environnement

Publié le 16 Septembre 2011

Coccinelle1.JPG

Et oui personne n'échappe à la rentrée ! Pas même les coccinelles d'Aulnay-sous-Bois. Finies les heures de farniente au bord du canal de l'Ourcq à se dorer la pilule devant les bals barges et la péniche antipode ! L'été s'éloigne inéluctablement tandis que l'automne et l'hiver se profilent à pas de loup. Le temps de la coccimance a donc sonné.

La coccimance est le nom scientifique pour qualifier la transhumance des coccinelles. C'est une époque bénie pour l'observateur averti, puisque les coccinelles sillonnent la ville en quête d'un abri douillet à l'approche des premiers frimas. Bon nombre d'entre elles va trouver naturellement refuge dans le parc Ballanger ou celui du Sausset dans des endroits seulement connus de quelques rares habitués. Pour confirmer nos dires en voici quelques unes en chemin  rue de Tourville...

Coccinnelle2.JPG 

Stéphane Fleury

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 9 Septembre 2011

Le Centre Ornithologique Ile-de-France  (CORIF) organise ce dimanche entre 14h00 et 16h30 au parc départemental du Sausset une session d'observation des oiseaux. Le moment est particulièrement favorable puisque nous sommes en pleine période de migrations.  Alors n'hésitez pas à prendre votre envol jusqu'à la Maison du Sausset où une hôtesse vous indiquera où retrouver l'ornithologue. Il devrait en toute logique se situer aux abords de l'Etang de Savigny... (Voir le plan ci-dessous).

PLANPARCDUSAUSSET.jpg

Entrée libre. Adultes et enfants à partir de 6 ans.

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 29 Août 2011

curieuxdesautrespossiblesPartir pour un an avec un simple sac à dos à la rencontre des agriculteurs bio et d'autres citoyens engagés dans des modes de vies "alternatifs". Tel est le projet de Sophie Decaunes, animatrice nature à la Maison de l'Environnement d'Aulnay-sous-Bois. L'objectif est intéressant et ambitieux : reconnecter l'urbain à la nature.

 

Vous pourrez suivre Sophie dans son périple sur le blog "Curieux des Autres Possibles" (ici). En attendant, une fête de départ est organisée au lieu de distribution des 100 familles de l'AMAP la Tomate Farceuse le mardi 30 août de 19h30 à 20h30, cour de l'école du Bourg 2, 39 rue de Sevran à Aulnay-sous-Bois.

 

Nous lui souhaitons bonne route.

 

Vous trouverez ci-dessous l'intégralité du communiqué relatant cette aventure qui commence dans 1 jour, 11 heures, 8 minutes et 15 secondes...

 

Stéphane Fleury

 

Photo extraite du site "Curieux des Autres Possibles"   

 

 

 Communiqué « Curieux des Autres Possibles », le 25 Août 2011,

Aulnay-sous-Bois départ d’un autre tour de France

Mardi 30 août, démarre en fête un projet inédit d’étapes bio et écolos à travers nos campagnes.

 

Sophie Decaunes, animatrice nature à la Maison de l’Environnement d’Aulnay-sous-Bois, partira pour un an avec un simple sac à dos à la rencontre des agriculteurs bio et d’autres citoyens engagés dans des modes de vies « alternatifs ».

Le départ de son périple se fera de façon festive le mardi 30 août à 20h30 où elle suivra, pour première étape, le producteur des AMAP1 aulnaysiennes situé dans l’Oise.

 

Un projet inédit

 

Ce projet, doit amener Sophie durant toute une année à vivre au rythme de différentes expériences d’agriculture alternative. En expérimentant la vie de 15 exploitations insolites et novatrices2, dont celle de Pierre Rabhi, Sophie, en lien avec Aulnay-sous-Bois, fera découvrir des “autres possibles” pour cultiver la terre: permaculture, biodynamie, agro-écologie, agriculture paysanne… Véritable projet de vie, l’animatrice fera partager ses rencontres de gens engagés dans un autre mode de vie répondant aux besoins de sortir de la surconsommation et du tout jetable, afin de revenir à une dimension humaine.

 

Un projet de vie mais aussi de ville

L’animatrice a beau partir seule, elle est accompagnée de nombreux partenariats de la ville d'Aulnay-sous-Bois:

 

Correspondances avec plusieurs classes

 

Reportages audio et photos pour les AMAP de la ville

 

Montage d’exposition et d’ateliers pour la Maison de l’Environnement

 

Création d’un répertoire de contes et chansons sur le potager pour les écoles et lieux de distributions de légumes frais

 

Création d’un spectacle multiforme autour de la nature en ville

 

Bref, un voyage qui a la vocation de profiter au plus grand nombre et donc qui ne se veut pas solitaire mais solidaire !

 

« Être le changement »

Pour l'animatrice ce tour des campagnes françaises est un premier pas vers la recréation du lien entre terre et citadin : « La nature a une vraie place à prendre en ville, et l’urbain a besoin de se reconnecter avec la Terre vibrant sous les routes et les trottoirs ».

Le saut vers sa nouvelle vie est imminent et Sophie, qui se sépare de ses repères matériels et sociaux, aime à répéter la phrase de Gandi « Soyez le changement que vous souhaitez voir dans le monde ».

La fête de départ se déroulera au lieu de distribution des 100 familles de l'AMAP la Tomate Farceuse le mardi 30 août de 19h30 à 20h30, cour de l'école du Bourg 2, 39 rue de Sevran à Aulnay-sous-Bois.

 

Pour en savoir plus : http://curieuxdesautrespossibles.amapaulnay.fr/

 

1 AMAP : Association de maintien de l'agriculture paysanne

2 Voir la carte du cheminement en France sur http://curieuxdesautrespossibles.amapaulnay.fr/chemin/

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 22 Août 2011

Vous trouverez ci-dessous un article du journal Le Parisien daté de ce matin. Il évoque la création au Blanc-Mesnil et à Aulnay-sous-Bois de la première ressourcerie du département. Le principe : recycler les objets que nous jetons, avant de les mettre en vente. Développement durable et réinsertion sociale sont les principaux objectifs d'un principe qui pourrait s'étendre largement en Ile-de-France...

 

 

ressourcerie.jpgN’avez-vous jamais regretté de jeter un objet en bon état ou en panne à la déchetterie? A Aulnay-sous-Bois et au Blanc-Mesnil, on n’a plus mauvaise conscience. Depuis début juillet, dans les déchetteries des deux communes, des « valoristes » en gilet jaune aident les habitants à trier leurs déchets et récupèrent tout ce qui peut être réparable et revendable, meubles, électroménager, ordinateurs, vêtements, jouets, livres…

 

 A Aulnay-sous-Bois, le valoriste s’appelle Elio. Et vendredi soir, il a le sourire. Stéphane lui apporte des enceintes hi-fi et une gazinière. « Elle n’est pas toute jeune, mais elle marche bien, précise le jeune riverain généreux. Cela aurait été dommage de la jeter, elle peut être utile. » « Aujourd’hui, on a récupéré des choses intéressantes, constate Elio en montrant un appareil photo de marque, deux vélos, des rollers… Leur propriétaire m’a dit qu’ils avaient roulé 50 m. »  

 

En juillet, 5,5 t d’objets ont ainsi été récupérées dans les deux déchetteries, direction la ressourcerie. « En août, on devrait avoir à peu près les mêmes chiffres », explique Anne Pierre, la directrice de la ressourcerie 2 Mains. A ces 5,5 t, il faut ajouter 5,5 t d’autres objets qui ont été récupérés par ses équipes chez des particuliers (33%) ou apportés directement par des habitants dans la zone industrielle du Coudray, côté Blanc-Mesnil.

L’atelier-boutique de la ressourcerie se trouve là, au bout d’une allée du 19 de l’avenue Albert-Einstein. Elle n’a pas encore d’enseigne, mais on la trouve aisément. Devant l’entrée, un homme retape un lit pour enfant. Et dans l’immense hangar, un autre répare une armoire pendant qu’un troisième ponce à la main un vieux secrétaire. « C’est du beau travail, sourit Anne Pierre. Je suis sûre qu’on va se les arracher. »

Ces trois ingénieux bricoleurs, Daniel, 46 ans, Hossman, 21 ans, et Dougouré, 57 ans, sont des « personnes en parcours ». « La ressourcerie a deux objectifs, le développement durable et la réinsertion sociale, explique Anne Pierre. L’association compte quatre permanents et huit salariés en emploi-tremplin. Nous leur apportons une formation et, espérons-le, un nouveau départ. L’argent récolté dans les ventes servira à pérenniser la structure, les salariés étant payés par l’Etat. »

En ce vendredi soir, Dougouré entreprend de ranger le hangar envahi par les objets les plus hétéroclites, du salon de jardin au réfrigérateur. « Nous avons du travail car il faut transformer ce bazar en boutique digne de ce nom, avoue Anne Pierre. A partir du 3 septembre, le premier samedi de chaque mois, nous allons mettre en vente les objets les plus intéressants, à l’exception de l’électroménager et des ordinateurs, pour lesquels nous n’avons pas encore de réparateur. Nous les vendrons au prix le plus bas possible pour que tout le monde en profite. »

Source article & photo : Eric Bureau, Le Parisien du 22 août 2011

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 17 Juin 2011

maisonsfleuries.jpgClassée quatre fleurs dés 1995, Aulnay-sous-Bois cultive son jardin et ne cesse d'embellir le cadre de vie quotidien de tous les aulnaysiens. Alors, si vous aimez la verdure et la nature venez donc vous inscrire au grand concours des maisons et balcons les plus fleuris. Votre implication est essentielle pour maintenir l'image d'une ville fleurie et accueillante. L'amour des plantes et les efforts de beaucoup participent à créer une ville plus belle, et plus verte. N'hésitez plus, participez.

Voici les coordonnées d'inscription. Avant le 22 juin 2011.

 

inscriptionmaisonsfleuries

Bonne chance !

Source : aulnay-sous-bois.com et Oxygène n°131 du 30 mai 2011

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 8 Juin 2011

a diapo secheresse1Je suis tombé sur cette coupure de presse hier (voir en fin d'article). La préfecture demande aux habitants de Seine-Saint-Denis d'économiser l'eau. A cause de la sécheresse. C'est du bons sens non ? Ceci dit, j'ai trouvé presque paradoxal ou/et amusant  que cette annonce sorte justement au moment où la pluie recommence à tomber ! N'y aurait-il pas un problème de timing ou d'anticipation ? Ainsi, ne serait-il pas plus efficace de rappeler à la population à échéance régulière les fondamentaux de bonne pratique histoire de la sensibiliser à un certain nombre de problématiques avant que les catastrophes arrivent ?

 En parlant de catastrophe et d'anticipation justement, prenons l'exemple du nucléaire. L'accident de Tchernobyl intervient en 1986 mais il faut attendre 2011 et Fukushima pour envisager sérieusement une éventuelle sortie au mode énergétique qui actuellement fournit environ 80 % de notre électricité. Même Yves Cochet, député écologiste de Paris et accessoirement ministre de l'environnement sous le gouvernement Jospin en 2001, se réveille subitement dans le Charlie Hebdo n°979 du 23 mars 2011 en déclarant "oui, on peut sortir du nucléaire en 25 ans !" Et combien de temps s'est-il écoulé entre Tchernobyl et Fukushima ? 25 ans justement !  25 longues années pour y penser ? S'il faut 25 ans à certains politiques pour mûrir leurs solutions et 25 ans pour les appliquer on est pas sorti du nucléaire !

sablesbitumineuxavantapres.jpgBon je sais c'est un peu facile mais j'ai comme l'impression que je pourrais décliner cet exemple à l'infini. A une échelle de temps et de lieu différentes. Prenez la fameuse société de l'après-voiture. Cela fait des années qu'on nous bassine que les énergies fossiles se raréfient et qu'il faut songer à une alternative ne serait-ce que pour soulager la facture des ménages. Or on ne voit rien venir. Au contraire on continue d'exploiter la moindre goutte de pétrole jusque dans les sables bitumineux avec des conséquences dramatiques sur l'environnement comme dans l'état de l'Alberta au Canada. Avec un cynisme consternant : il faut consommer un baril de pétrole pour en produire deux ! Mais bien sûr au prix du marché c'est encore rentable ! Et ne parlons pas du gaz de schiste... Allez, n'y pensons pas trop. Roulons et chauffons-nous comme si de rien n'était. On verra bien quand l'urgence sera véritablement urgente !   

L'urgence précisément n'est pas toujours bonne conseillère pourtant. Localement notamment. Regardez le PRU (Plan de rénovation urbaine) d'Aulnay-sous-Bois par exemple. On détruit 821 logements et seulement après on se pose la question de savoir où on va bien pouvoir les reconstruire ?! Du coup on cherche, dans l'urgence, des endroits pour construire tout et n'importe quoi en évoquant les contraintes financières de l'ANRU (l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine) qui peuvent faire perdre des millions d'euros à la municipalité. Alors l'urgence excuse tout. L'accélération du processus décisionnel, le manque de concertation des habitants et des quartiers et finalement l'arbitraire ! D'où les vives tensions que notre ville connait actuellement sur les questions d'urbanisme, thème qui divise la population au lieu de la rassembler autour d'un projet commun. On est loin des brochures municipales couleurs tirées à 40 000 exemplaires qui prétendent pourtant le contraire !

Mon camarade blogueur David, dans un commentaire sur le blog de Petit Louis écrivait que pour continuer les combats il suffisait de déplacer le poteau indéfiniment. Cela permettait de se donner le temps d'avancer. Dans les cas cités précédemment j'ai parfois l'impression qu'on décale simplement la solution aux vrais problèmes. Celles et ceux qui nous gouvernent ne devraient peut-être pas pousser le poteau ou le bouchon trop loin. La population pourrait finir par s'en rendre compte et s'énerver...     

Ah oui au fait en parlant de bouchon, c'était le sujet de la note. Economisons l'eau. On ne sait jamais, de là à ce qu'un jour elle vienne à manquer...

Stéphane Fleury 

 

secheresse93.jpg

 

Source : Le Parisien du mardi 7 juin 2011

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 14 Mai 2011

secosCes jours-ci les heures passent tellement vite que j'ai une notion confuse du temps. Cela dit, j'ai comme l'impression qu'il n'a pas plu à Aulnay-sous-Bois depuis des lustres. J'ai vu le ciel se charger de nuages noirs, j'ai même senti le souffle de quelques gouttes sur ma peau mais la pluie n'a pas daigné tomber. En feuilletant rapidement la presse j'ai lu qu'on commençait à s'inquiéter de la sécheresse. Parait-il que ce n'est pas un été de porcelaine qui s'annonce mais plutôt de canicule. Comme en 1976 ou en 2003. Faut-il se mettre à flipper, comme le dauphin ?

parcdusaussetfromabove.jpgEn tout cas, samedi dernier en parcourant le labyrinthe de haies du Parc du Sausset ce n'est pas le Minotaure que j'ai croisé mais une terre incroyablement sèche et désespérément craquelée. Jusqu'à quand ? Si cette situation se prolonge il va falloir se prendre en main. Improviser des danses indiennes comme dans Yakari ou chanter comme des casseroles. Sinon on n'est pas près de faire comme Gene Kelly...

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 11 Mai 2011

En 1993, après une black session sur France-Inter, alors qu'on l'interrogeait sur ce qu'il pensait des politiciens en général, Tim Booth le chanteur du groupe mancunien James  déclarait à peu près ceci : "ah ces costards cravates qui viennent toujours vous voir après une catastrophe ! C'est fou, il suffit qu'il y ait une tragédie et que vous en réchappiez et la première personne que vous rencontrez c'est un politicien qui vient vous serrer la main sur votre lit d'hôpital !" C'était sa manière à lui d'exprimer que les hommes politiques passent leur temps à se lamenter ou à compatir plutôt qu'anticiper ou inventer des solutions à nos problèmes.

En parlant d'anticipation, tiens regardez le nucléaire par exemple. Tchernobyl n'aura pas suffi. Il aura fallu Fukushima pour qu'en France on réalise subitement qu'environ 80% de notre production d'électricité provient du nucléaire et que nos centrales ne sont peut-être pas en si bon état ou situées sur des zones à risque. Même Nicolas Hulot attend d'être en campagne présidentielle pour affirmer que Fukushima a fini de le convaincre qu'il faut sortir du nucléaire. Non mais franchement de qui se moque-t-on ?

centrales-nucleairesAlors comme ça maintenant le nucléaire c'est fini ? On va installer partout des vélos d'appartements avec dynamo et chacun pédalera pour se chauffer ? C'est la méthode Coué ? Non mais sérieusement, on sort comment du nucléaire ? Avec les énergies renouvelables ? En feuilletant la presse ou en parcourant le web on s'aperçoit que dans ce domaine la France est à la traîne et ne semble pas en mesure d'atteindre l'objectif minimal de 23 % d'énergies renouvelables en 2020 fixé par la loi Grenelle.

C'est dans ce climat plein d'incertitudes qu'Europe-Ecologie-Les Verts organise ce soir à 20h à la salle Dumont d'Aulnay-sous-Bois un débat autour du thème : et si on se passait du nucléaire ? Nous verrons bien ce qu'ils ont à nous dire sur le sujet... En attendant vous pouvez prendre connaissance du tract annonçant la réunion ici.

Stéphane Fleury, blogueur en forme atomique :)

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 10 Mai 2011

marcmorelJ'ai du recevoir ce papier dans la boite aux lettres. C'était marqué avis important alors j'ai quand même jeté un œil au cas où j'aurais gagné un truc ou oublié de payer quelque chose. Mais en fait non, c'était juste Marc Morel, l'adjoint au maire chargé de l'espace public. Je mets sa photo au cas où personne le connaisse. Toujours est-il que voilà, le passage de la collecte du verre à Aulnay-sous-Bois c'est désormais une semaine sur deux. Sur la brochure c'est drôlement bien expliqué. Dans le cadre de sa politique de maîtrise des coûts de gestion des déchets ménagers, la Ville a mené en 2010, une étude d'optimisation avec l'aide d'un cabinet spécialisé. Un cabinet spécialisé dis-donc ! ça c'est du bon sens !

Cette étude a permis de dégager plusieurs mesures importantes dont la principale consiste à réduire latri-du-verre-recyclage.jpg fréquence de collecte du verre en bacs et porte à porte, en passant une semaine sur deux au lieu d'une fois par semaine actuellement. Cette mesure entrera en vigueur la troisième semaine de mai. Vous serez collecté cette semaine là, puis une semaine sur deux. Votre semaine de ramassage est donc la semaine "pair". Pour plus d'information vous pouvez contacter le service Propreté au 01.48.79.66.47. Merci de votre compréhension. Comme j'avais cinq minutes j'ai appelé hier soir pour en savoir un peu plus. Accueil charmant, il fait beau, un peu sec quand même, la collecte du verre passe à une semaine sur deux cela va faire des économies.

Et là je pose trois questions directes, cash j'suis comme ça : quel est le nom du cabinet qui a fait l'étude, combien cela a-t-il coûté et quel sera le montant de l'économie réalisée pour la ville ? Là c'est bizarre mais mon interlocuteur se crispe un peu. Il me demande qui je suis. Bon sang c'est dingue quand même. A l'heure où nous discutons au téléphone tous les deux, des gens se battent et meurent en Lybie ou au Yémen pour gagner leur liberté et moi il faut que je donne mon nom pour connaitre les dessous d'un changement dans la collecte du verre à Aulnay-sous-Bois ! C'est du délire. Ils doivent vraiment pas avoir la vie facile à la mairie pour être comme ça en permanence sur le qui-vive. La prochaine fois j'appellerai en imitant la voix de Jacques Chirac peut-être que ça déridera un peu tout le monde.

Bon je m'exécute : Stéphane Fleury. Nom magique visiblement puisque l'on daigne enfin me donner les informations : le cabinet spécialisé qui a fait l'étude s'appelle optae. Elle a coûté 80 000 euros (soit 1 euro par habitant) subventionnés en totalité par Eco-Emballages. L'économie réalisée par la ville avec ce passage de la collecte du verre une semaine sur deux sera de 75 000 euros à l'année. Pour information, les gros consommateurs de verre peuvent obtenir un second bac. Voilà ce n'était pas si secret quand même !

Sur ce je vais me servir un petit verre...

Stéphane Fleury

Source Photo Marc Morel : aulnay-sous-bois.com 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 4 Mai 2011

baobabdvd.jpg

L'association INECOBA vient d'éditer un DVD intitulé "Au chevet des baobabs". Il inclut un documentaire produit par l'association INECOBA de 12 minutes intitulé "Graine de colosse", 2 photothèques : l'une de 36 photos commentées et l'autre de 40 photos, 1 extrait sur la pollinisation des fleurs de baobab par les chauves-souris en partenariat avec le CERIMES, 1 page bonus qui permet d'accéder à d'autres supports audiovisuels et interviews. Il est proposé au prix de 5,99 euros.

Vous trouverez ci-dessous un extrait du documentaire :

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 28 Avril 2011

trocjardin.jpgL'arrivée des beaux jours vous donne envie de changer vos plates-bandes ? Ou encore de diversifier vos plantes vertes ? Ce week-end, au parc Dumont, bulbes, graines et boutures s'échangent dans la bonne humeur. Une occasion en or de discuter entre passionnés de jardinage tout en renouvelant ses plantations. Légumes, plantes d'intérieur, aromatiques, arbustes... Aucune restriction : tout se troque ! Vous pourrez même échanger des livres ou des outils de jardinage.

Samedi, de 10 heures à 18 heures, au parc Dumont à Aulnay-sous-Bois

Source : Le Parisien du jeudi 28 avril 2011. Photo : LP/Laurent Gaquiere

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 22 Avril 2011

La Région compte près de 150 groupes d'usagers réunis en Associations pour le maintien de l'agriculture paysanne (Amap), mais l'offre ne répond pas à la demande...

L'agriculture de proximité a la cote. Chaque semaine, des milliers de Franciliens se rendent auprès de leur Amap de quartier pour y retirer le désormais traditionnel panier de fruits, légumes,  voire désormais des laitages ou du pain bio. Huit ans seulement après l'apparition du premier réseau dans la Région, le phénomène est en pleine explosion. Aujourd'hui le réseau Amap-Ile-de-France estime que 150 groupes adhèrent à sa charte, chaque groupe comptant entre 50 et 100, parfois 200 adhérents, et un seul panier étant censé couvrir une famille de quatre personnes. "Chaque année, nous accompagnons une cinquante de nouveaux projets de regroupement de consommateurs", précise Garlonn Kergoulay, membre du réseau Amap-Ile-de-France.

amap.jpg

Le succès du système doit sans doute beaucoup à sa simplicité. Moyennant une adhésion à l'association et le paiement à l'avance des paniers (sur six mois ou un an, chaque panier variant de 10 à 25 euros), le consommateur goûte aux plaisirs des produits de proximité tout en sécurisant le producteur. Seul problème : en Ile-de-France, l'offre ne satisfait pas la demande, à tel point que les Franciliens doivent aller chercher leurs productions dans les régions voisines. "Il y a beaucoup de gens sur liste d'attente, explique Hélène Gassin, vice-présidente de la Région chargée de l'environnement et de l'agriculture. La Région est en retard par rapport à d'autres en matière de surfaces de maraîchage bio. Mais il y a des idées innovantes."

Parmi celles-ci, la Région a soutenu la création d'un "super-réseau" d'Amap, nommé le pôle Abiosol, destiné à favoriser l'installation du bio en Ile-de-France. Les Amap viennent ainsi d'inaugurer des "couveuses" dans deux fermes franciliennes, à Toussac (Seine-et-Marne) et au Tremblay-sur-Mauldre (Yvelines), où les futurs producteurs, très souvent d'anciens urbains reconvertis à l'agriculture, sont initiés par des professionnels aux contraintes de l'exploitation bio. En 2010, des partenariats ont été signés avec une centaine de producteurs supplémentaires.

Pour mémoire il y a deux Amap à Aulnay-sous-Bois : La Tomate Farceuse et Le Poti Marrant  

Source : Vincent Michelon metrofrance.com du mercredi 20 avril 2011

Photo :  http://www.amapaulnay.fr/

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 14 Avril 2011

Une des choses les plus agréables lorsque vous animez modestement un blog c'est d'en rencontrer les lecteurs. C'est toujours une expérience très sympathique de mettre un visage derrière un clic. Que cela soit pour entendre les critiques  ou les compliments d'ailleurs. Tout ceci pour écrire que je remercie Annie, une aulnaysienne toujours en quête d'informations, de réponses à ses questions, qui nous transmet régulièrement des documents pouvant servir d'inspiration à de nouvelles notes.

arbregare1Cette fois-ci j'ai donc reçu, au même instant qu'un autre blog d'ailleurs, puisqu'Annie a bien compris que l'essentiel est que l'information circule librement et le plus largement possible, deux photos de l'abattage des arbres de la Place de la Gare, intervenu lundi matin.

arbregare2 A Aulnay-sous-Bois, comme chacun sait, on a l'habitude de couper du bois. Rue Séverine ou à la cité Arc en ciel par exemple... Les motifs sont divers mais en général c'est à la suite de maladies.  Néanmoins, parfois, on laisse planer le doute. Ce fut le cas pour les désormais fameux quatre tilleuls de l'Arc en ciel, notamment. A un moment donné on a laissé entendre aux habitants que ces arbres  étaient en mauvaise santé alors que c'était totalement faux.

En vérité, les tilleuls  n'allaient pas si mal que cela. Information confirmée à l'époque par Alain Amédro, alors encore adjoint à l'urbanisme et l'environnement, ainsi que de la part d' agents du service des espaces verts croisés pendant la bien-nommée fête de l'arbre. L'objectif de cette petite manipulation était bien entendu de faire avaler un peu plus facilement aux riverains l'abattage des arbres en vue du projet immobilier actuellement en cours de réalisation à la cité Arc en ciel.

tilleulscoupesCertes, entre l'homme et l'arbre il faut parfois choisir. C'est un spécialiste du développement durable qui me l'a écrit. Mais la fin ne justifie pas toujours les moyens. Ces manières de procéder sont abominables et de nature à détourner le citoyen et/ou électeur des affaires publiques. Coupez les liens de la confiance et vous verrez qu'il est quasiment impossible d'à nouveau les tisser.

De là découlent la suspicion,  la méfiance, la réaction, la colère, la manifestation et sans doute même l'abstention...

Stéphane Fleury

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 5 Avril 2011

Dès l'annonce de l'arrivée de gaz et de particules radioactifs en provenance du Japon, l'ACRO ( l'Association pour le Contrôle Radioactivité dans l'Ouest) a organisé un suivi des retombées en France métropolitaine. Des  « préleveurs volontaires » de l’ACRO et de Greenpeace ont prélevé de l'herbe de façon méthodique et régulière en divers points du territoire national et les résultats sont mis en ligne aussitôt.

 

Constats pour la 1ère semaine, du 23 au 31 mars 2011

 

De l’iode radioactif (iode-131) est détecté en différents endroits du territoire national, dans le couvert végétal (herbe). Des valeurs comprises entre 1 et 4 Bq par kilogramme de matière fraîche sont mesurées. . Les conditions météorologiques du moment et du lieu devraient expliquer les différences entre les régions explorées. Du césium-137 est également observé dans les environs de Strasbourg à une concentration inférieure à 1 Bq/kg frais. Afin d’apprécier sa relation ou non avec les rejets de Fukushima, des investigations complémentaires vont être effectuées ; Néanmoins il est à noter que sa présence correspond à la plus forte concentration en iode 131.

 

carteiode.jpg

Une rapide comparaison avec ce qu’il en est dans l’air permet de dire que la contamination des végétaux par l’iode radioactif (iode-131) peut être 1000 fois, voire 10 000 fois, plus élevée que celle de l’air ; le 27 mars, pour moins de 0,001 Bq par m3 d’air (soit environ 1 mBq par kg d’air), on retrouve plus de 1 Bq par kg de végétaux frais. 

 

Même si les rejets gazeux sont en baisse à Fukushima,  des masses d'air contaminées continuent à arriver et les dépôts s'accumulent. Les deux associations maintiennent donc leur surveillance citoyenne.

 

Tchernobyl nous a appris que nous étions tous « riverains » d’une centrale nucléaire malgré la distance. L’arrivée de masses d’air contaminées en provenance de Fukushima (Japon) confirme cette règle.

 

De ces premiers constats, il en découle les conclusions suivantes :

 

Origine : l’iode radioactif témoigne de la présence des masses d’air contaminées en provenance des réacteurs nucléaires accidentés de Fukushima (Japon).

 

Irradiation externe : ce dépôt radioactif est actuellement trop faible pour augmenter significativement le niveau du rayonnement ambiant dû à la présence d’éléments radioactifs naturels contenus dans les sols. Il n’y a donc pas de risque particulier à séjourner dehors. Enfin, pour répondre aux nombreuses demandes reçues à l’ACRO, il faut préciser qu’aucun compteur Geiger ne peut mettre en évidence l’actuel dépôt radioactif.

 

Contamination du lait de vache : La concentration dans le lait correspond généralement à environ 0,5 à 1% de la quantité d’iode radioactif (iode-131) ingérée quotidiennement par l’animal. Aussi, elle ne devrait pas excéder 2 Bq/L compte tenu de ce que nous avons mesurés. De telles valeurs n’impliquent pas actuellement de contre-mesure particulière. 

 

Contamination des légumes feuilles : généralement elle est du même ordre de grandeur que celle mesurée dans l’herbe. Pour l’instant, de telles valeurs ne devraient pas conduire à s’abstenir de consommer des légumes et fruits frais.  Un simple lavage est suffisant.

 

Persistance – accumulation : du fait de sa courte demi-vie (8 jours), l’iode radioactif (iode-131) ne persistera pas dans l’environnement comme c’est le cas avec le césium-137 (30 ans). Ceci ne signifie pas que les niveaux observés n’augmentent pas dans l’avenir. L’intensité des dépôts radioactifs dépend d’abord de l’ampleur de la contamination de l’air et de sa persistance. Or, l’accident nucléaire de Fukushima est à l’origine de rejets radioactifs continuels ; la situation n’est toujours pas maîtrisée.

 

 

Source : http://www.acro.eu.org/result_couv_veg_fr.htm

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 4 Avril 2011

Certains prêchent dans le désert. D'autres, comme Bruno Defait, adjoint au maire chargé de l'écologie, de l'environnement, du développement durable et de l'Agenda 21, devant des chaises vides. Chacun son trip ( à la mode de Caen). Tout ça pour dire que, jusqu'à présent, le fabuleux destin de l'Agenda 21 aulnaysien qui promettait de changer le monde et, accessoirement au passage, notre belle commune connait un flop retentissant.

agenda211

 Malgré des thématiques intéressantes et aussi variées que la lutte contre le réchauffement climatique, la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles, l'épanouissement de chacun dans un cadre de vie satisfaisant, l'emploi et la cohésion sociale entre les territoires et les générations, produire et consommer responsable, la mayonnaise n'a pas pris et le citoyen qui devait être placé (comme Jean-Vincent) au cœur de l'action est le grand absent de cet événement.

Pour preuve, les cinq réunions servant à établir un diagnostic sur l'état de la ville et les actions pouvant amener à l'améliorer ont drainé péniblement à chaque fois une petite vingtaine de personnes. Et encore parmi elles de nombreux élus, famille d'élus ou militants venus grossir les rangs d'un bateau ivre à la dérive, menaçant de couler à pic comme le Titanic.

Mais cette fois-ci c'est bien fini. Probablement lassé d'être la risée des discussions du café du coin, l'Agenda 21 d'Aulnay-sous-Bois va enfin connaitre son second souffle. Et ceci grâce à l'initiative de la municipalité prévue ce mercredi 6 avril à 18h30 salle Chanteloup, 1 rue de Nonneville baptisée : Planet' Fête.  

planetfete.jpg

Pas de doute  la mairie a mis les petits plats dans les grands. Un buffet bio pour tous ! 12 Anima-jeux et un grand Quizz-tombola durable ! Cela ne vous rappelle rien. Non ? Mais si, Panem et circenses. Du pain et des jeux ! Le meilleur moyen d'attirer le chaland. Pour être sur de ne pas faire chou blanc il y a même une navette gratuite mise à disposition des habitants qui va sillonner la ville.

busplanetfete

Bref, pressure shot, les heures prochaines vont être cruciales pour l'Agenda 21. Il faut que cette soirée soit blindée de chez blindée. Au moins pour les photographes ! Dans mon entourage certains sont tentés de boycotter l'événement. Ce ne sera pas mon cas. Je ne vais pas rater une si belle occasion de fêter la planète en jouant et en mangeant pour la semaine.

Avec un peu de chance comme ça j'oublierai la Côte-d'Ivoire, la Lybie, les radiations en provenance du Japon, le Front National qui fait plus de 15% aux élections dans ma ville, la suppression du COS dans la zone pavillonnaire aulnaysienne, le bétonnage en cours à la cité Arc-en-ciel... Tellement de choses que j'aimerais pouvoir oublier...

Stéphane Fleury    

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 27 Mars 2011

La CRIIRAD vous connaissez ? Derrière ce sigle se cache la commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité. Organisme indépendant des exploitants du nucléaire et de l'Etat, sa mission consiste notamment à contrôler la radioactivité dans l'environnement et informer la population sur les risques éventuels de contamination. Elle a été créée en 1986. Cette année là un accident nucléaire provoqua la catastrophe de Tchernobyl, centrale située en Ukraine.

Un panache radioactif se dirigea alors vers la France. Pour ceux qui s'en souviennent, on expliqua à l'époque, dans un premier temps, qu'il ne représentait aucun danger et qu'il allait s'arrêter aux portes de notre pays. Pour convaincre le public, Antenne 2 ( maintenant France 2) alla même jusqu'à bidonner un bulletin météo avec un énorme panneau stop apparaissant à la frontière nord-est comme si un mur invisible devait miraculeusement protéger la France... C'était évidemment totalement faux...

Fukushima-Daiichi-reactor-3-explosion-images.jpg

Aujourd'hui l'histoire se répète. Plus loin de nous certes, au Japon, mais l'impact des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi semble incertain malgré les messages rassurants des médias. Pour preuve, la CRIIRAD enchaîne les communiqués exprimant sa colère et son indignation devant le fait que tous les résultats d'analyse de la radioactivité de l'air ne soient pas rendus publics. Pourquoi ? Y'aurait-il quelque chose à cacher ? Sans vouloir sombrer dans la paranoïa il est troublant que toutes les données ne soient pas accessibles...

Ceux qui nous gouvernent sont-ils si peu soucieux de notre santé qu'ils ne jugent même pas utile de fournir aux citoyens une information fiable, claire, précise et indépendante permettant à chacun de connaitre les risques potentiels afin de pouvoir le cas échéant s'y préparer dans une relative sérénité plutôt que sous le coup de la panique ? Faut-il déjà songer à stocker des comprimés d'iodure de potassium tout en se mettant à l'abri pour protéger efficacement la thyroïde contre les effets des rejets d'iode radioactifs qui pourraient intervenir ?

Je n'en sais rien et c'est bien le problème. Je n'ose croire qu'on nous sacrifie parce que la machine économique doit continuer à tourner coûte que coûte. En attendant cette loi du silence est totalement intolérable et franchement pas très rassurante...

Vous trouverez les différents communiqués de la CRIIRAD en cliquant ici

Stéphane Fleury

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 6 Mars 2011

Florence Weber est sociologue et professeur à l'Ecole normale supérieure de Paris. Elle est l'auteur de L'honneur des jardiniers dans la France du XXe siècle (éd. Belin 1998)

Dans quelle tendance le retour à la terre actuel s'inscrit-il ?

Il est trop tôt pour dire que nous assistons au quatrième retour à la terre dans les sociétés occidentales, après l'invention des jardins ouvriers au XIXe siècle et les deux guerres mondiales. Ces dernières ont entraîné une pénurie alimentaire inédite. Aujourd'hui la volonté politique est absente et les vecteurs de la diffusion du jardinage sont presque exclusivement de nature commerciale. Ce retour est plus spontané, moins encadré. C'est le produit de préoccupations individuelles, qui utilisent des ressources individuelles.

jardins-ouvriers-sylvestre.jpg

Comment expliquez-vous l'hétérogénéité des publics touchés par cette mode potagère ?

En amont de cette hétérogénéité, il faut remarquer deux tendances de fond. Tout d'abord, les ménages français disposent plus souvent d'une maison avec terrain, conséquence des politiques d'accès à la maison individuelle et du phénomène de périurbanisation, d'abandon des centres-villes. Ensuite, les jeunes retraités sont plus nombreux, c'est la génération des papy-boomers, qui disposent de temps libre et sont en bonne santé. Mais, il est vrai, la mode potagère actuelle touche trois publics différents, pour qui elle constitue une solution à trois problèmes distincts : éviter la paupérisation, échapper au stress dû au travail et court-circuiter la production marchande.

avoir-main-verte-L-1.jpg

Plus précisément, quels sont les ressorts de cet engouement ?

Cultiver les légumes pour faire des économies : voilà qui semblait une préoccupation archaïque il y a vingt ans. Aujourd'hui, cultiver son potager représente davantage une assurance contre la crainte de manquer qu'une véritable nécessité. En revanche, de nouvelles catégories sont touchées par le stress au travail, comme les femmes cadres. Faire son jardin est pour elles une façon efficace de rompre avec les soucis professionnels, de marquer une rupture.  Jardiner c'est exprimer sa personnalité, ses compétences. Ce loisir procure plus qu'une simple illusion de liberté : une vraie parenthèse, un temps suspendu, dans un environnement social très dense. Enfin, la volonté de court-circuiter le marché, présente dans d'autres formes de consommation militante, a gagné du terrain. Les adeptes du potager cultivent une partie de ce qu'ils mangent. Ils oublient facilement que ce hobby dépend d'un autre marché, peut-être plus redoutable sur le plan écologique : le marché des produits phytosanitaires, des graines, des plants, qui se porte très bien.

Propos recueillis par Laure Belot dans Le Monde pour Direct Matin du 03/03/2011

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 4 Mars 2011

C'était ce mercredi 2 mars 2011 au soir à la salle Gainville d'Aulnay-sous-Bois. Les participants au processus de l'Agenda 21 ont eu droit à une réunion officielle pour la remise du diagnostic partagé au regard du développement durable. Comme on peut le voir sur la photo ci-dessous c'est Bruno Defait, adjoint au maire chargé de l'écologie, de l'environnement, du développement durable et de l'Agenda 21, qui a ouvert la soirée devant une salle chauffée à blanc et débordante d'enthousiasme !

agenda211.JPG

En vérité, il y avait tellement peu de personnes que le photographe officiel de la mairie, qui couvrait l'événement pour Oxygène, ne savait même pas quel angle trouver pour faire croire que la salle était comble ! Au bout d'un moment, à force de contorsions et de prises dans toutes les positions il a enfin trouvé la solution.  En prenant le premier rang complet recomposé comme par miracle avec deux, trois personnes derrière près du mur, on pourra faire croire dans "l'hebdo des habitants" que c'était blindé de chez blindé ! Je me demande ce que va donner la photo. Rien que pour cela,  j'attends le prochain numéro avec impatience !

Ainsi, nous étions une petite trentaine à tout casser. Il faut dire que, campagne des cantonales oblige, seuls pouvaient venir celles et ceux qui s'étaient officiellement inscrits sur la liste pour participer aux ateliers de l'Agenda 21. On n'a donc pas pu envoyer une armada d'élus ou de militants pour remplir les chaises désespérément  vides comme c'est parfois le cas lorsque les réunions publiques risquent de connaitre une disette de spectateurs.

agenda212.JPG

                           (Hey les chaises vides... Et si on changeait le monde ?! Tranquillou...)

L'un des responsables d'Etik-Presse, l'agence en charge du dossier Agenda 21 d'Aulnay, a tenté tant bien que mal de relancer la machine pour la suite des opérations.  Il a demandé à tout le monde s'il n'avait pas quelqu'un, un voisin, un ami, une connaissance pour grossir les rangs. Il a quand même su garder sa dignité en nous épargnant les si vous avez un perroquet qui a envie de changer le monde ou bien un poisson rouge dans son bocal qui s'ennuie à la maison, proposez-lui de participer à l'Agenda 21 !

Je l'écris comme je le pense. Cet échec est un véritable drame. Parce que les  données compilées sur notre commune sont passionnantes à double titre. D'abord, elles permettent indéniablement une connaissance précise et approfondie d'Aulnay-sous-Bois et surtout, et c'est tout l'intérêt de la démarche, elles doivent servir de base à l'élaboration d'un projet de ville commun pour le futur, où citoyens et élus se mettent autour d'une table pour travailler ensemble. De ce point de vue c'est une cruelle désillusion pour le moment...

En fouillant un peu dans mes archives, j'ai retrouvé cette photo. Comme un symbole. L'Agenda 21 d'Aulnay-sous-Bois s'est rêvé l'espace d'un instant carrosse de Cendrillon et le voilà en réalité voiture en piteux état... Etonnant, non ?!

agenda213

Stéphane Fleury

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 23 Février 2011

Les particules fines cancérigènes concerneraient trois millions de Franciliens.

Beau temps pour les particules fines. Alors que l'Ile-de-France a connu un nouveau pic de pollution vendredi dernier, Pékin enregistrait lundi 21 février un record historique. Si toutes les capitales, du fait de leur densité et concentration de trafic, font face à cette pollution, Paris pourrait accélérer la gestion de ce problème.

pollution.jpg

Selon Victor Hugo Espinosa, de l'association Ecoforum, Bruxelles pourrait imposer une amende de 300 000 euros par jour à cause de son dépassement des normes concernant les particules fines d'ici à la fin de l'année. L'Ile-de-France est particulièrement visée, puisque ces pollutions cancérigènes touchent trois millions de Franciliens, selon Airparif, organisme de mesure de la pollution de la région. "Depuis 10 ans la circulation automobile a baissé de 25% à Paris, se targue Denis Baupin, adjoint chargé de l'environnement à la Mairie de Paris (Verts). Maintenant, il faut faire le tri entre voitures plus ou moins polluantes avec un étiquetage et favoriser les transports entre banlieues."

La région, la Ville et la préfecture lancent une étude pour des zones d'action prioritaire pour l'air (Zapa) : Paris et la Plaine Commune à Saint-Denis (93) expérimenteraient alors en 2012 la diminution ou l'interdiction des vieilles voitures polluantes. "Des mesurettes insuffisantes" pour Victor Hugo Espinosa. Mais si ces dangereuses micropoussières sont principalement générées par les véhicules, surtout au diesel (70% du parc automobile français), le chauffage au bois, l'industrie et l'agriculture jouent aussi un rôle. Et elle peut être aggravée par la météo, notamment avec une atmosphère très stable (ni vent, ni pluie) et des inversions de températures.

"Les niveaux de pollution aux particules fines sont stables en Ile-de-France et dépassent les normes depuis 2005, surtout le long des routes, souligne Karine Léger d'Airparif. Mais Londres a des niveaux similaires." En attendant, selon l'OMS, ces particules seraient responsables de 42 000 morts prématurées par an en France.

Source : Oihana Gabriel. 20 minutes Paris. 22/02/2011

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 19 Février 2011

L'apiculture urbaine a de beaux jours devant elle. Les abeilles des villes se portent mieux que leurs consœurs des champs, protégées des pesticides et de la sécheresse. Aux Lilas (93), deux passionnés lancent une expérience de rucher.

La commune des Lilas (93) va prochainement entamer sa lune de miel avec l'Appis Melifera, plus connue sous le sobriquet d'abeille. Quoi de plus logique pour une ville au nom fleuri ! Et pourtant, les abeilles ne raffolent pas du lilas, préférant le laisser aux papillons, ce qui ne les empêche pas de polliniser près de 80% des espèces végétales présentes sur terre. Dans quelques mois, avec le retour des beaux jours, 4 à 5 ruches seront installées sur un terrain arboré de 1000m². Viendront alors s'y installer quelque 200 000 abeilles, environ 50 000 par ruche, colonisant jardins, potagers, balcons et espaces verts avoisinants.

abeille_ruche.jpg

A l'origine de ce projet, deux amoureux de la nature, Andrée Cohen Schurgast et Miguel Pérez. La première a déjà mis un doigt dans le pot de miel, puisqu'elle est assistante au rucher du jardin du Luxembourg et a suivi il y a cinq ans la formation dispensée dans ce jardin parisien. Un cursus d'un an, alternant théorie et pratique, qui rencontre un vif succès, selon l'une des responsables de la Société centrale d'apiculture : "En l'espace de deux heures, nos 100 places pour la formation sont prises d'assaut." Effet de mode, loisir étiqueté bio, l'engouement pour les ruches et ses habitantes est bel et bien là, même en ville.

"Si vous rentrez dans le domaine des abeilles, vous ne pouvez plus en sortir, confie Andrée, cela touche à tout, de l'écologie avec le combat contre les pesticides et pour la biodiversité, à l'étude des plantes, la fabrication de produits issus de la ruche... et puis chez les abeilles l'individu n'est rien, c'est la collectivité qui est importante." La cohésion est aussi l'idée qui prévaut pour ces Lilasiens qui envisagent de faire de ce rucher urbain un lieu de rencontre et de partage intergénérationnel.

ruche1.jpg

L'initiative du rucher des Lilas n'est pas isolée, l'apiculture urbaine se développe de plus en plus. En témoignent la multiplication des formations au métier et la présence croissante de ruches à Paris (environ 200) et en Ile-de-France. "L'abeille des villes se porte bien mieux que l'abeille des champs" confie Nicolas Géant, un des rares apiculteurs de la capitale, qui s'occupe des ruches implantées sur les toits du Grand Palais, de la Tour EDF à la Défense, de Louis Vuitton, de la Tour d'Argent... Contrairement aux idées reçues, les abeilles se plaisent en ville : elles produisent de trois à cinq fois plus car la pollution est moindre, notamment celle des pesticides. Il y a moins de monocultures, une diversité plus importante de plantes mellifères, avec des floraisons espacées dans le temps. De plus, la ville souffre moins de sécheresse qui affecte plantes et butineuses.

Sur les vingt ruches que compte le jardin du Luxembourg, 1 184 kg de miel ont été produits l'année dernière, vendus en quelques heures. En attendant le printemps, les abeilles d'hiver, qui vivent plus longtemps que les butineuses (un mois environ), restent dans la ruche, s'agglutinent et battent des ailes sur place pour élever la température et atteindre les... 20°C.

Source : Adrien Chauvin Le Monde pour Direct Matin 11/02/2011

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 3 Février 2011

Il y a quelques temps j'avais fait une note (ici) sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) obligatoire.  Grosso modo l'objectif est de classer les habitations en fonction de leur consommation d'énergie sur une échelle allant de A à G soit du logement le plus économe à celui qui est le plus énergivore. Exactement comme pour la consommation énergétique d'une machine à laver ou d'un frigo.

Hier, dans ma boîte aux lettres, il y avait le magazine d'une agence immobilière listant les annonces de la Seine-Saint-Denis. J'ai pu constater que l'immense majorité d'entre elles fournissait cette information désormais obligatoire. J'ai eu alors l'idée de regarder d'un peu plus près dans quelle catégorie étaient classés les logements actuellement à la vente ou à la location. Ci-dessous voici l'échelle représentée en fonction des kilowattheures consommés par mètre carré par an.

etiquette energieSur 15 annonces à Aulnay-sous-Bois, 7 logements sont classés en catégorie D, 4 en E, 3 en F et 1 en G. Ce n'est pas très brillant. Mais cette tendance n'est pas spécifique à notre commune. En effet, si on étend le champ de l'analyse à l'ensemble des villes du secteur ( Bondy, Gagny, Drancy, Bobigny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, La Plaine St-Denis, Livry-Gargan, Les Pavillons-sous-bois, Villemomble, Bagnolet, Montreuil, Romainville, Neuilly Plaisance, Neuilly sur Marne, Noisy Le Grand, Pantin, Aubervilliers, Rosny-Sous-Bois, Saint-Denis, Sevran, Villepinte)  la situation n'est guère meilleure.

Ainsi sur 152 annonces au total (Aulnay-sous-Bois y compris) on obtient 1 logement classé en catégorie B, 7 en C, 41 en D, 55 en E, 29 en F et 19 en G. Evidemment ce n'est qu'un échantillon mais il semble confirmer de manière assez nette que nos villes ne sont pas durables ! Ce n'est pas une surprise ! Sur le 4ième de couverture du livre de Denis Clerc, Claude Chalon, Gérard Magnin et Hervé Vouillot intitulé pour un nouvel urbanisme la ville au cœur du développement durable figure ce qui suit et que je trouve plutôt juste.

Montrez-moi votre ville et je vous dirai qui vous êtes ! L'exercice serait aujourd'hui cruel pour notre société : nos villes sont dispendieuses, étalées, éclatées, irresponsables. Elles sont colonisatrices et féroces avec les campagnes qui les entourent, dangereuses pour l'air et l'eau qui les traversent et dures avec les personnes qui les habitent.

Le constat n'est pas tout à fait nouveau, mais les enjeux se précipitent : raréfaction des ressources énergétiques, réchauffement climatique entre autres accélèrent la mutation de notre société vers un développement durable. Mais comment espérer y arriver à l'échelle planétaire si chacune de nos villes continue sur sa lancée ?

En résumé, il y a un sacré travail ! Mais il n'est pas interdit de commencer maintenant !

Stéphane Fleury

Références du livre : Denis Clerc, Claude Chalon, Gérard Magnin, Hervé Vouillot. Pour un nouvel urbanisme, la ville au cœur du développement durable. Adels Revue Territoires. Editions Yves Michel.

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 28 Janvier 2011

Cela n'aura échappé à personne. Aujourd'hui le parc Robert Ballanger est exceptionnellement fermé toute la journée pour une chasse aux lapins. En effet, malgré l'introduction de furets le nombre de nos amis aux grandes oreilles est excessivement élevé cette année. Ainsi ce jour une chasse encadrée et sécurisée est donc organisée.

daffy-duck-and-bugs-bunny.jpg

L'occasion de constater qu'il est parfois préférable d'être un vilain petit canard plutôt qu'un gentil petit lapin !

Stéphane Fleury

Source : Oxygène n°116 du 27 janvier 2011

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement

Publié le 27 Janvier 2011

Une réunion publique aura lieu ce soir au sujet de l'expertise concernant le site amianté de l'ancien Comptoir des minéraux et des matières premières (CMMP), à Aulnay. La réunion portera aussi sur l'ensemble des procédures en cours. Des résultats d'expertise sont attendus pour le printemps. La dépollution des sols est prévue cette année. Deltaville, la société d'économie qui a racheté le terrain, sera présente.

 

Rendez-vous donc ce soir à 19h30, école du Bourg 1, 4 rue de Sevran.

 

A noter que cette fin d'après-midi est particulièrement chargée dans notre ville puisque les élus du groupe Verts - Aulnay Ecologie organisent leurs voeux à la même heure et dans le même groupe scolaire. Vous pouvez lire l'article paru ce matin sur ce sujet en cliquant ici.

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 26 Janvier 2011

Ce qui suit sonne comme un film d'anticipation... Paris et l'Ile de France inondés... Le scénario catastrophe est déjà envisagé... En voici les principales lignes... Rendez-vous en 2014 ! 

Stéphane Fleury

L'Ile de France est-elle à l'abri d'une crue modèle 1910 ? Avec une hauteur de 8,62 mètres, c'est la deuxième plus importante connue après celle de 1658 (8,81 mètres). Elle a une possibilité par siècle de se reproduire, d'où son qualificatif de centennale. Pascal Popelin ,président des Grands Lacs de Seine est affirmatif : "tout le monde a la certitude qu'un tel événement se reproduira sans que l'on sache quand." Daniel Canepa, préfet d'Ile de France renchérit "ce n'est pas une hypothèse, c'est une certitude".

crue.jpg

Les conséquences seraient considérables. La région parisienne s'est fortement urbanisée depuis cent ans. Elle regroupe 12 millions d'habitants. C'est ainsi que si 5% de sa superficie sont inondables, soit plus de 56 000 hectares, les zones qui seraient touchées sont urbanisées en moyenne à 40%. Mais ce pourcentage monte à 90% dans la petite couronne et à Paris.

Ce scénario se déroule dans un futur proche. En 2014 ou 2015. Après les précipitations exceptionnelles de l'automne qui ont saturé les nappes phréatiques et la vague de froid de décembre qui a imperméabilisé les sols, il pleut sans discontinuer sur le plateau de Langres et le Morvan. Les eaux de l'Yonne et de l'Aube viennent s'ajouter à celles de la Seine, puis celles de la Marne les rejoignent. Les lacs réservoirs, en amont de la Seine, qui ont rempli leur mission d'écrêtement des crues depuis plusieurs semaines, n'arrivent plus à réguler les débits du fleuve et des rivières. Les voies sur berge sont fermées dès que la cote de 3,20 mètres est atteinte. Mais la Seine franchit le cap fatidique des 5 mètres et les experts sont formels : nous sommes face à une crue centennale. Une cellule de crise est activée.

crue2.jpg

L'eau monte toujours et 4500 patients de plusieurs hôpitaux de la ville, notamment Georges-Pompidou et l'Hôtel-Dieu, sont transférés. Le RER C est en partie fermé. Devant l'inexorable avancée de la crue, la RATP bouche les 477 entrées d'eau répertoriées sur son réseau. Dès 6,20 mètres, la Régie se résout à inonder certaines lignes de RER pour éviter leur implosion sous la pression des eaux, après avoir enlevé toute l'électronique. "Si on ne le fait pas il faudrait des mois pour les remettre en marche", insiste Pascal Popelin. Les gares de Lyon et d'Austerlitz sont touchées tout comme l'Assemblée nationale, plusieurs ministères, un bon nombre d'ambassades et la Maison de la radio.

Les automobilistes désertent les zones touchées pour tenter de se garer dans les bois de Boulogne et de Vincennes. Les ordures ne sont plus jetées dans la Seine comme en 1910 mais entreposées sur des bases aériennes dans l'attente de la reprise d'activité des usines d'incinération. L'alimentation en eau potable de certaines communes est compromise. Au total 2,7 millions de personnes en seront privées. Des dizaines de milliers de bouteilles d'eau potable sont acheminées depuis la province. A 7 mètres, il devient impossible de rester chez soi dans certains quartiers de la capitale et de la banlieue, l'armée évacue alors 50 000 sinistrés et 350 000 foyers sont sans électricité.

crue1.jpg

Les stations de pompage des réseaux d'assainissement fonctionnent à plein régime pour empêcher le refoulement des eaux usées chez les usagers, mais une fois atteinte la cote de 7,30 mètres, elles s'arrêtent. Alors les réseaux d'assainissement débordent et les eaux usées ne peuvent plus être évacuées. L'eau monte toujours. A 8,60 mètres, près de 2 millions de personnes n'ont plus d'électricité, donc plus d'internet, de téléphone, de télévision... Aucun règlement ne peut plus s'effectuer par carte bancaire. La distribution du gaz et le chauffage urbain sont également interrompus.

Après avoir atteint son maximum de 8,64 mètres, la Seine amorce sa décrue. Il faudra près de huit semaines pour qu'elle réintègre son lit. Le bilan est catastrophique. 508 communes ont subi directement l'inondation et 31 d'entre elles ont eu plus de la moitié de leur territoire noyé. 170 000 entreprises ont été touchées, dont 86 000 inondées, générant une paralysie régionale qui a affecté l'ensemble de l'économie française. Le coût des dégâts directs est estimé entre 17 milliards et 20 milliards d'euros. Il faut y ajouter les dommages aux réseaux (électricité, gaz, télécoms, chauffage urbain...).

Ce scénario est dans les cartons...

Source : Francis Gouge Le Monde pour Directmatin plus

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Environnement

Publié le 14 Décembre 2010

Vous l'aurez noté. Elle est de retour. L'incontournable patinoire d'Aulnay-sous-Bois ! Côté pratique elle est ouverte jusqu'au 16 janvier 2011. Vous trouverez horaires et tarifs en cliquant ici. L'an passé un billet de 20 euros suffisait pour s'offrir 5 entrées adultes + 5 entrées enfants. Désormais il faudra compter 22 euros... Tout augmente...

patinoire.JPG

En cette année d'Agenda 21 dans notre bonne ville d'Aulnay-sous-Bois, la patinoire s'inscrit évidemment, vous l'aurez compris, dans une démarche de développement durable et lutte à sa manière contre le réchauffement climatique...

Après le succès fulgurant d'Aulnay-Plage l'été dernier, la patinoire ferait presque rêver à un possible Aulnay-Neige. Pour l'occasion on pourrait peut-être aménager les pentes du Parc Ballanger pour faire quelques pistes de ski histoire de faire profiter au plus grand nombre des joies de la glisse... Enfin c'est juste une idée comme ça parmi d'autres...

En attendant, bien entendu, une potentielle apothéose en 2014 avec Aulnay-Lune pour celles et ceux à qui on avait promis la lune et qui ne la verront peut-être pas...

Stéphane Fleury

Voir les commentaires

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Environnement