Bruno Beschizza nouveau maire d’Aulnay-sous-Bois

Publié le 31 Mars 2014

BB« 60 %, ce n’est plus un score partisan, je suis vraiment le maire de tous les Aulnaysiens ». Bruno Beschizza n’entre pas à la mairie d’Aulnay par la petite porte. Si dès 21 h 30 hier soir, le candidat UMP n’avait plus guère de doute sur l’issue du scrutin, il ne pouvait prédire que sa victoire serait aussi large. Mais au fil de la soirée, les yeux des militants, rassemblés dans la petite permanence de campagne, se sont écarquillés, à la vue de scores parfois inattendus.

Dans plusieurs bureaux des quartiers pavillonnaires du sud, ancrés à droite, Bruno Beschizza a fréquemment dépassé les 70 %. Dans le nord de la ville, il a aussi réalisé de très bonnes performances, coiffant par exemple au poteau son adversaire socialiste, le maire sortant Gérard Ségura, dans deux bureaux de l’école Ormeteau.

Deux heures plus tard, les jeux étaient faits. Une Marseillaise tonitruante faisait trembler les lustres de la salle des conseils de l’hôtel de ville. Celui qu’on présentait comme le candidat « parachuté », installé depuis moins d’un an à Aulnay, s’est donc largement imposé, avec un score de 60,7 %, face à au sortant socialiste.

La ville de près de 82 000 habitants retombe dans le giron de la droite, qui avait été délogée en 2008. A l’époque, le PS ne l’avait emporté que de 204 voix. Cette fois, Bruno Beschizza est très loin devant, avec 5 120 suffrages d’écart. Il a annoncé hier vouloir « instaurer l’apaisement dans cette ville » : « Pendant six ans, les Aulnaysiens ont subi un système qui les a divisés, entre nord et sud, communautés, religions, associations », a-t-il clamé, visant son prédécesseur.

Celui-ci, quelques instants auparavant, a quitté les lieux, non sans avoir appelé les militants à le rejoindre à sa permanence de campagne, pour « construire demain ». Gérard Ségura a proclamé les résultats face à une foule compacte, entouré par le député PS Daniel Goldberg et quelques collaborateurs aux yeux rougis. Celui qui reste vice-président du conseil général a appelé ses soutiens à « sortir la tête haute ».

« J’assume l’entière responsabilité de la défaite », a encore déclaré Gérard Ségura. S’il s’estime victime de la « sanction nationale », infligée par les électeurs aux maires PS, il confie avoir commis des « erreurs », notamment dans le rythme de construction de logements ou encore l’écoute accordée aux administrés. « Une partie de notre électorat, la population des quartiers populaires est en recul », note-t-il, en misant sur la « nouvelle génération de militants » qui s’est selon lui révélée au cours de la campagne.

Source article : Le Parisien / Vidéo : mairie d’Aulnay-sous-Bois

 

 

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #En route vers 2014 !

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Romuald Weymann 31/03/2014 20:31

Il faut reconnaître qu'il a bénéficié d'un véritable plébiscite même si le maire sortant a fait de très bons scores dans les bureaux situés dans les zones HLM.

Le fait, indéniable, c'est que la population aulnaysienne ne voulait plus de Ségura.
Peut-être a-t-il aussi payé pour son appartenance à un parti au pouvoir qui s'est discrédité chaque jour un peu plus depuis mai 2012.
On peut se dire que n'importe qui à la place de Beschizza serait passé face à Ségura.
Sauf que ce n'est pas un candidat de la gauche sociale, écolo, humaniste, se présentant comme intègre etc qui a été propulsé au 2nd tour, mais un Sarkoboy...

Non seulement les électeurs ne voulaient plus de Ségura, mais ils ne voulaient également pas de la gauche proprette sur elle-même...


Pour ma part, je n'oublie pas que Beschizza est un proche de Sarkozy, et qu'il a été approché par les islamistes de l'EMJF. Bref à mon sens, Ségura ou Beschizza, c'est du pareil au même...