commerce

Publié le 26 Mai 2011

L'association C.A.PA.DE Sud nous annonce l'organisation d'une réunion publique sur le commerce de proximité le lundi 30 mai à 19h salle Dumont, rue Gallieni. (En face de la gare RER côté place du général De Gaulle).

Vous trouverez ci-dessous l'intégralité de sa communication :

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Le commerce de proximité préoccupation première des français et de C.A.PA.DE Sud. Pour le sauvegarder est-il nécessaire de "densifier" en parlant de mixité sociale ?

La principale qualité de vie de nos quartiers est assurément l'offre commerciale actuelle.

Son avenir est notre avenir

Le 30 mai à 19h, salle Dumont, rue Gallieni, nous vous invitons à venir débattre de tous ces projets qui créent une angoisse en partie liée au manque de concertation.

 

 

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Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Commerce

Publié le 9 Mai 2011

Ce n'est un secret pour personne, en ce moment les commerces de proximité ont la vie dure. Il suffit pour s'en rendre compte d'observer quelques rues à Aulnay-sous-Bois. Anatole France, Maximilien Robespierre : des grands axes urbanisés mais peu ou pas de boutiques. A Mitry-Ambourget, chacun garde en mémoire la fermeture d'Atac, qui a été vécue comme un véritable drame. Même l'artère de prestige du boulevard de Strasbourg fait peine à voir avec ses banques et autres sociétés de service. A l'heure où chacun s'accorde pourtant sur la nécessité du maintien de ces lieux de vie dans les quartiers afin de conserver un semblant de dynamisme, fleurissent paradoxalement dans le même temps en Ile-de-France des projets de centres commerciaux pharaoniques.

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Le dernier en date s'appelle Aéroville à proximité de l'aéroport de Roissy. 80 000 m² de surface commerciale pour un objectif de 12 à 16 millions de visites par an. Ouverture prévue fin 2013. On nous promet des emplois (2 600), des boutiques (200), mais chacun y trouvera-t-il son compte ? Le commerce de proximité survivra-t-il  à une telle offre ? On est légitiment en droit de se poser ces questions... En attendant les réponses, les projets avancent dans une sorte de fièvre incontrôlable dont on ne sait pas exactement où elle va nous mener...

Stéphane Fleury

Ci-dessous vous trouverez un condensé de l'article du Parisien paru samedi qui décrit le futur Aéroville...

aeroville180 000 m² de surface commerciale, 200 boutiques face aux pistes de l'aéroport de Roissy. Situé à cheval sur les communes de Tremblay et de Roissy-en-France (Val-d'Oise), les travaux du futur  centre commercial Aéroville devraient démarrer d'ici deux mois pour une ouverture possible à l'automne 2013. Ce complexe sera l'un des plus grands d'Ile-de-France avec un investissement de 237 M€. Le promoteur, Unibail-Rodamco, assure que le projet suscite "beaucoup d'intérêt" du côté des enseignes. Pourtant le seul nom cité pour l'instant est celui d'Auchan, qui s'installera sur un peu moins de 5 000 m². Il proposera un service drive, permettant aux clients de passer commande en ligne et de venir récupérer leurs courses en voiture.

 Le site doit attirer trois types de clientèle : les 100 000 salariés de la plateforme aéroportuaire, qui y trouveront de nombreux services (poste, banque, centre médical et peut-être une crèche) ; les voyageurs en transit qui peuplent les hôtels alentour ; et enfin les habitants du secteur. La zone de chalandise est estimée à 1,8 million de personnes "du périphérique nord à Compiègne" en suivant l'A1. "Mais il y a aussi Senlis et Chantilly. De là, le trajet n'est que de treize minutes, et on évite les bouchons en direction de Paris ! Il n'y a pas d'offre équivalente dans le Nord", assure le directeur général de la stratégie.

 Pour accueillir ces visiteurs venus par la route, deux parkings vont être aménagés : 4 000 places en sous-sol et 1 000 en surface. Mais on pourra aussi accéder au centre à pied, ou par des navettes parties des terminaux de l'aéroport, des hôtels, et même du parc des Expositions de Villepinte, les jours de salon. L'ambition affichée est d'atteindre 12 millions de visiteurs la première année, pour grimper jusqu'à 15 ou 16 millions ensuite. Lorsqu'on évoque la proximité du centre O'Parinor à Aulnay ou le projet gigantesque d'Europa City dans le triangle de Gonesse (Val-d'Oise) le président du directoire d'Unibail-Rodamco ne s'inquiète pas et déclare : "C'est bien, la concurrence, ça nous force à réinventer les choses."

Source : Gwenael Bourdon, Le Parisien du samedi 7 mai 2011

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Rédigé par Stéphane Fleury

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Publié le 29 Avril 2011

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Source : Le Parisien du samedi 23 avril 2011

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 27 Avril 2011

L’arrière-boutique de l’Olivier offre un spectacle de désolation. L’épicerie du quartier Mitry-Ambourget, à Aulnay-sous-Bois, a été cambriolée la semaine dernière. Les voleurs sont passés par le hall voisin, en fracturant la trappe mitoyenne. Ils ont ensuite forcé deux portes, ce qui leur a permis de fuir par l’arrière avec la marchandise.

 

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C’est Samir (30 ans), le fils, qui a eu la primeur de cette désagréable nouvelle, en ouvrant la boutique à 8h30 : « La chambre froide a été vidée, les caméras détruites, les bouteilles d’alcool, le café, les feuilles à rouler… ils ont tout pris. » De retour du commissariat, dépôt de plainte à la main, Zoubida Arab, la maman, chiffre à 20000 € le préjudice. « On ne peut plus travailler et on n’a plus d’argent pour racheter », souffle-t-elle, annonçant son intention de baisser définitivement le rideau.

De l'alcool et du tabac vendus dans licence

Cette plainte n’est pas la première. Agression, cambriolages, vols… La famille Arab, qui travaille là depuis plus de six ans, évoque, à n’en plus finir, des exemples édifiants. Des « drogués qui viennent peser leur shit sur la balance », « des jeunes qui se servent dans les étagères » — ce qui a poussé Samir à mettre son comptoir en travers de la boutique. « J’ai pris un gars pour faire la sécurité, il n’a pas tenu », assure Samir.

Ce quartier dégradé et enclavé doit faire l’objet d’une restructuration dans les quinze ans à venir. Mais pour Zoubida et son fils, pas question d’attendre. L’ouverture prochaine du Netto en remplacement du magasin Atac n’est pas non plus de nature à leur redonner espoir.

Sa boutique, qui vendait des primeurs à l’origine, s’est reconvertie en alimentation générale, au fil des ans, avec même en rayon de l’alcool et du tabac — sans licence. « Avec quatre marchés autour, il était difficile de vivre en ne vendant que des fruits et légumes », résume Zoubida Arab, qui ne veut plus payer ses « 700 € de loyer mensuels » auprès du bailleur, l’office public HLM. Son bail se termine le 31 août. Mais plus encore que ces mois de loyer, c’est le fonds de commerce, évalué à 60000 €, qui reste problématique. Quel commerçant voudrait racheter un fonds de commerce à ce prix dans ces conditions? Pas l’office HLM. « Nous n’avons pas 60000 € pour racheter un fonds de commerce dont personne ne veut, ça n’est pas notre métier », explique-t-on auprès du bailleur.

Si elle ne trouve personne pour reprendre, Zoubida Arab devra s’asseoir sur sa mise de départ. Son avocat, Me Mourad Serhane, n’exclut pas d’engager une action en justice pour impliquer la responsabilité de l’Etat, au motif que tout n’aurait pas été fait pour assurer la quiétude de la commerçante dans le quartier.

Source : Carole Sterlé. Le Parisien du 23 avril 2011.

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 20 Avril 2011

Episode 6 : presse, commerce et politique

La presse populaire représente les commerçants tantôt avec bienveillance, tantôt avec agressivité. Elle rend compte de mouvements sociaux qui naissent dans la profession dans les années 1880. A cette époque, les employés de commerce revendiquent un jour de repos hebdomadaire. Dans Le Petit Journal en 1907, les boulangers grévistes sont traités de "saboteurs". Le journal affirme alors que le développement du machinisme garantira "la tranquillité du patron et la sécurité des clients".

Progressivement, les employés et petits commerçants de sensibilité "socialiste" s'orientent vers la droite nationaliste ou le catholicisme social. Le mouvement des commerçants, avant 1914, s'inquiète de la croissance du socialisme et du syndicalisme ouvrier. Il se rapproche alors du grand patronat, réclame des réformes qui les aident à être plus compétitifs. Après la Première guerre mondiale, les difficultés économiques expliquent certains charges violentes contre le petit commerce dont on dénonce l'âpreté.

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En 1908, L'Assiette au beurre consacre un numéro spécial au petit commerce. Une crémière arrogante refuse de faire crédit à une femme du peuple : on devine que l'employée d'origine populaire a réussi son ascension sociale, s'est installée à son compte, est devenue prospère et méprise les petites gens.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient visiter l'exposition Halles, étals et bazars : 150 ans de commerce en Ile-de-France, rendez-vous au Musée de Nogent-sur-Marne 36, boulevard Gallieni à Nogent-sur-Marne. Tél 01 48 75 51 25. Mardi, mercredi, jeudi, dimanche de 14h à 18h et samedi de 10h à 12h et de14h à 18h. Jusqu'au 29 mai 2011.Entrée libre.

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 15 Avril 2011

Episode 5 : publicité, la foire aux miracles !

La publicité commerciale dans les journaux naît en 1836. Trente ans plus tard, dans certaines publications, un tiers de l'espace est consacré aux annonces. A la fin du XIXe siècle, la publicité peut représenter un tiers des recettes, mais elle commence à privilégier l'affiche et le catalogue. Avec la radio, dans les années 1920 et la télévision dans les années 1960, la publicité mettra au point l'association entre un slogan oral et visuel.

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Les publicités parues dans la presse populaire à fin du XIXe siècle garantissent des miracles immédiats. La Sève capillaire fait pousser en 8 jours moustache et barbe splendides, le Pétrole Meiller stoppe la chute des cheveux, le chimiste Pozel garantit "beauté et jeunesse éternelles" : disparition de la barbe et des triples mentons, seins raffermis. Des méthodes enseignent l'accordéon en quelques jours et l'anglais en un mois.

Une génération plus tard, l'Illustration, à côté de publicités destinées à un public bourgeois vantant l'élégance et le tourisme, perpétue cette veine magique. Les plantes de l'abbé Hamon s'adressent aux "malades désespérés" et guérissent absolument tout ("Très nombreuses attestations"). La Magnésie Bismurée arrête en cinq minutes les maux d'estomac les plus tenaces. La Cire Aseptine gomme le vieillissement du visage et lui redonne toute sa fraîcheur naturelle.

A suivre Partie 6 : presse, commerce et politique.

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 13 Avril 2011

Episode 4 : de la coopérative au centre commercial

Outre les magasins de proximité, les marchés et les grands magasins, le commerce d'Ile-de-France est régi par divers réseaux de distribution.

Les succursales et coopératives sont des magasins mis en réseaux par des entreprises de gros : Félix Potin (1844), Casino (1898), Viniprix (1932). Dans les années 1970, les super et hypermarchés seront fatals à ce type de distribution.

felixpotin.jpgFélix Potin ouvre son premier magasin à Paris en 1844. Il applique  la même logique que les grands magasins : inspirer la confiance du client avec des prix fixes et affichés. Potin vend à bon poids, achète lui-même des produits de qualité et applique une marge bénéficiaire réduite. Le magasin du boulevard Sébastopol (1860) est la première grande surface d'épicerie sur deux niveaux. Le développement de l'entreprise s'inscrit dans le contexte des travaux d'Haussmann : les magasins proches de la Gare Saint-Lazare attirent les provinciaux et les banlieusards débarquant du chemin de fer.

 Les magasins populaires représentent un nouveau type de commerce, né de la crise des années 1930. Ils vendent, au départ, des articles à prix unique (classés par prix) et en grande série, à l'opposé du commerce traditionnel dont la gamme de prix est variée.  Uniprix est lancé par Les Nouvelles Galeries en 1928, Prisunic par Le Printemps en 1931, Monoprix par Les Galeries Lafayette en 1932. Souvent situé près du centre ville, ce type d'enseignes connait un grand succès auprès des classes populaires.Les supérettes, tels Franprix ou, autrefois, Familistère et Félix Potin sont des magasins à large dominante alimentaire, dont la surface s'étend de 120 à 400 mètres carrés.

Le supermarché propose des produits alimentaires de grande consommation. D'origine américaine, il s'impose en Europe dans les années 1950. Les premiers clients sont désorientés par le principe du libre service ! En région parisienne, le véritable premier supermarché date de 1958 (Rueil-Malmaison). Au départ, ce type d'établissement ne mise pas particulièrement sur une politique de prix bas, mais Carrefour s'inspirera des principes d'Edouard Leclerc (vente au prix de gros).

L'hypermarché vend des produits alimentaires et non alimentaires. Généralement situé en périphérie de la ville, le premier d'entre eux est le Carrefour de Sainte-Geneviève-des-Bois (1963). Lié à la démocratisation de l'automobile, il dispose d'un parking de 400 places et d'une station service. C'est la première fois que, sur 2 600 mètres carrés, un magasin propose un aussi large assortiment sous le même toit. 5 000 clients le fréquentent le premier samedi d'ouverture. En Ile-de-France, suivront Super Suma à Montfermeil (1967), Cora à Garges-lès-Gonesse (1969), Continent à Ormesson (1972).

thiaisccLe centre commercial regroupe généralement des commerces de détail, des grands magasins et un hypermarché. L'achat s'y veut festif : climatisation, escalators, musique, animation. Sa surface dépasse souvent 40 000 m². Le premier d'entre eux, en Ile-de-France, est Parly 2 au Chesnay, près de Versailles (1969). Rosny 2 est inauguré en 1973, un an avant Créteil Soleil. En Val-de-Marne, à Thiais, La Belle Epine est le plus grand centre commercial d'Europe.

A suivre Partie 5 : publicité, la foire aux miracles !

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 5 Avril 2011

Episode 3 : la révolution des grands magasins

Jusqu'en 1850, le petit commerce est le plus développé. Les prix sont fixés arbitrairement et la concurrence existe peu. La création des grands magasins, découlant des conditions économiques et des évolutions techniques, révolutionne le commerce. Le client n'est plus le pigeon qu'on berne ! Pour le mettre en confiance, les grands magasins instaurent des principes novateurs : entrée libre et prix fixes. Ils vendent en grande quantité, donc à petits bénéfices.               Des services annexes sont développés dont la livraison à domicile ( à cheval dans Paris ou par chemin de fer), la vente par correspondance, dès 1871.

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Entre 1852 et 1893, sont successivement créés Au Bon marché, Le Printemps, La Samaritaine, Les Galeries Lafayette. La fonction du grand magasin est commerciale et sociale. Il veut créer une atmosphère de fête de d'effervescence. On visite l'établissement pour lui-même, le public est invité à y passer des journées entières. Les grands magasins diffusent le style de la haute bourgeoisie parisienne dans la classe moyenne.

A suivre Partie 4 : de la coopérative au centre commercial

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 4 Avril 2011

Episode 2 : irremplaçable marché de banlieue

Lieu de convivialité, paradis des piétons, le marché nous relie à des traditions séculaires. L'emplacement du marché est géré par un concessionnaire, pour le compte de la commune. La location est généralement plus coûteuse pour un emplacement couvert qu'en plein air. Le commerçant paie également pour le stationnement d'une voiture vide, la garde de son cheval, la location d'une chaise ou d'un tréteau. Les maraîchers vendent leurs produits cueillis le jour même.

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En banlieue, le marché se tient une ou deux fois par semaine. Dans certaines communes, le marché s'installe en plein air, même à Neuilly-sur-Seine, ville privilégiée. A Colombes, Clamart, Sceaux, Courbevoie, il se tient sous des halles métalliques et vitrées. Montrouge rachète en 1889 un bâtiment de l'Exposition Universelle.

Aujourd'hui, le pittoresque du marché s'est amoindri. Le commerçant déplace sa propre boutique dans des camions frigorifiés, des camions stands. En banlieue pavillonnaire, le marché crée un pôle d'animation qui compense l'éloignement du centre ville. Des boutiques s'installent parfois autour de son espace. Des marchés du soir se développent près des gares RER et autobus.

Le marché crée une mixité sociale. La rue devient un lieu d'échange et le quartier acquiert une identité.

A suivre Partie 3 : la révolution des grands magasins.

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 1 Avril 2011

Episode 1 : à l'origine, les commerces de proximité

Au XIXe siècle, le commerce est peu diversifié. Il est principalement consacré aux besoins quotidiens : commerce alimentaire (épicier, marchand de vin, aubergiste), équipement de la maison (bois, quincaillerie). Les boutiques sont polyvalentes et les exigences du consommateur, peu variées. Les boutiques spécialisées sont rares. Dès 1880, la création d'entreprises s'accroît. Dans certaines villes, cela s'explique par l'arrivée d'une nouvelle population, industrielle ou résidentielle. Le consommateur habitant la périphérie bénéficie des magasins de quartier.

epicerie 1900-1950 : l'âge d'or du commerce

De nouveaux besoins, liés à la société industrielle, sont nés. Les boutiques se diversifient (équipement de la maison, alimentation). Les magasins sont souvent polyvalents. L'épicerie peut être un grand magasin en miniature couvrant tous les domaines de la vie quotidienne. Ce foisonnement bon enfant s'oppose à la présentation huppée des grands magasins. Le commerçant livre souvent à domicile. La particularité de certaines communes est déterminante pour le développement de commerces spécifiques.

 A Vincennes, la présence des abattoirs développe la boucherie en gros. Sur la Marne et la Seine se développe un commerce de loisir, dont les bistrots. A Ivry-sur-Seine, après 1918, l'afflux d'ouvriers étrangers développe le commerce de détail. Il s'agit bien d'une explosion commerciale, où le nombre de boutiques, malgré la proximité de Paris, va jusqu'à tripler. Dans les années 30, certains secteurs régressent : l'alimentation générale et surtout les débits de boissons, qui pouvaient représenter un tiers du commerce local avant 1914. Marchands de fourrage, maréchaux-ferrants et magasins de cycles s'effacent devant les établissements liés à l'automobile.

Les années 60 : une nouvelle ère commerciale

Epiceries, bazars et cafés continuent de régresser. L'alimentation peut chuter de moitié en vingt ans. Inversement, les commerces spécialisés (jouets, sport, cadeaux) et les magasins de luxe (bijoux, photographie, parfums) suivent la progression du pouvoir d'achat. L'activité commerciale ne diminue pas, mais change de nature. Dans la ville, l'activité commerçante est moins visible. Elle peut se cacher dans un centre commercial. Chassées par la voiture, les terrasses de café se raréfient. Les devantures des magasins se font discrètes si on les compare à celle de la Belle Epoque.

Les années 1980 : comment imaginer la ville sans commerce de proximité ?

La crise était déjà amorcée par la concurrence des grandes surfaces. Au moment où son existence est parfois menacée, on comprend l'importance du commerce de proximité dans la vie quotidienne et l'animation des quartiers. Il est souvent le dernier endroit où les personnes seules entretiennent un lien social. Sa fermeture peut amener le dépérissement d'un quartier et une diminution de la qualité de vie. Le commerçant doit être de plus ne plus à l'écoute de sa clientèle en termes de compétence : le consommateur cherche  à la fois la qualité, le service et les prix. Il compare les produits, parfois loin de son domicile.

A suivre Partie 2 : irremplaçable marché de banlieue

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 7 Février 2011

C'est le moment d'en profiter !

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Rédigé par Aulnaylibre !

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