Immobilier en Ile-de-France : la baisse des prix reste timide

Publié le 29 Mai 2013

immobilier.JPGMalgré un net recul du nombre de transactions, les prix de l’immobilier demeurent élevés en Ile-de-France. Mais les professionnels l’assurent : même si elle est encore limitée, l’évolution est bel et bien à la baisse.

Pas de krach immobilier à l’horizon mais plutôt un atterrissage en douceur. Après avoir connu des sommets, le marché francilien poursuit sa très lente érosion. Selon la chambre régionale des notaires, qui présentait hier ses derniers chiffres, le prix au mètre carré dans l’ancien s’établit désormais à 5470€. Ce qui représente un recul infime de 0,4% sur un trimestre et de 0,5% sur un an. Dans le détail, l’inflexion est un peu plus marquée en grande couronne (- 1,4% sur un an) qu’en petite couronne (- 0,8%) tandis qu’à Paris les prix sont qualifiés de stables par les notaires (+ 0,1%). « Dans la capitale, il faut encore compter 8260 € du mètre carré », indique Christian Bénasse, le président de la chambre de Paris. Pour un modeste 60 m2, un ménage devra donc débourser en moyenne près d’un demi-million d’euros! De quoi en décourager plus d’un.

 C’est d’ailleurs ce que tendent à montrer les statistiques. Le nombre de transactions a chuté de 16% en un an dans la région. « Ces données sont toutefois à pondérer dans la mesure où la réforme de l’imposition des plus-values immobilières a dopé les volumes de ventes en 2012, surtout à Paris », souligne Thierry Delesalle, notaire dans la capitale. Il n’en reste pas moins une tendance de fond. Par rapport à la période dite « haute », c’est-à-dire de 1999 à 2007, les transactions dans l’ancien ont dégringolé de 31% à Paris. Seule la Seine-et-Marne, département le moins cher de la région, bénéficie encore d’un marché relativement dynamique avec une hausse de 10%.

Conséquence du recul des ventes, les prix auraient dû mécaniquement chuter. Alors pourquoi un tel niveau ? « Il y a souvent un décalage mais la baisse est bel et bien amorcée », balaie Nicolas Boudel, un agent immobilier du VIe. Si la décrue est aussi lente, c’est en partie à cause des réticences des vendeurs. « Les placements alternatifs manquent et les propriétaires préfèrent conserver leur bien plutôt que de baisser leur prix », note la chambre.

Source : Le Parisien. Image : prix des appartements anciens. Prix médians au mètre carré observés par les notaires au cours du 1er trimestre 2013 et évolution sur un an.

Rédigé par Aulnaylibre !

Publié dans #Logement

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