaise qui a porté sur le devant de la scène le débat sur le nucléaire français n'a semble-t-il eu aucun effet sur le scrutin. Pas plus que le triple effet. Les Verts ont néanmoins réussi à  maintenir leurs positions. Ce n'est en revanche pas le cas du PCF. Loin de là. Emmenés par Miguel Hernandez, les communistes, lors de leur réunion de lancement de campagne, avaient exprimé le besoin et l'envie de se compter pour pouvoir peser le plus possible sur les orientations futures du Conseil général et celles du Conseil municipal.

Ce n'est pas la peine de sortir la grosse calculette. Miguel Hernandez n'a recueilli que 432 voix soit 5,45% des suffrages. Ce score confirme la lente mais constante érosion du parti communiste français lors de ce type de scrutin. Pour mémoire, Bernard Labbé obtenait en tant que candidat PCF, 1 749 voix et 16,64% en 1998 puis 908 voix soit 8,19% en 2004. Que s'est-il donc passé pour que le Front de Gauche réalise un si petit score ? Cette formation politique a-t-elle perdu en route son électorat local  ou s'agit-il d'une erreur de casting ?

 A suivre partie 3 : le FN à Aulnay-sous-Bois, un résultat en trompe-l'œil...

    

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 21 Mars 2011

Une participation en chute libre et des petites formations à la peine...

Depuis 1979, le nombre des suffrages exprimés lors du premier tour des élections cantonales nord à Aulnay-sous-Bois n'avait jamais été en dessous de la barre des 10 000. L'année 2011 sonne comme celle d'un triste record puisque seuls 7922 habitants ont jugé utile de voter pour un candidat. Comment expliquer une telle désaffection pour les urnes alors que les principaux prétendants au poste de Conseiller général du canton nord sont des habitués de la politique locale ?

Dés lors, dans un contexte de faible taux de participation, 30,6% en 2011 contre 51,3% en 2004 au premier tour, les petites formations politiques ont peiné à exister pendant cette élection. S'il est sain et souhaitable dans une démocratie que chacun puisse exprimer sa sensibilité, le résultat des urnes, lui, est d'une logique arithmétique froide et incontestable.

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Ainsi, Jacques Leblond pour le POI récolte en 2011 122 voix soit 1,54% des suffrages exprimés contre 356 voix et 3,21% en 2004. Le NPA, quant à lui, ne fait guère mieux avec 130 voix soit 1,64%. La surprise du scrutin est venue de Daouada Sanogo, candidat sans étiquette, qui frôle le cap des 3% (2,93% exactement) soit 232 voix pour sa première campagne.

A suivre partie 2 : le Vert plutôt que le Rouge...

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 21 Mars 2011

Hier soir, comme c'est la tradition, le maire d'Aulnay-sous-Bois, Gérard Ségura, a annoncé les résultats du premier tour des cantonales nord en direct de l'Hôtel de Ville. Il en a également profité pour commenter le scrutin. Voici un extrait vidéo de son intervention.

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 21 Mars 2011

Nombre d'inscrits : 26 519

Votants : 8 103

Taux de participation : 30,56 %

Abstention : 18 416

Taux d'abstention : 69,44 %

Bulletins nuls : 182

Gérard Ségura (PS): 3 364 voix soit 42,46%

Frank Cannarozzo (UMP) : 1791 voix 22,60%

Didier Caron (FN) : 1 253 voix 15,81%

François Siebecke (EE-Les Verts) : 598 voix 7,54%

Miguel Hernandez (PCF) : 432 voix 5,45%

Daouda Sanogo (Sans étiquette) : 232 voix 2,92%

Sébastien Ville (NPA) : 130 voix soit 1,64 %

Jacques Leblond (POI) : 122 voix 1,54%

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales