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Publié le 24 Mai 2014

RMNe vous méprenez pas : en septembre, tous les écoliers de France passeront bien à la semaine de quatre jours et demi. La Seine-Saint-Denis, qui a testé la réforme dans cinq villes* cette année, ne devrait pas faire exception, sauf annonce inattendue du ministère d'ici la fin de l'année scolaire.

C'est bien sur cet infime espoir que se focalisent encore de nombreux élus du département. Certains maires de droite assurent encore, comme un coup de bluff, qu'ils n'appliqueront pas la réforme dans leur ville. D'autres, plus mitigés, comme à Montreuil, précisent qu'ils espèrent obtenir un report in extremis. Preuve de l'opposition à la réforme des rythmes scolaires, assez forte dans le département, ils seront nombreux à manifester ce matin devant la préfecture de Bobigny pour réclamer, a minima, un report d'un an. Une délégation de maires sera d'ailleurs reçue par le directeur académique à 9 heures.

« Je pense que la mobilisation sera suivie, estime Claude Capillon, le maire
UMP de Rosny-sous-Bois qui a mobilisé les élus de droite sur ce sujet il y a quelques semaines. Moi, j'ai toujours dit que je n'appliquerai pas cette réforme. Mais je sais qu'il faut tout de même regarder et travailler pour ne pas être pris de cours, au cas où... » Comme lui, la plupart des élus qui tentent encore de maintenir le bras de fer avec l'Etat s'organisent en coulisses. Car ils savent bien qu'ils doivent envoyer leur copie le 6 juin au plus tard à la direction académique. Sinon ? Ce sera à l'Education nationale de trancher à leur place.

« L'idée était de trouver un consensus local à chaque fois, explique-t-on au ministère de l'Education nationale. Mais en aucun cas les maires ne peuvent refuser la mise en pratique de la réforme. » S'ils persistent, le directeur académique décidera lui-même du calendrier des écoliers pour la rentrée de septembre, « au regard de ce qui se fait dans les villes voisines », explique-t-on au ministère. Mais quoi qu'il arrive, les élèves auront des cours tous les matins, du lundi au vendredi. Seule possibilité pour les maires : regrouper les ateliers périscolaires -- facultatifs -- sur une ou deux demi-journées, l'après-midi, plutôt que de les faire sur une durée plus courte en fin d'après-midi. « Le ministre peut aussi octroyer une dérogation pendant trois ans, à titre expérimental, si le maire propose un autre schéma, précise un proche de Benoît Hamon. Mais il faut que ce projet soit validé. »

Déjà, certains élus, notamment les maires nouvellement élus, ont renoncé à proposer des ateliers périscolaires, trop compliqués à mettre en place d'ici la rentrée. « Nous avons demandé en vain le report d'un an pour ces nouveaux maires qui n'ont que quelques mois pour plancher sur la réforme, dénonce Jean-Christophe Lagarde, le député-maire UDI de Drancy et chef de file de la protestation des élus UDI du département. A Saint-Ouen, Bobigny ou encore au Blanc-Mesnil, les maires se sont retrouvés devant un travail pharamineux. On joue avec nos enfants ! » Lui a finalement décidé de ne pas organiser d'ateliers « pompons, macramés et chorale » qu'il juge « inutiles » pour les enfants.

A la place, les cours de soutien scolaire existants déjà dans certaines écoles seront généralisés pour les CP et les CE 1 de la ville. Quant aux aides de l'Etat (50 € par enfant + 40 € par enfant si la ville perçoit la dotation de solidarité urbaine), il assure qu'elles serviront notamment à ne pas répercuter les heures supplémentaires des agents des écoles pour prendre en charge les enfants entre 8 h 30 et 9 heures le matin. « Mais quoi qu'il arrive, la ville paiera une partie de sa poche », grince-t-il.

* Aubervilliers, Bondy, Romainville, Le Pré-Saint-Gervais et l'Ile-Saint-Denis.

Source : Le Parisien

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Publié le 23 Mai 2014

aulnay-college-debussy.jpgAUJOURD'HUI, DES PARENTS d'élèves se sont donné rendez-vous devant le collège Debussy d'Aulnay-sous-Bois et appellent à une journée Collège mort. Ils viennent ainsi soutenir les enseignants, remontés depuis plusieurs jours après une série de graves incidents.

Mardi après-midi, une poignée d'élèves sont entrés dans l'enceinte de l'établissement en sautant par-dessus la grille et ont mis le feu à un arbre proche d'un bâtiment où se trouve l'atelier des Segpa (sections d'enseignement professionnel et adapté) et le dojo de sport. Deux agents du collège ont tenté d'éteindre l'incendie avec des extincteurs mais il a fallu attendre l'arrivée des pompiers pour y parvenir.

Pendant les quarante minutes qui ont été nécessaires pour circonscrire le feu, l'alarme incendie n'a pas fonctionné. Et la direction de l'établissement n'a pas procédé à l'évacuation du bâtiment. « On a appris cet incident à 17 heures, par des bruits de couloirs, explique un enseignant. Pour toute l'équipe, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. »

Le lendemain, les professeurs de ce collège de 700 élèves classé en zone d'éducation prioritaire (ZEP) ont exercé leur droit de retrait. Hier encore, la quasi-totalité des enseignants n'ont pas fait cours et les élèves sont rentrés chez eux.

S'ils sont si mobilisés, c'est parce que les problèmes se sont multipliés ces dernières semaines au collège Debussy. Il y a deux mois déjà, des collégiens ont jeté des pierres dans le dos d'une enseignante. Il y a deux semaines, d'autres ont tenté de mettre le feu dans une salle de sciences de 3 e . Et lundi, les pompiers sont également intervenus devant l'établissement pour éteindre un incendie, au rond-point situé en face du collège. « On se sent en insécurité pour nous mais aussi pour les élèves, poursuit le professeur. Et, surtout, tous ces problèmes sont liés à une mauvaise gestion. Voire à une non-gestion du collège par la direction. »

Vent debout contre la principale du collège, en poste depuis trois ans à Debussy, les professeurs n'y vont pas de main morte et dénoncent des problèmes de communication, un manque de compétence dans la gestion administrative... et demandent le départ pur et simple de la principale.

A la direction académique, on ne tient pas à s'exprimer sur ce point. Mais on reconnaît que la « situation est complexe » et qu'un audit a été diligenté ces dernières semaines au collège pour « tenter de comprendre les différents dysfonctionnements et de trouver des solutions ». Déjà, depuis mardi, une équipe mobile de sécurité (EMS) a été dépêchée sur place pour apaiser les choses, sécuriser le collège et lancer une médiation avec les élèves.

Source : Le Parisien

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Publié le 14 Mai 2014

RMLe maire UMP d'Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza organise ce mercredi 14 mai une réunion publique sur la réforme des rythmes scolaires, qu'il ne souhaite pas appliquer dans sa commune à la rentrée prochaine. Après l'ensemble de la « communauté éducative » conviée à venir discuter hier soir, ce sera au tour des parents d'élèves. Le 30 avril, le conseil municipal a adopté une délibération repoussant la mise en place de la réforme, jugée « extrêmement coûteuse ».

Ce soir, à 20 heures, réunion publique des parents d'élèves au gymnase Pierre-Scohy.

Source : Le Parisien

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Publié le 4 Mai 2014

Hamon.jpgRéforme. Le ministre de l’Education l’a encore martelé, avant-hier, dans un établissement de Seine-et-Marne. Les écoliers travailleront à la rentrée du lundi au vendredi, mercredi inclus.

Déminer sans « détricoter ». Pour son premier déplacement dans une école depuis l'annonce de l'assouplissement des rythmes scolaires, Benoît Hamon a de nouveau martelé que l'assouplissement promis de la réforme des rythmes scolaires n'empêcherait en rien son application. La visite dans cet établissement de Lieusaint (Seine-et-Marne) arrive à point nommé, trois jours après la démission de son directeur général de l'enseignement scolaire, interprétée par certains comme un désaveu alors qu'un décret présenté la semaine prochaine doit donner la possibilité aux maires d'aménager avec davantage de flexibilité le temps périscolaire.  

En clair, les communes pourront regrouper les activités en un après-midi pour une meilleure organisation (au lieu d'une heure par exemple chaque après-midi). Les cours devant le tableau noir se dérouleront bien du lundi au vendredi, mercredi matin inclus.

A l'école Ferme-de-la-Chasse de Lieusaint, c'est déjà peu ou prou la formule qui a été adoptée par parents, enseignants et mairie « dans la concertation ». « En une heure et demie le vendredi après-midi, on a le temps d'emmener les élèves faire du foot ou à la ludothèque », explique la directrice Emmanuelle Litwinski. « L'impact est plutôt négatif parce que la semaine est plus longue et les enfants sont plus fatigués. Avant, ils avaient une vraie coupure », oppose une enseignante. « Le moment où on apprend le mieux c'est entre 9 heures et 11 heures du matin » a insisté Benoît Hamon.

Frédéric, père de Romane, scolarisée en CP, opine du chef. Lui n'a guère remarqué de bâillements excessifs dès le jeudi matin ou une soudaine paresse devant les devoirs. « On amenait déjà notre fille au centre, car on travaille le mercredi », confie-t-il. Cet informaticien voit sa fille revenir « super contente » des cours de zumba ou des rencontres avec des personnes âgées en maison de retraite. Dans cette école modèle, le système « a mis un peu de temps avant de se roder mais fonctionne très bien », admet Chantal, représentante des parents d'élèves. « Et il n'y a pas eu de hausses des impôts locaux ni des frais de cantine », se réjouit-elle. « Ma fille a appris le foot et ça lui a beaucoup plu. Ça lui a permis de découvrir une activité qu'elle pensait réservée aux garçons. » Cette assistante de direction qui ne travaille pas le mercredi a initialement rechigné à régler son réveil plus tôt cet habituel jour de relâche mais s'est finalement « organisée ». « Je couche ma fille à la même heure le mardi soir et je profite du mercredi matin pour prendre du temps pour moi. »

Toutes les communes peuvent-elles connaître in fine cette application exemplaire ? En plein mouvement d'opposition aux nouveaux rythmes, de nombreux édiles avaient insisté sur les disparités entre mairies bien dotées et petites communes rurales. L'Association des maires de 
France a de nouveau interpellé le ministre de l'Education sur la question du financement, s'inquiétant de l'incapacité de certaines communes à assumer la réforme.

Source : Le Parisien

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Publié le 2 Mai 2014

RM.jpgLa réforme des rythmes scolaires ne s'appliquera pas à la rentrée à Aulnay. Le conseil municipal a délibéré en ce sens mercredi soir, sous la houlette du nouveau maire UMP. Bruno Beschizza a proposé de « différer » la mise en place des nouveaux rythmes, et a également obtenu des élus qu'ils l'autorisent « à saisir l'ensemble des recours possibles afin d'amener une révision du décret ». Dès son élection, l'édile s'était publiquement inquiété du coût de sa mise en oeuvre,« au minimum à 2,5 M€ », avec le recrutement de « plus de 150 agents d'animation ». Sa lettre, adressée au ministre de l'Education Benoît Hamon il y a trois semaines, est semble-t-il restée sans réponse. « C'est accorder bien peu de considération à une ville de plus de 80 000 habitants», a-t-il affirmé mercredi. « Va-t-on se mettre dans une impasse et priver les enfants aulnaysiens d'une demi-journée d'école supplémentaire ? », a réagi le député socialiste Daniel Goldberg, rappelant qu'un questionnaire adressé aux familles et un comité de pilotage avaient permis à l'ancienne équipe municipale de travailler sur des scénarios pour la rentrée 2014.

Source : Le Parisien

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Publié le 8 Avril 2014

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Source : Le Parisien

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Publié le 7 Avril 2014

Voilà le guide Michelin des lycées. Un classement, rendu public le 4 avril 2014 par l'Education nationale. Cette année encore, le privé est en tête en Seine-Saint-Denis avec quatre établissements qui ont obtenu 100 % de réussite au bac l'an dernier. A la 5 e place, on trouve un lycée public, René-Cassin au Raincy, qui a lui aussi 100 % de réussite en 2013. Il n'était que 24 e l'an dernier. Une progression de 19 places ! Le deuxième lycée public est Nicolas-Joseph-Cugnot, de Neuilly-sur-Marne, avec 97 % de réussite (+ 5 places). En 15e position, on trouve un autre lycée général et technologique, Lucie-Aubrac à Pantin avec 95 % de réussite. Et cela alors que l'établissement était en queue de peloton l'an dernier, à la 53 e place avec seulement 60 % de réussite !

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2LYCEES93.pngD'une manière générale, le taux de réussite au bac des lycées de Seine-Saint-Denis a progressé par rapport à l'an dernier. Ils n'étaient que 31 à dépasser les 80 %, ils sont 44 cette année. Même les derniers ont eu de meilleurs résultats, à l'instar de Jean-Moulin au Blanc-Mesnil.

Mais si les résultats à l'examen final peuvent faire rêver les parents, mieux vaut rester vigilants. Car certains lycées sélectionnent leurs élèves sur dossier avant l'entrée en seconde. D'autres écrèment largement entre la seconde et la terminale pour booster leurs taux de réussite au bac. Au lycée privé Fénelon de Vaujours, par exemple, seuls 63 % des élèves de seconde obtiennent leur bac trois ans plus tard, et cela alors que le taux de réussite est de 98 %. Cependant, des taux d'accès de la seconde au bac trop faibles ne reflètent pas toujours la réalité. Surtout pour les lycées aux filières générales et technologiques, qui ne poursuivent pas toutes les filières jusqu'en terminale.

Ce qu'il faut surtout regarder ? La différence entre le taux de réussite au bac attendu par l'Education nationale et celui obtenu réellement en fin d'année. « Il montre les établissements où les équipes enseignantes se battent pour les jeunes, via des projets notamment », observe François Cubizol, le président de la FCPE 93.

Ainsi, Utrillo à Stains a 14 points de réussite en plus qu'attendu, Louise-Michel à Bobigny, 13 points, Voillaume à Aulnay, 11 points, Mozart au Blanc-Mesnil, 10 points, Le Corbusier à Aubervilliers, 8 points.

Comment lire le tableau du Parisien

Ce palmarès est établi à partir des statistiques du ministère de l’Education nationale. Nous avons croisé pour cela plusieurs critères. Le premier est le taux de réussite au bac, toutes séries confondues (2e colonne). Le deuxième critère est le taux de réussite attendu, déterminé par le ministère en fonction de l’origine sociale des élèves, leur âge ou encore leur niveau scolaire (3e colonne). Si le taux de réussite au bac est meilleur que le taux attendu, cela signifie que l’équipe éducative a été performante pour faire progresser les élèves. C’est ce que l’on appelle aussi la valeur ajoutée de l’établissement. Enfin, le troisième critère est le taux d’accès de la seconde au bac (dernière colonne). Il permet de savoir si l’établissement garde la plupart de ses élèves jusqu’à l’examen ou s’il a tendance à se séparer des jeunes les moins performants pour qu’ils ne fassent pas « chuter la moyenne ».

Source : Le Parisien

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Publié le 31 Mars 2014

abcd-de-l-egalite-visent-a-interroger_b0df94c691f50ce7945d7.jpgDevant l'école Savigny, nichée entre deux tours HLM, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), de jeunes mamans, hijab ajusté sur la tête, discutent en attendant la sortie des classes. Elles n'ont pas participé, lundi 31 mars, à la journée de retrait de l'école (JRE), initiée par la militante Farida Belghoul pour protester contre le prétendu enseignement de la « théorie du genre » en maternelle et en primaire.

Pourtant, par le passé, elles y ont toutes déjà pris part, au moins une fois. « C'était à cause des SMS », explique Fatiah, 32 ans. Ces SMS, elle en recevait des dizaines chaque jour, moins aujourd'hui. Leurs auteurs, elle ne les connaît pas tous. « Il y a des copines, mais aussi des numéros inconnus. »

Malgré les multiples informations qu'ils contiennent, parfois contradictoires, ils ont un point commun : sonner l'alerte. Alerte à l'éducation sexuelle des enfants dès la maternelle, alerte à l'initiation à la masturbation par les professeurs, alerte à l'intervention de travestis et transsexuels dans les classes…

« MON TÉLÉPHONE SONNAIT CINQUANTE FOIS PAR JOUR »

Au départ, la vague d'inquiétude a été forte, irraisonnée. Quelques mamans se sont empressées de retirer leurs enfants de l'école, ont appelé au secours les établissements privés du quartier, demandé d'y inscrire leurs petits dès la prochaine rentrée.

« Mon téléphone sonnait cinquante fois par jour », se souvient Hassen Farsadou, directeur de l'association Espérance musulmane de la jeunesse française. Depuis 2008, il cherche à réunir des fonds pour la construction d'un établissement privé musulman à Aulnay-sous-Bois. « Je n'ai pas reçu de dons pour le moment, mais c'est clair, la polémique sur la théorie du genre a joué en ma faveur », s'exclame-t-il.

D'autres mamans ont frappé aux portes des salles des professeurs, réclamant des explications. « Souvent, ils sont restés silencieux », regrette Myriam, 32 ans, visage adolescent marqué par quelques rides d'anxiété. « Parfois, ils n'étaient même pas au courant », ajoute son amie, même allure juvénile.

Il aura fallu du temps aux enseignants pour prendre connaissance des rumeurs, les démentir, parler d'une seule voix. Non, la théorie du genre n'existe pas. Non, les garçons ne vont pas être contraints de porter des jupes, et les filles, des pantalons. Mais oui à la lutte contre l'homophobie, contre les stéréotypes filles-garçons, pour la parité des filières professionnelles. En clair, il s'agit d'expliquer aux parents ce que sont les ABCD de l'égalité — dispositif expérimenté par l'éducation nationale dans 600 classes de 10 académies volontaires, et probablement généralisé à la rentrée prochaine.

 QUELQUES REMOUS

« J'aimerais bien que mon fils fasse le même métier que moi, on n'est qu'entre femmes, c'est dommage », estime Sounia, 34 ans, assistante maternelle. « Moi aussi, si ma fille veut devenir astronaute, c'est bien », ajoute une mère au foyer, qui exerce « le plus beau métier du monde malgré tout ».

Si elles ne participent pas à la prochaine JRE, elles restent néanmoins vigilantes.« Tant que ces ABCD ne sont pas mis en pratique, cela reste effectivement une théorie, prévient Sarah. Je serai attentive à leur application, il ne faut pas non plus bousculer la tête des enfants ».

En attendant, la vague d'inquiétude, qui devait, selon les prédictions de M'hammed Henniche, secrétaire général de l'Union des associations musulmanes du 93 (UAM 93), emporter sur son passage les écoles publiques, au profit du privé, n'aura fait que quelques remous. Et puis, « elle est derrière nous », confie, souriante, une maman.

Source : Le Monde

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Publié le 17 Mars 2014

Une réunion publique de présentation du 7ème collège d’Aulnay-sous-Bois, qui ouvrira ses portes à la rentrée 2014, s’est tenue le 10 mars dernier en présence de nombreux parents.

Pour répondre à la hausse des effectifs dans les collèges d’Aulnay, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis a lancé la construction d’un nouvel établissement. L’établissement, qui ouvrira ses portes pour la rentrée 2014, pourra accueillir 700 élèves.

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Le nouveau collège comprendra notamment :

  • 1 pôle collège ouvert accessible depuis la route de Bondy et ouvert aux associations en dehors des heures d’ouverture du collège.
  • 1 gymnase et 1 plateau sportif extérieur accessibles pour les pratiques sportives même en dehors des heures de cours.
  • 1 salle de restauration pouvant servir plus de 400 repas par jour.
  • 1 système de chauffage par géothermie et des toitures végétalisées.
  • 1 Espace Parents implantée au sein du collège, lieu d’échange et de rencontre pour les parents.

Les travaux, débutés en juillet 2012 avec la démolition et le désamiantage d’anciens pavillons, ont permis la réalisation du pôle sportif inauguré en septembre 2013. Ce grand gymnase, rattaché au collège, est aussi ouvert sur la ville car il est en mesure d’accueillir des manifestations en dehors des activités scolaires. Le collège accueillera quant à lui ses premiers élèves à la rentrée 2014. Le défi relevé par le Conseil général, l’architecte Barbara Dumont et l’entreprise de construction Eiffage consiste à réaliser les travaux dans un laps de temps très court : 2 ans qui comprennent les phases de démolition, de désamiantage et de construction. Cette nouvelle structure recouverte de bois répond aux normes BCC (Bâtiment Basse Consommation). Elle utilise pour cela un système de toitures végétalisées pour l’isolation et de géothermie pour le chauffage (récupération de la chaleur naturellement produite en sous-sol). Le 7e collège d’Aulnay répond aux nouveaux besoins démographiques de la ville avec une capacité d’accueil de 700 élèves. Son restaurant scolaire est quant à lui en mesure de servir jusqu’à 400 repas par jour.

Source : http://www.seine-saint-denis.fr/

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Publié le 10 Mars 2014

map_of_taiwan.jpgOnze élèves du collège de Jinhu, à Kinmen, une île du détroit de Taiwan, sont arrivés le 1er mars pour un séjour d’une semaine en France dans le cadre d’un échange pédagogique avec le collège Pablo Neruda d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Une quinzaine d’élèves aulnaisiens sont attendus en retour à Kinmen à la fin du mois prochain. L’idée de cet échange est venue à Yann Reby, professeur d’anglais au collège Pablo Neruda, et principal organisateur du côté français, alors qu’il visitait Kinmen, une île pour laquelle il s’est pris de passion.

La rencontre avec Andrew Stewart, un professeur d’anglais au collège Jinhu, dans le sud-est de Kinmen, a été déterminante, les deux professeurs décidant d’établir des ponts entre leurs élèves au moyen d’échanges de correspondances et de cours optionnels, en vue d’ouvrir leurs horizons sur un ailleurs très différent – tout en améliorant leurs capacités de communication en anglais.

Les collégiens taiwanais avaient à leur programme le Château de Versailles, le quartier Montmartre ou encore les bords de Seine mais aussi au Palais Bourbon où ils ont été reçus le 6 mars dans l’après-midi par Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale. Ils sont rentrés hier de leur voyage en France.

Fin avril, c’est une quinzaine d’élèves du collège d’Aulnay qui viendront découvrir Kinmen, une île dont sur laquelle ils en savent déjà beaucoup grâce à leurs correspondants et de par les recherches qu’ils ont menées avec leur professeur d’anglais.

On peut suivre quelques-uns des moments privilégiés de cet échange scolaire sur la page Facebook consacrée par les élèves d’Aulnay et leur professeur au Projet Kinmen.

Source : http://taiwaninfo.nat.gov.tw/

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Publié le 10 Mars 2014

3657893_11-0-4170204650_545x341.jpgLes futurs parents d'élèves et les élèves sont invités ce soir à participer à une réunion d'information sur le 7 e collège d'Aulnay-sous-Bois, à six mois de son ouverture. Cette réunion aura lieu dans l'école Nonneville en présence de Stéphane Troussel, le président (PS) du conseil général, et Gérard Segura, le maire PS. Ce collège est des cinq établissements nouvellement créés, parmi les douze qui seront inaugurés en septembre prochain. Il aura une capacité d'accueil de 700 élèves, un gymnase et un plateau sportif extérieur de 1 300 m 2, une salle polyvalente, une salle d'exposition, une salle des associations ainsi qu'un espace parents. La salle de restauration pourra accueillir 500 demi-pensionnaires. Le collège, qui devrait porter un nom de femme, sera doté de 391 ordinateurs fixes, 65 ordinateurs portables et 217 tablettes numériques, une imprimante 3D et un vidéoprojecteur 3D. Chaque salle de cours sera équipée d'un vidéoprojecteur interactif.

Ce soir, à 19 h 30 dans le réfectoire de l'école Nonneville, 42, rue de Toulouse à Aulnay-sous-Bois

Source : Le Parisien

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Publié le 6 Mars 2014

32206522.jpgAULNAY. Echange de bons procédés... Une quinzaine d'élèves du collège Pablo-Neruda d'Aulnay qui reviennent de Taïwan accueillent depuis le début de la semaine leurs petits correspondants asiatiques. Les ados seront reçus cet après-midi à l'Assemblée nationale par le président socialiste Claude Bartolone. Cette correspondance entre Taïwan et la France a été mise en place par un enseignant d'anglais du collège Pablo-Neruda. Le professeur a inscrit une partie de ses élèves au programme Odyssée jeunes du conseil général, qui permet à des collégiens de Seine-Saint-Denis de voyager.

Source : Le Parisien

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Publié le 27 Février 2014

Education-lhumour-larme-fatale-du-professeur-pour-mieux-ens.jpgLe quotidien « 20minutes » est allé, l’espace d’une journée, à la rencontre d’un professeur qui manie l’humour pour enseigner, au sein d’un lycée difficile de Seine-Saint-Denis

D’après 20 minutes, Mathilde Levesque, enseignante au lycée polyvalent Voillaume à Aulnay-sous-Bois apprend aux élèves à analyser la littérature et à comprendre le théâtre tout en jonglant avec les (bons) mots, dans le but de mieux capter l’attention de ses élèves. Si Racine leur semble insurmontable, l’enseignante les rassure : « A force d’écouter la pièce, vous connaîtrez Phèdre comme Stromae.

Dans la classe de Mathilde Levesque, l’humour est roi

Chaque jour depuis deux ans, l’enseignante de lettres modernes fait de tout son possible pour intéresser ses élèves. Sa technique : l’humour. Ce dernier est effectivement omniprésent dans sa classe. Ca va le salon d’esthétique au fond ?, s’exclame Mathilde Levesque. Dès les premières minutes du cours, le ton est donné. L’espiègle enseignante a dégainé l’ironie, son arme favorite, en taquinant des élèves qui discutaient d’une crème de beauté au lieu de participer au cours.

Humour et fermeté, le cocktail gagnant

Le professeur l’avoue, elle rit en permanence auprès de ceux qu’elle définit comme « des éponges ». En effet, le contenu n’est pas toujours évident pour eux, mais ils s’adaptent à tout, explique-t-elle. Ainsi, au lieu de râler à la moindre erreur de leur part, cette dernière les taquine ou les félicite en laissant entendre que c’est de l’antiphrase.

Toutefois, selon le quotidien, l’enseignante sait d’un regard rappeler qui représente l’autorité et que la place du chewing-gum est dans la poubelle. Autrement dit, la jeune femme sait rester ferme avec ses élèves et bien exercer son travail de professeur tout en ajoutant une touche d’humour à ses cours.

Source : 20minutes

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Publié le 15 Février 2014

cantine 640x280La décision était déjà dans les tuyaux mais a été votée vendredi : le conseil régional a décidé de mettre en place progressivement sur quatre ans une tarification unifiée pour les cantines dans les 471 lycées de la région.  Dès la prochaine rentrée scolaire de septembre, les élèves de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise en bénéficieront, soit 114 établissements et 57 000 demi-pensionnaires.

La nouveauté : les tarifs de cantine seront désormais calculés en fonction du quotient familial. Les familles les moins aisées paieront 1,5 €, les plus riches 4 €. Il y aura au total une dizaine de tarifs, en fonction des revenus.  Objectif principal : favoriser l’égal accès des lycéens à la cantine. Cette mesure était déjà expérimentée dans sept lycées franciliens.

Source : Le Parisien

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Publié le 14 Février 2014

aulnay.jpgLes promesses n’engagent que ceux qui y croient. A l’heure où M. Peillon annonce des réformes ambitieuses pour l’éducation prioritaire, la réalité en Seine-Saint-Denis est tout autre. Au cœur de la cité des « 3000 » à Aulnay-sous-Bois, le collège Victor Hugo, classé ZEP, sensible et prévention violence, est en grève depuis une semaine pour dénoncer une nouvelle réduction de moyens. Aujourd’hui, collège mort, aucun élève présent dans l’établissement. Les parents bloquent l’entrée de l’établissement pour soutenir le mouvement entamé jeudi 6 février par les enseignants.

Les effectifs progressent, les moyens baissent, l’égalité recule. La réussite de nos élèves, déjà mise à mal par des difficultés sociales, est en péril. L’égalité des chances, promise par François Hollande lors de son discours du Bourget, est une nouvelle fois mise aux oubliettes. Malgré 60 % d’élèves boursiers et une progression des violences – agression d’un enseignant l’année dernière, parents et professeurs se sentent oubliés du Ministère qui leur promet beaucoup mais ne leur donne rien.  

La Direction Académique (DASEN), rencontrée hier à Bobigny, botte en touche ; le maire, en pleine campagne électorale, ne souhaite pas nous soutenir.

Le Thénardier de l’Education Nationale rend misérables les élèves de Victor Hugo. Mais qui sera notre Jean Valjean ? Envoyez vos candidatures au ministère !

Les enseignants et les parents du collège Victor Hugo, Aulnay-sous-Bois, le 13 février. 

Source : http://blogs.mediapart.fr/

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Publié le 10 Février 2014

Les parents étaient de nouveau appelés à ne pas envoyer leurs enfants à l’école, lundi. Ils paraissent, cette fois, avoir largement ignoré le mot d’ordre.

ecole-2417984-jpg_2077833.JPG"Tous mobilisés pour sauver nos enfants d'une théorie du genre mensongère et traumatisante !" "Vaincre ou mourir !" Les slogans mi-anxiogènes, mi-belliqueux ont-ils fait leur temps ? En lançant une seconde journée nationale de "retrait de l'école" deux semaines tout juste après la premièreFarida Belghoul espérait, sans doute, battre un fer encore chaud. Or, si en fin de journée le ministère de l'Éducation nationale ne disposait pas encore de chiffres précis, la JRE de lundi semble avoir été peu suivie. 

À l'école Alfred Binet de Meaux, qui a connu le 27 janvier jusqu'à 40 % d'absentéisme, rien à signaler. "Les seuls absents sont les enfants malades", assure la directrice adjointe de l'école. Pas de "théorie du genre" dans les mots d'excuse, pas plus que de "réunion solennelle de famille" - le motif conseillé, dans leur SMS aux parents, par les organisateurs du mouvement. "Il y a quinze jours, le directeur a écrit un mot aux parents qui avaient choisi de participer pour les rassurer, leur expliquer le principe des ABCD de l'égalité et leur proposer d'en discuter individuellement avec lui", précise-t-elle. 

Ce travail d'apaisement, largement mené par les enseignants du primaire et le ministère de l'Éducation nationale, pourrait avoir porté ses fruits ce lundi. "Nous n'avons eu aucun écho, il semble que cela n'a pas eu autant d'impact", confirme Paul Raoult, président de la FCPE, la principale fédération de parents d'élèves. "C'est logique, poursuit-il. La première fois il y a eu un effet de surprise, certains parents ont pu se laisser berner. Ceux qui retirent aujourd'hui leurs enfants sont, je crois, de vrais membres du mouvement." Paul Raoult dit cependant remarquer une inquiétude persistante chez certaines familles, qui ne souhaitent pas être associées aux extrémismes et refusent le boycott, mais s'interrogent néanmoins sur les contenus des enseignements. "On ne peut pas ne pas prendre cela en compte, estime-t-il. Il faut un vrai dialogue, individuel."

Des enfants troublés

De fait, la mobilisation du 27 janvier avait été éparse mais impressionnante : une centaine d'écoles sur 48 000, jusqu'à 50 % d'élèves concernés. "Il y a eu cinq absents dans ma classe la première fois, une dizaine chez d'autres collègues", témoigne un instituteur d'une école de Seine-Saint-Denis. "Un seul, Marwan, avait le lendemain un justificatif clair. Il m'a dit, un peu gêné, que sa mère avait essayé de lui expliquer de quoi il retournait mais qu'il n'avait rien compris."

Le hasard est taquin. La leçon de ce jour-là, prévue de longue date, est bien consacrée au genre... mais il s'agit de grammaire et du genre du nom. "Les élèves ont au tableau une série d'étiquettes et doivent trouver un principe de classement, explique l'enseignant. Comme je suis un peu taquin, et que l'égalité des sexes m'importe, je veille toujours à ce que les représentations véhiculées par les exercices proposés soient équilibrées. Du coup, la liste est la suivante : boxeuse, coiffeur, caissier, directrice, ouvrière, mécanicienne, serveur, acteur. Et puis mon regard se porte sur Marwan. Il est angoissé comme jamais, son cahier est complètement raturé, et, nerveusement, il a classé tous les métiers de fille ensemble, en changeant pour faire bonne mesure le boxeuse en boxeur... Il a fallu le calmer, lui expliquer que ce n'était que de l'orthographe." Le 10 février, cependant, Marwan était en classe - comme tous les autres.

Source : http://www.lepoint.fr/

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Publié le 9 Février 2014

3573137_11-0-4082768032_545x341.jpgDes centaines de personnes ont manifesté, hier, dans plusieurs villes de France, à l'appel du collectif de parents d'élèves les Gilets jaunes, contre la réforme des rythmes scolaires, qui prévoit que toutes les écoles passeront à la semaine de quatre jours et demi à la rentrée (certaines y sont passées en septembre). En région parisienne, plusieurs rassemblements ont eu lieu, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), à Nemours (Seine-et-Marne), ainsi que dans l'Oise, à Noyon. A Evry (Essonne), 400 parents, enseignants et élus ont défilé, vêtus de gilets jaunes, accompagnés de dromadaires et de poneys, avec des pancartes « Touche pas à mon mercredi ». A Mulhouse (Haut-Rhin), ils étaient également 400 à défiler, selon les organisateurs, munis de sifflets et de ballons jaunes. Des manifestations similaires ont eu lieu à Saverne (Bas-Rhin) et Besançon (Doubs). Vendredi, les Gilets jaunes avaient déjà appelé à boycotter les écoles pour protester contre la réforme.

Source : Le Parisien

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Publié le 7 Février 2014

DSCF4100.JPGContrairement aux idées reçues, les lycéens d'Ile-de-France se déclarent plutôt « heureux » au sein de leur établissement. C'est le principal enseignement de l'enquête menée par le conseil régional entre septembre et décembre 2013, dans les 471 lycées de Paris et de sa banlieue, et dont les résultats seront présentés aujourd'hui à Paris à un parterre d'élèves et d'enseignants.

C'est la première fois qu'une consultation de cette ampleur est organisée. Sur les 20 000 questionnaires distribués par l'intermédiaire des élus des conseils de la vie lycéenne (CVL), 18 000 ont été remplis. Mieux, ils émanent de 256 établissements, toutes les filières sont représentées et tous les départements de la région. On peut donc considérer l'analyse des réponses apportées comme fiables et relativement précises.

Les thématiques abordées ? La vie au lycée, l'orientation, les projets, la démocratie... 82 % des 18 000 sondés se déclarent donc assez ou très heureux dans leur lycée. En revanche, 57 % d'entre eux considèrent que tous les lycéens et lycéennes ne disposent pas des mêmes chances de réussir quel que soit l'établissement où ils étudient.

Source : Le Parisien

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Publié le 5 Février 2014

Vous trouverez ci-dessous un courrier de Gérard Ségura adressé aux directions d’écoles d’Aulnay-sous-Bois concernant la propagation des rumeurs relatives à la théorie des genres.

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Publié le 31 Janvier 2014

wordle-reunit-les-termes-les-plus_853c279bc811abff629727b75.jpgLes maires avaient jusqu’à hier pour rendre leur copie sur l’application de la réforme à la rentrée. En Seine-Saint-Denis, on est encore loin du compte…

Le discours officiel se veut rassurant. La mise en place de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 pour les 35 villes du département qui ne se sont pas encore lancées? Tout est sous contrôle. Ou presque… Car la date butoir de dépôt des dossiers pour caler l’organisation de chaque ville (les horaires et jours des ateliers notamment) a déjà été décalée deux fois au niveau national. Au départ, les maires étaient invités à déposer leur copie le 28 novembre 2013. Face à un fort mouvement de protestation, le ministère de l’Education nationale a annoncé un report au 30 janvier. Mais hier, la direction académique du département n’avait pas reçu tous les dossiers, même si officiellement, aucun chiffre n’a été communiqué. En interne, le ton est d’ailleurs rassurant. « On avance bien, glisse-t-on dans l’entourage du directeur académique. Mais on se laisse jusqu’au 13 février, jour du Conseil départemental de l’Education nationale (CDEN). »

En réalité, l’Education nationale sait qu’elle n’aurait pas tous les dossiers. Une dizaine d’élus de droite ont annoncé qu’aucun dossier ne serait envoyé avant la fin des municipales. Et dans d’autres villes, comme Tremblay ou Saint-Denis, les discussions sont parfois houleuses. Idem à Villepinte, où le recrutement des 71 animateurs devra attendre. Soumise au vote du conseil municipal dimanche dernier, la délibération a été rejetée de concert par des membres (FG) de la majorité et de l’opposition 
UMP, en conflit ouvert avec la maire (DVG) Nelly Roland. « Il faudra assumer pour les parents à la rentrée! », a pesté cette dernière. « S’opposer à ces embauches, ce n’est pas sérieux, pointe Danièle Illouz, adjointe à l’Education [PS]. Dans les faits, cela va retarder l’accueil des nouveaux salariés mais nous soumettrons à nouveau cette délibération au conseil municipal en avril prochain, une fois les élections municipales passées », indique cette dernière.

Reçus en préfecture

Pour tenter d’apaiser ce climat et de répondre aux questions des réticents, toutes les villes ont été conviées à la préfecture mercredi dernier. L’objectif : interroger les cinq villes où la réforme est déjà mise en place*, poser toutes les questions, tenter d’apporter des solutions. Résultat? Plutôt mitigé pour les plus circonspects. « Je m’attendais à avoir un document synthétique très clair sur ce qui avait été mis en place chez nos voisins, lance Patrice Calméjane, le maire UMP de Villemomble. Au final, seules Aubervilliers et Le Pré ont échangé sur leurs expériences et je suis reparti avec mes questions et mes doutes. »

*Aubervilliers, Bondy, Le Pré Saint-Gervais, l’Ile-Saint-Denis et Romainville.

Source : Le Parisien

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Publié le 30 Janvier 2014

OVNI2.JPGPoursuivre la lutte contre le décrochage scolaire. Voilà l’objectif de la nouvelle charte pour l’accompagnement des collégiens temporairement exclus (Acte), signée aujourd’hui à 16 heures au collège Christine-de-Pisan à Aulnay-sous-Bois, entre le président du conseil général, Stéphane Troussel, et le directeur académique, Jean-Louis Brison. Le dispositif, créé en 2008 et étendu désormais à 26 communes du territoire et près de 80 collèges, permet une prise en charge éducative des élèves exclus de leur établissement par des adultes qualifiés dans un lieu d’accueil dédié.

Source : Le Parisien

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Publié le 29 Janvier 2014

h-f.pngA Aulnay, on manie les chiffres avec prudence. Lundi, la municipalité a pointé 308 absences de plus que la moyenne dans les écoles maternelles et élémentaires (6800 inscrits). Un pic qui doit probablement beaucoup à l’appel lancé à l’échelle de la région parisienne à une « journée de retrait de l’école ». Cette mobilisation confuse est fondée sur de multiples rumeurs autour du dispositif expérimental des ABCD de l’égalité, testé dans l’académie de Créteil et ailleurs… et accusé d’introduire la théorie du genre à l’école, voire d’instaurer des cours d’éducation sexuelle en maternelle…

« Je n’avais que la moitié des élèves en classe lundi, indique une enseignante. Ça a commencé la semaine dernière. Des parents craignaient qu’on projette le 
film Tomboy (NDLR : dans lequel une petite fille se fait passer pour un garçon), d’autres avaient entendu parler de cours de masturbation! Le directeur a rassuré ceux qui l’ont interrogé. Mais tous ne l’ont pas fait. » « A l’école, on nous dit qu’il ne s’agit que d’une rumeur », glisse, méfiant, un père de famille, néanmoins convaincu qu’il est bien question d’apprendre aux enfants « qu’on ne naît pas fille ou garçon, mais qu’on le devient ».

Des craintes diffusées surtout par SMS

Vendredi, des tracts ont été distribués devant l’école des Petits-Ormes : « Homosexualité, bisexualité et transsexualité entrent dans tous les programmes scolaires », affirmaient-ils d’un ton péremptoire. Toutefois, c’est surtout par SMS que la rumeur — infondée — a circulé. A Aulnay, toujours, un texto adressé aux familles musulmanes les mettait en garde contre la théorie du genre et les invitait… à faire des dons pour la construction de la future école privée de l’association Espérance musulmane de la jeunesse française (EMJF). « C’est sans doute un membre de l’association qui a agi de son propre chef. Nous ne relayons pas cet appel. J’ai répondu à ceux qui m’interrogeaient que chacun était libre de faire ce qu’il souhaitait », affirme avec embarras le 
président de l’association, Hassen Farsadou.

A Bobigny aussi, des élèves manquaient à l’appel. Leila Bouzidi, candidate (SE) sur la liste de Pierre Ramos et suppléante du député Jean-Christophe Lagarde, a elle-même relayé sur sa page Facebook la rumeur : « La théorie du genre sera généralisée dans toutes les écoles […] dès la rentrée 2014. » Maladresse? L’intéressée, qui affirme avoir été interpellée par de nombreux parents, convenait hier qu’elle aurait dû « ajouter qu’il fallait s’informer auprès des directeurs d’école ». La direction académique a refusé de donner une estimation des absences dans le département. Dans un e-mail adressé vendredi aux enseignants, la rectrice de l’académie de Créteil, réagissant aux « SMS, tracts, messages via les réseaux sociaux », a pris soin de rappeler que le projet pédagogique ABCD de l’égalité avait pour objectif d’« éduquer à l’égalité entre les femmes et les hommes ». Elle les encourageait également à « trouver l’apaisement et la sérénité indispensables au bon déroulement de nos enseignements ». 

Source : Le Parisien

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Publié le 25 Janvier 2014

Le 22 janvier 2014

COMMUNIQUE DU POI AU SUJET DU DECRET SUR LES RYTHMES SCOLAIRES

POILOGO.jpgLe comité du POI d'Aulnay a pris connaissance de la prise de position de la municipalité de Tremblay qui demande "la suspension du décret sur les rythmes scolaires" en soutien aux enseignants qui ont fait massivement grève le 5 décembre. Et la déclaration signée du conseil municipal en décembre dernier indique : cette réforme "conduit à une territorialisation de l'Education nationale, en transférant aux communes la responsabilité de la mise en oeuvre de la nouvelle organisation du temps de l'enfant". Elle pose la question : "où est le principe d'égalité dès lors que cette mise en oeuvre dépendra des moyens de chaque ville ?"

Le comité du POI se félicite de cette prise de position qui répond à ce qu'ont exigé dans tout le pays les enseignants et les personnels communaux, mobilisés avec leurs syndicats CGT, FO, SNUIPP-FSU, SUD lors des grèves et manifestations les 14 novembre et 5 décembre derniers : la suspension immédiate du décret pour certains, l'abrogation du décret pour d'autres. Le principal syndicat des instituteurs, le SNUIPP, vient d'envoyer un courrier aux 40 Maires du département, leur demandant de ne pas appliquer le décret Peillon à la prochaine rentrée.

PLUS DE 500 AULNAYSIENS SIGNATAIRES CONTRE LES NOUVEAUX RYTHMES SCOLAIRES

Le Comité du POI d'Aulnay a fait signer une lettre ouverte au Maire par plus de 500 parents d'élèves, instituteurs, habitants d'Aulnay lui demandant de ne pas mettre en place la réforme dite des nouveaux rythmes scolaires. Cette lettre affirme notamment : "la territorialisation , c'est la remise en cause du caractère national de l'enseignement. L'école publique relève de la République, pas des territoires !"

Avec la mise en place de "projets éducatifs " différents d'une ville à l'autre, voire d'une école à l'autre, projets qui organisent la confusion entre l'enseignement et les activités périscolaires, cette réforme menace de disloquer l'école publique laïque.

Plus d'un millier de municipalités de notre pays ont décidé de ne pas appliquer le décret Peillon à la rentrée 2014, comme Tremblay ou Bagnolet en Seine Saint Denis, Vitry, Saint Maur dans le Val de Marne. Ainsi le conseil municipal de Mailhac dans l'Aude "décide de ne pas appliquer ce nouveau dispositif, ne transmettra aucune modification des horaires au DASEN et demande l'abrogation pure et simple de ce décret."

Rien n'est joué ! La mobilisation dans l'unité des élus, des enseignants, des personnels communaux et des parents peut l'emporter !

LES CANDIDATS AUX ELECTIONS MUNICIPALES DOIVENT S'ENGAGER A NE PAS APPLIQUER LES NOUVEAUX RYTHMES SCOLAIRES EN SEPTEMBRE 2014 S'ILS ETAIENT ELUS !

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Publié le 22 Janvier 2014

inscriptons_ecoles_A.jpgL'année 2014 commence à peine et pourtant la rentrée scolaire de septembre prochain se prépare dès aujourd'hui. Les inscriptions s’effectuent au centre administratif ou en mairies annexes jusqu’au 31 mars 2014, date de clôture.

Quand s’inscrire ?

Les inscriptions scolaires se clôtureront le 31 mars 2014. Cependant, si votre enfant est déjà inscrit et ne change pas d’établissement, il n’est pas nécessaire de renouveler l’inscription.

À quel âge ?

Dès 3 ans. Ils peuvent également être admis dans la limite des places disponibles.

Dans quelle école ?

Pour la première année scolaire de votre enfant dans une école publique, renseignez-vous à la mairie pour connaître l’école de votre secteur.

Quelles démarches ?

Rendez-vous au centre administratif ou la mairie annexe de votre quartier muni des pièces à fournir : 
livret de famille, carnet de santé de l’enfant attestant des vaccinations obligatoires pour son âge (antidiphtérique, antitétanique, antipoliomyélitique), justificatif de domicile.

Adresses et horaires :

Centre administratif- 16 bd Félix-Faure
Ouverture du lundi au vendredi : 8h30-11h30 et 13h30-17h /Samedi : 8h30-12h

Mairie annexe du Galion -galerie Surcouf - Tél. : 01 48 79 41 19

Mairie annexe Ambourget -rue du 8-mai-1945 - Tél. : 01 48 79 41 18

Mairie annexe Gros-Saule -1-3 passerelle Fleming -Tél. : 01 48 79 41 77

Mairie annexe du Sud- 79 avenue de la Croix-Blanche - Tél. : 01 48 79 41 93

Horaires des mairies annexes: Lundi au vendredi : 9h-11h30 et 13h30-17h - Samedi : 8h30-12h

Plus d'infos au : 01 48 79 41 46

Source : site de la ville d’Aulnay-sous-Bois

 

 

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Publié le 21 Janvier 2014

Une lectrice d’Aulnaylibre ! a transmis à la rédaction le cliché d’une voiture brûlée devant l’école primaire Petits Ormes 2 à Aulnay-sous-Bois. Un bien triste spectacle a fortiori devant un établissement scolaire.

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Dans son tract de samedi, pourtant, le maire sortant Gérard Ségura écrivait que le bien-être des élèves devait être une exigence. Celle-ci devrait déjà commencer par l’assurance d’une sécurisation efficace aux abords des écoles…

 

 

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