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Publié le 20 Janvier 2014

Comme évoqué dans un précédent article (à lire ici), l’EMJF (Espérance Musulmane de la Jeunesse Française)  a signé en décembre 2013 l’acquisition d’un terrain de 3 600 m² situé le long de la RN2 tout près du stade Vélodrome.

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L’objectif de l’association est d’y faire construire une école privée musulmane (primaire et collège) qui portera le nom du premier député musulman de l’histoire de France, Philippe Grenier. Le projet semble bien avancer puisque 60 % de la somme nécessaire (le prix du terrain a été fixé à 209 000 euros) a déjà été réunie.

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Vous trouverez ci-dessous un appel aux dons de l’EMJF pour récolter les 80 000 euros restants. A noter que l’établissement scolaire Philippe Grenier viendra étoffer l’offre d’écoles privées à Aulnay-sous-Bois composée jusqu’à présent de  l’Espérance et du Protectorat Saint-Joseph d’obédience catholique  

Très important. 
L'association EMJF à Aulnay-sous-Bois, vient de signer l'acquisition d'un terrain de 3600m2 pour la construction d'un établissement scolaire musulman "PHILIPPE GRENIER" ( primaire et collège).
Nous avons besoin de votre mobilisation. Le terrain coûte 209 000€ et il nous reste 80 000€ à récolter. Il suffit de mobiliser 4000 personnes, qui puissent faire un don de 20€ seulement pour financer l'achat de ce terrain. profitez d'un moment pour faire un petit virement qui pèsera lourd dans la balance et qui sera bénéfique à l'avenir de nos enfants www.emjf.fr ou en contactant le 06.51.41.48.47
Pour tout envoi de dons : 
Association EMJF 
23 rue Edgar Degas 
93600 Aulnay-sous-Bois.
Il ne reste que 2 mois. donc transférez ce message au maximum pour atteindre les 4000 personnes en quelques jours ! 

Source images : http://www.emjf.fr

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Publié le 11 Janvier 2014

voillaume-aulnayAu lycée Voillaume à Aulnay-sous-bois (Seine-Saint-Denis), les enseignants ont fait grève cette semaine. Dans cet établissement, 63% des élèves sont issus de classes sociales défavorisées. Entre l'indifférence de l'administration et celle de certains élèves, pas facile d'enseigner correctement comme le raconte ce professeur.

Vous savez, c'est à nous que vous demandez: "Alors, c'est pas trop dur ?". Nous enseignons en Seine-Saint-Denis, dans un établissement classé en zone prévention violence. Jusqu'à cette année, nous répondions d'un sourire un peu las : "non, ça va, faut pas croire tout ce qu'ils disent à la télé". Remarquez bien qu'il ne faut pas plus le croire aujourd'hui. Nos élèves n'ont pas changé, et nous avons toujours le même plaisir à travailler avec eux, en dépit de difficultés indéniables que nous avons systématiquement surmontées.

Clarté, rigueur et fermeté

C'est Aulnay-sous-Bois. C'est (ce fut) PSA. C'est un lycée de plus de 2.000 élèves, pour plus de 200 enseignants. C'est un public composé à 63% de catégories socio-professionnelles défavorisées. Mais c'est aussi plus de 80% de réussite au bac en 2013. C'est, en somme, un petit coin de République. Alors, qu'est-ce qui ne va plus ? Dans un tel établissement, la réussite de chaque élève requiert clarté, rigueur et fermeté – mais pas seulement dans les salles de cours. L'ensemble de nos supérieurs hiérarchiques, de la direction au Rectorat, doit tenir bon avec nous sur ces trois exigences. Et c'est là que le bât blesse.

De la nonchalance à l'insolence

Parmi les missions que nous n'arrivons plus à assurer : sauver les élèves en décrochage. Depuis le 12 septembre, on signale que l'un d'entre eux dort en cours, bavarde, se présente sans son matériel. Plus le temps passe, moins il comprend ce qu'on attend de lui, et ce qu'il fait là. La nonchalance se mue en indifférence, l'indifférence en inconscience, l'inconscience en hostilité, l'hostilité en insolence. Il est plus que temps, déjà, de convoquer une commission éducative, qui permet de rassembler autour de l'élève enseignants, parents, vie scolaire et direction afin de réfléchir à une solution individualisée.

22 novembre : première tentative : les parents ne sont convoqués que le vendredi pour le mercredi midi. L'élève n'est pas au courant. La commission est reportée.

9 décembre : deuxième tentative : les professeurs principaux ne sont pas informés. La commission est de nouveau reportée.

11 décembre : La direction annonce qu'elle fixera une nouvelle date.

10 janvier : La commission n'a toujours pas eu lieu et l'élève a véritablement décroché.

Or, c'est dans ces moments où l'autorité et l'accompagnement font défaut que des incidents plus graves peuvent survenir. Et dans notre lycée, cela arrive; la politique disciplinaire de la direction révèle alors les mêmes carences.

voillaume.jpgViolences des élèves et indifférence des supérieurs

Un œuf est lancé à deux reprises en direction d'un enseignant, une bombe lacrymogène est vidée en classe : la direction n'a consenti à réunir des conseils de discipline que suite à l'exercice de notre droit de retrait. D'autres incidents graves restent à ce jour encore non traités. Échec à tous les étages. Comment pourrait-il en être autrement quand, à la discipline et au respect que l'on demande aux élèves, ne répondent de la part de notre hiérarchie aucune clarté, aucune rigueur, aucun respect des temporalités, aucune volonté de concertation ? Mais tant que le lycée survit, ceux qui le font vivre au quotidien ne se heurtent qu'à l'indifférence de leurs supérieurs. Nous ne pouvons pas continuer ainsi.

Arrivés au terme de cinq jours de mobilisation, nous espérons parvenir à nous faire entendre au-delà des murs réels et symboliques auxquels nous nous heurtons quotidiennement. Nous réaffirmons ici le choix qui est le nôtre : enseigner dans un établissement sensible pour garantir à nos élèves l'égalité des chances et la possibilité de choisir leur avenir. Qu'on nous aide.

Source : http://leplus.nouvelobs.com

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Publié le 11 Janvier 2014

Bobigny.jpgL’université Paris-XIII propose depuis deux ans, à Bobigny, une année préparatoire aux études de médecine, unique en France.

Ils ont tous le bac en poche. Mais, souvent, ils n’ont pas opté au lycée pour la voie royale des futurs médecins (le bac scientifique), ont obtenu des résultats un peu justes ou manquent cruellement de confiance en eux. Du coup, ces jeunes du département n’ont pas osé se lancer dans le grand bain en intégrant directement une première année de médecine, très sélective, à la sortie du lycée. Leur solution, pour tenter de décrocher un jour le précieux diplôme? Intégrer la prépa santé de l’université Paris-XIII, unique en France et lancée depuis deux ans seulement.

L’objectif de l’année préparatoire aux études de santé (Apes), « rétablir un peu de justice sociale alors que les boîtes privées sont très coûteuses, et permettre aux étudiants de notre territoire de mieux réussir dans des études très sélectives », assure le président (PS) du conseil général, Stéphane Troussel. Mais aussi appuyer leur formation en espérant qu’une fois médecin ils resteront en Seine-Saint-Denis pour exercer leur profession.

« Les indicateurs de mortalité du département sont très élevés, l’espérance de vie y est plus faible et la démographie médicale est particulièrement dégradée actuellement, précise l’élu. Nous sommes un département urbain qui reste marqué par la désertification médicale. » Voilà aussi la raison pour laquelle le département finance à hauteur de 50000 € par an cette formation.

Les jeunes qui parviendront à devenir médecins resteront-ils pour autant en Seine-Saint-Denis? Selon Jean-Luc Dumas, le directeur de l’UFR santé de Paris-XIII, une étude réalisée avec le corps médical du département semble le prouver. « Le taux de dispersion des élèves de médecine originaires du département est minimal, assure-t-il. Cette tendance est très positive. »

Dans la salle de Bobigny, hier après-midi, la quarantaine de jeunes des deux premières promotions de la prépa santé ne s’engagent pas vraiment lorsque la question de leur avenir est évoquée. « On verra bien », glisse Yassine, étudiant de la première promo, qui vient justement d’obtenir des résultats encourageants aux partiels du premier semestre. « Quoi qu’il arrive, il reste dix ans d’études pour réfléchir! » Au premier rang, une étudiante de l’actuelle promotion est déjà décidée à quitter le département à tout prix. Son rêve? L’humanitaire. Pas de quoi satisfaire Stéphane Troussel qui, dans un sourire, lance aux jeunes : « Des situations similaires à de l’humanitaire, il en existe aussi ici. »

Source : Le Parisien

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Publié le 10 Janvier 2014

voillaume-aulnayLes enseignants du lycée Voillaume à Aulnay-sous-Bois (ils sont plus de 200 pour plus de 2000 élèves) terminent aujourd’hui une grève de trois jours. Ils seront devant les grilles, ce matin dès 7h30, pour discuter avec les élèves et les parents des suites à donner à leur mobilisation pour obtenir le soutien du rectorat. Ils réclament une aide à la direction, du personnel supplémentaire (prof de philo, surveillants, agents de nettoyage). Sollicité hier, le rectorat n’a pu être joint.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 9 Janvier 2014

voillaume-aulnay.jpgEDUCATION – Des enseignants du lycée polyvalent Voillaume en Seine-Saint-Denis entament un nouveau jour de grève vendredi…

Deux mille élèves, deux cents enseignants… et cinq jours de grève. Au lycée polyvalent Voillaume, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), les cours ont laissé place aux banderoles. Depuis un mois, une partie des enseignants se mobilise pour dénoncer un climat qui se détériore.

Insultes, vols et dégradation au quotidien

Le mouvement débute après des jets d’œufs et de bombe lacrymogène en pleine classe. Le vendredi 8 décembre, les enseignants du lycée Voillaume déposent un droit de retrait et dénoncent les violences toujours grandissantes depuis la rentrée. Après deux jours de grève, les élèves responsables de ces violences sont finalement sanctionnés. «Mais les autres problèmes, moins spectaculaires, comme les nombreux vols, menaces, injures, handicapent notre quotidien», précisent les grévistes joints par 20 Minutes.

Au retour des vacances, les problèmes ne sont pas réglés. C’est pourquoi mercredi dernier, les enseignants, à nouveau en grève, sont reçus par le rectorat de Créteil. Sans obtenir les réponses escomptées. Le bras de fer continue donc. Vendredi, à nouveau, la cinquantaine de professeurs troquera leçon contre mobilisation. Pour obtenir plus de moyens et la reconnaissance que ce lycée mérite une attention particulière et une direction cohérente pour faire face aux violences.

Un meeting au rectorat sans résultat

Dans un communiqué, les grévistes soulignent jeudi soir les difficultés quotidiennes d’un lycée pourtant classé en prévention violence. «L'intégrité physique et morale des élèves et de la communauté éducative est mise en cause par la multiplication d'incidents, explique le document. Des jets d'objets, injures, dégradations des locaux vont croissant. Ils sont le fait d'une minorité d'élèves qui profitant, entre autres, de carences d'encadrement, provoquent un sentiment d'impunité généralisé. Face à ces difficultés, le manque de surveillants est alarmant: on en compte un pour 183 élèves. Le rectorat, de son côté, considère qu'il n'y a aucune urgence à pourvoir les postes que nous lui demandons depuis plusieurs mois.»

Une direction dépassée

Le manque d’encadrement et d’écoute de la direction se double du non-remplacement de certains enseignants. Ainsi, une classe de terminale n’a encore eu aucun cours de philosophie depuis la rentrée. Pour certains professeurs, «il y a un déni des problèmes par le rectorat. Tout n’est pas mis en œuvre pour que les élèves réussissent». Joint par 20 Minutes, le rectorat de Créteil n’a pas donné suite.

Un audit de l’établissement avait été demandé au rectorat. Pour l’un des grévistes, «l’audit aura peut-être lieu, mais ça sera trop tard».

Source : http://www.20minutes.fr

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Publié le 8 Janvier 2014

Aset-07-01-14---10--3-.jpgIls sont arrivés à l’automne. Boulevard Marc Chagall, le peintre qui a traversé l’Europe pour trouver refuge. Ils se sont installés derrière le vélodrome. Pas très loin d’où l’on a retrouvés les vestiges des premiers habitants de notre ville. Pas très loin de la grande ferme de Savigny, aujourd’hui disparue, qui a jeté les bases d’une commune prospère grâce à son agriculture. Pas très loin aussi de l’emplacement du futur commissariat. Le Ministre de l’Intérieur qui est venu en visite à Aulnay la veille n’a pas daigné visiter leur bidonville…

Ce matin, une antenne mobile de l’Association pour la Scolarisation des Enfants Tsiganes (ASET 93) est venue préparer les enfants à être scolarisés après avoir été vaccinés par Médecins du Monde le 19 décembre dernier. Valerian 14 ans, Florin 11 ans, Geanina 8 ans, et leurs camarades sont impatients. Dans les camions-écoles, Julien et Emmanuelle, enseignants, accueillent 8 futurs collégiens et 6 futurs écoliers. Nous leur rendons une petite visite pendant la classe. Les enfants se lèvent et saluent : tradition républicaine. Le « bonjour » à l’unisson remonte jusqu’aux oreilles. Ils sont heureux d’apprendre. Mais la mission de l’ASET se limite à les préparer à entrer dans l’école de la République. Il faut les scolariser comme les autres.

Slavka, médiatrice de l’ASET, Marigold, du Réseau Education Sans Frontières (RESF 93) et François, conseiller municipal, se rendent au centre administratif pour un premier contact afin de signaler une démarche de scolarisation de 3 enfants à la demande des parents. L’agente administratif est très accueillante, nous explique la marche à suivre et nous précise même qu’il existe deux classes pour les élèves non francophones pouvant les accueillir à Aulnay…

Slavka, Marigold et François sortent du centre administratif avec le sourire. A l’heure du centenaire de la mort de Jean Jaurès, c’est le sentiment de faire revivre une certaine idée de la République. Ces enfants ne sont pourtant pas à l’abri d’une énième expulsion. Ils en subissent neuf par an en moyenne. Il faudrait alors tout recommencer…

Le Collectif de Soutien aux Familles Roms d’Aulnay,

Mardi 7 Janvier 2014

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Publié le 17 Décembre 2013

el-amel-aulnay.JPGDans la cour de récréation, les gamins ont pris d’assaut un château gonflable. Un peu plus tôt, les petits reprenaient en chœur une chanson sur « les papas et les mamans », les plus grands corrigeaient un exercice d’orthographe. Aux murs des classes, dessins et peintures, liste des jours de la semaine. A première vue, l’école El-Amel (l’espoir, en arabe) a tout d’une « vraie » école… à commencer par les locaux! Voilà plus de trois ans que l’association EMJF s’est installée dans l’ancien groupe scolaire Bougainville, à Aulnay, désaffecté depuis que le quartier de la Rose-des-Vents s’est vidé d’une partie de ses habitants au gré des démolitions de la rénovation urbaine. 
 cours le mercredi et le week-end

Ici, on fait classe le mercredi et le week-end. El-Amel revendique 1150 élèves, dont 800 enfants âgés de 3 à 12 ans. Les cours d’arabe sont dispensés par une vingtaine d’enseignants bénévoles, des femmes pour la plupart. Certaines ont déjà enseigné dans des pays du Maghreb, comme cette épouse de chirurgien, heureuse de pouvoir « s’occuper des enfants ». Les élèves, eux, ne chôment pas. Trois heures de classe par semaine, avec devoirs, leçons et exercices. Inès, petite Tremblaysienne de 8 ans, est contente : « On apprend de nouvelles choses, de nouvelles lettres. » « Il existe des cours d’arabe dans beaucoup de villes, mais la plupart ont lieu dans les mosquées, indique Hassen Farsadou, 
président de l’EMJF. Les parents cherchent quelque chose de professionnel. »

Abdelmalek, de Mitry-Mory (Seine-et-Marne), juge « primordial » que sa fille apprenne l’arabe « pour dialoguer avec ses grands-parents qui ne parlent pas français ». « On a aussi besoin qu’on enseigne nos valeurs, nos racines », estime un autre père, tout en précisant immédiatement : « Mais il s’agit d’un complément. L’école de la République reste la plus importante à nos yeux. » On aperçoit, ici et là, quelques fillettes voilées, tandis que la plupart des enseignantes portent le foulard. Hassen Farsadou assure que l’école ne dispense pas d’enseignement religieux au sens strict. C’est l’engagement pris auprès de la municipalité, qui lui prête les locaux. Un papa évoque pourtant des « cours de religion ». « Il s’agit de cours de morale, de bon comportement, corrige le directeur de l’école, Abdelkader Bentabet. Nous y consacrons un quart d’heure, de façon régulière, au même titre que nous enseignons le respect de l’environnement, la propreté… »

Source : Le Parisien

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Publié le 17 Décembre 2013

rythmes-scolaires-93.jpgElles s’activent en coulisses, multiplient les réunions de concertation avec les parents d’élèves, reçoivent les enseignants, prévoient d’éventuels plannings… Depuis la rentrée scolaire, la plupart des 35 villes* du département qui doivent mettre en place la réforme des rythmes scolaires en septembre prochain ont passé la seconde. Mais certaines font encore de la résistance. Et menacent clairement de ne pas jouer le jeu. Alors, pour laisser plus de temps aux villes réticentes ou pour trouver d’ici là un terrain d’entente, le gouvernement a décidé de décaler la date de rendu des avant-projets, qui déterminent les jours des ateliers périscolaires, les horaires des activités… Initialement fixée fin novembre, l’échéance a été repoussée au 30 janvier.

Mais la direction académique n’est pas dupe. En Seine-Saint-Denis, les 35 copies ne seront pas sur le bureau le jour J. Ni même pour le Conseil départemental de l’Education nationale (CDEN), décalé lui aussi au 13 février. « On sait déjà que nous n’aurons pas tous les avant-projets avant les élections municipales, estime-t-on au cabinet du directeur académique. Des délais supplémentaires seront certainement accordés, mais il faudra surtout comptabiliser les villes qui ne souhaitent pas du tout mettre en place la réforme. » Car si dans la plupart des départements tout avance vite et bien, la Seine-Saint-Denis compte son lot d’opposants.

« On ne rendra rien avant le mois d’avril minimum, assure Patrice Calméjane, le maire (UMP) de Villemomble. On ne veut pas en faire un dossier pendant les élections municipales, d’autant qu’il reste plein de questions sans réponses. » Reçus à leur demande en novembre par le directeur académique, dix des quatorze maires des villes du centre et de droite du département ont clairement fait savoir qu’ils n’enverraient pas leur copie dans les temps. Quant aux élus communistes et Front de gauche, particulièrement virulents ces dernières semaines contre la réforme, ils se gardent encore pour certains de prendre position.

A Saint-Denis, l’adjoint à l’Education David Proult assure néanmoins que la municipalité reste « républicaine » et que, malgré des interrogations comme le financement à long terme de la réforme, la ville poursuit son travail. Mais à Tremblay-en-France, rien n’est encore vraiment tranché. « Nous prendrons une décision mi-janvier, assure-t-on au cabinet du député maire (Front de gauche) François Asensi. D’ici là, nous poursuivons le processus de concertation et nous continuons à travailler sur la mise en place de la réforme. » S’ils ne valident finalement pas la mise en place de la semaine de quatre jours et demi? « Il est prévu dans la loi que le directeur académique fixe les horaires à la place des élus, assure-t-on à la direction académique. Mais nous espérons ne pas avoir à en arriver là. »

*Aubervilliers, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, L’Ile-Saint-Denis, Romainville ont déjà mis en place la réforme.

Source : Le Parisien

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Publié le 17 Décembre 2013

aulnay-sous-bois_545x341.jpgUne école privée musulmane bientôt construite à Aulnay-sous-Bois? Le projet, vieux de plusieurs années, se précise. Aujourd’hui mardi, l’association Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF), doit acquérir un terrain de 3500 m2, dans le nord de la ville, afin d’y bâtir une école confessionnelle.

« Le projet avance très bien », affirme Hassen Farsadou, 
président de l’EMJF, qui travaille désormais sur les plans du futur bâtiment avec un architecte. Le sujet était au cœur des débats du conseil municipal d’octobre dernier, puisque la parcelle, voisine du magasin Bricoman, non loin de la nationale 2, était jusqu’alors propriété de la ville. Les élus (PS, PRG, UMP, UDI) ont voté deux délibérations. La première permet de déclassifier la zone afin qu’elle puisse accueillir un bâtiment privé. La seconde transfère le terrain à la société Deltaville, en charge de l’aménagement du quartier Mitry-Princet.

L’opération a fait tiquer les élus communistes (qui se sont abstenus, ainsi que le groupe Europe Ecologie). « Ce qui nous pose problème, c’est qu’il s’agit d’un terrain public, transformé en site privé pour y construire cette école », indique Miguel Hernandez, maire adjoint PC. Mais le maire socialiste Gérard Ségura invoque un « principe d’égalité », la commune comptant déjà deux établissements catholiques (l’Espérance et le Protectorat Saint-Joseph). « De toute façon, le projet devra obtenir l’agrément de l’Education nationale », souligne-t-il, assurant que la décision n’a rien à voir avec la proximité des prochaines municipales : « Un autre endroit était à l’étude, à côté de l’école des Petits Ormes, mais la gare du Grand Paris a changé la donne. Cela a pris du temps. » Solidement implantée à Aulnay, l’EMJF avait un temps espéré s’installer dans une ancienne école publique, qu’elle occupe déjà « à titre associatif ».

L’association affirme qu’elle pourra collecter, par une campagne de dons, la somme nécessaire à l’achat de la parcelle. « On l’achètera au prix des Domaines », glisse Hassen Farsadou. Ce sera plus difficile pour la construction. Le chantier devrait coûter 1 M€. Dans un premier temps, l’association pourrait donc installer ses élèves dans des préfabriqués. Car, affirme-t-elle, de nombreuses familles attendent la création d’un tel établissement.

« Ce serait génial si ça pouvait se faire, estime ainsi Malika, maman d’un petit garçon qui fréquente déjà les cours d’arabe de l’EMJF. Il n’y a pas assez d’écoles privées musulmanes. » Cette mère au foyer est prête à sacrifier certaines dépenses pour payer l’inscription de son fils : « Ce sera peut-être des vacances en moins, mais c’est une question de choix. »

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 12 Décembre 2013

college-gerard-philippe-aulnay.jpgComme plus d’un établissement sur deux en Seine-Saint-Denis, le collège Gérard-Philipe d’Aulnay-sous-Bois appartient à l’éducation prioritaire. Il fait partie d’un réseau de réussite scolaire. Mais l’établissement pourrait perdre bientôt ce label : après plusieurs années d’effort, il affiche plus de 96% d’admis au brevet et ses classes sont désormais plutôt cotées. « On a tous les indicateurs pour sortir de l’éducation prioritaire », résume le principal, Stéphane Larrieu, également secrétaire départemental du principal syndicat des chefs d’établissements, le SNPDEN.

Il n’est pas sûr de devoir se réjouir de la nouvelle. « D’un côté, ce serait une victoire pour nous mais, de l’autre, on craint que le cercle vertueux qu’on avait mis en place ne s’écroule », confie-t-il. S’il perdait du jour au lendemain son statut, Gérard-Philipe ne disposerait plus des dotations supplémentaires qui financent les projets pluridisciplinaires et culturels des collégiens. Il devrait aussi renoncer à 9000 € de subventions du conseil général. Mais ce qui inquiète le plus Stéphane Larrieu n’est pas tant la baisse des moyens de l’établissement… que ses conséquences, pour le moral des troupes.

Crainte d’être découragés

« S’il faut choisir entre les projets, tout réinventer, on passera forcément par une phase de découragement : les enseignants auront l’impression que leur travail n’est pas reconnu », pense Stéphane Larrieu. Or, selon lui, « la stabilité des équipes est ce qu’il y a de plus important, avant même les moyens. S’il n’y en a plus, le projet d’établissement n’est plus porté par personne, il n’a plus de sens. » Le début du décrochage.

Source : Le Parisien 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 10 Décembre 2013

Aulnay Ville OuVerte organise un café-écolo sur le thème :  Scolariser les enfants Roms. Il se déroulera ce mardi 10 décembre à 20h salle Dumont (avenue Gallieni) à 100m de la gare RER B d'Aulnay-sous-Bois. Parmi les invités se trouveront Aline Archimbaud, sénatrice de Seine-Saint-Denis et Slavka Radenez, médiatrice à l'association pour la scolarisation pour les enfants tziganes (ASET). Cette réunion aura aussi pour objet de mettre en place un Collectif de soutien.

 

 

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 10 Décembre 2013

aulnay-voillaumeIls avaient cessé le travail, vendredi midi, pour dénoncer le manque de soutien de la direction qui, selon eux, nuisait au bon déroulement du lycée. Mais hier, après avoir reçu plusieurs réponses positives de la part de la proviseure de l’établissement, les enseignants du lycée Voillaume, qui scolarise plus de 2000 élèves à Aulnay-sous-Bois, ont décidé de reprendre le travail. Ce midi, ils organisent une assemblée générale pour « faire le point » et décider ensemble de la poursuite de leur action. « Nous avons obtenu des réponses positives, concrètes, aux questions que nous avions posées vendredi, explique un enseignant. Maintenant, nous allons décider si cela est suffisant ou s’il faut continuer à maintenir la pression. »

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 7 Décembre 2013

aulnay-voillaume.jpgLes 2 200 lycéens du lycée Voillaume, à Aulnay-sous-Bois, sont rentrés chez eux hier après-midi. La grande majorité des enseignants présents dans l’établissement ont en effet exercé leur droit de retrait. La raison ? Une accumulation d’événements depuis des semaines, voire des mois, qui sont, selon eux, restés sans réaction suffisante de la part de la direction.  

« Les ordinateurs sont défoncés, les agressions physiques et verbales se multiplient, nous avons même eu des bombes lacrymogènes dégoupillées en pleine classe, liste François, un professeur d’anglais. Mais à chaque fois, nous n’avons pas de soutien de notre proviseure. Les sanctions ne sont pas à la hauteur. »

Il cite l’exemple de cet élève dont les menaces de mort envoyées à une enseignante lui ont valu un avertissement de conduite. « On donne ce type de punition à un lycéen qui parle trop en classe. Il aurait fallu organiser un conseil de discipline », dénonce l’enseignant.

La menace d’un préavis de grève

Hier après-midi, les professeurs ont discuté pendant plus d’une heure avec la responsable de l’établissement pour tenter de trouver des solutions. « Nous sommes tous d’accord pour reconnaître la nécessité d’un cadre structurant pour les élèves afin qu’ils travaillent dans un climat serein », a commenté Françoise Sturbaut, la chef d’établissement, qui assure que tout devrait rentrer dans l’ordre lundi matin. Pas si sûr… Les enseignants attendent des réponses d’ici dimanche soir. Sinon? Ils prétendent qu’ils ne feront pas 
cours lundi matin entre 8 heures et 10 heures avant, peut-être, de soumettre un préavis de grève.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 1 Décembre 2013

93-education.jpgEnseignants, parents d’élèves et écoliers se sont rassemblés hier devant la direction académique de Bobigny pour réclamer davantage de moyens dans l’éducation en Seine-Saint-Denis. « Le budget alloué à la rentrée scolaire pour le département a seulement permis de combler la hausse démographique, dénonce François Cochain, le secrétaire général FSU 93. Mais il manque des moyens humains, de quoi réduire le nombre d’élèves par classe ou encore accueillir plus d’enfants en très petite section de maternelle. »

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 30 Novembre 2013

college-victor-hugo-aulnay.jpgDu 2 au 6 décembre 2013, dans le cadre de la semaine de solidarité organisée par le Comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) du collège Victor Hugo, deux actions se dérouleront :

1/ une collecte à destination des Restos du coeur et du Secours populaire
est organisée. 
Il s’agira de collecter des denrées alimentaires non périssables pour les Restos du coeur (sucre, farine, pâtes, aliments pour bébé…) et des vêtements, chaussures, livres et jouets pour le Secours populaire.
Responsable : M. DELLAI

2/ une collecte à destination de l’association ANNHYA « la volonté d’agir ici et là-bas » est organisée. 
Les élèves pourront donner du matériel scolaire (stylos, feuilles, cahiers etc.) pour plusieurs établissements scolaires maliens. 
Responsable : M. TOURE

Les deux collectes concerneront l’ensemble de la communauté scolaire et s’organiseront toute la semaine jusqu’au vendredi 6 décembre 2013 (midi).
Les dons se feront à l’entrée de l’établissement à chaque début de demi-journée.

Collège Victor Hugo, 55 rue Auguste Renoir, Aulnay-sous-Bois, 01 48 66 54 72.

Source : http://www.dsden93.ac-creteil.fr

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Publié le 24 Novembre 2013

Communiqué du Groupe des élus Verts - Aulnay Ecologie 

Aulnay-sous-Bois, le 21 novembre 2013 

Nouveaux rythmes scolaires :

demande de dérogation pour une mise en place de qualité

Europe écologie les Verts logo 2011Lors du conseil municipal du 28 novembre prochain, les élus écologistes présenteront un voeu afin de demander au gouvernement une année de dérogation pour l’application des rythmes scolaires.

En effet, favorables sur le principe de cette réforme mais soucieux de préparer au mieux son application, les élus écologistes (face au bilan contrasté des communes ayant instauré cette mesure dès la première année) pointent du doigt les difficultés que pourront rencontrer les communes à la fois au niveau de l’organisation des journées, du recrutement, de la qualité des prestations ou du financement.

Alain AMEDRO, président du groupe Aulnay Ecologie, rappelle les enjeux: "Il faut refuser la démagogie qui consiste à rejeter en bloc une mesure utile aux plus défavorisés. En même temps, nous sommes obligés de reconnaître les difficultés de la mise en place d'une telle réforme. Pour la réussir, le prochain maire devra adapter le rythme de la ville entière, et le temps risque de nous manquer. Nous ne pouvons pas faire preuve d'improvisation avec nos enfants, les aulnaysiens méritent une réforme de qualité."

Ainsi, cette réforme qui a vocation à prendre en compte l’intérêt de l’enfant, doit se faire en concertation avec le personnel enseignant, les associations partenaires, les habitants concernés, pour installer une dynamique nouvelle des rythmes de la ville et pour prendre le temps de recruter et former des intervenants de qualité.

Nouveau blog: http://elusaulnay.eelv.fr/

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 20 Novembre 2013

poi-reunion-aulnay.pngLe POI (Parti Ouvrier Indépendant) organise une réunion publique ce mercredi 20 novembre à 19h30 à la salle Dumont d’Aulnay-sous-Bois. Depuis plus d'un mois, ses militants font signer à la porte des écoles et sur les marchés la lettre ouverte au Maire d'Aulnay lui demandant de ne pas mettre en place à la prochaine rentrée 2014 la (contre) réforme sur les rythmes scolaires. Celle-ci a recueilli environ 300 signatures à ce jour. Une délégation des signataires sera constituée prochainement. Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte adressée par le POI à Gérard Segura.

LETTRE OUVERTE A M. SEGURA, MAIRE D'AULNAY-SOUS-BOIS

M. le Maire, vous avez affirmé votre intention d'appliquer la réforme Peillon sur les rythmes scolaires à la rentrée 2014, préparée par une lettre aux directeurs d'école, un questionnaire aux parents, des réunions du personnel communal, des articles élogieux dans Oxygène...

Or, un mois après la rentrée scolaire, dans les communes qui l'ont mise en place (18 % des communes), l'écrasante majorité des enseignants et des parents dénonce cette réforme.

Les Aulnaysiens soussignés, parents d'élèves, enseignants, citoyens, vous demandent solennellement :

NE METTEZ PAS EN PLACE A LA PROCHAINE RENTREE LA REFORME DITE DES RYTHMES SCOLAIRES !

PRONONCEZ VOUS POUR L'ABROGATION DU DECRET PEILLON SUR LES NOUVEAUX RYTHMES SCOLAIRES

A Aubervilliers jeudi 3 octobre, 90% des enseignants des écoles maternelles et primaires étaient en grève à l'appel de tous leurs syndicats et une manifestation devant la mairie exigeait "la suspension immédiate de la réforme". La situation est la même à Paris.

Parents et enseignants dénoncent fatigue accrue des enfants - et des maîtres- , multiplication des intervenants , ne connaissant pas les enfants et  parfois insuffisamment qualifiés, pertes de repères des élèves, problèmes de sécurité, activités différentes et horaires différents selon les écoles et les communes, remise en cause des horaires et conditions de travail du personnel communal... Comme le dit une lettre de Directeurs d'école du VIe arrondissement de Paris adressée au Maire de Paris : "le projet territorial produit au quotidien ses effets dévastateurs."

Au delà du chaos provoqué par la mise en place de ce décret, la territorialisation, c'est la remise en cause du caractère national de l'enseignement.

"L'ECOLE PUBLIQUE RELEVE DE LA REPUBLIQUE, PAS DES TERRITOIRES !"

Elle doit rester un lieu d'instruction protégé, où les maîtres, bénéficiant d'un statut de fonctionnaire d'état, enseignent un programme national, identique sur tout le territoire, selon des horaires nationaux. Cette réforme des rythmes scolaires, reliée à l'acte III de la décentralisation, c'est la fin de l'Education nationale.

NON AU PROJET EDUCATIF TERRITORIAL ! NON A LA GENERALISATION 

DE LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES ! RETRAIT DU DECRET PEILLON !

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Rédigé par Robert Ferrand

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Publié le 13 Novembre 2013

aubervilliersA Aubervilliers, les enseignants grévistes des écoles maternelles et élémentaires manifestent aujourd’hui devant la mairie aux côtés des parents d’élèves, animateurs et personnels des écoles pour demander le retrait de la réforme et le maintien des emplois. Le cortège ira ensuite à Paris, au ministère de l’Education nationale. Selon les syndicats, la grève devrait être largement suivie aujourd’hui à Aubervilliers où six écoles seront fermées et la plupart perturbées. A Bondy et Romainville, des manifestations de parents d’élèves sont également prévues. Demain, les cours risquent d’être bouleversés dans tout le département à la suite d’un appel à la grève nationale. Les syndicats attendent entre 50% et 80% de grévistes selon les villes. Par ailleurs, des maires UMP d’Ile-de-France ont tenu une conférence de presse hier lors de laquelle ils ont tiré çà boulets rouges sur la réforme Peillon « qui est profondément chaotique et injuste », selon l’ex-ministre du Budget, Valérie Pécresse.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 7 Novembre 2013

greve-rythme-scolaire.jpgAlors qu’une grève des enseignants est prévue le 13 novembre à Aubervilliers et le lendemain dans plusieurs villes de France, dont Paris, pour dénoncer la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, la ministre déléguée à la Réussite scolaire, George Pau-Langevin, rencontre cet après-midi les élus des cinq villes concernées en Seine-Saint-Denis*. « On sent bien que le gouvernement marche sur des œufs et a besoin de prendre le pouls localement, assure-t-on au cabinet d’une des villes concernées par la réforme. D’autant qu’Aubervilliers devient le chef de file de la contestation nationale. »

Manque de locaux pour les ateliers de l’après-midi

Le maire PS de la ville, Jacques Salvatore, entend bien justement profiter de la présence de la ministre pour se faire entendre. Son problème? Le manque de locaux. Car si les réfectoires, préaux et autres salles de groupes peuvent être réquisitionnés par les mairies pour mettre en place les ateliers périscolaires deux fois par semaine, cela reste insuffisant. « Il nous manque des salles de classes, confie Jacques Salvatore. Nous avons 95 classes disponibles, mais il nous en faudrait 150 ou 160 pour le bon fonctionnement des ateliers. »

Le hic : les enseignements refusent de les céder aux animateurs par peur des vols ou des dégradations. Et puisqu’ils organisent leurs ateliers pédagogiques complémentaires (APC) — des cours de soutien en petits groupes — pendant les ateliers périscolaires, la ville ne peut pas les réquisitionner de force. « Nous allons proposer aux enseignants un protocole mis en place au cas par cas avec les animateurs pour qu’ils acceptent de laisser leur classe », explique-t-il. Et s’ils refusent? « S’il n’est pas possible d’harmoniser les choses par la discussion, je crois qu’il faut que le ministère trouve d’autres voies par le biais de l’Education nationale. C’est à lui de prendre ses responsabilités pour que l’on puisse mettre en place la réforme. »

*Aubervilliers, Bondy, L’Ile-Saint- Denis, Le Pré-Saint-Gervais et Romainville.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 17 Octobre 2013

reforme-peillon-aubervilliers.jpgLes sifflets, les huées et les slogans contre la réforme des rythmes scolaires résonnent sur la place de la mairie d’Aubervilliers. Hier midi, sous un léger crachin, environ 200 enseignants et parents d’élèves — deux fois moins qu’il y a quinze jours — avaient fait le déplacement pour demander la suppression de la réforme Peillon, qui a fait passer la semaine d’école de quatre à quatre jours et demi avec la mise en place d’activités périscolaires. « Les profs ont revoté une journée de grève le 13 novembre, explique Yann Maillard, du syndicat enseignant SNUipp. Nous invitons les villes qui doivent passer à la réforme en 2014 à rejoindre notre mouvement et à venir manifester ce jour-là devant le ministère de l’Education nationale. »

Alors qu’Aubervilliers est en passe de devenir le bastion de la contestation nationale, les associations recrutées dans le cadre de la réforme commencent à grincer des dents. La ville, qui a mobilisé pour moitié des éducateurs et animateurs municipaux pour mettre en place les activités périscolaires, a également fait appel à de nombreuses associations. Elles doivent être reçues demain soir en mairie pour un point d’étape. « On entend que nous ne sommes pas compétents et que les enfants sont en danger avec nous, s’indigne Guilain, le responsable de l’association d’activités artistiques et culturelles Frères Poussières. Cela me met en colère. D’autant que nous offrons vraiment des animations de qualité aux enfants et que cela se passe très bien. »

Sur la place de la mairie, un groupe de parents ricanent. Pour eux, leurs enfants ne font que du « coloriage ou des jeux de ballons ». « On voit bien que dans une même école, certains élèves font une vraie activité et d’autres pas, nuance toutefois Adeline Lerigoleur de la FCPE. Il faudrait plus de moyens et d’espace pour réaliser de vrais ateliers. »

Les enseignants rechignent à prêter leurs classes 

La mairie assure que les moyens donnés aux animateurs seront renforcés, mais il reste toujours le manque de locaux. Le nerf de la guerre de la réforme. Les associations parviennent parfois tant bien que mal à faire leurs activités dans les cantines, les préaux ou les salles de musique, les animateurs de la ville, eux, sont bien souvent relégués à l’extérieur, faute de classe disponible. Depuis la rentrée, certains ont jeté l’éponge, démotivés par les problèmes d’organisation, le manque de moyens, la mauvaise entente avec les enseignants, les heures d’activités organisées in extremis dans les couloirs… « Ils ont de vrais projets mais ne peuvent pas les mettre en place », reconnaît une maman.

Mais pas question pour les enseignants de laisser leurs salles de classes, des « lieux de travail qui ne doivent pas être transformés en lieux d’activités périscolaires ». Sans compter que les professeurs y organisent des 
cours en petits groupes pour rebooster le niveau de certains élèves fragiles. « Nous, on a peur d’être mis à la porte, lâche enfin un responsable d’association. Ce serait financièrement difficile. » Et la demande de maintien des emplois, exigée par les syndicats d’enseignants, ne le rassure pas. Un nouveau bras de fer en perspective? « C’est inévitable, murmure une directrice d’école. On verra ce que fera la mairie lorsque professeurs et animateurs se feront face pour entrer dans une classe. »

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 14 Octobre 2013

education moderneEviter à tout prix le scénario catastrophe de la rentrée 2012 en Seine-Saint-Denis : les classes sans professeur, les élèves dispatchés dans l’école pendant des semaines, les sit-in de parents en colère, les tentes plantées dans les cours de récréation, les grèves des enseignants fatigués… Voilà l’objectif prioritaire du directeur académique Jean-Louis Brison pour réussir l’année 2013-2014. Et s’il se dit « plus serein », c’est bien parce qu’il a réussi à obtenir davantage de « moyens humains ». Plus de professeurs titulaires ? Non, puisque malgré les nouvelles recrues diplômées, le nombre d’enseignants reste insuffisant. Alors, pour pallier au manque de professeurs dans le département, et tenter de remédier aux absences prolongées de certains enseignants, l’inspection académique a sorti sa carte maîtresse : les contractuels.

Recrutés massivement avant la rentrée, ces étudiants en troisième année de licence ou master et ces anciens salariés en reconversion professionnelle ont accepté de prendre en main une classe en primaire, collège ou lycée durant toute l’année scolaire, pour quelques heures ou à temps plein. Cela se fait déjà depuis longtemps dans les collèges et lycées, où ils sont plus de 1500 contractuels à enseigner. En maternelle et élémentaire, le mouvement s’est intensifié cette année. A la rentrée, près de 300 professeurs des écoles non diplômés de l’Education nationale ont rejoint les classes du 93.

La plupart d’entre eux préparent le concours pour devenir titulaire. Ils sont nombreux, d’ailleurs, à avoir déjà été reçus à l’écrit et à préparer l’oral du concours. « Mais certains n’envisagent même pas de le passer, s’inquiète une maman membre du collectif des parents d’élèves de la Seine-Saint-Denis. Ils font ça comme un petit boulot, c’est tout. » Malgré les craintes de certains parents, ces jeunes majoritairement motivés restent « une roue de secours pour le rectorat », selon Mathieu Logothétis, le secrétaire départemental du syndicat Snes-FSU. « En collège et lycée, un peu plus d’un prof sur neuf est contractuel, reprend-il. En Seine-Saint-Denis, s’ils n’étaient pas là, cela ne tournerait pas. »

Propulsés devant une classe sans formation pédagogique, ces enseignants novices et fragiles se retrouvent confrontés aux cours à préparer, aux violences verbales ou physiques… Alors, pour mieux comprendre leur quotidien, leurs attentes et leurs peurs, nous avons choisi d’en suivre trois tout au long de l’année : Joakim, professeur des écoles en CE 2, Marie, professeur d’histoire-géographie au collège, et Frédéric, professeur de lettres modernes au lycée. Leurs prénoms ont été changés et nous n’indiquerons pas les établissements ni les villes dans lesquels ils font classe, dans le but de leur permettre de continuer à travailler le plus sereinement possible. Motivés, travailleurs et d’ores et déjà admissibles au concours de l’Education nationale, ils n’ont qu’une envie : réussir leur oral en juin prochain.

Source : Le Parisien

 

 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 9 Octobre 2013

aubervilliersRéunis hier soir à Aubervilliers en assemblée générale, les parents d’élèves, enseignants et animateurs ont décidé de poursuivre le mouvement contre la réforme des rythmes scolaires. Les occupations d’école et les actions symboliques des parents vont se poursuivre toute la semaine, une pétition de soutien va être lancée et un nouveau rassemblement devant la mairie est prévu mercredi midi prochain. Les enseignants se réuniront entre eux mardi pour décider de l’éventualité d’une nouvelle journée de grève.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 6 Octobre 2013

aubervilliers.jpgLa contestation de la réforme des rythmes scolaires s’est invitée hier au nouveau conservatoire à rayonnement régional (CRR) d’Aubervilliers. Environ 200 parents et enseignants en colère se sont rassemblés, vers 18 heures, devant l’entrée du bâtiment flambant neuf, inauguré hier par un concert d’Amadou et Mariam. Le maire (PS), Jacques Salvator, qui a pu entrer dans le CRR par une porte adjacente, était attendu par les manifestants qui exigeaient « des réponses concrètes aux nombreux problèmes rencontrés dans la mise en place des nouveaux rythmes scolaires », selon une porte-parole.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 4 Octobre 2013

mairie-aubervilliers-copie-1.jpgAubervilliers, hier. « Une réforme bâclée, des enfants fatigués! » « Ma commune est pauvre, mon périscolaire aussi ». Sur le parvis de la mairie d’Aubervilliers, 400 à 500 professeurs des écoles, enfants et parents d’élèves étaient réunis hier midi pour manifester contre la réforme des rythmes scolaires et demander sa suspension immédiate. Reçus par le maire PS Jacques Salvator, les syndicats n’ont pas été satisfaits par la rencontre, ponctuée de sifflets et de huées. « Le maire a plutôt mis le feu aux poudres », assure Yann Maillard, du Snuipp, gréviste comme 95% des enseignants.

Et si 21 écoles sur 32 étaient fermées ou fortement perturbées hier, plusieurs d’entre elles devraient être occupées aujourd’hui puisque les parents d’élèves ont décidé de poursuivre le mouvement hier soir à l’issue d’une assemblée générale. La grève des enseignants n’est, quant à elle, pas reconduite. « Il nous faut plus de temps pour mettre en place cette réforme à laquelle je crois », a pourtant demandé hier Jacques Salvator, précisant qu’il sera reçu aujourd’hui au rectorat. J’espère pouvoir obtenir plus de moyens pour améliorer les choses. » Hier, le directeur académique Jean-Louis Brison a assuré aux enseignants qu’il contacterait Vincent Peillon, le ministre de l’Education nationale. « Mais il ne peut pas suspendre la réforme, assure Lydia De Lyse, du Snuipp. Et il ne sait même pas si le ministre en a le droit. »

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 28 Septembre 2013

mairie-aubervilliers.jpgDans leur contestation contre la lente mise en place de la réforme des rythmes scolaires à Aubervilliers, les animateurs ne sont plus seuls. Hier, pour le deuxième après-midi d’affilée, ils ont été rejoints sur la place de la mairie, par les parents d’élèves. Ils étaient donc près de 300, au plus fort du rassemblement, à afficher leur mécontentement à l’encontre de la villesocialiste. « Nous sommes devant des situations ubuesques, peste Pierre-Marie Lasbleis, représentant des parents d’élèves FCPE. Le lendemain de la rentrée, à l’école Balzac, ils ne retrouvaient plus un enfant qui, en fait, était au centre de loisirs. »

Une telle situation fait heureusement office d’exception. Mais elle est révélatrice des difficultés rencontrées. Ce que ne conteste pas la mairie. « La situation est délicate », convient Daniel Garnier, l’adjoint à l’enseignement. La faute à un manque de moyens, selon les représentants des animateurs. « Il y a un problème humain et un problème matériel, avance Catherine Lama, directrice CGT des territoriaux. Il faut un animateur par classe et des locaux adaptés en plus grand nombre. »

Pour Daniel Garnier, tout n’est qu’une question de temps. « On avance pas à pas. Ce problème de locaux, on s’en préoccupait déjà en juillet, assure-t-il. Il manque encore des salles. Mais les situations sont très variées selon les écoles. Là où les professeurs mettent à disposition leurs salles de cours, cela se passe bien. Il faut convaincre ceux qui refusent. » Un argument dont ne se satisfont pas les parents d’élèves. « On ne nous apporte aucune réponse concrète à nos inquiétudes, souffle Pierre-Marie Lasbleis. Les élus nous ont reçus jeudi et vendredi, mais ils n’ont pas l’air plus inquiets que cela. En attendant, ce sont nos enfants qui en pâtissent. »

Ce que confirme Sabrina, une mère de famille : « J’ai un garçon de 8 ans. Dès la deuxième semaine d’école, il n’a plus voulu aller aux activités périscolaires. On lui avait promis plein de belles choses. Au final, il ne fait rien car les animateurs n’en ont pas les moyens. Je le récupère énervé. » Les animateurs eux aussi s’impatientent. « La rentrée, c’était il y a trois semaines. Et nous sommes déjà tous épuisés, argue l’un d’eux. Je dois courir d’un endroit à un autre, connaître 300 élèves dans une école et 300 dans une autre. C’est intenable. » Leurs représentants doivent de nouveau rencontrer les élus, ce lundi. Une décision sera alors prise sur la suite à donner à leur mouvement. Alors qu’une grève des enseignants se profile pour jeudi prochain.

Source : Le Parisien

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Rédigé par Aulnaylibre !

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