Premiers recrutements au centre commercial Aéroville de Roissy-Tremblay. 132 000 emplois créés d’ici 2030 autour du Grand Roissy
Publié le 23 Mai 2013
Alors que démarrent demain les premiers recrutements pour Aéroville, une étude révèle que les projets autour du Grand Roissy vont générer d’ici 2030 des milliers d’embauches…
Aéroville embauchera environ 2 500 salariés d’ici à l’an prochain. Le centre commercial de Roissy-Tremblay qui ouvrira ses 84000 m² et ses cinémas et ses 200 boutiques en octobre, commence à recruter. Demain et jusqu’à la fin juin, la locomotive, Auchan, a programmé, à Goussainville (Val-d’Oise) et dans les villes voisines de Roissy, des sessions de recrutement pour des postes de vente. Un peu plus loin, le futur gigantesque complexe de loisirs, culturel et commercial EuropaCity du groupe Auchan, lui, annonce 11500 emplois directs et 6500 indirects entre 2021 et 2025.
Au total, les 25 plus importants projets économiques du Grand Roissy et du Pôle Métropolitain du Bourget programmés d’ici à 2030 « vont générer jusqu’à 132000 nouveaux emplois. » C’est en effet ce que prévoient les économistes du cabinet Ecodev Conseil, dans leur dernière étude commandée par des élus du territoire et mise dernièrement en ligne sur Internet par l’Établissement public d’aménagement Plaine de France (EPA), le grand aménageur de ce territoire.
« Ce document permet d’avoir une idée précise de ces emplois et de travailler sur les formations professionnelles nécessaires pour les pourvoir. Un maximum de riverains doit profiter de ces postes : les entreprises signeront massivement des clauses d’insertion et recruteront localement », assure Damien Robert, le directeur général de l’EPA. Pour établir ces résultats, les chercheurs ont estimé, de la fin 2011 à l’été 2012 et site par site, le nombre d’embauches et ont aussi recensé les filières professionnelles et le type d’emplois susceptibles d’être créés. Tour d’horizon.
Trois vagues de recrutements
Dès l’horizon 2017, environ 26000 emplois nouveaux devraient apparaître dans le Grand Roissy. La seule construction d’EuropaCity en nécessite 18000 directs. Le reste concerne principalement Aéroville, ainsi que l’achèvement du Parc des Tulipes et du quartier d’affaires Roissy Parc International. Une deuxième vague de 75000 emplois est attendue à l’orée de 2025, car la majorité des projets du Grand Roissy et du Bourget (Seine-Saint-Denis) seront arrivés à leur phase de concrétisation : quartiers d’affaires du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), montée en puissance de l’ITC, ouverture d’EuropaCity, densification de la zone d’activité Paris Nord 2… Enfin, au-delà de 2025, 31000 nouveaux emplois seront destinés à renforcer l’activité des entreprises du Triangle de Gonesse, EuropaCity, mais également au Bourget où des sociétés tertiaires sont attendues autour du pôle Gare.
Les plus gros pourvoyeurs
Le secteur aérien n’est pas le moindre des pourvoyeurs d’emplois. Les spécialistes calculent que chaque million supplémentaire de passagers génère 1450 emplois. Les grands complexes prévus sur le territoire vont également embaucher massivement : 2600 emplois directs pour l’International Trade Center (ITC), son Palais des congrès, son immeuble de bureaux et ses 1748 chambres d’hôtel. Au Bourget, le quartier d’affaires abritera 3500 emplois. Le Dôme-Arena de Sarcelles, cette salle de 20000 places attendu pour 2017 emploiera une centaine de salariés fixes et jusqu’à 500 indirects, selon les événements.
La vente et l’hôtellerie en tête
Le cabinet spécialisé Sémaphore a recensé 80 métiers, répartis en 16 grandes familles professionnelles. Parmi les plus recherchées : la vente et le commerce de détail, l’hôtellerie (10000 nouvelles chambres sont prévues dans le Grand Roissy et la Plaine de France) et la restauration, mais aussi les transports, la logistique et le tertiaire supérieur, en raison de l’arrivée d’un grand nombre d’entreprises dans les différents quartiers d’affaires à l’étude ou en chantier. Les métiers du bâtiment et de la construction auront le vent en poupe. On recrutera également, à une moindre échelle, dans l’aérien.
Du BEP à bac + 5
« Les attentes des entreprises vont ainsi se renforcer, à la fois en termes de compétences et de niveaux de qualification », explique Damien Robert. Globalement, les emplois demanderont dans chaque branche une qualification allant du BEP à bac + 5. L’essentiel restera accessible aux personnes peu qualifiées. Pour le commerce, le transport et la logistique, 60% des profils recherchés seront de niveau CAP ou BEP. Dans le commerce, ils seront 40%. A l’inverse, dans les secteurs de la construction et de la maintenance aéronautique ou du tertiaire supérieur, 35% des embauches concernent des personnes diplômées de bac + 3 à bac + 5.
Source : Le Parisien