Après les municipales, place aux élections départementales en mars 2015 à Aulnay-sous-Bois !
Publié le 24 Octobre 2014
Alors que les municipales ont livré leur verdict depuis sept mois à peine, les appareils politiques locaux s’agitent déjà devant la perspective du prochain scrutin, à savoir les élections départementales en mars 2015 à Aulnay-sous-Bois. Et oui, les Aulnaysiens ne le savent peut-être pas encore mais nous sommes à nouveau en campagne électorale !
Les élections départementales de 2015 sont les premières élections permettant d’élire les conseillers départementaux de l’ensemble des conseils généraux. Elle remplacent les élections cantonales. Il s’agira à cette occasion d’élire un binôme de candidats constitué obligatoirement d’une femme et d’un homme au scrutin majoritaire à deux tours.
La grande nouveauté de ce scrutin est que la ville divisée auparavant en deux cantons, nord et sud, se trouvera réunifiée à cette occasion. Actuellement notre commune est représentée au niveau départemental par Gérard Ségura (PS) qui a remporté l’élection cantonale nord en 2011 et par Jacques Chaussat (UDI) vainqueur dès le premier tour de la cantonale sud en 2008.
Qui pour succéder à Gérard Ségura et Jacques Chaussat ?
La vraie question qui se pose à gauche est de savoir si après sa lourde défaite lors de l’élection municipale de mars dernier ( à peine plus de 39 % des voix au second tour ) Gérard Ségura se lancera à la conquête d’un nouveau mandat. Certaines sources prétendent que, malgré le soutien de Claude Bartolone, l’ancien maire d’Aulnay-sous-Bois pourrait passer le flambeau. Le nom de Guy Challier, actuel conseiller municipal d’opposition, circule, mais ce dernier aura-t-il le charisme et l’envergure de son prédécesseur ? Côté féminin, Latifa Bezzaouya-Cotrie semble indéniablement réunir les qualités requises de la parfaite candidate potentielle.
A droite, le point d’interrogation demeure la capacité ou non de l’UMP et l’UDI à s’entendre dès le premier tour pour présenter un binôme unique. En attendant d’y voir plus clair, côté UMP, le candidat légitime, bien que lourdement battu en 2011 par Gérard Ségura dans le canton nord (près de 2000 voix d’écart), reste Frank Cannarozzo. Son expérience et sa constance sur l’échiquier politique Aulnaysien constituent des atouts de poids.
Une surprise n’est toutefois pas à exclure. Ainsi, la cote de Mohamed Ayyadi, l’adjoint au maire en charge de la jeunesse, des sports et de la vie associative, semble grimper en flèche ces dernières semaines. De même, Benjamin Giami, récemment reçu par Nicolas Sarkozy, pourrait être tenté de porter les valeurs libérales et progressistes de la droite d’avance. A moins qu’il ne décide de prendre de la hauteur et n’ambitionne des responsabilités nationales plus en rapport avec ses qualités naturelles. Séverine Maroun, en tant que première adjointe au maire, est évidemment la favorite pour la gente féminine côté UMP.
A l’UDI, faute de successeur réellement crédible, Jacques Chaussat pourrait peut-être se laisser tenter par un nouveau challenge électoral bien que les 14 % obtenus lors du dernier scrutin municipal puissent s’avérer une base insuffisante pour ambitionner la victoire. Dans cet optique, afin de préparer l’avenir, les centristes pourraient choisir pourquoi pas le renouvellement et miser sur la doublette Amélie Pinheiro - Sébastien Morin, respectivement adjointe en charge des jeunes et adjoint à la culture, qui ne manque pas de charme. Toutefois, l’élection prochaine du nouveau président de l’UDI et le nom de son futur vainqueur (Jean-Christophe Lagarde, favori de Jacques Chaussat et Amélie Pinheiro ou Hervé Morin, poulain d’Amar Amrane et Billel Ouadah) pourraient considérablement changer la donne localement.
L’abstention futur vainqueur du scrutin de mars 2015 ?
Faute d’être en mesure de rivaliser à armes égales avec les grands partis, les candidats des autres formations politiques locales profiteront sans doute du premier tour de scrutin pour tester leur poids électoral. Pour mémoire, en 2011, dans le canton nord, François Siebecke (EELV) avec un peu plus de 7 % des voix et Miguel Hernandez (5,45%) pour le PCF n’avaient pu jouer que les seconds rôles. A l’instar de la percée fulgurante de Daouda Sanogo en 2011, des candidats sans étiquette pourraient peut-être aussi se laisser tenter par l’ivresse d’une aventure électorale. De ce point de vue, Moktar Fahrat, fer de lance d’Aulnay Vers Le Haut (5,42 % aux dernières élections municipales) parait le plus crédible.
Enfin, demeure en suspens la question ultime : le Front National présentera-t-il des candidats à Aulnay-sous-Bois ? Pour rappel, en 2011, dans la cantonale nord, Didier Caron, illustre inconnu extérieur à la ville était arrivé en troisième position lors du premier tour avec près de 16 % des voix sans avoir fait campagne ni distribué le moindre tract. Le FN pourrait peut-être rééditer ce score voire faire plus en surfant sur le climat de crise ambiant dans notre pays.
A moins que le futur vainqueur du scrutin de mars ne soit finalement déjà connu : à savoir l’abstention. Pour mémoire elle avait atteint par exemple 69,44 % et 64,77 % respectivement au premier et second tour des cantonales nord de 2011.
En attendant d’identifier les inconnues dans l’équation, à vos pronostics !