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Publié le 28 Septembre 2014

lycee.jpgFini « l'excellence ». Place à « la réussite ». Le président (PS) de la région, Jean-Paul Huchon, a visité vendredi  matin le futur internat de la réussite du lycée professionnel Guillaume-Tirel (Paris XIVe). Un établissement choisi pour « mettre en œuvre une nouvelle approche en termes de recrutement et d'accompagnement des élèves », selon la région, qui a investi 8,8 M€ dans la construction du bâtiment.  

Près de 200 places

« L'Ile-de-France est en retard par rapport aux autres régions concernant le nombre d'internats », concède Jean-Paul Huchon. Le conseil régional s'est donc engagé à construire quelque 3 000 places d'internat dans les dix années à venir. L'Etat a apporté l'an dernier via l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) une subvention de 40 M€ à la région. Vingt-trois opérations de constructions d'internats sont aujourd'hui programmées. En 2016, 150 places devraient ainsi ouvrir au lycée international de Noisy-le-Grand et 40 au lycée Voillaume d'Aulnay-sous-Bois.

L'ancien ministre de l'Education, Vincent Peillon, a décidé, lors de son arrivée rue de Grenelle en 2012, de remplacer les internats d'excellence lancés sous Nicolas Sarkozy par des internats de la réussite. Dans un rapport publié en début d'année, la Cour des comptes estimait que la réforme lancée par l'ex-président, destinée à aider 20 000 élèves défavorisés mais méritants, était un échec.

Source : Le Parisien

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Publié le 19 Septembre 2014

lavage-laver-mains-pieds-sale-savon-bio-naturel-300x199.jpgLes élèves des 12 nouveaux collèges construits dans le département pourront bientôt se laver les mains. Jusqu'à présent, les blocs sanitaires installés dans les cours de récréation n'étaient pas équipés de savon. L'une des raisons invoquées était que les distributeurs à savon sont très souvent dégradés et rendus inutilisables. Mercredi, le conseil général a rappelé qu'il s'agit « d'une responsabilité des établissements dans le cadre de leur autonomie de fonctionnement ». « Néanmoins, dans les nouveaux collèges, le conseil général a décidé d'installer les porte-savons, ils seront posés dans les 12 collèges d'ici le 1er octobre (certains sont déjà installés comme à Aulnay), charge ensuite à l'établissement d'entretenir », ajoute-t-on. Par ailleurs, le département poursuit la rénovation des sanitaires engagée dans les collèges existants : 1,5 M€ de travaux a déjà été réalisé cette année dans 11 établissements.

Source : Le Parisien

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Publié le 16 Septembre 2014

Vous trouverez ci-dessous un courrier du maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza adressé à la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, à propos des fermetures de classes à Aulnay-sous-Bois.

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Publié le 14 Septembre 2014

Mégaphone, banderoles et... madeleines. Vendredi matin, après avoir donné de la voix pendant plus d'une heure, les écoliers et leurs parents se sont imposés une pause goûter. On se passe les paquets de gâteaux, on range les pancartes, on s'installe sur le trottoir dans le calme. « Ne jetez pas de papier par terre, les enfants ! », hurle une élue. L'ambiance étonnante contraste avec les minutes précédentes. Celles-là même où ces 200 personnes, écoliers, parents d'élèves, enseignants et élus scandaient des « Non ! Non ! Non ! Aux fermetures de classes ! » et où les responsables syndicaux hurlaient dans le mégaphone qu'il ne fallait rien lâcher. Car après dix jours de mobilisations intensives dans plusieurs écoles du département, trois* ont obtenu gain de cause auprès de la direction académique. Mais cinq écoles restent encore ultra-mobilisées**, largement soutenues par les syndicats. Alors hier, un rendez-vous commun était fixé devant la direction académique de Bobigny pour donner de la voix « tous ensemble » et tenter de faire plier l'Education nationale.

Le mouvement pourrait continuer lundi

Au final, les pancartes sont reparties dans les écoles et la mobilisation pourrait reprendre dès lundi. Car les syndicats, pourtant portés par les élections de novembre prochain, n'ont pas obtenu gain de cause. Le directeur académique a martelé qu'il n'avait plus de postes à distribuer et que plus de 30 ouvertures de classes avaient déjà été octroyées à la rentrée. Mais les syndicats gardent espoir. « Nous avons proposé que les cinq postes manquants ( NDLR : pour les cinq écoles) soient temporairement enlevés aux 27 remplaçants qui sont octroyés au fonctionnement des REP + (NDLR : les établissements prioritaires), explique Rachel Schneider, la secrétaire départementale du syndicat enseignant du premier degré Snuipp. En attendant un retour, nous allons réfléchir aux actions possibles pour demander, auprès de la ministre, une dotation exceptionnelle pour le département car le problème des non-remplacements va vite se poser. » Le directeur académique a assuré aux syndicats qu'il allait se tourner vers le cabinet de la ministre pour évoquer leur proposition. En clair : c'est à elle de trancher.

* L'élémentaire Nobel à Sevran, l'élémentaire Delaune 2  à Bobigny et la maternelle Chaplin à La Courneuve.

**Paul-Langevin à Saint-Ouen, Marchel-Cachin à Bobigny, Angela-Davis à La Courneuve, Petits-Ormes 1 à Aulnay-sous-Bois et Moulin-Basset à Saint-Denis.

 Source : Le Parisien / Vidéo : Aulnaylibre !

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Publié le 12 Septembre 2014

BBZBruno BESCHIZZA, Maire d’Aulnay-sous-Bois, Conseiller régional d’Île-de-France soutient et participera ce matin à la manifestation des parents d’élèves de l’école élémentaire Petits Ormes 1 devant l’Inspection Académique.

La fermeture d’une classe faisant passer la moyenne de 20 à 25 élèves par classe (5 à 4 classes) avec deux classes à double niveau dans cette école en Zone d’Education Prioritaire n’est pas acceptable. En effet, ces classes sont susceptibles d’accueillir des enfants en situation de fragilité sociale et scolaire.

La Ville d’Aulnay-sous-Bois demande des moyens à la hauteur des besoins des quartiers prioritaires dont les périmètres et les financements « Politique de la Ville » sont en cours d’élaboration par les services de l’Etat.

Après l’entêtement du gouvernement concernant les rythmes scolaires au mépris de la volonté des parents, des enseignants et des élus locaux, ces fermetures entérinent la baisse des moyens au sein de l’école de la République décidée par ce gouvernement. Le « quinquennat de l'école » prôné par François Hollande en 2012 est décidemment un bien mauvais cru pour l’école de la République.

La réussite scolaire est une ambition que la ville d’Aulnay porte pour sa jeunesse. Elle mettra donc tous les moyens en oeuvre pour que ses enfants puissent atteindre cet objectif, que l'Etat soit ou non au rendez-vous.

Bruno BESCHIZZA

Maire d’Aulnay-sous-Bois

Conseiller régional d’Île-de-France

 

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Publié le 10 Septembre 2014

Classes-Bobigny.jpgÇa gronde dans les écoles. Un peu plus d'une semaine après la rentrée, les parents d'élèves multiplient ça et là les blocages alors que les enseignants menacent de faire grève pour obtenir le Graal du début d'année : des classes en plus ! Car depuis vendredi et les ajustements réalisés par la direction académique et les syndicats, il reste encore des mécontents. Classes trop chargées pour étudier, ou fermées après une semaine de cours, départ précipité d'un enseignant qui perturbe les enfants, effectifs à redistribuer complètement... A la direction académique, on a reçu hier les équipes qui souhaitaient évoquer leur cas. Sans vouloir commenter les suites que cela pourrait éventuellement engendrer.

En clair, après avoir octroyé 33 ouvertures de classes et en avoir fermé 13 autres, le bras de fer a commencé entre la direction – qui assure ne plus avoir de moyens pour en ouvrir d'autres – et les parents, enseignants et syndicats, qui demandent une dotation exceptionnelle pour le département. Tour d'horizon des situations toujours bloquées, et où la mobilisation ne semble pas faiblir.

Alors que les enseignants faisaient grève hier, les parents d'élèves de l'école des Petits-Ormes-1 à Aulnay sont allés à la direction académique dans l'après-midi pour demander que la classe fermée soit rouverte.

Les parents de l'école Nobel à Sevran ont été reçus dès le matin, exigeant eux aussi qu'une division menacée de suppression soit maintenue. « On nous avait promis une réponse dans la soirée mais nous n'avons pas eu de nouvelles », indique une mère de famille. Demain, les familles devraient à nouveau occuper l'établissement. Les enseignants anticipent aussi de se mettre en grève dès demain.

A l'école élémentaire Marcel-Cachin, à Bobigny, les parents d'élèves ont bloqué les cours hier pour la même raison. « A la rentrée, il y avait trois élèves de moins que prévu et du coup la direction académique a décidé de fermer une classe », râle un papa. Bilan, ce ne sont plus 19 ou 20 élèves en moyenne qui se trouveront face à leur instituteur mais 24 à 25, dans cette école située en zone d'éducation prioritaire (ZEP). Les enseignants ont déposé un préavis de grève pour demain.

A l'école Auguste-Delaune de Bobigny, les parents ont également fait parler d'eux après avoir appris qu'ils n'auraient pas d'ouverture supplémentaire. « En moyenne, il y a 24,5 élèves par classe, recense un parent. Mais en CP, ils seront entre 27 et 28. » Selon eux, la direction académique aurait reconnu un « cafouillage » au moment des comptages de la rentrée. Ils attendent donc le retour de l'inspectrice de secteur, demain, pour décider des suites à donner à leur mobilisation.

A La Courneuve, les parents ont donné de la voix aux maternelles Angela-Davis et Chaplin pour dénoncer des classes de 27 ou 28 élèves. « Ils sont partis pour occuper les écoles jusqu'à obtenir satisfaction », assure un représentant du syndicat enseignant du premier degré SNUipp.

A l'école Paul-Langevin de Saint-Ouen, les parents et quelques enseignants sont allés hier à la direction académique pour demander que la classe fermée soit rouverte.

Source : Le Parisien

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Publié le 6 Septembre 2014

ecole-jules-ferry-villiers-sur-marne.jpgPLUSIEURS PARENTS D'ÉLÈVES du groupe scolaire Jules Ferry, à Aulnay-sous-Bois, ont prévu de bloquer l'établissement ce matin, pour le premier jour d'ouverture de classe le samedi. La ville est l'une des trois du département à appliquer la réforme des rythmes scolaires en choisissant la demi-journée supplémentaire le samedi plutôt que le mercredi.

« Cela a été décidé sans nous consulter », dénonce Houria, une maman d'élève qui compte déployer des banderoles ce matin devant cette école (maternelle et élémentaire) de 360 élèves, avec une quarantaine d'autres parents.

« Je suis contraint d'appliquer une réforme que je n'ai pas voulue, mais je ne mettrai pas comme certains des cadenas sur des écoles. Nous allons travailler pour faire un meilleur projet pour 2015 », a réagi le maire (UMP) Bruno Beschizza.

Source article : Le Parisien / Image d’illustration

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Publié le 4 Septembre 2014

ecole-louis-aragon-aulnay-sous-bois.jpgDeux sachets de cannabis ont été retrouvés ce jeudi matin près de l’entrée de l’école élémentaire Louis-Aragon, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). C’est ce qu’annonce le maire UMP Bruno Beschizza, qui, plutôt que de déposer plainte, a choisi d’avertir directement le préfet Philippe Galli, à ce sujet.

Les sachets étaient dissimulés dans une haie voisine de l’entrée de l’établissement scolaire, l’un dans l’enceinte de l’école, l’autre à l’extérieur. L’école Aragon, située dans le quartier du Gros-Saule, a déjà fait parler d’elle : en décembre 2012, des élèves avaient trouvé des flacons de méthadone dans la cour de récréation, puis au printemps 2013, un couteau avait été découvert. 

Des mesures ont été prises l’an dernier, par l’ancienne municipalité (rehaussement des clôtures, surveillance renforcée). Bruno Beschizza réclame aujourd’hui qu’une brigade canine effectue une tournée de contrôle dans l’ensemble des écoles de la ville.

Source : LeParisien.fr

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Publié le 4 Septembre 2014

College-Simone-Veil-Aulnay-sous-BoisDepuis deux jours la rédaction d’Aulnaylibre ! est submergée d’appels de parents d’élèves demandant comment contacter le collège Simone Veil à Aulnay-sous-Bois ? L’établissement géré par le conseil général de Seine-Saint-Denis sera inauguré officiellement le 16 septembre. En attendant voici un numéro de téléphone pour toutes demandes de renseignements : 01 56 48 06 40.


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Publié le 1 Septembre 2014

rentree_scolaire_A.jpgC'est parti pour la semaine de quatre jours et demi ! Alors que cinq villes* seulement s'étaient lancées dans l'aventure l'an passé, toutes les communes du département sont désormais tenues d'organiser les cours des écoliers le lundi, mardi, jeudi, vendredi et mercredi ou samedi matin. Si la plupart ont opté pour la demi-journée du mercredi, Aulnay-sous-Bois, Gagny et Montfermeil ont obtenu des dérogations pour faire venir les élèves plutôt le samedi matin. Du côté des parents d'élèves, on est globalement satisfait de cette nouvelle réforme. « Pour nous, c'est une chance pour les enfants, notamment si les communes proposent des ateliers périscolaires, précise Rodrigo Arenas, le président de la FCPE-93. Si la réforme est bien mise en place dans les villes, cela va permettre aux élèves de tester des activités nouvelles et enrichissantes. »

La FCPE crée un observatoire


Mais la FCPE reste tout de même sur ses gardes. Et précise d'emblée, qu'il risque d'y avoir une réforme à plusieurs vitesses dans le département. Car certaines communes ne proposent pas d'ateliers (Bagnolet, Le Blanc-Mesnil, Epinay, Livry-Gargan, Saint-Ouen, Rosny, Les Pavillons-sous-Bois) et préfèrent miser sur les centres de loisirs (Aubervilliers, Saint-Denis) ou sur des cours supplémentaires de soutien scolaire (Bobigny, Drancy).

D'autres assument un surcoût trop important et vont facturer les activités aux parents (Coubron, Le Pré, Sevran, Villemomble, L'Ile-Saint-Denis pour les maternelles et probablement à Montreuil, même si cela n'est pas encore tranché). « Nous allons donc créer un observatoire des rythmes scolaires dans le département, poursuit Rodrigo Arenas. Nous avons déjà envoyé un courrier aux quarante maires pour le leur proposer. L'idée est que les professeurs et les élus puissent échanger pour améliorer les choses. »

Mais ce n'est pas tout. Pour favoriser au maximum la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, la FCPE-93 va lancer une pétition pour demander au 
gouvernement la pérennisation du fond d'amorçage, cette aide de l'Etat qui permet de financer en partie les activités périscolaires. « Si l'Etat laisse tomber les communes au bout d'un an ou deux, elles arrêteront les ateliers et cette réforme n'aura pas de valeur ajoutée pour les enfants », poursuit-il.

Dans les 29 villes qui se sont engagées à proposer des ateliers périscolaires aux écoliers, on s'est donc relevé les manches pendant tout l'été. Recrutement d'animateurs et d'associations, choix d'activités, planning compliqué à peaufiner... Le tout avec un seul objectif : apporter un « plus » aux écoliers qui n'ont pas toujours la chance de pouvoir exercer une activité artistique ou sportive en dehors de l'école.
 *Aubervilliers, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, l'Ile-Saint-Denis et Romainville.

Source article : Le Parisien / Image : site internet de la ville d’Aulnay-sous-Bois

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Publié le 30 Août 2014

eleves-de-college.jpgElle aimerait encore s’imaginer une classe de jeunes «enfants, forcément adorables», mais sait qu’elle va plutôt affronter «des ados boutonneux pas du tout enclins à apprendre l’histoire-géo». C’est la première rentrée pour Marie, lundi, prof en Seine-Saint-Denis.

«Ça va être un peu le saut dans l’inconnu», avoue cette jeune femme de 24 ans, accueillie mardi par le rectorat de Créteil pour préparer la rentrée, comme des centaines de nouvelles recrues de l’académie, qui recouvre trois départements de région parisienne.

Devenir enseignante, c’était «son rêve de gamine», assure-t-elle. Mais quand elle s’amuse à se décrire «dans 40 ans», son ironie devient grinçante : «Sans doute en dépression, fumeuse, avec plein de café dans le sang».

Dans son collège de Saint-Ouen, en zone d’éducation prioritaire (ZEP), Marie sera seule face à plus de 30 élèves. Vertigineux quand on n’a pas fait le moindre stage. «J’essaye de ne pas y penser.» «Beaucoup sont déjà stressés. Moi, je pense que ce sera ce week-end», confie Diane, future prof d’économie dans un lycée d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

En attendant d’assister au discours d’accueil de la rectrice d’académie dans un amphi de la fac de Créteil spécialement réquisitionné, elle imagine, l’œil déterminé, ses premiers pas face aux élèves.

«Il faut me faire respecter tout de suite, montrer que c’est moi le professeur. Sans être forcément sévère, je vais leur faire comprendre que je n’ai pas prévu de me laisser faire», affirme-t-elle sans broncher malgré la pluie qui perle sur ses boucles blondes et son caban rouge vif.

Puis elle ajoute tout sourire : «Après, c’est plus facile à dire qu’à faire. Il y aura forcément des rebelles...»

- «Les élèves vont nous tester» -

Comme chaque professeur stagiaire, elle suivra toute l’année en alternance une formation théorique à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé) de Créteil, successeur de l’IUFM, pour peaufiner son approche. En général, deux jours à enseigner, trois autres à étudier.

Nicolas, futur prof de d’EPS au look de surfeur, attend beaucoup de cette formation, même s’il a déjà fait quelques semaines de stage l’an passé. «On pense connaître le métier, sans en avoir réellement une grande expérience. J’ai été loin de la réalité du terrain lors de mon année de stage», estime-t-il, assis décontracté sur les marches d’un escalier.

A 25 ans, il se dit «impatient et curieux» de débuter dans son établissement de Seine-et-Marne et «pas plus stressé que ça». «Étant donné notre âge, les élèves vont nous observer, nous tester, mais sans forcément être méchants», prédit-il.

«Moi, je vais y aller au feeling», assure Antoine, 22 ans, qui passerait presque encore pour un lycéen avec sa tenue «T-shirt-jeans-baskets».

Futur prof de physique à Meaux, ville plutôt tranquille, il avoue être «bien tombé» au sein d’une académie de Créteil souvent boudée par les enseignants, qui craignent d’être nommés dans une banlieue difficile.

Antoine, lui, refuse de se projeter plus loin que les quatre prochains mois : «J’ai envie de voir si c’est vraiment ça que je voulais faire. Je pense que je le saurai d’ici les vacances de Noël...»

Source : AFP/Libération

 

 

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Publié le 30 Août 2014

cahiers.jpgLa rentrée, cela coûte cher. Pour aider les parents d'écoliers à faire face à l'achat des fournitures, quasiment toutes les villes de Seine-Saint-Denis mettent la main à la poche. Des coups de pouce qui prennent différentes formes.

Près d'une vingtaine de communes versent ainsi à chaque école une somme par enfant qui doit permettre d'acheter livres, cahiers, stylos et autres crayons nécessaires pour l'année. Neuilly-sur-Marne, par exemple, verse 31 € par élève ; à Rosny, c'est 32,20 € par enfant en maternelle et 34,20 € pour les élémentaires. Aux Pavillons-sous-Bois, cette somme est de 24 €, et Noisy-le-Grand, depuis 2009, donne 50 € par enfant aux écoles afin que celles-ci achètent l'ensemble des fournitures, de la règle au protège-cahier. Neuilly-Plaisance, Les Lilas, Saint-Denis, Pierrefitte, Bondy, Gagny, Romainville, Le Pré-Saint-Gervais, La Courneuve, Drancy, Sevran, Coubron, Livry, Vaujours ou encore Le Bourget versent, elles aussi, des dotations plus ou moins importantes aux établissements primaires.

Dicos, encyclopédies...

Certaines villes, comme Bagnolet, offre un sac de fournitures complet à chaque enfant en élémentaire. Le contenu a été déterminé avec l'inspecteur de l'
Education nationale en fonction du niveau des élèves. Noisy-le-Sec fournit des trousses scolaires aux 3 200 élèves d'élémentaires. Même chose à Epinay. Villepinte délivre « les fournitures essentielles ». Saint-Ouen distribue des pochettes de fournitures aux enfants du CP au CM 2 et, cette année, une ardoise et un compas « de qualité supérieure » seront ajoutés, précise la ville. A Pantin, Bondy, Aubervilliers, Clichy, Livry-Gargan et Les Pavillons, des trousses garnies sont offertes aux petits entrant en CP. A Villetaneuse, c'est pour les CP et les CE 1. A Villemomble, c'est une pochette de matériel d'écriture pour les CP, une calculatrice pour les CE 2, un kit de géométrie pour les CM 1... A Bobigny, les CP reçoivent une ardoise avec des feutres. A Aubervilliers, les CM 2 ont aussi des sacs pour la piscine. A Pierrefitte, les CM 2 ont droit à une clé USB avant de rentrer en 6 e.

Plus de la moitié des communes du département offrent des dictionnaires ou des encyclopédies. C'est la récompense traditionnelle pour les enfants qui rentrent au collège à L'Ile-Saint-Denis, Dugny, Bondy, Aubervilliers, Villetaneuse, Saint-Ouen, Epinay, Bagnolet, Les Pavillons, Neuilly-sur-Marne, Neuilly-Plaisance, Les Lilas, Saint-Denis, Coubron, Tremblay, Romainville, Noisy-le-Grand, Drancy, Sevran ou Vaujours. Les plus petits ont également leur dico, dès le CP à Coubron, Drancy et Saint-Ouen, en CE 1 à Villemomble et Livry, en CE 2 à Pantin et Bobigny, en CM 1 à Villetaneuse. Par ailleurs, plusieurs villes, comme Aulnay, Drancy, Sevran ou Tremblay, donnent des livres en cadeaux aux écoliers.
Parmi les rares communes qui n'apportent aucune aide particulière aux élèves au moment de la rentrée, Le Raincy. Mais la ville, qui a changé de maire au 
printemps, envisage de faire l'année prochaine.

Source : Le Parisien

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Publié le 19 Août 2014

RM.pngVous aimez les enfants et vous cherchez du travail ? Bingo ! Avec la réforme des rythmes scolaires, de nombreuses villes du département cherchent -- parfois en urgence -- des animateurs pour encadrer les ateliers périscolaires dès septembre. Sur les sites Internet de Montreuil, Villepinte, Bobigny, Bagnolet, Pierrefitte, Romainville ou encore Saint-Denis ou Villetaneuse, les dossiers de recrutement sont directement téléchargeables.

« On cherche encore du monde et la prochaine session de recrutement se tiendra le 20 août prochain », explique-t-on à la mairie de Montreuil où 400 postes sont à pourvoir. Et si à Bondy ou Noisy-le-Grand on assure avoir « toute l'équipe » pour la rentrée, les villes peinent parfois à faire venir les animateurs en herbe. « Il faut être bancable auprès des jeunes, reconnaît Sébastien Gaspard, le directeur de cabinet de Villepinte. Avec des ateliers d'une heure et demie deux fois par semaine, nous sommes plus attractifs que les villes qui les échelonnent sur quatre jours avec quarante-cinq minutes à chaque fois. Mais moins que celles qui les regroupent sur trois heures le vendredi après-midi. »

Certaines villes recrutent plus que nécessaire

Et pour cause : pour un étudiant en fac à Paris ou à Marne-la-Vallée, ce n'est pas vraiment rentable de venir travailler pour une heure. « Ils vont aussi au plus offrant, glisse un responsable de l'animation. Car le salaire, légèrement au-dessus du smic horaire, peut varier d'une ville à l'autre. Certaines communes s'organisent aussi pour faire cumuler plusieurs postes afin que le contrat soit intéressant. » Garderie du matin et du soir, surveillance de la cantine, aide aux devoirs et animations d'ateliers l'après-midi : les postes peuvent varier et parfois être cumulés. C'est notamment le cas à Noisy-le-Grand, où l'on tient à préciser que les cent personnes recrutées sont « presque toutes des habitants de la commune ».

Si la recherche active de jeunes motivés est palpable dans toutes les villes, il faut aussi montrer patte blanche pour être embauché. Les critères de sélection ? Aimer s'occuper des enfants, avoir éventuellement une première expérience dans l'animation et avoir (ou envisager de passer) son Bafa (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur). En Seine-Saint-Denis, le nombre de candidats inscrits à la formation Bafa a d'ailleurs grimpé de 2,04 % par rapport à l'an dernier et le nombre de candidats ayant commencé cette formation a augmenté de 9 %. Au niveau national, les chiffres avoisinent les 10 %.

« Pour un étudiant ou un jeune sans emploi, ça peut être une bonne source de revenus, assure un animateur de l'UCPA, l'un des organismes qui forment les jeunes au Bafa. Il y a d'ailleurs eu un petit effet réforme sur les inscriptions à la formation. » Certaines communes ont d'ailleurs pris contact directement avec l'UCPA pour former une partie de leurs nouvelles recrues qui n'avaient pas encore le Bafa.

Bref, rien n'est fermé pour qui reste motivé par l'animation. Si certaines villes ont terminé leur recrutement pour la rentrée, il est toujours possible de déposer son CV car des embauches auront lieu tout au long de l'année scolaire. Quelques mairies reconnaissent même avoir recours au surbooking : « On recrute plus que nécessaire car on sait que ce sont parfois des emplois précaires et qu'il y a beaucoup de désistements au début puis en cours d'année », explique-t-on à Montreuil.

Source : Le Parisien

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Publié le 19 Août 2014

Dans le cadre du Plan exceptionnel d'investissement (PEI) du conseil général, douze nouveaux collèges ouvriront leurs portes à la rentrée dont le collège Simone-Veil d'Aulnay-sous-Bois.

College-Simone-Veil-Aulnay-sous-Bois.png 
Il a les clés du château. Son lourd trousseau à la main, Bardy Diaw, l'un des responsables du chantier du septième collège d'Aulnay-sous-Bois, est ici chez lui. Voilà deux ans qu'il s'attelle à construire ce nouveau vaisseau amiral, à l'angle de la rue du Havre et de la rue de Bondy. Et lorsqu'on lui demande s'il est fier de son travail, il sourit et baisse les yeux, modeste.

Pourtant ici, le chantier a été colossal. Pour faire sortir de terre le collège Simone-Veil, bâti au cœur d'un quartier pavillonnaire, il a fallu détruire douze maisons et l'ancien gymnase communal reconstruit un peu plus loin et inauguré en septembre 2013.

Un look de loft new-yorkais

Si des ouvriers peaufinent encore les derniers détails, tout sera prêt à la rentrée pour accueillir plus de 500 jeunes dont la plupart étaient scolarisés jusqu'ici au collège du Parc, complètement engorgé. « L'idée est de faire basculer des élèves du Parc à Simone-Veil même si des élèves d'autres établissements étudieront aussi ici », explique-t-on au conseil général.

Le nouvel établissement design, aux façades tantôt vitrées, tantôt en bois, a été imaginé en L, enserrant une cour de récréation à taille humaine. On y pénètre après avoir franchi un parvis dont le sol est en béton matricé (effet bois) puis en traversant le préau où sont installés les casiers des collégiens. Dans l'enceinte chaleureuse, accolée à une maternelle, on accède au réfectoire, au foyer des élèves ou encore au bureau de conseillers principaux d'
éducation (CPE). Dans les couloirs, l'architecte a opté pour du carrelage gris foncé au sol et du gris clair et du rouge sombre pour les murs. L'ensemble procure au collège un look de loft new-yorkais particulièrement moderne.

A l'étage, côté rue, le Centre de documentation et d'information (CDI) a été installé face aux maisonnettes. Comme dans tous les autres nouveaux établissements construits ou rénovés dans le cadre du Plan exceptionnel d'investissement (PEI) du département, le CDI a été entièrement repensé. Des petites salles vitrées permettront aux élèves de travailler en groupe. Elles jalonnent la grande salle principale avec les étagères de livres, les tables de travail et des espaces cosy pour lire ou étudier. Installé au cœur du collège, le CDI devient le lieu phare de l'établissement.

Source : Le Parisien

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Publié le 7 Août 2014

bacLa rédaction d’Aulnaylibre ! vous propose de prendre connaissance de quelques chiffres relatifs au Baccalauréat 2014 à Aulnay-sous-Bois. Tout d’abord, le taux de réussite de notre commune cette année s’établit à 86,6 % alors que la moyenne nationale est de 87,9 %. Ensuite, voici ci-dessous les résultats détaillés par établissements publics et privés.

Lycée Voillaume (public) : taux de réussite de 77,3 %. Filière générale : 88,2 %, filière technologique : 82,1 %, filière professionnelle : 61,6 %. A noter que 6 élèves ont obtenu la mention très bien, 22 la mention bien et 73 la mention assez bien.

Lycée Jean Zay (public) : taux de réussite de 84,3 %. Filière générale : 88,8 %, filière technologique : 79,8 %. 12 élèves ont obtenu la mention très bien, 28 la mention bien et 65 la mention assez bien.

Protectorat Saint-Joseph (privé) : taux de réussite de 84,8 %. Filière technologique : 85,5 %, filière professionnelle : 84,1 %. 1 élève a obtenu la mention très bien, 7 la mention bien et 32 la mention assez bien.

Lycée l’Espérance (privé) : taux de réussite de 100 %. Filière générale : 100 %. 36 élèves ont obtenu la mention très bien, 31 la mention bien et 53 la mention assez bien.  

Au total donc, 55 élèves ont obtenu une mention très bien, 88 la mention bien et 223 la mention assez bien.


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Publié le 15 Juillet 2014

Bien que les écoliers soient en vacances en ce moment, la reprise des cours en septembre prochain n’est finalement pas si lointaine. A ce propos justement, la rentrée 2014 sera marquée en Seine-Saint-Denis par l’inauguration de 12 nouveaux collèges dont celle du collège Simone Veil d'Aulnay-sous-Bois programmée le 16 septembre. A cette occasion, le président du Conseil général du 93, Stéphane Troussel, présentera donc l’aboutissement du plan exceptionnel d’investissement (PEI) dont les 700 millions ont été consacrés à la construction, à la rénovation et la numérisation des collèges du département. Vous pouvez consulter la brochure officielle consacrée à cet événement en cliquant ici.

colleges-93.pngRobert Ferrand

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Rédigé par Robert Ferrand

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Publié le 5 Juillet 2014

bac.jpg68,73 % de bacheliers en Seine-Saint-Denis. C'est le pourcentage de candidats reçus au premier coup au baccalauréat général pour le cru 2014. Sur les 4 602 candidats reçus dans le département à l'issue du premier groupe d'épreuves, 2 600 bacheliers des filières générales (soit 56,50 % d'entre eux) ont obtenu une mention. En Seine-Saint-Denis, le nombre de bacheliers admis au baccalauréat professionnel a grimpé de 7,1 points par rapport à 2013 avec 3 934 candidats admis (63,57 %). Forte progression aussi pour le bac technologique avec 10,4 points de plus par rapport à l'an dernier et 2 832 candidats admis (74,10 %).

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 4 Juillet 2014

Ce sera le dossier brûlant de la rentrée. Celui qui empoisonne déjà toutes les municipalités. Qui fait courir les services des mairies pour recruter in extremis des encadrants qualifiés. Qui fait grogner les parents d'élèves et les enseignants, mécontents de ce nouvel agencement des horaires. Et qui a même fait dire au maire d'une grande ville du département que son projet de l'été serait « de construire un abri antiatomique pour se protéger des parents et des profs à la rentrée ». N'en doutez plus : la réforme des rythmes scolaires est un vrai séisme.

Pendant l'année, les multiples consultations n'ont pas toujours réussi à mettre tout le monde d'accord. La direction académique, qui refuse de s'exprimer officiellement sur ce dossier, a même dû imposer un planning hebdomadaire à cinq villes, faute d'accord interne. Au final, on voit déjà le capharnaüm que cela risque d'être en septembre. Tour d'horizon des points chauds qui font des rythmes scolaires une réforme à deux vitesses en Seine-Saint-Denis.

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Un blocage politique. Le bras de fer a commencé très tôt. Pendant des mois, certaines villes -- la plupart de droite mais quelques villes de gauche également -- ont multiplié les courriers, les réunions et les manifestations afin de demander un report d'un an de la mise en place de la réforme.

Des coalitions autour du maire 
UMP de Rosny, Claude Capillon, et du député-maire UDI de Drancy Jean-Christophe Lagarde, ont tenté de maintenir la pression jusqu'au bout. En vain. Résultat : si dans certaines villes les services ont travaillé en coulisses pour caler les plannings et les futurs ateliers périscolaires (à Rosny le calendrier a été validé très trop par la direction académique), d'autres ont clairement perdu du temps. Exemple à Montreuil où le nouveau maire (FG) Patrice Bessac a accompagné jusqu'au bout les revendications des parents d'élèves et des enseignants et se retrouve pris de cours. Au final, le directeur académique a imposé son calendrier à la ville, les ateliers périscolaires ne seront pas mis en place avant novembre au plus tôt et la question de leur facturation n'est pas encore tranchée.

Ecole le mercredi ou le samedi matin. La règle, c'est l'école le mercredi matin. Cette matinée peut être transférée au samedi, si cela est justifié par projet spécifique. Dans les faits, la direction académique ne s'est pas opposée aux demandes provenant de trois villes de droite d'avoir classe le samedi matin au lieu du mercredi. Pour l'UMP Bruno Beschizza à Aulnay, il s'agit de « ne pas mettre en péril le tissu culturel et sportif » de la commune. Mais les parents d'élèves regroupés en collectif voient rouge : « Nos enfants seront doublement pénalisés, estime une maman. Non seulement ils n'auront pas droit à de véritables activités périscolaires, mais en plus ils devront se lever tôt une sixième matinée dans la semaine, sachant que beaucoup vont au centre de loisirs ou chez une nourrice le mercredi matin. » Hier, soutenus par le député 
PS Daniel Goldberg, ils ont été reçus en audience par le directeur académique à Bobigny. A Gagny et Montfermeil aussi des parents protestent contre l'école le samedi matin.

Des ateliers périscolaires... ou pas ! A force d'avoir attendu, ou bien par conviction politique, neuf villes du département ne mettront pas en place les ateliers périscolaires censés, selon le ministère de l'Education nationale, proposer aux écoliers des activités variées et à forte valeur ajoutée. A Drancy et à Bobigny, les élèves n'auront donc pas « d'ateliers macramés », selon les propos de Jean-Christophe Lagarde, mais des cours de soutien scolaires élargis. En plus de ces neuf villes, Aubervilliers et Saint-Denis mettent en place des ateliers payants dans les centres de loisirs. En clair : pas de Temps d'activité périscolaire (TAP) à proprement parler mais une invitation aux parents à inscrire leurs enfants au centre pour boucler une journée d'école. Enfin, à Montfermeil et Montreuil, on prévient que les ateliers seront mis en place « progressivement » car les villes n'ont pas encore eu le temps de les organiser.

Une réforme coûteuse pour les villes... L'Etat versera aux villes 50 € par élève scolarisé, qu'elles mettent en place ou non des ateliers périscolaires. Certaines percevront en plus une aide de la CAF (Caisse d'allocations familiales), si cette dernière juge les ateliers de qualité. Mais dans les mairies, on assure que ces aides ne prennent pas en charge la totalité des coûts jugés colossaux. Sans compter qu'elles ne seront probablement accordées qu'une ou deux années. A Neuilly-sur-Marne, on précise donc que les TAP seront gratuits tant que la commune touchera des aides de l'Etat. A Gournay, la seule ville où tous acteurs semblent être en accord avec la mise en place de la réforme, le maire sans étiquette Eric Schlegel reconnaît que celle-ci pèsera très lourd sur les finances. A Bagnolet, le maire PS Tony Di Martino a ainsi affirmé qu'il ne mettait pas en place de TAP dans sa ville trop endettée.

... et les familles ! Le portefeuille des familles risque aussi d'être mis à mal. Car avec l'école le mercredi matin (option choisie dans presque toutes les communes), de nombreux enfants iront certainement à la cantine ce jour-là. Autre nouvelle dépense pour les parents ? Dans sept communes de Seine-Saint-Denis, il faudra payer pour participer aux ateliers périscolaires. A chaque fois, les tarifs sont fixés en fonction du quotient familial. A Saint-Denis, par exemple, cela ira de 34 centimes à 1,98 € par jour, à Sevran, de 50 centimes à 1 €, à Coubron, de 4,57 € à 6,32 € (pour une demi-journée), à Villemomble, de 40 centimes à 2 €.

La chasse aux encadrants. Ce sera sûrement le point bloquant de la rentrée. Car de nombreuses villes commencent à peine les recrutements des encadrants. Déjà, l'an dernier, Aubervilliers, Bondy, L'Ile-Saint-Denis, Le Pré-Saint-Gervais et Romainville (les cinq villes à s'être lancées dans l'aventure avant les autres) avaient eu du mal à trouver un nombre d'animateurs formés suffisant. Cette année, ces communes cherchent d'ailleurs à renflouer les équipes. Partout ou presque, la course aux associations, aux animateurs diplômés risque d'être le casse-tête de l'été... et de la rentrée !

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 25 Juin 2014

RMIls ont essuyé les plâtres. Cette année, cinq villes* du département (Aubervilliers, Bondy, L'Ile-Saint-Denis, Le Pré-Saint-Gervais et Romainville) ont testé la réforme des rythmes scolaires. Un an avant le gros des troupes qui découvrira la semaine de quatre jours et demi à la rentrée de septembre. Bilan ? Sur le terrain, les parents d'élèves que nous avons rencontrés sont globalement mécontents. Idem pour les enseignants et les animateurs qui ont trouvé le début de l'année scolaire particulièrement chaotique. Les problèmes récurrents : la fatigue des enfants, l'organisation compliquée pour les familles, les locaux en nombre insuffisants, des ateliers à deux vitesses, des animateurs pas toujours suffisamment formés... Des sujets de discorde qui ont provoqué tout au long de l'année des tensions, des mobilisations de parents et d'enseignants ainsi que des mouvements de grève, à Aubervilliers par exemple.

Dans les municipalités, le son de cloche est un peu différent. Même si elles reconnaissent toutes que les améliorations sont possibles à la rentrée prochaine, elles dressent un bilan plus satisfaisant de cette réforme jugée « nécessaire ». « Ce qui s'est passé dans nos écoles, c'est vraiment une plus-value pour les enfants », assure Gérard Cosme, le maire PS du Pré-Saint-Gervais, même s'il reconnaît qu'il est encore trop tôt pour mesurer le bénéfice de la réforme. « Sur l'organisation il y a eu une progression générale », assure-t-il.

Le remède miracle pour les maires ? La concertation avec les enseignants, les parents et les animateurs. Dans les cinq villes, des comités de suivi ont été mis en place pour corriger les erreurs au fil des mois. Le dialogue a parfois été difficile, il a cependant permis de maintenir un lien entre des acteurs qui n'avaient jusqu'ici pas l'habitude de travailler ensemble. « La commune a mis en place en novembre 2013 un suivi du dispositif avec les enseignants et les parents, qui a permis de progressivement tirer le bilan et de mettre en place des correctifs », explique-t-on à L’Ile-Saint-Denis.

A Bondy, 92% des primaires profitent des ateliers

A Aubervilliers, le nouveau maire communiste Pascal Beaudet a d'ailleurs repris totalement les discussions avec les équipes pour adapter la mise en place de la réforme sur la ville. Pas sûr néanmoins que cela suffise à mettre tout le monde d'accord...

Le vrai point positif de la réforme, avancé dans les mairies : les ateliers qui ont permis d'offrir à tous les écoliers de suivre des activités extrascolaires, ce qui n'était pas le cas auparavant. Exemple à Bondy où l'on souligne qu'en 2012, 80 % des enfants ne fréquentaient pas de structures sportives ou culturelles. « Aujourd'hui, 83 % des enfants scolarisés en maternelle sont inscrits sur les temps d'activités périscolaires et ce taux atteint 92 % en élémentaire, précise-t-on au cabinet de la maire socialiste. A Bondy, les activités proposées sont gratuites et le resteront. » Tant pis si à la sortie des écoles certains parents ne sont pas convaincus par la qualité des activités et s'interrogent de la valeur ajoutée qu'elles apportent pour les enfants.

« On ne peut pas mettre tout le monde d'accord dès la première année, reconnaît Olivier Catayée, le conseiller municipal délégué à l'Enfance de Romainville. Le passage à la semaine de quatre jours et demi est une réforme de fond et il faudra au moins trois ou quatre ans avant d'être complètement rodé. Nous avons juste pris un peu d'avance en nous lançant un an avant tout le monde. »
Source : Le Parisien

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 25 Juin 2014

Vous trouverez ci-dessous une lettre du maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza annonçant qu’en cas d’application de la réforme des rythmes scolaires les écoles publiques d’Aulnay-sous-Bois ouvriraient le samedi matin. A noter qu’à ce sujet une réunion d’information est organisée le lundi 30 juin à 19h au gymnase Pierre Scohy.

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 12 Juin 2014

Bruno-Beschizza-Aulnay-copie-1Pour le maire UMP Bruno Beschizza d'Aulnay, il s'agit d'une « atteinte aux principes démocratiques ». L'élu a écrit au ministre de l'Education, Benoît Hamon, pour dénoncer les conditions dans lesquels les conseils d'école sont consultés sur l'application de la réforme. Selon lui, dans une école, la directrice a refusé de soumettre au vote « le projet porté par la mairie ».Projet qui consiste à demander la « non-application cette année du décret Hamon ». La directrice en question aurait de la même manière refusé de mettre aux voix un texte proposé par les représentants de la FCPE (principale fédération de parents d'élèves). Bruno Beschizza indique dans son courrier que la directrice aurait agi « sur demande de l'IEN » (NDLR : l'inspectrice de circonscription). Il dénonce de la même manière la convocation tardive des membres des conseils d'école (quatre ou cinq jours avant la réunion dans trois écoles de la ville).

S'il ne fait aucun doute que la direction académique a eu vent des plaintes du maire, elle se refusait hier à tout commentaire. Les conseils d'écoles, qui regroupent des élus, des parents et des enseignants, peuvent être consultés sur la réforme des rythmes scolaires, mais uniquement sur l'organisation de la semaine d'école. Le décret Hamon rend même cette consultation obligatoire lorsqu'une ville propose d'accueillir les élèves sur huit demi-journées (avec les activités regroupées sur une demi-journée). Les directeurs, qui président les conseils d'écoles, peuvent-ils transmettre aux inspecteurs des motions se prononçant contre l'application de la loi  ? Sur ce point, visiblement, tout le monde n'est pas d'accord.

Source : Le Parisien

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Publié le 12 Juin 2014

RMA chacun son rythme. Et toutes les villes du département n'ont pas le même en matière scolaire, loin de là. Il y a celles qui n'ont pas rendu leurs devoirs -- c'est-à-dire leur choix d'organisation dans les écoles pour les nouveaux rythmes scolaires dès septembre -- celles qui ne veulent pas les faire, celles qui les font de mauvaises grâces et les autres.

Les « mauvais » élèves. Trois communes sur quarante n'ont pas rendu leur scénario à la direction académique pour dire quand elles placent les fameux temps d'activités périscolaires (TAP). Il s'agit d'Aulnay-sous-Bois (UMP), Saint-Ouen (DVD) et Bagnolet (PS). Toutes les trois ont vu arriver un nouveau maire en mars dernier (comme dix autres villes du département) et plaident le manque de temps et d'argent pour mettre la réforme en place. « Je suis entré en fonction le 5 avril et rien n'a été n'a été budgété, lâche William Delannoy, maire DVD de Saint-Ouen. Si l'Education nationale me donne 1,2 MEUR, je veux bien discuter. » La préfecture se veut confiante dans la mesure où les villes ont encore jusqu'à la fin du mois pour répondre. « Les maires n'ont pas l'obligation d'organiser ces TAP, précise Didier Leschi, préfet délégué à l'Egalité des chances. Ils doivent juste ouvrir les écoles le mercredi matin afin de permettre aux instituteurs de faire cours. La quasi-totalité des villes organisent déjà des activités le mercredi. Il leur suffit juste d'opérer un changement de créneaux horaires. » La préfecture rappelle que l'Etat verse une aide de 50 € par enfant qui suit une activité, que les maires peuvent faire appel à des emplois d'avenir (90 % du salaire est payé par lEtat) et que l'Etat peut financer des formations au Bafa.
Le rebelle. Philippe Dallier, sénateur-maire UMP des Pavillons-sous-Bois a pris la tête d'une croisade contre la réforme. Il est ainsi à l'initiative d'une lettre, signée par huit collègues de droite, affirmant que les élus n'appliqueraient pas la réforme. Mais Philippe Dallier va encore plus loin. « Je n'ouvrirai pas les écoles le mercredi matin, assène-t-il. Personne ne veut de ses rythmes, Ni les parents, ni les enseignants, ni les syndicats. Et je pense que le conseil départemental de l'éducation nationale (NDLR : qui se réunit le 20 juin) sera sur la même ligne de conduite. » La préfecture rappelle que le CDEN ne rend qu'un avis consultatif. « Dallier comme le maire UMP d'Aulnay Beschizza sont dans un combat pour le leadership de la droite sur le département et ils utilisent les rythmes scolaires comme moyen de se démarquer » analyse une source proche du dossier.

Les « malgré eux ». Il y a le maire (FG) de Montreuil, Patrice Bessac, qui a manifesté devant le ministère de l'Education nationale pour demander un report mais a fini par rendre sa copie et lancer le recrutement des animateurs. Il sont tous à droite, sont contre la réforme, l'affirment haut et fort... mais vont quand même l'appliquer. Les élus dénoncent une projet « mal ficelé », « hors de prix »... mais ne peuvent faire comme s'il n'existait pas. « On ne peut pas dire aux parents de se débrouiller à la rentrée car c'est nous qui allons nous retrouver en première ligne, en septembre, pas l'Etat », justifie Ludovic Toro, maire UDI de Coubron qui vient d'écrire au préfet. « Résultat : on devra faire payer les TAP aux parents, suivant le quotient familial, sinon on ne pourra pas s'en sortir, surtout une petite commune comme la nôtre. » Bref la saga des rythmes scolaires n'est pas prête de s'essouffler.

Source : Le Parisien

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 6 Juin 2014

RMC'est aujourd'hui que les mairies devaient rendre leur copie sur les nouveaux rythmes scolaires. En Seine-Saint-Denis, cinq villes (Aubervilliers, Bondy, Romainville, le Pré-Saint-Gervais et l'Ile-Saint-Denis) appliquent déjà la réforme. Les autres doivent faire parvenir à l'inspection académique leur projet de semaine de quatre jours et demi de classe. Neuf d'entre elles*, dont huit de droite et une de gauche, ont décidé de ne pas appliquer la loi. Les élus de droite ont envoyé une lettre au préfet dans laquelle ils justifient leur décision.

Coûteuse réforme

« Même les chronobiologistes disent que les gamins sont fatigués, s'insurge Philippe Dallier, sénateur-maire 
UMP des Pavillons-sous-Bois. Ils passeront plus de temps à l'école... C'est le contraire du but recherché. On marche sur la tête ». L'élu compte sur le conseil départemental de l'éducation nationale (CDEN) le 20 juin avec les enseignants et les parents, pour aller dans son sens.

Les maires critiquent le coût du projet, surtout quand l'Etat baisse sa dotation aux villes de 11 Mds€. D'autres ajoutent les soucis de recrutement, de locaux... « J'ai été obligé de voter un budget que je n'ai pas préparé, où la réforme n'a pas été prévue, regrette Bruno Beschizza, maire UMP d'Aulnay. Elle coûtera 2,6 M€ à Aulnay. Et les aides d'Etat ne compenseront pas. »

En dernier recours, ce sera au directeur académique d'organiser lui-même la réforme. Reste à savoir jusqu'où ira la confrontation. Pas forcément très loin. « Même ceux qui affirment ne pas appliquer la loi ont envoyé des scénarios, lâche une source proche du dossier. On est beaucoup dans la posture politique. » Le rectorat refuse de communiquer avant la semaine prochaine.

*Les Pavillons-sous-Bois, Aulnay-sous-Bois, Rosny-sous-Bois, Saint-Ouen, Neuilly-Plaisance, Livry-Gargan, Blanc-Mesnil, Villepinte.

Source : Le Parisien

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Publié le 31 Mai 2014

aulnay-college-debussyLe calme semble revenu au collège Debussy, à Aulnay-sous-Bois, et les cours devraient reprendre normalement lundi. Parents et enseignants s'étaient mobilisés il y a dix jours, après plusieurs départs de feu au sein même de l'établissement. Les profs demandaient notamment le départ pur et simple de la principale du collège. Ils semblent avoir été entendus. Un nouveau principal « par intérim » devrait arriver lundi. Officiellement, il ne fait que remplacer la chef d'établissement, en congé maladie. « Mais il devrait rester jusqu'à la fin de l'année », affirme un père d'élève, soulagé. C'est en tout cas ce qu'a annoncé, mercredi, un représentant de la direction académique lors d'une rencontre avec les parents d'élèves. La crise avait conduit le maire UMP Bruno Beschizza à écrire lui-même à la direction académique.

Source : Le Parisien

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Publié le 29 Mai 2014

7EMECOLLEGEBIS.jpgLe conseil général et la mairie d'Aulnay se seraient mis d'accord au sujet du nom du collège qui ouvrira ses portes à la rentrée de septembre. Alors que le département voulait que chaque nom fasse « consensus » -- même s'il aura le dernier mot -- les discussions avec le maire (UMP) d'Aulnay restaient tendues. Bruno Beschizza affirmait en effet ne pas avoir été sollicité. Il semble pourtant qu'un accord ait été trouvé autour de Simone Veil. Le nom de la femme politique a été proposé dans un premier temps pour le nouveau collège du Blanc-Mesnil. Les noms des nouveaux collèges seront votés lors d'une séance du conseil général courant juin.

Source : Le Parisien

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