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Publié le 13 Avril 2011

Episode 4 : de la coopérative au centre commercial

Outre les magasins de proximité, les marchés et les grands magasins, le commerce d'Ile-de-France est régi par divers réseaux de distribution.

Les succursales et coopératives sont des magasins mis en réseaux par des entreprises de gros : Félix Potin (1844), Casino (1898), Viniprix (1932). Dans les années 1970, les super et hypermarchés seront fatals à ce type de distribution.

felixpotin.jpgFélix Potin ouvre son premier magasin à Paris en 1844. Il applique  la même logique que les grands magasins : inspirer la confiance du client avec des prix fixes et affichés. Potin vend à bon poids, achète lui-même des produits de qualité et applique une marge bénéficiaire réduite. Le magasin du boulevard Sébastopol (1860) est la première grande surface d'épicerie sur deux niveaux. Le développement de l'entreprise s'inscrit dans le contexte des travaux d'Haussmann : les magasins proches de la Gare Saint-Lazare attirent les provinciaux et les banlieusards débarquant du chemin de fer.

 Les magasins populaires représentent un nouveau type de commerce, né de la crise des années 1930. Ils vendent, au départ, des articles à prix unique (classés par prix) et en grande série, à l'opposé du commerce traditionnel dont la gamme de prix est variée.  Uniprix est lancé par Les Nouvelles Galeries en 1928, Prisunic par Le Printemps en 1931, Monoprix par Les Galeries Lafayette en 1932. Souvent situé près du centre ville, ce type d'enseignes connait un grand succès auprès des classes populaires.Les supérettes, tels Franprix ou, autrefois, Familistère et Félix Potin sont des magasins à large dominante alimentaire, dont la surface s'étend de 120 à 400 mètres carrés.

Le supermarché propose des produits alimentaires de grande consommation. D'origine américaine, il s'impose en Europe dans les années 1950. Les premiers clients sont désorientés par le principe du libre service ! En région parisienne, le véritable premier supermarché date de 1958 (Rueil-Malmaison). Au départ, ce type d'établissement ne mise pas particulièrement sur une politique de prix bas, mais Carrefour s'inspirera des principes d'Edouard Leclerc (vente au prix de gros).

L'hypermarché vend des produits alimentaires et non alimentaires. Généralement situé en périphérie de la ville, le premier d'entre eux est le Carrefour de Sainte-Geneviève-des-Bois (1963). Lié à la démocratisation de l'automobile, il dispose d'un parking de 400 places et d'une station service. C'est la première fois que, sur 2 600 mètres carrés, un magasin propose un aussi large assortiment sous le même toit. 5 000 clients le fréquentent le premier samedi d'ouverture. En Ile-de-France, suivront Super Suma à Montfermeil (1967), Cora à Garges-lès-Gonesse (1969), Continent à Ormesson (1972).

thiaisccLe centre commercial regroupe généralement des commerces de détail, des grands magasins et un hypermarché. L'achat s'y veut festif : climatisation, escalators, musique, animation. Sa surface dépasse souvent 40 000 m². Le premier d'entre eux, en Ile-de-France, est Parly 2 au Chesnay, près de Versailles (1969). Rosny 2 est inauguré en 1973, un an avant Créteil Soleil. En Val-de-Marne, à Thiais, La Belle Epine est le plus grand centre commercial d'Europe.

A suivre Partie 5 : publicité, la foire aux miracles !

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Commerce

Publié le 5 Avril 2011

Episode 3 : la révolution des grands magasins

Jusqu'en 1850, le petit commerce est le plus développé. Les prix sont fixés arbitrairement et la concurrence existe peu. La création des grands magasins, découlant des conditions économiques et des évolutions techniques, révolutionne le commerce. Le client n'est plus le pigeon qu'on berne ! Pour le mettre en confiance, les grands magasins instaurent des principes novateurs : entrée libre et prix fixes. Ils vendent en grande quantité, donc à petits bénéfices.               Des services annexes sont développés dont la livraison à domicile ( à cheval dans Paris ou par chemin de fer), la vente par correspondance, dès 1871.

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Entre 1852 et 1893, sont successivement créés Au Bon marché, Le Printemps, La Samaritaine, Les Galeries Lafayette. La fonction du grand magasin est commerciale et sociale. Il veut créer une atmosphère de fête de d'effervescence. On visite l'établissement pour lui-même, le public est invité à y passer des journées entières. Les grands magasins diffusent le style de la haute bourgeoisie parisienne dans la classe moyenne.

A suivre Partie 4 : de la coopérative au centre commercial

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Commerce

Publié le 4 Avril 2011

Episode 2 : irremplaçable marché de banlieue

Lieu de convivialité, paradis des piétons, le marché nous relie à des traditions séculaires. L'emplacement du marché est géré par un concessionnaire, pour le compte de la commune. La location est généralement plus coûteuse pour un emplacement couvert qu'en plein air. Le commerçant paie également pour le stationnement d'une voiture vide, la garde de son cheval, la location d'une chaise ou d'un tréteau. Les maraîchers vendent leurs produits cueillis le jour même.

marche 

En banlieue, le marché se tient une ou deux fois par semaine. Dans certaines communes, le marché s'installe en plein air, même à Neuilly-sur-Seine, ville privilégiée. A Colombes, Clamart, Sceaux, Courbevoie, il se tient sous des halles métalliques et vitrées. Montrouge rachète en 1889 un bâtiment de l'Exposition Universelle.

Aujourd'hui, le pittoresque du marché s'est amoindri. Le commerçant déplace sa propre boutique dans des camions frigorifiés, des camions stands. En banlieue pavillonnaire, le marché crée un pôle d'animation qui compense l'éloignement du centre ville. Des boutiques s'installent parfois autour de son espace. Des marchés du soir se développent près des gares RER et autobus.

Le marché crée une mixité sociale. La rue devient un lieu d'échange et le quartier acquiert une identité.

A suivre Partie 3 : la révolution des grands magasins.

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Commerce

Publié le 1 Avril 2011

Episode 1 : à l'origine, les commerces de proximité

Au XIXe siècle, le commerce est peu diversifié. Il est principalement consacré aux besoins quotidiens : commerce alimentaire (épicier, marchand de vin, aubergiste), équipement de la maison (bois, quincaillerie). Les boutiques sont polyvalentes et les exigences du consommateur, peu variées. Les boutiques spécialisées sont rares. Dès 1880, la création d'entreprises s'accroît. Dans certaines villes, cela s'explique par l'arrivée d'une nouvelle population, industrielle ou résidentielle. Le consommateur habitant la périphérie bénéficie des magasins de quartier.

epicerie 1900-1950 : l'âge d'or du commerce

De nouveaux besoins, liés à la société industrielle, sont nés. Les boutiques se diversifient (équipement de la maison, alimentation). Les magasins sont souvent polyvalents. L'épicerie peut être un grand magasin en miniature couvrant tous les domaines de la vie quotidienne. Ce foisonnement bon enfant s'oppose à la présentation huppée des grands magasins. Le commerçant livre souvent à domicile. La particularité de certaines communes est déterminante pour le développement de commerces spécifiques.

 A Vincennes, la présence des abattoirs développe la boucherie en gros. Sur la Marne et la Seine se développe un commerce de loisir, dont les bistrots. A Ivry-sur-Seine, après 1918, l'afflux d'ouvriers étrangers développe le commerce de détail. Il s'agit bien d'une explosion commerciale, où le nombre de boutiques, malgré la proximité de Paris, va jusqu'à tripler. Dans les années 30, certains secteurs régressent : l'alimentation générale et surtout les débits de boissons, qui pouvaient représenter un tiers du commerce local avant 1914. Marchands de fourrage, maréchaux-ferrants et magasins de cycles s'effacent devant les établissements liés à l'automobile.

Les années 60 : une nouvelle ère commerciale

Epiceries, bazars et cafés continuent de régresser. L'alimentation peut chuter de moitié en vingt ans. Inversement, les commerces spécialisés (jouets, sport, cadeaux) et les magasins de luxe (bijoux, photographie, parfums) suivent la progression du pouvoir d'achat. L'activité commerciale ne diminue pas, mais change de nature. Dans la ville, l'activité commerçante est moins visible. Elle peut se cacher dans un centre commercial. Chassées par la voiture, les terrasses de café se raréfient. Les devantures des magasins se font discrètes si on les compare à celle de la Belle Epoque.

Les années 1980 : comment imaginer la ville sans commerce de proximité ?

La crise était déjà amorcée par la concurrence des grandes surfaces. Au moment où son existence est parfois menacée, on comprend l'importance du commerce de proximité dans la vie quotidienne et l'animation des quartiers. Il est souvent le dernier endroit où les personnes seules entretiennent un lien social. Sa fermeture peut amener le dépérissement d'un quartier et une diminution de la qualité de vie. Le commerçant doit être de plus ne plus à l'écoute de sa clientèle en termes de compétence : le consommateur cherche  à la fois la qualité, le service et les prix. Il compare les produits, parfois loin de son domicile.

A suivre Partie 2 : irremplaçable marché de banlieue

Source : Communiqué de synthèse du musée et archives de Nogent-sur-Marne

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Rédigé par Aulnaylibre !

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Publié le 7 Février 2011

C'est le moment d'en profiter !

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