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Publié le 5 Novembre 2014

115Près de 8000 personnes, dont une moitié d’enfants, sont hébergées chaque nuit en Seine-Saint-Denis via le 115, c’est 2000 de plus qu’il y a 18 mois. Le système est à bout de souffle et des familles restent à la rue.

C'est un petit hôtel au charme désuet, dans un quartier pavillonnaire d'Aulnay-sous-Bois. Mais en poussant la porte des chambres, ce ne sont pas des touristes que l'on croise. Ici, une maman seule et ses trois enfants vivotent depuis trois ans grâce aux colis des Restos du cœur ; là, une jeune femme répond en tamoul, par l'embrasure de la porte, qu'elle est arrivée il y a six mois, avec ses deux enfants ; et puis, grimpant vaillamment l'escalier, un petit écolier au regard sérieux derrière ses lunettes rondes. Il a quatre ans, et n'a connu de maison familiale que cette chambre mansardée, qu'il partage avec ses parents et son grand frère.

Ce n'est pas nouveau, mais le phénomène ne cesse de s'amplifier. A Aulnay, en un an, le Secours populaire a vu le nombre de ses bénéficiaires multiplié par deux : « Ce sont les gens des hôtels », confie une responsable. Soit des dizaines de familles sans domicile, provisoirement installées à l'hôtel via le numéro d'urgence du 115.

Le 1er octobre, 7 962 personnes sans abri (dont 4 050 enfants) étaient ainsi hébergées dans 119 établissements hôteliers du 93. « Cela fait 2 000 de plus en 18 mois », constate éberlué le 
préfet délégué pour l'Egalité des chances Didier Leschi. L'engorgement prend des proportions inédites. Les familles sont casées dans des hôtels parfois vétustes, mais aussi des complexes récents. La Seine-Saint-Denis représente à elle seule 28 % des mises à l'abri gérées par le Pôle hébergement du Samu social de Paris en Ile-de-France (28 000 personnes au total). Faute de places disponibles, des familles dorment régulièrement à la rue. 292 personnes (dont 134 mineurs) ont ainsi dormi dehors le 20 octobre. D'autres sont envoyées dans des hôtels en grande couronne, loin des écoles des enfants et des assistantes sociales.

Pour l'association Interlogement 93, qui gère le numéro d'urgence 115, le système est à bout de souffle. Début septembre, elle a écrit aux maires pour les alerter. A chacun, elle a indiqué la situation de sa commune : nombre de sans-abris ayant contacté le 115, nombre de personnes mises à l'abri, nombre d'hôtels offrant des chambres... L'objectif : réfléchir d'autres solutions que le placement à l'hôtel, « une réponse très partielle », « temporaire et extrêmement précaire ». D'autant que l'hiver approche, et avec lui cette interrogation : pourra-t-on ouvrir des places supplémentaires d'hébergement ? « Ce n'est pas un problème financier, mais un problème de foncier. On ne sait plus où trouver des places. L'an dernier on n'a pu disposer que d'un gymnase à Pantin », indique une porte-parole d'Interlogement 93.

Le préfet pour l'Egalité des chances a lui aussi écrit aux élus sur cette question. A Saint-Denis, la gendarmerie, propriété de l'Etat, devrait être réquisitionnée, ce qui n'est guère du goût du maire PC Didier Paillard, dont la commune abrite déjà, dans 18 hôtels, 407 familles. « Depuis près de deux ans, nous proposons de racheter ce bâtiment pour en faire un lieu d'accueil pour les femmes victimes de violences et pour les jeunes en service civique. Cette réquisition retarde encore notre projet ». « On la rendra en juin, assure Didier Leschi. Le problème, c'est que ce qui devait relever de la mise à l'abri est devenu du logement pérenne. Des gens habitent à l'hôtel depuis des années ».

Source : Le Parisien

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Publié le 23 Octobre 2014

Des sept départements étudiés par la FNAIM, seule la Seine-Saint-Denis connaît une baisse des prix quasi-générale. Hormis Sevran et Bagnolet, les 38 autres villes du département ont vu le prix de leurs logements diminuer de 2 ou 3 % sur les six derniers mois. « Plus de 30 % des vendeurs en Seine-Saint-Denis déclarent vivre dans de mauvaises conditions », assure le vice-président de la FNAIM du Grand Paris, Pierre-Antoine Ménez, pour expliquer les difficultés de vente dans le département. Un état des lieux proche de celui dressé par les notaires franciliens, qui observaient au deuxième trimestre 2014 une baisse des prix allant de 1,5 à 8,2 % dans neuf des dix villes étudiées. D'après les chiffres de la fédération, c'est d'ailleurs en Seine-Saint-Denis que le prix médian de mise en vente est le plus bas (à 224 033 EUR), derrière l'Essonne (231 628 €) et le Val-d'Oise (245 556 €).

4234995_2.JPGContrairement aux notaires qui ne pointent qu'une « légère tendance baissière » en banlieue, la FNAIM estime que le marché immobilier reste figé dans la grande majorité des villes des départements franciliens. D'après elle, ce sont ainsi plus de 90 % des communes des Yvelines qui ont vu leur prix stagner sur les six derniers mois. Un laps de temps qui aurait tout de même permis aux montants pratiqués à Vélizy-Vilacoublay de flamber de 24 % !

Source : Le Parisien

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Publié le 11 Septembre 2014

C'est un coup de pression qui ne se déguise pas. En marge d'une réunion de préfiguration du futur Comité régional de l'habitat et de l'hébergement, le président (PS) de la région Jean-Paul Huchon et le préfet de région Jean Daubigny ont soufflé un vent glacial sur la nuque des maires récalcitrants à mener à bien des programmes de logements décidés sous une précédente majorité.  

« Nous n'avons pas forcément les instruments juridiques pour obliger les maires à construire des projets arrêtés, assure Jean Daubigny. Mais on peut tout de même les mettre devant leurs responsabilités. Par exemple : on ne va pas continuer à financer des équipements publics s'ils ne sont pas liés à de la production de logements ». En clair : pas question de mettre de l'argent dans une école ou un gymnase si le quartier qui devait pousser ne sort pas de terre.

« Le dialogue est encore possible avec les maires nouvellement élus qui ont freiné des projets de logements, veut croire Jean-Paul Huchon. Mais si on ne peut pas les contraindre, on peut fortement les inciter... »

5 000 logements annulés

En tout, ce seraient quelque 5 000 logements qui auraient été annulés par des maires de droite nouvellement élus en mars dernier. A Chelles (Seine-et-Marne) c'est le permis de construire d'un projet emblématique de 52 logements sociaux en centre-ville qui a disparu, à Vernouillet (Yvelines) ce sont 589 logements qui ont été retoqués, à Palaiseau (Essonne), c'est un nouveau quartier de 10 000 habitants qui a été stoppé...

Pas sûr pourtant que les menaces à l'encontre des édiles portent leurs fruits. « Je ne vois pas sous quelle base légale la région pourrait supprimer des subventions dans les villes où des projets de logements ont été stoppés, contre-attaque François Durovray, le maire (UMP) de Montgeron (Essonne), qui a annulé l'équivalent de 626 logements dans sa ville. Jean-Paul Huchon ne doit pas oublier le principe de libre administration des collectivités. » Les maires sont d'autant moins susceptibles de revenir dessus que ces annulations faisaient souvent partie du programme pour lequel ils ont été élus.

 de réclamer à Manuel Valls de pouvoir tester l'encadrement des loyers. En dépit de ses divergences politiques, le syndicat, qui regroupe 212 collectivités, est « unanime dans son souhait que toute demande d'une commune désireuse d'être intégrée dans le périmètre d'expérimentation puisse être satisfaite ». Plusieurs villes de gauche de la région en ont déjà fait la demande.

Source article : Le Parisien / Vidéo : Aulnaylibre !

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Publié le 1 Août 2014

4040461_1.jpg1,6 % de baisse des prix pour les logements anciens en Seine-Saint-Denis entre mai 2013 et mai 2014. Les prix de l'immobilier s'effritent selon la chambre régionale des notaires qui a publié hier ses données sur l'Ile-de-France. Au niveau régional, la baisse est de 2,1 %. Dans le 93, ce sont surtout les maisons qui sont impactées (- 2,5 %), alors que les tarifs des appartements sont stables (- 0,7 %) en un an. Le volume des ventes ces trois derniers mois est en revanche nettement supérieur à la moyenne régionale : + 9 % dans le département (contre - 1 % en Ile-de-France) par rapport à la même période l'an passé.

Source : Le Parisien

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Publié le 28 Mai 2014

93-logement.pngLa Seine-Saint-Denis est l'un des départements privilégiés par les primo-accédants. C'est en tout cas ce qu'affirment les chiffres collectés par Notaires services et analysés par la chambre des notaires. Avec un prix médian de 3 200 € au m 2, le département est le plus abordable de la petite couronne. Arthur Mathias, 31 ans vient d'acheter un appartement neuf de 65 m 2 pour 240 000 € à Aubervilliers. « C'est la ville la moins chère du périphérique et j'ai grandi ici, confie le jeune acquéreur. Il y a des opportunités vraiment intéressantes, pour moi ça valait le coup d'investir. »

Très peu de retraités

Son trois pièces près de la mairie, Arthur ne pourra y emménager qu'au premier semestre 2015, le temps qu'il soit construit. « Il y a une surcôte de l'ancien ici, les agences ont eu l'élégance de me prévenir, souligne-t-il. Comme tous ceux qui investissent dans le 93, je suis un primo-accédant et les aides rendaient l’opération plus avantageuse dans le neuf. »

Prêt à taux zéro, TVA à 16 %, les arguments étaient nombreux pour retenir Arthur à Aubervilliers, même s'il ne pense pas y rester à long terme. « Ma femme n'aime pas vraiment cette ville parce qu'elle ne la trouve pas adaptée aux enfants », admet-il. Avec un prix médian oscillant entre 1 570 € au m 2à Clichy-sous-Bois et 5 240 € le m 2 aux Lilas, contre une moyenne de 8 140 € le m 2 à Paris, le département attire des propriétaires âgés en majorité de 30 à 39 ans. Ils représentent 38 % des propriétaires de Seine-Saint-Denis. Une dynamique qui maintient l'âge médian des achats immobiliers à 36 ans.
Si le 93 est choisi pour un premier achat, ce n'est pas là qu'on s'installe quand on vieillit. Le département compte seulement 6 % de retraités acquéreurs, le plus faible taux d'Ile-de-
France.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 3 Avril 2014

Selon le baromètre qui sera dévoilé ce matin, la capitale décroche à nouveau la palme des loyers les plus chers de la région. La Seine-Saint-Denis reste le département le plus accessible de la petite couronne.

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Se loger à Paris et en Ile-de-France s'avère toujours aussi compliqué et onéreux. C'est ce que confirme une étude menée par le site de mise en relation entre locataires et bailleurs particuliers LocService.fr, sur la base de près de 10 000 transactions réalisées l'an dernier en Ile-de-France, dont plus de 2 300 à Paris. Dévoilé à l'occasion de l'ouverture du Salon de l'immobilier, ce matin, porte de Versailles (Paris XV e), cet observatoire a la particularité de prendre en compte les loyers charges comprises et distingue les biens selon leur taille. Voici, en avant-première, ses principaux enseignements.


A Paris, on loue plus petit et plus cher
Sans surprise, la capitale décroche la palme des loyers les plus chers, avec un montant moyen de 947 € (+ 1,56 % par rapport à 2012) pour une surface moyenne de 28 m 2. Par comparaison, en Seine-Saint-Denis, le loyer moyen est de 789 € pour une surface moyenne de 38 m 2. Les disparités au sein de l'Ile-de-France sont importantes. « Si plus de 20 % des logements sont loués moins de 500 € en Essonne ou en Seine-et-Marne, ils ne sont que 10,9 % à Paris », souligne l'étude. A l'inverse, « Paris et les Hauts-de-Seine proposent l'offre locative la plus chère, avec plus de 30 % des logements à plus de 1 000 € par mois. »

Le XIX e, arrondissement le moins coûteux
Mais, à Paris intra-muros, les prix varient significativement d'un arrondissement à l'autre . C'est le populaire XIX e qui offre les loyers les plus intéressants, avec 27 €/m 2. Ceux du très chic VI e sont... 67 % plus chers, à 40 € le mètre carré. Le centre de Paris reste largement inabordable, avec cinq arrondissements à plus de 38 € le mètre carré : les II e, V e, VI e, VII eet VIII e. « Chaque arrondissement dispose de son propre micromarché », précise l'observatoire.

Les appartements spacieux sont les plus prisés en banlieue
Lorsqu'on examine la typologie des appartements parisiens les plus loués via LocService.fr, ce sont presque une fois sur deux des studios ou des T1. Un tiers sont des appartements et 17 % des chambres. « Plus l'arrondissement concentre de petites surfaces, plus le loyer est élevé, car les chambres ou les studios sont loués plus chers au mètre carré », fait remarquer Richard Horbette, fondateur du site. Cela se vérifie notamment dans le XVIe arrondissement, où près de 38 % des biens loués sont des chambres. A l'inverse, dans tous les autres départements franciliens, ce sont les « grands » appartements (deux pièces et plus) qui sont les plus loués. Par exemple, ils représentent 50 % des locations en Seine-Saint-Denis.

Les grandes villes d'Ile- de-France restent prisées
C'est la capitale qui concentre le quart de l'activité locative francilienne, contre 36 % pour la petite couronne et 38 % pour la grande couronne.

Mais, selon l'étude, les grandes villes franciliennes restent attractives, avec néanmoins des différences. « Ainsi, Cergy truste 18 % des locations du Val-d'Oise alors que Créteil ne représente que 7,5 % de celles du Val-de-Marne. » Melun reste la ville la plus sollicitée de Seine-et-Marne (16 % des locations). Et 13 % des locations des Yvelines se font à Versailles.

Source : Le Parisien

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Publié le 22 Février 2014

3613669_11-0-4123471301_545x341.jpgUne main serrée au maire, Gérard Ségura (PS) et une bise au conseiller régional Alain Amédro (EELV), tous deux candidats au siège de maire d'Aulnay-sous-Bois. A un mois du premier tour des municipales, la venue de Cécile Duflot, ministre à l'Egalité des Territoires et au Logement avait de quoi faire jaser. Bruno Beschizza (UMP) ne s'en est pas privé, taxant la visite de Cécile Duflot de « tourisme ministériel électoraliste », comme pour Manuel Valls, venu jeudi soir à Romainville. « Mais là, on a une photo de famille de gauche désunie », dénonce le candidat UMP regrettant que les élus d'opposition n'aient pas été conviés. Rien qui atteigne Cécile Duflot, venue défendre sa loi sur le logement, tout juste approuvée. Pourquoi a-t-elle choisi Aulnay ? « Parce que mon député préféré est là ! », répond Cécile Duflot en regardant Daniel Goldberg (PS) rapporteur de cette loi qui promet un meilleur accès au logement pour tous, locataire comme propriétaire. « On a passé des dizaines d'heures ensemble pour cette loi et c'est une vraie fierté qu'elle ait été votée, parce qu'elle est nécessaire pour tous les habitants, il fallait faire changer la loi et mettre fin aux pratiques des escrocs, ces délinquants que sont les marchands de sommeil. » La ministre confesse qu'elle s'était fait la promesse de changer la loi, le jour où elle s'est rendue à Saint-Denis en septembre 2012 après la mort de trois personnes dans un incendie.

Des outils de lutte contre l'habitat indigne

En 180 articles, la loi propose des outils pour lutter contre l'habitat indigne et la dégradation des copropriétés. Première étape, hier à Aulnay, la résidence Cémlinat et ses neuf logements bientôt livrés. L'immeuble a été racheté en 2010 par l'OPH d'Aulnay pour évincer un marchand de sommeil. Seconde halte, la copropriété de Savigny, 550 logements, en plan de sauvegarde. Au 7 e étage, autour d'un thé à la menthe et de gâteaux, des copropriétaires ont fait part de leurs inquiétudes, des syndics peu scrupuleux, de leur crainte de tout perdre. Cécile Duflot et Daniel Goldberg leur ont expliqué en quoi la loi pourra assurer plus de transparence et contrôler les pratiques. Il faudra encore attendre le décret d'application. « Dans quelques semaines, je suis optimiste ! » assure Cécile Duflot avant de rejoindre Romainville.

Source : Le Parisien

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Publié le 21 Février 2014

Le Parlement a adopté définitivement jeudi, par un ultime vote du Sénat, le projet de loi Duflot sur le logement, qui instaure notamment une garantie universelle des loyers (GUL) et un encadrement des loyers. La majorité de gauche sénatoriale a voté pour ce texte déjà adopté la veille par l'Assemblée, la droite s'y opposant.

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Voici les principales mesures du projet de loi Alur (accès au logement et urbanisme rénové) :

ENCADREMENT DES LOYERS
- Dans les zones "tendues", les préfets fixeront chaque année par décret un loyer médian de référence majoré de 20%, au-delà duquel le propriétaire ne pourra pas aller, mais aussi un loyer plancher (inférieur de 30% au loyer médian) en deçà duquel il pourra demander une hausse. 

- Un "complément de loyer exceptionnel" pourra s'ajouter au loyer de base pour des logements particulièrement bien situés ou confortables, mais le locataire pourra le contester auprès de la commission départementale de conciliation.

GARANTIE UNIVERSELLE
- Une Garantie universelle des loyers (GUL), gratuite et publique, sur l'ensemble du parc privé, protègera, d'ici au 1er janvier 2016, les propriétaires des impayés, pendant une durée de 18 mois dans la limite d'un loyer médian local. Mais les propriétaires auront le droit de préférer le recours à la caution.
- Coût estimé par la ministre: 420 millions d'euros en année pleine, financé par des économies sur des dépenses actuelles de l'Etat, des organismes HLM et des collectivités territoriales.

RELATIONS LOCATAIRES-PROPRIETAIRES
- Modèles types d'état des lieux et de bail, définis par décret, avec mention du loyer médian de référence et du loyer appliqué au locataire précédent.
- Délai de préavis pour quitter son logement ramené à un mois dans les zones tendues.
- Le dépôt de garantie sera rendu dans un délai d'un mois, au lieu de deux, s'il n'y a pas de réserves dans l'état des lieux. Sa rétention abusive par le bailleur sera sanctionnée par une pénalité, par mois de retard, de 10% du dépôt.
- Les marchands de listes ne devront proposer que des logements dont ils ont l'exclusivité.
- Encadrement accru des ventes à la découpe, avec notamment une protection des locataires âgés.
- Encadrement de la location de meublés de tourisme.
- Création de commissions départementales de coordination des actions de prévention des expulsions locatives, alertées systématiquement sur des situations d'expulsion.
- Statut de la colocation, avec encadrement des contrats multiples (entre le propriétaire et chacun des colocataires).
- Les frais d'agence seront à la charge du propriétaire sauf ceux pour la rédaction du bail, l'état des lieux, la visite du logement et la constitution du dossier du locataire, qui seront partagés avec ce dernier.

REFORME DES COPROPRIETES ET DES PROFESSIONS DE L'IMMOBILIER
- En dehors du forfait annuel pour la gestion courante, les syndics ne pourront facturer des frais supplémentaires que pour certaines prestations, définies par un décret.
- Les syndics devront ouvrir un compte bancaire séparé pour chaque copropriété qu'ils ont en charge.
- Possibilité de réaliser un diagnostic technique global dans chaque copropriété, permettant le cas échéant d'élaborer un plan pluriannuel de travaux financé par un fonds de prévoyance.
- Encadrement des résidences à temps partagé (multipropriété).
- Reconnaissance des habitats participatifs (sous forme de sociétés ou de coopératives) permettant à des particuliers de concevoir ensemble un projet de construction ou d'acquisition d'un immeuble où ils logeront.
- Contrôle du respect de la déontologie des professionnels de l'immobilier.

HABITAT INDIGNE ET LOGEMENT SOCIAL

- Délai de grâce maximal pour quitter les lieux après une décision d'expulsion porté à trois ans pour tenir compte d'un "recours Dalo".
- Les marchands de sommeil déjà condamnés pour habitats indignes seront interdits d'achats de biens immobiliers destinés à la location pendant 5 ans.
- Le propriétaire d'un logement indécent qui, à compter de la promulgation de la loi, refusera d'engager des travaux malgré les injonctions des pouvoirs publics devra payer une astreinte de 1.000 euros par jour de retard.
- Le demandeur de logement social n'aura qu'un dossier unique à remplir, même s'il fait des demandes dans plusieurs départements.
- Maintien du dispositif spécifique de domiciliation des demandeurs d'asile.

REGLES D'URBANISME
- Elaboration des plans locaux d'urbanisme à l'échelle de l'intercommunalité et non plus de la commune. Mais ce transfert ne pourra intervenir si un quart des communes représentant au moins 20% de la population s'y oppose.
- Suppression des coefficients d'occupation des sols (COS) et de la taille minimale des terrains constructibles.
- La construction dans d'anciennes zones industrielles devra être précédée d'une étude sur leur état de pollution.

Source : Le Parisien

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Publié le 3 Janvier 2014

Saint-Just_01_image_largeur460.jpg217 002  logements sociaux en Seine-Saint-Denis. Le département compte le plus fort taux de logements sociaux en Ile-de-France, selon les chiffres publiés hier par la Drihl (Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement). A la date du 1er janvier 2012, le département comptait précisément 217002 logements sociaux, sur un total de 581764 résidences principales, soit un taux de 37,30%. Les habitants du département sont, pour 42% d’entre eux, propriétaires de leur logement, 23% étant locataires dans le privé et 35% en HLM.

Source article : Le Parisien. Source photo : http://www.oph-aulnay.org

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Publié le 10 Décembre 2013

grand-paris-logements.jpgDiscutée à partir d’aujourd’hui à l’Assemblée, la future métropole du Grand Paris aura pour vocation dès 2016 de lutter contre la crise du logement à Paris et en petite couronne. Avec quels outils ?

Après avoir révolutionné le plan du métro, le Grand Paris va-t-il enrayer la crise du logement? Ce sera la principale mission de la future métropole du Grand Paris, dont la création au 1er janvier 2016 sera discutée en deuxième lecture cet après-midi à l’Assemblée nationale. L’ensemble regroupera Paris et les 124 communes des trois départements limitrophes (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), soit près de 7 millions d’habitants. Sa compétence numéro un : doper la construction de logements qui atteint péniblement 40000 par an en Ile-de-France alors qu’il en faudrait 30000 de plus.

50% des HLM dans moins de 10% des communes

Pour y parvenir, la future intercommunalité rédigera un plan métropolitain de l’habitat et de l’hébergement qui établira un diagnostic et fixera de grandes orientations stratégiques. Elle mettra ensuite sur pied un plan local d’urbanisme (PLU) en collaboration avec la vingtaine de conseils de territoire, ces superarrondissements de 300000 habitants minimum (Paris restera d’un seul tenant) appelés à se substituer aux intercommunalités déjà en place.

En dernier recours, ce sera la métropole et son instance décisionnaire — le conseil de la métropole — qui tranchera. « Si un territoire ne prévoit pas assez de logements, une discussion sera engagée au sein de la métropole pour le pousser à davantage de solidarité », explique-t-on au ministère de la Décentralisation, en charge du projet de loi. Car un des objectifs du futur ensemble est aussi de mieux répartir l’effort de construction des logements sociaux. Actuellement, 50% d’entre eux sont concentrés dans moins de 10% des communes franciliennes.

Pour y parvenir, la métropole pourra s’appuyer sur une vingtaine d’offices publics de l’habitat, un par conseil de territoire. « L’Etat pourra aussi lui déléguer les dispositifs d’aide à la pierre ou d’aide à la rénovation et les départements la distribution du fonds solidarité logement, complète-t-on au ministère. A terme, la métropole aura la main sur toute la chaîne du logement ».

Il reste néanmoins à définir comment elle travaillera avec les départements, qui disposent de leurs propres offices HLM, mais aussi avec la région, qui dépense 250 M€ par an dans le logement. Le débat sur le mille-feuille administratif français est loin d’être terminé.

Source : Le Parisien

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Publié le 29 Novembre 2013

93-immobilier.jpgVolumes de ventes en légère hausse et des prix toujours résistants. C’est le constat dévoilé hier par les notaires franciliens pour le 3e trimestre 2013. La réalité est plus nuancée.

« Nous avons sans doute touché le fond ». En présentant hier matin les derniers chiffres de l’immobilier en Ile-de-France, les notaires se voulaient optimistes, mais toujours prudents. « Au 3e trimestre, les ventes sont reparties à la hausse (+ 14% dans l’ancien) », analyse Thierry Delesalle, notaire à Paris. Mais la chambre des notaires relativise aussitôt ces chiffres « en trompe l’œil ». « La période de référence, en 2012, avait été la plus mauvaise de ces 17 dernières années. Ce sursaut reste donc à confirmer. Les ventes du 3e trimestre 2013 restent toujours inférieures de 12% à un trimestre moyen des dix dernières années ». Bref, pas de quoi assurer que la reprise est solide. « On reste à des niveaux de volumes de vente historiquement bas », insiste Frédéric Dumont, notaire à Montreuil.

Les prix moyens restent toujours élevés. Sur un an, ils ont bien baissé de 1,6% en Ile-de-
France pour se fixer à 5500 € le mètre carré en moyenne. Mais Frédéric Dumont parle d’une « étonnante résistance des prix qui ne sont pas en adéquation avec les capacités financières des acquéreurs ». En clair, les vendeurs restent toujours trop gourmands pour faire véritablement repartir le marché. « Aujourd’hui, si les prix accusaient une baisse de 20%, on se situerait au niveau du 2e trimestre 2010 », a-t-il relevé. Il y a encore de la marge…

Source : Le Parisien

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Publié le 15 Novembre 2013

frais-notaire.jpgFuturs acquéreurs d’un bien immobilier, dépêchez-vous! Le gouvernement prépare un relèvement du plafond des droits de mutation. Derrière ce terme un peu barbare se cache ce qu’on appelle couramment « les frais de notaire » qui n’en sont d’ailleurs pas puisqu’il s’agit de taxes perçues par l’Etat et le département.  Le projet a été évoqué hier matin lors de la séance publique du conseil général, à Bobigny. Jusqu’à présent, la part départementale était fixée à 3,8% de la valeur du bien. Elle devrait passer à 4,5% l’année prochaine si l’Assemblée nationale le décide. Soit une augmentation de recettes de 20 M€, dont une partie au moins reviendra à la Seine-Saint-Denis. Cette hausse prévue a évidemment fait réagir l’opposition au sein de l’assemblée départementale. « Une fois de plus, nous assistons à un matraquage fiscal de la part de la majorité de gauche, martèle Jean-Michel Bluteau, président du groupe UMP. Quand on sait que les ventes ont baissé de 36% dans le département depuis le début d’année, il est évident que ce genre de mesure ne va pas arranger les choses. »

Les logements neufs épargnés

Et l’élu de prendre un exemple concret pour étayer son propos. « En Seine-Saint-Denis, la valeur moyenne d’un bien tourne autour de 300000 €, poursuit le patron du groupe UMP. Les frais de notaire s’établissent autour de 12000 €, ce qui fait une augmentation de plus de 2000 €. » Des arguments réfutés en bloc par Stéphane Troussel, président (PS) du conseil général. « Il y a de nombreuses confusions autour de cette hausse, rappelle-t-il. Il ne s’agit pas d’un impôt supplémentaire mais du relèvement du plafond d’une taxe existante. Elle ne sera payée que par les futurs propriétaires dans l’ancien car cette hausse n’affecte pas les logements neufs. »

Par ailleurs, l’élu rappelle que cette augmentation n’a pas encore été votée. En effet, certains départements ne la veulent pas forcément. L’idée serait donc de couper la poire en deux : imposer aux collectivités une augmentation moindre — de 0,35% plutôt que 0,7% — et leur donner la possibilité d’ajouter, ou pas, les 0,35% restants. La recette irait alimenter une sorte de fond de solidarité qui serait ensuite réparti entre les départements. Stéphane Troussel est, pour sa part, favorable à un passage de 3,8 à 4,5%. « Il s’agit d’une hausse qui ne touchera pas tout le monde, loin s’en faut, insiste-t-il. Et il ne faut pas oublier qu’elle sera amortie sur le temps de l’emprunt, c’est-à-dire, en général, entre 15 et 20 ans. Enfin, sur un bien de faible montant, l’impact sera très faible voire inexistant ».
Enfin, selon le président du conseil général, la mesure ne vise pas principalement les particuliers. En effet, la majorité des droits de mutation est tirée de ventes de terrains aux entreprises.

Source : Le Parisien 

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Publié le 3 Novembre 2013

XAVIER-DE-MOULINS-66-MINUTES-M6-532x250.jpgCe dimanche 3 novembre à partir de 17h15, Xavier de Moulins présentera un nouveau numéro du magazine « 66 minutes » sur M6. L’émission proposera une enquête sur le mal logement.

« 66 Minutes » s’ouvre sur la société actuelle, ses phénomènes, ses tendances, ses dérives sous l’angle de la nouveauté. Depuis 2006, chaque semaine, l’équipe de « 66 Minutes » permet d’approfondir quatre sujets forts de l’actualité immédiate, de pénétrer au cœur des événements les plus marquants et les plus spectaculaires, de nous faire découvrir l’univers des personnages qui comptent. « 66 Minutes » panache reportages à chaud, portraits de personnalités, interviews ou sujets remettant en perspective un événement majeur. Ce dimanche 3 novembre, l’émission s’intéressera au mal logement en France et aux propriétaires sans scrupule.

Plusieurs boites aux lettres pour une seule maison, des poubelles qui s’entassent et des voitures en grand nombre garées dans la rue, voilà comment on peut deviner la supercherie. Depuis 5 ans, les marchands de sommeil ont investi les pavillons de banlieues de la région parisienne. Sevran, Aubervilliers, Aulnay-Sous-Bois, Montfermeil, Gonesse… les communes sont toutes concernées par ce fléau. Des propriétaires peu scrupuleux achètent des pavillons pour les diviser en plusieurs logements et les louer entre 600 et 800 euros. La moyenne couronne transforme petit à petit ses coquettes maisonnées en dortoir insalubres pour toute une population pauvre qui vit dans la peur de perdre son toit.

Les équipes de « 66 minutes » ont notamment suivi un couple originaire de Pondichéry avec un enfant de 7 mois qui habite à Villiers Le Bel depuis juillet 2012. A seulement 50 mètres de la mairie, cette famille loge dans un 26 m² totalement insalubre. Loyer : 650 euros . A Villiers-le-Bel, le maire a déclaré la guerre aux marchands de sommeil. Pour cela, il mobilise tous ses services : crèche, urbanisme…il fait même appel à la CAF et au FISC pour débusquer les propriétaires. 

Source : http://www.buzzmedias.net

 

 

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Publié le 22 Octobre 2013

residence-etudiant-93.jpgDeux résidences universitaires livrées en 2013 à Bondy et Saint-Denis, plusieurs autres en construction. La situation s’améliore même si 17 % seulement des demandes sont satisfaites.

Elles se mettent à pousser un peu partout dans le département. Quelques jours après la rentrée universitaire, une résidence étudiante vient d’être inaugurée à Bondy, une autre va être livrée avant la fin d’année à Saint-Denis, et plusieurs sont en construction sur le territoire de Plaine Commune, à Bobigny ou à Villetaneuse.   « C’est vrai qu’il y a beaucoup de projets », reconnaît Fatima Mellouli, directrice du logement au Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) de Créteil, qui fait toutefois la différence entre les résidences gérées par le Crous, et le parc de logements du privé ou d’autres bailleurs sociaux. « Tous n’ont pas la même expertise en matière de logement étudiant, et les tarifs peuvent varier par rapport à ceux du Crous », prévient-elle.

En Seine-Saint-Denis, le Crous a en 
gestion 1858 logements étudiants*, auxquels on peut ajouter environ 4500 logements gérés à l’extérieur. Des possibilités d’hébergement encore trop faibles au regard des besoins. Cette année, seules 17% des demandes auprès du Crous ont pu être satisfaites, sur un total d’environ 3000. Le Crous espère donc rapidement augmenter son parc pour pallier la pénurie. 520 logements supplémentaires sont attendus d’ici 2015 à Bobigny et Villetaneuse.


Des bâtiments modulaires construits en six mois

A Bondy, la nouvelle résidence inaugurée le mois dernier est un modèle de ce que veut faire l’organisme universitaire. Des bâtiments modulaires, à ossature en bois, qui ont nécessité moins de six mois de travaux. Cette résidence flambant neuve accueille près de 80 étudiants depuis la rentrée, sur le campus de l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Une quinzaine d’entre eux suivent les cours de l’IRD, les autres étudient pour la plupart à Paris-XIII.

Le Crous traite surtout des demandes d’étudiants arrivant d’autres départements, hors de l’Ile-de-France. « Le problème, ce sont les étudiants étrangers qui viennent en dehors des programmes d’échanges officiels. Ils ne peuvent pas prétendre aux logements du Crous, n’ont pas de revenus, pas de garants pour trouver un logement dans le privé. Leur situation est très difficile », confie Fatima Mellouli. A Saint-Denis, une résidence de 129 logements (destinée aux étudiants et aux jeunes actifs) est en passe d’être livrée, d’ici à la fin de l’année dans le quartier du Bel-Air. Elle sera gérée par le bailleur Espacil. Deux autres sont en construction, à Pleyel et à la Porte de Paris. « Nous avons construit 1000 logements étudiants dans la commune depuis 2008. Nous allons continuer, car la demande est très forte », indique Stéphane Peu, adjoint au maire (PC) en charge de l’urbanisme.

De nouveaux projets devraient voir le jour dans le futur quartier des bords de Seine, Néaucité (200 logements), et dans le cadre de la rénovation du quartier de la gare.

*A Bobigny, Saint-Denis, Stains, Villetaneuse, Epinay, le Pré Saint-Gervais, Bondy et Noisy-le-Grand. 

Source : Le Parisien

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Publié le 10 Octobre 2013

Selon le site infosimmo.com les prix de l’immobilier neuf à Aulnay-sous-Bois seraient en hausse d’environ 12,5 % sur les 6 derniers mois. Ainsi, un T3 (3 pièces) se négocierait dans la commune aux alentours de 266 000 euros en octobre 2013. Vous trouverez ci-dessous la section qui concerne l’évolution de ce baromètre en Seine-Saint-Denis :

La Seine-Saint-Denis, terre de contrastes

Alors que la ville de Saint-Denis enregistre la plus forte baisse de ce baromètre : - 9.71 % pour le prix moyen d’un trois-pièces en six mois à 218 500 €, le reste des communes les plus dynamiques de Seine-Saint-Denis en matière d’immobilier neuf se situe dans le haut du classement des plus fortes hausses : Pantin, + 13.5 %, Aulnay-sous-Bois, + 12.5 %, Drancy, + 11 %. En tout, on compte 7 hausses pour 2 baisses dans le 93 en ce mois d’octobre. On assiste à un rattrapage dans ce département où l’on construit beaucoup et qui reste malgré tout attractif : 300 000 € maximum pour un trois-pièces. Bobigny fait même partie des 5 villes les moins chères en Ile-de-France avec un T3 à 184 000 €.

forte-hausse.jpg

Les plus curieux peuvent cliquer ici pour l’article complet qui évoque aussi la situation de Paris.

Source : http://www.infosimmo.com

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Publié le 1 Octobre 2013

savigny-aulnay.JPGC’est un immeuble massif, aux larges balcons, halls vitrés, digicodes en état de marche et à la moquette un peu défraîchie dans les escaliers... Le 1-3, allée des Genêts, à Aulnay-sous-Bois, n’est pas précisément une résidence pimpante mais pas une ruine non plus. Pourtant, le bâtiment fait partie d’une copropriété sur le fil, celle de Savigny Pair. Dans cet ensemble vieillissant de 580 logements, les résidants ont de plus en plus de mal à payer leurs charges. Il fait l’objet depuis 2009 d’un plan de sauvegarde. Un bailleur, Plaine de France SA, veut aujourd’hui acquérir une partie des appartements, pour les transformer en logements sociaux — il attend encore l’agrément de la préfecture.

Dans un premier temps, l’opération, qui semble inédite en Ile-de-France, va se concentrer sur l’immeuble de l’allée des Genêts (57 logements). « Nous avons obtenu une trentaine d’accords », affirme Magali Valéro, directrice générale de Plaine de France, qui intervient dans le cadre d’une convention signée avec la municipalité (PS) et la société d’économie mixte Deltaville, aménageur du quartier. C’est d’ailleurs cette dernière qui va acheter les logements, pour le compte du bailleur.

Parmi les propriétaires qui souhaitent vendre, une dizaine veut devenir locataires. C’est le cas de ce père de famille, qui ouvre la porte de son cinq-pièces. « On ne s’en sort plus, je paie 1700 € par trimestre, c’est très cher », soupire-t-il. Cet ancien peintre en bâtiment, qui touche une modeste retraite, croit savoir qu’il paiera « 600 € environ de loyer ». « Avec l’argent de la vente, je paierai mes dettes, la banque, et ensuite je pourrai faire ma vie! » « Dans ce genre d’opération, la loi permet que les anciens propriétaires puissent devenir locataires, sans tenir compte du plafond de ressources, et sans surloyer », précise Magali Valéro.

Le petit bailleur (aujourd’hui détenteur d’un parc de 1142 logements en Seine-Saint-Denis) devrait aussi acquérir des appartements déjà loués ou d’autres où les propriétaires souhaitent partir. « Je cherchais à vendre depuis trois ans, mais ça ne marchait pas, à cause de la réputation de la copropriété », assure ainsi un retraité. « C’est une opportunité, glisse un jeune ingénieur. Je vais tirer 140000 € de cette vente, c’est un prix très raisonnable. »

Raoul Mercier, conseiller municipal PS et habitant du quartier, y voit un moyen de lutter contre la paupérisation : « La moitié des gens ici est en difficulté financière. » Trois autres adresses à Savigny sont ciblées (soit un total de 200 logements). Le bailleur lorgne aussi sur quelques bâtiments de la Morée, une autre résidence sous le coup d’un plan de sauvegarde. Mais le processus sera lent. Le bailleur souhaite procéder immeuble par immeuble, uniquement s’il peut acquérir la moitié des logements. « Au prix du marché, et seulement si les gens sont vendeurs », assure Magali Valéro.

L’opération soulève cependant bien des inquiétudes. Au début de l’été, un démarcheur « un peu vif », prestataire pour Plaine de France, a semé l’émoi : « On nous a dit : Vous avez intérêt à vendre maintenant, après vous n’aurez plus le choix », assure une habitante. « Chaque copropriétaire est libre de vendre ou pas son bien selon sa situation et ses projets », rappelle un mot du conseil syndical des copropriétaires, placardé dans les halls du 1-3, allée des Genêts. A la Morée, face à la virulence du conseil de copropriété, l’opération est « en stand-by ». A Savigny, les premiers actes de vente pourraient être signés en novembre.

Source : Le Parisien

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Publié le 13 Septembre 2013

priximmobilieriledefrance«Ça frétille, mais ça reste très fragile. » La formule de Thierry Delesalle, notaire à Paris, illustre bien l’attentisme qui règne sur le marché de l’immobilier en Ile-de-France en cette rentrée. Les derniers chiffres des notaires, rendus publics hier, montrent une stagnation des prix (- 0,4% sur le 2e trimestre 2013) et une petite hausse des ventes (+ 8% de transactions dans l’ancien) dans des volumes qui restent faibles. « Une timide embellie », relativise le notaire, qui parle d’un niveau de « transactions obligatoires, décès, divorces, mutations professionnelles… » en dessous duquel on ne peut pas descendre.

4390 € le mètre carré en petite couronne
En Seine-Saint-Denis, dans les Hauts-de-Seine et dans le Val-de-Marne, les prix stagnent. « Et rien n’indique qu’une baisse des prix significative s’annonce », estiment les professionnels. En revanche — même constat que pour Paris —, les ventes repartent à la hausse, de 11% au 2e trimestre 2013, dans l’ancien. « Nous avons peut-être atteint un plancher au niveau des transactions », espère un notaire d’Ile-de-France.


8200 € à Paris

Le prix des appartements anciens dans la capitale continue de baisser, mais timidement : de 1,1% sur le dernier trimestre pour s’établir à 8200 € le mètre carré. Avec des disparités très importantes entre arrondissements. C’est le VIe qui reste le plus cher (12000 € le mètre carré) mais la baisse des prix y est plus sensible qu’ailleurs : - 18% à Saint-Germain-des-Prés sur un an par exemple. Sans surprise, les XVIIIe et XIXe arrondissements restent les plus abordables, de 5 800 à 6 200 € le mètre carré, des prix restés assez stables sur douze mois. « A noter que le rapport entre le quartier le moins cher et le plus cher est de 2,1, le chiffre le plus faible depuis 1991 », précise Elodie Frémont, notaire à Paris. Sur les volumes, les notaires notent un léger mieux, avec des transactions en hausse de 5% sur 3 mois. « Les ventes plafonnent à un faible niveau », relativisent toutefois les experts.

3070 € en grande couronne
Rien à déclarer au niveau des prix qui restent atones (- 0,2% sur trois mois). Là aussi, les volumes repartent à la hausse (+ 8%). Un redémarrage largement alimenté par le département de Seine-et-Marne qui décolle avec 30% de ventes en plus sur un an, pour retrouver son niveau de fin 2011. C’est là aussi que les prix sont le moins chers en Ile-de-France, à 2720 € le mètre carré, à égalité avec l’Essonne.

Source : Le Parisien

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Publié le 1 Août 2013

immobilieriledefrance.jpgEtonnant ! En dépit de la crise et de la hausse du chômage, la capacité des Franciliens à acquérir un bien immobilier continue à progresser. C’est le baromètre trimestriel Capacim (Capacité d’achat immobilier) de Dauphine Crédit Foncier qui le dit. Les résultats de cet indicateur pour le premier trimestre 2013, qui seront dévoilés aujourd’hui, révèlent en effet des hausses trimestrielles de 0,4 à 8% selon les villes.

Paris plus accessible. Dur dur d’acheter un appartement à Paris. Pourtant, un tiers des ménages habitant l’Ile-de-France seraient en capacité de le faire selon le baromètre. Ils étaient 33,4% au premier trimestre 2013 contre 32,7% un an auparavant.

Une moitié de propriétaires potentiels. Un ménage sur deux en Ile-de-France, 53,4% exactement, a la possibilité d’acquérir un bien immobilier dans l’une des vingt communes de la région étudiées par Capacim.

Des situations très contrastées. « L’Ile-de-France se distingue du reste de la France par des écarts extrêmement significatifs », souligne-t-on au Crédit Foncier. Ainsi, sur les 20 communes retenues par le Capacim pour son baromètre, 67,9% de ménages franciliens peuvent acheter à Evry dans l’Essonne contre seulement 28,4% seulement à Neuilly. Plus généralement, en dehors de ces deux extrêmes, ils sont plus de 60% à pouvoir acquérir un bien immobilier à Palaiseau (91), Meaux et Fontainebleau (77), Cergy et Argenteuil (95), Saint-Denis ou Bobigny, et moins de 45% à Saint-Germain-en-Laye et Versailles (78), Boulogne et Issy-les-Moulineaux (92) ou Saint-Mandé et Vincennes (94). Idem pour les progressions : depuis le premier trimestre 2012, la proportion de Franciliens susceptibles d’acheter à Fontainebleau (77) a augmenté de 8,4%, de 7% à Saint-Germain (78) ou de 6% à Nanterre (92).

Des prix de l’immobilier en baisse. C’est, avec la baisse des taux de crédit, l’explication principale de cette hausse de la capacité d’achat des Franciliens. Les prix baissent et donc, le nombre de foyers qui peuvent acheter augmente. CQFD. Mais cette capacité reste théorique. Car dans la réalité le nombre de transactions n’augmente pas en proportion. Bien au contraire. Les ménages pourraient théoriquement se lancer dans un achat mais, par manque de confiance dans l’avenir, ils préfèrent reporter cette acquisition.

Source : Le Parisien

 

 

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Publié le 3 Juillet 2013

Kaufman & Broad a distribué récemment une brochure permettant d’en savoir un peu plus sur l’immeuble LE COS’Y qui devrait voir le jour aux 10-12 de la rue Anatole France à Aulnay-sous-Bois. Ainsi, outre quelques arguments marketing imparables  comme à deux pas du magnifique parc des Cygnes (vraiment ? le Parc Dumont n’est-il pas plus proche ?), à 11 minutes de Paris Gare du Nord par le RER B ( lol !), on apprend que les logements afficheront un prix du mètre carré fixé aux alentours de 4 500 euros. Par exemple, il faudra compter 120 000 euros pour un studio de 26 m², 176 000 euros pour un 2 pièces de 39 m² avec parking ou encore 276 000 euros pour un 3 pièces de 63 m² avec balcon et parking.

 


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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 29 Mai 2013

immobilier.JPGMalgré un net recul du nombre de transactions, les prix de l’immobilier demeurent élevés en Ile-de-France. Mais les professionnels l’assurent : même si elle est encore limitée, l’évolution est bel et bien à la baisse.

Pas de krach immobilier à l’horizon mais plutôt un atterrissage en douceur. Après avoir connu des sommets, le marché francilien poursuit sa très lente érosion. Selon la chambre régionale des notaires, qui présentait hier ses derniers chiffres, le prix au mètre carré dans l’ancien s’établit désormais à 5470€. Ce qui représente un recul infime de 0,4% sur un trimestre et de 0,5% sur un an. Dans le détail, l’inflexion est un peu plus marquée en grande couronne (- 1,4% sur un an) qu’en petite couronne (- 0,8%) tandis qu’à Paris les prix sont qualifiés de stables par les notaires (+ 0,1%). « Dans la capitale, il faut encore compter 8260 € du mètre carré », indique Christian Bénasse, le président de la chambre de Paris. Pour un modeste 60 m2, un ménage devra donc débourser en moyenne près d’un demi-million d’euros! De quoi en décourager plus d’un.

 C’est d’ailleurs ce que tendent à montrer les statistiques. Le nombre de transactions a chuté de 16% en un an dans la région. « Ces données sont toutefois à pondérer dans la mesure où la réforme de l’imposition des plus-values immobilières a dopé les volumes de ventes en 2012, surtout à Paris », souligne Thierry Delesalle, notaire dans la capitale. Il n’en reste pas moins une tendance de fond. Par rapport à la période dite « haute », c’est-à-dire de 1999 à 2007, les transactions dans l’ancien ont dégringolé de 31% à Paris. Seule la Seine-et-Marne, département le moins cher de la région, bénéficie encore d’un marché relativement dynamique avec une hausse de 10%.

Conséquence du recul des ventes, les prix auraient dû mécaniquement chuter. Alors pourquoi un tel niveau ? « Il y a souvent un décalage mais la baisse est bel et bien amorcée », balaie Nicolas Boudel, un agent immobilier du VIe. Si la décrue est aussi lente, c’est en partie à cause des réticences des vendeurs. « Les placements alternatifs manquent et les propriétaires préfèrent conserver leur bien plutôt que de baisser leur prix », note la chambre.

Source : Le Parisien. Image : prix des appartements anciens. Prix médians au mètre carré observés par les notaires au cours du 1er trimestre 2013 et évolution sur un an.

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Publié le 26 Avril 2013

coprolamoree.jpgLe 93 cumule 22 plans de sauvegarde pour les copropriétés endettées. Le sénateur PS, Claude Dilain, va rendre un rapport à la ministre du logement dans lequel il préconise une intervention plus rapide des pouvoirs publics.

Appartements insalubres au Chêne Pointu à Clichy-sous-Bois, chauffage défaillant aux Bruyères à Bondy, squat et incendie tragique dans un immeuble d’Aubervilliers... On vit de plus en plus mal dans les copropriétés privées de Seine-Saint-Denis et d’ailleurs. Barres de dix étages ou petits immeubles de quelques appartements, elles sont, selon l’expression du sénateur socialiste Claude Dilain, une « bombe à retardement ». L’élu s’apprête à transmettre un rapport à la ministre du Logement, Cécile Duflot, pour faciliter l’intervention en urgence des pouvoirs publics dans les résidences les plus en danger. « Aujourd’hui, il est difficile d’intervenir, la propriété privée est sacrée en France », indique l’élu, ancien maire de Clichy et fin connaisseur de la situation au Chêne Pointu.

Sévérité accrue envers les investisseurs véreux

Le ministre de la Ville, François Lamy, semble aussi conscient de l’urgence, puisqu’il a annoncé un plan englobant les résidences privées présentant des « dysfonctionnements », à partir de 2014. En 2012, les tribunaux de France ont été saisis plus de 700 fois pour qu’une copropriété soit placée sous administration provisoire. La mesure est prise lorsque les propriétaires n’arrivent plus à entretenir l’immeuble ou à payer leurs charges.

Autrefois promises aux classes moyennes, ces résidences ont vu leurs habitants s’appauvrir. « La crise met les ménages dans l’impossibilité de payer leur crédit auprès de la banque, et leurs charges, souligne Claude Dilain. C’est le début du cercle vicieux ». Les dettes ne permettent plus d’entretenir ces ensembles, qui vieillissent mal : « Ils ont souvent été construits dans les années 1950-1960, à une époque où on ne se préoccupait pas d’isolation et d’économies d’énergie », note Philippe Blériot, administrateur judiciaire de plusieurs résidences du 93.

En Seine-Saint-Denis, sur 230000 logements collectifs privés, 10000 font l’objet d’un diagnostic ou d’une intervention publique. Et le 93 compte 22 plans de sauvegarde, qui permettent à une copropriété de bénéficier de fonds publics pour effectuer des travaux d’urgence et améliorer son fonctionnement. Parfois ça marche. La résidence de la Morée, à Aulnay, a ainsi épongé sa dette (2 M € d’impayés en 2004), et entame des travaux de réhabilitation. Mais il y a aussi des échecs. Claude Dilain plaide pour la création d’un « cadre juridique permettant de prendre des mesures exceptionnelles ». Cela permettrait d’être plus sévère à l’égard des investisseurs peu scrupuleux, alléchés par les prix des appartements. « Par exemple, au Chêne Pointu, un copropriétaire bailleur peut détenir 12 lots et devoir de l’argent à la copropriété sur ses 12 lots. Rien ne lui interdit aujourd’hui d’acheter d’autres appartements au sein de cette résidence. Il faudrait instaurer un droit de veto, sous l’autorité d’un juge, pour bloquer ces achats ».

Source : Le Parisien Photo : aulnay-sous-bois.fr

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Publié le 23 Avril 2013

OPHlogo.pngC’est ce qui s’appelle s’attaquer à un gros morceau… Dans un mois, le 22 mai, Cécile Duflot, la ministre du Logement, aura sur son bureau un rapport dont les propositions pourraient bousculer bien des habitudes parmi les maires. Rendre plus transparent, plus juste aussi, le traitement de la demande des logements sociaux… C’est la délicate mission qu’a confiée la ministre aux différents acteurs du monde HLM. En donnant, mi-janvier, le top départ à cette vaste concertation, Cécile Duflot n’a pas caché l’ampleur de la tâche : « Je n’ignore pas que la voie est étroite. » Car elle s’attaque à un maquis où règnent en maître les barons locaux qui ont la haute main sur les bailleurs sociaux. En ce sens, Cécile Duflot joue gros.

Rétablir une vraie priorité entre les dossiers

Un maquis ? Filière Dalo (Droit au logement opposable) gérée par les préfectures, circuit du 1% logement réservé aux entreprises, filières communales dépendant des maires, sans oublier celles réservés à certains fonctionnaires ou salariés d’établissements publics… A chacune son quota de logements. A chacune, aussi, ses critères de sélection. « Au fil du temps, l’architecture du système est devenue tellement complexe qu’on a perdu de vue le demandeur lui-même. Le préfet veut d’abord loger ses fonctionnaires, la commune favoriser ses habitants et l’entreprise trouver pour son salarié un logement le plus proche de son lieu de travail », résume un expert.

Comment rendre le système plus transparent et rétablir une vraie priorité entre les dossiers? Dans l’entourage de Cécile Duflot, on a quelques idées. Il y a d’abord le « scoring » (lire ci-dessous). Ensuite, les villes devront mettre en commun leurs quotas de logements. Or, « pour un maire, maîtriser le logement social, c’est maîtriser le type de population sur sa commune », souligne un proche du dossier. Cécile Duflot arrivera-t-elle à remporter la bataille des maires? Réponse en juin, lorsque les parlementaires s’empareront de sa loi urbanisme et logement.

Source : Le Parisien

 

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Publié le 8 Avril 2013

C'est parfois un petit signe de rien, plusieurs boîtes aux lettres sur une même grille quand les maisons voisines n'en possèdent qu'une. Des allées et venues plus nombreuses aussi dans ces quartiers tranquilles. Mais la plupart du temps, rien ne distingue ces pavillons de leurs semblables. Et pourtant, depuis deux ans, les villes de banlieue voient se développer un nouveau phénomène du mal-logement : la location à la découpe dans les zones pavillonnaires.

nombreuses-boites-aux-lettres.jpg

Au milieu des pseudo-villas "Sans souci" aux prétentieuses colonnes doriques, des petites maisons ouvrières "Marceline" ou "Ginette" avec leurs nains de jardin ou encore les belles meulières des années 1930 derrière leurs troènes, se nichent de nouveaux taudis : un pavillon, divisé en quatre ou cinq appartements, loués chacun entre 600 et 800 euros selon les communes, sans déclaration à la mairie ni respect des normes sanitaires. La cible ? Une population pauvre qui ne trouve pas à se loger ailleurs et ne se plaint pas, vivant dans la peur de perdre son toit.

"Ce processus de densification spontanée, accompagné d'une "taudification" de l'habitat dans les tissus pavillonnaires est avéré dans plusieurs communes qui accueillent des populations défavorisées", explique Anastasia Touati, doctorante à l'Ecole nationale des ponts et chaussées.

Ainsi, en Seine-Saint-Denis, les communes d'Aulnay-sous-Bois, Tremblay-en-France, Sevran, Romainville, Montfermeil, Pavillons-sous-Bois seraient touchées. Dans l'Essonne, le phénomène émerge à Grigny et, dans les Yvelines, à Trappes et à Saint-Quentin. On le retrouve à Goussainville, Gonesse, Villiers-le-Bel, dans le Val-d'Oise, à Chelles et Villeparisis, en Seine-et-Marne, ou encore à Orly, Choisy-le-Roi et Villeneuve-le-Roi, dans le Val-de-Marne.

C'est une partie significative de la moyenne couronne qui est ainsi concernée, dans cette banlieue pavillonnaire modeste qui s'est développée successivement dans les années 1940, au lendemain de la guerre et dans les années 1970. Contrairement à la proche banlieue, on y trouvait des grandes parcelles, peu chères, sur lesquelles les ménages, "sortis des cités" ou fuyant la grande ville, pouvaient s'offrir leur maison. Le pavillon avec son bout de jardin et sa balançoire pour les enfants était alors une valeur de standing pour cette France des "petits-moyens"titre de l'ouvrage collectif des sociologues Marie CartierIsabelle CoutantOlivier Masclet et Yasmine Siblot (La Découverte, 2008).

Avec l'extension des gares, la création de zones d'activités économiques autour des aéroports parisiens, ces zones pavillonnaires sont devenues plus accessibles et proches de l'emploi. Les pavillons y ont souvent vieilli avec leurs habitants et, quand ils sont mis en vente, ils constituent désormais un bon placement pour qui veut faire de l'argent rapidement : "Certains marchands l'ont bien compris : avec une maison de 140 m2, ils arrivent à faire quatre F2 en utilisant les combles. C'est très rentable et les opérations se succèdent, car il y a de la demande", explique Benoît Le Foll, pilote du Centre d'études techniques de l'équipement de Normandie.

On ne parle pas ici de la sous-location que peut faire un couple de retraités pour arrondir ses fins de mois. Mais d'acquéreurs qui veulent faire de l'argent rapidement. Leur profil semble un peu partout le même : des petits commerçants, des petites entreprises de BTP ayant un peu de cash, qui obtiennent très vite des prêts bancaires qu'ils remboursent avec les loyers perçus et qui repèrent les maisons à acheter par les agents immobiliers de leur réseau professionnel.

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PETITE MAFIA ARTISANALE

Les clients sont légion : étudiants, jeunes travailleurs, stewards ou personnels travaillant dans les aéroports, familles aux faibles revenus trop contentes de s'offrir aussi un logement en dehors des zones urbaines denses...

Une petite mafia artisanale, parfois en réseau communautaire faisant venir ses compatriotes, a su aussi prospérer sur la misère. "Dans certains cas, le business est porté par des familles ou des réseaux familiaux qui achètent ensemble le patrimoine et le rentabilisent avec des pavillons utilisés avec des familles entassées dans les moindres recoins", raconte Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil. On trouve ainsi "à louer" des abris de jardin, des garages, des caves...

Certains poussent l'arnaque un cran plus loin : comme à Sevran, où un pavillon a été transformé en dortoirs, dans lequel le propriétaire loue des lits. "Ce sont les nouveaux marchands de sommeil. Comme il n'y a plus de construction de foyers de travailleurs migrants, la demande est forte. A 400 euros le lit, c'est le scandale absolu", assure Stéphane Gatignon, maire EELV de la commune.

"On est face à des gens sans scrupule qui profitent de la crise du logement en proposant un logement moins cher à des familles à la rue", remarque aussi Martine Bescou, adjointe au logement du maire Front de gauche de Tremblay-en-France. "Dans ces réseaux, on a découvert que des agences immobilières s'étaient spécialisées, des notaires étaient impliqués ainsi que des banques qui font des prêts défiant toute concurrence", dénonce Cécile Madura, première adjointe PS à Goussainville.

Les maux de ces nouveaux taudis sont un peu partout les mêmes : humidité, isolation défaillante, installations électriques saturées, surcharge des réseaux sanitaires... jusqu'au stationnement de voitures sans parking qui rend la circulation difficile. "Les élus s'inquiètent, car pour le voisinage, c'est vécu comme une dégradation du quartier et l'arrivée de ces populations plus modestes, c'est aussi moins d'impôts et des dépenses publiques en plus", souligne Eric Charmes, directeur de recherche à l'Ecole nationale des travaux publics de l'Etat.

L'ensemble des acteurs s'accordent pour expliquer que lutter contre ces nouvelles locations à la découpe demeure compliqué, car la législation n'a pas prévu une telle utilisation du bâti individuel.

TENDANCE À FERMER LES YEUX

La division d'un pavillon en plusieurs logements, non accompagnée de travaux extérieurs, n'est pas soumise à autorisation préalable auprès des services d'urbanisme. Seule demeure l'obligation de respecter le plan local d'urbanisme qui impose, par logement, des contraintes de construction, de stationnement et d'espace vert disponible. Mais, parmi ces nouveaux marchands de sommeil, peu de propriétaires le font. Les services municipaux découvrent souvent l'existence de ces contrevenants lors des inscriptions à l'école, les rattachements demandés à ERDF ou les interventions des services d'hygiène. Les listes d'habitants fournies par l'Insee permettent aussi parfois de découvrir ces nouveaux logements collectifs.

Conscients de l'effet négatif que ces nouveaux taudis donnent à l'image de leur ville, certains élus préfèrent les ignorer. Une tendance à fermer les yeux, car les procédures judiciaires sont longues et difficiles et que ces maires n'ont souvent pas de solution de relogement.

D'autres ont décidé d'attaquer ces constructions non conformes. C'est le cas de la commune de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) qui a mis en place un groupe de travail pour croiser les données des différents services et repérer les infractions. A Aulnay-sous-Bois, la ville dresse des procès-verbaux d'infraction au plan local d'urbanisme en s'appuyant sur la liste des déclarations de logement aux impôts et saisit systématiquement le procureur.

Idem à Goussainville où quinze propriétaires ont été condamnés pour"changement d'affectation" ou "augmentation de la capacité d'habitation" du bien immobilier. Là, les services de la ville vérifient les déclarations d'achèvement de travaux pour traquer les contrevenants. "Dès qu'on voit un tas de sable devant une clôture, on s'inquiète", admet Mme Madura.

Source : Sylvia Zappi Le Monde.fr 

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 27 Mars 2013

residence_debussy_-A.jpgLa ville a inauguré samedi 23 mars la livraison d’un nouveau programme de 82 logements sociaux.

C’est une première pour la ville : la réalisation de logements sociaux « bâtiment basse consommation » dont la consommation en énergie sera inférieure de 80% à la consommation normale réglementaire. C’est une étape importante pour la requalification du quartier des Etangs, puisque ces logements vont permettre de désenclaver le quartier par la création d’une voie nouvelle entre la rue du Moulin de la Ville et la rue d’Artois. Si le quartier ne dispose actuellement d'aucun espace vert familial , un futur parc d'un hectare devrait voir le jour d’ici la fin de l’année.

Source : aulnay-sous-bois.fr

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Logement

Publié le 22 Mars 2013

DANIELGOLDBERGVous trouverez ci-dessous un communiqué du député de la 10e circonscription de Seine-Saint-Denis (Aulnay-sous-Bois, Bondy-sud-Est, Les Pavillons-sous-Bois) Daniel Goldberg (photo ci-contre) à propos des annonces de François Hollande sur le logement. Celui-ci se réjouit notamment que la proposition de réduire à 5 % le taux de TVA applicable dans les constructions de logements sociaux ait été retenue.

  

21 mars 2013

Daniel Goldberg

Député de Seine-Saint-Denis

 

Annonces de François Hollande

Des mesures fortes

pour relancer le logement et la construction

 

Rapporteur du budget Logement à l’Assemblée nationale, je me félicite de la volonté affichée par François Hollande de mettre en place rapidement des mesures destinées à la fois à faciliter la construction de logements accessibles au plus grand nombre ainsi qu’à soutenir les  professionnels de la construction. Alors que la France compte 3,6 millions de mal-logés et que de nombreuses entreprises du bâtiment sont en difficulté, ces mesures fortes étaient indispensables pour répondre aux besoins et relancer l’économie de ce secteur.

En particulier, je suis plus que satisfait de la volonté d’abaisser à 5% le taux de TVA sur la construction de logements sociaux (taux qui avaient été portés de 5,5% à 7% par l’UMP). A mon initiative, de nombreux conseils municipaux de Seine Saint- Denis ont d’ailleurs voté des voeux demandant à l’Etat non seulement de ne pas relever ce taux comme cela était envisagé, mais de le ramener à 5%. Ce nouveau taux réduit va faciliter le financement des projets des organismes HLM et permettre d’accélérer les mises en chantier, avec des loyers plus accessibles pour les locataires.

Le plan d’urgence annoncé ce matin est une nécessité pour améliorer la vie de nombreux citoyens. Accélérer la nécessaire rénovation thermique des logements, limiter les recours abusifs contre les permis de construire qui entravent trop souvent les projets immobiliers dans les communes, mettre en place un moratoire sur les normes de construction : voilà autant de mesures qui constituent une nécessité reconnue et demandée par la plupart des acteurs de la chaîne du logement. Ce plan doit aussi permettre d’enrayer la hausse des coûts de construction.

Le recours à des ordonnances pour engager ces mesures illustre la détermination du Président de la République à agir vite et fort. Toutefois, cette procédure doit rester exceptionnelle et limitée à un champ de mesures techniques, plus proches du niveau réglementaire que de profondes modifications législatives. Ainsi, dès la loi d’habilitation autorisant le recours aux ordonnances, le Parlement devra connaître et pouvoir discuter du périmètre précis de celles-ci et ainsi être associés le plus en amont possible à leur rédaction.

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Logement