Aulnay-sous-Bois Oxygène n° 175 : tout va très bien, tout va très bien !

Publié le 2 Avril 2013

couvOXY175.pngVous l’attendiez sans doute toutes et tous ! Alors le voilà le dernier numéro d’Oxygène 175ième du nom ! ( à lire ici) Cette nouvelle édition est une fois de plus sans grande surprise puisque la formule du bimensuel de la majorité municipale actuelle, dont le directeur de publication n’est autre que le maire Gérard Ségura, est calquée sur la chanson bien connue de Paul Misraki écrite en 1935 : « tout va très bien, madame la marquise ! » L’idée est évidemment d’inonder le lecteur de bonnes nouvelles en observant une ligne éditoriale résolument optimiste en l’avenir, doublée d’une plume toujours caressante (dans le sens du poil, n’est-ce-pas monsieur Raoul Mercier) et bienveillante à l’égard de l’action des élus en place.

JDNencoursendettement.png

Prenons à titre d’exemple la page 4 consacrée aux finances de la ville. On peut ainsi lire : la stabilité des taux de la fiscalité consacre un budget maîtrisé. Tout a donc l’air d’aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ce n’est pourtant qu’une façon de voir les choses. En effet, sans être un grand expert de la mécanique des chiffres, il suffit de regarder quelques graphiques pour observer que l’endettement de la commune et donc à travers elle celui des habitants a fortement progressé depuis 2008. La tendance est nette et lourde.

JDNdetteparhabitant.png

Regardons par ailleurs la page 13 intitulée : fin de la concertation sur le plan de déplacements relatif à la circulation dans le sud d’Aulnay-sous-Bois. La municipalité s’enorgueillit ostensiblement d’avoir organisé quelques réunions publiques de concertation de-ci delà mais elle décrète arbitrairement dans les colonnes d’Oxygène que le processus est d’ores et déjà terminé ! Exactement comme lors de l’Agenda 21 stoppé brutalement. Une séance de restitution est donc fixée au 22 avril et le schéma directeur du futur plan de déplacement dans le sud de la ville sera adopté lors d’un prochain conseil municipal, explique déjà par avance l’article. Ainsi, comme d’habitude, la mairie impose résolument son tempo et ses orientations. Exactement de la même manière qu’elle a étouffé tranquillement mais surement au fil des années la démocratie participative en muselant les conseils de quartier et faisant fuir les délégués qui avaient le malheur de ne pas penser comme elle. Les tronçonneuses, les bulldozers, les tracts honteux, tous les moyens étaient bons pour discréditer ou faire taire les mécontents.

En conclusion, ce qui frappe avant tout dans l’approche de cet exécutif c’est son incapacité à l’autocritique. Chacun de ses actes est présenté comme absolument justifié et allant dans le bon sens. Même ses ratés manifestes en matière d’urbanisme et de démocratie locale sont défendus bec et ongles avec aplomb et arrogance. Avec le recul, cette attitude frôle tout de même l’inconscience. En effet, lorsque l’on a gagné une élection municipale par seulement 204 voix d’écart la sagesse devrait inciter à plus de prudence particulièrement au moment où la perspective du second mandat se présente à l’horizon. Or, en usant quasi systématiquement de la logique brutale du rouleau compresseur dans l’espoir illusoire d’annihiler toute opposition citoyenne, Gérard Ségura et son équipe ont fini par se mettre définitivement à dos une portion toujours croissante de la population dont bon nombre de ses électeurs de 2008, y-compris de gauche.  Un réel exploit qui pourrait bien leur coûter cher le moment venu.  En 2014…  

Rédigé par Stéphane Fleury

Publié dans #Oxygène

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Benjamin Giami 02/04/2013 16:50

C'est ubuesque. On sent vraiment que nos "responsables" perdent confiance en eux et qu'ils sont prêts à tout.