Publié le 1 Mars 2011

Elections cantonales mode d'emploi.

Elections peu considérées par les états-majors qui envoient les jeunes militants faire leurs premières armes, les cantonales permettent pourtant d'élire des conseillers généraux, dont les décisions influent sur la vie quotidienne des Français.

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Qui vote cette année ?

Tous les citoyens français ne sont pas appelés aux urnes, les 20 et 27 mars prochains. Seule la moitié des cantons de chaque département verra ses conseillers généraux renouvelés (excepté à Paris, où il n'y pas de cantons). Les cantons concernés sont ceux où les dernières cantonales ont eu lieu en 2004. Du côté des participants, il faudra cette année obtenir au moins 12,5% pour se maintenir au deuxième tour, contre 10% avant la loi de réforme des collectivités territoriales. Une innovation qui diminuera le nombre de triangulaires et défavorisera les petits partis déjà très handicapés par le mode de scrutin uninominal à deux tours.

A quoi servent les conseillers généraux ?

A organiser de nombreux aspects de la vie quotidienne. Les conseillers généraux, dont le salaire de base brut est compris entre 1 500 et 2 500 euros, suivant le nombre d'habitants de leur canton, sont notamment chargés de voter et financer la construction des lycées, des aéroports, des ports. Figurent également dans leur domaine de compétence : les aides à la formation professionnelle, la gestion des départementales et nationales d'intérêt local ou encore l'organisation des transports ferroviaires régionaux.

Pourquoi les élit-on pour la dernière fois ?

A cause de la réforme territoriale. Pour simplifier le "millefeuille territorial", selon les termes du gouvernement, la majorité UMP a supprimé un échelon. A partir de 2014, 3 471 conseillers territoriaux se substitueront aux actuels 6 000 conseillers généraux et régionaux. Ces nouveaux élus siégeront à la fois dans les départements et les régions. Ce qui signifie que les conseillers généraux élus en mars ne siégeront que trois ans, jusqu'en 2014.

Source : Matthieu Goar 20 minutes 21/02/2011

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #L'Odyssée des cantonales

Publié le 1 Mars 2011

Hier soir, lors de notre réunion mensuelle de conseil de quartier Vieux-Pays/Roseraie/Bourg, Hervé Suaudeau, notre secrétaire, a officiellement présenté sa démission de ce poste. Dans une lettre remise à Grégoire Mukendi, l'adjoint en charge de ce secteur d'Aulnay, il explique sa décision par un manque de motivation face à l'inefficacité de la tâche.

Tout en reconnaissant l'intérêt de la démocratie locale en tant qu'outil permettant aux habitants de pouvoir s'impliquer davantage dans leur ville, il n'en dénonce pas moins la volonté de mainmise de l'exécutif municipal qui préfère tout contrôler dans les moindres détails. Cette attitude a pour résultat d'étouffer le vent démocratique de 2008...

Vous trouverez ci-dessous l'intégralité de la lettre. Nous y reviendrons.

Stéphane Fleury  

 

 

Hervé Suaudeau

Secrétaire du conseil de quartier

T3Q2 : Vieux Pays/Roseraie/Bourg

M. l'adjoint Philippe Gente

Mairie d'Aulnay-sous-Bois

93600 Aulnay-sous-Bois

Copie à M. Grégoire Mukendi, adjoint coprésident du

conseil de quartier Vieux Pays/Roseraie/Bourg

Copie à M. Thierry Freslon, coprésident démissionnaire du

conseil de quartier Vieux Pays/Roseraie/Bourg

Copie à M. André Prieur, nouveau coprésident du

conseil de quartier Vieux Pays/Roseraie/Bourg

Aulnay-sous-Bois le 28 février 2011

Démission pour cause de démotivation face à l'inefficacité de la tâche

M. l'adjoint (cher Philippe),

Par ce courrier je tiens à signifier ma démission de secrétaire du conseil de quartier Vieux Pays/Roseraie/Bourg.

La raison de cette démission, est comme pour d'autres délégués, une disparition totale de ma motivation due au sentiment d'inefficacité(1) sinon d'inutilité de notre travail au sein du conseil de quartier. Comme d'autres, j'ai tiré plusieurs fois la sonnette d'alarme(2) mais hélas en vain. Cette motivation, disparue depuis de nombreux mois, ne m'a pas fait mettre mon travail de secrétaire en priorité et a entrainé des très importants retards dans la rédaction des comptes-rendus. Par correction envers ceux qui lisent encore les documents, je me dois de ne plus assurer cette fonction.

Je profites de ce courrier pour m'excuser de ne pas avoir démissionné auparavant et de ne pas avoir eu le courage de refuser les demandes pour que je reste lors des précédents mois.

Celles ou ceux qui auront plus de courage pour reprendre cette tâche ne doivent pas partir avec le même découragement car il y tant de choses à faire et j'espère que cette démission aidera la municipalité à prendre enfin conscience du problème(3).

Je remercie la gentillesse et l'immense faculté de persévérance et d'abnégation de Grégoire Mukendi et du service de la démocratie locale qui ne sont en rien responsable de cette démission, bien au contraire.

Meilleurs sentiments démocratiques .

Hervé Suaudeau

 

(1)Il est indiscutable que la démocratie locale a été fortement relancée par la nouvelle municipalité. Mais le 26 octobre 2009, dans une réunion des coprésidents et secrétaires, le maire a lancé un coup d'arrêt à ce souffle démocratique. Ce discours grave devant une partie des responsables de conseils de quartier, indiquait sans détours qu’il souhaite reprendre la main sur nos réunions. Nous sommes plusieurs à interpréter ce premier discours, qui se voulait ferme, notamment envers notre quartier, comme une volonté de nous mettre au pas. Depuis, tous les évènements ont confirmés ce coup d'arrêt. Sur notre quartier de nombreux sujets « tabous » sont sans réponse depuis des mois (presque des années), nous avons des réponses « rapides » (en quelques mois) sur des sujets très accessoires mais dès que le projet est ambitieux, les réponses écrites, mêmes négatives, se font étrangement discrètes.

Toute action publique est forcément imparfaite mais depuis un an et demi sur cette ville, j'ai l'impression que la démocratie recule à grands pas alors que notre commune s'est dotée d'un service qui aurait dû au moins continuer à la faire progresser. Aujourd'hui et je le répète, j'ai l'impression que le vent démocratique de 2008 s'est éteint, et que seul court le souffle froid de la communication et une volonté de vouloir tout contrôler dans les moindres détails.

 

(2)http://suaudeau.fr/jaime-les-conseils-de-quartier-libres.html et sur http://suaudeau.fr/samedi-je-reste-au-lit.html

 

(3)J'espère aussi que une fois de plus ces critiques que je veux constructives, participent a réveiller enfin l'esprit de vent démocratique qui avait prévalu il y a deux ans et qu'une fois on ne s'enferme pas dans cet aveuglement en disant que ces critiques seraient motivées par quelques « arrières pensées » car je n'exprime rien de plus que mon opinion la plus profonde. Je suis aussi conscient que mes mots peuvent blesser ceux qui s'investissent dans cet outil mais il ne faut voir rien de plus qu'une franchise amicale.

 

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Démocratie de proximité