Interview de Jean-Marc Mormeck avant le gala de sports de combat organisé samedi à Aulnay-sous-Bois

Publié le 3 Mai 2013

L’ancien champion du monde unifié (WBA et WBC) des lourds-légers coiffera sa casquette d’organisateur demain à Aulnay-sous-Bois. En association avec le CSLA, J2M tente le pari d’une réunion « multifights » qui mélange boxe anglaise et boxe thaïe. Son but déclaré est de redynamiser la boxe en France. 

jmmormeck.jpg
Comment jugez-vous l’état de la boxe en France? La boxe est sinistrée en ce moment. Elle est sonnée, mais pas KO. Mais lorsqu’on dit qu’elle ne plaît plus… c’est faux. Aujourd’hui, les boxeurs sont livrés à eux-mêmes et la fédération n’a pas de suivi auprès d’eux. Jusqu’à présent, c’était un peu une maison de retraite, on va voir ce que va faire la nouvelle équipe en place. La boxe doit devenir plus lisible aux yeux du grand public.

Comment pensez-vous changer des choses?
Des gens vont dire : « Mormeck se plaint, mais qu’est-ce qu’il fait? » J’ai des idées. Il est difficile de trouver des sponsors parce qu’on ne dispose pas d’un calendrier. On va en mettre un en place et pouvoir ainsi négocier. Il faut aussi que les choses soient structurées et, à titre d’exemple, ne pas savoir d’avance qui va gagner un combat. Je veux prendre des choses en main pour que ça soit mieux encadré. Tout peut mieux se passer qu’aujourd’hui et il faut redonner confiance aux gens.

Que peut apporter ce nouveau concept de multiboxe?
Il y a des publics pour les différentes boxes. J’aimerais les réunir afin de remplir les salles et les boxeurs auront ainsi plus de popularité. Cela permettra aussi des échanges entre elles. Il faut arrêter d’être égoïste et partager. Je compte monter 4 ou 5 réunions multiboxe par an, qui seront diffusées sur la chaîne Kombat Sport. Mais mon truc reste l’anglaise où j’aimerais sortir de nouveaux talents.

Allez-vous vous donner autant dans les organisations que vous le faites sur un ring?
Oui, ça me motive autant, mais je n’arrive pas avec mes gros sabots. Je pense qu’il y a quelque chose à faire et j’ai une crédibilité par rapport à ce que j’ai réalisé dans ma carrière. Il va falloir faire une course de fond pour trouver de l’argent et je vais être le commercial de tout ça. J’ai déjà commencé à prendre des contacts à Martigues ou aux Antilles, par exemple. J’ai aussi des pistes dans des pays de l’Est.

Avez-vous toujours l’ambition de remonter sur le ring?
Je suis toujours boxeur, je ne viens pas de perdre 10 kg pour rien. Je veux finir ma carrière sur un truc pour moi. Un dernier challenge. Il se fera en Afrique ou dans un lieu prestigieux à 
Paris comme le Grand Palais. Je me donne cette année 2013 pour y arriver. Croyez-moi, je vais toujours au bout des choses.

Source : Le Parisien

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Soyons sport.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article