Publié le 9 Janvier 2012
On ne peut pas écrire que la réunion de samedi matin relative à l'état de l'école en préfabriqués du Bourg 2 et du devenir du chantier de dépollution de l'ancienne usine d'amiante ait drainé beaucoup de monde. En effet, à peine 50 à 60 personnes avaient jugé utile de faire le déplacement. Voici cependant en quelques lignes l'essentiel de ce qu'il faut en retenir. La première partie de ce compte-rendu sera consacrée à l'état des préfabriqués et la seconde au possible calendrier de fin des travaux de désamiantage...
Tout d'abord, et ce fût le premier élément d'information important de la matinée, les préfabriqués qui servent d'école provisoire pour le Bourg 2 sont considérés comme ne présentant aucun danger pour leurs occupants. Trois expertises ont été menées. Une par les services techniques de la mairie (au printemps 2011), les deux autres (en fin d'année dernière) par un cabinet indépendant de Noisy-le-Sec appelé DEKRA et par la Commission Communale d'Hygiène et Sécurité. Elles ont toutes abouti à cette conclusion. Les enfants et les enseignants devront donc rester dans les locaux précaires actuels jusqu'à la fin de la présente année scolaire.
Une veille spéciale et permanente assurée par les services techniques de la mairie devrait effectuer les travaux nécessaires pour maintenir les préfabriqués dans un état aussi convenable que possible d'ici là. Ce dispositif n'a pas franchement convaincu, ni le corps enseignant, ni les parents d'élèves qui ont parfois réagi très vivement. Par exemple, la réfection complète de la toiture effectuée récemment sur les bâtiments de la maternelle du Bourg 2 s'avère inefficace puisque des infiltrations d'eau ont réapparu dès les premières pluies ! De même, le rapport d'audit technique du cabinet indépendant basé sur des considérations essentiellement visuelles a été loin de faire l'unanimité.
D'une manière générale, les principaux griefs envers la municipalité tournent autour de son incapacité à avoir soit construit une nouvelle école ou alors pris l'initiative de changer l'ensemble des préfabriqués. Certains considèrent que, compte tenu de l'allongement des travaux de désamiantage, des solutions alternatives auraient dû être envisagées plus tôt. D'autres enfin pensent avoir été maintenus dans l'illusion d'une réintégration dans les locaux d'origine pendant quatre années alors qu'elle n'est tout simplement pas encore intervenue...
La réintégration du Bourg 2 dépend principalement du calendrier de fin des travaux de dépollution du site de l'ancienne usine d'amiante. C'est ce que nous évoquerons dans la seconde partie à suivre...
Comme évoqué lors d'un article précédent (
Dans son édition Seine-Saint-Denis du mardi 3 janvier 2012, le journal le Parisien consacrait une large place aux différents chantiers ou travaux d'aménagement qui s'annoncent dans la plupart des villes du département en cette année nouvelle.
Toutefois, en raison de la présence des blocs de béton sur le site, l'expertise estimerait que les fibres d'amiante sont captives de la matrice-sol et ne s'en échappent pas. L'impact "santé" sur l'école et les riverains serait donc aujourd'hui maîtrisé et inexistant.
Comme vous le savez déjà probablement,
La liste d'union enfonce ensuite le clou en expliquant qu'aucune décision ne saurait être prise par l'exécutif municipal sans l'avis de professionnels neutres et adaptés (un organisme indépendant et la commission d'hygiène et de sécurité). C'est un principe de bon sens que la FCPE n'a jamais contesté. C'est elle-même qui avait demandé une expertise objective de l'état de l'école provisoire au printemps 2011 !
Un parking et un espace vert, voilà les aménagements envisagés sur le site de l'ancienne usine d'amiante du CMMP (Comptoir des minéraux et matières premières) à Aulnay. Une délibération en ce sens a été adoptée jeudi lors du conseil municipal, non sans susciter un long débat. Le maire PS, Gérard Ségura, a défendu cette option, qui suppose une dépollution limitée du sous-sol, ensuite recouvert par une dalle de béton. "La dépollution zéro en matière d'amiante n'existe pas" a-t-il estimé, alors que l'élu d'opposition (Europe Ecologie) Alain Amédro voyait dans ce choix celui d'une "dépollution au rabais".

